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Référentiel de formation des pompiers

Le document présente le référentiel des formations des sapeurs-pompiers, élaboré par la Direction de la Défense et de la Sécurité Civiles. Il définit les objectifs de formation, les compétences à acquérir, ainsi que le contenu pédagogique et la durée des cours. Ce référentiel sert de guide aux formateurs pour assurer une formation conforme aux standards de sécurité et d'efficacité.

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Référentiel de formation des pompiers

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INC

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sommaire
Incendie 1

LE SCHÉMA NATIONAL DE FORMATION DES SAPEURS-POMPIERS

RÉFÉRENTIEL
des formations
des
sapeurs
pompiers

SCÉNARIO PÉDAGOGIQUE
CONFORME AUX DOCUMENTS DIFFUSÉS PAR LA
DIRECTION DE LA DÉFENSE ET DE LA SÉCURITÉ CIVILES
SOUS - DIRECTION DES SERVICES DE SECOURS ET DES SAPEURS - POMPIERS
BUREAU DES FORMATIONS ET DE LA PROSPECTIVE

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1


NOTE A L’ATTENTION DES FORMATEURS
Ce scénario pédagogique a été conçu par la DDSC. Il est destiné aux
formateurs et leur donne des indications sur le contenu et la durée des
objectifs généraux et intermédiaires de l’unité de valeur considérée. Il leur
apporte également des indications quant aux moyens et méthodes
pédagogiques à mettre en œuvre. Il constitue une référence officielle et
n’est susceptible d’être modifié qu’en fonction d’une nouvelle édition
émanant de la DDSC elle-même.

PHOTO DE COUVERTURE (CLASSEUR ET FICHES) - FEU DU PORT HERIOT - DIRECTION DE LA DEFENSE ET DE LA SECURITE CIVILES
INC
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sommaire
Incendie 1

Objectif général
à la fin de la formation le stagiaire doit être capable de :

Savoir
connaître les principes de la combustion les moyens d’extinction et de sauvetage
ainsi que les matériels mis à disposition

Savoir faire
mettre en œuvre les techniques utiliser et entretenir les matériels
et respecter les règles de sécurité

Savoir être
s’intégrer dans l’équipe et s’imprégner de la mission en maintenant les relations
humaines avec les victimes et les partenaires pour remplir au mieux
les missions qui lui sont confiées

PUBLIC (nombre et qualité) DURÉE TOTALE PRÉ-REQUIS

12 sapeurs-pompiers 206 heures aucun

ÉVALUATION CERTIFICATIVE : oui

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 1


INC
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sommaire
Incendie 1

Objectifs
intermédiaires
et spécifiques
A COMBUSTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 h 30
S - Définir les principes de la combustion
SF - Lister les différents types de feux
SE - Etre vigilant
A1 - La combustion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 h 45
A2 - Causes, propagation et effets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 h 45

B BESOINS EN EAU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 h 00
S - Citer les différents systèmes ou procédés d’alimentation en eau
SF - Mettre en œuvre les systèmes d’alimentation mis à disposition
SE - Avoir à l’esprit le risque de déficience opérationnelle et de la sécurité si la chaîne d’alimentation
est rompue
B1 - Connaissance des besoins et ressources en eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 h 00
B2 - Mise en œuvre des systèmes d’alimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 h 00

C MATÉRIELS D’INCENDIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 h 45
S - Expliquer le fonctionnement et l’application de tous les matériels d’incendie
SF - Mettre en œuvre et entretenir les matériels d’incendie en signalant les éventuelles anomalies
SE - Etre vigilant et respecter les règles d’utilisation des matériels
C1 - Les pièces de jonction (8) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 h 00
C2 - Les tuyaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 h 00
C3 - Les lances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 h 30
C4 - Les dévidoirs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 h 00
C5 - Les accessoires hydrauliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 h 45
C6 - Les injecteurs proportionneurs, les lances à mousse et les générateurs à mousse . . . . 4 h 30

D SÉCURITÉ INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE LORS DES


INTERVENTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 h 30
S - Connaître l’équipement individuel de base et les mesures concourant à la sécurité collective
SF - S’équiper correctement et réglementairement et appliquer les règles de sécurité collective
S : Savoir - SF : Savoir faire - SE : Savoir être

SE - Etre conscient en permanence de la nécessité d’une protection individuelle (sécurité)


D1 - L’équipement individuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 h 00
D2 - La protection respiratoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 h 00
D3 - Protection collective . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 h 30

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 2


Objectifs intermédiaires INC
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sommaire
et spécifiques 1

E ENGINS D’INCENDIE ET LEUR UTILISATION . . . . . . . . . . . . . . 5 h 00


S- Enumérer et décrire les engins d’incendie et leur armement (en matériels et en personnels),
et définir leurs missions
SF - Faire l’inventaire et la remise en ordre des engins
SE - Prendre conscience de la nécessité de garder en bon état les engins et les matériels
E1 - Les engins d’incendie (lexique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 h 00
E2 - L’armement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 h 00

F MANŒUVRES D’ÉTABLISSEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 h 00


S- Connaître les différentes règles et précautions d’emploi des tuyaux ainsi que les manœuvres
d’établissements
SF - Mettre en pratique les différentes manœuvres d’établissements
SE - S’intégrer et se situer au sein de l’équipe en respectant les normes de sécurité
F1 - Les différentes manœuvres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110 h 00
F2 - Règles et précautions d’emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 h 30
F3 - Le porte-lance et le double porte-lance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 h 30

G TECHNIQUES ET MÉTHODES D’EXTINCTION DES FEUX . . . . . 20 h 00


S - Citer les techniques et les méthodes d’extinction concernant les différents feux
SF - Mettre en œuvre les différentes méthodes d’extinction
SE - Garder la maîtrise de soi et respecter l’environnement dans lequel il évolue
G1 - Les procédés et les techniques d’extinction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 h 30
G2 - Les méthodes d’extinction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 h 00
G3 - Bâchage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 h 30

H MATÉRIELS ET ENGINS DE SAUVETAGE . . . . . . . . . . . . . . . 16 H 45


S - Connaître les matériels et engins de sauvetage
SF - Utiliser les différents matériels lors des opérations de sauvetage
SE - Prendre conscience des risques liés aux opérations de sauvetage dans le respect des règles
de sécurité
H1 - Les cordages, les sangles et commandes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 h 00
H2 - Les échelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 h 00
H3 - Les échelles aériennes - les BEA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0 h 45
H4 - Le lot de sauvetage et de protection contre les chutes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 h 00

I MÉTHODES ET TECHNIQUES DE SAUVETAGE . . . . . . . . . . . . 16 h 00


S : Savoir - SF : Savoir faire - SE : Savoir être

S - Enumérer les différentes techniques de sauvetage


SF - Exécuter les différentes techniques de sauvetage dans le respect des règles de sécurité
SE - S’adapter à l’équipe en fonction du rôle qui lui sera dévolu tout en conservant la relation avec les
victimes
I1 - Manœuvres avec cordages, sangles, commandes et échelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 h 00
I2 - Manœuvres avec échelles aériennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 h 00
I3 - Manœuvres avec lot de sauvetage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 h 00

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 3


COMBUSTION
Objectif
intermédiaire INC
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sommaire
A 1

A1 LA COMBUSTION
A l’issue de la séquence le stagiaire doit être capable de citer les
DURÉE : 0 h 45
3 éléments qui composent la combustion ainsi que les différentes
classes de feux.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 10 - Rétroprojecteur - Le triangle du feu


Question : ” comment naît un incendie ? ” - Transparents
- Les quatre classes de feux
- Démonstration : 0 h 20 - Fiches pédagogiques
Exposé

- Application : 0 h 15 - Vidéo projecteur


Evaluation formative - informatique

A2 CAUSES, PROPAGATION ET EFFETS


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de connaître les
DURÉE : 0 h 45
causes des incendies leurs modes de propagation et leurs effets.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 05 - Tableau - Les causes des incendies


Enumérer les causes d’incendie que vous - Rétroprojecteur - Les modes de propagation
connaissez ainsi que les effets sur l’homme - Transparents

- Démonstration :
Exposé : 0 h 30
- mode de propagation
- les effets

- Application : 0 h 10
Evaluation formative grâce aux fiches préparées

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 4


BESOINS EN EAU
Objectif
intermédiaire INC
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sommaire
B 1

B1 CONNAISSANCE DES BESOINS ET DES RESSOURCES


EN EAU
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de connaître les
ressources en eau et les aménagements utilisables dans les différentes DURÉE : 2 h 00
zones.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 10 - Les différents types de


Question : ” Quels sont les différents moyens réserves naturelles et
d’alimentation en eau ? ” artificielles

- Démonstration : 0 h 50 - Moyens vidéo - Les différents hydrants


Expliquer les différents moyens avec aides visuelles - Rétroprojecteur
- remise en ordre et compléments des - Transparents - Les besoins en eau pour un
résultats de la découverte - Diapositives risque courant (120 m3 en
2 heures)
- Application : 1 h 00 - Cassette vidéo
Evaluation formative ” au fil de l’eau ”
Reconnaissance des différents moyens à partir
d’un soutien visuel

B2 MISES EN ŒUVRE DES SYSTÈMES D’ALIMENTATION


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de mettre en
DURÉE : 7 h 00
œuvre les systèmes d’alimentation mis à sa disposition et cela dans un
temps minimum.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Démonstration : 1 h 00 - Les systèmes d’alimentation : - Eventuellement


En temps réel et en temps commenté - poteaux visites au
- bouches d’incendie terme de
- Application : 6 h 00 - réserves naturelles B1 et B2
Mise en œuvre en sous-groupes - réserves artificielles
(souples, rigides, mobiles)
- réseaux de distribution
- DFCI

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 5


MATÉRIELS D’INCENDIE
Objectif
intermédiaire INC
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sommaire
C 1

C1 LES PIÈCES DE JONCTION


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de connaître
DURÉE : 1 h 00
toutes les pièces de jonction suivant leur destination.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Démonstration : 0 h 45 - Diapo - Les principes d’utilisation des


Présentation commentée pièces de jonction
- Transparent
- Application : 0 h 15 évolutif - Assembler les tuyaux entre
l Faire reconnaître et nommer Engin d’incendie eux
l Procéder par essai erreur

- Bancher les tuyaux sur une


PL, une pompe, un
accessoire hydraulique

- Réunir les accessoires


hydrauliques

C2 LES TUYAUX
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’utiliser les
DURÉE : 1 h 00
tuyaux en fonction de leur spécificité (diamètre longueur structure) et
repérer leurs détériorations.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte 0 h 05 - Echantillons de tuyaux - La structure des tuyaux en


fonction de leur utilisation
- Démonstration commentée : 0 h 10 - Différents tuyaux
Apprentissage du geste (semi-rigides, souples) - Les trois catégories de
tuyaux (alimentation,
- Evaluation formative : 0 h 45 - Supports visuels refoulement, aspiration)
Porter, dérouler dans la direction prévue, rouler
- Ils servent à acheminer l’eau
(point d’attaque / hydrants /
engins)

- Repérer les tuyaux en mauvais


état

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 6


MATÉIELS D’INCENDIE
Objectif
intermédiaire INC
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sommaire
C 1

C3 LES LANCES
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de reconnaître les
DURÉE : 1 h 30
lances en fonction de leurs caractéristiques et selon leur emploi.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 15 - Les lances à main - La description :


Présentation de lances - caractéristiques
- Les lances spéciales - les différents jets
- Démonstration : 1 h 00 - la pression
Présentation commentée pour chaque type de - Rétroprojecteur - le débit
lance
- Transparents - L’utilisation
- Application : 0 h 15
Evaluation formative

C4 LES DÉVIDOIRS
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de reconnaître les
DURÉE : 1 h 00
dévidoirs selon leur destination d’emploi et selon leur type de
manœuvre.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 10 - Dévidoirs - Les différents types de


Que signifie le terme : dévidoir ? - Tuyaux dévidoirs (tournants, mobiles,
- Rétroprojecteur automobiles pour
- Démonstration commentée : 0 h 40 - Transparents information)
Utilisation et caractéristiques des dévidoirs - Diapo
- Utilisation
- Application pratique : 0 h 10
Mise en œuvre des dévidoirs - Description :
- caractéristiques

C5 LES ACCESSOIRES HYDRAULIQUES


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de reconnaître et
DURÉE : 0 h 45
d’énumérer tous les accessoires hydrauliques en fonction de leur
destination.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 15 - Diapo - L’utilisation particulière de


Présentation des accessoires hydrauliques chaque accessoire
- Transparents
- Démonstration : 0 h 20
Présentation commentée de chaque accessoire - Rétroprojecteur

- Application : 0 h 10 - Les accessoires


Evaluation formative hydrauliques

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 7


MATÉRIELS D’INCENDIE
Objectif
intermédiaire INC
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sommaire
C 1

C6 LES INJECTEURS PROPORTIONNEURS


LES LANCES A MOUSSE
LES GÉNÉRATEURS A MOUSSE
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de connaître la
DURÉE : 4 h 30
fabrication et les différents moyens de production de mousse.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Démonstration : 0 h 45 - Le matériel étudié selon - Comment fabriquer de la


Présentation commentée de la fabrication de le parc départemental mousse (air, eau, émulseur) ?
mousse et du matériel, démonstration
- Le fonctionnement des
- Application : 0 h 45 différentes familles
Reconnaître les différents moyens de production d’appareils
de mousse

- Exercice d’application générale : 3 h 00


De tous les matériels d’incendie étudiés au cours
de l’objectif intermédiaire C

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 8


SÉCURITÉ INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE Objectif
intermédiaire INC
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sommaire
Rechercher LORS DES INTERVENTIONS D 1

D1 L’ÉQUIPEMENT INDIVIDUEL
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de s’équiper
DURÉE : 1 h 00
correctement et réglementairement dans un temps réduit pour
participer aux opérations de sauvetage.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 10 - Tenues - Prendre conscience des - Arrêté du


Evaluation cognitive différents risques si non 18/6/93
- ARICO respect de la tenue relatif aux
- Démonstration : 0 h 15 réglementaire tenues des
Présentation commentée - Supports pédagogiques : sapeurs-
- diapo pompiers
- Application : 0 h 35 - vidéo
Mise en situation pour permettre aux personnes
de comprendre l’importance de l’utilisation de
l’équipement

D2 LA PROTECTION RESPIRATOIRE
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de connaître
DURÉE : 16 h 00
le fonctionnement l’ordre chronologique pour s’équiper et les
procédures opérationnelles.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

16 h 00 - Document sur l’ARI

D3 PROTECTION COLLECTIVE
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’appliquer les
DURÉE : 0 h 30
mesures concourant à la sécurité collective lors des opérations
d’extinction et de sauvetage.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 05 - Supports pédagogiques - Prendre conscience du


Quelle est la nécessité d’appréhender des travail de l’équipe pour la
mesures de protection collective ? protection collective

- Démonstration : 0 h 15
Exposé commenté et argumenté

- Application : 0 h 10
Mise en situation

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 9


ENGINS D’INCENDIE Objectif
intermédiaire INC
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ET LEUR UTILISATION E 1

E1 LES ENGINS D’INCENDIE (LEXIQUE)


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de citer et de
DURÉE : 3 h 00
reconnaître les engins d’incendie et leurs abréviations selon son parc
départemental.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 30 - Les engins d’incendie - Généralités


Quels sont les engins d’incendie que vous
connaissez ? - Moyens visuels : - Les appellations
- diapo - Les abréviations
- Démonstration : 2 h 30 - transparents - La destination des engins
Faire découvrir les engins d’incendie en les visitant - recueil d’exemplaires
adaptés à chaque
- Application : département
Visite du parc départemental (photo du véhicule et
son emploi)

E2 L’ARMEMENT
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de décrire
DURÉE : 2 h 00
l’armement et les missions des engins d’incendie courants du
département.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Démonstration : 0 h 40 - Les engins d’incendie - Les différentes missions


Les missions, la description de l’armement de
l’engin d’incendie - Supports audiovisuels - Description de l’engin

- Application : 1 h 20 - Armement
Désarmer, inventorier et réarmer

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 10


MANŒUVRES Objectif
intermédiaire INC
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D’ÉTABLISSEMENTS F 1

F1 LES DIFFÉRENTES MANŒUVRES


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’effectuer suite à
DURÉE : 110 h 00
un commandement les différentes manœuvres d’établissement avec :
LDT, petits tuyaux (PL), gros tuyaux (GL)

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Démonstration : - Lance du dévidoir - L’exécution de la manœuvre


Montrer, en temps réel, une manœuvre en tournant demandée en fonction de
sous-groupes de six l’établissement
Commentaires : qu’avez-vous vu ? - Petits tuyaux
Qu’ai-je fait ?
- Gros tuyaux
- Application :
Le stagiaire réalise la manœuvre - Petites lances

- Grosses lances

F2 RÈGLES ET PRÉCAUTIONS D’EMPLOI


A la fin de la séquence, le stagiaire doit être capable de citer les règles
DURÉE : 0 h 30
et les précautions d’emploi pour l’établissement des tuyaux.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 30 - Schémas - Les règles d’emploi


Question : selon vous, quelles sont les choses à
ne pas faire ? - Rétroprojecteur - Les précautions d’emploi

- Démonstration : - Transparents
Restitution (au début de F1)

- Application :
Dans les manœuvres, vérifier le respect des règles
Mise en pratique au cours des manœuvres

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 11


MANŒUVRES Objectif
intermédiaire INC
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D’ÉTABLISSEMENTS F 1

F3 LE PORTE-LANCE ET LE DOUBLE PORTE-LANCE


A la fin de la séquence, le stagiaire doit être capable de définir les
DURÉE : 0 h 30
rôles du porte-lance et du double porte-lance.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 30 - Porte-lance : - Travail en


Selon vous, quels sont les rôles du porte-lance - sa place sous-
et du double porte-lance ? - agit de près groupes
- progression (6)
- Démonstration : - manœuvre du robinet
Exposé sur les devoirs - jet bien dirigé
- liaison

- Double porte-lance :
- aide
- secours
- liaison
- respect des règles et
consignes de sécurité

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 12


TECHNIQUES ET MÉTHODES Objectif
intermédiaire INC
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Rechercher D’EXTINCTION DES FEUX G 1

G1 LES PROCÉDÉS ET LES TECHNIQUES D’EXTINCTION


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de connaître les
DURÉE : 1 h 30
différents types de feux et citer les différents procédés et techniques
d’extinction qui leur sont adaptés.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 30 - Diapo - Les procédés :


Quels sont les différents procédés et techniques - dispersion
d’extinction en fonction des feux ? - Rétroprojecteur - soufflage
- refroidissement
- Démonstration : 1 h 00 - Vidéo - étouffement
Exposé avec supports visuels - en coupant le courant
électrique
- Obstruction d’une conduite
ou fermeture d’un robinet
- En réduisant la part du feu
- Inhibition

G2 LES MÉTHODES D’EXTINCTION


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de mettre en
DURÉE : 18 h 00
œuvre le matériel adapté en fonction des différents types de feux.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 18 h 00 - Le matériel adapté en - Matériels - Prévoir le


Quels sont les matériels que l’on peut utiliser pour fonction des types de site
éteindre un feu ? feux - Les types de feux adapté

- Application : - Extincteurs - Agir en respectant les normes


Cas concrets de sécurité
- Engins d’incendie
- Les méthodes d’extinction

G3 BÂCHAGE
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’utiliser, en toute
DURÉE : 0 h 30
sécurité, le matériel de bâchage de la façon la plus efficace et la plus
adéquate selon les circonstances du sinistre.
Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 05 - Bâches Lors du bâchage des toitures, - Partie


Travail en sous-groupes sur le thème : ” Comment la pose doit permettre un théorique
utiliseriez-vous une bâche ? ” écoulement régulier de l’eau
Pour cela, il faut placer la - Partie
- Démonstration : 0 h 10 bâche en travers sur le faîtage pratique
Cas concrets

- Application : 0 h 15
Etude de cas avec un petit matériel

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 13


MATÉRIELS ET ENGINS Objectif
intermédiaire INC
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sommaire
DE SAUVETAGE H 1

H1 LES CORDAGES, LES SANGLES ET COMMANDES


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’utiliser en toute
DURÉE : 4 h 00
sécurité les différents cordages, sangles et commandes en fonction de
leurs spécificités, les entretenir et les vérifier.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 10 - Support avec - Les nœuds à retenir (5) : - Travail en


l Quels sont les nœuds que vous connaissez ? nomenclature - nœud plat sous-
l Découverte du matériel - Cordes - nœud tête d’alouette groupes
- Sangles - nœud de cabestan (6)
- Démonstration : 0 h 50 - Commandes - nœud d’amarre
Travail en sous-groupes : - Planche de démonstration - nœud de chaise
- conditions d’emploi et nomenclatures avec des cordes de
- apprentissage du geste différentes couleurs pour - Conditions et limites
les nœuds d’emploi
- Application : 3 h 00 - Epreuve
Cas concret et utilisation du matériel

H2 LES ÉCHELLES
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’utiliser les
DURÉE : 4 h 00
échelles en fonction de leurs différentes caractéristiques et selon leur
destination.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 10 - Echelles - Les caractéristiques et les


Quelle est l’utilisation des échelles ? conditions d’emploi
(sécurité)
- Démonstration : - Document pédagogique
l Nomenclature, descriptions, utilisation 0 h 20 en cours d’élaboration - Le maniement des échelles
(limite d’emploi) à la DSC à coulisses et à crochets
l Apprentissage du geste

l Sécurité - Description

- Application : 3 h 30 - Emploi
Utilisation des agrès
- Règles de sécurité

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 14


MATÉRIELS ET ENGINS Objectif
intermédiaire INC
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DE SAUVETAGE H 1

H3 LES ÉCHELLES AÉRIENNES - LES BEA


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable de citer les
DURÉE : 0 h 45
caractéristiques des échelles aériennes et des BEA (bras élévateurs
articulés).

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 10 - Vidéo - Les règles de sécurité


Quels sont les moyens mis à disposition des - Diapo
sapeurs-pompiers pour atteindre les étages - Rétroprojecteur - Les généralités et les
élevés ? possibilités d’emploi pour
Mêmes documents que chaque agrès :
- Démonstration : 0 h 35 pour les engins d’incendie - hauteurs que l’on peut
Exposé avec supports vidéo ou diapo sans l’armement atteindre

H4 LE LOT DE SAUVETAGE ET DE PROTECTION


CONTRE LES CHUTES
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’utiliser le lot de
DURÉE : 8 h 00
sauvetage et de protection contre les chutes en toute sécurité.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : - Lot de sauvetage et de - Les caractéristiques - Spécialiste


Quelle est l’utilisation de ce matériel ? protection contre les GRIMP
chutes - Emploi et utilisation
- Démonstration : 1 h 00 - Les règles
Inventaire du lot de sauvetage et de protection - Référentiel lot de
contre les chutes sauvetage et de - Composition du lot de
Règles de sécurité protection contre les sauvetage et de protection
Caractéristiques et utilisation du lot de sauvetage chutes contre les chutes

- Démonstration : 7 h 00
Mise en œuvre suivant les règles de sécurité

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 15


MÉTHODES ET TECHNIQUES Objectif
intermédiaire INC
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Rechercher DE SAUVETAGE I 1

I1 MANŒUVRES AVEC CORDAGES, SANGLES, COMMANDES


ET ÉCHELLES
A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’exécuter les
DURÉE : 4 h 00
différentes manœuvres de sauvetage en toute sécurité avec l’emploi
des cordages sangles commandes échelles.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 0 h 20 - Cordages - Exécution de la manœuvre


l Montrer, en temps réel, une manœuvre en

sous-groupes de six - Sangles - Rôle de chacun en fonction


l Qu’avez-vous vu ? du type de manœuvre
l Qu’ai-je fait ? - Commandes
- Travail en sécurité
- Application : 3 h 40 - Echelles :
Le stagiaire réalise la manœuvre - coulisses
- crochets
- escabeau

- ARICO

I2 MANŒUVRES AVEC ÉCHELLES AÉRIENNES


A la fin de la séquence le stagiaire doit être capable d’exécuter les
DURÉE : 4 h 00
différentes manœuvres de sauvetage avec l’emploi des échelles
aériennes.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Démonstration : 0 h 20 - Echelles aériennes - Rôle de l’équipe - Manœuvres


l Montrer, en temps réel, une manœuvre devant

un sous-groupe de six - Armement - La sécurité - Le stagiaire


l Qu’avez-vous vu ? sera assuré
l Qu’ai-je fait ? - BEA à l’aide du
lot de
- Application : 3 h 40 sauvetage
Le stagiaire réalise la manœuvre échelle

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 16


MÉTHODES ET TECHNIQUES Objectif
intermédiaire INC
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Rechercher DE SAUVETAGE I 1

I3 MANŒUVRE AVEC LOT DE SAUVETAGE


ET DE PROTECTION CONTRE LES CHUTES (LSPCC)
A la fin de la formation le stagiaire doit être capable d’exécuter
DURÉE : 8 h 00
les différentes manœuvres de sauvetage avec l’emploi du lot de
sauvetage.

Techniques pédagogiques ou d’animation Durée Matériel Ce qu’il faut retenir Remarques

- Découverte : 1 h 00 - Lots de sauvetage et de - Rôle de l’équipe


l Montrer, en temps réel, une manœuvre en protection contre les
sous-groupes de six : chutes - Les règles de sécurité
- sauvetage par l’extérieur
- sauvetage en excavation - Echelles
l Qu’avez-vous vu ?

l Qu’ai-je fait ?

- Application : 7 h 00
Le stagiaire réalise la manœuvre de sauvetage
par l’extérieur et la manœuvre de sauvetage en
excavation

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - Scénario pédagogique de la DDSC 9 - A/1 17


Textes : Direction de la Défense et de la Sécurité Civiles – Bureau des Formations et la Prospective (DDSC 9) – Libres de droits
Maquette et composition : PREVENTIS
En application de la loi du 11 mars 1957 et du code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992, toute reproduction partielle ou totale
à usage collectif de la présente publication est strictement interdite sans l’autorisation expresse de :
PREVENTIS - BP 29 - 14170 SAINT-PIERRE-SUR-DIVES - Tél. 02 31 20 93 40 - Fax. 02 31 20 93 41
Reproduction interdite par quelque procédé que ce soit (impression, photographie, photocopie, scanner, etc.).
Dépôt légal : avril 1999
ISBN 2 - 912318-08-4
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Incendie 1

LE SCHÉMA NATIONAL DE FORMATION DES SAPEURS-POMPIERS

RÉFÉRENTIEL
des formations
des
sapeurs
pompiers

FICHES PÉDAGOGIQUES
Les Services Départementaux
d’Incendie et de Secours et

du Calvados de l’Orne de la Manche

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1


NOTE A L’ATTENTION DES LECTEURS
Ces fiches pédagogiques s’adressent tant aux formateurs qu’aux
stagiaires. Elles ne prétendent pas à l’exhaustivité. Le métier de sapeur-
pompier est en effet marqué par un grand nombre de spécificités,
notamment celles qui sont liées au contexte local.
Les formateurs trouveront ici les éléments nécessaires à la préparation de
leur formation théorique. L’aspect pratique n’est pas abordé en raison
même de la diversité des moyens mis à leur disposition.
Les stagiaires y trouveront quant à eux le complément indispensable à
toute formation (révisions et maintien des acquis).
Ces fiches ont vocation d’évoluer au fur et à mesure que des changements
interviendront (législation, règlements, normes, etc.).
et les Services Départementaux d’Incendie et de Secours du
Calvados, de l’Orne et de la Manche sont également désireux de tenir
compte des remarques et des suggestions des lecteurs et se tiennent à leur
entière disposition.
Par courrier :

Le Référentiel des Formations des Sapeurs-Pompiers


BP 29 - 14170 SAINT-PIERRE-SUR-DIVES
Par téléphone ou télécopie :
Tél. : 02 31 20 93 40 - Fax : 02 31 20 93 41

PHOTO DE COUVERTURE (CLASSEUR ET FICHES) - FEU DU PORT HÉRIOT - DIRECTION DE LA DEFENSE ET DE LA SECURITE CIVILES

Texte, maquette et composition : PREVENTIS


En application de la loi du 11 mars 1957 et du code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992, toute reproduction partielle ou totale
à usage collectif de la présente publication est strictement interdite sans l’autorisation expresse de :
PREVENTIS - BP 29 - 14170 SAINT-PIERRE-SUR-DIVES - Tél. 02 31 20 93 40 - Fax. 02 31 20 93 41
Reproduction interdite par quelque procédé que ce soit (impression, photographie, photocopie, scanner, etc.).
Dépôt légal : avril 1999
ISBN 2 - 912318-08-4
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Incendie 1

Objectif général

Savoir
connaître les principes de la combustion, les moyens d’extinction
et de sauvetage ainsi que les matériels mis à disposition

Savoir faire
mettre en œuvre les techniques, utiliser et entretenir les matériels
et respecter les règles de sécurité

Savoir être
s’intégrer dans l’équipe et s’imprégner de la mission en maintenant les relations
humaines avec les victimes et les partenaires pour remplir au mieux
les missions qui lui sont confiées

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 1


INC
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Incendie 1

Sommaire

A COMBUSTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 04
A1 - La combustion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 04
A2 - Causes, propagation et effets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 06

B BESOINS EN EAU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 08
B1 - Connaissance des besoins et ressources en eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 08
B2 - Mise en œuvre des systèmes d’alimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 10

C MATÉRIELS D’INCENDIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 13
C1 - Les pièces de jonction (8) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 13
C2 - Les tuyaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 15
C3 - Les lances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 16
C4 - Les dévidoirs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 18
C5 - Les accessoires hydrauliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 19
C6 - Les injecteurs proportionneurs, les lances à mousse et les générateurs à mousse . . . . . . P. 23

D SÉCURITÉ INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE LORS DES


INTERVENTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 25
D1 - L’équipement individuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 25
D2 - La protection respiratoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 26
D3 - Protection collective . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 27

E ENGINS D’INCENDIE ET LEUR UTILISATION . . . . . . . . . . . . . . . P. 28


E1 - Les engins d’incendie (lexique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 28
E2 - L’armement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 30

F MANŒUVRES D’ÉTABLISSEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 31
F1 - Les différentes manœuvres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 31
F2 - Règles et précautions d’emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 32
F3 - Le porte-lance et le double porte-lance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 33

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1 2


INC
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Incendie 1

G TECHNIQUES ET MÉTHODES D’EXTINCTION DES FEUX . . . . . . P. 34


G1 - Les procédés et les techniques d’extinction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 34
G2 - Les méthodes d’extinction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 35
G3 - Bâchage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 36

H MATÉRIELS ET ENGINS DE SAUVETAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 37


H1 - Les cordages, les sangles et commandes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 37
H2 - Les échelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 39
H3 - Les échelles aériennes - les BEA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 40
H4 - Le lot de sauvetage et de protection contre les chutes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 42

I MÉTHODES ET TECHNIQUES DE SAUVETAGE . . . . . . . . . . . . . . P. 43


I1 - Manœuvres avec cordages, sangles, commandes et échelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 43
I2 - Manœuvres avec échelles aériennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 43
I3 - Manœuvres avec lot de sauvetage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P. 43

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1 3


COMBUSTION
Objectif
intermédiaire INC
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A 1

A1 LA COMBUSTION

DEFINITIONS
La combustion est la combinaison d’un corps avec l’oxygène.
Le feu est la manifestation visible de la combustion.
L’incendie est un feu qui se propage, échappant ainsi au contrôle de l’homme.

LE TRIANGLE DU FEU

Pour déclencher une combustion il est nécessaire de mettre en présence un corps (le combustible), de
l’oxygène (le comburant) et une source de chaleur (l’énergie d’activation). L’équation suivante résume le
phénomène du feu :

COMBUSTIBLE + COMBURANT + ÉNERGIE D’ACTIVATION = FEU.

Le triangle du feu représente schématiquement ce phénomène. Les trois côtés du triangle figurent
respectivement le combustible, le comburant et l’énergie d’activation. Ces trois éléments sont
simultanément nécessaires à la création et au maintien du feu. La soustraction d’un seul d’entre-eux
entraîne l’extinction.
L’énergie d’activation est l’énergie nécessaire pour faire “ démarrer ” la combustion. Elle peut avoir des
origines diverses : thermiques (feux nus, etc.) ; chimiques (phosphore + air, etc.) ; biologiques
(fermentation, etc.) ; mécaniques (frottements, etc.) ; électriques (isolement, mauvais contact, etc.).

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 4


COMBUSTION
Objectif
intermédiaire INC
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A 1

LES CLASSES DE FEUX

La norme européenne EN 2 range les feux en quatre classes qui se définissent par la nature du combustible.
Ces classes sont différenciées par les lettres A, B, C et D.

à classe A : feux de matériaux solides, généralement de nature organique, dont la combustion se


fait normalement avec formation de braises
à classe B : feux de liquides ou de solides liquéfiables
à classe C : feux de gaz
à classe D : feux de métaux

TABLEAU DE CORRESPONDANCE ENTRE CLASSES DE FEUX ET COMBUSTIBLES

CLASSES COMBUSTIBLES TYPES

A l BOIS
(solides) l PAPIER
l TISSUS
l CERTAINES MATIÈRES PLASTIQUES
l ETC.

B l HYDROCARBURES (ESSENCE, FIOUL, PÉTROLE)


(liquides et solides liquéfiables) l ACÉTONE
l ALCOOLS
l SOLVANTS
l GRAISSES, HUILES, PEINTURES
l ETC.

C l PROPANE
(gaz) l BUTANE
l GAZ NATUREL,
l GAZ MANUFACTURÉ

D l LIMAILLES DE FER
(métaux) l POUDRE D’ALUMINIUM
l POUDRE DE MAGNÉSIUM
l SODIUM
l ETC.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 5


COMBUSTION
Objectif
intermédiaire INC
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A 1

A2 CAUSES, PROPAGATION ET EFFETS

CAUSES DES INCENDIES


Les incendies peuvent avoir de nombreuses causes :
à humaines : imprudence de fumeurs, ignorance, inconscience, négligence, malveillance, etc.
à naturelles : foudre, soleil (effet de loupe…), fermentations (fourrages, fumiers...), etc.
à énergétiques : étincelles, arcs électriques, frottements , échauffement anormal de conducteurs
électriques sous tension, réactions chimiques, etc.

PROPAGATION DES INCENDIES


Les incendies peuvent se propager de différentes façons. On distingue la propagation par transmission de
chaleur et la propagation par déplacement des substances en combustion.
l PAR TRANSMISSION DE CHALEUR
Il existe trois modes de propagation par transmission de chaleur : le rayonnement ; la conduction et la
convection.
à par rayonnement : tout corps chauffé émet de l'énergie. Cette énergie peut être absorbée par
un autre corps. Lorsque cette énergie devient suffisante pour constituer l’énergie d’activation, le feu
éclôt, puis se propage
à par conduction : c'est le mode de transmission de la chaleur dans la masse du matériau. La
transmission de chaleur se fait de proche en proche sans aucun transfert de matière
à par convection : au contraire du rayonnement et de la conduction, la convection est le transport
de chaleur par le mouvement d'un fluide. Dans un incendie la convection joue un rôle important
(appel d'air frais par le foyer) et contribue aussi à son alimentation par apport continu d'oxygène

l PAR DÉPLACEMENT DES SUBSTANCES EN COMBUSTION


Les gaz, les liquides et les solides, en se déplaçant, sont des agents de propagation des incendies par
excellence.
à par les gaz : dans un feu il subsiste des nappes de gaz dont la combustion est étroitement liée à
l'apport du comburant. La combustion de ces nappes peut se poursuivre sur une distance notable
avec parfois rupture de flamme, donc extinction, puis réinflammation à une distance variable par
nouvel apport d'air frais. Les distances d'action de ce mode de transfert peuvent être grandes ce
qui peut faire croire à l'existence de plusieurs foyers, le phénomène pouvant se produire dans le
sens horizontal ou vertical
à par les liquides : soit par transfert direct ; soit par épandage qui, en augmentant la surface
d'évaporation, accroît le développement des flammes
à par les solides : par projection de brandons ou d’escarbilles

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 6


COMBUSTION
Objectif
intermédiaire INC
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A 1

EFFETS DES INCENDIES SUR L’HOMME


Les effets sur l’homme peuvent être directs ou indirects.

l DIRECTS
Il s’agit de la brûlure, provoquée par les flammes ou les matériaux en ignition, ou de l’intoxication,
provoquée par les gaz résultant de la combustion.

l INDIRECTS
Allant de la destruction des biens des particuliers à la perte d’outils de production qui ont, la plupart du
temps, des répercutions économiques (disparition des entreprises, chômage…) ou écologiques (pollution,
destruction de forêts…) dramatiques ou historiques (perte de patrimoine).

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 7


BESOINS EN EAU
Objectif
intermédiaire INC
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B 1

B1 CONNAISSANCE DES BESOINS


ET DES RESSOURCES EN EAU

L’eau est l’élément de base pour l’extinction des incendies. Pour tout sapeur-pompier la question de
toujours est d’en trouver une quantité suffisante pendant un minimum de temps. Cette eau se trouve soit
dans des réserves naturelles, soit dans des aménagements dus à l’homme.

Deux situations peuvent se présenter :


à soit la zone présente des risques particuliers (usines importantes, dépôt d’hydrocarbures, etc.) et,
dans ce cas, la réglementation détermine la quantité minimale d’eau à mettre à disposition ainsi
que la forme du réseau
à soit la zone correspond à un risque dit “ risque courant ”

LES BESOINS EN EAU POUR UN RISQUE COURANT

Se basant sur une durée approximative d’extinction d’un incendie égale à 2 heures, la circulaire
interministérielle n° 465 du 10 décembre 1951 fixe la quantité minimale d’eau que doivent trouver les
sapeurs-pompiers sur les lieux d’un sinistre.

L’engin de base retenu pour cette évaluation étant la motopompe de 60 m3/h, les sapeurs-pompiers
doivent ainsi disposer d’au moins 120 m3 (2 h x 60 m3) d’eau pendant une heure sur les lieux du
sinistre, sans avoir à se ravitailler.

LES POINTS D’EAU NATURELS

Sous réserve qu’ils puissent fournir le cubage défini par la circulaire, les sapeurs-pompiers peuvent utiliser
les points d’eau naturels tels que :
à rivières
à étangs
à canaux
à puits
à mares
à etc.

Ces ressources sont importantes dans la nature et ne doivent pas être négligées.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 8


BESOINS EN EAU
Objectif
intermédiaire INC
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B 1

LES RÉSERVES ARTIFICIELLES


Il s’agit des réserves d’eau créées par l’homme. Elles peuvent être utilisables par les services d’incendie dans
les mêmes conditions que les points d’eau naturels. Il s’agit :
à des piscines
à des bassins
à des abreuvoirs
à des lavoirs
à des citernes
à des barrages
à etc.

LE RÉSEAU DE DISTRIBUTION
Les voies artificielles pour la distribution de l’eau (canalisations, aqueducs, etc.) sont précieuses aux
sapeurs-pompiers. Ils constituent le réseau de distribution. Ce dernier présente l’avantage de rendre
possible la multiplication des prises d'eau et rend leur prolongement facile.
Les différentes prises d’eau sont :
à les Bouches d’Incendie (BI)
à les Poteaux d’Incendie (PI)
à les colonnes sèches
à les traînasses ou colonnes fixes d’aspiration
à les divisions alimentées
Nota : les BI et PI sont également appelés hydrants.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 9


BESOINS EN EAU
Objectif
intermédiaire INC
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B 1

B2 MISE EN ŒUVRE DES SYST ÈMES D’ALIMENTATION

Cette partie concerne la mise en œuvre et le contrôle des BI/PI ainsi que des généralités sur les autres
installations hydrauliques qui assurent aux sapeurs-pompiers l'eau nécessaire à l'extinction des incendies.
Les systèmes d’alimentation étudiés sont : les BI/PI, les réserves naturelles, les réserves artificielles (souples,
rigides, mobiles), les réseaux de distribution et la Défense des Forêts Contre l’Incendie (DFCI).

LES BOUCHES ET POTEAUX D’INCENDIE


Les BI/PI permettent d’utiliser l'eau des conduites publiques. Certains appareils peuvent être alimentés par
un réseau d’incendie à l’intérieur d’un établissement privé (industrie, dépôt pétrolier…). Ils sont strictement
prévus dans les deux cas pour être mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre l'incendie et ne doivent
pas être utilisés pour d'autres besoins.
Chaque appareil est caractérisé, selon le réseau qui l'alimente, par un débit et une pression.
D’une manière générale, les hydrants doivent être raccordés à une conduite d’un diamètre équivalent à celui
de l’appareil à alimenter ; un dispositif d’arrêt doit permettre de l’isoler ; un débit minimum est exigé, ainsi
qu’une pression résiduelle de 1 bar.

Pour pouvoir être mis facilement et rapidement en œuvre par les sapeurs-pompiers, la BI
ou le PI doit se trouver à une distance limitée du bord de la voie accessible aux véhicules
de services de secours et de lutte contre l’incendie et avoir un pourtour bien dégagé.

l DESCRIPTION DE LA BOUCHE D’INCENDIE


La BI se compose de trois parties principales :
à le coffre
à la colonne montante
à le coude à patin

l DESCRIPTION DU POTEAU D’INCENDIE


Le PI est conçu sur le même principe de fonctionnement que la BI. Il en diffère par une partie saillante au-
dessus du niveau du sol.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 10


BESOINS EN EAU
Objectif
intermédiaire INC
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B 1

l TABLEAU COMPARATIF

POTEAUX D’INCENDIE BOUCHE D’INCENDIE

DIAMÈTRE DE L’ORIFICE 100 2 x 100 100

DÉBIT MINIMUM EXIGÉ EN M3/H 60 120 60

TYPE DE RACCORD Symétrique Non-symétrique

NOMBRE DE DEMI-RACCORDS 1 x 100 2 x 100 1 x 100


2 X 65 1 X 65

NOMBRE DE TOURS MAXIMUM


(SENS DE L’OUVERTURE ET DE LA
FERMETURE) 13 17 13

SENS DE L’OUVERTURE Sens inverse des aiguilles d’une montre

l MISE EN ŒUVRE
Il est impératif de manœuvrer les BI/PI avec précaution : lors de la manœuvre d’un appareil, 85 % du débit
maximal est obtenu lors des 2 premiers tours d’ouverture après l’apparition de l’eau. En conséquence, les
ouvertures et fermetures trop rapides de ces 2 tours peuvent engendrer des coups de bélier dans les
canalisations et tuyaux et provoquer des ruptures ou des éclatements.

Les premiers tours à l’ouverture ainsi que les derniers tours à la fermeture doivent être exécutés
lentement.

Les essais ont pour objet de vérifier que le réseau d’eau alimentant les hydrants est bien en charge et que
ces derniers sont en état de fonctionnement. Si le réseau ne répond pas aux caractéristiques minimums
exigées ou si l’hydrant est détérioré ou ne fonctionne pas, les anomalies doivent être signalées sans délai.

LES POINTS D’EAU NATURELS


Pour être utilisable, un point d’eau naturel, outre sa contenance, doit posséder certaines caractéristiques :
à avoir une hauteur d'aspiration qui ne sera pas, dans les conditions les plus défavorables, supérieure
à6m
à être à une distance maximale de 400 m des risques à défendre
à être accessible aux engins pompe en toutes circonstances

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BESOINS EN EAU
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B 1

Les points d’eau doivent être répertoriés en conséquence et, le cas échéant, aménagés (aires ou plates
formes, 12 m2 (4x3) pour les motopompes et de 32 m2 (8x4) pour les engins pompes ; puisard d’aspiration
relié au point d’eau accessible par une canalisation enterrée).

LES RÉSERVES ARTIFICIELLES


Les réserves artificielles doivent avoir les mêmes caractéristiques que les points d’eau naturels.
Elles doivent également être répertoriées et, le cas échéant, aménagées.
On pourra par exemple construire un guichet dans le parapet d'un quai pour faciliter la mise en place d’une
ligne d’aspiration.
Les réserves artificielles peuvent n’être que temporaires. On utilise alors des citernes souples, mobiles ou
rigides.

LE RÉSEAU DE DISTRIBUTION
Les hydrants sont raccordés aux réseaux de distribution. Ces réseaux peuvent être maillés. Ce type de réseau
est idéal : une rupture d’alimentation ne provoque pas la coupure de l’eau en aval.

LA DFCI
La DFCI est l’ensemble des mesures destinées à prévenir les incendies de forêts. On peut citer :
à les aménagements et la répertoriation des points d’eau naturels
à les aménagements des réserves artificielles
à la création des pare-feux
à la surveillance (patrouilles, tours de contrôle, etc.)
à la mise en place de moyens spéciaux (avions ou hélicoptères, bombardiers d’eau, par exemple)
à etc.

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C 1

C1 LES PIÈCES DE JONCTION


Les pièces de jonction sont les éléments nécessaires pour relier entre eux les différents organes d’une
installation hydraulique. Elles comprennent :
à les raccords (intermédiaires et de réduction), qui peuvent être symétriques ou non-symétriques,
à les retenues,
à les divisions
à les coudes d’alimentation
à les vannes
à les collecteurs d’alimentation
Les pièces de jonction permettent également de relier certains accessoires, appelés accessoires
hydrauliques, à d’autres organes hydrauliques.

LES RACCORDS
Les raccords permettent d'assembler les tuyaux entre eux ou de brancher un tuyau sur une prise d'eau ou
un accessoire hydraulique. On les désigne par leur diamètre intérieur. Par exemple, un raccord de diamètre
intérieur égal à 40 mm se dit “ raccord de 40 ”.
Les raccords sont normalisés. Tous les raccords de même type doivent être interchangeables, pour les
mêmes diamètres, aussi bien pour l'aspiration que pour le refoulement. Ils sont composés de deux parties
(identiques ou non) constituant chacune un demi raccord. Les raccords peuvent être symétriques ou non
symétriques. Dans un cas ils sont composés de deux demi raccords identiques ; dans l’autre cas ils sont
composés d’un demi raccord femelle et d’un demi raccord mâle.

à les raccords intermédiaires : servent à réunir entre eux deux tuyaux ou un tuyau et une pièce
de jonction équipés de demi-raccords de types différents mais de même diamètre

à les raccords de réduction et de transformation : permettent de raccorder entre eux des


raccords, de types identiques ou non, qui n'ont pas le même diamètre

LES RETENUES
Les retenues se montent sur une bouche d'incendie par l’intermédiaire d’un demi-raccord femelle du type
KEYSER. Elles comportent deux tubulures de refoulement de 65mm.

LES DIVISIONS
Elles permettent de diviser un établissement en plusieurs établissements. Il existe les divisions de :
à 65 x 2 fois 40
à 65 x 3 fois 40
à 65 x 1 fois 65 plus 2 fois 40 dite “ mixte ” de 65 x 40

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C 1

à 100 x 2 fois 65
à 100 x 3 fois 65
à “ mixte ” de 100 x 1 fois 100 plus 2 fois 65

LES COUDES D’ALIMENTATION


Les coudes d'alimentation sont des pièces de jonction destinées à permettre l'alimentation des engins
d'incendie par les bouches d'incendie.

LES VANNES
Les vannes permettent de faciliter la vidange de la partie verticale ou rampante d'un établissement ou à
stopper la circulation de l’eau dans les tuyaux à certains niveaux de l’établissement.
Il existe les vannes à purge qui sont munies d’un robinet de purge qui permet l’évacuation de l’eau dans les
tuyaux en aval (ce type de vanne est en particulier utilisé au pied des établissements sur les échelles aériennes)
et les vannes sans purge qui sont souvent utilisées dans les longs établissements et dans les feux de forêt.

LES COLLECTEURS D’ALIMENTATION


Les collecteurs d’alimentation permettent d’alimenter, par un ou deux établissements de 70, un engin en
relais ou une colonne sèche de 100.

LES ACCESSOIRES HYDRAULIQUES


On appelle accessoires hydrauliques l’ensemble des accessoires relatifs à la circulation et à la distribution
de l’eau. Ils sont nombreux, mais seuls les accessoires hydrauliques suivants nécessitent une pièce de
jonction. Il s’agit des :
à crépines d’aspiration
à pèse bouches et pèse poteaux
à contrôleurs de débit
à appareils de prise de pression
à hydro-éjecteurs
à vides-cave
à pompes d’épuisement électriques ou à main

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C 1

C2 LES TUYAUX
Pour acheminer l’eau nécessaire à l’extinction des incendies, les sapeurs-pompiers utilisent des tuyaux. On
en distingue trois catégories : les tuyaux d’alimentation, de refoulement et d’aspiration. Les tuyaux sont à
la base de tout système hydraulique. Pour être efficaces, les sapeurs-pompiers doivent disposer de matériels
en bon état. Il faut donc savoir repérer les tuyaux détériorés ou en mauvais état.

LES TROIS CATÉGORIES DE TUYAUX


l LES TUYAUX D’ALIMENTATION
Ils servent à transporter l’eau du point d’eau à l’engin pompe.

l LES TUYAUX DE REFOULEMENT


Ils servent à acheminer l’eau de la pompe aux lances.

l LES TUYAUX D’ASPIRATION


Ils permettent d’alimenter la pompe par aspiration.

l CARACTÉRISTIQUES
Tous ces tuyaux ont chacun une spécificité (diamètre, structure, longueur) qui détermine leur emploi et leurs
conditions d’utilisation. On distingue dans chaque catégorie de tuyaux :
à le diamètre, qui est fonction de leur utilisation, peut être de :
l 70 mm, 110 mm et 152 mm (les gros tuyaux)

l 20 mm et 45 mm (les petits tuyaux)

à la structure, dont il existe deux sortes :


l les tuyaux semi-rigides (tuyaux d’aspiration dits “ aspiraux “ ou tuyaux de la lance du dévidoir

tournant appelée “ LDT ”)


l les tuyaux souples (tuyaux d’alimentation et de refoulement)

à la longueur :
l 2 ou 4 m pour les aspiraux

l 10 m pour les tuyaux d’alimentation

l 20 m pour le tuyau de LDT

l 20 m pour les petits tuyaux

l 20 ou 40 m pour les tuyaux souples

REPÉRER LES TUYAUX EN MAUVAIS ETAT


Les tuyaux peuvent subir des dégradations dues aux interventions, aux manœuvres ou au stockage. Elles
peuvent être de nombreuses sortes :
à déformation et/ou fissures des demi raccords
à usure de la paroi extérieure
à fuites
à etc.
Toute détérioration doit être immédiatement signalée, le tuyau remplacé et mis en réparation.

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C 1

C3 LES LANCES
Les lances sont le principal instrument des sapeurs-pompiers dans la lutte contre l’incendie. Elles servent à
former et à diriger le jet d’eau.

LES LANCES A MAIN


On distingue :
à les lances traditionnelles qui se composent d’un fût, d’un robinet et d’un ajutage déterminé. Il
existe les lances du dévidoir tournant (LDT), les petites lances (ou lances de 40/14), les grosses
lances (ou lances de 65/18) et les lances grande puissance (ou lances de 100/25)
à les lances à débit variable qui diffèrent par un ajutage interchangeable à volonté par le porte lance
(lances à régulation multidébits) ou dont l’ajutage se règle automatiquement en fonction du débit
donné (lances automatiques ou autorégulées)
à les lances spéciales qui ne sont en dotation que dans certains corps ou ne se trouvent à bord que
de certains engins ne sont pas traitées ici

LES DIFFÉRENTS JETS

Branchées sur les établissements de tuyaux, les lances permettent de projeter l'agent extincteur (l’eau en
général) en utilisant le jet le mieux adapté à l’efficacité recherchée.

Il existe deux sortes de jets :

à le jet plein ou “ jet bâton ” qui sert à atteindre le foyer de l’incendie à distance

à le jet diffusé qui refroidit le foyer et forme un écran de protection pour le porte-lance et les parties
qui ne sont pas encore touchées par le feu

UTILISATION DES LANCES


L’utilisation d’une lance d’incendie (d’un modèle ou d’un autre) est fonction du lieu, de la nature, de
l’intensité et de l’ampleur du sinistre.
La lance sert à :
à protéger les sapeurs-pompiers et les biens de la chaleur (rideau d'eau)
à abattre les flammes pour protéger le binôme d’attaque en abaissant la température de l'air
au-dessus du feu (absorber ou disperser les fumées et les gaz chauds)
à éteindre le foyer (atteindre directement les flammes)

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C 1

CARACTÉRISTIQUES

TUYAUX RACCORD ORIFICE PRESSION DÉBIT


(DIAMÈTRE) (DIAMÈTRE) (DIAMÈTRE) À L’ORIFICE (EN l/mn)

LANCE DU
DÉVIDOIR 22 mm 20 mm 7 mm 3,5 58
TOURNANT
(20/07)

PETITE LANCE
(40/14) 45 mm 40 mm 14 mm 3,5 250

GROSSE LANCE
(65/18) 70 mm 65 mm 18 mm 5,7 500

GRANDE
PUISSANCE
(100/25) 110 mm 100 mm 25 mm 6,0 1000

LANCE À DÉBIT
VARIABLE En fonction des indications données par le constructeur
(LDV)

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C 1

C4 LES DÉVIDOIRS
Les établissements de tuyaux seraient longs et fastidieux si les sapeurs-pompiers devaient, sur plusieurs
centaines de mètres, les dérouler un à un à la main. Les dévidoirs servent à la fois au stockage de plusieurs
tuyaux et permettent de les dérouler en nombre, facilement et rapidement. Ils permettent ainsi de gagner
un temps toujours précieux aux secours lors des incendies. Il existe trois types de dévidoirs : les dévidoirs
tournants, les dévidoirs mobiles et les dévidoirs automobiles.

LES DÉVIDOIRS TOURNANTS


Certains véhicules d’incendie sont dotés d’un dévidoir tournant. Ces dévidoirs peuvent recevoir 80 m de
tuyaux à spires de 20 mm (4 longueurs de 20 m). Ils permettent une mise en œuvre rapide de la lance dite
“ du dévidoir tournant ” (LDT). Ils sont fixés sur les véhicules, généralement à l’arrière.

LES DÉVIDOIRS MOBILES


Tirés à bras, les dévidoirs mobiles équipent la plupart des engins d’incendie. Ils sont exclusivement équipés
de 5 tuyaux souples de 40 m et de 70 mm de diamètre (soit 200 m au maximum). On les appelle “ dévidoirs
à bobine ”, ils sont accrochés à l’arrière des véhicules.

LES DÉVIDOIRS AUTOMOBILES


Les dévidoirs automobiles permettent les très longs établissements de tuyaux de 110 mm. Ils peuvent
transporter ainsi jusqu'à 1 600 m ou même 2 000 m de tuyaux.

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C 1

C5 LES ACCESSOIRES HYDRAULIQUES


On appelle accessoires hydrauliques l’ensemble des accessoires relatifs à la circulation et à la distribution
de l’eau. Nombreux, ils se composent des :
à clés de barrage
à clés de poteau
à trousseaux de clés
à clés tricoises et polycoises
à obturateurs et sangles à fuites
à étrangleurs
à coudes anti-recul
à crépines d’aspiration
à flotteurs
à pèse bouches et pèse poteaux
à contrôleurs de débit
à appareils de prise de pression
à crochets d’amarre
à courroies d’amarre
à colliers d’amarre
à dispositifs de franchissement de tuyaux (DFT)
à appareils d’épuisement de l’eau :
l vides-cave
l hydro-éjecteurs
à bouchons obturateurs
à filtres amovibles
à pompes d’épuisement (à main ou électriques)
à pulvérisateurs dorsaux
à seaux-pompes
Ils ont chacun une utilisation particulière.

LES CLÉS DE BARRAGE

Les clés de barrage servent à la manœuvre des bouches d'incendie, des retenues et à soulever les plaques
d’égout.

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C 1

LES CLÉS DE POTEAU


Les clés de poteau servent à manœuvrer le carré du régulateur des poteaux d'incendie. Accessoirement,
elles servent également à ouvrir les capots de protection de ceux qui en sont pourvus.

LES TROUSSEAUX DE CLÉS


Ils comportent : une clé pour manœuvrer les bouches d'arrosage (dite clé de fontainier), un jeu de clés pour
ouverture des portes d'ascenseur, un jeu de clés de barrage pour le gaz.

LES TRICOISES OU POLYCOISES


Elles servent à compléter le serrage des demi-raccords et à l’ouverture de coffrets, fenêtres, portes… de
diverses sortes. Notamment les prises d'incendie des colonnes sèches et des colonnes en charge, l'ouverture
et la fermeture des coffres où se trouvent les prises d'incendie des colonnes sèches ou en charge, la
fermeture des coffres à gaz, l'ouverture des portes d'intérieur sans bec de canne, l'ouverture des dispositifs
de protection des poteaux relais, la commande prioritaire des ascenseurs dans les immeubles d'habitation
de la 4ème famille et les Immeubles de Grande Hauteur (IGH), etc.

LES OBTURATEURS ET SANGLES A FUITES

Les obturateurs et sangles à fuites servent à obturer temporairement les fuites sur les tuyaux. Il en existe en
matière synthétique équipés de fermeture “ velcro ” et métalliques (obturateurs).

LES ÉTRANGLEURS
Ils permettent d’arrêter la circulation de l’eau dans un tuyau sans fermer l’hydrant ou la sortie de
refoulement d’une pompe.

LES CRÉPINES D’ASPIRATION


Elles sont destinées à éviter l’introduction de boues ou de corps solides dans un tuyau d’aspiration.

LES FLOTTEURS
Les flotteurs doivent maintenir la crépine à laquelle ils sont reliés à une profondeur maximale de 50 cm en
dessous du niveau de l’eau.

LES PÈSE BOUCHES ET PÈSE POTEAUX

Ils servent à contrôler la pression de l’eau à la sortie des hydrants.

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C 1

LES CONTRÔLEURS DE DÉBIT


Ils sont destinés à contrôler le débit de l’eau dans un établissement ou un hydrant.

LES APPAREILS DE PRISE DE PRESSION


Ils sont destinés à mesurer la pression de l’eau dans un établissement ou un hydrant.

LES CROCHETS D’AMARRE

Les crochets d'amarre peuvent être employés pour amarrer des tuyaux de tous diamètres des établissements
verticaux sur les échelles aériennes.

LES COURROIES D’AMARRE


Courroies tressées portées par le personnel des échelles aériennes. Elles servent à amarrer le porte lance sur
un échelon.

LES COLLIERS D’AMARRE


Ils sont utilisés pour amarrer les établissements le long d'une échelle aérienne. La mise en pression du tuyau
en assure le serrage.

LES DISPOSITIFS DE FRANCHISSEMENT DE TUYAUX (DFT)


Ces matériels sont utilisés pour permettre aux véhicules de franchir les tuyaux sans les détériorer, aux
endroits où les établissements coupent les voies de circulation. Il en existe de plusieurs types (en tôle striée
ou en caoutchouc).

LES APPAREILS D’ÉPUISEMENT DE L’EAU (VIDES-CAVE ET HYDRO-ÉJECTEURS)

Ces appareils permettent soit d’épuiser un volume d’eau peu important, soit de pomper alors que l’on est
très éloigné de la pompe ou qu’il y a une trop grande dénivelée entre cette dernière et la prise d’eau.

LES BOUCHONS OBTURATEURS

Ils servent à obturer un orifice d’alimentation ou de refoulement (colonne sèche, pompes, etc.).

LES FILTRES AMOVIBLES


Ils sont destinés à arrêter les impuretés de l’eau qui pourraient pénétrer dans la pompe, il sont constitués
d’une grille et de deux demi-raccords.

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C 1

LES POMPES D’ÉPUISEMENT A MAIN OU ÉLECTRIQUES


Elles servent à l’épuisement ou au transvasement de petites quantités de liquide, voire de liquides polluants ou
toxiques.

LES PULVÉRISATEURS DORSAUX


Constitués par l’assemblage d’un seau et d’une pompe à main, ils permettent d’opérer seul sur un foyer de
faible intensité (feux de cheminée, de broussailles, etc.).

LES SEAUX POMPES


Dispositifs de pulvérisation destinés à l’extinction de feux peu importants ou de foyers secondaires difficiles
d’accès.

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C 1

C6 LES INJECTEURS PROPORTIONNEURS


LES LANCES A MOUSSE
LES GÉNÉRATEURS A MOUSSE
La mousse est un moyen d’extinction qui se distingue de l’eau par sa capacité à recouvrir le foyer sans se
désagréger. Elle l’isole de l’air ambiant. Ainsi, lorsque l’oxygène de l’air vient à manquer, le feu s’éteint
faute de comburant.

COMMENT FABRIQUER DE LA MOUSSE ?

Pour fabriquer de la mousse il faut réunir trois composant, dans un ordre chronologique :
à de l’eau (avec une pression définie)
à de l’émulseur (ou produit moussant)
à de l’air (en grande quantité)

Deux éléments, placés au long de l’établissement, sont indispensables pour doser ces trois composant dans
des proportions permettant d’obtenir de la mousse :
à un injecteur (appareil permettant de mélanger le produit moussant à l’eau)
à la lance (qui doit être pourvue d’une arrivée d’air)
à ou un générateur permettant de mélanger l’eau, l’air et l’émulseur

LES APPAREILS PRODUCTEURS DE MOUSSE

ON DISTINGUE
à les injecteurs
à les lances de projection
à les lances sur affût (lances canon)
à les lances génératrices
à les générateurs
à les déversoirs
à les engins spéciaux

l LES INJECTEURS
Placés sur l’établissement ils servent à mélanger à l'eau une quantité déterminée d'émulseur, pour obtenir
une solution moussante.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 23


MATÉRIELS D’INCENDIE
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C 1

l LES LANCES DE PROJECTION DE MOUSSE


Ce sont des lances, non génératrices de mousse, qui sont montées en bout des tuyaux de refoulement. Les
LDV sont étudiées pour projeter de la mousse sans modification ou manipulation supplémentaire.

l LES LANCES CANON A MOUSSE (LCM)


Ce sont des lances de projection de mousse, d’un débit important, montées sur affût.

l LES LANCES GÉNÉRATRICES DE MOUSSE


Ce sont des lances spéciales dont le mécanisme a été étudié pour que le passage d'une solution d'émulseur
y crée une dépression provoquant un entraînement d'air dans le fût. L'injecteur et la lance forment parfois
un seul appareil.

l LES GÉNÉRATEURS DE MOUSSE


Le principe est identique à celui des lances et canons; mais la solution eau + émulseur est projetée à travers
un tamis à mailles fines, d'un calibre bien déterminé ; la solution obtenue le franchit en incorporant de l'air,
aspiré par dépression. Le générateur comporte parfois un ventilateur, mû par un moteur électrique,
thermique ou hydraulique, qui active la vitesse de l'air, favorisant la formation des bulles.

l LES DÉVERSOIRS
Ce sont des accessoires destinés à faciliter l'épandage de la mousse sur les surfaces à recouvrir ou dans des
volumes à remplir. On les place à l'extrémité du dispositif producteur de mousse, soit sur les lances, soit en
aval des générateurs, soit encore au débouché des canalisations dans les installations fixes.

l LES ENGINS SPÉCIAUX


Les véhicules porteurs de mousse sont pour la plupart des véhicules courants qui
transportent dans leurs coffres le matériel nécessaire à produire de la mousse pour faire face à de petits
sinistres. C’est pourquoi il existe des engins et des remorques spécialement conçus pour fabriquer de la
mousse. On les trouve principalement dans les secteurs à risques particuliers (aéroports, dépôts
d’hydrocarbures, etc.).

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 24


SÉCURITÉ INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE Objectif
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Rechercher LORS DES INTERVENTIONS D 1

D1 L’ÉQUIPEMENT INDIVIDUEL
Les sapeurs-pompiers sont régulièrement victimes d’accidents au cours des interventions, notamment pour
feu. L'arrêté du 18 juin 1993 fixant les tenues, insignes et attributs des sapeurs pompiers a été complété
par des prescriptions techniques édictées à la fois dans le souci d’uniformiser les tenues des sapeurs-
pompiers et, surtout, de garantir un niveau de sécurité suffisant.
Ces exigences en matière de sécurité s’appuient sur la connaissance de nouveaux matériaux (tissus en
particulier). Ces derniers répondent à la réglementation européenne en matière de vêtements de protection.
Ils sont également tous dotés de bandes rétroréfléchissantes pour assurer une meilleure visibilité des
intervenants la nuit.

Ne pas s’équiper réglementairement pour aller en opérations, c’est méconnaître ces


dispositions prises pour la sécurité individuelle de chaque sapeur-pompier. C’est donc
prendre un risque personnel inacceptable. L’article 2 de l’arrêté du 18 juin 1993 dispose
d’ailleurs que “ le port de la tenue d’intervention est obligatoire dans toutes les
circonstances que le service opérationnel des sapeurs-pompiers requiert quand le port
d’équipements spéciaux n’est pas nécessaire ”.

l LA TENUE D’INTERVENTION COMPREND


à le casque F 1
à la tenue
à la veste de protection
à la protection du cou
à le ceinturon de sécurité
à les gants de travail
à les bottes d’intervention
l EN FONCTION DE LA NATURE ET DES CONDITIONS
D’INTERVENTION, LA TENUE PEUT ÊTRE MODIFIÉE PAR
à le remplacement du casque F 1 par le casque F 2 ou par la casquette
à la dispense du port de la veste de protection et du ceinturon de sécurité
à le port du pull
à le port du parka
à le port de la cagoule
à les équipements spécialisés en fonction de la nature et du type d’intervention notamment :
environnement hostile ou agressif, plongée subaquatique, sauvetage en milieu périlleux, haute
montagne, spéléologie
à la possibilité de ne pas porter la veste d’intervention pour certaines missions précises définies par
le règlement intérieur du corps ”

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 25


SÉCURITÉ INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE Objectif
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Rechercher LORS DES INTERVENTIONS D 1

D2 LA PROTECTION RESPIRATOIRE

La protection des voies oculaires et respiratoires des sapeurs-pompiers est également indispensable.
L’ARICO (Appareil Respiratoire Isolant à Circuit Ouvert) est l’équipement de complément obligatoire dans
la recherche d’une sécurité individuelle optimum. Ils permettent aux binômes d’intervenir sans danger dans
des milieux ou l’air est irrespirable (fumées, gaz toxiques,…).

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 26


SÉCURITÉ INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE Objectif
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Rechercher LORS DES INTERVENTIONS D 1

D3 PROTECTION COLLECTIVE
Correctement équipé et protégé, le sapeur-pompier doit avoir des qualités morales et physiques qui, au feu,
excluent toute faille. N’agissant jamais seul mais au sein d’un binôme, il doit faire preuve de sang froid et
de discipline en toutes circonstances.
Les conditions difficiles d’intervention dans la chaleur, la fumée et le feu ainsi que l’urgence des
circonstances imposent au binôme :
à le strict respect des ordres reçus,
à d’opérer en silence,
à de rester constamment en liaison,
à de ne s’engager que si le cheminement est sûr et la retraite certaine
à de rendre compte sans délai de tout fait nouveau ou de toute initiative.

La capacité de chaque binôme à se conformer à ces règles est un facteur déterminant pour
la sécurité collective.

La signalisation des engins des services d’incendie et de secours par des bandes rétroréfléchissantes est
également un facteur important de la sécurité collective. Il en va de même des avertisseurs lumineux,
indispensables au balisage des lieux d’une intervention.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 27


ENGINS D’INCENDIE Objectif
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ET LEUR UTILISATION E 1

E1 LES ENGINS D’INCENDIE (LEXIQUE)

Chaque parc départemental d’engins d’incendie varie essentiellement selon la nature des risques. Toutefois
les véhicules des services d'incendie et de secours doivent obligatoirement répondre à plusieurs normes,
notamment celles régissant leurs appellations et abréviations.
Par souci de commodité les appellations des engins sont en effet abrégées. Les véhicules et engins sont
ainsi désignés par un préfixe (une ou deux lettres), suivi d'un suffixe (une ou deux lettres), avec parfois un
radical intercalé entre eux et un nombre total de lettres qui est compris entre 2 et 5.

PRÉFIXES
V Véhicule
CE CEllule B Bateau
C Camion E Echelle
U Unité MP Moto Pompe
F Fourgon R Remorque

SUFFIXES
AR Assistance Respiratoire LP Lutte contre la Pollution
AT ATelier M Médicalisé
CH CHimie MO MOusse
E Eclairage MV Moto Ventilateur
EP ÉPuisement PC Poste de Commandement
EV Eclairage et Ventilation PL PLongeur
EX EXtincteur R Radioactivité
F Feux de forêts SD Sauvetage Déblaiement
G Grue SR Secours Routier
GP Grande Puissance V Ventilation
HR Hors Route

RADICAUX
Aucune règle ne fixe le mode d'établissement des radicaux.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 28


ENGINS D’INCENDIE Objectif
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ET LEUR UTILISATION E 1

DÉSIGNATIONS ABRÉGÉES ET APPELLATIONS, PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE


BP Bateau Pompe MPR Moto Pompe Remorquable
BLP Bateau de Lutte contre la Pollution MPREP Moto Pompe Remorquable d'EPuisement
BLS Bateau Léger de Sauvetage MPRGP Moto Pompe Remorquable Grande Puissance
BRS Bateau de Reconnaissance et de Sauvetage PCM Poste de Commandement Mobile
CBEA Camion Bras Elévateur Articulé RAR Remorque Assistance Respiratoire
CCF Camion Citerne Feux de forêts RBLS Remorque Bateau Léger de Sauvetage
CCI Camion Citerne d'Incendie REM REmorque Emulseur
CCLF Camion Citerne Léger Feux de forêts RLM Remorque Lance Monitor
CD Camion Dévidoir RLP Remorque Lutte contre la Pollution
CDHR Camion Dévidoir Hors Route RMO Remorque MOusse
CEAR CEllule d'Assistance Respiratoire RMV Remorque Moto Ventilateur
CEC CEllule Compresseur RPO Remorque Extincteur à Poudre
CECH CEllule d'intervention CHimique RSR Remorque Secours Routier
CED CEllule Dévidoir UCH Unité d'Intervention Chimique
CEEV CEllule d'Eclairage et Ventilation UR Unité d'intervention Radioactivité
CEM CEllule émulseur VAMUR Véhicule d'Assistance Médicale d'Urgence et
CEPC CEllule Poste de Commandement Réanimation
CEPO CEllule POudre VAR Véhicule d'Assistance Respiratoire
CER CEllule d'intervention Radioactivité VAT Véhicule ATelier
CESD CEllule de Sauvetage Déblaiement VCH Véhicule d'Intervention Chimique
CG Camion Grue VL Véhicule de Liaison
EMP Echelle Motorisée sur Porteur VLHR Véhicule de Liaison Hors Route
EPA Echelle Pivotante Automatique VLM Véhicule Léger Médicalisé
EP Echelle sur Porteur VLPC Véhicule Léger Poste de Commandement
EPS Echelle Pivotante Semi-automatique VPCE Véhicule Porteur de CEllule
ER Echelle Remorquable VPI Véhicule de Première Intervention
FEV Fourgon Electro Ventilateur VPL Véhicule Plongeur
FMOGP Fourgon MOusse Grande Puissance VPO Véhicule Extincteur à Poudre
FPD Fourgon Pompe Dévidoir VR Véhicule d'intervention Radioactivité
FPT Fourgon Pompe Tonne VSAB Véhicule de Secours aux Asphyxiés et aux
FPTL Fourgon Pompe Tonne Léger Blessés
FTEX Fourgon Tri EXtincteur VSD Véhicule de Sauvetage Déblaiement
FLTEX Fourgon Léger Tri EXtincteur VSR Véhicule de Secours Routier
FMTEX Fourgon Moyen Tri EXtincteur VTP Véhicule Transport de Personnel
FSR Fourgon de Secours Routier VTU Véhicule Tous Usages

DESTINATION DES ENGINS


Les engins des services d’incendie sont destinés :
à à la lutte contre l’incendie (on distingue les véhicules avec eau, sans eau et pour les feux spéciaux)
à au secours
à à la lutte contre la pollution
à aux interventions subaquatiques
à aux interventions diverses

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 29


ENGINS D’INCENDIE Objectif
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ET LEUR UTILISATION E 1

E2 L’ARMEMENT

Les engins d’incendie sont conçus pour remplir des missions générales ou spécifiques. Ils sont définis par
une norme. On distingue d’une part les engins plus particulièrement destinés à la lutte contre les feux de
structures (urbains et industriels), ceux plus particulièrement destinés à la lutte contre les feux d’espaces
naturels (de forêt, de broussailles, de maquis ou de récoltes sur pied) et les transporteurs d’eau utilisés en
milieu rural ou semi-rural.

LUTTE CONTRE LES FEUX URBAINS


l LE FOURGON POMPE TONNE (FPT)
Armé par 6 à 8 sapeurs-pompiers, le FPT dispose d’une citerne d’une capacité minimale de 2 000 l et d’une
pompe répondant elle aussi à des capacités minimales (débit : 1 500 l/mn ; pression : 15 b ; entraînement
par le moteur du véhicule).

l LE FOURGON POMPE TONNE LÉGER (FPTL)


Armé par 6 sapeurs-pompiers, le FPTL dispose d’une citerne d’une capacité minimale de 1 000 l et d’une
pompe répondant elle aussi à des capacités minimales (débit : 1 000 l/mn ; pression : 15 b ; entraînement
par le moteur du véhicule).

LUTTE CONTRE LES FEUX DE FORÊT


l LE CAMION CITERNE FEUX DE FORÊTS (CCF)
Armé par 4 sapeurs-pompiers, le CCF dispose d’une citerne d’une capacité allant de 1 600 l à plus de
6 000 l (CCF 2 000, 4 000 et 6 000) et d’une pompe multipressions répondant à des capacités minimales
(débit : 750 à 1 000 l/mn ; pression : 150 b - entraînement par le moteur du véhicule ou débit : 750 l/mn ;
pression : 10 b - moto-pompe portative).

l LE CAMION CITERNE LÉGER FEUX DE FORÊTS (CCLF)


Armé par 2 sapeurs-pompiers, le CCLF dispose d’une citerne d’une capacité allant de 400 à 1 600 l et d’une
pompe répondant à des capacités minimales (débit : 50 l/mn ; pression : 36 b - entraînement par le moteur
du véhicule ou débit : 250 l/mn ; pression : 6 b - moto-pompe portative).

TRANSPORT D’EAU
l LE CAMION CITERNE INCENDIE (CCI)
Armé par 3 sapeurs-pompiers, le CCI dispose d’une citerne d’une capacité minimale de 3 000 l et d’une
pompe répondant à des capacités minimales (débit : 1 000 l/mn ; pression : 15 b ; entraînement par le
moteur du véhicule).

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 30


MANŒUVRES Objectif
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D’ÉTABLISSEMENTS F 1

F1 LES DIFFÉRENTES MANŒUVRES

Se reporter au Guide National de Référence ” Etablissement des Lances - Equipes en


Binômes ” de la Direction de la Défense et de la Sécurité Civiles - Bureau de la Formation
et des Prospectives (DDSC 9).

Guide National de Référence conforme au document diffusé par la Direction de la Défense et


de la Sécurité Civiles en application de l’arrêté ministériel du 3 février 1999 fixant le Guide National de
Référence relatif à l’établissement des lances par une équipe de deux sapeurs-pompiers (Journal officiel de
la République française du 5 mars 1999, pages 3308 et 3309). PREVENTIS, mars 1999.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1 31


MANŒUVRES Objectif
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D’ÉTABLISSEMENTS F 1

F2 RÈGLES ET PRÉCAUTIONS D’EMPLOI


Les établissements de tuyaux doivent être réalisés avec rigueur et méthode. L’improvisation et la négligence
sont, au feu, des facteurs d’insécurité pour le personnel engagé et de difficulté pour l’accomplissement de
la mission. Des règles et des précautions d’emploi des tuyaux respectées sont des facteurs déterminants du
succès d’une opération.

RÈGLES D’EMPLOI
à faire une grande réserve en boucle ; au point d'attaque ou à la division pour les gros tuyaux ; au
point d'attaque pour les petits tuyaux. Cette réserve permet la progression du porte lance en cas
de danger ou de changement de point d’attaque
à dérouler les tuyaux en serrant le plus près possible la bordure du trottoir si l’établissement a lieu
sur la voie publique. La circulation des engins, notamment de renfort, en sera facilitée
à éviter de couper les rues (pour la même raison que précédemment). Si cela est indispensable,
disposer les tuyaux perpendiculairement à l'axe de la chaussée
à employer le moins possible de tuyaux en leur faisant prendre le chemin le plus court et en évitant
leur enchevêtrement
à établir les tuyaux en évitant qu’ils ne puissent être détériorés :
l ne pas leur faire subir de torsions, plis ou coudes brusques
l ne pas les laisser reposer sur des décombres brûlants
l les mettre à l'abri de la chute des matériaux

PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
à éviter de poser les tuyaux sur une partie angulaire
à s'ils doivent être déplacés ou hissés, veiller à ce qu'ils ne puissent se détériorer près des coudes,
notamment aux angles des murs
à ne pas marcher dessus, même pour les rouler
à ne pas les laisser franchir par des véhicules sans avoir placé au préalable des Dispositifs de
Franchissement de Tuyaux (DFT)
à les rouler et les mettre à l'abri dès qu'ils ne sont plus utilisés en évitant de les traîner à terre
à ne pas heurter les raccords à des objets durs
à manœuvrer doucement les robinets des lances, divisions et retenues pour éviter l’arrivée brutale et
massive de l’eau qui a tendance à faire crever les tuyaux
à ne pas les plier ni les rouler quand ils sont gelés

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1 32


MANŒUVRES Objectif
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D’ÉTABLISSEMENTS F 1

F3 LE PORTE-LANCE ET LE DOUBLE PORTE-LANCE


Le binôme, plus petit élément capable de manœuvrer, est indissociable. Le porte-lance et le double porte-
lance constituant chaque élément du binôme (chef ou équipier) une part déterminante dans la réussite de
la mission de leur engin dans la lutte contre l’incendie. Ils concourent également à leur propre sécurité
comme à celle de leur binôme. A l’attaque, porte-lance et double porte-lance ont des devoirs stricts
auxquels ils doivent se conformer sans faille.

LE PORTE-LANCE
à le porte lance se place sur le plan du feu ou un peu au-dessus, de manière à pouvoir atteindre la
base des flammes, dans le secteur qui lui est attribué
à s'il est doté d'une lance à débit variable, il devra scrupuleusement respecter le débit commandé par
le chef d’agrès et n'afficher un débit supérieur que sur son ordre
à il cherche à arrêter la propagation en manœuvrant d'abord sur le foyer principal, si possible du côté
le plus menacé, puis sur les foyers secondaires
à quand le feu se trouve dans un local fermé, il n'ouvre la porte qu'au moment où il a de l'eau à sa
lance. Il se place alors le plus près possible du sol et à l'abri des retours de flammes
à il se rapproche du feu dès que le jet de sa lance se divise avant d'atteindre la base des flammes
à il attaque le feu en approchant le plus près possible du foyer et en choisissant le jet le plus adapté
à l'attaque est faite en dirigeant initialement le jet diffusé vers la partie haute des flammes et en
descendant progressivement vers la base du foyer (évite les retours de flammes)
à le porte-lance ne projette que l'eau strictement nécessaire à l’extinction ; il ferme le
robinet de sa lance quand il doit se déplacer ou lorsqu'il n'aperçoit plus le feu
à il a soin de ne pas diriger le jet constamment sur le même point, il noircit les parties en bois, évite
d'atteindre les vitres et objets que l'eau peut dégrader
à il se tient, autant que possible, en liaison avec ses voisins. Il change d'emplacement quand les
circonstances l'exigent, mais il en fait prévenir aussitôt l'officier ou le sous-officier chef de son
secteur
Le porte-lance est éventuellement doublé d'un autre équipier appelé double porte-lance.

LE DOUBLE PORTE-LANCE
à aide le porte-lance dans l’accomplissement de sa mission et le relève quand cela est nécessaire
à veille à la sécurité du porte-lance en particulier et du binôme en général
à entraîne dans le foyer les parties qui menacent de s'écrouler
à écarte ou déblaie tout ce qui peut faire obstacle à la lance ou au jet (porte à enfoncer, meuble à
dégager, etc.)
à assure la liaison du porte-lance avec les voisins et le chef de secteur

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 33


TECHNIQUES ET MÉTHODE Objectif
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D’EXTINCTION DES FEUX G 1

G1 LES PROCÉDÉS ET LES TECHNIQUES D’EXTINCTION

L’extinction des incendies peut être obtenue par différents procédés. Ces procédés peuvent être employés
séparément ou en même temps. Ils agissent dans tous les cas sur au moins un des facteurs de la
combustion.

Ainsi, l'extinction d'un feu peut être obtenue :


à par dispersion : les éléments constitutifs du foyer étant séparés les uns des autres la température
s'abaisse et peut devenir insuffisante pour que la combustion continue (exemple : par le déblai ou
sous l'effet des jets pleins des lances)
à par soufflage : cette technique est utilisée en particulier pour les feux de puits de pétrole ou de
gaz naturel (à l’image d’une bougie que l’on souffle)
à par refroidissement : en ramenant le combustible qui brûle au-dessous de sa température
d'inflammation. C’est le cas le plus classique d’extinction des incendies par les sapeurs-pompiers
à par étouffement : l'oxygène étant indispensable à la combustion, il suffit de soustraire le foyer
du contact de l'air
à en coupant le courant électrique
à par l'obstruction d'une conduite ou la fermeture d'un robinet (en fermant par exemple
le robinet d’une bouteille de gaz enflammée)
à en réduisant la part du feu : on isole la partie en feu du reste que l’on protège. Le feu s'éteint
de lui-même faute de combustible
à par inhibition : le feu s’arrête sous l’effet d’une substance qui fait cesser la combustion. Il s’agit
par exemple de l’extinction aux halons

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 34


TECHNIQUES ET MÉTHODE Objectif
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D’EXTINCTION DES FEUX G 1

G2 LES MÉTHODES D’EXTINCTION

Cet objectif spécifique correspond à la mise en pratique par des cas concrets des connaissances
acquises précédemment dans l’unité de valeur INC 1 : utilisation du matériel adapté en
fonction des types de feux.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 35


TECHNIQUES ET MÉTHODE Objectif
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D’EXTINCTION DES FEUX G 1

G3 BÂCHAGE

Un incendie laisse souvent à l’air libre des matériels ou objets que les sapeurs-pompiers doivent savoir
protéger, notamment des intempéries. Tout particulièrement à l’issue d’un feu de toiture, par exemple. On
emploie des bâches spécialement prévues à cet effet ou non.

CARACTÉRISTIQUES ET PRÉCAUTIONS D’EMPLOI DES BÂCHES


Elles peuvent être en tissu imperméabilisé ou en matière plastique et sont latéralement percées de trous
munis d’œillets, ce qui permet de les fixer au moyen de ligatures et de clous. Leurs dimensions peuvent être
variables. On distingue généralement les petites bâches (de 3,50 m x 3 m) et les grandes bâches
(de 6 m x 4 m).
Les grandes bâches servent en principe à confectionner des toitures provisoires ou à bâcher les toits
endommagés. Les petites bâches à recouvrir les meubles et marchandises.
Il faut toujours prendre soin d’enlever les clous sur les charpentes avant la mise en place des bâches pour
ne pas les percer et ne pas les faire reposer sur des bords tranchants ou des pièces saillantes qui pourraient
les déchirer.

BÂCHAGE D’UNE TOITURE


Il faut toujours commencer par recouvrir le faîtage. Si plusieurs bâches sont nécessaires, il faut que les
bâches se chevauchent, celle du haut recouvrant en partie celles du bas. Les bâches sont attachées entre
elles à l’aide de liens passés dans les œillets.
L’ensemble est maintenu tendu et fixé aux pièces de bois de la toiture à l’aide de clous plantés dans les
chevrons au travers des œillets.

BÂCHAGE DES OBJETS ET MARCHANDISES


Une fois un premier bâchage établi par des petites bâches, il faut les recouvrir par une grande bâche qui
assure la protection définitive de l’ensemble.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 36


MATÉRIELS ET ENGINS Objectif
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DE SAUVETAGE H 1

H1 LES CORDAGES, SANGLES ET COMMANDES


La sécurité du sapeur-pompier en opérations passe souvent par un arrimage correct de différents matériels
ou par l’amarrage du personnel. Cordages, sangles et commandes servent à les réaliser. Les nœuds
permettent le plus souvent de les mettre en œuvre.

LES CORDAGES
l CARACTÉRISTIQUES
Les cordages armés présentent les caractéristiques suivantes :
à longueur : 20 m à résistance de travail : 800 kg
à diamètre : 20 mm à résistance à la rupture : 4 000 kg
à poids : 9,5 kg
Les cordages servent à la descente, à l'ascension et à l'amarrage du personnel et du matériel.
Quand ils sont roulés, les cordages se portent en bandoulière. Il peuvent aussi être transportés dans un
sac.
Les cordages modernes sont en polyamide, moins lourds et plus résistants.
Par exemple :
à résistance de travail : 1 340 kg
à longueur : 20 m à résistance à la rupture : 6 700 kg
à diamètre : 20 mm
à poids : 6,3 kg

l ÉPREUVES
Les épreuves des cordages sont à réaliser une fois par an, par un organisme agréé. Il faut s’assurer que tous
les cordages en service soient en conformité avec les épreuves.

LES SANGLES
l CARACTÉRISTIQUES
Les caractéristiques des sangles en chanvre sont les suivantes :
à poids : 0,655 kg
à longueur : 2,66 m
à largeur : 6 cm
à résistance de travail : 150 kg
Fixées à un cordage, elles servent à monter ou descendre les personnes.
Les sangles sont formées d'une tresse double et sont terminées par un anneau muni d'un mousqueton de
sécurité qui permet la liaison à l'anneau d'un cordage. Les sangles sont réunies au cordage au moyen d’un
porte-mousqueton. Des sangles en nylon, tergal ou autres sont également utilisées. Elles ont tendance à
être remplacées par les Lots de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes.

l ÉPREUVES
Identiques à celles des cordages.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1 37


MATÉRIELS ET ENGINS Objectif
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DE SAUVETAGE H 1

LES COMMANDES
l CARACTÉRISTIQUES
Les commandes en chanvre présentent les caractéristiques suivantes :
à longueur : 25 m à résistance de travail : 100 kg
à diamètre : 9 mm à résistance à la rupture : 500 kg
à poids : 2,2 kg
Elles comportent à chaque extrémité un porte-mousqueton et servent à préserver des heurts les personnes
ou le matériel que l'on descend au moyen du Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes (LSPCC)
et des cordages. Elles servent également, dans les reconnaissances, à établir la liaison entre le binôme en
exploration et le binôme en sécurité à l'extérieur.
La commande peut se présenter enroulée sur elle-même, lovée en huit, en sac ou enroulée sur tambour.
Les commandes modernes en polyamide présentent des caractéristiques supérieures.
Par exemple :
à longueur : 25 m à résistance de travail : 390 kg
à diamètre : 10 mm à résistance à la rupture : 1 950 kg
à poids : 1,9 kg
l EPREUVES
Identiques à celles des cordages et des sangles.

LES NŒUDS
Cinq nœuds sont à retenir pour la mise en œuvre des commandes et cordages : le nœud plat, le nœud tête
d’alouette, le nœud de cabestan, le nœud d’amarre, le nœud de chaise.

l NOEUD PLAT
Ce nœud sert à réunir deux cordages de même diamètre dont les extrémités sont dépourvues d'anneau et
de porte-mousqueton.

l NOEUD TÊTE D’ALOUETTE


Sert à amarrer les pièces lourdes et à prendre un point d'appui pour le cordage.

l NOEUD DE CABESTAN
Ce nœud sert à fixer un cordage sur un point fixe, une barre ou un anneau, pour l'amarrage d'un bateau.
Il peut aussi trouver son application dans de nombreux cas, quand il s'agit de fixer rapidement un cordage
ou une commande sur un objet quelconque.

l NOEUD D’AMARRE
Sert à attacher solidement une personne ou à amarrer les sapeurs-pompiers dans les endroits périlleux.

l NOEUD DE CHAISE
Sert à descendre dans les puits et excavations pour y faire des sauvetages et des recherches ou à remonter
une personne valide. Ce nœud présente l'avantage de laisser l'entière liberté de ses mouvements au sapeur-
pompier chargé du sauvetage ou de la mise en sécurité.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1 38


MATÉRIELS ET ENGINS Objectif
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DE SAUVETAGE H 1

H2 LES ÉCHELLES
On distingue deux types d’échelles, les échelles à coulisses et les échelles à crochets. Les échelles à coulisses
(à deux plans) sont utilisées pour les établissements, les sauvetages et, d’une manière générale, pour
rétablir toute communication (escaliers…) détruite ou impraticable aux 1er et 2ème étages. Les échelles à
crochets sont exclusivement réservées aux sauvetages, elles permettent de progresser en façade, d’étage
en étage.

Pour l'utilisation de toutes les échelles, il faut impérativement porter les gants et le
casque.

ÉCHELLES A COULISSES A DEUX PLANS


Il existe deux modèles normalisés. Un en bois et un en métal (aluminium) ; ce dernier est plus maniable
mais conducteur du courant électrique.
Les deux plans coulissent l’un sur l’autre ; une corde permet de développer et de replier l’échelle ; des
parachutes maintiennent l’échelle développée.

MODÈLE BOIS MODÈLE ALUMINIUM

HAUTEUR DÉPLOYÉE 8,20 m

LONGUEUR REPLOYÉE 4,50 m

NOMBRE D’ÉCHELONS PAR PLAN 15 17

POIDS 37,5 kg 21 kg

ÉCHELLES A CROCHETS
Existant également en bois ou en aluminium, les échelles à crochets ne doivent être utilisées que
suspendues par leurs crochets. L’emploi appuyée ou posée sur les pieds de montants est interdit, de même
qu’à l’horizontale.

MODÈLE BOIS

LONGUEUR 4m

LARGEUR 0,25 m

POIDS 12 kg

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 39


MATÉRIELS ET ENGINS Objectif
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DE SAUVETAGE H 1

H3 LES ÉCHELLES AÉRIENNES - LES CAMIONS BRAS


ÉLÉVATEURS ARTICULÉS
Pour atteindre des hauteurs plus ou moins importantes les sapeurs-pompiers utilisent des échelles aériennes
ou des Camions Bras Elévateurs Articulés (CBEA). Ils sont employés : pour effectuer des sauvetages, des
mises en sécurité ou des reconnaissances par l'extérieur aux étages supérieurs des immeubles, lorsque
l'accès à ceux-ci est impossible par les moyens d'accès normaux ou pour attaquer le feu en le dominant, si
la nature du sinistre ou la disposition des lieux le justifie. La mise en œuvre de l’agrès est faite par l’échelier
(ou nacelier) et son équipier.

LES ÉCHELLES AÉRIENNES


On distingue :
à les échelles sur porteur : de 18 et 24 m
à les échelles sur châssis automobile :
l échelles pivotantes semi-automatiques : de 24 et 30 m

l échelles pivotantes automatiques : de 30 m et plus.

l LES ÉCHELLES SUR PORTEUR


Il y a deux sortes d'échelles sur porteur :
à l'échelle de 18 m
à l'échelle de 24 m
Les échelles sur porteur automobile comprennent deux éléments distincts :
à le porteur
à l'échelle proprement dite, composée du bâti et du parc d'échelles

l LES ÉCHELLES SUR CHÂSSIS AUTOMOBILE


ÉCHELLES PIVOTANTES SEMI-AUTOMATIQUES (EPS) DE 24 ET 30 M
Elles comportent un “parc d’échelle ” à quatre plans, dont le premier est fixé à un berceau de dressage,
monté sur une tourelle pivotante, elle-même placée sur un châssis automobile dont la stabilité en cours de
manœuvre est assurée par quatre vérins. Seuls deux des trois mouvements de l’échelle (dresser, déployer
et pivoter) peuvent être faits simultanément.

ÉCHELLES PIVOTANTES AUTOMATIQUES (EPA) DE 30 M


Par rapport aux EPS, tous les mouvements de l'échelle peuvent être réalisés simultanément.

DISPOSITIONS COMMUNES AUX EPS ET AUX EPA


à personnel : 2 à 4 hommes
à matériel : d’extinction, d’exploration et de sauvetage

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 40


MATÉRIELS ET ENGINS Objectif
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DE SAUVETAGE H 1

LES CAMIONS BRAS ÉLÉVATEUR ARTICULÉS


Les CBEA permettent :
à l'attaque de feux importants, en position dominante, au moyen de la lance de nacelle
à l'exécution de sauvetages
à la mise en sécurité de personnes
à certains brancardages
à de servir de point d’observation et/ou de commandement sur certains feux (industriels en
particulier)

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1 41


MATÉRIELS ET ENGINS Objectif
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DE SAUVETAGE H 1

H4 LE LOT DE SAUVETAGE ET DE PROTECTION


CONTRE LES CHUTES (LSPCC)

Se reporter au Guide National de Référence ” Lot de Sauvetage et de Protection Contre les


Chutes ” de la Direction de la Défense et de la Sécurité Civiles - Bureau de la Formation et
des Prospectives (DDSC 9).

Guide National de Référence conforme au document diffusé par la Direction de la Défense et


de la Sécurité Civiles en application de l’arrêté ministériel du 3 février 1999 fixant le Guide National de
Référence relatif aux lots de sauvetage et de protection contre les chutes (Journal officiel de la République
française du 5 mars 1999, page 3309). PREVENTIS, mars 1999.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - B/1 42


MÉTHODES ET TECHNIQUES Objectif
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Rechercher DE SAUVETAGE I 1

I1 MANŒUVRES AVEC CORDAGES, SANGLES,


COMMANDES ET ÉCHELLES

I2 MANŒUVRES AVEC ÉCHELLES AÉRIENNES

I3 MANŒUVRE AVEC LOT DE SAUVETAGE


ET DE PROTECTION CONTRE LES CHUTES

Ces objectifs spécifiques (I1, I2, I3) correspondent à la mise en pratique par des cas concrets, des
connaissances acquises précédemment dans l’unité de valeur INC 1 : exécution de la manœuvre et
rôle de chacun.

Référentiel des formations des sapeurs-pompiers - A/1 43

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