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Ville Intelligente : Défis et Solutions Urbaines

Ce document définit une ville intelligente et explore ses objectifs et défis. Il examine divers modes de transport intelligents comme les véhicules électriques et l'autopartage, et comment la technologie peut améliorer les systèmes d'information de transport.

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Ville Intelligente : Défis et Solutions Urbaines

Ce document définit une ville intelligente et explore ses objectifs et défis. Il examine divers modes de transport intelligents comme les véhicules électriques et l'autopartage, et comment la technologie peut améliorer les systèmes d'information de transport.

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I.

INTRODUCTION

Définition d’une ville intelligente :


L’expression « Ville intelligente » est la traduction française de l’expression anglo-saxonne Smart City.
Selon l’Union internationale des télécommunications : « Une ville intelligente et durable est une ville
novatrice qui utilise les TIC (Technologies d’Information et de Communication) et d’autres moyens
pour améliorer la qualité de vie, l’efficacité de la gestion urbaine et des services urbains ainsi que la
compétitivité, tout en respectant les besoins des générations actuelles et futures dans les domaines
économique, social et environnemental. » .
Les enjeux qui se presentent aux pouvoirs publiques sont lié etroitement à la croissance urbaine . Citant
l’exemple de Montréal qui a dépassé la capacité de ses infrastructures, de ses réseaux de transport
ainsi que de ses services publics . Cette urbanisation a un effet sur les infrastructures physiques, sur la
capacité fiscale des villes et sur l’environnement et les ressources naturelles . Mais, ces nouvelles
technologies favorisent la mise en place d’innovations et de nouvelles solutions technologiques qui
peuvent en autres améliorer les infrastructures physiques de la ville dont le transport,
l’approvisionnement en eau, la gestion de l’énergie et la gestion des eaux usées ainsi que les services
d’urgence. Le concept de « ville intelligente » varie en fonction des pays. Dans les pays en
développement, il s’agit de proposer des infrastructures qui soutienent une urbanisation accélérée.
Dans les pays développés, l’enjeu est de s’occuper des réseaux d’infrastructures existants qui, pour
des raisons de coût, d’espace ou autres, ne peuvent être abandonnés.
Objectifs de la ville intelligente

Les objectifs principaux de cette ville intelligente sont :

-Le maintien ou l’amélioration de la qualité de vie des habitants

-Répondre aux besoins de la société en matière de développement durable ,l’économie des


ressources et la mobilité durable.

Défis pour la Ville intelligente

La concentration croissante d’individus en ville incarne des menaces en matière sociétale (sécurité,
fractures sociales, etc.) et environnementale. Les territoires doivent faire face aux risques se
présentant dans :

- La dégradation de la qualité de l’air.

- L’affaiblissement des ressources énergétiques et le réchauffement climatique.

Afin de réguler ces risques et aboutir à une meilleure gestion urbaine, il devient nécessaire de
chercher des solutions au travers de modes de vie nouveaux, plus durables . Face à ces défis,le
numérique apparaît comme un outil dont il faut se saisir pour penser et développer la ville de
demain. Il représente de formidables opportunités pour construire ou reconstruire des villes et des
territoires « plus intelligents », et réinventer une nouvelle urbanité.

Mobilité intelligente

La mobilité intelligente regroupe l’ensemble des approches visant à réduire les embouteillages et à
encourager des options de transport plus rapides, plus écologiques et plus économiques. Dans la
plupart des cas, les systèmes de mobilité intelligente exploitent les données relatives aux habitudes de
déplacement, obtenues de sources diverses, dans le but d’améliorer les conditions de circulation dans
leur ensemble. Ces systèmes recouvrent aussi bien des réseaux de transport en commun que des
modes de déplacement individuel tels que le vélo en libre-service, le covoiturage, le partage de
véhicules et, plus récemment, le transport à la demande.
Depuis sa création en 2012, le système de vélos en libre-service de São Paulo (Brésil) a fait diminuer
les émissions de dioxyde de carbone de 570 tonnes .
On retrouve dans les systèmes de transports intelligents l’ensemble des options de transport
multimodal proposées dans une ville, y compris les options de transport en commun et de transport
individuel. On retrouve également un réseau de capteurs, de véhicules de transport public
géolocalisables, de feux de signalisation dynamiques, de panneaux d’information aux voyageurs, de
lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation, de systèmes de télévision en circuit fermé,
d’outils de navigation, de systèmes de signalisation qui peuvent faire la synthèse des données
provenant de la plupart de ces sources en temps réel.
Le défi est d’offrir une transition à la dépendance à la voiture en utilisant des modes de transport
durables et efficaces qui répondent aux besoins des usagers.

[Link] D’APPLICATION :
La technologie liée à l’intelligence diffère d’un contexte à un autre, les initiatives peuvent se révéler
très différentes en termes d’ambition affichée (la priorité peut être donnée à des objectifs
technologiques, environnementaux, sociaux, économiques, etc.), de moyens, de périmètre
géographique. On peut distinguer trois types de territoires :

Les villes nouvelles

Ce sont des villes qui se trouvent dans les pays émergents, où, tout est à penser dès la phase de la
conception du pojet, la ville est ainsi pensée intelligente et durable.

Exemple : Masdar, Emirat d’Abu Dhabi – Songdo, Corée du Sud – King Abdullah Economic city, Arabie
Saoudite…

Des territoires évolutifs

Ce sont des quartiers et des villes évoluant à travers des projets innovants qui intègrent un ou
plusieurs axes de la Ville intelligente.

Exemple : la Métropole Grand Lyon, Confluence Lyon, Vienne...

Des territoires moins urbains

Il est necessaire de ne pas dissocier/ opposer l’espace périurbain mais l’intégrer dansles projets de
Villes Intelligentes.

Exemple : Smart Mountain (PACA)…


III – ELABORATION DE MODELES ALTERNATIFS :
Plusieurs métropoles tel que Paris et Mexico ont pensé à interdire l’utilisation des voitures diesel d’ici
2025, la voiture a été l’un des moyens de transports le plus privilégié, mais l’attractivité de cet objet
est actuellement en déclin, ainsi que la fabrication de bornes de recharges pour les voitures
éléctriques aux fournisseurs de services d’autopartage a un impact positif, à Paris par exemple, les
services d’autopartage tel que Uber ou Autolib’ on pu supprimer plus que 32.000 voitures.

La mobilité de l’automobile électrique, « e-mobility »

Les voitures électriques sont un moyen de transport écologique et intelligent, mais il est necessaire
de développer des réseaux de bornes de recharges compatibles, donc une coopération entre les
différents acteurs de la mobilité, afin d’assurer le bon fonctionnement de ces véhicules.

Exemple 1 : la start-up française GIREVE a créé une plateforme d’intermédiation de service de


mobilité électrique qui assure l’itinérance des recharges électriques et l’interconnectivité des
opérateurs en Europe.

Exemple 2 : En Allemagne ,une recherche portait sur la mobilité durable . Dans ce cadre, un
programme gouvernemental de mobilité électrique a été voté en 2011 : il prévoit la circulation d'un
million de voitures électriques en 2020..

La chaine de valeur qu’inclut la démarche couvre : voiture, batterie, stations de chargement,


formation, énergie, normalisation, accès aux matières premières, recyclage, questions juridiques,
fiscalité, rôle du secteur public pour développer le marché . On teste egalement l'utilisation des piles
à combustible pour l'automobile .

Autopartage intelligent

Aujourd’hui, la voiture représente une contrainte financière, le développement numérique a aidé à la


multiplication des projets de covoiturage, de vélo et scooter en libre service.

Exemple 1: Transdev a mise en service en 2013 un service d’autopartage de véhicules électriques 0%


d’émissions de CO2.

Exemple 2 : Le territoire de la Suisse est très densément peuplé . C’est ainsi que la loi
d’amenagement a pensé à renforcer les pôles constitués autour des nœuds du système de transport
public pour chasser la tendance à l'étalement urbain qui consomne de l’espace. Cette loi comprend la
combinaison du vélo (individuel ou en location) et le train. Ils aussi prevu l'augmentation des
transports collectifs .

La possession d'une automobile privée tend à diminuer en centre ville tandis que la location
augmente. En parallèle , le car sharing ( autopartage) se développe. Et , dans une logique de liaison
entre les zones urbaines et les anciennes campagnes , on a l’emergence de solutions intégrées
comme un billet commun pour le chemin de fer et le bus.

Le « vehicle-to-grid », énergie-transport-immobilier

Le « vehicle-to-grid » permet un transfert d’énergies en deux sens ; du réseau éléctrique à la voiture,


et de la voiture au réseau électrique.
Exemple : Les voitures 100% électriques Nissan LEAF quand ils ne sont pas en marche, s’intègrent au
réseau électrique, et deviennent des sources mobiles d’énergie qui peut être aussi réinjectée sur le
réseau domestique.

IV – La technologie au service du transport :


Les systèmes d’information

Plusieurs services en relation avec la technologie sont offertes aux usagers tel que l’accès à
l’information routière en temps réel, le calcul d’itinéraire… Ces services permettent de gagner plus
de temps, le défi est de collecter le maximum d’information afin de produire des outils d’aide à la
décision performants.

Exemple 1: Opticities est un modèle de collaboration entre acteurs privés et publics ce projet vise à
développer un service de transport multimodal et plus accessible pour les citoyens. Le projet a pu
créer des données, réaliser un prototype d’un jeu de données multimodal et standardisé à l’échelle
européenne grâce aux travaux de l’institut Vedecom et du Grand Lyon, développerun système de
prédiction du trafic à une heure, créer un navigateur multimodal intégrant un système de
covoiturage en temps réel…

Exemple 2 : En Grèce ,on a le projet de l'autorité des transports de Thessalonique qui, en 2012, a
lancé une billetterie électronique pour l'ensemble des transports de la ville, un dispositif
d'information en temps réel des voyageurs et des habitants,et une gestion de la circulation réservant
des couloirs pour les transport collectifs.

Exemple 3 : Au Royaume Uni ,le thème des nouvelles mobilités est exploré par la recherche en
sociologie avec John Urry et la revue Mobilities. Donc, on peut payer les transports en commun à
Londres avec une carte bancaire sans contact, outre la Oyster Card (comparable à la carte Navigo
parisienne). L'opérateur de transport, Transport for London, en tire une information considérable sur
les flux de voyageurs et les comportements de mobilité.

Le stationnement intelligent

Selon Zenpark, un automobiliste sur trois en circulation dans les grandes villes est à la recherche
d’une place de stationnement, il est donc important d’optimiser le temps passé par les usagers dans
les transports à travers la collecte et la concetration de données, cela permettera sans aucun doute à
décongester les zones urbaines et de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Exemple 1: Zenpark, à l’aide d’une application mobile,rend accessible aux usagers les places de
stationnement non occupées dans les parkings des bâtiments tertiaires (résidences, hôtels ,
administrations, parkings privés…). Créée en 2013, cette start-up a permis d’éviter le rejet de plus de
430 tonnes de CO2.

Exemple 2 : En Espagne , le traitement de l'information joue un rôle central dans la gestion des
nouveaux systèmes. L'automobile devient à la fois un récepteur et un émetteur d'informations, à
travers les capteurs implantés sur l'infrastructure ou les données directement transmises par les
véhicules, pour réduire le temps perdu dans le trafic ou rechercher une place de stationnement
disponible.

V - Le rapport au transport : repenser la fonction de la mobilité et


de ses acteurs
La mobilité urbaine n’est plus percu comme un secteur secondaire mais comme étant un service
global . Dans ce contexte, les nouvelles approches développées invitent à integrer l’usager dans le
processus de mobilité, et insistent sur la mise en lien entre mobilité et autres services .

Changement du rapport entre immobilier et mobilité

L’émergence de nouveaux modes de travail a entrainer un nouveau rapport à la mobilité tel que la
possibilité de travailler à distance, c’est ainsi le lien traditionnel entre immobilier et transport est à
repenser.

Exemple : La SNCF réinvente les fonctions de ses gares. En juin 2016, SNCF Gares & Connexions et
SNCF Développement ont lancé un appel à projets pour des propositions d’aménagement et
d’animation des espaces non utilisés dans une trentaine de gares de la région. Les gares sont
devenues donc des lieux où les services se diversifient et où le foncier est optimisé , au lieu d’etre que
des espaces de centralisation des moyens de transports .

Inclusion de l’usager dans le processus de la mobilité

L’un des roles importants que l’usager accomplit dans ce nouvel processus de mobilité intelligente ,
consiste à partager les données . Ainsi, des villes telles qu’Issy-les-Moulineaux ont souhaité inclure le
grand public dans startégie du Open data . Dans le cadre du projet européen « Citadel on the move »,
la ville a ouvert l’accès à plus de 60 nouvelles bases de données. Cette initiative illustre le lien
croissant entre mobilité intelligente et démocratie participative.

Exemple : Bologne a développé des systèmes d'identification de parkings libres avec les téléphones
mobiles, de bus électriques, de train monorail vers l'aéroport. L'interporto, la plate-forme logistique
intermodale, a été privatisé alors qu'il fonctionnait à la satisfaction générale. La ville de Trento
entend renforcer son image de capitale italienne de l'informatique et offre un cadre propice à
l'innovation.

[Link] :
Plusieurs solutions de mobilité intelligence se developpe d’une manière assez vite, tel que la mise en
place de systèmes de mobilité performants d’un point de vue énergetique et environnemental, le
recours à des réseaux de transport intégrés et connectés, la mobilité collective… Néanmoins,
plusieurs enjeux se manifestent, par exemple la necessité de créer des systèmes de transport qui
évoluent en eux-mêmes, et d’évoluer le comportement des individus et des entreprises en termes de
mobilité dans l’espace urbain, ainsi qu’il faut encourager la possibilté de reproduire les solutions
proposées, il faut aussi inciter à une meilleure communication entre les différents opérateurs de
transport (intermodalité, mise en commun de moyens de transport), qui passe notamment par un
partage ouvert des données. En plus, l’enjeux de sécurité est très important, l’ouverture de données
représente un coût financier important pour les opérateurs, et necessite une législation en matière
de partage et protection de données, tou cela va mener, sans aucun doute, vers une révolution au
niveau des système de transport intelligent dans les prochaines années.

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