0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
113 vues3 pages

Indication TD3

Ce document présente trois exercices sur la résolution numérique de problèmes de Cauchy du second ordre. L'exercice 1 concerne la résolution exacte et la factorisation LU, l'exercice 2 compare les méthodes d'Euler explicite et implicite, et l'exercice 3 utilise la méthode de Runge-Kutta d'ordre 2.

Transféré par

Omar Sahri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
113 vues3 pages

Indication TD3

Ce document présente trois exercices sur la résolution numérique de problèmes de Cauchy du second ordre. L'exercice 1 concerne la résolution exacte et la factorisation LU, l'exercice 2 compare les méthodes d'Euler explicite et implicite, et l'exercice 3 utilise la méthode de Runge-Kutta d'ordre 2.

Transféré par

Omar Sahri
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ENSEM 1A-ENERGIE Analyse Numérique 2

Travaux Dirigés d’Analyse Numérique 2


TD 03 : Résolution numérique d’un problème de Cauchy

INDICATIONS

Les exercices 2 et 3 seront surtout abordés en séance.

Factorisation LU

Exercice 1. Un problème de Cauchy d’ordre 2


On considère le problème de Cauchy suivant :
 00
y (t) + y(t) = sin(t), t > 0,
y(0) = y 0 (0) = 0.

1. Déterminer la solution exacte de ce problème de Cauchy.


2. Réécrire ce problème de Cauchy d’ordre 2 sous la forme d’un système différentielle d’ordre 1.
Indications.
1. Rappels sur la résolution des EDO linéaires d’ordre 2. Pour trouver toutes les solutions exactes de
l’équation différentielle d’ordre 2
ay 00 (t) + by 0 (t) + cy(t) = f (t) (1)
avec a, b, c réels, a 6= 0, on commence par chercher toutes les solutions y de l’équation homogène

ay 00 (t) + by 0 (t) + cy(t) = 0, (2)

auxquelles on ajoute une solution particulière yp de (1).

— Résolution générale de l’équation homogène (2). On cherche des solutions sous forme exponentielle, c’est-
à-dire telles que y(t) = exp(λt). Une telle fonction sera solution de l’équation différentielle si et seulement
si λ est solution de
aλ2 + bλ + c = 0. (3)
Cette équation est appelée équation caractéristique de l’équation différentielle (2). Il s’agit d’une équation
du second degré en λ ; trois cas se présentent selon le signe du discriminant ∆ = b2 − 4ac de l’équation
caractéristique (3).
1. Si ∆ > 0, l’équation caractéristique possède deux solutions réelles λ1 et λ2 . Les solutions de (2) sont
alors les fonctions définies sur R par y(t) = Aeλ1 t + Beλ2 t où A et B sont des réels.
2. Si ∆ = 0, l’équation caractéristique a une solution réelle double λ. Les solutions de (2) sont alors les
fonctions définies sur R par y(t) = (At + B)eλt où A et B sont des réels.
3. Si ∆ < 0, l’équation caractéristique a deux solutions complexes conjuguées distinctes, u + iv et u − iv.
Les solutions sont alors les fonctions définies sur R par y(t) = eut (A cos(|v|t) + B sin(|v|t)) où A et B
sont des réels.
— Solution particulière yp de l’équation (1). Si f est le produit d’une fonction polynomiale et d’une fonction
exponentielle, on cherche une solution particulière yp de la même forme. Plus précisément, si f est de la
forme
f (t) = P (t)est

1
ENSEM 1A-ENERGIE Analyse Numérique 2

où P est un polynôme et s une constante réelle ou complexe (ce dernier cas permet de traiter les fonctions
trigonométriques), il existe une solution particulière de la forme

yp (t) = Q(t)est

où Q est un polynôme dont le degré deg(Q) vérifie une des 3 situations suivantes :
i) Si s n’est pas une racine de l’équation caractéristique (3), alors deg(Q) = deg(P ).
ii) Si s est une racine simple de l’équation caractéristique (3), alors deg(Q) = deg(P ) + 1.
iii) Si s est une racine double de l’équation caractéristique (3), alors deg(Q) = deg(P ) + 2.

Ainsi la solution générale y de (1) est de la forme y = y0 + yp où y0 est la solution générale de l’équation
homogène (2) et yp est une solution particulière de (1).

Dans l’exercice 1, avec le second membre f (t) = sin(t), on peut remarquer que sin(t) = Im(eit ). En utilisant
ce qui précède, on peut alors déterminer une solution particulière zp de l’équation y 00 (t) + y(t) = eit et alors
yp = Im(zp ) sera une solution particulière avec f . Les constantes apparaissant dans la solution sont déterminées
à partir des conditions initiales y(0) = y 0 (0) = 0.
 
y(t)
2. De façon classique, il faut introduire le vecteur de fonctions Y (t) = et écrire l’équation différentielle
y 0 (t)
d’ordre 1 vérifiée par Y .

Exercice 2. Méthode d’Euler explicite, méthode d’Euler implicite


On considère le problème de Cauchy suivant :
 0
y (t) = y(t)(1 − y(t)), t > 0,
y(0) = 21 .

1. Déterminer la solution exacte du problème de Cauchy. (Indication : on pourra effectuer le changement de


variable z = y1 ).
2. Vérifier que pour tout t ≥ 0, y(t) ∈ [0, 1].
3. Écrire le schéma d’Euler explicite relatif à ce problème de Cauchy.
4. Écrire le schéma d’Euler implicite relatif à ce problème de Cauchy. Quelle difficulté rencontrez-vous ?
(Indication : choisir la bonne racine d’un trinôme du second degré en utilisant la question 2).
Indications.
1. Avec le changement de variable z = y1 , vous devez obtenir une équation différentielle linéaire pour z, facile donc
à résoudre.
2. Une fois connue l’expression de la solution y(t), on vérifie facilement la propriété.
3. On se place sur l’intervalle [0, T ] et on introduit une subdivision en N sous-intervalles avec :

0 = t0 < t1 < · · · < tN −1 < tN = T

On notera hn = tn+1 − tn . Le schéma d’Euler explicite consiste à introduire une suite yn ' y(tn ) vérifiant une
relation de récurrence explicite c’est-à-dire qui donne directement yn+1 en fonction de yn .
4. Avec le schéma d’Euler implicite, la relation de récurrence reliant yn+1 à yn est implicite c’est-à-dire qu’on n’a
pas yn+1 directement en fonction yn . Il faut généralement résoudre une équation pour déterminer yn+1 en fonction
yn . Ici, l’équation à résoudre est une équation algébrique (trinôme) du second degré.

2
ENSEM 1A-ENERGIE Analyse Numérique 2

Exercice 3. Méthode de Runge-Kutta d’ordre 2


On considère le problème de Cauchy suivant :
 0
y (t) = −2ty 2 (t), t > 0,
y(0) = 1.

1. Déterminer la solution exacte du problème de Cauchy.


2. Écrire le schéma de Runge-Kutta d’ordre 2 relatif à ce problème de Cauchy.
3. Pour un pas constant h = 12 , calculer les valeurs approchées de y1 et y2 .
Indications.
y 0 (t)
1. Pensez à intégrer y 2 (t) car c’est une dérivée...
2. Les méthodes de Runge-Kutta s’écrivent de façon générale
s
X
yn+1 = yn + hn bi f (tn,j , yn,j )
j=1

avec tn,j = tn + hn cj et des points intermédiaires


s
X
yn,i = yn + hn aij f (tn,j , yn,j ), i = 1, . . . , s
j=1

Les paramètres s, aij , bi , cj qui définissent les différentes méthodes de Runge-Kutta sont habituellement regroupés
dans un tableau de coefficients :
c1 a1,1 a1,2 . . . a1,s
c2 a2,1 a2,2 . . . a2,s
.. .. .. ..
. . . .
cs as,1 as,2 ... as,s
b1 b2 ... bs
Pour la méthode de Runge-Kutta d’ordre 2 (RK-2), on a s = 2 avec le tableau des coefficients

0 0 0
1 1
2 2 0
0 1

3. A vous de calculer...

Vous aimerez peut-être aussi