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Marlon

scenario

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MARLON

Un court métrage écrit par


Clémence Madeleine-Perdrillat et Jessica Palud
---
Réalisé par Jessica Palud

Centre National du Cinéma et de l'Image Animée

DOSSIER DE DEMANDE D'AIDE


AVANT RÉALISATION

punchlinecinema.com
Pour toute correspondance : 27 Rue Bleue - 75009 Paris / Siège social : 83 Rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris - [email protected] - Tél. : +33 (0) 9 52 40 57 52
SARL AU CAPITAL DE 10 000 € - R.C.S. PARIS 538 961 814 - CODE APE : 5911A - TVA FR 20538961814
SOMMAIRE

Formulaire de demande d'Aide avant réalisation – Commission Plénière

Synopsis

Scénario

Note de ré-écriture et note d’intentions de la réalisatrice

Note d’intention des producteurs

Références visuelles de la réalisatrice – précédents travaux

CV de la société de production Punchline Cinéma

CV de la réalisatrice Jessica Palud

CV de la co-scénariste Clémence Madeleine-Perdrillat

Attestation des co-auteures

Option d'acquisition des droits d'auteur


Demande d’aide avant réalisation

Titre du projet :
MARLON

Genre x fiction

Durée du film envisagée (en mn) : 21

Examen par le comité « premiers films » OUI x NON

Support de tournage (ex : HD, 16, 35, 2k, 4k, DVCAM, Super 8…) : Numérique 4K

Langue de tournage : Français

Dates de tournage envisagées : 18-07-2016 / 25-07-2016

Lieux de tournage prévus : Reims ou Châlons-en-Champagne (Maison d’Arrêt - Quartiers


résidentiels)

Comédiens souhaités : Laetitia Dosch (Hélène) - Paul Hamy (David)

Auteures du projet
Réalisation

Nom – Prénom : Jessica Palud

Nationalité : Française Date et lieu de naissance : 1982 à Paris

Co-auteure du projet :

Scénario

Nom – Prénom : Clémence Madeleine-Perdrillat

Nationalité : Française Date et lieu de naissance :1988 à Paris


Bref résumé du film :

Marlon, 14 ans, rend visite à sa mère en prison pour la première fois depuis sont incarcération.
La jeune fille, protégée par sa famille et son entourage, s'entête malgré tout à croire que sa mère
est son héroïne d'enfance...

- Le scénario est-il tiré d’une œuvre préexistante ? OUI x NON

- Ce projet a-t-il déjà été présenté devant la Commission ? Non

- Ce projet a-t-il déjà bénéficié d’autres aides (à l’écriture, au pilote ou à la production) ou


soutiens : OUI
- du CNC ?
Fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle (fiction / animation / documentaire) x non oui
Dispositif pour la CRéation Artistique Multimédia et numérique (DICRéAM) x non oui
Aide aux projets Nouveaux Médias x non oui
Aide pour les œuvres cinématographiques d’Outre-Mer x non oui
- du Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques ? x non oui
- d’un atelier d’écriture ? x non oui :
- d’une collectivité locale ? non xoui : Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
- d’une chaîne de télévision ? x non oui : EN COURS
- d’un partenaire étranger ? x non oui :

Qualité du demandeur : x Producteur : Punchline Cinéma SARL

Nom – Prénom : LAGRILLÈRE Sylvain

Adresse – téléphone – e-mail : 27 Rue Bleue - 75009 Paris


Tel : 06 77 21 88 60 - email : [email protected]

Signature des auteures Signature du producteur

Déclare(nt) avoir pris connaissance des dispositions du décret du 24 février 1999 relatif au soutien financier
de l’industrie cinématographique et de l’arrêté du 22 mars 1999.
SYNOPSIS

Marlon, 14 ans, rend visite à sa mère en prison pour la première fois depuis sont
incarcération. La jeune fille, protégée par sa famille et son entourage, s'entête malgré
tout à croire que sa mère est son héroïne d'enfance...
MARLON
Un court métrage écrit par
Clémence Madeleine-Perdrillat et Jessica Palud

Réalisé par
Jessica Palud

Version du 15/02/2016
2

1- BUREAU DU JUGE, INT-JOUR

MARLON, jeune fille de 14 ans, coupe courte, baggy, sweat, le


visage aux traits fins mais fermé, est devant une femme d’une
quarantaine d’années, une JUGE D’INSTRUCTION. Dans un bureau
étriqué, l’adolescente écoute attentivement la juge. Derrière
elles, une GREFFIERE note tout ce qui est dit sur son
ordinateur.

JUGE D’INSTRUCTION
Ça se passe bien avec ta grand-mère ?

MARLON
Oui…

JUGE D’INSTRUCTION
T’es bien installée ?

MARLON
Oui, j’ai ma chambre.

JUGE D’INSTRUCTION
Et l’école ?

MARLON
… Ça va… je m’améliore…

On découvre DAVID près de Marlon, il a 30 ans, une belle


gueule, mal rasé et un t-shirt un peu trop petit. Il trépigne
sur sa chaise, mal à l’aise dans ce bureau.

JUGE D’INSTRUCTION
J’ai parlé avec le directeur, il m’a dit
que tu t’adaptais bien… Tu t’es fait des
copains ?

MARLON
Ils ont déjà tous des groupes, mais y’en a
qui sont sympas…

Un silence. Le visage de l’adolescente est tendu vers la juge.

JUGE D’INSTRUCTION
C’est la juge pour enfant qui m’a
convaincue, elle m’a dit que tu étais très
responsable, que tu comprenais bien la
situation, t’es d’accord avec ça ?

Marlon hoche la tête de son regard vif.


3

La juge ne la lâche pas des yeux :

JUGE D’INSTRUCTION
Ça fait combien de temps que tu l’as pas vue ?

MARLON
Huit mois.

DAVID
On attend le procès…

JUGE D’INSTRUCTION (acquiesçant, à David)


Vous avez été voir votre sœur ?

DAVID
J’suis allé plusieurs fois, oui.

JUGE D’INSTRUCTION
Elle allait bien ?

DAVID
Ça va, elle fait aller…

La juge fait un petit signe de tête à la greffière, elle va


annoncer quelque chose d’important :

JUGE D’INSTRUCTION
On va y aller…
(un temps, elle prend des documents en
main) L’autorisation de visite est donc
délivrée ce jour à Marlon Desnaux et
effective à partir de ce même jour. Elle
donne la possibilité de parloirs avec sa
mère Hélène Desnaux, grâce à
l’accompagnement de son oncle, David
Desnaux, majeur, présent ce jour.

La juge glisse un papier vers Marlon et lui donne un stylo :

JUGE D’INSTRUCTION (lui montrant un espace blanc)


Tu signes là.

Marlon s’exécute et fait une signature enfantine.

JUGE D’INSTRUCTION
… C’est ton droit de visite, ils vont te le demander
avec ta pièce d’identité. Tu en auras besoin à chaque
fois, jusqu’à ta majorité…

Marlon hoche la tête pour dire oui.


4

Un temps, la juge regarde Marlon avec un visage bienveillant :

JUGE D’INSTRUCTION
… Faut pas minimiser, hein ? Tu vas voir
c’est impressionnant, elle aura changé.

2- RUE PAVILLONAIRE, EXT-JOUR

Marlon et David avancent dans une rue déserte, une enfilade de


petits pavillons identiques : un étage et un petit jardin
devant les entrées. Marlon file doucement sur son skate, à
l’aise, elle porte un sac de courses. David marche à côté
d’elle, une bouteille de champagne à la main.

Le ciel est bas, gris, un ENFANT d’à peine dix ans passe à
toute vitesse sur un vélo, suivit par un autre GAMIN qui porte
une cape de super héro sur un survêtement de sport. Ils
gueulent en jouant, troublant le silence de la rue.

3- CUISINE, PAVILLON, INT-JOUR

Marlon et David déboulent dans une cuisine exiguë.


Une femme de soixante-cinq ans repasse un grand tas de
vêtements. FRANÇOISE a les cheveux mal teints tirés en chignon
et le visage décidé d’une femme qui a vécu une vie éprouvante.
Elle porte une blouse de ménage en tissu par dessus sa robe.

FRANCOISE (voyant la bouteille dans


les mains de David)
T’as eu ça où, toi ?

David fait un sourire malin et met la bouteille de Champagne


au frais.

FRANÇOISE
Hein ?!…

Marlon s’approche de sa grand-mère et lui donne la monnaie des


courses.

MARLON
J’ai pris tes chocolats…

FRANCOISE (à Marlon)
Merci, va mettre la table…

David attrape une chemise élégante dans le tas de linge.


5

DAVID (enfilant la chemise)


C’est beau gosse ça…

FRANCOISE
Enlève ça, tu vas la déchirer…

Il n’obéit pas, se marre, échappe aux mains tendues de sa mère,


lui tourne autour.

FRANCOISE
Enlève, c’est au client, je te dis !

David arrête son petit jeu et embrasse sa mère sur la joue, un


baiser volé, elle le chasse mi amusée, mi agacée par les
gamineries de son fils.
Marlon les regarde faire en mettant la table, souriant.

DAVID (à Françoise)
Elle a le papier…

Le visage de Françoise se renferme tandis que David retire la


chemise et la pose sur la planche à repasser.

MARLON
On y va cet aprèm…

FRANCOISE
… Déjà ?

MARLON
Il s’est inscrit, j’peux y aller avec lui…

4- CUISINE, INT-JOUR

Dans la cuisine, tous les trois terminent de manger un pot-au-


feu posé sur un dessous de plat. Françoise trône en bout de
table, elle a retiré sa blouse. Marlon et David se font face.
Ils boivent du champagne. Marlon semble un peu pompette, les
joues roses, peu habituée à l’alcool.

MARLON (montrant les yaourts sur la table)


Mamie ?

FRANCOISE
Moi, j’veux mes chocolats.

Marlon se lève et va chercher dans un placard un paquet de


chocolats bon marché, elle les pose devant sa grand-mère.
Françoise s’en choisit un avec attention et déguste.
6

FRANCOISE
Tu peux en prendre un si tu veux…

Marlon hésite.

FRANCOISE
Les meilleurs c’est ceux avec le
papier rose, c’est caramel.

Marlon prend un chocolat entouré de papier rose.


David sort de sa poche du tabac à rouler et des feuilles, il
commence à se faire une cigarette, incapable de rester en
place, nerveux.

DAVID
Les roses c’est dégueu, moi j’prends toujours vert.

Marlon sourit, amusée des insolences de David.

FRANCOISE (à Marlon)
Madame Ronzani cherche quelqu’un pour
garder les petits, samedi, t’y vas ?

MARLON
Non, ça va…

FRANCOISE (insistante)
Ça te fera des sous…

MARLON
J’ai ceux de la juge.

Un silence. Françoise est particulièrement tendue. Elle


regarde Marlon intensément.

FRANCOISE
A ta mère, tu vas lui dire quoi ?

MARLON (gênée par la question)


Je sais pas.

FRANCOISE
En tous cas vous parlez pas de moi,
j’veux pas…

DAVID (la coupant)


Faudra bien que t’y ailles un jour.

Il allume sa cigarette, agacé.


7

FRANCOISE
J’veux pas aller là-bas, moi… Elle l’a bien
cherché…

DAVID (sec)
Elle a pas été jugée encore.

FRANCOISE (glaciale)
Elle l’a bien cherché, c’est tout !

Marlon regarde son oncle et sa grand-mère sans un mot.

5- CHAMBRE MARLON, INT-JOUR

Dans sa chambre, Marlon retire son sweat à capuche et son tee-


shirt, apparaît une petite poitrine dans une brassière.

Derrière elle on découvre une pièce presque vide : seulement


un lit et un petit bureau, quelques vêtements au sol, un skate
cassé et une valise vide.

Marlon enfile un débardeur plié et repassé, il est trop grand


pour elle, trop bleu vif et dénudé. Face à son miroir, elle
observe son reflet qui ne semble pas la satisfaire. Mal à
l’aise, elle retire le débardeur.

6- CHAMBRE FRANÇOISE, INT-JOUR

Dans son sweat à capuche, Marlon entre dans la chambre de sa


grand-mère. Une petite pièce avec un lit et une commode,
quelques photos aux murs sur lesquelles on reconnaît Marlon
petite fille, David plus jeune, et une autre FEMME, très belle,
qui pose avec Marlon et David. À part les photos, la chambre
est peu décorée.

Françoise est allongée toute habillée sur son lit, elle a


juste retiré ses chaussures. Près d’elle, un chat gris dort en
boule.

MARLON
… Tu dors pas ?

FRANCOISE
J’arrive pas.

Marlon s’assoit sur le lit et s’approche près du visage de sa


grand-mère, elle l’embrasse sur la joue. Françoise regarde sa
petite fille, le regard endormi.
8

MARLON
Tu devrais dormir… Nous on y va…

FRANCOISE (à voix basse)


Oubliez pas le sac de linge…

MARLON
Oui.

Marlon se redresse pour partir.

FRANCOISE
Marlon…

Marlon se retourne.

FRANCOISE
T’as des sous pour le train ?

MARLON
… Oui.

FRANCOISE
T’es sûre ? Sinon tu prends dans la
poche de la blouse… dans l’entrée…

MARLON
D’accord… À tout à l’heure…

7- TRAIN, INT-JOUR

Dans un train de banlieue, Marlon est muette. Elle a enfilé


une veste de costume par dessus son sweat qui accentue son
look féminin-masculin.

Près d’elle, David fume discrètement, les deux pieds sur le


siège d’en face. À côté d’eux un sac en plastique de
supermarché avec des affaires pliées et repassées à
l’intérieur, sur lequel on reconnaît le débardeur qu’essayait
Marlon plus tôt.

Marlon fixe longuement David, ses lèvres sèches qui tirent sur
la cigarette, elle a l’impression d’entendre ce grésillement
très nettement…

Puis elle tourne la tête et regarde une famille un peu plus


loin, debout près de la porte, ils descendent à la prochaine
station : il y a la MERE et ses DEUX ENFANTS, elle les entend
comme si elle était très proche d’eux.
9

MERE DE FAMILLE (au plus jeune)


Safi, tu tiens la barre je te dis,
tu vas tomber !

SAFI (plaintif et montrant son grand frère)


Mais Amé il la tient pas !

MERE DE FAMILLE
Amé il est plus grand !

Pour qu’elle arrête son caprice, la mère de famille caresse la


joue de la petite Safi et lui sourit.

David, voyant Marlon songeuse, se retourne vers elle :

DAVID
Tu le fais…

MARLON
Quoi ?

DAVID (comme une demande spéciale)


Tu fais « Le Parrain » ?

Marlon le regarde en souriant.

MARLON (mignonne)
Pas dans le train…

DAVID
Allez !…

MARLON
Non…

DAVID
T’es pas marrante…

Marlon jette un oeil de chaque côté, personne ne les regarde,


d’ailleurs le train est presque vide. Elle prend son temps
puis soudain adopte un air très grave, elle gonfle un peu les
joues. Elle articule avec précision, dans un anglais tinté
d’accent français :

MARLON (imitant Marlon Brando)


I’ve known you for many years but it’s the
first time you’ve asked for help. I will
make him an offer he can’t refuse.

David éclate de rire. L’imitation est impressionnante.


10

8- CENTRE PENITENTIAIRE, EXT/INT-JOUR

Marlon et David s’approchent d’un centre pénitentiaire, autour


d’eux d’autres VISITEURS, des familles, des enfants, tous
convoqués à la même heure.
Ils attendent en silence à l’extérieur, personne ne dit un mot,
quelques enfants s’agitent. Marlon tremble, elle reste près de
David, coutumier des visites.

PORTE VOIX
Appel pour le bâtiment B3, veuillez
entrer s’il vous plaît.

Les portes du centre s’ouvrent. Les visiteurs s’approchent et


entrent d’un pas calme, chacun son tour.

Marlon serre autour d’elle sa veste trop grande, soudain elle


se sent ridicule et la retire, la tenant à bout de bras. David
tient toujours le sac de linge.

La foule de visiteurs attend dans l’entrée du centre


pénitentiaire.

GARDIEN
On pose ses sacs et on passe sous le portique.

Marlon pose ses clés et son petit Nokia dans un bac en


plastique, puis passe sous le portique magnétique. Elle se
fait ensuite fouiller par une GARDIENNE, avec attention.
Devant elle David l’attend, déjà fouillé.

Tandis que la gardienne la touche, Marlon, les bras en croix,


fixe deux chiens attachés, couchés au sol, leurs museaux
retenus dans des muselières. Derrière elle, d’autres visiteurs
attendent de passer.

Marlon s’enfonce enfin dans le couloir, impatiente et


craintive.

Une fois que toute la foule est passée sous les portiques, les
visiteurs traversent l’extérieur de la prison, regagnant les
bâtiments du parloir.

Face à deux gardiens, tous attendent que les portes du parloir


s’ouvrent.

…/…

Dans les couloirs de la prison, David et Marlon présentent


leurs ordonnances à deux policiers.
11

David passe en premier, donne sa carte d’identité. Puis c’est


au tour de Marlon qui s’avance seule vers le POLICIER, lui
donne sa carte :

POLICIER (vérifiant l’autorisation)


Vous récupérez le tout à la sortie,
vous pouvez y aller.

Marlon est tellement impressionnée qu’elle ne comprend pas


tout de suite, le policier lui indique d’un geste qu’elle peut
y aller.
Les visiteurs sont maintenant tout proches de la pièce des
parloirs. David pose le sac de linge propre dans une cage en
fer avec d’autres sacs. Enfin les portes s’ouvrent.

GARDIENS (aux visiteurs)


Cabines paires, à droite, cabines
impaires à gauche.

Les visiteurs avancent, certains avec des bébés dans les bras.

…/…

Les visiteurs s’installent dans la pièce du parloir. Plusieurs


tables et chaises, séparées par de fines cloisons en
contreplaqué.

Les PRISIONNIERES arrivent groupées, encadrées par des


gardiens. Il n’y a que des femmes de tous âges et origines.
Elles viennent s’asseoir en face de leur famille.
Les femmes et les époux s’embrassent, certaines se jettent sur
leurs enfants, leurs parents. Quelques petits s’agitent, un
nourrisson pleure.

Stressée, Marlon cherche sa mère des yeux, le visage tendu


vers les portes.

Sur les tables, les prisonnières s’installent déjà, les


conversations démarrent, la pièce se remplit de discussions,
les chaises glissent sur le sol.

Une femme apparaît dans le couloir, elle a 38 ans, blonde


décolorée, très belle, c’est HELENE.
Elle s’approche de la table où se trouvent Marlon et David,
ils échangent des « bonjour », « ça va ? », gênés. Hélène
serre maladroitement Marlon dans ses bras par dessus la table,
on la sent très émue. Puis elle se tourne vers David qui la
prend contre lui.

Le gardien tape dans ses mains et ferme les portes, sec.


12

GARDIEN
Allez, on s’assoit !

En même temps que certains autres visiteurs, ils s’assoient


tous les trois. Marlon et David font face à Hélène, la table
entre eux. Un silence, puis :

HELENE (sur le souffle)


Vous êtes venus en train ?

DAVID
Oui.

HELENE (elle fixe sa fille qui ne dit rien)


Je suis contente que tu sois là…

MARLON (elle regarde sa mère, impressionnée)


… Moi aussi.

HELENE
Tu vas bien ?

MARLON
… Oui.

HELENE (voyant le regard de sa fille)


J’ai maigri, t’as vu ?… On bouffe de la
merde ici, je préfère rien prendre que
manger ça…

Marlon hoche la tête et ne quitte pas sa mère des yeux. Hélène


est tendue comme un arc.

HELENE (se retournant vers David)


J’ai été changée de cellule.
(montrant du doigt)
J’suis avec elle maintenant…

Marlon ne regarde pas mais David tourne la tête vers une


QUARANTENAIRE assise un peu plus loin avec ses enfants.

HELENE
Elle est plutôt sympa mais elle ronfle…

Marlon regarde les mains de sa mère, crispées sur la table,


abîmées et sèches. Hélène suit le regard de Marlon, puis elle
lève sa main et caresse la joue de sa fille doucement par
dessus la table :
13

HELENE
T’es toute belle… (un temps, elle remet sa
main sur la table, tremblante) C’est bien
tes cheveux comme ça… c’est mamie qu’a
coupé ?

MARLON
Oui, mais elle a pas fait assez court.

HELENE
C’est bien, après ça fait trop mec…
(elle regarde David, souriante)
Elle a toujours voulu être un petit gars…

David sourit. Hélène semble soudain penser à autre chose,


angoissée, changeante. David la sentant partir veut lui
changer les idées :

DAVID
T’as eu d’autres visites… ton mec ?

HELENE (glaciale)
J’veux voir personne.

Un silence, une gêne entre eux. On sent que c’est un sujet


sensible.

HELENE (à David)
Et maman, ça va ?

DAVID
Oui… elle continue les ménages… On t’a ramené du
linge.

HELENE (elle acquiesce)


Elle t’a dit quelque chose ?

DAVID
… Rien de spécial, non…

Hélène hoche la tête, il n’a pas besoin d’en dire plus, ils se
comprennent. Elle se retourne vers Marlon :

HELENE
Et l’école ? ça va ?

MARLON
Oui…

HELENE
T’as un copain ?
14

MARLON (souriant, intimidée)


Non.

Hélène s’avachit sur la table, sa poitrine remontant sous son


t-shirt. Malgré sa pâleur, elle reste très séduisante, plus
féminine que sa fille.

HELENE (sur le ton de la confidence)


Y’a pas un gars ?

MARLON
Non…

HELENE (insistante)
Y’a personne ? Mais t’es jolie comme
tout, tu devrais les faire craquer…

MARLON (gênée)
… Non… y’a personne.

DAVID (les coupant)


J’vais chercher des trucs…

Il se lève, vérifie s’il a de la monnaie, attentif. Hélène le


regarde. David a assez de sous et se dirige vers les machines
qui distribuent boissons et friandises.

HELENE
… Et ta copine là, Clara, t’as des
nouvelles ?

MARLON
Pas depuis le déménagement…

Un silence.
Marlon tourne la tête et voit, plus loin à une autre table,
une autre prisonnière SAMIA, la vingtaine qui fait face à un
jeune TYPE en polo Lacoste. Ils s’embrassent passionnément, il
lui touche la poitrine sans vergogne sous son sweat, en plein
parloir. On sent toute la frustration du couple. Marlon les
regarde, mal à l’aise.

Hélène a suivi le regard de sa fille :

HELENE
Marlon…

Marlon tourne les yeux vers sa mère, troublée.


15

HELENE (gueulant à Samia, sèche)


Oh, Samia ! Tu veux pas faire gaffe, là ?!
Y’a des gosses !

Effectivement plusieurs familles sont présentes avec des


enfants plus jeunes que Marlon. Samia cesse d’embrasser son
mec et se tourne vers Hélène et Marlon.

SAMIA
Ferme ta gueule toi !

Elle retourne à ses embrassades.


Hélène se contient, on la sent au bord de l’explosion, elle se
retient devant Marlon. Elles se regardent, un temps.

MARLON (elle essaie de changer de sujet)


Les profs y disent que ça va être bon pour
mon brevet…

HELENE (elle se force à s’intéresser)


C’est quand ?

MARLON
En juin…

HELENE
Donc tu vas l’avoir ?

MARLON
Je sais pas encore.

HELENE (nerveuse)
Pourquoi ils disent que ça va être bon
alors ?

Marlon est déstabilisée.

HELENE
… Excuse-moi, j’ai pas trop la tête à tout
ça, mais c’est bien, c’est très bien même,
je suis fière de toi…

Hélène a un léger sourire en regardant sa fille.

HELENE
… T’as changé… T’as grandi…

MARLON (murmure)
Avec l’autorisation, j’vais pouvoir venir
souvent maintenant… Tu me manques…
16

HELENE
Mais c’est bien chez mamie, non ?

MARLON
J’aimais mieux chez nous.

HELENE
… C’est pas possible ça…

MARLON (baissant la tête)


… Oui.

HELENE (un temps, s’approchant de Marlon)


Regarde moi… Marlon…

Marlon relève la tête. Leurs deux visages sont proches.

HELENE
Je vais rester ici longtemps, tu sais ça,
hein ?

Marlon la fixe, elle ne répond pas.

HELENE
Tu peux compter que sur toi, et un peu la
famille, mais c’est surtout toi…

Marlon regarde sa mère, muette.

HELENE
T’as pas envie de faire comme moi ?

Hélène tend ses mains par dessus la table et attrape celles de


Marlon, crispées.
David revient avec des barres de Twix et une cannette de Coca.

DAVID
Servez-vous, allez…

Hélène regarde les friandises sur la table, dégoûtée.

HELENE (lâchant les mains de sa fille)


J’en veux pas… Marlon, vas-y…

Marlon n’y touche pas. David mange un morceau d’une barre


chocolatée, sans avoir vraiment d’appétit.
Un silence, puis Hélène se tourne vers son frère :

HELENE
Ça va, toi ?
17

DAVID
Y’a pas trop de taf en ce moment…

HELENE
Marco il peut pas te faire bosser ?

DAVID
Lui aussi il a des galères de tunes.

HELENE
Tu fais quoi du coup ?

DAVID
J’aide un peu maman, et puis on fait
des trucs avec Marlon…

HELENE (méfiante)
Vous faites quoi ?

DAVID
Du skate… elle est hyper forte…

HELENE (légèrement amusée)


Tu fais du skate toi ?

DAVID (fataliste)
Qu’est ce que tu veux…

Ils se sourient tendrement.


Tandis qu’ils parlent, Marlon ne les écoute plus : elle
regarde de nouveau Samia et son mec, cette fois ci Samia a mis
sa main dans le pantalon du jeune homme, elle le caresse sous
la table, tandis qu’ils s’embrassent toujours dans un
entrelacement de mains, de bouches, de caresses.

Hélène suit à nouveau le regard troublé de sa fille, elle sort


de ses gonds.

HELENE (elle appelle un gardien,


montrant Samia plus loin)
Oh, vous pouvez pas faire quelque chose
là ?! C’est quoi ça ?!

SAMIA (furieuse à Hélène)


Mais de quoi tu te mêles toi salope ?!

Samia se retourne, et voit le gardien arriver vers elle.

GARDIEN (à Samia)
Allez, doucement là…
18

Samia se lève et s’approche de la table de Marlon, David et


Hélène. Hélène se redresse comme une lionne, les deux femmes
se font face, à bout de nerfs.

SAMIA
C’est pas de ma faute si t’as pas de mec,
vieille mal baisée !

Hélène se jette sur Samia, prête à frapper. Elle est arrêtée


par le gardien et un de ses collègues qui les sépare, habitués.

GARDIEN
Allez, ça suffit là ! Ça suffit !…

Autour les visiteurs entendent mais ne prêtent pas attention,


ils profitent de leurs familles.

Les gardiens redressent Hélène et Samia.

GARDIEN
Vous arrêtez ou vous retournez en
cellule !

Les deux femmes se calment direct, Samia retourne s’asseoir en


faisant la fière en face de son mec. Hélène retourne s’asseoir
en face de Marlon et David. Elle est rouge de colère, la
mâchoire serrée.

HELENE (dans ses dents)


J’vais la défigurer, celle-là…

Marlon, au bord des larmes, regarde sa mère, sidérée par la


violence qu’elle dégage. Hélène voit ce regard, la peur dans
les yeux de sa fille, c’est insupportable.

HELENE
… T’as rien à faire ici Marlon… je veux
plus que tu reviennes…

Marlon ne dit rien, elle regarde sa mère avec des grands yeux
baignés de larmes.

DAVID (à sa sœur, doux)


Arrête…

HELENE (décidée)
Vous venez plus (à David, autoritaire)
Tu l’amènes plus ici toi ! Ici c’est le
zoo, elle a pas à voir ça.
19

Elle se lève et appelle le gardien d’un geste pour signifier


que le parloir est fini :

HELENE (au gardien)


C’est fini là !

Le gardien revient vers eux.

DAVID
Tu fais quoi ?!

HÉLÈNE (les regardant)


Je peux pas…

Hélène tourne le dos à David et Marlon. Elle se retient de


pleurer puis se retourne une dernière fois avant de partir, le
visage crispé de douleur. David la regarde, le visage
implorant :

DAVID
Hélène…

Escortée par le gardien Hélène s’en va. Marlon reste là, son
visage est vide. David ne sait plus où se mettre, lui aussi
est près à exploser. Samia a regardé toute la scène, elle fixe
Marlon :

SAMIA (mauvaise)
Ta mère c’est rien ma belle, oublie-la…

Marlon foudroie du regard Samia et se redresse de la même


façon d’Hélène. Elle lève la tête, plus loin Hélène disparaît
dans le couloir…

… Soudain Marlon panique, elle accélère le pas pour la


rattraper. Les deux gardiens la repèrent et attrapent Marlon
tandis que la foule du parloir fixe l’adolescente, coincée
entre les deux hommes, agitée par des tremblements, elle ne
parle plus, choquée. Tout le monde se tait, les regards des
autres visiteurs et prisonnières sont lourds, désolés…

Hélène au bout du couloir s’arrête, se retourne vers sa fille,


le visage dévasté. Elles se regardent un instant, ça semble
calmer Marlon un peu.
Hélène fixe sa fille, l’air de dire : « ça va aller
maintenant ». Près d’elle le gardien la regarde, il faut y
aller. Hélène se retourne vers le couloir et reprend sa marche,
près du gardien désolé et compatissant.

Plus calme, Marlon regarde la silhouette de sa mère


disparaître.
20

9- PRISON, INT/EXT-FIN DE JOUR

David et Marlon sortent de la prison, ils traversent la cour


intérieure, les mêmes couloirs qui sont maintenant plus
sombres… Dehors le jour tombe. Ils font partie de la foule
compacte des visiteurs qui repartent par là où ils sont venus,
certains ayant récupéré des sacs de linges sales à laver…

Enfin ils sont dehors… David et Marlon suivent la foule de


visiteurs qui sortent aussi, en silence. L’ambiance est lourde,
tous pensent à ceux qu’ils laissent derrière eux.

Marlon a remis sa veste. Ils avancent sans un mot. Soudain


elle vérifie dans sa poche de pantalon, elle a bien son
autorisation de visite, elle la sort et la place dans la poche
intérieure de sa veste, à l’abri.

David lui jette des regards, il ne sait pas quoi dire à sa


nièce… il lui prend la main.

Derrière eux, le centre pénitentiaire disparaît peu à peu.


Unis, ils disparaissent dans la lumière du soir.
NOTE D’INTENTIONS

Cette histoire est née de mon envie de parler du milieu carcéral qui est présent dans
mon histoire familiale : ma mère a vu son père en prison pendant toute son enfance et
son adolescence. J’ai eu envie, grâce au personnage de Marlon, de retracer une journée
de sa vie.

Loin de ma réalité, je trouve intéressant de parler du rapport mère-fille : comment une


jeune fille de quatorze ans, en pleine adolescence peut se construire avec cette image
maternelle ? Je crois profondément que l’image de nos parents nous construit, qu’elle
soit douce ou violente. Marlon devra se construire avec une histoire violente, qui a
démarré avec l’incarcération de sa mère.

Le film accompagne quatre personnages issus d'un milieu modeste, mais sans
misérabilisme. C’est un milieu dans lequel beaucoup de gens peuvent s’identifier. Les
différents décors principaux sont froids par essence : la rigidité du bureau de la juge, le
gris de la banlieue pavillonnaire et enfin la prison de femmes. Pour autant, à l’instar de
FISH TANK d’Andrea Arnold ou OSLO 31 AOÛT de Joachim Trier, la lumière et les
couleurs de MARLON doivent rendre aux sujets toute leur humanité et leur profondeur.

Le film sera au plus proche des personnages, dans leur peau, dans leur corps. Avec une
tendance presque documentaire dans son geste, le film sera réaliste, sec, avec de
longues scènes, sans jugement. Je veux me laisser porter par nos héros, être au plus
près de leurs émotions. Très peu de maquillage, voir les défauts. Je ne veux rien de
larmoyant mais un film ancré dans la vie et dans ce qu’elle nous apporte de plus cruel et
de plus beau. Le film est violent, dramatique mais il porte un message d’espoir, celui que
Marlon pourra choisir sa voie.

Je souhaite aussi voir la poésie s’immiscer dans le récit, comme dans la scène du train
qui conduit Marlon à la prison, le regard qu’elle a sur cette mère avec ses deux enfants,
la tendresse de cette famille, ce qu’elle n’aura plus.

Les films de Ken Loach sont une inspiration importante pour leurs aspects prosaïques
mais infiniment poétiques. La comédienne principale de IT’S A FREE WORLD est une
référence essentielle pour le personnage d’Hélène.

1
Le film est une longue montée qui suit la tension de Marlon. Au début elle est ravie
d’avoir obtenu l’autorisation elle va être de plus en plus angoissée par cette visite. Le
point culminant de l’histoire étant la colère d’Hélène et son départ, puis la crise de
panique de Marlon. Il y a un écho entre la colère de la mère et celle de la fille, l’injustice
que Marlon ressent lorsque sa mère la laisse avant la fin du parloir. De son côté Hélène
ne supporte pas d’imposer à sa fille la violence de son incarcération et la sensualité
frustrée de Samia. Elle ne supporte pas que sa fille voie ces choses-là. Ainsi Hélène, à sa
manière, tente d’être une bonne mère en refusant la présence de Marlon dans ce milieu.

Avec ma co-scénariste Clémence Madeleine-Perdrillat, nous avons rencontré une juge


pour enfants qui exerce au tribunal de Créteil, elle était chaleureuse, accessible. Elle
emploie un vocabulaire familier pour rester proche des enfants et adolescents. De par
son discours, nous avons été frappées par la violence que traverse les enfants dans les
situations de délinquance des parents. L’écho avec le parcours de Marlon abandonnée
par sa mère nous a saisies, tout en gardant beaucoup d’espoir dans son avenir. Cette
adolescente n’est pas sacrifiée, elle a encore le choix d’agir différemment, de vivre une
autre vie que celle de sa mère : elle a la vie devant elle.

2
NOTE DE RÉ-ÉCRITURE

Les conseils du comité de lecture portaient d’abord sur les raisons de la détention
d’Hélène. Plutôt que de faire un mystère autour du passé, nous préférons effectivement
ne pas l’évoquer du tout et laisser au spectateur son analyse propre. C’est le point de vue
de Marlon qui compte : elle sait que sa mère est incarcérée, elle va la voir pour la
première fois et nous n’avons pas besoin d’en savoir plus finalement. Le sujet du film
n’est pas le procès d’Hélène, ou les causes de ces actes criminels. Avec la tension qui
règne dans la famille, on comprend rapidement que cette mère a fait quelque chose de
grave.

Dans cette nouvelle version, nous avons également renforcé le personnage de Marlon.
Elle est plus solide et décidée, elle est quelque part plus adulte que sa mère et son
oncle, par la force des choses elle a dû grandir plus vite. Marlon tente d’être responsable,
même avec sa grand-mère. Marlon craque seulement à la fin, quand les évènements la
dépassent : le départ de sa mère. Là, elle n’a plus la force d’être solide. Je suis
convaincue que si le personnage est plus fort dans la première partie du film, son
effondrement sera plus terrible quand elle craquera devant sa mère.

A juste titre, le comité avait également des réserves sur le décor de la chambre de
Marlon et ses posters de vedettes des années 50 (Frank Sinatra, Marlon Brando, etc).
Cela pouvait en effet être vu comme une coquetterie, nous avons supprimé ces
éléments.

L’imitation du Parrain par Marlon a été déplacée dans le récit, elle a lieu à présent dans le
train. De fait, le trajet de la jeune fille avec son oncle semble plus intime et léger avant
d’arriver devant la prison. David y met un peu du sien pour que les choses se passent au
mieux malgré cette épreuve.

Un lecteur avait soulevé l’absence d’un possible retour au parloir à la fin du film, même
imaginé. Nous tenons bien sûr à ce que le spectateur comprenne que Marlon va revenir,
comme une adulte elle pardonnera sa mère et saura la retrouver avec le temps. On
comprend qu’elle a l’intention de revenir grâce à son autorisation de sortie qu’elle
cherche dans sa poche et qu’elle range soigneusement, comme pour ne pas la perdre.

Jessica Palud

3
NOTE D’INTENTION DES PRODUCTEURS

L’histoire de MARLON nous a immédiatement saisis, elle semblait si habitée par son auteur
que l’aspect auto-biographique du récit était finalement évident – la note d’intention de Jessica
Palud nous l’a confirmée ensuite. Jessica est ainsi partie d’éléments de sa vie familiale pour
élaborer ce récit dur et violent. Elle s’est accompagnée de la réalisatrice-scénariste Clémence
Madeleine-Perdrillat, très à l’aise avec les techniques d’écriture de cinéma.

Le scénario nous a interpellé sur sa force d’écriture et la difficulté de cette jeune fille à se
construire avec un tel modèle maternel. Marlon évolue dans un milieu défavorisé, mais il ne s’agit
pas d’y porter un regard misérabiliste. Bien au contraire, c’est toute la complexité et la fragilité
des personnages qui s’exprime à travers leur condition. Nous ne souhaitons pas faire un film
sociétal intrusif ou didactique, nous voulons nous concentrer sur ce rapport si dur et si complexe
entre Marlon, sa mère incarcérée, son oncle et sa grand-mère. MARLON est un film sec, qui devra
révéler malgré tout l’humilité de ses acteurs. L’environnement carcéral est bien entendu central
dans le film, mais ce n’est pas un film sur « la prison ». Cette dernière est un décor dans lequel
Marlon va se confronter pour la première fois depuis que sa mère est incarcérée. C’est
naturellement un environnent hostile, dur, froid, où la tendresse et la bienveillance semblent
malvenues. Ces contradictions rendent le parloir d’autant plus délicat.

Jessica possède une intuition qui saura donner la direction et l’étincelle pour emmener ses
acteurs vers une interprétation juste. Son précédent film LES YEUX FERMÉS (long-métrage –
auto-production – sorti en 2013) a pu nous montrer que Jessica sait accompagner ses
personnages avec un regard de cinéaste sensible et profond, servi par une esthétique tout à fait
personnelle.

Le directeur de la photographie Victor Seguin et le monteur Pierre Deschamps ont déjà


confirmé leur collaboration sur ce projet. Par ailleurs, nous bénéficions d’ores et déjà du soutien
de la Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Sylvain Lagrillère – Lucas Tothe


Punchline Cinéma

punchlinecinema.com
Pour toute correspondance : 27 Rue Bleue - 75009 Paris / Siège social : 83 Rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris - [email protected] - Tél. : +33 (0) 9 52 40 57 52
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PLANCHE DE RÉFÉRENCES VISUELLES

PRÉCÉDENTS TRAVAUX
DE JESSICA PALUD
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75010 Paris - FRANCE
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EN PRODUCTION

X QUINIENTOS - 2nd long métrage de Juan Andres Arrango (La Playa D.C, Un Certain
Regard, Cannes 2012)
En coproduction avec Périphéria (Canada), Septima films (Colombie) et Machette
producciones (Mexique).

NOUS SOMMES JEUNES ET NOS JOURS SONT LONGS (85’) - long métrage fiction En
post-production de Cosme Castro et Léa Forest.
Partenaires : Région Aquitaine, Département du Lot-et-Garonne.

GOLIATH (17')- court métrage fiction de Loïc Barché.


Diffuseur : ARTE
Partenaires : CNC - contribution financière, CNC – aide aux nouvelles technologies,
Région des Pays de la Loire, Procirep, Angoa.

CALAMITY JANE (17')- court métrage fiction de Séverine de Streyker et Maxime Feyers
En coproduction avec Next Days Films et Ultime Razzia Productions (Belgique)
Diffuseur(s) : RTBF, BeTV
Partenaires : Fédération Wallonie-Bruxelles, Tax Shelter.

ELISABETH S’EN VA EN GUERRE (15')- court-métrage fiction de Marie-Hélène Mille


Diffuseur : France 2, COSIP

MARLON - court-métrage fiction de Jessica Palud et Clémence Madeleine-Perdrillat.


Partenaires : Région Champagne-Ardennes, Alsace, Lorraine

ELVIS ET LA SIRÈNE (15')- court métrage fiction de Gautier Dulion


En coproduction avec In Vivo Films
Partenaire : Région Poitou-Charentes, Département de la Charente-Maritime
Procirep, Angoa.

EN DÉVELOPPEMENT

A LA RENVERSE - long métrage fiction de Simon Lahmani.

POUPÉE - court-métrage fiction de Jessica Palud et Clémence Madeleine-Perdrillat.

POLLILA - court métrage fiction de Julie Tomé et Christophe Lecarpentier (France-


Equateur).

SHOAH SUPERSTARS - court métrage fiction de Julie Benegmos.

GARÇON - court métrage fiction de Isabelle Schapira.

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CATALOGUE

TRONC (2015 - VISA 142.184 - 23') - court métrage fiction de Gautier Dulion
En coproduction avec Sunrise Films (France)
Partenaires : Région Basse-Normandie.
Festival du Film de Trouville – Festival du Film en Essonne

NOS MURMURES (2015 - 10') - court métrage fiction de Julie Benegmos (France).

BANDE-ANNONCE DU FESTIVAL PREMIERS PLANS D’ANGERS (2015), de Loic Barché.

JEANNE. (2014 - VISA 139.692 - 22') - court métrage fiction de Cosme Castro.
Partenaire : Les Labos Cinégénétiques.
Prix d’interprétation féminine au Festival International du film de Bruxelles (2015) –
Festival Premiers Plans Angers (2015) – Festival d’Aix-en-Provence (2015).

AVEC LOU (2014 - VISA 139.237 - 23') - court métrage fiction d’Isabelle SCHAPIRA.
Partenaires : Région Bretagne, RTBF, Umedia, Ufund, Fédération Wallonie-Bruxelles.
*Prix du Jury au Festival du Film de L’Ouest (2015) – Thessalonique Film Festival
(2015) – Festival du Film d’Helvétie (2015) – FIFF de Namur (2015).

POUR FAIRE LA GUERRE (2014 - VISA 138.655 - 23') - court métrage fiction de Cosme
Castro et Léa Forest.
Festival Premiers Plans Angers (2014) – FIFF de Namur (2015) – Festival du Film de
Mumbai avec Mention spéciale du Jury (2015).

BANDE-ANNONCE DU FESTIVAL PREMIERS PLANS D’ANGERS (2014), de Gautier


Dulion.

Le COMMENCEMENT (2013 - VISA 137.821 - 37') - court métrage fiction de Loïc Barché.
*Meilleur court-métrage fiction au Montreal International Black Film Festival (2015).

2
Jessica  PALUD  

SCENARISTE  /  REALISATRICE  

Long  métrage  

2014   L’AMOUR  SANS  LE  FAIRE  –  Fin  Août  Production  


Scénario  adapté  du  roman  de  Serge  Joncour.  Réalisation.  
Adaptation et dialogues avec Clémence Madeleine-Perdrillat et Philippe Lioret

2012   LES  YEUX  FERMÉS  


Sortie  au  cinéma  le  1er  mai  2013,  «  cinéma  guérilla  »  
Réalisation. Co/Scénariste avec Olivier Chenille
Film  de  clôture  au  festival  des  films  européens  de  Mamers  en  Mars.  2013.  
Festivals  :  «  cinéma  guérilla  »  festival  international  des  scénaristes  de  Valence,  
festival  ciné  banlieue  à  Saint-­‐Denis  

Clip  /  Pub  

2015        DEAR  EYES  -­‐  «  Summer  Girls  »  


(en  montage)  

2015      DEAR  EYES  -­‐  «  Buttons  »  


Achat  MTV  

2014   DEAR  EYES  -­‐  «  You  stole  my  life  »  


Achat  MTV  

2014   OLIVIA  BAUM  ET  HUGH  COLTMAN  -­‐  «  High  on  hill  »  
Session  live  février  2014  

2014     OLIVIA  BAUM  ET  HUGH  COLTMAN  -­‐  «  One  hundred  strokes  »  
Découverte  talent  Virgin  Radio  

2013      TEDDY  RINER  AUX  JEUX  OLYMPIQUES  


Film  institutionnel  sur  la  préparation  aux  jeux  olympiques  
ASSISTANTE    REALISATEUR  

Long  métrage  

2011     TOUTES  NOS  ENVIES  produit  par  Fin  août  


Première  assistante,  Réalisation  :  Philippe  Lioret  

2010   WELCOME  produit  par  Nord  Ouest  


Première  assistante,    Réalisation  :  Philippe  Lioret  

2010   L’HOMME  QUI  VOULAIT  VIVRE  SA  VIE  produit  par  EuropaCorp  
Seconde  assistante,  Réalisation  :  Eric  Lartigau  

2009   MÈRE  ET  FILLE  produit  par  Sombrero  


Seconde  assistante,  Réalisation  :  Julie  Lopes-­‐Curval  

2008   LE  BRUIT  DES  GENS  AUTOUR    produit  par  Cipango  


Seconde  assistante,  Réalisation  :  Diastème  

2007   ASTÉRIX  AUX  JEUX  OLYMPIQUES  produit  par  La  Petite  Reine  
Seconde  assistante,  Réalisation  :  Thomas  Langmann  et  Frédéric  Forestier  

2007   LA  TÊTE  DE  MAMAN  produit  par  Nord  Ouest  


Seconde  assistante,  Réalisation  :  Carine  Tardieu  

2006   JE  VAIS  BIEN,  NE  T’EN  FAIS  PAS  produit  par  Nord  Ouest  
Seconde  assistante,  Réalisation  :  Philippe  Lioret  

2006     MARIE-­‐ANTOINETTE  produit  par  Zoetrope  Studios  


Seconde  assistante,  Réalisation  :  Sofia  Coppola  

2005      INNOCENTS  –  THE  DREAMERS  produit  par  Peninsula  Film  


Troisième  assistante,  Réalisation  :  Bernardo  Bertolucci  
Clémence Madeleine-Perdrillat

SCENARISTE
Longs métrages

2015 – L'AMOUR SANS LE FAIRE – Fin Août


Scénario adapté du roman de Serge Joncour. Réalisé par Jessica Palud
Adaptation et dialogues avec Jessica Palud et Philippe Lioret

2015 – LA PREUVE PAR TROIS – Maja Films et les Productions du Trésor


En cours d'écriture avec Olivier Rosemberg

2015 – HACKERS
En cours d'écriture avec Jan Czarlewski

Courts métrages

2015 – LES BIGORNEAUX – Les Films du Cygne


Collaboration au scénario écrit et réalisé par Alice Vial

2015 – MARLON – Punchline Cinéma


Co-scénariste avec la réalisatrice Jessica Palud

2015 – CAMERA OBSCURA


Co-scénariste avec Joël Kurtz et le réalisateur Raphaël Daniel

2014 – OPERATION COMMANDO – Box Films


Co-scénariste avec le réalisateur Jan Czarlewski. En montage.

2013 – IMAGINERANTE – Geko Films


Participation au scénario avec le réalisateur Emmanuel Rojas

Séries

2015- DEMONS – Delante TV


Série 6x52' crée avec Marina de Van et Quoc Dang Tran

2014 – LES CHEVALIERS DE LA TABLE BASSE – Les Produits frais


Web série transmedia de 12x5' co écrite et réalisée avec Élie Girard
Lauréat 2012 association Beaumarchais/ Orange, formats innovants, sélection au Magic
Web Labo du festival des scénaristes 2013, aide au pilote du CNC, aide au pilote SACD

2012 – KUMARI (3x52mn)


Sélection dans les pitchs SACD, septembre 2012, festival de la fiction TV de La Rochelle
SCENARISTE / REALISATRICE

Longs métrages

2014 – LE SOUFFLE COUPE


Finaliste du prix du Sopadin junior 2012 du meilleur scénario

Courts métrages

2015 – GIGOT BITUME - Utopie Films et Grand Huit Films


Aide au programme du CNC et pré-achat France 3 – Tournage novembre 2015

2014 – LE COWBOY DE NORMANDIE - Nolita Cinéma pour France Télévisions (16')


Collection « Rue des ravissantes », courts métrages adaptés des nouvelles de Boris Vian
Festivals : Festival Francophone de Namur, semaine du cinéma francophone (institut Français de
Dakar, Sénégal), festival Tout un Foin (Bayeux), festival Paris Courts Devant (Paris), festival
International du film francophone de Tübingen (Stuttgart, Allemagne), rencontres du court-métrage
(Bourg en Bresse), festival du cinéma et musique de film, festival du film court d'Angoulême, Focus
with French Cinema (New-York), 5th Beijing International Film Festival

2013 – BAL DE NUIT produit par Utopie Films (19')


Aide de la région Centre - Ciclic, pré-achat France 3, Cosip, Procirep, Angoa
Festivals : Parties de Campagne, Festival du film court en plein air (Grenoble), Sardinia film festival,
Dhaka film festival, un poing c'est court (Vaulx-en-Velin), Saint Paul Trois châteaux

2011 – LA PROMENADE DE NOE produit par le G.R.E.C. (18')


Lauréat du prix du meilleur scénario du Sirar au festival d'Aubagne
Diffusion TPS Star. Prix qualité du CNC en juin 2012
Festivals : Festival d'Aubagne, Provence Terre de Cinéma, Courts Courts, festival du court métrage
en plein air de Grenoble, Faire Court, Un festival c'est trop court, Fuji tous courts.

AUTRES EXPERIENCES

2014/2015 – Intervenante à l'ISCPA, filière production


2013/2015 – Intervenante à l'EICAR, filière réalisation
2013 – Tutrice du Workshop « Pitchs de moyens métrages » 10ème festival du
Cinéma de Brive, rencontres européennes du moyen-métrage
2011 – Intervenante des ateliers de scénario pour adultes. Association Silhouette
2010 – Directrice du casting enfants sur « Un enfant de toi » de Jacques Doillon (4A4
productions)
2010 – Festival International des Scénaristes de Bourges Marathon du court métrage
en 48h
Membre du groupe de scénaristes Les Indélébiles et de la Guilde Française des
scénaristes

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