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Interp Essai Verin Plat

Cet article propose une nouvelle méthode d'interprétation des essais au vérin plat réalisés dans les revêtements du Laboratoire Souterrain en Meuse/Haute-Marne pour suivre l'évolution des contraintes dans le temps. La méthode actuelle présente des incertitudes qui augmentent avec le temps puisque le déplacement de référence initial n'est plus valable. La nouvelle méthode vise à réduire ces incertitudes en tenant compte du déplacement de référence connu et des variations non uniformes des contraintes.

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Cet article propose une nouvelle méthode d'interprétation des essais au vérin plat réalisés dans les revêtements du Laboratoire Souterrain en Meuse/Haute-Marne pour suivre l'évolution des contraintes dans le temps. La méthode actuelle présente des incertitudes qui augmentent avec le temps puisque le déplacement de référence initial n'est plus valable. La nouvelle méthode vise à réduire ces incertitudes en tenant compte du déplacement de référence connu et des variations non uniformes des contraintes.

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Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur – Champs-sur-Marne 2018

PROPOSITION D’UNE NOUVELLE METHODE D’INTERPRETATION


DES ESSAIS AU VERIN PLAT POUR SUIVRE L’EVOLUTION DE
CONTRAINTE DANS DES REVETEMENTS DES GALERIES DU
LABORATOIRE SOUTERRAIN EN MEUSE/HAUTE-MARNE
PROPOSAL OF A NEW INTERPRETATION METHOD OF THE FLAT JACK
TEST TO FOLLOW THE EVOLUTION OF STRESSES IN THE UNDERGROUND
RESEARCH LABORATOY AT MEUSE/HAUTE-MARNE LININGS

Minh-Ngoc VU1, Jad ZGHONDI2, Gilles ARMAND2, Chi-Cong VU1


1
Andra, Direction R&D, Chatenay-Malabry, France
2
Andra, Direction R&D, Laboratoire Souterrain en Meuse/Haute-Marne, Bure, France

RÉSUMÉ – Les soutènements\revêtements au Laboratoire Souterrain en Meuse/Haute-


Marne (LSMHM) sont instrumentés de manière à pouvoir suivre l’évolution des
contraintes et des déformations et mieux appréhender l’interaction entre la structure en
béton et la roche avoisinante. La technique dite du vérin plat permet d’avoir une mesure
directe pour mesurer une contrainte locale à un instant donné. Cette mesure est effectuée
normalement une fois, ce qui n’est pas le cas au LSMHM où les vérins plats sont sollicités
régulièrement d’une manière à pouvoir suivre l’évolution des contraintes dans le temps.
Cet article propose une nouvelle méthode d’interprétation correspondant aux mesures
réalisées au LSMHM. Il consiste une relation analytique entre la pression du vérin plat et
la contrainte orthoradiale de la structure.

ABSTRACT – The linings in Underground Research Laboratory at Meuse/Haute-Marne


(URL) are instrumented to follow the stress/strain evolution, as well as better understand
the interaction between concrete structures and the surrounding rock. The flat jack test
provides a relatively simple and non-destructive technique to assess the in situ stress
state and mechanical properties of structures at a considered moment. The flat jack is
taken off from the structure after the test and the saw is filled by material to restore the
original structure. This is not the case in URL where the flat jack is let in place to follow the
stress evolution by coming regularly to make the measure. This article proposes an
interpretation method corresponding to measurement performed at URL. This is a closed-
form relation between orthoradial stress and flat jack pressure.

1. Introduction
La méthode de mesure de contrainte par vérin plat, issue de la mécanique des roches,
consiste à effectuer une saignée à un endroit donné de la structure à l’aide d’une scie
pour libérer les contraintes, puis venir avec un vérin solliciter cette saignée pour revenir à
l’état de contrainte avant la création de la saignée. Cela consiste à insérer un vérin plat
qui épouse parfaitement la forme de la saignée, et à augmenter la pression de façon à
rétablir le champ de déplacements qui existait initialement à la surface de la structure
avant la réalisation des entailles. Cette mesure ne nécessite pas la détermination des
paramètres mécaniques de déformabilité module d’Young et coefficient de Poisson.
La popularité de la méthode au vérin plat provient de son mode d’application
relativement simple, et adaptable pour différents types d’ouvrages existants, tels que
ouvrages en maçonnerie, massif rocheux, revêtements de tunnel, barrages, etc. Vu son

1
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur – Champs-sur-Marne 2018

utilisation, le protocole du test au vérin plat (Abdunur 1985) adapté aux ouvrages en
maçonnerie a été normalisé que ça soit pour un dispositif à un seul vérin plat (ASTM
C1196-04) ou à double vérins plats (ASTM C1197-04).
Dans le LSMHM, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra)
étudie le comportement hydromécanique de différentes galeries construites avec
différentes méthodes d’excavation et de soutènement/revêtement. La comparaison du
comportement hydromécanique de galeries parallèles avec différents
soutènement/revêtement permet de mieux comprendre l’effet de la méthode de
construction sur la zone endommagée par le creusement, le chargement de la structure et
l’interaction roche/structure. Ces études permettront d’apporter des éléments scientifiques
et technologiques pour la conception et le dimensionnement des ouvrages souterrains du
projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique). Ces différentes galeries sont
instrumentées avant lors et après creusement, que ça soit par des capteurs intégrées
dans la roche ou dans les structures cimentaires. Le suivi de ces structures cimentaires
(soutènement/revêtement) est assuré par des capteurs de déformations (cordes
vibrantes) et de pressions (vérin plat et cellules de pression totales) intégrés dans la
masse de la structure (Zghondi et al. 2017). La mesure au vérin plat donne la contrainte
par relâchement à un instant donné. Pour suivre l’évolution temporelle de la contrainte
dans la structure il faudrait réaliser des saignées successivement à différent temps ce qui
est difficile à faire si on réalise le suivi à une fréquence temporelle élevée. Pour cette
raison, la mesure de vérin plat est utilisée aussi pour suivre l’évolution de contrainte au
cours du temps en laissant le vérin plat dans la saignée et en venant solliciter de nouveau
pour suivre l’évolution de l’état de contrainte. Cette technique a été utilisée dans des
tunnels ferroviaires (Le Mouel et al. 1994). Le retour d’expérience actuelle au LS montre
que jusqu’à présent la mesure au vérin plat sont les seules mesures directes de la
contrainte, mais présentent une incertitude qui augmentent avec le temps.
Le principe de l’essai pour la mesure de la contrainte est rappelé dans la Figure 1.
Dans un premier temps les plots de mesures de distances sont mis en place de part et
d’autre de la zone du vérin, définissant une distance de référence entre ces plots appelée
d0i (Figure 1a). La saignée est ensuite créée et la distance entre les plots est de nouveau
mesurée d < d0i (Figure 1b). Le vérin plat est après inséré dans la saignée et directement
chargé par une pompe à huile jusqu’à obtenir que la distance d des soit égale à celle
initialement mesurée ; d = d0i (Figure 1c). La pression mesurée du vérin plat traduit l’état
de la contrainte 0 dans la structure. Deux solutions sont possibles pour réaliser un suivi
dans le temps de la mesure au vérin plat :
 soit un nouveau vérin est installé dans la structure, la nouvelle mesure correspondra
à l’état de contrainte 1, les étapes a,b,c dans la Figure 1 seront répétées.
Cependant la distance de référence d1i  d0i (Figure 1e) et la pression d’huile p1
traduit directement l’état de la contrainte 1 (Figure 1f).
 soit le vérin plat est laissé dans la saigné en venant de temps en temps pour réaliser
l’essai (Figure 1d). Dans ce cas, seule la distance d0i est connue et la pression p1
correspond à d = d0i n’est pas l’état de contrainte 1 au moment de réalisation de
mesure. La simulation numérique peut aider à déterminer 1 à partir de d0i et p1.
La méthode d’interprétation classique de la contrainte  dans la structure tient compte
d’une correction de la pression du vérin p en prenant en compte les facteurs Ka en
relation avec le ratio de la surface du vérin plat et celle verticale de la saignée (slot) ainsi
que de Km concernant la rigidité intrinsèque du vérin plat.
 = KaKmp (1)
En effet, le vérin plat a un rigidité intrinsèque qui empêche sa dilatation lors de la
pressurisation. Le pression d’huile dans le vérin est alors supérieure à celle appliquée par
le vérin à la structure. Le coefficient Km dépend de la pression d’huile et la géométrie du

2
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vérin. La calibration de ce coefficient pour différents vérins plats ont été étudiée par Rossi
(1987). La méthode d’interprétation par l’équation (1) est baptisée dans cette article
« méthode traditionnelle (MT) ».

(a) (b) (c) (d)


p0=σ0 à determiner Pression p1’≠σ1
d0i ; p1’

σ1 ?

(e) (f)

p1=σ1 à determiner

Figure 1. Phasage typique d’un essai au vérin plat

Ce traitement empirique a été appliqué au LSMHM et conduit à des valeurs minimale


et maximale, correspondant aux pressions nécessaires pour ouvrir la saignée relative aux
distances inter plot entre les deux niveaux de plots (plots proches et éloignés) (Figure 3).
Cette estimation fournit un intervalle de mesure avec une incertitude qui peut être
conséquente suivante les conditions d’essai. Les analyses de la Figure 1 montrent que la
MT, basée sur le déplacement de référence initial avant sciage, ne peut plus être
appliquée lors des mesures successives au LSMHM. Ajoutons qu’une autre incertitude
n’est pas prise en compte dans la MT ; la pression d’huile dans le vérin plat est
homogène alors que la contrainte orthoradiale n’est pas uniforme dans l’épaisseur du
revêtement et donc n’est pas constante sur la surface du vérin.
L’objectif de ce travail est de proposer une autre méthode d’interprétation de l’essai au
vérin plat adaptée aux mesures réalisées au LSMHM afin de réduire l’incertitude sur la
détermination de la contrainte dans la structure. La méthode a été construite en tenant
compte du fait que le déplacement de référence est connu lors de la première mesure et
que les déplacements de référence successifs ont pu être déterminés à partir d’une
modélisation par codes aux éléments finis (Code_Aster). A la suite, une solution semi-
analytique, décrivant la relation entre la pression d’huile dans le vérin plat et la contrainte
orthoradiale dans le revêtement, est proposée. Elle est utilisée après pour corriger les
différentes mesures réalisées au LSMHM. La comparaison avec l’évolution des
contraintes dans des revêtements, déduite via d’autres types de capteurs, permet de
montrer que la nouvelle méthode d’interprétation permet d’estimer de façon correcte
l’évolution de la contrainte dans le revêtement.

2. Expérimentation au vérin plat au LSMHM


Les vérins plats sont installés au soutènement\revêtement des différentes galeries au
LSMHM, à savoir GCR/GCS/GRD/GER comme les montré dans la Figure 2. La forme
du vérin plat et la disposition des plots de mesure sont présentées dans la Figure 3. Il y
a deux distances des plots : 250 mm et 100 mm. Les mesures correspondant à ces
deux distances sont appelés mesure 1 et mesure 2. Comme le mentionné en
introduction, la particularité au LSMHM est qu’après installation la mesure est suivie

3
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dans le temps via des mesures ponctuelles. Jusqu’à présent, des campagnes de
mesures ont été réalisés sur ces vérins avec des fréquences variables suivant les
galeries dépendantde l’évolution du chargement. Le résultat et l’analyse des mesures
brutes sont discutés dans la section 4.

Figure 2. Position et disposition par section de mesures de vérin plat dans le LSMHM

(a) (b) (c)

Figure 3. Disposition du vérin plat et des plots de mesure

3. Nouvelle méthode d’interprétation (NM)


Cette section est consacrée à proposer une relation analytique entre la pression d’huile
du vérin plat et l’état de contrainte dans le revêtement du tunnel soumis à un chargement
radial isotrope à son extrados. L’essai au vérin plat a été réalisée dans la galerie GCR
(Galerie de Conception Rigide) au LSMHM et est modélisé par codes aux éléments finis
(Code_Aster). Il s’agit d’une modélisation 3D dont la géométrie, le maillage, les conditions
aux limites et le chargement sont montrés dans la Figure 4. Le revêtement de la galerie
GCR est constitué d’un béton coulé sur place de 31 cm d’épaisseur moyenne et 2,15 m
de rayon intérieur. Le comportement du béton est supposé être élastique avec un module
d’Young E = 30 GPa et un coefficient de Poisson  = 0,25. Les lèvres de la saignée sont
bloquées dans la modélisation avant l’installation du vérin plat, leurs déplacement est
libéré lors de la libération de la contrainte et soumise à une pression uniforme au moment
où l’essai est effectué. Il faut noter que la taille du vérin plat est petite par rapport à la
taille de la galerie, sa présence par la symétrie n’affecte pas alors celui considéré.

4
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur – Champs-sur-Marne 2018

DX=0

DY=0
DY=0

DZ=0

2m

Figure 4. Modèle en modélisation de l’essai au vérin plat dans la galerie GCR

Notons que
 u01
0 0
et u02 sont des déplacements de référence avant de sciage correspondant au
chargement initial 0 ;
 p1m, p2m sont les pressions d’huile au vérin plat nécessaires pour restaurer les
déplacements de référence aux points de jauge P1, P2 : u1  u01 0
et u2  u02
0
à une
mesure donnée et à un chargement   0 ;
 u01 et u02 sont des déplacements des points de jauge P1, P2 correspondant au
chargement  et à une structure intacte (sans saignée) ;
 p1, p2 sont les pressions d’huile au vérin plat nécessaires pour restaurer les
déplacements u1 = u01 et u2 = u02 correspondant au chargement  ;
La modélisation de l’expérimentation au vérin plat consiste à : (1) calculer les
déplacements de références u01 0 0
et u02 à l’état initial correspondant au chargement 0
avant le premier test ; (2) déterminer les déplacements initiaux u01, u02 aux points P1, P2
avant de scier correspondant au chargement actuel  (ces déplacements sont inconnus
en expérimentation) ; (3) calculer les déplacements u1, u2 après la création de la saignée
avec le chargement actuel  ; (4) calculer les pressions d’huile théoriques p1, p2 pour
annuler les déplacements induits par la présence de la saignée, i.e. u 1 = u01 et u2 = u02 ;
(5) calculer les pression mesurées p1m, p2m pour remonter aux déplacements de
référence u1  u01
0
et u2  u020
. Ils s’agissent donc de trois calculs directs en éléments finis
et deux analyses inverses. En réalité, l’essai donne p1m, p2m tandis que p1, p2 sont reliés
au chargement actuel  et donc à l’état de contrainte dans le revêtement.
La relation entre la contrainte dans le revêtement et les pressions p 1m, p2m (après la
correction par les coefficients Km, Ka) est élaborée par l’intermédiaire des pressions p 1, p2.
Dans ce qui suit, la relation entre  et p1, p2 est étudiée dans un premier temps et celle
entre p1, p2 et p1m, p2m dans un deuxième temps.
La solution élastique d’un tube soumis à une pression uniforme à l’extérieur c s’écrit
2
Rext (r 2  Rint
2
) 2
Rext (r 2  Rint
2
)
  c 2 2 2
;   c
2 2 2 (2)
r (Rext  Rint ) r (Rext  Rint )

 2
Rext r 2
Rext 2
Rint 
ur  c    (3)
 2(  G )(R 2  R 2 ) 2G(R 2  R 2 )r 
 ext int ext int 

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Les déplacements u01 et u02 à l’état intact (avant sciage), sous un chargement isotrope
considéré, sont calculés à partir du déplacement radial dans l’équation (3).
u01  ur (Rint ).sin q1 ; u02  ur (Rint ).sin q2 (4)
où sin = Z/Rint avec Z1 = 12.5cm et Z2 = 5.0cm.
Les déplacements u1, u2 après la création de la saignée sont déterminés par la
simulation numérique. Les pressions p1, p2 sont obtenues par l’analyse inverse en
vérifiant les conditions u1=u01 et u2=u02. Les variations de p1, p2 versus , pour différents
chargement variant de 0,5 à 2,5 MPa, sont présentées dans la Figure 5. Les résultats
montrent que les pressions p1, p2 varient linéairement en fonction de la contrainte
orthoradiale à l’intrados du revêtement . Des relations suivantes sont déduites.
p1  C1  1.4295 ; p2  C2  1.1013 ; p1 / p2 ~ 1.3 (5)

Figure 5. Variations de p1, p2 en fonction de 


La simulation en éléments finis permet d’exprimer ensuite les pressions pi en fonction
de celles pim (i = 1,2). Pour cela, plusieurs chargements initiaux 0 sont considérés et les
déplacements correspondants u01 0
et u020
sont calculés. Pour chaque 0, les pressions pi
et pim sont déterminés pour différents chargements. La Figure 6 présente
respectivement les variations de p1m en fonction de p1 et p2m en fonction de p2, pour
différents chargements initiaux 0. Nous observons que les courbes pim vs pi (i=1,2) sont
des lignes parallèles, c’est-à-dire ces lignes ont une même tangence Cim :
pim  [Link]  bi  i  1,2 (6)
Les résultats graphiques donnent C1m = 1,3104 et C2m = 1,1055. Le coefficient bi
dépend du chargement initial 0. Lors que  = 0, pim = pi où pi est relié à 0 par les
équations (5) et (2). Ces analyses donnent
2
2Rext
bi  (1  Cim Ci 2 2
 0 (i  1,2) (7)
(Rext  Rint )
En substituant les équations (5) et (7) dans l’équation (6), cette dernière peut s’écrire :
2R 2
pim  CimCi   (1  Cim Ci 2 ext 2  0 (i  1,2) (8)
(Rext  Rint )
ou
2
1 (C  2Rext
  pim  im 2 2
 0 (i  1,2) (9)
CimCi Cim (Rext  Rint )

6
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 qui exprime la contrainte orthoradiale à l’introdos du revêtement à partir de la


pression d’huile au vérin plat. Au LSMHM, le vérin plat est installé juste après la mise en
place du soutènement ou avant le début du chargement des revêtements, c’est-à-dire et
pour les deux cas que 0  0. Cela entraine :
p
pim  CimCi  ; p1m  1.8732 ; p2m  1.2175 et 1m  1.54 (10)
p2m
Ces analyses théoriques ci-dessus montrent deux pressions d’huile du vérin plat p1m et
p2m permettant d’annuler les déplacements aux points P1, P2 et conduisant à une seule
valeur de contrainte . En pratique de mesure, les valeurs  déduites de p1m et p2m
sont généralement différentes et la moyenne peut être considérée comme étant la
contrainte mesurée.
50 30
sig0=0.5
sig0=0.5
sig0=1 sig0=1
sig0=1.5 25 sig0=1.5
40 sig0=2
sig0=2
Linéaire (sig0=0.5)
Linéaire (sig0=0.5)
20 Linéaire (sig0=1)

Pression p2m (MPa)


Linéaire (sig0=1)
Pression p1m (MPa)

Linéaire (sig0=1.5)
30 Linéaire (sig0=1.5) Linéaire (sig0=2)
Linéaire (sig0=2)
15 y = 1.1055x - 0.461
y = 1.1055x - 0.923
20 y = 1.3104x - 1.761 y = 1.1055x - 1.384
y = 1.3104x - 3.521 10
y = 1.1055x - 1.845
y = 1.3104x - 5.283
10 y = 1.3104x - 7.043
5

(a) (b)
0 0
0 10 20 30 40 0 5 10 15 20 25 30
Pression p2 (MPa)
Pression p1 (MPa)

Figure 6. Relations entre p1 vs p1m et p2 vs p2m


La démarche peut être utilisée pour d’autres tunnels mais les coefficients devront être
identifiès de nouveau en fonction de la géométrie du vérin plat, de la distance entre les
plots et de la géométrie du tunnel.

4. Application de la méthode proposée à l’interprétation des mesures au LSMHM


Deux mesures de pression p1m, p2m au vérin plat sont déduites en fonction de
l’éloignement des plots de mesures (1 et 2 dans la Figure 3a). Ces deux pressions
donnent les pressions appliquées aux lèvres de la saignée p1m, p2m après la correction
par la MT (équation (1)). La NM montre que p1m, p2m correspondent à un seul état de
contrainte dans le revêtement. L’évolution des trois valeurs p 1m, p2m et  en fonction du
temps sont montrée dans la Figure 7 pour une section à trois vérin dans la galerie GCR.
On observe que la différence entre les deux méthodes est de plus en plus marquée au
cours du temps ce qui est logique selon l’équation (10). Que ça soit en comparant
directement avec p1m et p2m ou avec leur moyenne. La contrainte issue de cette
interprétation du test au vérin plat est proche de celle déduite par la mesure de cordes
vibrantes

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Figure 7. Comparaison des évolutions de la contrainte dans le revêtement de la galerie


GCR obtenues par la MT et la NM

5. Conclusions
Ce travail propose une nouvelle méthode d’interprétation de l’essai au vérin plat installé
au revêtement des tunnels afin de suivre l’évolution de la contrainte au cours du temps. Il
s’agit d’une formulation analytique exprimant la relation linéaire entre la contrainte
orthoradiale appliquée dans le revêtement, et la pression d’huile dans le vérin plat, pour
restaurer le déplacement des plots de mesure à un instant t à la position avant sciage.
Cette relation dépend de la géométrie de la galerie, de la géométrie de l’essai (saignée,
vérin plat, position des plots, …) et du chargement initial. Le chargement à l’extrados du
revêtement est supposé uniforme.
La méthode est utilisée actuellement au LSMHM pour déterminer et suivre l’évolution
des contraintes dans les revêtements. Cette méthode d’interprétation permet d’avoir une
meilleure détermination de la contrainte orthoradiale cohérente avec les mesures
déduites par d’autres techniques expérimentales.

6. Références bibliographiques
ASTM C 1196-04. (2004). Standard Test Method for In Situ Compressive Stress Within
Solid Unit Masonry Estimated Using Flatjack Measurements. ASTM International, West
Conshohocken, USA.
ASTM C 1197-04. (2004). Standard Test Method for in situ measurement of masonry
mortar joint shear strength index. ASTM International, West Conshohocken, USA.
Abdunur C., (1985) – Mesure de contraintes sur ouvrages d’art par une méthode de
libération miniaturisée. Bulletin de liaison des Laboratoires des Ponts et Chaussées,
n°138, juillet-août 1985, LCPC, pp 5-14.
Le Mouel A., Philippe J., Robert J. (1994). Essai au verin plat: suivi des déformations et
contraintes. XIII ICSMFE New Delhi, Inde.
Rossi P. (1987). Recent Developments of the Flatjack Test on Masonry Structures.
Proceedings of the Second joint USA-Italy Workshop on Evaluation and Retrofit of
Masonry Structures. August 18-29, 1987.
Zghondi J., Vu M.N., Armand G. (2017). Mechanical behavior of different concrete
lining supports in the Callovo Oxfordian claystone. 7th International conference on Clays in
Natural and Engineered Barriers for Radioactive Waste Confinement, Davos, Switzerland,
24-27 Septembre 2017.

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