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La Couche Reseau

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gilto edouard
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UNIVERSITÉ D’ANTSIRANANA

------ooo0ooo-------

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTSIRANANA


------ooo0ooo-------
MENTION : GENIE ELECTRIQUE
PARCOURS : STIC
Niveau L3
------ooo0ooo-------

RAPPORT DE L’EXPOSE DU COUCHE RESEAU

1er RAPPORT

Réaliser par :
 JAOMANAFANA Jean Fredon

 NDIAMENA Edouard Gilto

 OMAR Orinella

 RAHARIANTENAINA Fabrito

 RANDRIANIRINA NOMENJANAHARY Pascal

 VELONDAHISOA Francial Gaetan

 TOTOZAFY Sergio

Enseignant : RAMANAN’HAJA HeryTiana

Année Universitaire : 2019-2020

0
TABLE DE MATIERE

I. INTRODUCTION ................................................................................................. 2
1. Introduction sur la couche réseau :................................................................ 3
1.1. La commutation de circuits : ................................................................... 4
1.2. La commutation de paquets : .................................................................. 4
2. Le protocole Internet...................................................................................... 5
2.1. Le protocole ARP .................................................................................... 5
2.2. Le protocole RARP ................................................................................. 7
2.3. Compatibilité ........................................................................................... 8
2.4. Client et serveur sur des segments différents ......................................... 9
2.5. Le protocole IGMP ................................................................................ 10
3. Adressage IPv4 et IPv6 ............................................................................... 12
3.1. Adresses IPv4 ....................................................................................... 12
3.2. Adressage IPV6 .................................................................................... 14
3.3. Transition IPv4 – Ipv6 ........................................................................... 15
4. Routage ....................................................................................................... 15
4.1. La table de routage ............................................................................... 15
4.2. Type de routage .................................................................................... 17

1
1. INTRODUCTION
La couche réseau est la partie du processus de communication Internet où ces
connexions se produisent, en envoyant des paquets de données dans les deux sens
entre différents réseaux. Dans le modèle OSI à 7 couches, la couche réseau est la
couche 3. L'Internet Protocol (IP) est l'un des principaux protocoles utilisés au niveau
de cette couche, avec plusieurs autres protocoles de routage, de tests et de
chiffrement. Pour qu’on peut donner plus d’explication, on va voir d’abord en premier
lieu l’introduction sur la couche réseau, ensuite en seconde lieu les protocoles qui
interagit sur la couche réseau, puis l’adressage IPV4 et IPV6 et en fin le routage.

2
1. Introduction sur la couche réseau :

La couche 3 désigne la couche réseau du modèle OSI. La couche réseau a pour objet
l'identification de l'adresse des nœuds voisins sur le réseau, la sélection des itinéraires
et de la qualité de service, ainsi que la confirmation des messages entrants destinés
aux domaines des hôtes locaux et leur transfert à la couche transport. Elle fournit des
services à la couche transport (acheminement des messages à travers le réseau,
contrôle de congestion, et plus généralement, de la gestion de la qualité de service,
interconnexion de réseaux hétérogène, etc.).

La couche réseau s’occupe de :

 Router les informations dans le réseau


 Trouver et mettre à jour les routes
 Détecter nouveaux liens
 Détecter les pertes de liens et problèmes de congestions

Sur internet : protocoles IP

 IPv4 : le plus courant, mais on arrive à bout des adresses disponibles


 IPv6 : le nouveau, partiellement en place
Deux types de service :
Non connecte : les datagrammes sont acheminés indépendamment les uns des
autres.
Ex : IP (Internet Protocol).
Connecte : un chemin (ou circuit virtuel) est établi à la connexion, et libéré à la
fin de la transmission. Lors d’une connexion, tous les paquets utiliseront un
même chemin.
Ex : X25.3, ATM (Asynchrone Transfert Mode)
Comparaison entre datagrammes et circuit virtuel
Datagramme Circuit virtuel

Phase établissement Non nécessaire Requise

Adresses complètes
Adressage Numéro de circuit
(source et destination)
Chaque paquet est La même pour tous les
Routage
indépendant paquets

3
Impact d’une panne Aucun (sauf paquets Tous les CV de ce
d’un routeur perdus) routeur sont supprimés

Qualité de service Difficile à garantir Facile (relativement)

Contrôle de
Difficile Facile (relativement)
congestion

1.1. La commutation de circuits :

Par analogie à la commutation de circuits électriques que nous connaissons pour le


téléphone, l'adresse n'est communiquée qu'au début de la connexion, et le paquet
reçoit un identifiant sur chaque tronçon entre 2 commutateurs. L'identifiant est plus
court et les commutateurs ont moins de travail à fournir car l'identifiant peut avoir un
lien direct avec le numéro de port de sortie du commutateur. Dans le cas de circuits
réels, la liaison est réservée de bout en bout et ne peut être utilisée par d'autres. Dans
le cas de circuits virtuels, il y a surréservation du réseau et le réseau s'adapte en
fonction de la demande de chacun. Ainsi, si 2 correspondants ne dialoguent plus
ensemble, mais n'ont pas encore rompus la communication, la bande passante qui
leur était allouée est redistribuée sur le réseau.
1.2. La commutation de paquets :

Pour acheminer un paquet à travers un réseau de routeurs (ou commutateurs) une


autre solution a vu le jour : L'acheminement par adresse de datagrammes comme dans
IP.

Le paquet est trié dans chaque routeur en fonction de son adresse de destination ;
cela demande plus de puissance de calcul que dans le cas de la commutation de
circuit, mais c'est simple à mettre en œuvre.

4
2. Le protocole Internet

Dans la couche réseau, il y a trois types de protocoles, la figure suivante représente


ces couches qui interagit dans la couche réseau ;

2.1. Le protocole ARP

Le protocole ARP a un rôle phare parmi les protocoles de la couche Internet de la suite
TCP/IP, car il permet de connaître l'adresse physique d'une carte réseau
correspondant à une adresse IP, c'est pour cela qu'il s'appelle Protocole de résolution
d'adresse (en anglais ARP signifie Address Resolution Protocol).

Chaque machine connectée au réseau possède un numéro d'identification de 48 bits.


Ce numéro est un numéro unique qui est fixé dès la fabrication de la carte en usine.
Toutefois la communication sur Internet ne se fait pas directement à partir de ce
numéro (car il faudrait modifier l'adressage des ordinateurs à chaque fois que l'on
change une carte réseau) mais à partir d'une adresse dite logique attribuée par un
organisme: l'adresse IP.

Ainsi, pour faire correspondre les adresses physiques aux adresses logiques, le
protocole ARP interroge les machines du réseau pour connaître leur adresse
physique, puis crée une table de correspondance entre les adresses logiques et les
adresses physiques dans une mémoire cache.

5
Lorsqu'une machine doit communiquer avec une autre, elle consulte la table de
correspondance. Si jamais l'adresse demandée ne se trouve pas dans la table, le
protocole ARP émet une requête sur le réseau. L'ensemble des machines du réseau
vont comparer cette adresse logique à la leur. Si l'une d'entre-elles s'identifie à cette
adresse, la machine va répondre à ARP qui va stocker le couple d'adresses dans la
table de correspondance et la communication va alors pouvoir avoir lieu.
2.1.1. Proxy ARP
Le système de proxy ARP permet à une machine, souvent un routeur de répondre à
un ARP sur le réseau local à la place d'une autre, souvent sur un autre réseau qu'il
sait joindre lui-même directement, mais qui ne peut recevoir les trames de diffusion
locales.
Le proxy va alors indiquer sa propre adresse mac à la place de celle de la vraie
machine.
Ce système peut être utilisé en cas de mauvaise configuration de masque réseau ou
pendant la migration d'un réseau vers des sous réseaux derrière des routeurs, car la
base est que pour contacter une machine hors réseau, on doit faire l' ARP avec le
routeur indiquant la route pour la joindre et non avec la machine elle-même.

Dynamic Host Configuration Protocol (DHCP, protocole de configuration


dynamique des hôtes) est un protocole réseau dont le rôle est d’assurer la
configuration automatique des paramètres IP d’une station ou d'une machine,
notamment en lui attribuant automatiquement une adresse IP et un masque de sous-
réseau. DHCP peut aussi configurer l’adresse de la passerelle par défaut, des serveurs
de noms DNS et des serveurs de noms NBNS (connus sous le nom de serveurs WINS
sur les réseaux de la société Microsoft).

La conception initiale d’IP supposait la pré configuration de chaque ordinateur


connecté au réseau avec les paramètres TCP/IP adéquats : c’est l’adressage statique
(nommée également IP fixe). Sur des réseaux de grandes dimensions ou étendues,
où des modifications interviennent souvent, l’adressage statique engendre une lourde
charge de maintenance et des risques d’erreurs. En outre, les adresses assignées ne
peuvent être utilisées si l’ordinateur qui détient cette adresse IP n’est pas en service :
un cas typique où ceci pose un problème est celui des fournisseurs d’accès à internet
(FAI ou ISP en anglais), qui ont en général plus de clients que d’adresses IP à leur
disposition, mais dont les clients ne sont jamais tous connectés en même temps.

DHCP apporte une solution à ces trois inconvénients :


6
 seuls les ordinateurs en service utilisent une adresse de l’espace d’adressage ;

 toute modification des paramètres (adresse de la passerelle, des serveurs de


noms) est répercutée sur les stations lors du redémarrage ;

 la modification de ces paramètres est centralisée sur les serveurs DHCP.

Le protocole a été présenté pour la première fois en octobre 1993 et est défini par la
RFC 15311, modifiée et complétée par les RFC 15342, RFC 21313 et RFC 21324. Ce
protocole peut fonctionner avec IPv4 ; il fonctionne aussi avec IPv6 et il est alors
appelé DHCPv6. Toutefois, en IPv6, les adresses peuvent être auto configurées sans
DHCP.

2.2. Le protocole RARP

Le protocole RARP (Reverse Address Resolution Protocol) est beaucoup moins


utilisé, il signifie Protocole ARP inversé, il s'agit donc d'une sorte d'annuaire inversé
des adresses logiques et physiques.

En réalité le protocole RARP est essentiellement utilisé pour les stations de travail
n'ayant pas de disque dur et souhaitant connaître leur adresse physique...

Le protocole RARP permet à une station de connaître son adresse IP à partir d'une
table de correspondance entre adresse MAC (adresse physique) et adresses IP
hébergée par une passerelle (Gateway) située sur le même réseau local (LAN).

Pour cela il faut que l'administrateur paramètre le Gateway (routeur) avec la table de
correspondance des adresses MAC/IP. En effet, à la différence de ARP ce protocole
est statique. Il faut donc que la table de correspondance soit toujours à jour pour
permettre la connexion de nouvelles cartes réseau.

RARP souffre de nombreuses limitations. Il nécessite beaucoup de temps


d'administration pour maintenir des tables importantes dans les serveurs. Cela est
d'autant plus vrai que le réseau est grand. Cela pose les problèmes de la ressource
humaine, nécessaire au maintien des tables de correspondance et des capacités des
matériels hébergeant la partie serveur du protocole RARP. En effet, RARP permet à
plusieurs serveurs de répondre à des requêtes, bien qu'il ne prévoit pas de
mécanismes garantissant que tous les serveurs soient capables de répondre, ni même
qu'ils répondent de manière identique. Ainsi, dans ce type d'architecture on ne peut
avoir confiance en un serveur RARP pour savoir si à une adresse MAC peut être liée
7
à une adresse IP parce que d'autres serveurs ARP peuvent avoir une réponse
différente. Une autre limitation de RARP est qu'un serveur ne peut servir qu'un LAN.

Pour pallier les deux premiers problèmes d'administration, le protocole RARP peut être
remplacé par le protocole DRARP, qui en est une version dynamique. Une autre
approche, consiste à utiliser un serveur DHCP, qui lui, permet une résolution
dynamique des adresses. De plus, DHCP est compatible avec le protocole BOOTP.
Comme ce dernier il est routable ce qui permet de servir plusieurs LAN. Il ne marche
qu'avec IP.

Format d’un paquet IP

32 bits

0 3 4 7 8 15 16 18 19 31

Version Longueur Type de


Longueur totale (octets)
=4 en-tête service

Identification 0 D M Fragment offset


F F
20
octets Durée de vie (TTL) Protocole Checksum de l’en-tête

Adresse IP source

Adresse IP destination

Option (s’il y en a)

Données (de la couche / du protocole du niveau supérieur)

2.3. Compatibilité

La plupart des systèmes d’exploitation ont des clients DHCP v4.

Windows 2000, 98 ne gèrent pas nativement IPv6 (à l’inverse de Windows Vista,


Microsoft Windows 7 et suivants). IPv6 est disponible sous XP en rentrant la
commande « ipv6 install » dans un terminal Windows. Il existe plusieurs solutions pour
pallier ce problème [archive] d’absence d’IPv6 notamment l’installation d’une solution
libre [archive]. Un serveur DHCPv6 est disponible dans Windows Server 2008.

8
Plusieurs clients et serveurs libres pour DHCP v4 et v6 sont disponibles pour les
plates-formes BSD (FreeBSD/NetBSD/OpenBSD/Apple Mac OS X) ainsi que les
plates-formes POSIX (Linux/ « UNIX-like »). Là encore il convient de vérifier lesquelles
gèrent IPv4 seulement ou IPv4 et IPv6.
2.3.1. Renouvellement du bail
Les adresses IP dynamiques sont octroyées pour une durée limitée (durée du bail, ou
lease time), qui est transmise au client dans l’accusé de réception qui clôture la
transaction DHCP.

La valeur T1 (par défaut, 50 % de la durée du bail) qui l’accompagne détermine la


durée après laquelle le client commence à demander périodiquement le
renouvellement de son bail auprès du serveur qui lui a accordé son adresse. Cette
fois, la transaction est effectuée par transmission IP classique, d’adresse à adresse.

Si, lorsque le délai fixé par la deuxième valeur, T2 (par défaut, 87,5 % de la durée du
bail), est écoulé et que le bail n’a pas pu être renouvelé (par exemple, si le serveur
DHCP d’origine est hors service), le client demande une nouvelle allocation d’adresse
par diffusion.

Si, au terme du bail le client n’a pu ni en obtenir le renouvellement, ni obtenir une


nouvelle allocation, l’adresse est désactivée et il perd la faculté d’utiliser le réseau
TCP/IP de façon normale.
2.4. Client et serveur sur des segments différents

Lorsque le serveur DHCP et le client ne figurent pas sur le même segment Ethernet,
les diffusions émises par ce dernier ne parviennent pas au serveur parce que les
routeurs ne transmettent pas les diffusions générales (broadcast). Dans ce cas, on
utilise un agent de relais DHCP.

L'hôte particulier qui contient l'agent relais est configuré avec une adresse IP statique,
et lors de la configuration de l'agent, on indique l’adresse d’un serveur DHCP auquel
il faudra transmettre les découvertes DHCP qui lui parviennent sur le port 67 (écouté
par le programme agent de relais). Il diffuse sur son segment (qui est aussi celui du
client) les réponses qu’il reçoit du serveur DHCP.

L'agent relais est un programme que l'on active sur une ou plusieurs interfaces de
l'hôte qui sera chargé de relayer la requête DHCP du client lorsque ce dernier n'est
pas sur le même segment que le serveur DHCP. Pour remplir son rôle, l'agent relais
place sa propre adresse IP dans le champ GIADDR de la trame DHCP qu'il a reçu du
9
client. Il transmet ensuite cette trame en unicast, directement à l'adresse du serveur
DHCP qu'on lui a paramétré. Le serveur DHCP utilise le champ GIADDR pour
déterminer le sous-réseau et proposer une adresse dans la bonne étendue d'adresses
IP. Quand le serveur répond à l'agent, il envoie la réponse à l'adresse GIADDR qu'avait
indiqué l'agent relais, encore en unicast. L'agent relais transmet alors la réponse en
broadcast sur le segment Ethernet du client demandeur.

L'agent relais peut être implanté sur un routeur, s'il accepte cette fonctionnalité. On
peut également choisir d'installer l'agent sur un serveur.
2.4.1. Configuration du serveur DHCP
Pour qu’un serveur DHCP puisse servir des adresses IP, il est nécessaire de lui donner
un « réservoir » d’adresses dans lequel il pourra puiser : c’est la plage d’adresses
(address range). Il est possible de définir plusieurs plages, disjointes ou contiguës.

Les adresses du segment qui ne figurent dans aucune plage mise à la disposition du
serveur DHCP ne seront en aucun cas distribuées, et peuvent faire l’objet
d’affectations statiques (couramment : pour les serveurs nécessitant une adresse IP
fixe, les routeurs, les imprimantes réseau…).

Il est également possible d’exclure pour un usage en adressage statique par exemple,
des adresses ou blocs d’adresses compris dans une plage.

Enfin, on peut effectuer des réservations d’adresses en limitant la possibilité d’octroi


de cette adresse au client possédant une adresse physique ou un « client identifier »
donner. Ceci peut s’avérer utile pour des machines dont l’adresse doit rester fixe mais
dont on veut contrôler de manière centrale et automatique les autres paramètres IP.
Ce mécanisme est assuré par l’option 61 (voir RFC 2131).

Une autre option permet de donner toujours la même adresse IP à un équipement


connecté à un port donné. Option 82 (voir RFC 3046)

Lors de l’utilisation sur un même segment de plusieurs serveurs DHCP, l’intersection


des plages d’adresses des différents serveurs doit être vide, sous peine d’ambiguïté
dans les affectations et les renouvellements. En effet, les serveurs DHCP n’échangent
aucune information relative aux baux qu’ils octroient.
2.5. Le protocole IGMP

L’Internet Group Management Protocol (IGMP, définie dans la RFC 1112) est un
protocole qui permet à un hôte de faire connaître son appartenance à un groupe de

10
multidiffusion à des commutateurs et routeurs voisins. L’IGMP est un protocole
standard utilisé par la suite de protocoles TCP/IP pour la multidiffusion dynamique.

Qu’est-ce que la multidiffusion ?

La multidiffusion est un type de transmission réseau qui permet de communiquer d’une


source à un certain groupe de destinations.

Multidiffusion dynamique

Pour configurer correctement la multidiffusion dynamique, vous devez disposer d’un


routeur ou d’un appareil prenant en charge la couche 3, capable de gérer les groupes
de multidiffusion. L’appareil prenant en charge la couche 3 utilise le protocole IGMP
(Internet Group Management Protocol) pour écouter les messages des clients
souhaitant rejoindre et quitter un groupe. L’appareil prenant en charge la couche 3
utilise les messages Rejoindre et Quitter pour ajouter et supprimer des clients du
groupe de multidiffusion. De nombreux appareils prenant en charge la couche 2 sont
capables d’effectuer un IGMP Snooping. L’IGMP Snooping permet à un appareil
prenant en charge la couche 2 de « lire » le trafic IGMP entre les hôtes et les routeurs
(ou les requérants), de déterminer quand les ports rejoignent ou quittent les groupes
de multidiffusion et de transférer dynamiquement le trafic uniquement vers les ports
appartenant au groupe. Un requérant IGMP est capable d’envoyer un message
périodique (appelé requête d’appartenance IGMP) à l’adresse IP de multidiffusion bien
connue, [Link] (tous les hôtes compatibles avec la multidiffusion), à un intervalle
spécifié. Cela permet à un appareil prenant en charge la couche 3 de savoir quels
ports appartiennent aux groupes de multidiffusion.
2.5.1. Fonctionnement du protocole IGMP
Lorsqu’une transmission de multidiffusion démarre, le logiciel ou le service crée un
groupe de multidiffusion. Cette adresse de groupe de multidiffusion se compose d’une
adresse IP avec le premier octet dans la plage 224 à 239 (classe D) et est spécifiée
dans le paquet IP comme adresse de destination pour ce trafic. L’hôte qui lance la
transmission envoie un message (appelé rapport d’appartenance IGMP) à
l’adresse [Link] (tous les routeurs multidiffusion) spécifiant l’adresse du groupe de
multidiffusion. Le commutateur reçoit ce message, ajoute le groupe de multidiffusion à
son tableau et ajoute le port de réception en tant que membre du groupe. Il transmet
également ce rapport à tous les routeurs de multidiffusion. Le routeur ajoute ensuite
ces hôtes à la table de routage multidiffusion. Tous les hôtes souhaitant devenir

11
membres du groupe envoient également des messages pour rejoindre le groupe. Le
commutateur intercepte ces messages et ajoute les ports de réception en tant que
membres du groupe. Il transmet également ces messages au routeur de multidiffusion.
L’intégralité du trafic envoyé à l’adresse de destination de la multidiffusion est
transférée uniquement vers les ports appartenant au groupe spécifié. Afin de maintenir
les informations d’appartenance à jour, le requérant IGMP continue d’envoyer des
requêtes d’appartenance. Tous les hôtes qui souhaitent rester dans le groupe doivent
répondre à ces requêtes. Si les hôtes du groupe ne répondent pas dans un délai
spécifié, le commutateur supprime ces ports de la table de groupe. Une fois que tous
les membres ont quitté le groupe de multidiffusion, le commutateur supprime l’adresse
de multidiffusion de sa table.

3. Adressage IPv4 et IPv6

3.1. Adresses IPv4


3.1.1. Format d’adresses IPv4
Les adresses IP sont composées de 4 octets. Par convention, on note ces adresses
sous forme de 4 nombres décimaux de 0 à 255 séparés par des points. L'originalité de
ce format d'adressage réside dans l'association de l'identification du réseau avec
l'identification de l'hôte. La partie réseau est commune à l'ensemble des hôtes d'un
même réseau, La partie hôte est unique à l'intérieur d'un même réseau
Exemple : [Link]

12
3.1.2. Classe d’adresse IPv4
 Classe A :
 Le premier octet a une valeur comprise entre 1 et 126 ; soit un bit de poids
fort égal à 0. Ce premier octet désigne le numéro de réseau et les 3 autres
correspondent à l'adresse de l'hôte.
 Classe B :
 Le premier octet a une valeur comprise entre 128 et 191 ; soit 2 bits de poids
fort égaux à 10.
 Les 2 premiers octets désignent le numéro de réseau et les 2 autres
correspondent à l'adresse de l'hôte.
 Classe C :
 Le premier octet a une valeur comprise entre 192 et 223 ; soit 3 bits de poids
fort égaux à 110.
 Les 3 premiers octets désignent le numéro de réseau et le dernier
correspond à l'adresse de l'hôte
 Classe D :
 Le premier octet a une valeur comprise entre 224 et 239 ; soit 4 bits de poids
fort égaux à 1110.
 Il s'agit d'une zone d'adresses dédiées aux services de multidiffusion vers
des groupes d'hôtes (host groups).
 Classe E :
 Le premier octet a une valeur comprise entre 240 et 255. Il s'agit d'une zone
d'adresses réservées aux expérimentations.
 Ces adresses ne doivent pas être utilisées pour adresser des hôtes ou des
groupes d'hôtes.

Nombre Nombre
Classe Masque réseau Adresses réseau de d’hôte par
réseaux réseau

A [Link] [Link] _ [Link] 126 16 777 214

B [Link] [Link] _ [Link] 16 384 65 534

C [Link] [Link] _ [Link] 2 097 152 254


3.1.3. Adresses spéciales
 Adresse réseau :
13
 Host-Id = 00000…000

 Adresse de diffusion (broadcast) :

 Host-Id = 11111…111

 127.x.y.z :

 C'est une adresse de rebouclage (loopback ou encore localhost).

 Le message envoyé à cette adresse ne sera pas envoyé au réseau, il sera


retourné à l'application par le logiciel de pilote de la carte

 Les adresses des réseaux privés :

 La classe A : De [Link] à [Link]

 La classe B : De [Link] à [Link]

 La classe C : De [Link] à [Link]

 Les adresses publiques :

 Le reste des classes A, B et C.

Exemple :

- L’adresse IP d’une machine est : [Link]

- Le masque de ce réseau : [Link]

- Traduit en binaire :

11000000.10101000.00011001.10000100
11111111.11111111.11111111.10000000

- @ réseau (ET Logique)

11000000.10101000.00011001.10000000, Soit : [Link]

- Conclusion : on peut supposer que les machines de ce réseau local ont


pour adresse : 129 à 254
3.2. Adressage IPV6
3.2.1. Fonctionnalités et caractéristiques :
Un adressage hiérarchique sur 128 bits pour étendre les fonctionnalités d’adressage.

Un format d’en-tête simplifié pour améliorer le traitement des paquets.

14
Une prise en charge améliorée des extensions et des options pour optimiser
l’évolutivité et la durée de vie.

Une capacité d’étiquetage de flux comme mécanisme QoS.

Des fonctionnalités d’authentification et de confidentialité pour intégrer la sécurité.


3.2.2. Principaux objectifs de IPv6
Résoudre le problème de l’épuisement des adresses IPv4.

Réduire la taille des tables de routage.

Une capacité d’étiquetage de flux comme mécanisme QoS.

Fournir une meilleure sécurité (authentification et confidentialité). • Gérer la mobilité


des hôtes (auto-configuration).

Permettre une coexistence souple avec IPv4


3.3. Transition IPv4 – Ipv6

 Prévoir des méthodes de coexistence et de transition souples (pas de jour J


pour le passage d’IPv4 à IPv6).
 Permettre la mise à jour des hôtes IPv4 existants.
 Permettre l’installation de nouveaux hôtes ou routeurs IPv6.
 Permettre l’accès en IPv4 aux applications IPv6 des hôtes IPv4 (adresses
IPv4 mappées)
 Deux techniques de transition :
 Double pile logicielle IPv4/IPv6-> adresse IPV4 mappée
 Encapsulation de IPv6 dans IPv4->adresse IPV4 compatible

4. Routage

Le routage consiste à faire passer des données à travers des routeurs, dans le but de
les faire parvenir d’un point A à un point B. c’est-à-dire le routage est donc l’action de
router des paquets d’un réseau à un autre.

4.1. La table de routage


Les routeurs doivent s’assurer que chaque hôte de n’importe quel sous-réseau
communique avec les hôtes de tous les sous-réseaux. Pour implémenter un routage
effectif, il faut que les routeurs sachent prendre des décisions, pour savoir par quel
routeur passer pour arriver à tel sous-réseau. Les routeurs, pour ce faire, utilisent ce

15
qu’on appelle une table de routage. Quand un hôte X du réseau A veut communiquer
avec un hôte Y du réseau B, les paquets seront envoyés au routeur AB qui relie le
réseau A et le réseau B. Dans l’en-tête du paquet (nous allons le voir bientôt) se trouve
l’adresse IP de l’émetteur et celle du destinataire. Le routeur devra donc vérifier dans
sa table de routage comment faire pour arriver au sous-réseau dans lequel se trouve
l’adresse IP du destinataire. Cette table de routage contient les network ID de tous les
routeurs qui sont directement connectés au routeur AB. La table de routage contiendra
également tous les chemins possibles pour atteindre un sous-réseau donné, ainsi que
le coût que cela implique.

Exemple :

 Les traits en noir représentent les câbles qui relient les routeurs entre eux et
les hôtes aux routeurs.
 Les autres traits représentent chaque chemin possible qu’un paquet allant de
A à F peut suivre. Pouvez-vous remarquer la corrélation qu’il y a entre un
chemin et le nombre de saut ? En effet, plus le chemin est long, plus grand est
le nombre de sauts, ce qui est logique.
 Vous pouvez voir que le chemin en vert ne coute que 3 sauts. Il faut
« traverser » 3 routeurs pour arriver à F. C’est le chemin le moins couteux dans
ce réseau.

16
 Le chemin en marron coute 4 sauts, on passe par 4 routeurs avant d’atteindre
F. C’est le deuxième chemin le moins couteux.
 Par contre, le chemin en rouge est le chemin le plus couteux. Il faut passer par
5 routeurs avant d’arriver à F.

4.2. Type de routage


Il existe 4 types majeurs de routage ou méthodologies de routage : unicast,
multicast, broadcast et anycast. Vous avez possiblement déjà entendu ces
termes. Nous allons aborder chacun d’eux.

4.2.1. Unicast : un seul destinataire


L’unicast consiste à transmettre les paquets à un seul destinataire (uni
comme unique, un). Un exemple de routage unicast est lorsque vous visitez
une page web toute bête, du genre [Link]. Pas de grosse infrastructure,
on est à peu près certain que la requête ne peut aller que d’un client à un
serveur précis.

4.2.2. Multicast : restriction à un groupe


Le multicast, c’est un peu comme effectuer plusieurs unicast à un groupe
déterminé, mais en n’utilisant qu’une seule adresse. Sur un réseau, différents
hôtes peuvent s’abonner ou se retirer d’un groupe pour recevoir des données
sans que l’émetteur n’ait quoi que ce soit à changer. Cela a diverses
applications, comme la transmission d’informations de routage ou encore la
diffusion de flux multimédia. Les récepteurs sont alors sous une même adresse
IP multicast. L’adresse logique utilisée dépend intimement du protocole utilisé.
Dans le cas de protocoles de routage, RIPv2 utilisera l’adresse [Link] pour
multicaster des paquets, tandis qu’OSPF utilisera l’adresse [Link] pour
envoyer de paquets de signalisation « Hello » aux routeurs du réseau physique.

4.2.3. Le broadcast
Le broadcast, c’est simple : on envoie à tout le monde. Bon, en vrai, il y a
quelques subtilités. On peut envoyer des paquets en broadcast sur son réseau
logique. Nous avons vu lors des chapitres sur l’adressage que,
conventionnellement, la dernière adresse IP d’un sous-réseau était son
adresse de broadcast. On peut donc l’utiliser pour communiquer avec tous les
hôtes de son propre sous-réseau. Mais il y a une autre possibilité. On peut
utiliser l’adresse [Link]. Avec celle-là, vous pouvez contacter tout le

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monde. Enfin presque. Si ça se retrouvait sur Internet, ce serait un sacré
bordel. Les routeurs ne laissent pas passer ces broadcasts, mais cette adresse
permet d’arroser tous les hôtes de votre réseau physique. Vous vous
souvenez de la différence entre un réseau logique et physique ? Dans le cas
présent, vous pouvez contacter un hôte dans un réseau logique différent du
vôtre s’il est dans le même réseau physique.

4.2.4. Anycast
Nous finissons par le plus compliqué. Le préfixe « any », dans anycast, est un
mot anglais qui signifie « n’importe ». On pourrait croire, à première vue, que
ce type de routage consiste à router des paquets à n’importe qui, ce qui n’aurait
aucun sens. Vous ne pianoteriez pas un numéro au pif sur votre téléphone,
sans savoir à qui il est ni même si le numéro est attribué (ou alors vous être
sacrément tordue). Le principe de l’anycast, c’est de router des paquets au
destinataire le plus proche lorsqu’il existe.
Plusieurs chemins conduisant au même réseau. Si trois routeurs B, C, D
conduisent tous les trois au routeur E, un routeur A enverra alors les paquets
en anycast. Ainsi le plus proche de ces 3 routeurs recevra les paquets et les
acheminera au destinataire final. Le routeur le « plus proche » est déterminé
par le protocole qui est utilisé. Dans le cas de RIP qui mesure la distance par
le nombre de sauts, le routeur le plus proche serait celui qui nécessite le plus
petit nombre de saut. Quand on effectue ce genre de routage, on dit que l’on
« anycaste » (du verbe « anycaster ») les paquets. Ce n’est pas dit que le
dictionnaire soit très d’accord, donc ça reste entre nous !

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