UNIVERSITÉ DE MONTPELLIER
FACULTÉ D’ÉCONOMIE
Année universitaire 2019-2020 - EXAMENS
Année d’étude : Licence 3 Enseignant : Pauline Lectard
Matière : Economie Internationale Date : 27 Mai 2020
Durée : 2 h 15
Début de l’épreuve : 14h Fin de l’épreuve : 16h15
Semestre : 2 Session : 1
Documents autorisés oui non
Dictionnaires autorisés pour les étudiants non francophones oui non
Calculatrices non programmables autorisées oui non
Consignes générales de l’examen :
1. Répondez aux questions directement sur ce document. N’oubliez pas d’inclure votre nom,
prénom et N° étudiant (en haut à gauche de la page N°2).
2. Vous devez rédiger vous-même vos réponses. Le plagiat, quelle que soit l’origine du texte,
sera sanctionné par un zéro.
3. Ne modifiez ni la police, ni l’interligne, ni les marges
4. Une fois terminé, convertir le document avec vos réponses en format pdf.
6. Déposez votre fichier en format pdf sur la plateforme Moodle.
7. Aucune copie ne sera acceptée après 16h15, sauf pour les étudiant(e)s qui disposent
déjà d’une dérogation officielle (tiers temps, etc.).
Si besoin, adresse de contact : [Link]@[Link]
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Prénom :
N° Etudiant :
Exercice 1. Interprétation de figure (Temps estimé : 30 min ; Points : 5 ; Maximum 600
mots)
Commentez et interprétez le schéma suivant.
(Aide pour guider votre réponse) Vos commentaires et interprétations devront répondre à la
question suivante : Quelles sont les différentes formes d’internationalisation des productions,
quelles sont leurs justifications, leurs avantages/inconvénients ?
Les termes propres à l’économie internationale doivent être définis.
N’hésitez pas à illustrer vos propos par des exemples.
Figure 1 : Les formes d’internationalisation des firmes et des productions
Source : Communiquée ultérieurement
Durant ces vingt dernières années, les échanges internationaux ont pris une très grande
ampleur. Les flux d’IDE ont été multipliés par huit.
L’internationalisation des firmes et de la production implique davantage de commerce intra-
branche. Cette internationalisation a entraîné une augmentation des Investissements Directs
Etrangers (IDE).
Il faut savoir que La Firme Multinationale (FM) est une : « entreprise qui contrôle une ou
plusieurs filiales à l’étranger. La création et le développement d’un groupe multinational
passe nécessairement par un investissement transfrontalier. On parle alors d’Investissement
Direct à l’Etranger ». Les FM représentent une part croissante de la production et de
l’emploi.
Aujourd’hui, l’investissement direct à l’étranger constitue le principal instrument utilisé par les
pays pour s’inscrire dans le contexte de la mondialisation, il est au centre de tout comme on
peut le remarquer dans le document ci-dessus.
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Il existe deux type d’IDE :
*Il existe deux types IDE entrants :
-Soit l’entreprise rachète une entreprise déjà existante dans le pays d’accueil. Il y a une
fusion/acquisition c’est-à-dire que deux ou plusieurs entreprises décident de réunir leurs
patrimoines pour ne former qu’une seule entreprise.
-Soit l’entreprise fonde son propre établissement à l’étranger
*les IDE sortants :on a du capital qui sort du pays car les coût de mains d’œuvre sans moins
chère comment on peut le voir dans le documents on fait attention a la stratégie, a la
minimisation des coût salariale et bien évidement a la sous-traitance.
Certaines entreprise délocalise aussi pour des transfert de capitaux, car selon les pays la
politique monétaire n’est pas la même.
Aucun rapport mais Il y a beaucoup d’IDE dans l’électronique et les produits chimiques, mais
surtout technologique qui nous importe car dans le document on peut prendre l’exemple de
la chine quand on nous parle d’assemblage final si fragmentation des processus productif
car il ne font que l’assemblage et ajoute une faible valeur ajoutée.
Les entreprises décident d’investir à l’étranger avec la volonté de s’implanter sur un marché
ou de produire plus efficacement, donc on va s’intéresser au IDE horizontaux et verticaux.
Les IDE horizontaux ont pour objectif de servir le consommateur étranger en produisant
localement. Une firme réalise un IDE horizontal lorsqu’elle réplique à l’étranger ses activités
domestiques. Elle cherche à acquérir des parts de marché en se rapprochant du
consommateur du pays étranger : théorie de la proximité-concentration en comparant les
profits et les coûts des deux alternatives
Les IDE verticaux répondent à un objectif de rationalisation de la production et de recherche
d’efficacité. On chercher à profiter des coûts marginaux de production plus faibles (grâce à
une fiscalité avantageuse, main d’œuvre bon marché… on cherche des gains de coûts). On
délocalise une partie de la production à l’étranger afin de profiter de cout de production plus
faible. La délocalisation d’une partie des activités implique un investissement qui représente
un cout fixe substantiel : le coût fixe donc profitable aux grandes entreprises, mais on a des
coûts variables plus grands: coûts de coordination, coûts de transport des pièces détachées,
coût des retards…
L’objectif des IDE verticaux est principalement de produire à bas coûts. Une variable
déterminante sont les dotations factorielles des pays (=facteur de production L et K, ce peut
être des ressources naturelles, de la main d’œuvres qualifié ou non…). Ils favorisent les
échanges intra-firmes, cad à l’intérieur d’une FM. Les IDE verticaux génèrent des flux
d’investissement de sens Nord-Sud déterminés par les divergences de niveau de
développement des nations
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Exercice 2 : Interprétation de figure (Temps estimé : 30 min ; Points : 5 ; Maximum 600
mots)
Commentez et interprétez la figure suivante.
(Aide pour guider votre réponse) Vos commentaires et interprétations devront répondre à la
question suivante : Le contexte économique mondial au 21eme siècle, quelles
caractéristiques et quels enjeux ?
Figure 2 : « La courbe sourire » / la Smile Curve
Source : Communiquée ultérieurement
Tout d’abord lorsque l’on revient aux extrémités du sourire, on dit qu’on remonte la chaine de
valeur. L’assemblage est l’étage avec le moins d’apport de valeur ajoutée, c’est une forme
de sous-traitance industrielle avec une main d’œuvre peu qualifiée et bon marché. C’est pour
cela que l’on retrouve l’assemblage en bas du sourire
Les 2 courbes de 1970 et 21e siècle sont différentes : avant, on fragmentait moins
qu’aujourd’hui, on fusionnait moins. Si la fragmentation est plus intensive, alors il y a plus
d’étapes, c’est beaucoup plus dur de remonter. C’est pourquoi la courbe est plus marquée.
L’assemblage est l’étape avec le moins d’apport de VA, c’est pourquoi c’est l’étape qui coute
le moins cher, donc la valeur du bien s’explique davantage sur les 2 extrémités. On peut
prendre l’exemple de Apple ou les composants sont assemblés en Chine et elle représente
seulement 5% de la valeur finale
Les déplacements au sein des Chaines de valeurs mondiales sont plus complexes au 21e
que dans les années 70. Les différences de valeur ajoutée plus importantes entre chaque
étape du processus de production, dû à l’hyperspécialisation dans des tâches précises.
On peut aussi dire que la part de la valeur ajoutée sur les exportations décroit au fils des
années car il y a plus de fragmentation, plus d’étapes et plus d’échange. Il y a plus de pays
qui participent à la création du bien donc chaque pays contribue moins à sa création. Il faut
aussi prendre en compte qu’il existe 2 types de production : l’activité de type « ordinary » et
l’activité de type « process ».On prend l’exemple de deux pays qui exportent un produit de
même valeur. Dans l’activité de type « ordinary », l’entreprise produit localement x et y car
elle dispose des matières premières nécessaire, il les assemble et puis elle exporte le
produit. Alors que dans le type « process », l’entreprise importe les inputs, les assemble et
puis exporte le produit.
Maintenant que l’on a qualifié les caractéristique des chaines de valeur mondiales. On va
introduire un indicateur très important « upstreamness »c’est l’indicateur qui sert a mesurer
la distance moyenne des biens jusqu’à leurs utilisation finales. Il faut savoir que plus un bien
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doit être transformé plus il se trouve en amont de la chaîne, contrairement a un bien
directement consommable qui se situera en aval de chaî[Link] cette indicateur nous
permet d’avoir le positionnement dans les chaînes de valeur mondiale.
Les chaine de valeur mondiale sont très débattues dans la littérature : « L’intégration
croissante des pays dans les CVG est porteuse à la fois de risques et d’opportunités »
(OCDE, 2008).
Les CVM ont de nombreux avantages pour ce 21é siècles mais aussi des inconvénients.
Tout d’abord elle permette :
-la création d’emploi
-Attirer des investissement étrangers
-Améliorations des techniques technologiques tel que la communication ou encore
l’absorption des connaissances des pays étrangers
Cependant les CVM ne sont pas bénéfique pour tous.
Il y a toujours un risques a rester bloqué en bas de la chaînes de valeur(au creux du Smile}
avec de faibles valeur ajoutée, il y aussi un risque de marginalisation du fait de l’exclusion
des CVM, la volatilité des flux commerciaux
Exercice 3 : Question de réflexion (temps estimé : 60 min ; Points : 10 ; Maximum 1500
mots)
Barrières non tarifaires : quelles sont les raisons de leurs implémentations et quels sont leurs
effets sur les économies en développement ?
Tout d’abord il faut introduire les Barrières non tarifaires(=BNT} aussi appelé Mesures non
tarifaires.
la « mesure non-tarifaires » (MNT) désignent un ensemble de mesures dont la finalité, la
forme juridique et les effets sur l’économie sont divers. Les MNT correspondent à toutes les
mesures publiques autres que les droits de douane, qui influent plus ou moins directement
sur les échanges internationaux. Elles peuvent se répercuter sur les prix et/ou les volumes
des produits échangés mais cela n’est pas garantie contrairement au barrière tarifaires tel
que le droit de douanes qui affecte directement le prix des produits importé et donc
indirectement le volume.
Il faut savoir que les BNT ont pour principal but de mettre en place des « mesures
protectionnistes temporaires » pour protéger l’économie domestique en cas de forte hausse
des importations
Les BNT sont moins transparents que les droits de douane et plus difficile à mesurer. Les
barrières non tarifaires peuvent être :
Les quotas (contingence) : c’est une valeur d’importation imposé qu’il ne faut pas dépassser.
Les importateurs ont des licences d’importation qui leur permet d’importer une quantité
définie de marchandises et cette quantité ne peut être dépasser. L’intérêt pour les firmes est
d’acheter le bien au prix mondial et de le revendre sur le marché domestique a un prix
supérieura celui auquel on a payé . On donne l’opportunité aux entreprises d’importer des
marchandises, pour ensuite les revendre plus chers au sein du marché domestique, et donc
de faire une rente.
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Les subventions à l’exportation : il s’agit d’une aide publique versée aux entreprises qui
vendent tout ou une partie de leur production à l’étranger. Elle peut être fixée en
pourcentage de la valeur du bien ou par unité de bien exporté. Les subventions à
l’exportation peuvent prendre d’autres formes/d’autres avantages comme des prêts, des
apports en capital, des exonérations d’impôts, fourniture de biens et de services. Les
subventions à l’exportation sont en général interdites par l’Organisation mondiales du
commerces.
Les accords SPS de l’OMC sont entrés en vigueur au moment de la création de l’OMC en
1995.
Les normes/mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) sont des formes de protectionnisme
plus indirectes et plus complexes qui « regroupent toutes les mesures visant à protéger la
santé et la vie des personnes et des animaux (mesures sanitaires) et à préserver les
végétaux (mesures phytosanitaires). Ces mesures sont édictées dans un but plus louable
comme la protection comme la protection de la santé ou la sécurité des consommateurs,
mais entraine des restrictions au commerce.
Les accords SPS définissent les règles fondamentales concernant la nocivité des produits
alimentaires, ainsi que les normes sanitaires pour les animaux et les végétaux
Les obstacles techniques au commerce (OTC) : il s’agit de mesures qui rassemblent les
mesures comme l’étiquetage (comme dire le voltage), les normes relatives aux spécifications
technique et exigences de qualité.
« L'Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) vise à faire en sorte que les
règlements techniques, les normes et les procédures d'évaluation de la conformité soient
non discriminatoires et ne créent pas d'obstacles non nécessaires au commerce. De même,
il reconnaît aux Membres le droit de mettre en œuvre des mesures permettant d'atteindre
leurs objectifs légitimes de politique générale, comme la protection de la santé et de la
sécurité des personnes ou la protection de l'environnement. L'Accord OTC encourage
fortement les Membres à établir leurs mesures sur la base de normes internationales afin de
faciliter le commerce. Au moyen des obligations qu'il a établie en matière de transparence, il
vise aussi à créer un environnement prévisible pour les échanges commerciaux » (OMC).
Ces BNT nous ont permis de prendre en compte plusieurs mesures et cela explique en
quelque sorte la raison de leurs implantation
Des mesures temporaires :
Les mesures de circonstances : le but est de protéger le commerce afin de se défendre
contre des pratiques commerciales déloyales des exportations. On se sert de mesures
temporaires lorsqu’on pense qu’il y a des politiques deloyales, comme le dumping.
Mesures antidumping :
mesures (droits de douanes) appliquées en cas de dumping (=quand un bien est vendu à un
prix inférieur à son prix sur le marché domestiques ou un prix inférieur à son coût de
production, on appelle cela de la concurrence déloyale). Les mesures antidumping
dépendent de la taille du secteur et de sa capacité à faire pression. La Chine est la plus
touchée par ces mesures antidumping. Les secteurs principalement touchés sont les
produits chimiques, le fer et l’acier.
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Plus précisément on va voir les Mesure de la protection non tarifaire :
La protection non tarifaire fait référence comme on la dit tout a l’heure aux normes, aux
quotas… La difficulté est de les agréger car il y en a une grande diversité.
Il existe 2 indicateurs :
L’indice de fréquence : nombre de catégories de produits importés qui font l’objet d’une
tarification non tarifaire rapporté au nombre total de produits importés. Mais ne prend pas en
compte l’importance relative de la protection.
L’indice de couverture (qui complète l’indice de fréquence) : valeur des importantes qui font
l’objet d’une barrière non tarifaire rapportée à la valeur totale des importations. Mais cet
indice peut sous-estimer le niveau de protection (en prenant en compte la valeur des
importations). → On regarde la valeur des importations qui sont touchées par les barrieres
non tarifaires.
On peut ajouter que d’après des estimations économétrique : on estime l’effet quantitatif des
mesures non tarifaires sur les importations à un niveau désagrégé. L’effet quantité est
transformé en équivalent tarifaire. Les équivalents tarifaires des BNT est supérieur aux droits
de douanes pour une majorité de biens.
On peut conclure que les Les barrières non tarifaire est la plus grosse barrière d’échange
mais cependant elle permet de protéger la santé et la vie des personnes/animaux/végétaux
mais il faut aussi prendre en compte les pays les plus touchés par les barrières non tarifaires
sont les pays en développement. Cela est logique car il est plus compliqué de faire respecter
ces normes pour le pays émergent mais c’est sur eux qu’il faut ce reposer on peut même
prendre l’exemple du conflit du bœuf entre les Etats-Unis et l’union européenne
La question est est-ce véritablement pour préserver la santé ou les intérêts des producteurs
locaux ? ou cela n’est qu’un prétexte pour maintenir protection des producteurs nationaux ?