Memoire - TFE - SIDIBE Yahaya
Memoire - TFE - SIDIBE Yahaya
Félix Houphouët-Boigny
REMERCIEMENTS
Nos remerciements vont à l’endroit du Directeur de l’ESTP M. KONAN Kouadio Denis, pour
toutes ces années de formation au sein cette école. Également, nous voulons témoigner de notre
profonde gratitude envers :
➢ M. HIEN SIE, Directeur Général du Port Autonome d’Abidjan, pour nous avoir
accueillis au sein de sa structure ;
➢ M. N’DOLI André, Directeur de la Direction de l’Ingénierie et de la Maitrise
d’Ouvrages, pour avoir facilité notre insertion et pour ses conseils avisés ;
➢ M.MONI N’Guessan, Directeur Adjoint de la Direction de l’Ingénierie et de la Maitrise
d’Ouvrages, pour ses conseils ;
➢ M. FALLY Stéphane, notre maître de stage, Chef du Département Etudes Techniques
pour l’encadrement ;
➢ M. DANHIN Thibaut, notre encadreur technique, Chef de service Ouvrages Maritimes
pour sa disponibilité, sa convivialité et l’encadrement reçu ;
➢ M. KAMAN Wilfried, Chef de service VRD, pour sa disponibilité ;
➢ M. BAILLY Gabo Cyprien, enseignant chercheur à l’INP-HB, notre directeur des
études pour son aide ;
➢ Docteur DIABATE Lanciné, notre encadreur pédagogique pour le suivi.
Toutes ces personnes, qui de près ou de loin, ont contribué à l’élaboration de ce document.
I
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
SIGLES ET ABBREVIATIONS
ESTP : Ecole Supérieure des Travaux Publics
II
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
GLOSSAIRE
Amarre (Aussière) : Gros cordage servant à l’amarrage des navires.
Ballast : Double fond des navires utilisé pour stocker du combustible (fuel ballast tank) et pour
lester le navire ou en modifier l'assiette (water ballast).
Bollard : En acier moulé, le bollard est la borne qui sert à fixer à terre les amarres d'un bateau
au port. On l'appelle aussi bitte d'amarrage.
Chenal d'accès : Chemin aménagé sur le plan d’eau et balisé pour le passage des navires.
Navire RORO ou Roulier : Mode de transport utilisant des navires munis de rampes d'accès à
l'intérieur (placées à l'arrière ou sur le côté) et permettant le chargement et le déchargement
de véhicules
Navire vraquier : Il exploite généralement un contrat d'affrètement et peut faire escale dans
n'importe quel port du monde, au gré des offres de chargement.
Tirant d'eau : Pour un navire, c’est la hauteur entre la ligne de flottaison d'un navire et le
niveau inférieur de la quille (partie la plus basse du navire). Pour un plan d'eau : c'est la distance
à la verticale entre le niveau de l'eau et le fond de l’eau ; c'est la profondeur minimum nécessaire
pour que le navire flotte. Il s'exprime en pieds ou en mètres.
Tonnes de ports en lourd (TPL) : Le poids maximal pouvant être chargé à bord d'un navire,
incluant le fret, le ballast et les provisions de bord.
Terminal : Espace constitué d'un quai et d'un terre-plein aménagés spécialement pour recevoir,
manipuler, stocker et évacuer une catégorie de marchandise donnée (conteneurs, hydrocarbures,
etc…).
III
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
AVANT-PROPOS
Le cycle ingénieur de l’ESTP, cycle que nous avons suivi, forme des généralistes dans les
métiers du Bâtiment et des Travaux Publics. A la fin de ce cycle de trois (03) ans, les Elèves
Ingénieur(e)s sont soumis à un Travail de Fin d’Etude (TFE) qui aboutit, après quatre (04) mois
en entreprise, à une soutenance devant un jury d’experts, pour l’obtention du diplôme
d’Ingénieur des Travaux Publics.
C’est dans ce cadre que nous avons effectué notre Travail de Fin d’Etudes (TFE) au sein de la
Direction de l’Ingénierie et de la maîtrise d’Ouvrage (DIMO) du Port Autonome d’Abidjan
(PAA). L’étude, objet de ce rapport, a pour thème : « Contribution à l’élaboration d’un guide
d’utilisation des ouvrages portuaires.».
IV
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
V
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
VI
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
RESUME
Le port autonome d’Abidjan a pour vision d’« Être le premier port de la côte Ouest Africaine
et le Hub port de référence sur la façade atlantique de l’Afrique» . C’est pourquoi, depuis 2012,
il a entrepris plusieurs projets de modernisation. Au regard des grandes sommes investies pour
la réalisation de ses infrastructures et face à la méconnaissance des ouvrages par les exploitants,
il était important pour le port d’Abidjan de prendre des dispositions qui permettront aux
utilisateurs de prendre connaissance de ses ouvrages et de comprendre leur fonctionnement
pour pouvoir mieux les utiliser.
La problématique de ce travail est donc de vulgariser les utilisations convenables des ouvrages
portuaires pour permettre aux exploitants d’en faire un bon usage, afin de garantir leur
durabilité.
De plus, il apparait après analyse, que la plupart des utilisateurs méconnaissaient les fonctions
des ouvrages et leur limite d’exploitation. Ainsi pour garantir une meilleure exploitation des
ouvrages portuaires, il a été proposé un guide constitué d’un plan de surveillance continue des
ouvrages et des notices d’exploitations à suivre durant les opérations portuaires ci-dessous :
➢ Accostage ;
➢ Amarrage ;
➢ Manutention ;
➢ Stockage.
Ces notices basées sur les données conceptuelles visent à orienter les exploitants pour une
exploitation optimale des infrastructures du port d’Abidjan.
VII
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
ABSTRACT
The Autonomous Port of Abidjan's vision is "to be the leading port on the West African coast
and the reference port hub on the Atlantic coast of Africa". Therefore, since 2012, it has
undertaken several modernization projects. In view of the large sums invested for the
construction of its infrastructures and the lack of knowledge of the structures by the operators,
it was important for the port of Abidjan to take measures which will allow users to become
acquainted with its structures and to understand their operation in order to use them better.
The problem of this work is therefore to popularize the appropriate uses of port structures to
allow operators to make good use of them, in order to guarantee their sustainability.
For contribution to the resolution of this problem, it was deemed necessary to first carry out a
diagnosis of the current mode of operation of the structures. This diagnosis revealed practices
that compromise the life span of the port structures, including:
In addition, after analysis, it appears that most users did not understand the functions of the
structures and their operating limits. To ensure better operation of port structures, a guide has
been proposed consisting of a plan for continuous monitoring of the structures and operating
instructions to be followed during port operations below:
➢ Docking;
➢ Mooring;
➢ Handling;
➢ Storage.
These notices, based on conceptual data, aim to guide operators for optimal use of the
infrastructures of the port of Abidjan.
VIII
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS ........................................................................................................................ I
SIGLES ET ABBREVIATIONS .....................................................................................................II
GLOSSAIRE................................................................................................................................. III
AVANT-PROPOS.......................................................................................................................... IV
LISTE DES FIGURES .................................................................................................................. V
LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................................. VI
RESUME .....................................................................................................................................VII
ABSTRACT ............................................................................................................................... VIII
SOMMAIRE ................................................................................................................................. IX
INTRODUCTION GENERALE .................................................................................................... 1
I. CONTEXTE DE L’ETUDE..................................................................................................... 1
II. PROBLEMATIQUE ................................................................................................................ 1
III. OBJECTIFS DE L’ETUDE ..................................................................................................... 2
IV. PORTEE DE L’ETUDE ........................................................................................................... 2
CHAPITRE 1 : GENERALITES .................................................................................................... 3
I. PRESENTATION DU PORT AUTONOME D’ABIDJAN ..................................................... 3
II. GENERALITES SUR LES OUVRAGES PORTUAIRES ................................................... 10
III. PRESENTATION DES TERMINAUX DE L’ETUDE ......................................................... 22
CHAPITRE 2 : ETUDE DIAGNOSTIQUE : CAS DU TERMINAL DE PECHE ..................... 28
I. PRESENATION DU TERMINAL DE PORT DE PECHE ................................................... 28
II. MODE D’EXPLOITATION ACTUEL DU TERMINAL DE PECHE.................................. 29
III. LES CAUSES DES MAUVAISES EXPLOITATIONS ........................................................ 34
IV. LES CONSEQUENCES DES MAUVAISES EXPLOITATIONS ........................................ 35
CHAPITRE 3 : CONTRIBUTION A ELABORATION D’UN GUIDE PRATIQUE POUR
L’EXPLOITATION DES OUVRAGES PORTUAIRES .............................................................. 46
I. PROPOSITION DE LA NOTICE D’EXPLOITATION ........................................................ 46
II. ESTIMATION FINANCIERE DES MESURES POUR LA VULGARISATION DES
NOTICES ...................................................................................................................................... 63
III. DISPOSITIONS COMPLEMENTAIRES ............................................................................. 64
CONCLUSION GENERALE ....................................................................................................... 70
REFERENCES BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................... X
ANNEXES .................................................................................................................................... XI
IX
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
INTRODUCTION GENERALE
I. CONTEXTE DE L’ETUDE
Le Port Autonome d’Abidjan (PAA), poumon de l’économie ivoirienne, grâce à son dynamisme
représente 77% des échanges extérieurs du pays, 60% des activités industrielles, plus de 76%
des recettes douanières (2019). Ainsi ce port, à vocation sous-régionale, a montré au cours des
dix dernières années, sa volonté à améliorer continuellement la qualité de ses services pour
atteindre des niveaux de trafics exceptionnels. Le développement actuel des activités portuaires
impose aux ports de s’y adapter, afin de se maintenir dans le marché qui exige des services de
qualité et des infrastructures standards internationales.
Pour demeurer compétitif, le port d’Abidjan a investi plus de 600 milliards de francs CFA
(période 2012-2020) pour la réalisation de plusieurs projets afin de se positionner comme le
hub port de la sous-région. Ces projets de modernisation changeront à terme la physionomie de
ce grand port de l’Afrique de l’Ouest et permettront d’améliorer ses prestations pour plus de
compétitivité.
Afin de garantir la durée de vie de ses ouvrages, il serait judicieux pour le port d’Abidjan de
disposer des prescriptions de ses infrastructures, afin que les exploitants en fassent une bonne
utilisation. C’est dans ce cadre que s’inscrit le thème de notre mémoire de fin d’études intitulé
: « Contribution à l’élaboration d’un guide pour l’exploitation des ouvrages portuaires. »
II. PROBLEMATIQUE
Le Port Autonome d’Abidjan, dans sa vision d’« Être le premier port de la côte Ouest Africaine
et le Hub port de référence sur la façade atlantique de l’Afrique», a entamé plusieurs projets de
réalisation de nouvelles infrastructures. Cependant, le constat est que les ouvrages actuels du
port sont confrontés à de nombreux problèmes d’exploitation dus à une méconnaissance des
bonnes pratiques. En outre l’utilisation non convenable des ouvrages portuaires a donné lieu à
des dégradations précoces. Aussi ces problèmes d’exploitation peuvent-ils conduire à une
réduction du niveau de service des infrastructures portuaires.
La problématique qui se dégage de cette situation se présente comme suit : Comment amener
les exploitants à utiliser de façon rationnelle les ouvrages portuaires ?
1
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
➢ Quels sont les problèmes liés à l’exploitation des ouvrages du port d’Abidjan ?
➢ La mise en place d’une notice pourra-t-elle garantir la durabilité des ouvrages portuaires ?
1. Objectif général
L’objectif général de cette étude vise à mettre en place un guide pour l’exploitation des ouvrages
portuaires afin de faciliter aux exploitants une utilisation rationnelle et garantir la durabilité des
ouvrages.
2. Objectifs spécifiques
Pour atteindre l’objectif général de cette étude, il a été reparti en plusieurs objectifs spécifiques
qui sont :
Ce travail doit aboutir à l’élaboration d’un guide d’exploitation des ouvrages portuaires avec
des notices réglementant l’exploitation de chaque ouvrage.
2
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
CHAPITRE 1 : GENERALITES
Le domaine portuaire actuel s’étend sur environ 6 km et couvre une superficie d’environ 1.860
hectares dont 860 hectares de terres exploitables, et 1.000 hectares de plan d’eau avec des
profondeurs de 10 à 15 mètres.
➢ Le domaine terrestre qui est défini par le plan de délimitation du Port par le décret n°
98-151 du 15 mars 1998).
➢ Les plans d’eaux constitués par :
• Les plans lagunaires qui sont limités à l’est par la digue du Boulevard Giscard
d’Estaing entre Koumassi et Port Bouet, à l’Ouest par le méridien 04°05
• Le plan d’eau maritime compris dans la zone de pilotage définit par un cercle de
3,5 miles marins centré sur le feu de la jetée Ouest du canal de Vridi et dans toutes
les autres zones ou le pilotage est nécessaire.
La plateforme terrestre de la zone portuaire est constituée d’une Zone Sous contrôle de la
Douane qui constitue la frontière maritime du Port (ZSD) et d’une Zone en Hors de la barrière
Douanière où se déroulent les activités économiques en liaison avec les activités portuaires et
le trafic maritime (ZHD). Le Port d’Abidjan détient une vaste étendue de terre inexploitée
(environ 2.720 hectares), qui constitue une Réserve Foncière (RF).
3
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Le trafic maritime du port d’Abidjan est constitué de trafic national, de trafic en transit et de
transbordement1.
1Le transbordement consiste à faire passer une marchandise d’un moyen de transport à un
autre ; il se fait en zone sous contrôle de la douane et représente moins de 10 % du trafic
maritime.
4
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Marchandises
8585826 8919052 10685247 11034561 11512784 12940868 14403959 14817471 15542318
Générales
Produits de
603959 638923 455472 480143 520625 590243 632564 642449 633041
Pêches
Produits
7925490 7101415 6041618 6636259 6285760 5801498 6926324 7645456 6304047
Pétroliers
Total 17115276 16659389 17182337 18150963 18319169 19332609 21962847 23105376 22479406
Des prévisions de trafics à l’horizon 2023 réalisées par la DEESP permettent de se faire une
idée du trafic maritime à venir :
5
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
La forte volonté du port d’Abidjan à faire face à cette croissance du trafic maritime et à
maintenir sa notoriété de grand port sur la côte Ouest Africaine, entraine le port d’Abidjan vers
un schéma de développement axé sur la réalisation et l’optimisation des plusieurs
infrastructures.
Depuis la création du Port d'Abidjan, plusieurs infrastructures ont été réalisées grâce à une
politique de planification rigoureuse des investissements mise en œuvre pour répondre à
l'évolution du volume et de la nature du trafic et faire ainsi face aux mutations rapides du
transport maritime des trois dernières décennies. Ainsi le développement du Port d'Abidjan s'est
fait principalement grâce à la mise en œuvre de deux (2) plans directeurs :
6
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
➢ La digue de Vridi ;
➢ Les quais sud d'une longueur totale 1 260 m avec cinq (5) magasins cales couvrant
26400 m2
➢ Le terminal à conteneurs de quatre (4) postes à quai ;
➢ Les deuxième et troisième tranche du Port de Pêche ;
➢ Le quai à engrais chimique à la sortie du Canal de Vridi,
➢ La réalisation d'une zone industrielle et d'une zone des industries navales ;
➢ La construction d'une digue d'arrêt de sable à l'Ouest de l'entrée du canal de Vridi ;
l'enlèvement des épis rocheux gênant la navigation dans le Canal de Vridi.
Après la mise en œuvre des deux premiers plans directeurs, un troisième plan directeur a été
élaboré en 1985. Ce dernier prévoyait notamment la réhabilitation et la modernisation du port
existant qui avait déjà montré des signes de saturation, mais aussi et surtout son extension sur
de nouveaux sites (Yopougon, Ile Boulay, Cordon littoral Ouest).
Ce plan n'a malheureusement pas pu être exécuté comme prévu à cause de la crise économique
des années 80 qui a frappé le pays. Cependant, un certain nombre de projets de modernisation
et de réhabilitation des infrastructures et d'acquisition d'équipements de pointe ont pu être
réalisés.
7
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
(Source : Auteur)
Pour ce faire, le Port Autonome d'Abidjan a adopté une stratégie qui s'articule autour de quatre
points principaux :
C'est fort de cette vision stratégique qu'un certain nombre de projets ont été initiés par l'autorité
portuaire d'Abidjan, parmi lesquels le môle du port de pêche, le second terminal à conteneur et
le terminal roulier. Ces projets qui devront soutenir le développement du port à court et à moyen
termes.
8
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
5 Création d'un terminal Disposer d'un quai modernisé suffisamment profond pour
minéralier moderne l'accueil des navires de grande taille à fort tirant d'eau,
Accroissement de la capacité de manutention.
6 Aménagement de la baie Gains d'espace
lagunaire de Vridi
7 Terminal RORO Disposer d'un terminal RORO moderne
Améliorer la compétitivité du port par la réduction du coût de
passage portuaire
Accroître de manière significative le trafic RORO
8 Construction du Pont Vridi La fluidité de la circulation dans la zone portuaire et Vridi.
Biétry
9 Contribuer à la protection de l'environnement marine et
terrestre conformément aux exigences de la convention
MARPOL 73 ;
Construction d'un centre de Améliorer la gestion des déchets liquides au Port d'Abidjan ;
traitement des déchets Mettre à la disposition des navires et des industries une unité
de traitement de leurs effluents, conformément aux
dispositions en vigueur dans le domaine de l'environnement.
9
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
(Source : PAA)
Les ouvrages extérieurs d’un port sont un ensemble d’ouvrages de protection, destiné à protéger
une zone donnée contre la houle et accessoirement contre les courants. Ces ouvrages permettent
ainsi aux navires de trouver un plan d’eau calme avant d’atteindre les postes où ils effectuent
les opérations commerciales. En plus du chenal d’accès et de l’avant-port, il y’a les digues qui
protègent l’avant-port contre l’agitation due à la houle et sont conçues pour résister à l’assaut
des vagues. Ils existent trois types de digues :
10
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Constituées par un noyau de petits enrochements, recouvert par des couches de blocs de plus
grande taille, et du côté mer par une carapace en gros blocs naturels ou artificiels (en béton).
Elles sont capables de résister aux efforts imposés par le déferlement des houles sur le talus.
L’ouvrage est couronné par une structure massive en béton, arasée à un niveau assez élevé au-
dessus de celui de la mer pour éviter son franchissement par les houles déferlantes.
Elles sont constituées, par une muraille de grande hauteur, faite de gros blocs de béton
(supérieurs à 100 tonnes) empilés et liaisonnés par des puits verticaux emplis de béton
légèrement armé, ou par des caissons de béton armé emplis de béton maigre ou d’enrochements.
Cette muraille est fondée sur un massif d’enrochements. Ses dimensions doivent en assurer la
stabilité et éviter qu’elle soit franchie par la houle qui, en se réfléchissant sur la paroi, forme un
clapotis d’amplitude double.
Elles procèdent de l’un et l’autre des types précédents. La muraille et le talus du soubassement
doivent être déterminés pour résister aux efforts des houles déferlantes. Dès que l’amplitude
des houles auxquelles elles sont exposées est forte (plus de 4 m) ou que la profondeur est
importante (supérieure à 20 m), alors les digues deviennent des ouvrages très onéreux : leur
coût varie proportionnellement au carré de leur hauteur.
Les ouvrages intérieurs sont des ouvrages qui permettent a un port de tenir son rôle. Ce sont
des ouvrages tels que :
2.1.Les bassins
Depuis l’avant-port, le navire gagne son poste d’opération qui est établi dans un bassin où le
plan d’eau ne doit pas avoir une forte agitation (supérieure à 80 cm). Lorsqu’il est en
communication directe avec l’avant-port, le bassin est dit “de marée”. La profondeur du bassin
et celle du poste d’opération sont égales à la somme :
11
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Ce sont des ouvrages qui offrent un appui aux navires qui stationnent dans un port pour procéder
à des opérations de transbordements de marchandises ou des voyageurs, d’avitaillement,
d’armements, de remisage, ou de réparation à flot, ou enfin pour attendre la libération d’un
poste d’opération. Ainsi, ils peuvent remplir trois fonctions :
La fonction d’appui du navire est toujours assurée par l’ouvrage. L’amarrage peut être effectué
sur des postes distincts et la liaison avec la terre est assurée par le terre-plein situé directement
derrière l’ouvrage. Le soutien des terres peut être assuré soit par l’ouvrage soit par un ouvrage
accessoire (talus d’enrochements).
Les ducs-d'Albe constituent des points d'appui discontinus pour le flanc latéral des navires.
2.3.Les appontements
Un appontement remplit les deux premières fonctions. C’est un ouvrage d’accostage permettant
le chargement et le déchargement des navires. Il n'assure pas une liaison directe avec les parties
terrestres (où se trouvent les installations de stockage des cargaisons) contrairement aux quais.
Les appontements sont implantés à quelque distance du rivage et ne diffèrent des quais que par
l'absence de terre-pleins.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
(Source : www.planete-tp.com)
✓ Aux efforts horizontaux d'accostage (1) d'amarrage (2), mais n'a pas à retenir des
remblais.
✓ Aux efforts verticaux qui sont : son poids propre et celui des engins de
manutention (3+4) ainsi que les éventuelles cargaisons déposées (5).
2.4.Les ducs-d'Albe
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
(Source : Auteur)
Ce sont les types d’ouvrages que l’on trouve traditionnellement dans les ports et
particulièrement au port d’Abidjan. Dans le cadre de ce travail, on se limite sur le quai du fait
des terminaux concernés par l’étude.
Ces aires de stockage peuvent être couvertes ou non. On constate actuellement que les postes
se spécialisent de plus en plus. Les moyens de stockage suivent eux aussi cette tendance (hangar
réfrigéré, silos, stockage des minerais, des produits pétroliers, etc.). Dans les ports industriels
comme celui d’Abidjan, certaines usines ont des postes de réception spéciaux ou demandent
des aires de stockage primaire (pré-stock) établies en bordure immédiate du plan d'eau.
2.6.Les quais
Un quai est un ouvrage remplissant les trois fonctions d’accostage et d’amarrage, de liaison
avec la terre et de soutènement des terres. Les quais permettent la réalisation de zones de
manœuvre pour les engins de manutention jouxtant le front d’accostage.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
(Source : www.planete-tp.com)
L'ouvrage assure une liaison directe entre le navire et la terre. Il doit résister aux :
✓ Efforts horizontaux (accostage (1), amarrage (2) et la poussée des remblais (2'))
✓ Efforts verticaux (son poids propre (3), les engins de manutention (4) et les charges sur
le terre-plein (5)).
• Altération du béton.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Observation : On constate que, les pratiques qui contribuent à la dégradation des quais durant
les opérations portuaires sont principalement les surcharges et les chocs des navires sur les
quais.
➢ La poutre de couronnement
Quel que soit leur type, les ouvrages d’accostage, exposés à des chocs, comportent toujours un
couronnement en béton très massif (plus ou moins armé), constitué par une poutre longitudinale
coupée de joints de dilation. C’est sur cette poutre que seront fixés les organes d’amarrage
(bollards) et les défenses d’accostage.
➢ Les bollards
Les bollards sont des pièces d’aciers moulés dont la forme permet une bonne fixation des
amarres. Les bollards assurent l'amarrage des navires et transmettre les efforts correspondants
à l'ouvrage. Ils sont disposés le long du front de l’ouvrage, solidement ancrés dans la poutre du
couronnement et doivent pouvoir résister à de fortes tractions, selon la taille du navire et les
actions externes.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Les défenses sont des éléments très déformables qui sont placés sur le front d'accostage. Leur
rôle est de protéger le navire qui accoste et le quai en absorbant la majeure partie de l'énergie
d'accostage et en réduisant les efforts imposés par la coque du navire au quai. On équipe ainsi
les ouvrages, de défenses d’accostage capables d’absorber des énergies qui sont fonction de la
masse du navire et de sa vitesse de dérive au moment de l’accostage.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Selon l’EUROCODE 0 : Norme NF EN 1990, la durée d’utilisation d’un quai est la durée
pendant laquelle, sa structure ou une de ses parties est censée pouvoir être utilisée comme prévu,
en faisant l’objet de la maintenance escomptée, mais sans qu’il soit nécessaire d’effectuer des
réparations majeures.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
2. Terminal roulier
❖ Caractéristiques générales techniques
GENERALITES CARACTERISTIQUES VIE DE L’OUVRAGES
➢ Type d’ouvrage : Quai ➢ Structure : Caisson ➢ Date de démarrage de travaux
➢ Situation géographique : ➢ Longueur de quai :503 m de construction :2015
Treichville ➢ Dimensions de la poutre de ➢ Date de réception : 2020
➢ Type de port : Commercial couronnement : L= 503 m, l = 490 ➢ Entreprise de construction :
/ Spécialisé cm, H= 2,8 m CHEC
➢ Statut de l’ouvrage : Quai ➢ Tirant d’eau : ˗13 m ➢ Date de mise en service :2019
appartenant au PAA ➢ Côte de fondation : ˗14,50 m
➢ Type de bollard :100 T
➢ Nombre de bollards :24
➢ Distance entre bollards :19,43 m
➢ Type de défense : SCK1450 H
➢ Nombre de défenses : 32
➢ Distance entre défenses :15 m
➢ Nombre d’échelles :06
➢ Charge d’exploitation : 6 𝑇⁄𝑚2
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Largeur
Longueur moyenne Tirant d’eau
Type de navire moulée Observation
(LOA (m)) (T (m))
(B (m))
Post Panamax 50 000GT 200 32,3 10,0 Navire futur
50 000DWT vraquier 207 32,2 12,7 Navire futur
(Source : PAA)
Capacité
Nom du projet Types de cargo Unités
prévue
Véhicules Véhicules/an 120 000
Roro Terminal
Marchandises générales Tonnes/an 300 000
(Source : PAA)
Le terminal roulier dispose d’une zone de 8 ha avec un front fonctionnel de 500 m de large, une
zone de parking pour les véhicules de 32 296 m2 et une zone d’enregistrement des véhicules
de 5 632 m2 et un parc de stockage de marchandises générales de 8 712 m2.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Quai Ouest
TC 2 (750 m)
Quai
Sud TC2 TC2
(500 m) (37,5 ha)
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Lorsque le navire arrive au port en fonction de ses caractéristiques (tirant d’eau et longueur), il
est d’abord affecté à un quai afin les opérations suivantes y soient effectuées :
A l’accostage, le navire doit accoster avec une vitesse faible. En effet, compte tenu de sa masse,
il impose au quai un effort horizontal pouvant atteindre des centaines de tonnes. Pour cela, des
défenses déformables sont posées devant le quai pour absorber l’énergie d’accostage et les
amarres sont par la suite accrochés aux bollards pour le stabiliser à quai. Cependant, face à
l’augmentation de la demande, les quais du terminal de pêche sont souvent encombrés par
l’accostage de plusieurs navires au même moment. Ainsi, pour l’amarrage de ces navires, les
bollards sont fortement sollicités par plusieurs aussières simultanément dans toutes les
directions possibles. Ces actions répétées sur les bollards engendrent des sollicitations qui
excèdent la capacité de ces derniers. Cela peut conduire à des déformations au niveau de la
poutre de couronnement des quais allant jusqu’à l’écartement des blocs de béton voire
l’arrachement des bollards.
29
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Après amarrage, a lieu les opérations de manutention où on utilise des grues, des chariots etc.
Pendant les opérations de chargement ou de déchargement, il y a des grues qui stationnent sur
la poutre de couronnement au lieu du terre-plein pour manutentionner les marchandises. Ce qui
entraine des grandes surcharges souvent sur la poutre de couronnement surtout qu’il n’y a pas
de contrôle de leur poids à l’entrée du môle. Cette pratique peut endommager la poutre
d’accostage des quais. En outre, du fait que les exploitants ne savent pas qu’il y ‘a une charge
limite que les ouvrages peuvent supporter, ils admettent sur les quais des surcharges excessives
pouvant accélérer ou entrainer des anomalies de ces derniers.
(Source : Auteur)
30
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
𝑃𝑔𝑟𝑢𝑒
𝑄=
𝑆
AN ;
110
𝑄 = 4×1×1 = 27,5 𝑇⁄𝑚2 > 4 𝑇⁄𝑚2 ;
La charge apportée par la grue LH est supérieure à la charge d’exploitation qui est de 4 𝑇⁄𝑚2 ;
cela n’est pas normal
Les terre-pleins n’ont pas les mêmes charges d’exploitations selon la fonction qui leur sont
assignée. Il existe des terre-pleins qui ne sont destinés qu’à la manutention, dont la charge
d’exploitation est généralement de 4T /m2 comme celui du môle du port de pêche. A côté de
ceux-ci, il y’a des terre-pleins qui, en plus de la manutention doivent servir de stockage des
marchandises et qui ont une charge d’exploitation supérieure ou égales à 4 T/m2. Cependant,
sur le môle du port de pêche, nous avons les terre-pleins de manutention, qui sont utilisés pour
le stockage des conteneurs allant jusqu’à les empiler par 4 souvent.
31
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Données :
• Longueur extérieure du conteneur 1EVP2 : 6.06 m
• Largueur extérieure du conteneur 1EVP : 2.44 m
• Charge d’exploitation sur terre-plein (30 m de largueur) : 4 T/m2
• Capacité maximale du conteneur 1EVP : 28T (voir annexe 1)
A partir de des données, nous avons :
➢ Surface du conteneur frigorifique
𝑆𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑒𝑛𝑒𝑢𝑟 = 𝐿𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 × 𝐿𝑎𝑟𝑔𝑒𝑢𝑟
AN :
𝑆𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑒𝑛𝑒𝑢𝑟 = 5.45 × 2.29 = 12.48𝑚2
AN :
49.92
𝑛= ≈2
28
Donc le stockage temporaire des conteneurs sur le terminal de pêche doit respecter un gerbage
maximum de deux conteneurs. Ce qui n’est pas respecté durant son exploitation.
Les poteaux qui supportent les hangars sont utilisés comme appui pour amarrer les navires.
2
Equivalent Vingt Pieds (Unité de mesure des conteneurs)
32
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
5.1.Les caniveaux
Les caniveaux sont les ouvrages qui permettent l’évacuation des eaux de la zone portuaires.
Cependant l’on constate que des caniveaux du port d’Abidjan sont utilisés pour des dépotoirs
d’ordures
Les regards constituent des points de rencontre de plusieurs caniveaux, permettant donc
l’évacuation de grands débits d’eaux usées. Certains regards de la zone portuaires en plus d’être
ouverts par des personnes, sont remplis par de pneus et d’autres déchets.
33
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Plusieurs raisons expliquent l’exploitation non convenable des ouvrages portuaires d’Abidjan.
Les opérations portuaires comme la manutention, le stockage ... sur les terminaux du port
d’Abidjan, sont exécutées par des usagers qui, généralement, ne connaissent pas les règles de
bonne utilisation de ses ouvrages. De plus, certains usagers profitent des pathologies sur les
ouvrages portuaires pour adopter des comportements d’incivisme vis-à-vis de leurs utilisations.
Ce qui pourrait aggraver ces pathologies, voire augmenter leurs coûts de réparations.
34
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
➢ Chapitre 1 : Les navires, (qui aborde le pilotage des navires entrant au port, les priorités
ou durées de séjour des navires qui doivent accéder au port) ;
➢ Chapitre 2 : Taxes d’embarquement et de débarquement des navires des passagers et des
marchandises et produits (qui présente les règles mis en place pour taxer les
marchandises ou passagers qui embarquent ou débarquent au port d’Abidjan)
➢ Chapitre 3 : Occupations des domaines publics et privés (qui définit les différentes zones
du port et leurs conditions d’accès).
Cependant ce règlement reste encore insuffisant pour une assurer la durabilité des
infrastructures du port. En effet, ce document ne met pas en exergue des mesures pour garantir
mécaniquement les ouvrages durant les opérations d’accostage, d’amarrage et de manutention.
Ainsi il peut avoir à l’exploitation des mauvaises pratiques durant ces opérations. Ce qui
impacte négativement la durabilité des ouvrages.
D’après une enquête que nous avons menée auprès des personnes en contacts directs avec les
ouvrages portuaires (dockers, chauffeur …), il ressort que sur cent (100) personnes, il y a
seulement trente (30) qui savent lire et écrire donc un taux d’alphabétisation faible (30%).
1. Conséquences structurelles
L’utilisation non convenable des ouvrages portuaires peut les conduire par endroit, à des
dommages précoces et graves. Ce qui pourra entrainer une fragilité globale de ces
infrastructures.
35
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
❖ Rupture des chaines des défenses d’accostage et dégradations du nez des quais :
Face aux grandes vitesses d’accostage et aux chocs des navires, les défenses n’arrivent plus à
protéger les quais et tous les deux sont exposés à des dommages.
36
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
(Source : Auteur)
37
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Il faut signifier que du point sécuritaire pour les chauffeurs des grues, stationner sur la poutre
de couronnement, donc à quelques centimètres de limite avec l’eau est dangereux. En effet, en
cas de fausse manœuvre de l’engin, le grutier peut tomber dans la lagune avec son engin et
endommager aussi la poutre.
Figure 30: Dérangement des pavés dû au stagnations d'eau sur le terminal de pêche
(Source : Auteur)
38
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
La structure de chaussée actuellement en place sur le môle se présente comme suit : Pavés
Béton autobloquants type TRIEF de 13 cm d'épaisseur posé sur une couche de sable de 3 cm,
une couche de base en GNT 0/31 ,5 de 40 cm d'épaisseur sur une plateforme type PF2+ de 80
MPa de portance à la plaque (EV2).
• Hypothèses de vérification
Les charges, qui seront supportées par la chaussée portuaire, sont celles d'un trafic de PL de
configuration diverse, allant du PL utilitaire de 3,5 t au convoi articulé à 4 ou 5 essieux de 40 t
ou plus. Nous ferons l'hypothèse d'un trafic de 500 PL/jour avec un coefficient d'agressivité de
0,1 pour tenir compte du spectre des charges, soit un trafic équivalent à 500 essieux européens
de 130 kN. La durée de calcul sera de 20 ans
39
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
On constate que la structure de chaussée actuellement en place sur terminal de pêche, satisfait
le résultat de vérification proposée par le logiciel VoiriB. Donc la structure de terre-plein du
terminal peut supporter les charges des poids lourds pendant une durée de 20 ans. Ainsi si des
dégradations sont observées après (05) ans de mise en service, cela pourrait être dues à des
surcharges extrêmes.
40
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
41
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
2. Conséquences économiques
Titre du graphique
1600 1439
1400 1274
1129
Escales de navires
1200
1000 849
706 728 695
800
600
400
200
0
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Année
42
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
On constate que depuis 2017, le nombre d’escales de navire au port de pêche qui autrefois
croissait, a commencé à régresser. Cela pourrait s’expliquer par le fait qu’environ 80 mètres
linéaire de ce quai présente des affaissements en plus de déformation de la poutre de
couronnement. Aussi le terre-plein juste derrière ce linéaire est inexploitable. Cette régression
du nombre d’escales de navire, démontre la réduction du service et indirectement les pertes
économiques dues à l’indisponibilité d’une partie de l’ouvrage.
Les mauvaises exploitations des infrastructures entrainent la présence d’anomalies sur celles-
ci. Ainsi, pour éviter les arrêts de service dus à ces dégradations, il devient indispensable pour
l’autorité portuaire de les réparer très rapidement.
➢ Estimation des coûts de réparation de la zone hors service du môle de port de pêche
La zone est située au quai Nord du môle sur une longueur de 80 ml de quai et 25 m de largeur
en terre-plein. Cette zone présente, en plus d’affaissement, une déformation au niveau de la
poutre de couronnement. De plus l’espace de terre-plein juste derrière la poutre de
couronnement est inexistant (pas de revêtements).
43
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
44
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Commentaire : Après 5 ans de mise en service, le terminal de pêche présente des dégradations
entrainant des arrêts de services au niveau d’une partie du quai Nord. En plus d’avoir impacté
négativement la productivité de l’ouvrage, les coûts de la réparation de cette zone s’élèvent à
sept cent soixante-trois millions quatre cent soixante mille Francs CFA (763 460 000
Francs CFA.)
Ces réparations sont pour la plupart non prévues dans le planning prévisionnel de la
maintenance des ouvrages. Elles ne sont donc pas prises en compte dans le budget prévu pour
la maintenance. D’où l’augmentation des frais d’entretien des ouvrages.
Il faut signifier qu’en terme de comparaison de coût de réalisation et de volume, le Roro et le
TC2 peuvent représenter plus de (24) fois le môle du port de pêche. Donc si l’on n’exploite pas
convenablement les infrastructures portuaires également sur les terminaux TC2 et Roro, après
cinq (05) ans de mise en service, cela pourrait couter au port environ°24 × 763 460 000 =
18 323 040 000 ≈ 19 000 000 000 (dix-neuf milliards de Francs CFA) comme imprévu dans
le budget dédié à la maintenance des ouvrages. D’où l’importance pour l’autorité portuaire de
veiller strictement au respect de cette notice d’exploitation que nous allons proposer.
45
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Il s’agira dans cette partie, de donner les instructions qui permettront d’optimiser l’exploitation
des ouvrages du port d’Abidjan.
Sur la base des analyses des données conceptuelles des ouvrages et des échanges avec des
personnes ressources, il est proposé pour une exploitation rationnelle des ouvrages portuaires
ce qui suit :
1. Accostage
Roro Conteneurs
Môle du
Terminaux Plus Plus port de
Plus petit Plus grand Plus petit
grand 1 grand 2 pêche
Tonnage (port en lourd) DWT (tonnes) 50 000 50 000 5 000 150 000 25 000 30 000
Déplacement 𝑀𝐷 (t) 35 500 63 500 8 440 1,967. 105 38 800 20 000
Longueur hors-tout L (m) 200 207 105 400 195 200
Longueur entre perpendiculaire 𝐿𝑃𝐵 (m) 182 200 100 380 185,25 170
Largeur B (m) 32,3 32,2 15,8 55 28,5 24
Tirant d’eau (navire complètement
10 12,7 6,4 16 10,1 10
chargé) D (m)
Angle d’accostage α (degré) 15 15 15 5 15 15
(Source : Auteur)
46
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
❖ Energie d’accostage
D’après la clause 4.7 de BS6349-4 :2014, l’expression de l’énergie d’accostage est la suivante :
1
𝐸= × 𝑀𝐷 × 𝑉𝐵 2 × 𝐶𝑚 × 𝐶𝑒 × 𝐶𝑠 × 𝐶𝑐
2
𝐶𝑒 : 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑 ′ 𝑒𝑥𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑖𝑐𝑖𝑡é
𝐶𝑠 : 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑢𝑝𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒
𝐶𝑐 : 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑔𝑢𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
Selon les clauses 4.2 de "PIANC: 2002: Guidelines for the design of fenders systems", on a:
𝐷
𝐶𝑚 = 1 + 2 ×
𝐵
𝐾 2 + 𝑅 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝛾
𝐶𝑒 =
𝑅2 + 𝐾 2
𝜋 𝐵
𝛾 = 2 − 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 (2𝑅) − 𝛼 (Angle entre le vecteur de vitesse et la ligne qui passe par le point
𝐵 2 𝐿𝑃𝐵 2
𝑅 = √( 2 ) + ( − 𝑥) (Distance du point de contact à partir du centre de masse (en m))
2
𝑀𝐷
𝐶𝑏 = 𝐿 (Coefficient des blocs) avec 𝜌 = 1,025
𝑃𝐵 ×𝐵×𝐷×𝜌
47
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
𝐶𝑠 = 1
𝐶𝑐 = 1
Ainsi, les résultats des calculs des coefficients correspondants pour chaque terminal à partir
d’une feuille de calcul Excel se présentent comme suit :
Roro Conteneurs
Terminaux Plus grand Plus grand Môle
Plus Petit Plus grand Plus petit
1 2
Coefficient 0.478
0.589 0.757 0.814 0.574 0.710
de blocs Cb
𝐶𝑚 1.619 1.789 1.810 1.582 1.709 1.833
Cs 1 1 1 1 1 1
Cc 1 1 1 1 1 1
K 40.393 50.784 26.472 83.233 45.363 34.139
R 48.281 52.528 26.219 98.900 48.455 44.161
𝛾 0.968 0.997 1.003 1.202 1.010 1.033
Ce 0.601 0.635 0.648 0.491 0.618 0.538
(Source : Auteur)
Les énergies d’accostage évaluées pour chaque terminal sont présentées dans le tableau (03) ;
Roro Conteneurs
Terminaux Plus Plus Plus Môle
Plus Petit Plus petit
grand 2 grand 1 grand
E (kN.m) 248.679 519.493 285.135 488.653 418.661 221.885
(Source : Auteur)
Tableau 15 :Choix des défenses
Terminaux Types de défense Performances Valeurs
Déviations intermédiaires de
52.50%
Qualification pour conception
Roro
SCK1450 (E3.1) Force de réaction (kN) 1707
Energie absorbée (kJ) 1086
Déviations intermédiaires de
52.50%
Qualification pour conception
TC2
SCK1600 (E2.6) Force de réaction (kN) 1715
Energie absorbée (kJ) 1204
Déviations intermédiaires de
72%
Qualification pour conception
Môle
SNC900 (F2.9°) Force de réaction (kN) 890
Energie absorbée (kJ) 431
(Source : Auteur)
48
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
❖ Justification des choix des défenses à partir des paramètres définis pour le calcul des
systèmes de défense
En fonction des conditions liées à certains paramètres naturels et de fabrication des défenses,
les coefficients considérés pour le calcul de ces systèmes sont donnés dans le tableau suivant :
Roro Conteneurs
Paramètres Terminaux Plus Plus Plus Plus Plus Môle
grand 1 grand 2 petit grand petit
Pour l'absorption
0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9
d'énergie EA
La tolérance de fabrication
à ±10%, MT
Pour la force de
1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1
réaction RF
Pour l'absorption
0.987 0.987 0.987 0.987 0.987 0.987
d'énergie EA
Le facteur de température
pour la variation de 20℃ à
30℃, TF (à 27℃) Pour la force de
0.987 0.987 0.987 0.987 0.987 0.987
réaction RF
Pour l'absorption
1,040 1,040 1,06 1,020 1,040 1.040
d'énergie EA
Facteur de vitesse VF
Pour la force de
1,040 1,040 1,06 1,020 1,040 1.040
réaction RF
(Source : Auteur)
L'absorption de l'énergie requise minimale, ErepMin est :
E
Erep𝑀𝑖𝑛 =
TCFEA
Le tableau suivant nous donne les valeurs des énergies requises minimales :
Tableau 17.Valeurs des énergies requises minimales
(Source : Auteur)
Roro Conteneurs
Terminaux Plus Plus Plus Plus Plus Môle
grand 1 grand 2 Petit grand petit
Energie d’accostage E
248.679 519.493 285.135 488.653 418.661 221.885
(kN.m)
Facteur de correction
0.924 0.924 0.942 0.906 0.924 0.924
TCFEA
Energie requise minimale
269.133 562.222 302.691 539.352 453.096 240.135
d'absorption (kN.m)
(Source : Auteur)
49
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Roro Conteneurs
Terminaux Plus Plus Plus Plus Plus Môle
grand 1 grand 2 Petit grand petit
FA 2 1.75 1.75 1.5 2 1.75
𝐸𝑅 1086 1086 1086 1204 1204 1008
𝐸𝑅𝑒𝑝 269.133 562.222 302.691 539.352 453.096 561.47
𝐸𝑅
4.035 1.932 3.588 2.232 2.657 1.795
𝐸𝑅𝑒𝑝
𝐸𝑅
FA ≤ OK OK OK OK OK OK
𝐸𝑅𝑒𝑝
Commentaire :
Pour que la défense d’accostage puisse mieux absorber l’énergie reçue à l’accostage, il faut que
son facteur de sécurité (FA) soit inférieur au rapport entre l’énergie d’absorption de la défense
(𝐸𝑅 ) et l’énergie minimale d’absorption (𝐸𝑅𝑒𝑝 ).
𝐸𝑅
Lorsqu’on observe les valeurs de FA des défenses et les rapports , on constate que toutes
𝐸𝑅𝑒𝑝
les défenses peuvent absorber normalement les énergies d’accostage sur les différents quais.
Cependant, à partir d’une certaine valeur (plus précisément le double) des énergies calculées,
les défenses deviennent incapables d’absorber les énergies à l’accostage. Ce qui rend les quais
vulnérables face aux chocs des navires à l’accostage.
La vitesse étant le paramètre qui affecte l’énergie durant l’exploitation du quai à l’accostage,
ses grandes valeurs peuvent causer des dommages aux quais durant les manœuvres d’accostage.
Les vitesses d’accostage des grands navires des projets de notre étude sont sensiblement égales
à la moitié de la vitesse du plus petit sur chaque terminal, (0,24 = 2 × 0,12 𝑒𝑡 0,143 ≈
2 × 0,08). Il a été donc proposé les vitesses des grands navires de projet comme vitesse
d’accostage recommandée sur chaque terminale (0,12 𝑚⁄𝑠 ) pour le terminal roulier, et
(0,08 𝑚⁄𝑠 ) Pour le second terminal à conteneur du PAA. Quant au môle la vitesse d’accostage
recommandé est de 0,10 𝑚⁄𝑠 (Voir annexe 3)
50
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
51
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
➢ Mettre des panneaux à l’entrée du canal qui indiqueront les vitesses limite d’accostage
sur chaque terminal à titre de rappel pour les pilotes.
• 0,12 m/s sur le terminal Roro ;
• 0,08 m/s sur le terminal à conteneur 2 ;
• 0.10.m/s sur le môle du port de pêche.
52
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
2. Amarrage
Les capacités des bollards concernant le cas du môle sont données en se référant au document
« Port designer Handbook : Recommandations and guidelines » de Carl. A. Thoresen , à
partir des caractéristiques du navire projet. Pour ce qui du cas du terminaux Roro et TC2, nous
nous sommes inspirés des notes de calcul y afférentes.
Poste à
150.000 TPL Porte-conteneurs 155,077 200 1,29
conteneurs
(Source : Auteur)
3
Port designer handbook : “Recommandations and guidelines ” de Carl A. Thoresen; p137
53
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Commentaire :
On constate que sur chaque poste d’amarrage, le facteur de sécurité est largement supérieur à
1. Ce qui signifie que les bollards peuvent assurer l’amarrage des navires sur chaque terminal
et garantir la sécurité lors des opérations portuaires. Pour les postes Roro, la force de traction
que peut supporter les bollards choisis, vaut le double voire le triple de la valeur exigée,
autrement dit, les charges d’amarrage appliquées sont deux fois voire trois fois inférieures à la
charge des bollards. Ce qui signifie qu’un bollard peut recevoir plusieurs amarres (2 ou 3) selon
le type de navire ce qui n’est pas le cas sur les postes du TC2, car (K=1,29). Pour une question
de sécurité, nous proposons au maximum une (01) amarre pour les bollards du TC2 et deux (02)
pour ceux du Roro à l’amarrage. Concernant les bollards du môle (50 T), ils doivent recevoir
au maximum deux (02)4 amarres
Le phénomène d’amarrage dépend de plusieurs facteurs pour maintenir et permettre aux navires
de rester bord à quai. Un navire possède plusieurs degrés de liberté dont on doit contenir pour
effectuer toutes les opérations portuaires, ses mouvements sont les suivantes : le lacet, le
débattement, le cavalement, le pilonnement, le roulis et le tangage.
4
Port designer handbook : “Recommandations and guidelines ” de Carl A. Thoresen P138
54
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
55
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
(Source : Auteur)
56
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
➢ Maintenir une légère prétention et les amarres d’un poste doivent toutes avoir les mêmes
longueurs approximativement.
57
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
3. Manutention
58
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Ligne de
délimitation quai
et terre-plein
59
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Figure 45: Pont bascule pour la vérification des poids des engins
(Source : Auteur)
➢ Il faut éviter de stationner les grues sur la poutre de couronnement pendant les
opérations de chargement ou de déchargement des marchandises.
➢ Stationner sur les terre-pleins pour les opérations de chargement ou déchargement des
marchandises
60
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
4. Stockage
5
APD-TC2/Rapport de conception
61
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
➢ Eviter de stationner les engins en panne ou pas en service sur les terre-pleins.
62
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
➢ 3 ponts bascules
Selon une étude réalisée par l’entreprise Copra avec le port autonome d’Abidjan, les coûts
d’acquisition et d’installation d’un pont bascule sont :
• Coût des ponts bascule : le coût d’acquisition d’un pont bascule en acier peint
de 80 T est de 30.000.000 FCFA (TTC)
• Coût des travaux génie civil accompagnant le pont à réaliser : Ce coût est estimé
à 36.000.000 FCFA (TTC)
Les marquages de délimitation des zones sur les trois (03) terminaux peuvent être estimé à un
prix forfaitaire de 30 000 000 FCFA
63
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
Le budget pour la mise en place des dispositions pratiques en vue de l’exploitation rationnelle
des ouvrages est estimé à près de trois-cent vingt-huit millions de francs CFA (328 000 000
F CFA)
64
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
port une fois arrivés dans la rade extérieur. Ce qui est d’ailleurs un avantage pour
l’autorité portuaire pour le bon usage des quais à l’accostage.
➢ Former les lamaneurs des différents terminaux sur les risques d’une forte sollicitation
des bollards et sur les différentes méthodes d’un bon amarrage.
Pendant l’exécution de ce qui a été conçu avec la participation des exploitants, les visites de
chantier à chaque étape de l’évolution du projet leur permettra de mieux connaitre les
différentes parties des ouvrages avec leurs forces et faiblesses. Ce qui va les orienter dans leurs
prises de décisions face à certaines situations durant l’utilisation de ces ouvrages.
Ces actions permettront aux utilisateurs d’être associés à toutes les phases de la réalisation de
l’ouvrage. Pour une utilisation rationnelle, il sera ensuite judicieux d’établir une notice, qui
donne les directives basées sur les hypothèses de conception. De plus, l’autorité portuaire devra
établir un dossier de suivi de chaque ouvrage afin de suivre son comportement durant son cycle
de vie et d’optimiser son exploitation.
2.1.Vulgarisation de la notice
Après la mise en place de la notice, il faut la vulgariser afin de permettre aux exploitants d’y
avoir accès. Aussi il faut veiller au respect de cette notice. Pour cela, l’on pourrait associer aux
missions de la police portuaire, le contrôle des mesures d’exploitation proposées dans la notice.
Pour garantir la durée de vie des ouvrages portuaires, en plus de leur utilisation convenable par
les exploitants, il est impératif pour l’autorité portuaire de veiller au bon fonctionnement de ses
ouvrages. Pour cela nous suggérons des surveillances continues planifiées comme suit :
65
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
TERRE-PLEINS
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
QUAIS ET EQUIPEMENTS
Contrôle du système
Remise en bon état des bollards ou défenses
d'ancrage des bollards et Annuelle
ayant leur encrage défaillant.
défenses d’accostage
Renouvellement des couches antirouilles des
bollards et reprise des peintures de
numérotations des bollards, défenses,
Peinture et nettoyage des
Annuelle échelles et crochets puis enlèvement
équipements du quai
régulière des fruits de mer (coquillage, etc…)
déchets au niveau des chaines d’attache des
défenses et des échelles.
Contrôle de l'état de la Ragréage et réparation de la surface de béton
Quinquennale
poutre d’accostage détériorée superficiellement.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
VOIE FERROVIAIRE
NATURE DE L'OPERATION PERIODE DE CONTROLE ACTION A MENER
Aiguillage et butoirs des Règles d'entretien définies en liaison avec
Mensuelle
voies ferroviaires sitarail / sipf
BATIMENTS ET CLOTURES
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
RESEAU PLUVIAL
quai
Curage hydraulique (hydro curage) avec
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
CONCLUSION GENERALE
Au terme de cette étude, il ressort que pour le développement de tout port, il est non seulement
nécessaire de construire des infrastructures, mais il faut veiller à leur bonne exploitation pendant
leur durée de vie. La préoccupation majeure de notre travail était donc de faciliter aux
exploitants du port d’Abidjan, l’utilisation rationnelle des installations portuaires dans le but de
garantir leur durabilité. Ainsi, nous avons d’abord fait un diagnostic du mode d’exploitation
actuel du terminal de pêche. Ce diagnostic a montré que les ouvrages de ce terminal n’étaient
pas exploités convenablement. Cette exploitation non convenable des ouvrages a conduit à des
dégradations et à une réduction du niveau de service du terminal. En vue d’une bonne
exploitation du terminal de pêche et également des terminaux TC2 et Roro, il était nécessaire
de mettre en place des mesures d’exploitation qui garantissent leur bon fonctionnement durant
toute leur durée de vie. De plus la construction des infrastructures portuaires étant onéreuse, il
est indispensable de bien les entretenir, afin de tirer profit économiquement de leur valeur
ajoutée Ainsi sur la base des données de conception des ouvrages, il a été proposé un guide
pratique constitué de directives pour leur utilisation et d’un plan de surveillance continue
ouvrages afin d’optimiser leur exploitation.
La mise en application de ce guide pourra réduire les coûts d’entretien et permettre des activités
portuaires. Aussi, dans un milieu maritime concurrentiel, une bonne exploitation des ouvrages
pourra-t-elle améliorer le coût de passage portuaire qui est l’un des facteurs primordiaux de la
compétitivité des ports.
En définitive, il faut dire que, cette étude portée sur le terminal de pêche, le terminal roulier et
le second terminal à conteneurs, confirme le grand désir du port d’Abidjan à se maintenir au
rang du Hub-port sur la côte Atlantique de l’Afrique.
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
REFERENCES BIBLIOGRAPHIE
✓ Etude sur l’évaluation des coûts de passage des marchandises au Port Autonome de
Dakar, Rapport final 2012, P19-23 ;
X
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
ANNEXES
XI
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
XII
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des ouvrages portuaires
X
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des ouvrages portuaires
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des ouvrages portuaires
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des ouvrages portuaires
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Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
XIV
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
TABLE DE MATIERES
REMERCIEMENTS ........................................................................................................................ I
SIGLES ET ABBREVIATIONS .....................................................................................................II
GLOSSAIRE................................................................................................................................. III
AVANT-PROPOS.......................................................................................................................... IV
LISTE DES FIGURES .................................................................................................................. V
LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................................. VI
RESUME .....................................................................................................................................VII
ABSTRACT ............................................................................................................................... VIII
SOMMAIRE ................................................................................................................................. IX
INTRODUCTION GENERALE .................................................................................................... 1
I. CONTEXTE DE L’ETUDE..................................................................................................... 1
II. PROBLEMATIQUE ................................................................................................................ 1
III. OBJECTIFS DE L’ETUDE ..................................................................................................... 2
1. Objectif général ........................................................................................................................ 2
2. Objectifs spécifiques ................................................................................................................ 2
3. Résultats attendus..................................................................................................................... 2
IV. PORTEE DE L’ETUDE ........................................................................................................... 2
CHAPITRE 1 : GENERALITES .................................................................................................... 3
I. PRESENTATION DU PORT AUTONOME D’ABIDJAN ..................................................... 3
1. Description de la zone portuaire .............................................................................................. 3
2. Trafic maritime du port d’Abidjan ........................................................................................... 4
2.1. Le trafic maritime national .......................................................................................... 4
2.2. Le trafic en transit ........................................................................................................ 5
2.3. Les prévisions de trafics maritimes ............................................................................. 5
3. Plans directeurs du Port d'Abidjan ........................................................................................... 6
4. Vision de l'autorité actuelle du Port d'Abidjan......................................................................... 7
II. GENERALITES SUR LES OUVRAGES PORTUAIRES ................................................... 10
1. Les ouvrages extérieurs d’un port .......................................................................................... 10
1.1. Les digues à talus ................................................................................................................... 11
1.2. Les digues verticales .............................................................................................................. 11
1.3. Les digues mixtes ................................................................................................................... 11
2. Les ouvrages intérieurs .......................................................................................................... 11
2.1. Les bassins ................................................................................................................. 11
2.2. Les ouvrages d’accostage et d’amarrage ................................................................... 12
XV
Contribution à l’élaboration d’un guide pratique pour l’exploitation
des ouvrages portuaires
XVI
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des ouvrages portuaires
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