Nom et prénom
: Omayma Es-SADDIKI
Classe : ECT
Numéro : 20
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Sujet de dissertation:
<<Pensé par opposition au référent normatif <<homme>>, dont il serait
l'envers, l'animal est défini selon une structure privative qui met
invariablement en relief un manque essentiel: il est sans âme, sans raison,
sans liberté, sans conscience, bref, appréhendé à travers une série de
négations ou de soustractions. >> Florence Burgat, Animal, mon Prochain.
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L’Homme est comme une pierre qui tombe, il se croit libre uniquement parce
qu’il a conscience, âme, raison de son mouvement contrairement à l’animal qui
est guidé par ses instincts. C’est dans ce sens que Florence Burgat affirme que :
<<Pensé par opposition au référent normatif <<homme>>, dont il serait
l'envers, l'animal est défini selon une structure privative qui met
invariablement en relief un manque essentiel: il est sans âme, sans raison,
sans liberté, sans conscience, bref, appréhendé à travers une série de
négations ou de soustractions. >> .Il s’avère que les animaux sont des êtres
vivant dépourvu de l’âme, raison, liberté, conscience, contrairement à
l’Homme qui bénéficie des attributs qui lui permet de lui rend supérieur à
l’animal. Néanmoins, l’animal est un maitre silencieux pour l’Homme, l’Homme
se distingue du fait qu’il possède d’autres attributs qui lui sont propres. Il
convient alors de se demander: Si l’âme, la raison, la liberté, la conscience sont
pas des attributs exclusif de l’animal, alors où situer la frontière entre l’Homme
et l’animal ? Pour répondre a cette problématique, il serait intéressant de se
pencher sur l’absence des importants attributs aux animaux. Cependant, les
animaux ne possèdent pas des attributs pour se rends au sommet de la
hiérarchie des êtres. Alors, l’Homme par ses actes peut considérer comme un
être inférieur à l’animal.
Puisque l’Homme soit doté d’une âme et d’une conscience, les animaux on
également une âme immortelle.
Même si le corps humain bénéficie d’une âme, les animaux ont aussi une âme
immortelle identique à celle des humains. Dans ce sens, Ovide dans les
métamorphoses affirme que : « Tout change rien ne meurt. L’âme erre d’un
corps à un autre, quel qu’il soit :elle passe de l’animal à l’Homme, de
l’Homme à l’animal, et ne périt jamais », Ovide met l’accent sur l’immortalité
de l’âme n’est pas le propre de l’Homme :Les animaux ont également une amme
immortelle identique à celle des humains .Il souligne aussi que « L’âme est
toujours la même, mais qu’elle émigre en des corps
différents »,contrairement ç la conception aristotélicienne de l’âme animale,
Ovide attribue la même âme aux Hommes et aux bêtes.
Les animaux n’ont pas une existence mécanique du fait qu’ils ne possèdent
pas une âme, contrairement à l’Homme constitue comme un unique possesseur
d’une conscience pensante. Dans ce sens, Descartes, dans Lettre à Morus
souligne « Il est plus probable de faire mouvoir comme des machines les
vers de terre, les moucherons, les chenilles et le reste des animaux que de
leur donner une âme immortelle ».Malgré la ressemblance apparente entre
l’Homme et l’animal, les deux demeurent différents du points de vue
ontologique .Descartes pense que les animaux ne possèdent pas une âme et n’ont
à pas besoin pour se mouvoir car la cause première de mouvement de l’animal
est la chaleur .Ainsi Max Scheler, la situation de l’Homme dans le monde,
L’homme est l’unique possesseur d’une conscience réfléchie contrairement aux
animaux qui sont inconscients et n’ayant qu’une existence mécanique .
C’est bien dans cette perspective que l’observation des caractéristiques
qui possède l’Homme et qui manque les animaux constitue une situation de
différence entre les deux.
Puisque l’homme est doté de raison lui permet d’être au sommet de la
hiérarchie des êtres.
L’Homme est placé au sommet de la hiérarchie, l’homme se distingue par la
faculté de la création qui manque aux autres êtres vivants créatures. En effet,
l’avantage dont jouit l’Homme est qu’elle est considérée comme in être
perfectible. Bergson, dans l’évolution créatrice affirme que : « En se qui
concerne l’intelligence humaine, om n’a pas assez remarqué que
l’intelligence mécanique à d’abord été sa démarche essentielle […]» .selon
lui, l’Homme se caractérise par l’intelligence et la créativité. Il est doté d’une
pensé qui lui permet d’imaginer et de créer des choses nouvelles qui n’ont pas
d’équivalents dans le réel. Cette capacité réflexive et créatrice se manifeste dans
la capacité de l’Homme d’inventer des outils. Dans le verset 27 de la
Genèse « Dieu dit : faisons l’Homme à notre image selon notre
ressemblance », Dieu accorde à l’Homme le don de la création. Loin d’une
ressemblance matérielle, la ressemblance à Dieu concerne la capacité de
l’Homme à inventer et créer. L’Homme par les attributs qui lui sont accordés,
cherche continuellement à imiter Dieu dans sa bonté, son amour, sa justice.
L’Homme étant un être vivant perfectible, la perfectibilité humaine se
manifeste dans le fait que l’Homme soit doté de raison. De surcroit, l’Homme ne
cesse de progresser, d’évaluer, de modifier et de se modifier du fait qu’il est un
être raisonnable et rationnel. Contrairement à l’animal qui est guidé par ses
instincts. Dans ce sens, Aristote dans son traité de l’âme accorde à l’Homme une
âme intellective par opposition aux animaux qui ne possède qu’une âme
sensitive. Selon lui, l’Homme ayant une âme intellective à la capacité de
distinguer le bien du mal. Emmanuel Kant, Réflexion sur l’éducation affirme
que: « une raison étrangère a déjà pris soin de tout pour lui ». La contrepartie
c’est qu’il ne s’émancipe pas de la règle naturelle. Il ne peut pas s’écarter,
dévier, devenir autre. Il est d’emblée tout ce qu’il peut l‘être.
D’après cette perspective de l’observation du comportement de
l’Homme et l’animal, nous remarquons que l’Homme par ses actes peu lui
rend comme un être bestial
L’Homme par sa conduite peu perdre son statut privilégié, et se caractérise
comme un être inférieur à l’animal.
Même si l’Homme est au sommet de la hiérarchie des êtres humains, il est
aussi un être bestial du fait qu’il est doué du bien et du mal aux autres êtres
vivants qui appartient aux espèces différentes. Dans ce sens, la fontaine de « les
compagnons d’Ulysse » des fables de la Fontaine « Ne vous êtes-vous pas l’un
à l’autre des loups ? » affirme que le loup lui révèle la part cruelle des Hommes
qui ne cessent de se tromper. En effet, la bêtise de l’être humain fait donc de lui
un être inférieur qui suit aveuglement ses instincts. Edgar Morin, l’Homme et la
mort, souligne que « si les loups ne se mangent pas entre eux, les hommes
eux se dévorent à belle dents », à l’inverse des loups qui n’ont pas un
prédateur de sa propre espèce, l’Homme utilise ses facultés pour porter atteinte à
ses semblables. En effet, l’Homme est doté de raison et d’intelligence n’est
forcement meilleur, car sa conduite lui accordent au dessous de l’animal.
Parfois, il s’avère que les animaux sont plus humains que les humains et
peuvent servir d’exemple aux humains, car ils se comportent comme un être
humain sage. Dans le texte coranique « Malheur à moi ! Suis-je incapable,
comme ce corbeau, à même d’ensevelir le cadavre de mon
frère ? ».l’observation du comportement animal est un champ permet à
l’homme d’apprendre et de s’instruire.par ailleurs, le règne animal est un champ
riche que contient indéfiniment des conduites animales exemplaires dont
l’Homme peut se servir pour se repenser et se corriger. Rousseau, Discour sur
l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les Hommes, affirme que « Un
animal ne passe point de son inquiétude auprès d’un animal mort de son
espèce ». Selon lui, les animaux éprouvent non seulement des sensations mais
aussi des sentiments au même titre, et met l’accent sur les sentiments de la
capacité partagé entre l’homme et l’animal.
Au terme de cette réflexion, nous rappelons qu’il était sujet de savoir si
l’âme, la raison, la conscience, et la liberté son des caractéristiques propre
seulement pour l’Homme. Certes, l’animal vie dans une situation de souffrance
des différents attributs qui sont essentielle sur le plan moral et intellectuel.
Portant, l’animal est un maitre pour l’Homme qui passe nécessairement dans un
critique anthropocentrique. Ainsi nous avons conclut que l’infériorité de
l’animal par rapport à l’Homme semble une idée erronée du fait que l’animal est
considérée comme une sagesse naturelle et qui révèle un comportement non
conforme à la moralité.