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Gestion des Finances Locales: Défis et Réformes

Ce document présente la Trésorerie Générale du Royaume, son rôle dans la gestion des finances publiques et locales, ainsi que les réformes récentes concernant les finances locales et la nécessité de renforcer la capacité de gestion des collectivités.

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Gestion des Finances Locales: Défis et Réformes

Ce document présente la Trésorerie Générale du Royaume, son rôle dans la gestion des finances publiques et locales, ainsi que les réformes récentes concernant les finances locales et la nécessité de renforcer la capacité de gestion des collectivités.

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Quelles perspectives à la gestion des finances locales 

: entre responsabilisation et necessité de


renforcement de la capacité de gestion

Introduction générale :
Dans le cadre de notre insertion en tant que cadres au sein de la Trésorerie Générale
du Royaume, une formation théorique et un stage pratique nous ont été dispensé.
Le stage a succédé une formation théorique qui s’est étalée sur une durée de quatre
mois et qui nous a été présenté par des responsables des différentes directions du
Ministère de l’Economie et des Finances. Cette formation nous a permis d’asseoir et
d’assimiler les bases théoriques des métiers de la TGR en particulier et des finances
publiques d’une manière générale et nous a beaucoup aidé pour s’inserer et élargir
l’horizon de découverte des postes comptables dans lequel s’est déroulé notre stage
pratique.
Le stage pratique s’est déroulé au sein des postes comptables qui constitue le vaste réseau de
la TGR, à savoir la perception de Témara, la Trésorerie Communale de Rabat et la Trésorerie
Préfectorale de Salé.
Notre visite à concerner également la Trésorerie ministérielle auprès du Ministère de l’habitat,
l’urbanisme et du développement régional.
Le stage s’est déroulé en général dans les meilleures conditions et a été très formateur et
épanouissant par la rencontre de divers professionnels du métier et la connaissance de leur
pratique dans le domaine du recouvrement, de la dépense de la comptabilité, des finances
locales et de l’activité bancaire.
L’action de formation qui nous a été dédié marque l’implication des décideurs de la TGR pour
le développement de la recherche scientifique appliquée au management public et aux
questions ayant trait à la gestion des ressources humaines et la bonne gestion de leur carrière.
Je tiens à remercier les responsables et l’ensemble du staff du personnel qui ont participé de
près ou de loin pour la réussite de cette initiative.
Dans le cadre de ce rapport de stage, j’ai mis l’accent sur la gestion des finances des
collectivités locales qui constitue l’un des métiers majeurs de la Trésorerie Générale.

L’intérêt pour le sujet a été également retenu du fait de l’importance des réformes engagées
pour une meilleure articulation des finances locales avec le budget de l’Etat et pour
accompagner le processus de régionalisation avancée qui favorise le développement territorial
intégré et pour la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle constitution.
La TGR de par son positionnement actuel dans le circuit des finances locales est responsable
de la conduite de changement relatif à l’évolution du contrôle de la dépense des collectivités
locales, à la concrétisation des dispositions des lois sur la fiscalité locale et à l’augmentation
de la capacité de gestion.
Les comptables gestionnaires des budgets des collectivités locales constituent aujourd’hui
plus que par le passé des interlocuteurs privilégiés des ordonnateurs locaux de par leur qualité
de co gestionnaire du budget et de conseillers aux responsables locaux.

Afin de rapprocher les grandes lignes de ce rapport, je propose de le scinder en deux parties.
Une première partie sera réservée à une brève présentation de notre institution, à savoir son
importance, ses métiers et la diversité de ses structures. Elle fera état également à des
éléments saillants, forces et faiblesses, tel qu’ils étaient observés aux postes comptables lieux
du stage.
Une seconde partie sera consacrée à l’analyse des dernières et principales réformes en matière
de finances locales et leurs implications en matière de gestion et de responsabilité. Des
mesures d’accompagnement et des axes d’amélioration pour une meilleure cohérence entre les
finances locales et les finances de l’Etat seront également présentés.

I. Présentation de la TGR

La Trésorerie Générale du Royaume constitue l’une des administrations les


plus importantes du Ministère des Finances et de la Privatisation et à travers laquelle
transite l’ensemble des flux financiers et comptables de l’Etat et des collectivités
locales. Elle est également au centre d’un maillage institutionnel constitué
d’administrations publiques, d’établissements publics, de collectivités locales et
d’autres grandes institutions financières tous concernés par la gestion des deniers
publics. La TGR a initié, depuis 3 ans, un grand projet de modernisation dont la
vision stratégique est sous-tendue par deux objectifs fondamentaux à savoir : - La
contribution à l’amélioration substantielle de la gestion des finances publiques. -
L’amélioration du service rendu aux clients et partenaires.
1- LES MISSIONS DE LA TRESORERIE GENERALE DU ROYAUME

La T.G.R, qui se trouve au carrefour de l'exécution des opérations financières de


l'Etat, doit jouer pleinement son rôle en matière de :

a- Le recouvrement des créances publiques

La TGR assure, par le biais de son vaste réseau de comptables publics, la perception
des recettes fiscales et non fiscales, à travers notamment :
         la gestion du contentieux administratif et judiciaire relatif au recouvrement
et l’assistance des percepteurs en la matière;
         la prise en charge des ordres de recettes au titre du budget général de
l’Etat, des budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor;
         la centralisation des prises en charges et des recouvrements au titre des
amendes et condamnations pécuniaires;
         la gestion des comptes de prêts et d’avances accordées par le trésor et de
«fonds de roulement»consentis par des organismes de financement des
projets publics;
         l’élaboration des statistiques concernant la situation du recouvrement de
créances publiques;

b-Le contrôle et le paiement des dépenses publiques

La TGR assure le contrôle et le règlement des dépenses publiques. Ainsi, le réseau


de la TGR est chargé de contrôler la régularité des engagements de la quasi-totalité
des dépenses de l’Etat. Elle assure à travers son réseau de comptables, le règlement
desdites dépenses. En effet, au vu des propositions d’engagement et des ordres de
paiement transmis par les ordonnateurs accrédités, les services de la TGR procèdent
au règlement des créances de l’Etat.
La Trésorerie Générale assure également par le biais du Centre National de
Traitement, le contrôle et le traitement de la paie des fonctionnaires.
c-La gestion des finances locales

A travers son réseau de trésoriers et receveurs communaux, la TGR assure la gestion


des budgets de 1659 collectivités locales, de 86 groupements et de 41
arrondissements,
En effet, la TGR procède au recouvrement de leurs créances, au règlement des leurs
dépenses et à la paie de leur personnel.
La TGR met à contribution également son expertise en offrant le conseil et
l’assistance nécessaires aux collectivités locales .Ce conseil qui est de nature
juridique et financière, concerne, entre autres, la modernisation des procédures
comptables, l’analyse financière et l’élaboration des tableaux de bord.

d- La gestion des dépôts au Trésor

La TGR assure la mission de gestion des dépôts au Trésor. Elle participe à travers
cette activité au financement de la trésorerie de l’Etat. A ce titre, elle gère les
comptes des entreprises et établissements publics qui sont soumis à l’obligation de
dépôt de leurs fonds au trésor . Cette activité est étendue également à la gestion des
dépôts d’autres personnes morales ou privées.

e-La production de l’information financière et comptable

La TGR assure la centralisation des opérations comptables de l’Etat et des


collectivités locales et de ce fait elle constitue une référence en matière de
production et de valorisation de l’information comptable de l’Etat et des collectivités
locales.
La production de l’information comptable permet ainsi de :
-         décrire précisément les opérations budgétaires et financières.
-         restituer rapidement une information fiable et indispensable à la prise de
décision.
-         préparer les documents relatifs à la reddition des comptes
2- Une organisation adaptée et un réseau mieux structuré
La TGR est une administration à réseau qui s’est employée très tôt à accompagner le
processus de décentralisation et de déconcentration. Elle se doit de consolider cet
acquis en adaptant son organisation et en structurant son réseau avec comme
objectifs :
•Consacrer le rôle du siège en tant qu’organe dédié au pilotage et à l’animation du
réseau ;
•Doter le réseau de schémas de référence en matière d’organisation des structures
et des chaînes de travail ;
•Faire des services du réseau des centres autonomes de gestion par une délégation
accrue des pouvoirs et des ressources (déconcentration).

En matière de déconcentration,la TGR figure aujourd’hui parmi les administrations les


plus déconcentrées du Maroc.
Toutefois,notre administration se doit de consolider ce processus en déléguant les
actes de gestion liés aux métiers qui restent encore exercés au niveau central,dont
notamment les visas réglementaires,et en déconcentrant davantage d’actes de
gestion des ressources humaines et matérielles.
Sur le plan de l’organisation du travail,des schémas de référence devront être
élaborés en vue d’optimiser les chaînes de production dans les postes comptables,d’y
renforcer le contrôle interne et de sécuriser l’exécution des opérations financières et
comptables.

Dans le cadre de sa stratégie de modernisation et de professionnalisation, la


Trésorerie Générale du Royaume a procédé à la création des Trésoreries
Ministérielles.
Cette structure a été instaurée dans le souci d’alléger les tâches confiées à
l’administration centrale et d’assurer les deux principes de proximité et de
simplification des procédures.
Ainsi, le réseau de la Trésorerie Générale du Royaume est constitué actuellement
de :
 Directions Régionales;
 Trésoreries Préfectorales et 39  Trésoreries Provinciales ;
 Trésoreries Communales ;
 Perceptions de villes : "Perceptions mères";
 Perceptions Pures;
 110 Perceptions-Recettes Communales;
 Recettes communales ;
 Perceptions spécialisées;
 Antennes ;
 Agences bancaires ;
 Trésoreries Ministérielles ;
 1 Unité centrale de recouvrement ;
 74 Postes comptables à l’étranger.

Par ailleurs, il est à signaler que la Trésorerie Générale du Royaume assure un


système d’accompagnement et d’assistance dédié aux entités constituant le réseau,
et ce afin de faciliter et de simplifier l’accomplissement des tâches qui leurs sont
confiées.
II. Déroulement du stage

a. La perception 
La perception est chargée du recouvrement des créances publiques, du
paiement des dépenses, de la tenue de la comptabilité et de la production du compte
de gestion à la cour des comptes pour examen.
La perception de Temara, où nous avons effectué notre stage, est rattachée à la
Trésorerie préfectorale de Temara et elle est gérée par Mr Abdelaziz ADDALA. Le
percepteur est assisté par un fondé de pouvoir et 17 agents dont 4 sont des ANET.
Ce poste couvre la préfecture de Temara qui se caractérise par une forte
concentration des collectivités locales (10 communes).
La perception de Temara s’occupe se charge  :
 Des fontions de front office liées à l’encaissement des impôts et taxes
de l’Etat;
 Des fonctions de back-office liées au recouvrement des impôts et taxes
de l’ Etat ;
 Le règlement de certaines dépenses (restitution d’ IR, titres
d’annulation, les pensions et rentes des accidents de travail;
 A l’accueil des redevables et la délivrance des différentes attestations.

Durant notre stage au sein de cette perception, nous avons soulevé quelques
remarques d’ordres fonctionnels et organisationnels :
 Remarques d’ordres organisationnels  :

 Les conditions de travail sont jugées insatisfaisantes : le local de la


perception de Temara se situe au rez-de-chaussée et il n’est pas
équipé en cuisine et WC décente.
 Insuffisance des mesures de sécurité : le coffre fort est accessible à
tous les agents du poste ;
 Un manque remarquable de cadres et agents ;
 Mauvaise attribution des tâches ;
 Absence d’une structure d’accueil (bureau d’ordre, accueil) ;
 Accès direct des citoyens aux services back-office.

 Remarques d’ordres fonctionnels  :

 Absence de contrôle quotidien de la caisse ;


 La délivrance de certains duplicata sans production de la déclaration de
perte ;
 Défaut de contrôle des chèques reçus pour paiement (ex : discordance
entre le montant en chiffre et le montant en lettre) ;
 Existence de plusieurs identifiants pour le même redevable ;
 Absence de suivi quotidien des états remis aux ANET ;
 Absence d’une cellule chargée du suivi des dossiers en contentieux.

Pour surmonter ces problèmes, nous proposons les améliorations suivantes :


 Déterminer les tâches de chaque agent ;

 Création d’une cellule juridique chargée du suivi des dossiers de


recouvrement ;

 Motivation des ANET ;

 Mise en place d’un bureau d’accueil ;

 Amélioration des conditions de travail ;

 Augmentation du taux d’encadrement.

b. LA Trésorerie communale de Rabat

Notre 2ème mois de stage pratique s’est déroulé eu sein de la trésorerie


communale de rabat. Cette dernière constitue l’agent comptable du budget local à
savoir celui de la région de la préfecture, de la commune de rabat, de la commune
de touarga et 7 arrondissements. Mr Mouhib est le trésorier communal et il gère 4
services, le service du contrôle de l’engagement de la dépense, le service visa et
règlement des dépenses, le service du recouvrement et de la comptabilité et le
service de la rémunération.
Pour la gestion des finances locales, la TC est chargée notamment des missions
suivantes :
 Préparation des projets de budget : le projet de budget est préparé
par le conseil délibérant en collaboration avec le TC ;
 Présenter un rapport sur le rythme d’exécution du budget et sur l’état
des finances locales ;
 Assister le conseil pour l’établissement des prévisions des recettes et
des dépenses ;
 Exécution du budget  à travers :
 Le contrôle et l’exécution des opérations de recettes ;
 Le contrôle et l’exécution des opérations de dépenses ;
 La gestion du personnel local et du patrimoine ;
 La tenue de la comptabilité et gestion de la trésorerie ;
 Assurer, par le biais des régisseurs qui leur sont comptablement rattachés,
l’encaissement des recettes propres de ces collectivités
 L’assistance juridique et conseil financier aux collectivités locales.

 Remarques

 La redondance du contrôle en matière de règlement de la dépense


entre le service de certification de l’engagement et le service de visa
de paiement suite à l’annulation de la présence des représentants de la
TGR ;
 La réception des rôles manuels du service d’assiette constitue une
charge importante de travail pour la chargé de saisie ;
 Difficultés rencontrées lors de recouvrement forcé, les rôles sont en
arabe et l’application est en français et CIN et registre de commerce
sont la plupart du temps non mentionnés ;
 Importance du reste à recouvrer constitue un manque à gagner à l’Etat
pour les 17 taxes locales ;

 Recommandations

 Un seul service doit s’occuper du visa des marchés des collectivités


locales pour éviter la redondance du contrôle ;
 Informatisation du service ordonnateur pour les ordres de recettes ;
 Unification de la base de données ;
 Mise en œuvre d’actions coordonnées et de campagne de
recouvrement en partenariat avec les services ordonnateurs et ciblé les
gros redevables

c. La trésorerie préfectorale de Salé  :

La trésorerie préfectorale de Salé est le 3ème poste comptable que nous avons visité.
Elle est chargée des missions suivantes :
 Le contrôle et l’exécution des dépenses des sous ordonnateurs ;
 La pré-centralisation des écritures comptables des postes rattachés ;
 L’activité bancaire ;
 La gestion des régies des sous ordonnateurs ;
 Le recouvrement des créances émises par les sous ordonnateurs
 Accorde les autorisations et visas relatifs aux actes de recouvrement forcé

Madame Fatima ASSAKOUR, trésorière préfectorale gère 4 services à savoir :


 Remarque  :

 lL’absence de 2 chefs de services (recouvrement et comptabilité) rend la tâche


difficile à la trésorière qui doit, en même temps, chapeauter l’équipe de ces
services et la gestion quotidienne du poste;

 Il y a lieu de noter l’existence d’un bureau d’accueil et de 2 bureaux d’ordre,


un pour le courrier départ et l’autre pour le courrier arrivé, ce qui donne une
bonne image à ce poste.

Recommandations :

 il est jugé important de procéder à la nomination de 2 responsables


pour combler le manque en chef de service;

Le poste est en général bien organisé et bien structuré, ce qui reflète l’esprit
manageriel et l’engagement de la trésorerie dans ce sens.
d. La trésorerie ministérielle de l’Education Nationale
Notre 4ème stage s’est déroulé au sein de la trésorerie ministérielle de l’Education
Nationale. Cette trésorerie est dirigée par M. Elmaati SAADOUNE qui est assisté par
3 chefs de service.
La trésorerie ministérielle de l’Education Nationale est chargée de gérer le budget
de 3 ministères à savoir :
 Ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la
formation des cadres et de la recherche scientifique ;

 Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle ;

 Ministère de la Culture.

Le trésorier ministériel gouverne 3 services : Service du Contrôle des Dépenses des


Biens et Services, le Service du Règlement, des Recettes et de la Comptabilité, le
Service de Contrôle des Dépenses du Personnel.
Ce ministère est chargé notamment des missions suivantes :
 Garantir le contrôle de régularité et de validité des dépenses de l’Etat ;

 Veiller à l’exécution comptable des opérations budgétaires des services


ordonnateurs ;

 Assister et conseiller les services ordonnateurs.

 Les remarques

Nous allons présenter les remarques que nous avons observées au cours de
notre stage à la Trésorerie Ministérielle de l’Education Nationale :
Service du règlement, des recettes et de la comptabilité

Chez le comptable :
 La charge de travail au sein de la Trésorerie Ministérielle de l’Education
Nationale est très intéressante (9017 OP en 2009) surtout dans les
périodes de haute saison ce qui rend le respect de délais de contrôle dans
cette période très difficile par rapport aux autres périodes.
 La redondance du contrôle dans le service personnel : presque le même
contrôle effectué par les trois intervenants de contrôle : contrôle de
régularité, de validité et celui de CNT.
 Manque de voitures de services ; surtout pour le personnel de la dépense
qui sont chargés d’assister aux commissions d’ouverture des plis.

Chez l’ordonnateur : GID n’a pas atteint la phase de maturité; il y’en a encore des
opérations qui ne sont pas encore sujette à la correction GID.
Exemple : les intérêts moratoires.

Le service du contrôle de la dépense du personnel

 Le retard dans le traitement des actes : lorsqu’on reçoit, par exemple,


deux actes qui concernent le même fonctionnaire, l’agent ne peut pas
traiter tous les actes en même temps. C'est-à-dire il est obligé d’attendre
la finalisation du premier acte pour commencer le deuxième.

 L’assistance aux services ordonnateurs

Le rapprochement de la TM aux services des ordonnateurs a biaisé le vrai rôle de


l’assistance ; parfois le comptable fait le travail de l’ordonnateur.

Recommandations :

- Réorganisation du travail et affectation de personnel dans ces services.


- Renforcement de l’équipe chargé du contrôle d’engagement qui s’occupe du
contrôle préalable et assiste aux ouvertures des plis ;
- Mettre à la disposition des TM des voitures de services pour faciliter les
déplacements.
Deuxième partie :

L’un des enjeux de la décentralisation repose essentiellement sur le pouvoir financier des
collectivités locales, appelées à contribuer au développement socio-économique de leurs
territoires.
La pérennité du processus de décentralisation demeure tributaire de cette démarche à faire
bénéficier les collectivités locales d’une véritable autonomie à même de leur permettre de
certaines de leurs compétences dans des conditions optimales.
Dans ce contexte, il a été procédé à maintes reprises à la révision des dispositions de
l’organisation financière de ces entités territoriales qui consacre l’équilibre des pouvoirs, le
renforcement de la responsabilisation, du contrôle, et la reddition des comptes pour un modèle
de régionalisation avancée qui favorise le développement territorial intégré.

La TGR exécute et contrôle les dépenses des CL. L’allègement du contrôle a permis la
responsabilisation des acteurs locaux. La question qui se pose est si ces CL sont suffisamment
outillées et encadrées pour gérer ces nouvelles responsabilités qui lui ont été confiées ?
La TGR est aussi un acteur principal en matière de fiscalité locale. Elle est également
impliquée dans la concrétisation des nouvelles dispositions de la nouvelle loi. En effet, celle-
ci a simplifié la fiscalité dans le but de renforcer leur autonomie financière. Sont-elles
capables de gérer une administration fiscale locale ? Comment asseoir une fiscalité locale et
assurer à ses collectivités locales les ressources financières nécessaires sans remise en cause
leur autonomie financière ?

La TGR gère le budget des CL, son rôle est de les informer sur leurs situations financières et
les éclairer sur l’impact de leurs décisions. Les CL sont elles équipées en outils de
programmation budgétaire ?
D’où ressort l’importance des directions de la TGR et des comptables du réseau notamment
les TP/ TC/ RC en matière de valorisation du conseil financier et d’assistance juridique en
faveur des CL.

I/ L’analyse des ressources des collectivités locales :


En matière de ressources la cour des comptes et la commission consultative sur la
régionalisation confirment une forte dépendance des ressources transférées par l’Etat,
l’absence d’un système adéquat de répartition des ressources transférées par l’Etat et d’un
dispositif de péréquation et de solidarité entre les communes et une insuffisance des
ressources propres par rapport au potentiel mobilisable.
La loi 4706 donne plus d’autonomie aux collectivités locales et à simplifier leur fiscalité.
La réalité du terrain fait ressortir des imperfections qui met l’enjeu sur la concrétisation de
cette loi.
Des recommandations sont proposées dans ce sens.
L’idée recherchée est d’assurer à ces collectivités les ressources financières nécessaires sans
remise en cause ni de leur autonomie financière, ni des équilibres fondamentaux des finances
publiques et d’asseoir une fiscalité locale tout en veillant à un niveau soutenable de pression
fiscale au niveau national.

1- Les ressources des collectivités locales:

Les ressources des collectivités locales comprennent :


• Les impôts et taxes que la collectivité locale est autorisée à percevoir par la législation en
vigueur (14 taxes locales);
• Les recettes affectés par l’Etat qui réserve au budget des CL 30% des recettes de TVA, 1%
des recettes de l’IS et l’IR.
• Les taxes gérées pour le compte des collectivités locales sont étroitement liées à l’histoire de
la décentralisation au Maroc que sont La taxe d’habitation, la taxe sur les services
communaux et la taxe professionnelle.
Les trois taxes sont émises par voie de rôles, par la Direction Générale des Impôts puis
transmis aux postes concernés sous forme de fichiers électroniques via l’Unité Central du
Recouvrement (UCR) et sous le format papier.
Le recouvrement est à la charge des percepteurs qui recouvrent la totalité des droits dus y
compris les majorations et pénalités.
Ils s’occupent également de la répartition du produit entre les différents bénéficiaires selon le
mode de répartition de chaque taxe.
- La taxe professionnelle est répartie comme suit :80 % aux budgets des communes du lieu
d’imposition, 10 % au profit des chambres de commerce, d’industrie et de services, des
chambres d’artisanat et des chambres des pêches maritimes et de leurs fédérations, 10 %
au budget général au titre des frais de gestion.
- Le produit de la taxe d’habitation est réparti par le comptable chargé du recouvrement
comme suit : 90% aux budgets des communes du lieu d’imposition, 10% au budget
général au titre de frais de gestion.
- La taxe sur les services communaux est réparti comme suit : 95 % aux budgets des
communes, 5 % aux budgets des régions.
• On distingue d’autres ressources à savoir, les redevances et rémunérations pour services
rendus, les subventions accordées par l’Etat ou par d’autres personnes morales de droit public,
le produit des emprunts autorisés, les revenus de la propriété et des participations, les fonds de
concours et les dons et legs ;

La nécessité de réformer la fiscalité locale faisait l’objet d’un consensus. Elle a été critiquée
sur plusieurs points : archaïsme des bases d’imposition, injustices et inégalité territoriales
mais aussi entre contribuables, manque de lisibilité de la gestion locale, cout de gestion jugé
excessif pour l’Etat.
2- Réforme de la fiscalité locale régie actuellement par la loi 47/06: Apport et
défaillances.

La nouvelle réforme sur la fiscalité locale vise le renforcement des moyens financiers ayant
pour objectif de simplifier le système fiscal local, d’améliorer sa gestion et de renforcer son
rendement.

Cette loi a supprimé certaines taxes à faible rendement ou qui faisaient double emploi avec
celles de l’Etat, la fusion de certaines taxes touchant la même assiette, tout en instaurant une
nouvelle répartition des produits des taxes. Ainsi, la nouvelle loi compte 17 taxes instituées ou
réaménagées au profit des communes urbaines et rurales. De même, elle a apporté plus de
simplification, comme le montre, par exemple, le remplacement de la patente par la taxe
professionnelle et la taxe urbaine par la taxe d’habitation.

Au-delà de ces réaménagements, la reforme introduit deux innovations majeures. La première


innovation concerne l’instauration du système déclaratif, a l’image de la fiscalité nationale. La
deuxième consiste en l’instauration de la fréquence trimestrielle du paiement des taxes au lieu
de la fréquence annuelle en cours jusqu’ici. L’idée sous-jacente à ces deux innovations est de
garantir a la commune a la fois un revenu sur la base duquel elle peut bâtir correctement ses
prévisions et un flux régulier de ressources pour financer son budget courant.

La loi 47-06 a également le mérite d’uniformiser les procédures de recouvrement pour


l’ensemble des taxes, avec deux modifications importantes. Il s’agit de l’adoption d’un texte
unique regroupant toutes les taxes des collectivités locales et l’adaptation de la fiscalité locale
au contexte de la décentralisation. En plus de la fixation des tarifs et des taux des taxes selon
une fourchette, la loi renforce les prérogatives des conseils élus en matière de vérification et
de contrôle et de modulation de taux et tarifs. Parmi les autres nouveautés apportées par la loi
47-06 figure l’harmonisation de la fiscalité locale avec celle de l’Etat. Cette harmonisation
porte sur les procédures relatives aux sanctions et majorations, au contrôle et vérification, à la
notification et droit de communication, au contentieux et rectification des impositions(et le
double emploi).

La fiscalité locale a connu un tournant décisif avec la réforme de 2007. Après l'entrée en
vigueur de la réforme de 2007, il y a eu de bons effets, mais des insuffisances persistent. Une
baisse des recettes alors que le but recherché était de renforcer l'autonomie des collectivités
locales. Ceci est imputé au manque de progrès au niveau des capacités de gestion des
collectivités locales. D'où le nécessité de la mise à niveau des ressources humaines.
Aussi, actuellement, le système fiscal ne favorise pas l'autonomie financière des collectivités
locales. «Il y a des lourdeurs, une multiplicité de visas, le poids du département de tutelle…».

Aussi, Certaines régions souffrent d’une insuffisance de ressources car il y a des disparités
socio-économiques très importantes entre elles. Certaines ont un potentiel fiscal important,
d’autres non. La régionalisation des recettes pourrait être à l’origine de beaucoup d’inégalités
face à l’impôt. Il n’est pas question de remettre en cause le système de fiscalité locale institué
par la loi 47-06 mais de le réadapter au contexte de la régionalisation, car c’est un stade très
avancé de la décentralisation.
Le centre marocain de conjoncture confirme qu’il y a beaucoup d'évasion du produit fiscal à
tous les stades (recensement, émission, recouvrement. La réforme fiscale est aussi limitée par
le fait que ce sont les services de la trésorerie générale du ministère des Finances qui
perçoivent les impôts collectés par l'Etat au profit des collectivités locales. Ce «process»
bloque en raison du problème d'identification du contribuable.
Et quand ce sont les communes qui se chargent de gérer les ressources fiscale, les problèmes
se rattachent à la fixation des taux, la compétence de la décision des autorités locales sur ce
volet, puisque les taux et tarifs de ces taxes varient selon leur nature et la source de leur
fixation (selon qu'ils ont été fixés par la loi ou par les communes elles-mêmes).
Les communes n'utilisent pas toutes les possibilités dont elles disposent pour percevoir les
taxes, comme elles n'utilisent pas les taux maximums lorsqu'une fourchette de taux est
possible à leur disposition.

Une autre limite est liée aux «dysfonctionnements communs à tous les impôts et taxes locaux.
Dans ce sens, les prérogatives par lesquelles l'Etat favorise certaines catégories de
contribuables ampute les caisses des collectivités de sources importantes, puisque ces
exonérations ne sont pas compensées par les caisses étatiques
Un autre handicap est lié à l'activité de recensement, effectuée tous les cinq ans et souffrant
elle-même de certains manques, demeure une opération qui patauge dans un océan de données
ambiguës. A citer, la difficulté de vérifier les changements d'affectation des locaux et des
transferts de propriétaires, erreurs dans les mandats d'imposition, les élus communaux ne sont
pas pleinement impliqués dans le processus de recensement.
3- Contraintes constatées de la gestion comptable des taxes gérées pour le compte des CL

La gestion des taxes gérées pour le compte des CL souffre d’un certain nombre de contraintes
portant dysfonctionnements, qui pèsent sur le rendement desdites taxes, qui ne représente que
25% de l’ensemble des ressources des CL.

Le partage des compétences entre les trois catégories de comptables formant le réseau
territorial de la TGR suppose une parfaite harmonie entre les registres comptables de chacun
des intervenants en matière de PEC des taxes considérées.

Alors que le système souffre d’anomalies qui nécessite des mises à jour et des redressements
des dits PEC.

A cet effet, deux cas sont constatées :

- PEC chez les percepteurs inférieurs à celles chez le TC/RC.

Le percepteur, détient des PEC nominatives par contribuable et le TC/RC détient des PEC
écritures égales à la somme des recettes auxquelles les CL concernées peuvent prétendre.
Dans ce cas de figure la différence entre les deux registres n’a aucune chance d’être réalisée et
plombe les restes à recouvrer chez le TC/RC et chez l’ordonnateur.
Ceci est le résultats de rejets de PEC non communiqué au TC/RC, d’erreurs dans la
comptabilisation des certificats à joindre au compte de gestion en mélangeant les collectivités
locales concernées, d’erreurs dans la répartition des recettes entre les bénéficiaires et des
erreurs dans la répartition des recettes entre CL gérées.

- PEC chez le TC/RC inférieures à celles chez le percepteur


Dans ce cas, des certificats à joindre au compte de gestion non parvenus au TC/RC ou non
comptabilisés donc des recettes mal imputées ;

4- Mesures d’accompagnement de la réforme fiscale locale et recommandation pour une


optimisation des ressources financières actuelles

L’idée est qu’il y a eu des réformes dans les textes, mais il faut réfléchir encore pour les
concrétiser et à améliorer ainsi la gouvernance des finances locales.

Ceci est réalisable d’abord par la mise à niveau des services fiscaux communaux, la formation
du personnel de ces services et leur renforcement en moyens humains (compétences humaines
qualifiées) et matériels nécessaires à leur action.

Pour atténuer le phénomène de disparités de potentiel fiscal entre régions, il est recommandé
de donner plus de prérogatives au président de la région. Par exemple, actuellement,
l’ordonnateur de la région est le wali, alors que normalement ça doit être le président du
Conseil régional.

L’amélioration des rendements de la fiscalité à travers notamment la simplification celle ci,


l’optimisation des taux et l’élargissement de l’assiette sont aussi envisageables.

Aussi, la meilleure façon d’utiliser le volet fiscal comme levier de développement est
d’accorder plus de dérogations aux régions les moins avancées sous formes d’incitation à
l’investissement ou d‘exonération au niveau des bénéfices. Ces dérogations doivent concerner
notamment les quatre principaux impôts à savoir, l’IS, l’IR, la TVA et les droits
d’enregistrement

De plus, la convergence entre le système fiscal de l’Etat et celui des collectivités territoriales
pour une meilleure harmonisation entre la fiscalité locale et la fiscalité de l’Etat doit prendre
en compte la nécessité de veiller à un niveau de pression fiscale globale soutenable pour les
contribuables et favorisant le climat des affaires et le déploiement territorial équilibré des
investissements.
L’un des schémas possibles pour assurer une telle synergie a été préconisé par la Commission
consultative sur la régionalisation, qui a précisé que « pour toute recette fiscale ou parafiscale,
la détermination et le contrôle de l’assiette, la liquidation et le recouvrement seront confiés
contractuellement aux services spécialisés de l’Etat, contre une juste rémunération des
charges qui en résultent »

Il est à remonter également que la loi fiscale semble diffuse et mal comprise par les acteurs
locaux ce qui justifie la mise en place d'un guide fiscal local leur permettant d'appliquer au
mieux ses dispositifs.

Tout transfert de compétence par l’Etat à la région doit être accompagné du transfert des
budgets correspondants, par le truchement de la loi et sur la base de contrats. Il reviendra à un
comité de définir les compétences, d’arrêter les charges correspondantes et d’en évaluer la
bonne exécution.
Les budgets ainsi transférés doivent être régulièrement actualisés pour tenir compte de
l’évolution des coûts et des performances des conseils régionaux dans chaque compétence
transférée.

La fiscalité locale se base essentiellement sur la valeur locative. En vue d’en améliorer le
rendement, les valeurs locatives doivent être régulièrement réévaluées pour se rapprocher des
prix du marché en se basant sur les données disponibles, notamment, au niveau de la
conservation foncière et de la DGI.
En outre, il est primordial d’améliorer les opérations de recensement pour mieux appréhender
la matière imposable, en renforçant le rôle et la structure des commissions locales créées à cet
effet avec une étroite collaboration de l’autorité locale et des autres organismes intervenant
dans l’identification des contribuables
Le résultat des opérations de recensement doit être transmis au niveau central en vue de
permettre les recoupements et le partage des informations entre l’ensemble des CL et les
services de l’Etat, en raison de la mobilité géographique des contribuables et de l’existence de
plusieurs centres d’intérêts économiques.

Par ailleurs, l’amélioration du rendement de la fiscalité locale exige un réel engagement et


implication des élus locaux aussi bien dans la définition des seuils d’imposition,
d’identification et de recensement de la matière imposable qu’en matière de recouvrement

Par ailleurs, il est à souligner qu’après la réforme de la fiscalité locale, régie actuellement par
la loi n° 47‐06, ce dispositif légal ne peut être modifié que par des amendements au niveau de
ladite loi au lieu de la loi de finances comme auparavant. Par contre, si les règles régissant la
fiscalité de l’Etat peuvent être modifiées annuellement au niveau des lois de finances, la
modification de la fiscalité locale exige l’introduction des amendements au niveau de la loi
correspondante ; ce qui impacte négativement l’harmonisation entre la fiscalité nationale et
locale. C’est ce qui explique par exemple le nombre important des exonérations au niveau de
la fiscalité locale qui n’évolue pas avec la politique de suppression menée par l’Etat au niveau
de la fiscalité nationale. A titre d’exemple, il y a lieu de citer la réduction de 50% accordée
aux activités installées à Tanger et les taux réduits applicables aux entreprises situées dans les
provinces à faible niveau de développement, dont les avantages ont été atténués en matière
d’IR et d’IS pour les impôts de l’Etat, mais toujours maintenus au niveau de certaines taxes
locales, notamment la taxe professionnelle.

5/ Accompagnement de l’Etat en matière de gestion de la fiscalité locale

La gestion administrative de la fiscalité nécessite une expertise pointue en raison de la


complexité de la matière relative à la maitrise de la base imposable, au contrôle des
déclarations, le recensement, le recouvrement et le suivi du contentieux. Autant d’éléments
dont l’absence justifie la mauvaise exploitation fiscale qui se traduit par un manque à gagner
substantiel pour les CL.
Pour ce faire, deux voies peuvent être explorées :
• doter l’administration fiscale locale de moyens humains et matériels en vue d’assurer la
gestion de sa propre fiscalité locale ;
• ou s’appuyer sur les services de l’Etat par la mise en place d’un cadre partenarial.
La première option présente l’avantage de renforcer l’autonomie administrative des CL, mais
son impact sur le renforcement de l’autonomie financière reste tributaire des moyens humains
et matériels à mettre à la disposition de l’administration fiscale locale en termes, notamment,
de formation et d’accès à l’information, d’autant plus que du fait que chaque CL soit dotée de
son propre budget, chacune d’elle est appelée à disposer de sa propre administration fiscale.
Non seulement cette situation se traduirait par un coût élevé de gestion, mais la diversité des
intervenants rendrait au surplus la tâche difficile au contribuable, qui doit traiter avec
plusieurs administrations fiscales pour un même bien ou pour une même activité économique.

D’où l’intérêt de la deuxième option qui offre l’avantage de la maîtrise de la matière, du coût
de gestion et de la simplification des procédures pour les contribuables par la mise en place
d’un « guichet fiscal unique ». En effet, disposant d’une administration fiscale bien outillée,
les services de l’Etat peuvent assurer la gestion de la fiscalité locale qui recoupe, sur plusieurs
aspects, avec la fiscalité nationale, car in fine il s’agit souvent de la même matière imposable
et du même contribuable.

Par le biais d’un cadre partenarial définissant les objectifs à atteindre et les moyens de mise en
œuvre, l’administration fiscale étatique peut prendre en charge la gestion de la fiscalité locale
pour le compte des CL moyennant une juste rémunération à définir d’un commun accord,
prenant en considération les moyens financiers des CL et la charge de travail pour les services
de l’Etat. A cet effet, la gestion de l’assiette peut être confiée à la DGI et le recouvrement aux
services de la TGR relevant du Ministère de l’Economie et des Finances.
Dans ce sens, il est à rappeler que la gestion de la fiscalité locale par les services de l’Etat
(DGI et TGR) pour le compte des CL se fait déjà à travers la taxe professionnelle, la taxe
d’habitation et la taxe de services communaux, mais également dans le domaine de la paie du
personnel local qui est assurée pour un certain nombre de CL par la TGR qui est chargée du
traitement de la paie du personnel de l’Etat et de certains organismes publics. Dans ce schéma
d’organisation, les régisseurs communaux ne seront chargés que de l’encaissement des droits
au comptant et de l’appui aux services de l’Etat pour les autres aspects de la gestion de la
fiscalité locale.
A côté de la gestion administrative, les mêmes services de l’Etat pourront assurer une mission
de conseil fiscal en faveur des assemblées locales dans l’exercice de leurs attributions en
matière de fixation des taux et tarifs d’impositions, de manière à éclairer les élus locaux sur
les moyens financiers à mobiliser pour atteindre les objectifs de développement économique
et social fixés.
Si l’architecture proposée permettrait l’amélioration des ressources des CL, elle offre
également pour l’Etat la possibilité de mise en place d’un cadre de partenariat, dès lors que les
CL peuvent, en raison de leur maîtrise du territoire et de leur proximité, concourir à
l’identification du secteur informel en vue de son intégration dans l’économie nationale.

II/ L’analyse des dépenses des CL :

L’amélioration des procédures d’exécution des dépenses s’est imposé comme une mesure
impérative, et ce, en réduisant les points de contrôle et en responsabilisant davantage le
management local par la mise en place des outils de contrôle interne.
1 /L’apport de la réforme durant les années 2009 et 2010: Allègement des contrôles à priori

Les procédures d’exécution des dépenses des CL font intervenir deux autorités :
l’ordonnateur et le comptable public. Ainsi, la réalisation d’une dépense nécessite le visa de
services externes à la collectivité, à savoir le Receveur communal.

Ainsi, la réalisation des dépenses nécessite un contrôle à priori exercé par le comptable public
(engagement et validité) et un contrôle à posteriori exercé par les corps d’inspection
(IGAT/IGF) et juridictionnel exercé par les cours régionales des comptes (CRC).

La réforme est venu répondre aux disfonctionnements liées aux irrégularités et les retards
dans l’exécution des marchés des collectivités territoriales.

La suppression du contrôle de la régularité exercé par les TC/RC/PRC sur les engagements
des dépenses des CL a été remplacée par l’instauration du contrôle budgétaire des
engagements de dépenses.
Dans ce sens « une fiche navette », dont le modèle est fixé par décision du MI, accompagne
toute proposition d’engagement de dépenses.

Le contrôle budgétaire intervient avant que l’engagement ne devienne définitif. Il est


exercé par le trésorier payeur et porte sur : la disponibilité des crédits et des postes
budgétaires, l’imputation budgétaire, l’exactitude des calculs du montant de l’engagement, le
total de la dépense à laquelle la collectivité locale ou le groupement s’oblige pour toute
l’année d’imputation.

La soumission des engagements de dépenses des CL à un contrôle budgétaire s’exerce par la


certification sur la proposition d’engagement dans un délai de 8 jrs pour les marchés et 5 jours
pour les autres natures de dépenses. Suspension de certification pour un motif autre que
l’insuffisance ou indisponibilité de crédits ou de postes budgétaires vaut possibilité de passer
outre par décision du MI ou son délégué.
Conformément aux dispositions du décret portant règlement de la comptabilité publique des
CL et de leurs groupement, l’exercice du contrôle de la validité par le trésorier payeur, avant
visa pour paiement porte sur l’exactitude des calculs de liquidation, l’existence de la
certification préalable d’engagement budgétaire, le caractère libératoire du règlement.
Il est, en outre, chargé de s’assurer de la signature de l’ordonnateur qualifié ou de son
délégué, la disponibilité des crédits de paiement, la disponibilité des fonds, de la
production des pièces justificatives prévues par la réglementation en vigueur, dont celles
comportant la certification du service fait par l’ordonnateur qualifié.
2/ Une régulation étatique modernisée et assouplie visant l’amélioration et la simplification
des procédures d’exécution de la dépense des CL en contrepartie du renforcement de la
responsabilité et la reddition des compte.

La simplification des procédures passe par une réforme en profondeur du contrôle des
dépenses des cl et sa réorientation d’une logique de régularité juridique, vers une logique de
responsabilisation des gestionnaires, avec comme corollaire le renforcement des contrôles a
posteriori et des contrôles d’audit et d’évaluation de la performance.

Cette simplification des procédures nécessitera une réorganisation administrative pour définir
les chaînes de responsabilité et asseoir le pilotage par la performance, dès lors que
l’amélioration de la transparence de l’action publique des cl exige la responsabilisation des
gestionnaires sur les résultats.

-La levée progressive du contrôle préalable doit tenir compte de la qualité de l’organisation et
de chaque collectivité territoriale, de ses performances en matière de gestion, et de leurs
capacités à gérer leurs nouvelles responsabilités par la mise en place d’un système de
contrôle interne et de gestion des risques et du respect de critères réglementaires et d’un audit
financier et comptable pour évaluer les performances des CL pour une bonne gestion
financière (suite à la faible maitrise des règles d’exécution des dépenses).

-Corrélativement à la levée progressive du contrôle à priori et aux assouplissements à apporter


aux contrôles budgétaires et financiers évoqués ci‐dessus, les contrôles a posteriori sur les
comptes et la gestion des collectivités locales doivent être renforcés.

Particulièrement, le contrôle budgétaire juridictionnel par les cours régionales des comptes
doit être intensifié à cet effet en leur conférant un pouvoir de décision et non un simple avis
comme c’est le cas actuellement et par la certification des comptes des CL par celles-ci
comme c’est le cas dans certaines expériences étrangères.

-Toutefois, le champ de la simplification des procédures ne doit pas se limiter au seul mode de
contrôle des dépenses, mais il doit aussi concerner le dispositif régissant la commande
publique, avec comme objectif fondamental la simplification des formalités d’octroi et
d’exécution des marchés publics et la dématérialisation du processus d’achat.

-Aussi, pour faciliter la tâche aux services ordonnateurs, il est recommandé de mettre en place
les manuels de procédures pour chaque catégorie de dépenses, ainsi que les cahiers de charges
types et la documentation relative à la commande publique.

-La continuité de la déconcentration des services financiers et comptables de le l’état au


service de la décentralisation doit être manifesté par le renforcement du partenariat entre ces
services (comptables publics) et les CL et la réalisation de prestations de services d’une valeur
ajoutée au profit des CL en matière de conseil financier et d’assistance juridique et de mise à
niveau de capacité de gestion des services ordonnateurs (formation des responsables des
services financiers et comptables des CL + Sécurisation du dispositif de contrôle interne en
matière de gestion des finances locales .

Cette approche répond aux exigences de proximité de promptitude et de partage de bonnes


pratiques managériales qui constitue l’un des axes prioritaires préconisés par le Plan d’Action
Stratégique de la TGR.

Et dans un contexte de régionalisation avancée du Maroc qui préconise la généralisation des


systèmes d’information de l’Etat aux collectivités locales, la Trésorerie Générale du Royaume
s’est engagée dans une démarche de modernisation de ses outils par l’extension de son
système de Gestion Intégrée de la Dépense (GID) à ces collectivités.
Ce système d’information permettra de réduire le délai de traitement des actes, de disposer de
l’information en temps réel, de simplifier les procédures et de favoriser la transparence dans la
gestion des deniers publics.
Ce projet de dématérialisation doit être accompagné par la mise en place de la signature
électronique pour simplifier la tâche des gestionnaires locaux.

II/ En matière d’analyse financière des budgets des CL et de programmation budgétaire :

1/ Structure du budget des CL :

Le budget de la CL regroupe 3 types de supports budgétaires, le budget principal composé


d’une partie fonctionnement et d’une partie équipement. Chacune des partie est subdivisée en
2 section l’une réservée aux recettes l’autre au dépenses, le budget annexe qui individualise
la gestion financière de certains services locaux et les comptes spéciaux qui sont de 2 types
CAS et CDD.

A la différence du budget de l’Etat, le budget d’une collectivité locale, obéit à la règle


d’équilibre entre les recettes et les dépenses.

Le budget est une autorisation normale d’exécution des dépenses et de collecte des recettes. Il
ne peut être modifié que dans les mêmes formes de son adoption, sauf dérogations
réglementaires.

Le budget des CL peut être modifié par des autorisations spéciales (AS) autorisant des
recettes supplémentaires appelant des dépenses supplémentaires, en fonctionnement ou en
investissement;
Soit par des autorisations de programme (AP) ouvrent des crédits d’engagement, en
investissement qui seront consommés sur plusieurs exercices au lieu d’un. A la différence de
l’Etat, les crédits de paiement afférents aux AP sont en fait des transformations de CE en CP
et non pas des crédits supplémentaires.

Il peut y avoir des modifications à l’intérieur du budget sans incidence sur son volume par des
décisions de virement de crédits de fonctionnement :

- pour les communes: à l’intérieur du même article par décision de l’ordonnateur sans
délibérations du conseil et à l’intérieur du même chapitre par décision de
l’ordonnateur après délibérations du conseil
- pour les PP & Régions : à l’intérieur du même chapitre ou du même article par
décision de l’ordonnateur après délibérations du conseil
- pour les arrondissements: en exécution d’une décision prise par le conseil

2/ Refonte du cadre de l’élaboration des budgets : principales nouveautés de la Loi n°45-08


relative à l’organisation des finances des collectivités locales et de la Loi n°17-08 modifiant
et complétant la loi 78-00 portant charte communale ;

La nouvelle législation en matière de refonte du cadre de l’élaboration des budgets s’est axée
autour des axes suivants :

 Instauration de la notion de planification pluriannuelle comme bases d’établissement


du budget par l’introduction du Plan de Développement Communal.
La procédure d’élaboration du plan PDC étant du domaine du réglementaire, la loi fixe
néanmoins les éléments devant figurer dans ce document à savoir :un diagnostic
mettant en évidence le potentiel économique, social et culturel de la commune ; les
besoins prioritaires identifiés en concertation avec la population, les administrations et
les acteurs concernés ; les ressources et les dépenses prévisionnelles afférentes aux
trois premières années de mise en œuvre du plan de développement communal.

 Introduction des délais limites pour l’établissement et l’approbation des budgets :


- le budget est préparé par le président du conseil pour les communes et l’ordonnateur
pour les Régions, provinces et préfectures (wali/gouverneur);
- Il est présenté à l’examen de la commission compétente au moins 10 jours avant la
date d’ouverture de la cession d’examen du budget par le conseil;
- Le budget doit être adopté par le conseil au plus tard le 15 novembre;
- le budget de la CL doit être présenté à l’approbation de la tutelle au plus tard le 20
novembre.
- L’ordonnateur doit transmettre à l’autorité de tutelle au plus tard le 15 décembre le
budget adopté ou à défaut le projet de budget non adopté appuyé des PV des
délibérations du conseil.
- Dans le cas de l’absence de présentation du budget à l’approbation de la tutelle dans
les délais (15 décembre) : Demande d’explications de la part de l’ordonnateur et
établissement avant le 1er janvier d’un budget de fonctionnement sur la base du dernier
budget approuvé tout en tenant compte de l’évolution des charges et des ressources de
la CL.

Le budget transmis à la tutelle pour approbation doit être accompagné de l’état de la


programmation triennale et des états de synthèse de la situation financière de la CL (dont
la liste et les modèles devront être définis par arrêté du MI)

 Suppression du visa des budgets et des actes modificatifs y afférents par les
représentants du ministère des Finances.

Le contrôle à priori du ministère des finances sur les documents budgétaires est limité au
visa des actes de création et de clôture des comptes d’affectation spéciaux et aux
opérations d’emprunts. Les opérations en matière d’autorisation préalable ( le budget, les
budgets annexes, CDD, compte administratif, actes modificatifs des budgets, l’arrêté
fiscal, conventions et contrats administratifs)est sous la tutelle unique du Ministère de
l’Intérieur.

 Elargissement du pouvoir de délégation au profit des ordonnateurs;


Les ordonnateurs peuvent, sous leur responsabilité, déléguer leur signature par voie
d’arrêté, notifié auprès du comptable assignataire.

Les ordonnateurs délégués, les sous-ordonnateurs ainsi que leurs suppléants agissent sous
la responsabilité et le contrôle des ordonnateurs qui les ont institués.

 Introduction de la possibilité de report des crédits de fonctionnement par l’atténuation


de la règle d'annulation de ces engagés et non mandatés à la clôture de l’exercice.

Les reports de crédits de fonctionnement et d’investissement sont couverts par l’excédent


arrêté à la fin de chaque année et repris dans l’exercice suivant à la rubrique « excédents
de l’année précédente » (2ème partie).
Dans l’attente d’une modification de la nomenclature budgétaire des CL  tenant compte de
la possibilité donnée à ces dernières pour le report des crédits de fonctionnement, la
couverture des reports des crédits de fonctionnement sera assimilée à une opération de
résorption du déficit de la 1ère partie du budget de la CL concernée par une autorisation
spéciale.

3/ Commentaires de la Cour des comptes et de la Commission consultative sur la


régionalisation sur la gestion du budget local :

La Cour des comptes et de la Commission consultative sur la régionalisation confirment :

- une faiblesse de la capacité de gestion des projets ;


- l'inexistence de planification stratégique et de programmation efficiente des crédits
budgétaires. D’ailleurs, les communes n’ont pas encore adopté leurs plans de développement,
qui est pourtant une obligation légale de par la charte communale de 2009 ;
- l’absence de bases de données pour la programmation annuelle des projets. En plus, les
outils de gestion moderne ne sont pas mis en place pour assurer le suivi de l’exécution
budgétaire ;
- que les budgets communaux ne reflètent pas l’équilibre réel entre les recettes et les
dépenses, en ce sens que de nombreux décalages sont enregistrés entre les prévisions et les
réalisations, tel qu’ils ressortent des différents comptes administratifs ;

4/ Le renforcement des instruments de programmation et d’exécution et l’harmonisation du


cadre budgétaire des CL avec celui de l’Etat

La modernisation du cadre budgétaire des cl passe par le renforcement des instruments de


programmation et d’exécution et d’harmonisation avec le cadre budgétaire de l’Etat

L’exécution des projets de développement économique et social s’étale souvent sur plusieurs
exercices et ce en raison de leurs caractères structurel et capitalistique. De ce fait, il est
normal que le cadre budgétaire s’y ajuste et se dote d’instruments de programmation et
d’exécution pluriannuelle.

Pour ce faire, la concrétisation de l’introduction de la programmation triennale de l’ensemble


des ressources et des charges de la CL et des états de synthèse sur la situation financière de la
CL comme bases d’établissement du budget s’avère nécessaire.

Aussi, la mise en place d’outils de gestion moderne à travers des bases de données
exhaustives est essentielle pour le suivi de l’exécution budgétaire des CL.

Dans ce sens, la Trésorerie Générale du Royaume (Division des Finances Locales et du


Recouvrement) a mis en place un système dédié au conseil financier des collectivités locales.
Ce système vise à offrir des prestations de qualité et homogènes sur l’ensemble du territoire
du royaume grâce à des outils d’analyse et d’aide à la prise de décision communs à
l’ensemble des utilisateurs.

L'objectif est de mettre à la disposition des différents utilisateurs intervenants dans le secteur
des finances locales un outil permettant de :

• valoriser l’information financière des collectivités locales produites par le réseau de la TGR
• Fournir des outils automatisés et efficaces pour le pilotage, le suivi et l’analyse des finances
des collectivités locales ;
• Réduire de manière significative les délais de production des différents documents se
rapportant au conseil financier des collectivités locales.

Ce système doit constituer un outil au service de la gestion des finances locales de nature à
informer les décideurs locaux sur l’état de la situation financière de leurs collectivités et de les
éclairer sur l’impact financier de leurs décisions chaque fois qu'ils envisagent de réaliser des
projets ou des actions. .
Le dit système permet l’élaboration, le paramétrage, l’édition de documents ( tableaux de bord
mensuels, d’analyse financière rétrospective et prospective et des situations annuelles de suivi
de l’exécution budgétaires) et les communiquer aux ordonnateurs concernés et décideurs
locaux.
La réussite de cet outil automatisé est tributaire de la sensibilisation des deux parties sur son
importance pour le pilotage, le suivi et l’analyse des finances des collectivités locales ;

Aussi, le projet de réforme de la loi organique des finances, qui consacre la performance dans
la gestion des deniers publics et la programmation des dépenses devrait intégrer la dimension
régionale dans la présentation du budget de l’Etat.
Ce projet devrait en complément mettre en place les instruments idoines à la nouvelle
gouvernance financière territoriale, à travers l’intégration des principes de partage des
ressources fiscales entre l’Etat et ses démembrements territoriaux et de transfert des
ressources parallèlement au transfert d’attributions.
Cette adéquation entre le transfert de compétences et le transfert de ressources a été consacré
par la nouvelle constitution dans son article 141 et comprend également le transfert de
ressources humaines. Il est conditionné par la necessité de coordination et d’équilibre des
pouvoirs au niveau local entre l’élu de la collectivité territoriale, tirant sa légitimité du
suffrage universel et le représentant de l’Etat désigné par le pouvoir central.

En parallèle, l’harmonisation des finances locales et celles de l’Etat est tributaire de leur
consécration dans la loi organique des finances pour une meilleure lisibilité de l’information
sur la répartition territoriale des crédits alloués à chaque programme et une présentation
budgétaire adéquate pour favoriser la contractualisation et le partenariat avec les acteurs
locaux.

Le débat sur la rénovation des modalités de la gestion des finances locales doit intégrer la
gestion axée sur les résultats, le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats, la
programmation pluriannuelle, la responsabilisation des gestionnaires.

L’élaboration d’instructions, de nomenclatures et de guides pour une lecture uniforme des


règles de droit, notamment en matière de gestion des finances locales ;

La sensibilisation des comptables gestionnaires des budgets des collectivités locales à


l’utilisation de l’espace intranet dédié à la Gestion des Finances Locales qui est un outil
communicationnel l’éspace permettant de :
Fournir un espace de partage sur la gestion des finances locales par la mise en ligne d’une
foire aux questions, une plate forme d’échange sur toutes les questions d’ordre technique,
juridique et financier partage des bonnes pratiques en matière de GFL
Diffuser les modes opératoires à travers la publication des procédures et des guides; 
Conclusion générale :

L’effort de réforme déjà engagé en matière d’organisation des finances locales et de fiscalité
des collectivités territoriales devra être continu et soutenu dans le sens, notamment, d’une plus
grande simplification et d’un meilleur rendement.

Par ailleurs, la régionalisation avancée nécessite que les ressources mises à la disposition des
conseils régionaux soient accrues de manière conséquente, afin de leur permettre de réaliser
des actions d’envergure en matière de développement économique, social, culturel et
environnemental des régions.

Aussi, la vie territoriale exige une bonne organisation des rôles et de l’harmonie entre les
différents acteurs afin de construire un système cohérent fondé sur un contrat social.

Enfin, toutes les réformes à venir relatives à la loi organique des finances, à la loi organique
relative aux collectivités territoriales, aux marchés publics, au contrôle et à la comptabilité
publique et leur mise en œuvre exigent qu’elles soient menées dans le cadre d’un véritable
esprit d’équipe et de coordination permanente tirant profit d’un atout majeur lié à la
multiplicité des acteurs au niveau local.

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