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CONVENTION COLLECTIVE
DU BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
DU 18 SEPTEMBRE 1975
SOMMAIRE
Article 12 :
Article 13 : Salaires minima par catégorie professionnelle
Article 14 : Jeunes travailleurs
Article 15 : Prime d’ancienneté
Article 21 :
Article 22 : Congés exceptionnels compte tenu des coutumes locales
TITRE VII
Article 24 :
Article 25 :
Article 26 :
Article 27 :
Article 28 :
Article 29 :
***
ANNEXE I :
I – Classification professionnelle des Ouvriers
ANNEXES
A LA CONVENTION COLLECTIVE
DU BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
négociations à venir.
********
5
Entre :
Et :
La présente convention règle les conditions générales d'emploi des travailleurs du Bâtiment et des
Travaux Publics en Polynésie Française et leurs rapports avec les employeurs.
Elle s'impose à tous les employeurs appartenant à l'organisation syndicale signataire dont la liste est
dressée en annexe.
Article 2 - Durée
Conclue pour une durée indéterminée, la présente convention prendra effet le premier jour du mois
suivant son dépôt au Secrétariat du Tribunal du Travail de PAPEETE.
La présente convention pourra être révisée ou dénoncée tout ou partie par l'une des parties
contractantes au plus tôt un an après sa prise d'effet.
Toutefois la présente convention est révisable à tout moment par accord unanime des parties
signataires.
6
Pendant toute la durée des négociations, les parties prenantes s'engagent formellement à ne recourir
ni à la grève, ni au lock-out. En cas d'échec des négociations, il pourra être fait application de la procédure
ordinaire de règlement.
Article 4
Les dispositions de la présente convention sont applicables à toute entreprise adhérant au Syndicat
Patronal du Bâtiment et des Travaux Publics, ultérieurement à la signature de la convention même en
l'absence d'un arrêté d'extension.
La présente convention ne peut entraîner la réduction des avantages de toute nature, individuels ou
collectifs, acquis antérieurement à son entrée en vigueur, à l'intérieur de chaque établissement.
L'exercice du droit syndical ne doit pas avoir pour conséquence des actes contraires aux lois et
règlements.
Les parties contractantes reconnaissent la liberté d'opinion ainsi que le droit d'adhérer librement et
d'appartenir à un syndicat professionnel constitué en vertu du Titre II du Code du Travail d'Outre-mer.
Les employeurs, pour arrêter leurs décisions en ce qui concerne l'embauchage, la conduite ou la
répartition du travail, les mesures de discipline, de congédiement ou d'avancement s'engagent :
- à ne pas prendre en considération le fait d'appartenir ou non à un syndicat, d'exercer ou non des
fonctions syndicales ;
- à ne faire aucune pression sur les travailleurs en faveur de tel ou tel syndicat ;
- à ne pas tenir compte des opinions politiques ou philosophiques, des croyances religieuses ou de
l'origine raciale des travailleurs.
Les travailleurs prennent les mêmes engagements vis-à-vis des autres travailleurs et des
employeurs.
Les parties contractantes s'engagent à veiller à la stricte observance des engagements définis ci-
dessus et à s'employer auprès de leurs adhérents à en assurer le respect intégral.
Les contestations qui naîtraient des dispositions ci-dessus seront soumises à l'Inspecteur du Travail
et des Lois sociales pour conciliation. Cette intervention ne fait pas obstacle du droit pour les parties
7
Les élections des délégués du personnel ainsi que l'exercice de leurs fonctions seront conformes à la
loi et aux règlements.
Les élections ont lieu dans tout établissement employant au minimum 11 travailleurs.
Chaque délégué continue à travailler normalement dans son emploi, son horaire de travail ne peut
être différent de l'horaire normal correspondant à son emploi, ses heures réglementaires de liberté sont
imputées sur cet horaire.
Les mesures spéciales de protection prévues en cas de licenciement d'un délégué par l'article 167 du
Code du Travail d'Outre-mer, sont étendues aux candidats pour la période comprise entre le dépôt des
candidatures et la date des élections. Ces mesures de protection sont maintenues en faveur des délégués élus
dont le mandat est venu à expiration, jusqu'au moment où il aura été procédé à de nouvelles élections.
Les délégués sortants ne pourront être licenciés, sauf accord de l'Inspecteur du Travail et des Lois
Sociales, avant un délai de six mois.
L'exercice de la fonction de délégué ne peut être une entrave à son avancement régulier
professionnel ou à l'amélioration de sa rémunération.
Les délégués du personnel pourront se faire assister d'un représentant de leurs organisations
syndicales, rendez-vous doit être pris au préalable avec la direction de l'établissement.
Si leur mission les appelle à l'extérieur de l'établissement par exemple à l'Inspection du travail, ils
doivent en aviser l'employeur deux jours à l'avance, sauf circonstances exceptionnelles.
Des panneaux d'affichage protégés et fermés à clef seront mis à la disposition des délégués du
personnel, réservés aux communications syndicales ayant un objet exclusivement professionnel ou syndical
et ne revêtent aucun caractère polémique, conformément aux dispositions de l'article 27 de l'arrêté 897/IT
du 4 juillet 1955, les délégués du personnel peuvent faire afficher, à l'exclusion de tout autre document de
quelque ordre que ce soit, les renseignements qu'ils ont pour rôle de porter à la connaissance du personnel
dans le cadre de leur mission. L'affichage ainsi prévu doit être effectivement assuré aux portes d'entrée des
lieux de travail et également sur des emplacements obligatoirement prévus et destinés aux communications
syndicales ; et de préférence sur les lieux de passage du personnel.
EMBAUCHAGE : Tout contrat de travail pour une durée déterminée supérieure à trois mois, doit
être obligatoirement constaté dans un écrit dont les formes sont fixées par l'arrêté n° 1023 IT du 07 juillet
1954.
UNE PÉRIODE D'ESSAI peut être prévue à l'engagement du travailleur. Sa durée ne peut être
supérieure aux délais nécessaires pour mettre à l'épreuve le personnel engagé, compte tenu de la technique
et des usages de la profession et telle que définie ci-après :
Pendant la période d'essai, hormis dispositions spéciales contraires définies dans les annexes, les
parties ont la faculté réciproque de rompre le contrat sans préavis ni indemnité.
Durant toute cette période, le travailleur doit recevoir au moins le salaire minimum de la catégorie
professionnelle dont relève l'emploi à pourvoir.
ENGAGEMENT DÉFINITIF : Lorsque l'employeur a fait subir au travailleur une période d'essai
et qu'il se propose de l'embaucher définitivement à des conditions autres que celles stipulées pour la période
d'essai, il doit spécifier au travailleur, l'emploi, le classement, la rémunération projetée, ainsi que tous autres
avantages éventuels sur un écrit qui sera signé par le travailleur s'il en accepte les conditions.
De même il est interdit à un salarié bénéficiant des garanties de la présente convention, d'assurer un
travail effectif, rémunéré, susceptible de concurrencer son entreprise chez quelque employeur que ce soit
pendant la durée de son congé payé.
Il est interdit aux employeurs d'occuper temporairement de quelque façon que ce soit un salarié qui
bénéficie par ailleurs à la même époque d'un emploi effectif à temps plein.
Toutefois, il lui est loisible, sauf convention contraire, d'exercer, en dehors de son temps de travail,
toute activité à caractère professionnel non susceptible de concurrencer l'entreprise ou de nuire à la bonne
exécution des services convenus.
Suspension du contrat
a) en cas de fermeture de l'établissement par suite du départ de l'employeur sous les drapeaux ou
pour une période obligatoire d'instruction ;
c) pendant la durée de l'absence du travailleur, en cas de maladie dûment constatée par un médecin
agréé, durée limitée à six mois, ce délai étant prorogé jusqu'au remplacement du travailleur.
9
Dans chacun de ces cas, l'employeur est tenu de verser au travailleur, dans la limite normale du
préavis, une indemnité égale au montant de sa rémunération pendant la durée de l'absence.
Le travailleur ayant cessé son travail pour effectuer le service national ou pour une maladie d'une
durée inférieure à six mois est, à l'expiration de son temps de service ou à la fin de sa maladie, repris de
plein droit dans les mêmes fonctions. Toutefois, il est tenu de se présenter à l'employeur dans le mois qui
suit sa libération ou sa guérison, à peine de déchéance de ce droit.
Le contrat de travail à durée indéterminée peut toujours cesser par la volonté de l'une des parties.
En cas de rupture de l'engagement, et sauf les cas de faute lourde ou de contrat individuel prévoyant un
délai plus long la durée du préavis réciproque est déterminée par les dispositions de l'arrêté n° 1334/IT du 5
Octobre 1957 (JOPF du 15 octobre 1957, page 546).
a) pour les ouvriers payés à l'heure ou à la journée le délai congé est fixé à un jour ;
b) pour les ouvriers payés à la semaine, le délai congé est fixé à une semaine ;
c) pour les ouvriers payés à la quinzaine, le délai congé est fixé à deux semaines ;
d) pour les ouvriers et employés payés au mois, le délai congé est fixé à un mois ;
e) pour les agents de maîtrise ainsi que pour les ouvriers classés OP2 et OP3, le délai congé est fixé
à deux mois ;
f) pour les cadres et assimilés, le délai congé est fixé à trois mois.
Pendant la période de préavis, qu'il s'agisse d'un licenciement ou d'une démission, le travailleur est
autorisé à s'absenter un jour par semaine pour rechercher un nouvel emploi, ce jour étant pris à son choix
globalement ou heure par heure et payé à plein salaire. Le travailleur sera tenu d'informer au préalable son
employeur de ses absences, suffisamment à temps pour ne pas gêner la marche du travail.
Le travailleur licencié qui aura trouvé un nouvel emploi pourra, après en avoir avisé l'employeur,
quitter l'établissement avant l'expiration du préavis. Seuls les jours pendant lesquels le travailleur aura
rempli ses obligations vis-à-vis de son employeur seront payés.
Chacune des parties a le droit de se dégager de l'obligation du préavis en versant à l'autre partie une
indemnité compensatrice égale à la rémunération et aux avantages de toute nature dont aurait bénéficié le
travailleur durant le délai de préavis effectivement respecté.
10
Article 12
Les classifications professionnelles sont celles définies par l'arrêté n° 125/TLS du 10 janvier 1973.
Toutefois, cet arrêté n'étant intervenu, conformément aux dispositions de l'article 35 du Code du Travail,
qu'à défaut de Convention Collective, lesdites classifications seront complétées ou révisées d'accord parties
par les signataires de la présente Convention ; elles lui seront alors annexées.
Les salaires minima par catégorie professionnelle sont annexés à la présente convention.
Par jeune travailleur on entend les jeunes gens ou jeunes filles de moins de 18 ans qui ne sont pas
liés à une entreprise par contrat d'apprentissage.
Les jeunes travailleurs ont la garantie du salaire minimum du poste professionnel occupé avec les
abattements maxima suivants :
- de 14 à 15 ans .........................20 %
- de 15 à 16 ans ........................10 %.
Les abattements prévus ci-dessus ne s'appliquent pas aux jeunes travailleurs titulaires d'un C.A.P.
débutant dans la profession, ni aux ouvriers ayant passé avec succès l'examen d'un centre de formation
professionnelle.
Tout travailleur bénéficie d'une prime d'ancienneté pourvu qu'il remplisse les conditions requises.
La prime est calculée en pourcentage du salaire de base du travailleur, le montant total de ce salaire
étant déterminé en fonction du nombre d'heures effectives de travail du salarié.
Le service national, la maladie de 6 mois, les congés payés, la grossesse, et en règle générale toutes
les causes de suspension du contrat de travail, n'annulent pas l'ancienneté acquise avant le fait les ayant
motivé.
11
La durée légale du travail est celle fixée par l'article 112 du Code du Travail d'Outre-mer, sauf
dispositions spéciales fixées par arrêté. Les dérogations doivent être affichées dans l'entreprise au plus tard
48 heures avant leur entrée en vigueur.
Sous réserve du respect des dispositions réglementaires, les heures et les journées ouvrables de
travail sont fixées par le chef d'entreprise, qui est tenu de les porter à la connaissance du personnel par voie
d'affichage.
Toute heure exécutée en dehors de l'horaire légal, sous réserve des dispositions réglementaires est
une heure supplémentaire donnant lieu à une majoration de salaire.
Le montant de ces majorations de salaire est déterminé suivant les dispositions de l'arrêté n°
1021/IT du 7 juillet 1954 ( JOPF du 15 juillet 1954, page 372) à savoir :
Article 18 - Récupération
En cas d'interruption collective du travail résultant soit des causes accidentelles, soit de cas de force
majeure, soit enfin, en raison de jours fériés, fêtes légales ou autres événements locaux, la récupération des
heures perdues pourra se faire conformément aux dispositions de l'arrêté n° 1030/IT du 9 juillet 1954,
Section VI (JOPF du 15 juillet 1954, page 375).
Sauf dispositions contractuelles plus favorables, la durée du service ouvrant droit à congé et la
durée du congé sont déterminées par les articles 121, 122 et 123 du Code du Travail d'Outre-mer, l'arrêté
ministériel du 16 novembre 1954, et l'arrêté n° 3945/ITLS du 7 décembre 1972 (JOPF du 15 décembre
1972, page 868), à savoir :
- deux jours de congé annuel par mois de travail, la durée du congé précédent étant considérée
comme travaillée pour la détermination des droits à congé ;
- deux jours de congé supplémentaire annuels pour les femmes salariées ou apprenties par enfant à
12
- pour les jeunes travailleurs et apprentis, la durée du congé est portée à deux jours et demi
ouvrables par mois de travail accompli avant leur 18ème anniversaire ;
- la durée du congé fixé par le premier alinéa est augmentée à raison de deux jours ouvrables après
vingt ans de services, continus ou non, dans la même entreprise, de 4 jours après 25 ans, et de 6
jours après 30 ans.
L'ordre et les dates de départ en congé sont fixés par le chef d'entreprise, compte tenu des nécessités
de service et dans la mesure possible, des désirs des travailleurs, et après avis des délégués du personnel s'il
en existe dans l'entreprise ou l'établissement.
Le congé payé ne dépassant pas douze jours ouvrables doit être continu. Le congé payé d'une durée
supérieure à douze jours ouvrables peut être fractionné par l'employeur avec l'agrément du salarié.
Dans le cas où le congé payé du travailleur coïncide avec la fermeture de l'établissement pour
congés du personnel, le fractionnement peut être effectué par l'employeur sur avis conforme des délégués
du personnel, ou à défaut de délégués du personnel avec l'agrément des travailleurs. En cas de
fractionnement, une fraction doit être au moins égale à douze jours ouvrables continus.
Article 21
Conformément aux dispositions de l'article 124, modifié, du Code du travail, l'employeur doit
verser au travailleur pendant toute la durée de son congé une allocation calculée sur la base du douzième
des salaires et avantages de toute nature, y compris l'allocation de congés payés précédente, à l'exclusion
des primes de rendement et de l'indemnité prévue à l'article 94, dont le travailleur bénéficiait au cours des
douze derniers mois.
Article 22 – Congés exceptionnels compte tenu des coutumes locales (modifié par décision de Commission Mixte
Paritaire du 17/12/1976, art. 3)
- Mariage du travailleur
- 1 jour, jusqu'à 1 an de service
- 3 jours, après 1 an de service
- Naissance d'un enfant (dans les 8 jours suivant la naissance) .... 3 jours
- Mariage d'un enfant ................................................................... 1 jour
- Décès du conjoint ...................................................................... 4 jours
- Décès d'un ascendant ou descendant direct .........................….... 2 jours
Ces permissions n'entraînent aucune retenue de salaire et ne sont pas déductibles, dans la limite de
dix (10) jours par an, du congé annuel.
Dans les cas précités, le travailleur devra informer son employeur des causes de son absence, au
plus tard dans les 48 heures suivant la cessation du travail, faute de quoi les journées d'absence ne seront
pas payées, mais sans qu'elles puissent être considérées comme cause de rupture du contrat de travail.
13
TITRE VII
Les absences résultant de maladie ou d'accident et justifiées par l'intéressé dans les trois jours, sauf
cas de force majeure, ne constituent pas pendant six mois une rupture de contrat de travail.
Pendant la durée de sa maladie le travailleur sera couvert par les dispositions de l'article 48 du Code
du Travail d'Outre-mer et celles de la délibération n° 74-22 du 14 février 1974, instituant un régime
d'assurance-maladie-invalidité au profit des travailleurs salariés.
Article 24
Les employeurs se conformeront aux dispositions des articles 115 à 119 inclus du Code du Travail
d'Outre-mer, relatifs au travail des femmes et des enfants et à celles des arrêtés pris pour leur application.
Article 25
Il est interdit de licencier des femmes en état de grossesse médicalement constatée, sauf en cas de
faute lourde ou de licenciement collectif.
Article 26
Dans les établissements, magasins, etc... où travaillent les femmes, un siège sera mis à la
disposition de chaque employée à son poste de travail.
Article 27
Les femmes ne peuvent être employées à un travail de plus de dix heures par jour, coupées par un
repos au maximum compris dans ce temps de travail. Le repos quotidien des femmes doit avoir une durée
de onze heures consécutives au minimum. Elles ne peuvent être employées les jours de fêtes reconnues ou
légales, même pour des travaux de rangement.
Article 28
Les jeunes de moins de 18 ans ne pourront être astreints contre leur volonté, à effectuer des heures
supplémentaires ou à travailler la nuit.
Article 29
Il est constitué une commission paritaire d'interprétation et de conciliation pour rechercher une
solution amiable aux différends pouvant résulter de l'interprétation et de l'application de la présente
Convention de ses annexes et avenants.
Cette commission n'a pas à connaître les litiges individuels qui ne mettent pas en cause le sens et la
14
TRAVAILLEURS
Un représentant de chacune des organisations syndicales signataires ;
EMPLOYEURS
Des représentants, en nombre égal, du syndicat patronal du bâtiment et des travaux publics.
La présidence de la commission est assurée par l'Inspecteur du Travail et des Lois Sociales (ou son
représentant) qui prend part aux débats et éclaire la commission de ses avis et de ses conseils.
Lorsque la commission donne un avis à l'unanimité de ses membres, le texte de cet avis, signé par
chacun des membres et contresigné par l'Inspecteur du Travail et des Lois sociales (ou son représentant) a
les mêmes effets juridiques que les clauses de la présente Convention ; cet avis fera l'objet d'un dépôt au
secrétariat du Tribunal du Travail par la partie la plus diligente.
Lorsque l'unanimité n'est pas obtenue, la procédure du code du Travail d'Outre-mer en matière de
différend collectif est appliquée.
SIGNATAIRES :
Y. LAURENT
*****
17
Décide :
Article 1er. – Les salaires minima des ouvriers du bâtiment et des travaux publics, tels qu’ils sont
définis par la classification professionnelle annexée à l’arrêté n° 125 TLS du 10 janvier 1973 (J.O.P.F. du
31 janvier 1973, page 45) sont fixés ainsi qu’il suit pour compter du 1er septembre 1975 :
Article 2. – La commission fixera ultérieurement le mode de révision des salaires mentionnés à l’article ci-
dessus.
VU l’inspecteur du travail,
et des lois sociales,
Y. LAURENT.
Pour l’U.T.S.D.
M. SALVANAYAGAM R.
18
CLASSIFICATIONS PROFESSIONNELLES
DES TRAVAILLEURS DU
BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
Vu la loi n° 52-1322 du 15 décembre 1952 instituant un code du travail dans les territoires d’outre-
mer, notamment en ses articles 95, 162, 163 et 226 b ;
Arrête :
Article 1er. – Les classifications professionnelles des travailleurs dans les annexes mentionnées I, II et III au
présent arrêté sont applicables à toutes les entreprises de bâtiment et de travaux publics
ainsi qu’à toutes les entreprises industrielles.
Article 2. – Ces classifications ne sont pas limitatives. Au cas où l’emploi effectivement exercé par un
travailleur ne figure pas dans les nomenclatures, objet des annexes I, II et III, il appartiendra à
l’employeur de le classer par référence aux définitions générales mentionnées dans lesdites
annexes.
Article 3. – Les employeurs sont tenus de classer leurs personnels dans le délai de trois mois suivant la
publication du présent arrêté.
Article 4. – Les auteurs d’infractions aux dispositions du présent arrêté seront punis des peines prévues à
l’article 226 b) du code du travail d’outre-mer.
Article 5. – L’inspecteur du travail et des lois sociales est chargé de l’exécution du présent arrêté qui sera
enregistré, communiqué et publié partout où besoin sera.
Pierre ANGELI.
19
ANNEXE I
Travailleur exécutant des travaux simples, qui n'exigent ni connaissances professionnelles, ni force
physique supérieure à la moyenne :
- personnel préposé au nettoyage
- gardien de chantier ou de dock
- personnel préposé aux manutentions légères
- garçon de courses
- tout manœuvre ayant moins de 3 mois dans la profession.
Travailleur exécutant des travaux, soit exigeant une force physique supérieure à la moyenne, soit
comportant une initiation de courte durée, habitué aux travaux courants sur les chantiers et ateliers de
bâtiment et travaux publics :
- terrassier ayant moins de 6 mois dans la profession, exécutant en terrain ordinaire de 1 m3 à 1 m3500 de
terrassement par jour ;
- personnel préposé aux manutentions lourdes, chargement, déchargement et coltinage ;
- tous aides spécialisés débutants ayant moins de 6 mois de profession :
aide-maçon, aide-boiseur-coffreur, aide-ferrailleur, aide-cimentier, aide-charpentier, aide-menuisier,
aide-forgeron, aide-plombier, aide-électricien, etc. ;
- conducteurs d'engins de bâtiment et travaux publics ayant moins de 6 mois dans la profession ;
- aide-magasinier ayant moins de 6 mois dans la profession.
Travailleur spécialisé, exécutant des travaux peu variés qui ne nécessitent que des connaissances
professionnelles limitées :
- terrassier ayant plus de 6 mois dans la profession exécutant en terrain ordinaire au moins 3 m3 de
terrassement par jour ;
- aides-spécialisés ayant plus de 6 mois de profession pouvant aider un ouvrier qualifié ou exécuter des
travaux simples ;
- conducteurs d'engins de bâtiment et travaux publics ayant plus de 6 mois de profession ;
- ouvriers pouvant faire des travaux de préfabrication courante assurant la marche de la machine, la
préparation, l'entretien et le chargement des moules ;
- conducteur tourisme, camionnette, camions de moins de 5 tonnes avant 6 mois. Les conducteurs
participent au chargement et au déchargement de leur véhicule, assurent son nettoyage intégral ainsi
que le graissage et l'entretien courant et se dépannent seuls en cas de crevaison ou de panne similaire ;
- conducteurs de traxcavator ou chargeuses avant 6 mois, assurant le nettoyage intégral de son engin, le
graissage et l’entretien courant et sachant se dépanner en cas de panne courante ;
- aide-magasinier ayant plus de 6 mois de profession.
Travailleur participant à la construction ou à la fabrication, exécutant des travaux nécessitant une formation
de plus longue durée - habituellement d'une année - et capable d'aider efficacement les compagnons ou
ouvriers professionnels.
20
A) - ouvrier qualifié connaissant complètement un métier, dont l'apprentissage est codifié et sanctionné par
un certificat d'aptitude professionnelle et qui, après une période de perfectionnement a acquis l'habileté
correspondant à un rendement normal déterminé par les usages professionnels et prévu au certificat
d'aptitude professionnelle.
B) - ouvrier qualifié dont les connaissances professionnelles et l'habileté résultent de la pratique du métier
exercé durant 5 années au moins, et capable d'un rendement normal déterminé par les usages
professionnels.
- ouvrier coffreur, ferrailleur, briqueteur, cimentier, carreleur, plâtrier, faïencier, mosaïste, polisseur-
granito, etc... ;
- ouvrier charpentier, machiniste ;
- ouvrier menuisier, machiniste, parqueteur ;
- ouvrier riveur à la main, forgeron, soudeur arc ou autogène, tôlier spécialiste ;
- ouvrier tourneur, fraiseur, serrurier ;
- ouvrier ferblantier, zingueur, poseur d'enseignes, plombier, couvreur ;
- ouvrier peintre ;
- ouvrier échafaudeur, sachant monter, équiper des plateaux, ayant les aptitudes nécessaires à l'exécution
de travaux à grande hauteur, le cas échéant ;
- ouvrier-électricien, monteur-câbleur H.B.T. ;
- ouvrier mineur-boiseur, ouvrier boiseur-coffreur, ouvrier puisatier ;
- ouvrier mécanicien, soit titulaire du C.A.P. après 6 mois de pratique, soit possédant connaissances et
habileté (5 ans) ;
- conducteur d'excavateur (moins de 100 cv), conducteur de grue jusqu'à 3 tonnes, assurant nettoyage,
graissage et entretien courant et sachant se dépanner en cas de panne courante ;
- conducteur tourisme, camionnette après 5 ans de métier ;
21
A) - ouvrier titulaire d'un diplôme, B.E.I. ou similaire, de sa profession, bien confirmé par une expérience
qui devra être appréciée dans un délai de 6 mois.
B) - ouvrier qualifié, ayant acquis dans les catégories précédentes soit des connaissances spéciales, soit une
grande habileté, soit plusieurs qualifications, et chargés habituellement de travaux plus difficiles ou
peu courants.
- ouvrier plâtrier faisant la moulure - ouvrier ravaleur - ouvrier briqueteur faisant la brique apparente -
ouvrier voûtier, jointoyeur - applicateur de parquets sans joints
- ouvrier carreleur, faïencier, mosaïste ou granitiste très qualifié ;
- ouvrier serrurier-rampiste-débillardeur, ferronnier ;
- ouvrier peintre décorateur ;
- ouvrier électricien monteur-câbleur H.B.T. capable de faire la synchronisation de groupe jusqu'à 40
KVA ;
- ouvrier maçon d'art, charpentier sachant faire épures et charpentes ;
- ouvrier tôlier formeur ;
- ouvrier ajusteur, tourneur, mécanicien metteur au point, motoriste, etc...
- ouvrier tailleur de pierre, sachant lire croquis - carrier faisant l'extraction, la taille de pavés et de
bordures en grès - mineur travaillant en falaises - mineur-boiseur très qualifié ;
- conducteur d'excavateur (plus de 100 cv), conducteur de grosse grue, assurant nettoyage, graissage et
entretien courant et sachant se dépanner en cas de panne courante ;
- conducteur de camion de 5 tonnes et plus, inférieur à 10 tonnes, après 5 ans de métier ;
- conducteur de 10 tonnes, et plus, après 2 ans de métier.
En plus des obligations des conducteurs de véhicules de la 5e catégorie, sachant se dépanner en toutes
circonstances.
- conducteur de traxcavator ou chargeuses, après 5 ans ;
- conducteur de bulldozer motorgrader après 3 ans ;
- conducteur pouvant être utilisé sur deux engins différents (bull-camion, scraper-camion, etc...) et dans
l'une ou l'autre spécialité suivant les nécessités (n'obtient cette classification que s'il est utilisé de façon
courante et habituelle dans ces deux postes). Ces conducteurs assurant le nettoyage intégral de leur
engin, de graissage et l'entretien courant, et sachant se dépanner en cas de panne courante.
- conducteur de pelles à godets de 350 litres de capacité, ayant plus de 5 ans de métier - conducteur de
pelles à godets de plus de 350 litres de capacité, ayant plus d'un an de métier. En plus des obligations
des conducteurs d'engin précédents, pouvant se dépanner seuls, notamment pour le changement de
câble et d'équipements de pelle.
22
Ouvrier hautement qualifié, chargé habituellement de la conception et de l'exécution de son travail, faisant
preuve d'initiative et d'une grande habileté, ou qui exécute des travaux difficiles ou de technique moderne -
ouvrier pouvant assurer de façon parfaite plusieurs fonctions entre autres :
- mosaïste ; carreleur-faïencier ; marbrier travaillant seul et sachant lire un dessin ou plan ;
- ouvrier plombier très qualifié, installateur sanitaire, travaillant d'après plan ;
- ouvrier maçon d'art appareilleur ; granitier ; forgeron main ;
- ouvrier modeleur-menuisier, capable d'exécuter soit un modèle en bois permettant de l'obtenir par
moulage ; tôlier en moules ; ouvrier-tourneur-fraiseur ;
- mécanicien hautement qualifié exécutant des travaux de la plus haute qualité professionnelle, niveau
B.E.I. ou similaire ;
- conducteur de bulldozer ou motorgrader après 5 ans ;
- conducteur polyvalent sachant conduire tous engins.
En plus des obligations des conducteurs de la 6e catégorie, sachant se dépanner en toutes
circonstances.
- conducteur de pelles à godets de plus de 350 litres ayant plus de 5 ans de métier et en plus des
obligations des conducteurs de pelles de la 6e catégorie, sachant se dépanner en toutes circonstances.
Catégories professionnelles :
- 1ère catégorie : manœuvre ordinaire (M.O.)
- 2e catégorie : manœuvre de force (M.F.) ou spécialisé (M.S.)
- 3e catégorie : ouvrier spécialisé 1er échelon (O.S.1)
- 4e catégorie : ouvrier spécialisé 2e échelon (O.S.2)
- 5e catégorie : compagnon - ouvrier professionnel 1er échelon (O.P.1)
- 6e catégorie : compagnon - ouvrier professionnel 2e échelon (O.P.2)
- 7e catégorie : compagnon - ouvrier professionnel 3e échelon (O.P.3).
- Chef de carrière
Agent assurant, dans le cadre qui lui est tracé, l'organisation, l'exploitation et la bonne marche d'une
carrière à ciel ouvert de moyenne importance. Doit tenir toutes les écritures s'y rapportant. Peut avoir sous
ses ordres un ou plusieurs chefs d'équipe.
ANNEXE II
ANNEXE III
I – BUREAUX ET COMPTABILITE
Base – (SMIG) Agent de liaison, garçons de bureaux, garçons de courses, plantons, manutentionnaires.
Echelle 1 :
- Téléphoniste : Employé occupé en permanence à répondre et à donner des communications sur poste à
technique peu compliquée.
- Dactylographe débutante : Employée travaillant sur machine à écrire, qui n’est pas en mesure d’effectuer
dans les mêmes conditions de rapidité et de présentation les travaux exécutés par une dactylographe
qualifiée.
Echelle 2 :
- Dactylographe qualifiée : Employée sur une machine à écrire capable de 40 mots minutes, ne faisant pas
de faute d’orthographe et présentant de façon satisfaisante son travail.
- Sténodactylo débutante : Employée qui, sans atteindre les normes prévues pour les sténodactylographes
qualifiées, est capable de travaux simples de sténodactylographie.
- Commis aux écritures qualifié (échelle I avant 2 ans) : Agent chargé d’exécuter suivant les directives
précises, des travaux simples d’écriture, de calcul (avec ou sans machine simple), de classement, de tenue
des fiches et travaux analogues relatifs au service où il est employé. Dans un magasin, peut en particulier,
tenir les fiches d’entrée ou de sortie et les cartes de stock valorisées.
- Téléphoniste standardiste : Opérateur ou opératrice occupé exclusivement et en permanence à donner des
communications à l’aide de commutateurs téléphoniques dont le travail nécessite un travail ininterrompu.
Echelle 3 :
- Employé aux écritures : Employé d’exécution, chargé d’effectuer, suivant directives, seul, sans
surveillance, divers travaux de bureau ou de correspondance simple relevant de son service, y compris
également la constitution et la tenue de dossiers simples.
- Sténodactylographe qualifiée : Employée capable de 100 mots-minute en sténo, 40 mots-minute à la
machine, sans faute d’orthographe et avec une présentation suffisante.
Echelle 4 :
- Sténodactylographe-secrétaire : Employée qui, en plus des qualités demandées aux sténodactylographes,
rédige sur simple indication verbale du courrier courant ; assure la constitution et la tenue des dossiers ou
autres travaux comportant de la responsabilité ou exigeant de l’initiative.
- Employé principal : Agent possédant une parfaite connaissance de son service ; coordonne son travail
avec celui d’un ou plusieurs agents des échelles inférieures ou effectue des travaux demandant de
l’initiative et une expérience supplémentaire.
- Aide-comptable – (C.A.P.) : Agent ayant la qualification professionnelle de l’employé aux écritures
pouvant tenir les livres suivant les directives d’un comptable pour toutes les opérations de comptabilité
industrielle, financière ou comptable.
Doit être titulaire du C.A.P. de comptabilité ou avoir des connaissances équivalentes.
25
Echelle 5 :
- Employé spécialiste : Employé assurant les travaux comportant une part d’initiative et de responsabilité et
chargé, sous les ordres directs d’un chef de service ou de bureau, de mener à bien des travaux relevant des
services administratifs : contentieux commercial, technique ou d’exploitation, nécessitant des
connaissances pratiques en législation commerciale, fiscale, industrielle ou sociale se rapportant à son
service.
- Comptable 1er degré : Capable de tenir sur directives les plus grands livres auxiliaires, d’établir les relevés
de comptes, de vérifier les bordereaux d’escompte et les relevés de comptes en banque. Cet emploi
n’existe que dans les services de comptabilité. Doit être titulaire du C.A.P. de comptabilité ou avoir des
connaissances équivalentes.
- Pointeau – Comptable : Comptable spécialisé dan un chantier ou un établissement, dans les travaux de la
paye et de ventilation des salaires dans les prix de revient. Il doit être capable de comprendre le jeu des
écritures dans les comptes de contrepartie tenus dans la comptabilité centrale.
- Aide-caissier : Employé chargé des opérations de caisse sous la responsabilité d’un caissier de caisse
centrale. Peut éventuellement être chargé de la tenue d’une caisse secondaire.
Echelle 6 :
- Comptable-caissier : Comptable du 1er degré qui est en outre responsable des espèces contre valeur en
caisse.
- Comptable 2è degré : Employé ayant les aptitudes et les qualités du comptable 1er degré. Capable d’établir
clairement les articles de journaux, et d’assurer la liaison avec les correspondants commerciaux. Il peut
avoir la responsabilité d’une section de comptabilité. Il peut seconder et éventuellement suppléer son chef
direct.
Echelle 7 :
- Caissier caisse centrale : A la responsabilité des espèces en caisse, effectue les paiements comptant sur
présentation de documents reconnus bons à payer, effectue toutes opérations courantes de caisse et tient
les écritures correspondantes.
- Comptable chef de section : Employé faisant exécuter les travaux sous sa propre responsabilité par les
employés qu’il a sous ses ordres.
- Chef de bureau : Employé ou technicien possédant les aptitudes professionnelles requises, assure le
commandement sur plusieurs employés. Responsable du travail et de la discipline dans un bureau,
important par l’étendue et la diversité des attributions qui lui sont dévolues. A la responsabilité vis-à-vis
de ses chefs des travaux de son personnel.
Echelle 8 :
- Chef de bureau principal : Agent de grande valeur professionnelle, choisi pour assurer un service d’une
particulière importance.
II – MAGASINS (mêmes classifications que pour les bureaux et la comptabilité plus classifications
particulières).
Echelle 4 :
- Magasinier comptable d’établissement : Responsable d’un magasin d’établissement, a les connaissances
pour tenir d’une manière satisfaisante la comptabilité d’un magasin suivant les directives du service
central. Tient les cartes de stock, établit les prix de revient moyens de sortie, peut faire la ventilation des
sorties pour le prix de revient de l’établissement.
Echelle 5 :
- Magasinier comptable de gros établissements : Même qualification que le magasinier comptable. Gère un
magasin qui dessert plusieurs ateliers de nature différente tels que usine d’agglomération, usine de
synthèse, etc… Exceptionnellement, peut gérer un magasin particulièrement important bien qu’il ne
desserve qu’un seul établissement. A du personnel employé sous ses ordres.
26
III – GEOMETRES (mêmes classifications que pour les bureaux et la comptabilité plus classifications
particulières).
Echelle 3 :
- Archiviste – Assure la liaison avec les services pour les demandes de plans, recherche sur simple
indication les plans de détail ou pièces d’usure sur un ensemble.
Est responsable des plans mis à jour. Tient les registres d’expédition et les répertoires de plans. Est
responsable du classement et de l’entretien des plans, des calques et des documents.
Echelle 4 :
- Arpenteur – Capable d’exécuter des levées de plans simples, tels que ceux du service des domaines, est
responsable de l’exactitude de ses levées.
Echelle 5 :
- Géomètre adjoint – Capable d’exécuter, suivant les directives d’un géomètre tous travaux de levées de
plans et nivellements.
Echelle 6 :
- Photographe – Spécialiste connaissant toute la technique de son art (agrandissement, retouches, etc…)
possède en outre les qualités artistiques pour la présentation des photographies destinées à la publicité.
Echelle 7 :
- Géomètre 1ère classe – Est capable d’effectuer seul les relevés, études, plans et coupes et d’exécuter tout
travail topographique.
Etablit et tient à jour sous sa responsabilité l’ensemble des plans des travaux de sa spécialité.
Echelle 8 :
- Géomètre principal – Cet agent supérieur recruté parmi les géomètres, dirige l’ensemble du service de
topographie et a la responsabilité générale de l’établissement des projets, études, ainsi que de l’exécution
et la révision de tous les plans. Est apte à opérer par triangulation.
IV – LABORATOIRES (mêmes classifications que pour les bureaux et la comptabilité plus classifications
particulières).
Echelle 2 :
- Aide de laboratoire – Employé de laboratoire, chargé d’effectuer certains travaux de préparation d’analyse
et mesure courante de l’industrie sidérurgique ou minière suivant les directives d’un chimiste.
Echelle 4 :
- Aide chimiste – Employé chargé d’exécuter des essais ou d’effectuer des contrôles chimiques de
fabrication suivant les directives d’un chimiste ou d’un ingénieur chimiste.
Ces employés possèdent le diplôme d’aide-chimiste d’une école professionnelle ou les connaissances
équivalentes.
Echelle 5 :
- Chimiste 2è classe – Plus confirmé dans l’exécution des contrôles chimiques et capable en outre, avec
l’aide d’équations chimiques simples, d’effectuer des travaux normaux de laboratoire.
Echelle 6 :
- Chimiste 1ère classe – Est chargé de suivre la marche des réactions, de faire les calculs suivant les
formules et les équations chimiques et de contrôler par des analyses et mesures appropriées les matières
ou les produits fabriqués.
27
V – DESSINATEURS (mêmes classifications que pour les bureaux et la comptabilité plus classifications
particulières).
Echelle 2 :
- Calqueur – Calque proprement à l’encre ou au crayon, traits, lettres, chiffres bien dessinés, sait recopier
un dessin, ne fait pas d’erreur de copie.
Echelle 3 :
- Dessinateur détaillant – Partant d’un dessin d’ensemble, exécute les dessins des différentes pièces formant
cet ensemble avec leurs cotes telles qu’elles existent sur cet ensemble, ou telles qu’on peut les mesurer sur
cet ensemble, sait recopier un croquis.
Echelle 4 :
- Dessinateur d’exécution – Peut sortir le détail de toutes les pièces d’un ensemble, connaît les possibilités
de fabrication. Doit pouvoir vérifier la possibilité de montage d’un ensemble pour reconstruction.
Dans le cas des installations électriques, est capable en partant des dessins déjà établis, de faire d’autres
dessins qui ne diffèreraient que par des modifications de permutation dans la disposition du matériel.
Echelle 5 :
- Dessinateur petites études – Peut mener à bonne fin une étude simple proposée par écrit et illustrée par des
dessins ou des croquis rapidement faits représentants graphiquement l’organe tel qu’il a été défini.
Capable de dessiner une modification pour l’amélioration d’un organe déjà réalisé, cette modification lui
ayant été clairement définie.
Echelle 6 :
- Dessinateur d’études 1er échelon – Exécute une étude d’organe ou d’appareils faisant partie d’un projet
d’ensemble. Connaissances suffisantes de fonderie, forge, usinage et montage. Applique les formules
simples de résistance des matériaux se rapportant à son étude. Dans le cas d’installation, doit pouvoir se
charger de l’étude d’installations complètes.
Echelle 7 :
- Dessinateur d’études 2è échelon – Exécute une étude d’organe ou d’appareils faisant partie d’un projet
d’ensemble. Connaissances de fonderie, forge, usinage et montage. Fait les calculs de résistance des
matériaux se rapportant à son étude (programme des écoles nationales des arts et métiers).
Echelle 8 :
- Dessinateur projeteur (ou dessinateur principal, chef de groupe) 1er échelon – A les connaissances d’un
dessinateur d’études de 1er échelon. Est en outre capable d’étudier seul un projet complet qui doit
répondre à un cahier des charges ou atteindre un but commercial donné. Le dessinateur projeteur ou
principal dessine effectivement.
Echelle 9 :
- Dessinateur projeteur (ou dessinateur principal, chef de groupe) 2è échelon – A les connaissances d’un
dessinateur d’études du 2è échelon, mais est en outre capable d’étudier seul un projet complet qui doit
répondre à un cahier des charges ou atteindre un but commercial donné. Le dessinateur projeteur ou
principal dessine effectivement.
28
VI – SERVICES DIVERS (mêmes classifications que pour les bureaux et la comptabilité plus
classifications particulières).
Echelle 2 :
- Infirmier non diplômé.
Echelle 4 :
- Infirmier diplômé.
Echelle 7 :
- Chef infirmier d’hôpital – Infirmier diplômé d’hôpital chargé de donner aux blessés et malades tous les
soins ordonnés par les médecins, ainsi que les premiers soins avant l’arrivée du médecin.
Echelle 2 :
- Concierge.
Echelle 1 :
- Garde.
*******
29
ANNEXES
DES TRAVAILLEURS
La Commission Mixte Paritaire du Bâtiment et des Travaux Publics, réunie les 28 mars, 5, 10, 17 et
24 avril 1978 et composée,
d’une part,
d’autre part,
- de représentants :
- de la Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.) ;
- du Syndicat Autonome des Travailleurs de Polynésie (S.A.T.P.)
- de la Centrale des Travailleurs Autonomistes Polynésiens (C.T.A.P.) ;
- de l’Union Territoriale des Syndicats Démocratiques (U.T.S.D.),
A DECIDE:
…/…
Il est créé, à titre transitoire et en attendant la révision générale et la refonte des classifications
professionnelles du bâtiment et des travaux publics, une qualification “ Chef d’équipe ” ainsi définie et
assortie des salaires suivants :
au moins et neuf au plus. Outre ce qui est dit pour le 2e échelon, doit pouvoir :
- réaliser un métré de travaux exécutés en trois dimensions,
- assurer l’approvisionnement de son chantier en matériaux,
- vérifier des cotes sur place,
- lire un plan de détail dans sa branche d’activité y compris coupes et sections,
- représenter occasionnellement le chef de chantier lors de son rendez-vous de chantier lorsqu’aucune
décision n’est à prendre sur le plan technique et financier.
Salaire horaire : 320 Salaire mensuel : 55.465
…/…
Ont signé :
Pour le S.P.B.T.P. : Pour la F.S.P.F. :
MM. FAVIE. TAUFA.
ROLLAND.
TAPARE.
TAPUTUARAI.
VOISIN.
POUR LA S.A.T.P. :
PETERS.
POUR LA C.T.A.P. :
CERAN-JERUSALEMY.
POUR L’U.T.S.D. :
SALVANAYAGAM.
POUR INFORMATION
ENTRE :
ET :
Article 1. - La grille indiciaire servant de base aux salaires des ouvriers du bâtiment et des travaux publics
est établie comme suit :
Article 2. - La valeur du point, référence pour le calcul des salaires, est fixée au :
. 1er janvier 1984 à 0,362,
er
. 1 avril 1984 à 0,373,
. 1er juillet 1984 à 0,382,
. 1er octobre 1984 à 0,394.
Article 3. - Les salaires minima des ouvriers du bâtiment et des travaux publics sont fixés ainsi qu’il suit
pour l’année 1984 :
34
CATEGORIES A COMPTER DU
PROFESSION- 01.01.1984 01.04.1984 01.07.1984 01.10.1984
NELLES SALAIRES HORAIRES MINIMAUX
1e cat. MO 374 FCP 386 FCP 396 FCP 407 FCP
2e cat. MF ou MS 381 FCP 393 FCP 404 FCP 415 FCP
3e cat. OS1 395 FCP 406 FCP 417 FCP 430 FCP
4e cat. OS2 409 FCP 420 FCP 432 FCP 445 FCP
5e cat. OP1 481 FCP 495 FCP 509 FCP 524 FCP
6e cat. OP2 521 FCP 536 FCP 551 FCP 567 FCP
7e cat. OP3 580 FCP 597 FCP 613 FCP 631 FCP
8e cat. OHQ 644 FCP 662 FCP 681 FCP 701 FCP
ARTICLE 4. - Les salaires minimaux de la qualification « Chef d’Equipe » créée à titre provisoire par
l’article 3 de la décision du 24 avril 1978 de la Commission Mixte Paritaire du Bâtiment et des Travaux
Publics de la Polynésie Française sont fixés ainsi qu’il suit pour l’année 1983 :
CATEGORIES A COMPTER DU
PROFESSIONNELLES 01.01.1984 01.04.1984 01.07.1984 01.10.1984
SALAIRES HORAIRES MINIMAUX
CHEF D'EQUIPE
. 1e échel. 522 FCP 536 FCP 552 FCP 568 FCP
. 2e échel. 590 FCP 607 FCP 624 FCP 642 FCP
. 3e échel. 634 FCP 651 FCP 670 FCP 689 FCP
Article 5. - Il est créé une grille de salaire E.T.A.M. (Employés, Techniciens, Agents de Maîtrise) jointe en
annexe, précisant les emplois, leur description et les indices y afférents.
La révision de la grille E.T.A.M. sera examinée une fois par an, par la Commission Mixte Paritaire afin que
les augmentations décidées, puissent intervenir au 1er janvier.
…/…
Pour l’US/S.A.T.P.
T. CHANG
Pour l’U.S.A.P.
35
J. TEFATUA
Pour la C.T.A.P.
J.B.H. CERAN-JERUSALEMY
VU :
Le chef de Service de l’Inspection du Travail
et des Lois Sociales
G. BLANC
36
MO MS ECHELON OS1 OS2 OP1 OP2 OP3 OHQ CE1 CE2 CE3
1.035 1.055 1 1.090 1.130 1.330 1.440 1.602 1.780 1.442 1.630 1.750
3 mois 6 mois 2 1.102 1.147 1.350 1.461 1.626 1.807 1.464 1.654 1.776
3 1.123 1.164 1.370 1.483 1.650 1.833 1.485 1.679 1.803
4 1.139 1.181 1.390 1.505 1.674 1.860 1.507 1.703 1.829
5 1.155 1.198 1.410 1.526 1.698 1.887 1.529 1.728 1.855
6 1.172 1.215 1.430 1.548 1.722 1.914 1.550 1.752 1.881
7 1.188 1.232 1.450 1.570 1.746 1.940 1.572 1.777 1.908
8 1.204 1.249 1.470 1.591 1.770 1.967 1.593 1.801 1.934
9 1.215 1.266 1.490 1.613 1.794 1.994 1.615 1.826 1.960
10 1.237 1.283 1.510 1.634 1.818 2.020 1.637 1.850 1.986
37
ANNEXE
1–EMPLOYES
EMPLOI INDICE DESCRIPTION DE L’EMPLOI
Planton, archiviste, 115 du 1er au 3e mois
reprographe, porte-mire. 118 du 4e au 8e mois
120 à compter du 9e mois
Aide-magasinier 120 Employé chargé, sous la direction du chef d’entreprise, ou de chef
magasinier de recevoir, stocker, et délivrer les marchandises.
Magasinier 145 Idem, aide-magasinier, mais tient les fiches de rentrée et de sortie de
la marchandise.
Employés aux achats 170 Employé charge de procéder aux demandes de prix auprès des
fournisseurs, à la passation matérielle des commandes, à l’échange
de correspondance avec eux, sans responsabilité technique ni
pouvoir de décision.
Employé administratif 140 Niveau A pendant 1 an
155 Niveau B la 2ème année
180 Niveau C la 3ème année
Employé capable d’effectuer, en se conformant aux instructions
reçues, divers travaux d’ordre administratif, tels que dépouillement
et enregistrement de documents, rédaction de correspondance
simple ; constitution et tenue de dossiers, livres et registres
administratifs, pointage de chantier. La 3eme année est capable
d’exercer certaines fonctions administratives, comptant initiative et
responsabilité.
Dactylo 140 Niveau A débutant pendant 1 an
170 Niveau B CAP ou niveau
Employé sur machine à écrire capable de taper 30 mots mn, ayant
une bonne orthographe, et présentant d’une façon satisfaisante son
travail.
Aide-comptable 170 Employé ayant le CAP ou le niveau peut tenir les divers livres
auxiliaires suivant les directives du comptable, employé au
dépouillement des prix de revient, et peut établir un prix de revient.
Sténo-dactylo 155 Niveau A pendant 1 an
170 Niveau B 2ème année
Employé ayant le CAP ou le niveau, est capable de faire 80 mots/mn
en sténo, et 30 mots/mn à la machine sans faute d’orthographe et
avec une présentation satisfaisante.
Dessinateur-détaillant 170 Employé ayant le CAP ou le niveau partant d’un dessin d’ensemble,
exécute les dessins des différentes pièces formant cet ensemble avec
leurs cotes telles qu’elles existent sur cet ensemble ou telles qu’on
peut les mesurer sur cet ensemble, sait recopier un croquis.
Dessinateur en 155 Niveau A pendant 1 an
topographie 170 Niveau B la 2ème année
Employé chargé de produire un levé topographique en faisant tous
les calculs d’après le carnet de Topo.
1 – E M P L O Y E S (suite)
EMPLOI INDICE DESCRIPTION DE L’EMPLOI
Opérateur-géomètre 180 Niveau A pendant 1 an
190 Niveau B la 2ème année
Opérateur capable d’entreprendre et de concevoir un levé de
peu d’importance. Croquiseur, report complet d’un plan,
topographique (planimétrie, altimétrie, écriture), calculs des
surfaces élémentaires.
Clerc adjoint 140 Niveau A pendant 1 an.
155 Niveau B la 2ème année.
38
2–AGENTS DE MAÎTRISE
EMPLOI INDICE DESCRIPTION DE L’EMPLOI
Agent administratif 220 Agent ayant un BEP de secrétariat ou le niveau, ou 5 ans
d’ancienneté dans « employé administratif » (EMPLOYES),
agent assurant les fonctions administratives exigeant plus
particulièrement la recherche et la sélection des informations,
collabore avec la direction, prend des responsabilités pour la
rédaction de la correspondance, responsable de la partie
personnel de l’entreprise (dossiers, salaires, avancement,
embauche, etc…) dirige ou coordonne le travail.
Secrétaire sténo-dactylo 220 Niveau A pendant 2 ans
240 Niveau B la 3è année répondant à la définition de sténo-dactylo
et possédant une instruction générale correspondant au niveau
du BE collabore particulièrement avec le chef d’entreprise, le
directeur ou le chef de service. Rédige la majeure partie de la
correspondance d’après les directives générales. Possède un
BEP du secrétariat ou niveau.
Comptable 220 Agent ayant un BEP de comptabilité ou niveau, ou 5 ans
d’ancienneté d’aide comptable capable de traduire en
comptabilité toutes opérations commerciales, industrielles et
financières, de les composer, de les assembler pour pouvoir en
tirer les balances, statistiques, prévisions de trésorerie etc...
capable d’établir les prix de revient en collationnant les
diverses dépenses, y ajouter les frais généraux relatifs à
chacune d’elles et de centraliser les documents de paie.
Chef magasinier 220 Agent ayant un BEP de comptabilité ou BEPC ou niveau, ou 6
ans d’ancienneté de magasinier. Responsable d’un magasin a
les connaissances pour tenir la comptabilité du magasin suivant
les directives, tient les cartes de stock, établit les prix de revient
moyens de sortie.
Chef de chantier 220 Ayant un BEP ou Bat-GC ou un CAP avec 6 ans d’ancienneté.
Travaille avec une équipe de maximum de 10 ouvriers. Assure
l’organisation et la direction d’un chantier d’ouvrages courants
de moyenne importance, sait exécuter des implantations
courantes. Prévoit rationnellement l’organisation de son
chantier en main d’œuvre, matériaux et matériel. A la
responsabilité de la bonne exécution des ouvrages. Etablit des
rapports journaliers.
2 – A G E N T S D E M A Î T R I S E (suite)
EMPLOI INDICE DESCRPTION DE L’EMPLOI
Dessinateur d’études 220 Niveau A débutant pendant 3 ans
250 Niveau B la 4ème année ayant un BEP ou BAT-GC ou un CAP
avec 6 ans d’ancienneté.
Chef de brigades topo 220 Niveau BEPC ou similaire ou 4 ans dessinateur en topographie.
Capable d’exécuter les levés de moyenne importance sous la
responsabilité du chef de mission. Calcule une polygonale
fermée. Exécute un nivellement direct (niveau chantier).
Emploi et réglage des appareils (terrains et bureaux). Connaît la
théorie simple des erreurs notions de photogramétrie et de
stéréo-préparation.
Clerc ordinaire 220 Avec capacité en droit ou niveau.
Métreur 240 Ayant un BEP ou BAT-GC.
39
3–TECHNICIENS
EMPLOI INDICE DESCRIPTION DE L’EMPLOI
Secrétaire de direction 260 Niveau A – Bac Technique ou 2 ans du niveau B secrétaire
sténo-dactylo ou niveau.
290 Niveau B niveau DUT ou BTS. Gestion des entreprises et
administratives.
Comptable 260 Niveau A – Bac Technique ou 3 ans d’ancienneté de comptable
(agents de maîtrise ou niveau).
300 Niveau B – niveau BTS. Gestion des entreprises et
administratives ou 3 ans du niveau A.
Conducteur de travaux 300 Niveau A – Bac Technique
330 Niveau B – niveau BTS en BAT-TP ou 3 ans d’ancienneté du
niveau A.
Chef d’atelier 290 Niveau Bac Technique.
Chef de chantier 260 Niveau A – Bac Technique ou 3 ans d’ancienneté chef de
chantiers (agents de maîtrise).
280 Niveau B – Bac Technique ou 2 ans d’ancienneté du niveau A.
310 Niveau C – niveau BTS BAT-TP ou 3 ans d’ancienneté du
niveau B.
Dessinateur-Projeteur 280 Niveau A – Bac Technique ou 3 ans d’ancienneté comme
dessinateur d’études niveau B.
310 Niveau B – Bac Technique ou 2 ans d’ancienneté du niveau A.
3 – T E C H N I C I E N S (suite)
EMPLOI INDICE DESCRIPTION DE L’EMPLOI
Dessinateur-projeteur - 340 Ayant un BTS en BAT-TP ou le niveau.
calculateur ou technicien
Métreur vérificateur 330 Ayant un BTS ou DUT en bâtiment TP ou le niveau.
Chef de brigade topo ou chef 330 Ayant un BTS ou similaire, ou 5 ans chef de brigade topo
de mission (agents de maîtrise). Responsabilité de chantiers capable
d’exécuter les travaux de triangulation et de nivellement
géodésique et calculs. Participation aux projets. Notions de
photogrammétrie et de stéréopréparation.
40
ANNEXES
A LA
CONVENTION COLLECTIVE
DU
BÂTIMENT
La Commission Mixte Paritaire du Bâtiment et des Travaux Publics, réunie le 17 décembre 1976 et
composée :
d’une part,
d’autre part,
- de représentants :
- de la Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.)
- de la Centrale des Travailleurs Autonomiste Polynésiens (C.T.A.P.)
- du Syndicat Autonome des Travailleurs de Polynésie (S.A.T.P.)
- de l’Union Territoriale des Syndicats Démocratiques (U.T.S.D.)
A DECIDE:
Article 1er.- Les salaires minima des ouvriers du Bâtiment et des Travaux Publics, tels qu’ils sont définis
par la classification professionnelle annexée à l’Arrêté n°125/TLS du 10 janvier 1973 (J.O.P.F. du 31
janvier 1973 - page 45) sont fixés ainsi qu’il suit pour compter du 1er janvier 1977 :
SALAIRE SALAIRE
CATEGORIES PROFESSIONNELLES
HORAIRE MENSUEL
1ère - M.O. 122 21 146
2ème - M.F. ou M.S. 133 23 052
3ème - O.S.1 147 25 480
4ème - O.S.2 162 28 080
5ème - O.P.1 200 34 666
6ème - O.P.2 240 41 600
7ème - O.P.3 295 51 132
Article 2.- La révision des salaires minima des ouvriers du Bâtiment et des Travaux Publics sera examinée
deux fois par an par la Commission Mixte Paritaire afin que les éventuelles augmentations décidées puissent
intervenir au 1er Janvier et au 1er Juillet de chaque année.
Article 3.- La liste des “ congés exceptionnels compte tenu des coutumes “ locales ” fixée à l’article 22 de la
Convention Collective du Bâtiment et des Travaux Publics du 18 septembre 1975 (J.O.P.F. du 22 octobre
1975- page 733) est modifiée ainsi qu’il suit :
Ces permissions n’entraînent aucune retenue de salaire et ne sont pas déductibles, dans la
limite de dix jours par an, du congé annuel.
Article 4. - La présente décision dont la date d’effet est fixée au 1er Janvier 1977 sera déposée au Secrétariat
du Tribunal du Travail, aux soins de la partie la plus diligente.
Ont signé :
VU :
L’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales de la Polynésie Française,
P. BERTHOUMIEU
Conseiller de CE au travail et à la législation sociale
La Commission Mixte Paritaire du Bâtiment et des Travaux Publics de la Polynésie Française, réunie le 18
novembre 1982 et composée :
D’une part :
. des représentants de la Chambre Syndicale des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics
de Polynésie Française (C.S.E.B.T.P.P.F.)
D’autre part :
. des représentants des organisations syndicales de travailleurs suivantes :
. Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.) ;
. Union des Syndicats « Les Syndicats Autonomes des Travailleurs de Polynésie
(U.S./S.A.T.P.) ;
. Centrale des Travailleurs Autonomistes Polynésiens (C.T.A.P.)
A DECIDE :
Article 1er. – Les salaires minima des ouvriers du Bâtiment et des Travaux Publics sont fixés ainsi qu’il suit
pour l’année 1983 :
Article 2. – Les salaires minimaux de la qualification « Chef d’Equipe » créée à titre provisoire par l’article
3 de la décision du 24 avril 1978 de la Commission Mixte Paritaire du Bâtiment et des Travaux Publics de la
44
Polynésie Française sont fixés ainsi qu’il suit pour l’année 1983 :
Article 3. – Dans l’attente de la mise en place de la grille indiciaire applicable aux travailleurs des
entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics pour l’année 1984, il est créé, à partir de la qualification OS
1 un système d’échelons correspondant au tableau ci-après :
CATEGORIES PROFESSIONNELLES
Echelons 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
--- 1,5 3 4,5 6 7,5 9 10,5 12 13,5
Le franchissement de chaque échelon s’effectuera tous les trois ans et correspondra à une acquisition
professionnelle égale à 1,5 % du salaire de base.
Article 4. – Des négociations devront s’engager ultérieurement pour fixer les modalités d’application des
dispositions de l’article précédent. Elles devront prévoir, en relation avec les Services Administratifs
concernés (I.T.L.S. – O.M.O.) les conditions d’utilisation de la carte de travail prévue par l’arrêté n° 2
608/TLS du 15 septembre 1965.
Article 5. – Le présent protocole d’accord sera déposé au Secrétariat du Tribunal du Travail de Papeete.
Ont signé :
Pour la C.T.A.P.
J.B.H. CERAN-JERUSALEMY
A. TETUANUI
45
VU :
Le chef du Service de l’inspection du travail
et des lois sociales
G. BLANC
46
Entre :
- La Chambre Syndicale des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics de Polynésie Française
(C.S.E.B.T.P.P.F.)
d’une part,
Et :
- La Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.) ;
- L’Union des Syndicats Autonomistes Polynésiens ;
- La Centrale des Travailleurs Autonomistes Polynésiens (U.S.A.P./C.T.A.P.) ;
d’autre part,
ARTICLE 1er. - Les dispositions du présent avenant entraînent modification de la convention collective ou
des accords subséquents dans la seule mesure où ils apportent des avantages plus favorables aux travailleurs.
ARTICLE 2. - A compter du 1er janvier 1984 et sans diminution de salaire, la durée légale hebdomadaire du
travail sera fixée à 39 heures ; dans les entreprises où existent des équivalences la durée réelle du travail sera
réduite d’une heure par semaine.
ARTICLE 3. - A compter du 1er janvier 1984, le droit à congé payé est porté de 2 jours ouvrables à 2 jours
et demi ouvrables par mois de travail donnant droit à une semaine de congé supplémentaire à compter du 1er
janvier 1985.
Le bénéfice de cette disposition a pour effet de porter les congés payés de 24 jours ouvrables à 30 jours
ouvrables par an, soit cinq semaines.
ARTICLE 4. - Les parties renoncent au recours à la procédure de conflit collectif telle que définie par le
code du travail de 1952 en cas de différend collectif.
Les modalités d’exercices du droit de grève et de lock out obéiront aux règles définies dans l’annexe I.
ARTICLE 5. - Il sera créé dans les entreprises de plus de cent (100) salariés, à partir des élections de
délégués du personnel de 1984, un Comité Social d’Entreprise défini dans l’annexe II.
47
Dans les entreprises dont l’effectif est inférieur à cent (100) salariés, les délégués du personnel exerceront
les attributions du Comité Social d’Entreprise telles que définies dans le présent avenant aux paragraphes
A2 et A3 de l’annexe II.
ARTICLE 6. - Il sera créé dans les entreprises de plus de cent (100) salariés, à partir des élections de
délégués du personnel de 1984, une Commission Consultative d’Hygiène et de Sécurité définie dans
l’annexe III.
ARTICLE 7. - Dans les entreprises de plus de vingt cinq (25) salariés et, à compter du 1er janvier 1984, les
syndicats représentatifs et représentés dans l’entreprise pourront désigner leur délégué syndical parmi les
délégués du personnel. Ils exerceront leurs fonctions dans les conditions prévues à l’annexe IV, qui précise
également les principales règles d’exercice du droit syndical dans l’entreprise.
ARTICLE 8. - Dès le 1er janvier 1984, les employeurs devront rédiger les contrats de travail par écrit.
ARTICLE 9. - Dès le 1er janvier 1984, les licenciements pour faute devront respecter la procédure définie
dans l’annexe V.
ANNEXE I
Dans un délai de trois jours francs suivant la notification du différend à l’inspecteur du travail, une
commission de conciliation devra être réunie à son initiative.
A l’issue de cette réunion, un second délai de douze (12) jours ouvrables lui sera réservé. Pendant
cette période, aucune grève, ni lock out ne pourra être amorcé, mais en cas de refus d’une des parties de
participer à ces négociations, le droit de grève ou de lock out est ouvert à l’autre partie.
A l’expiration de cette seconde phase, et si aucune solution n’est adoptée, ni aucun calendrier de
négociation n’est mis en œuvre, le droit de grève ou de lock out se trouve ouvert.
Dans un délai de trois (3) jours francs suivant la notification du différend à l’inspecteur du travail,
une commission de conciliation devra être réunie à son initiative.
A l’issue de cette réunion de la commission, un délai de trois (3) semaines sera réservé à la
conciliation.
Pendant cette période, aucune grève ni lock out ne pourra être amorcé, mais en cas de refus
d’une des parties de participer à ces négociations, le droit de grève ou de lock out est ouvert à l’autre partie.
A l’expiration de cette seconde phase, et si aucune solution n’est adoptée, ni aucun calendrier
de négociation n’est mis en œuvre, le droit de grève ou de lock out se trouve ouvert.
3. Formes
Les salariés qui souhaitent exercer leur droit de grève peuvent l’exercer librement dans les
conditions légales et réglementaires. Chaque salarié doit être en mesure d’exercer son choix
individuellement sans subir de pression ni de la direction, ni des grévistes.
Les salariés grévistes sont ceux qui ne se présentent pas à leur travail. Ils sont alors considérés
en absence excusée sans salaire. L’absence en cas de grève ne peut être l’occasion d’aucune sanction
disciplinaire.
Par contre, des sanctions adaptées peuvent être prises en cas d’agissement tendant à entraver le
libre choix des salariés et la liberté du travail, et à affecter l’outil de travail, la sécurité, l’ordre dans
l’entreprise et généralement dans le cas de non respect des lois, règlements, convention collective, règlement
intérieur (à l’exception des dispositions sur l’absentéisme).
49
ANNEXE II
Il sera institué dans les entreprises, employant plus de cent (100) salariés, un Comité Social
d’Entreprise dont les attributions, la composition et le fonctionnement sont définis ci-dessous.
A - Attributions
1) Le Comité Social d’Entreprise initie et contrôle la gestion des actions sociales et culturelles
établies dans l’entreprise au bénéfice des salariés telles que :
B - Composition
Les membres élus du Comité Social d’Entreprise sont des délégués du personnel désignés par
l’ensemble des délégués du personnel de leur collège respectif.
Dans le cas où n’existerait pas l’un de ces collèges, la composition du Comité serait réduite en
conséquence.
Les membres de ce comité et leurs suppléants sont désignés pour une année, dans les dix (10)
jours suivant l’élection des délégués du personnel.
Les membres titulaires peuvent être remplacés par leur suppléant en cas d’impossibilité
justifiée.
1) Les membres du comité social d’entreprise disposent d’un crédit d’heures de trois (3)
heures par mois pour l’exercice de leur mission, en dehors des heures de commission.
L’utilisation effective de ces heures se fera en accord avec les chefs de service concernés.
2) Le comité social d’entreprise présidé par le Directeur général ou son représentant, nomme
son secrétaire.
3) Sur convocation de son Président, le comité se réunit au minimum une (1) fois par an et au
maximum une (1) fois par trimestre, sur un ordre du jour et diffusé aux membres par le
Président une semaine avant la séance.
Sera également portée à l’ordre du jour toute question entrant dans le domaine de
compétence de la commission et présentée par au moins 50 % des membres élus.
4) La contribution versée par l’entreprise, chaque année, est négociée au niveau de chacune des
entreprises concernées.
Les décisions se rapportant aux dépenses pour la gestion des œuvres sociales sont prises à la
majorité des 2/3 des membres présents de la commission.
Les dépenses seront engagées et liquidées par la Direction générale selon le programme
d’action annuel défini par la commission. Le budget annuel des œuvres sociales devra être
dépensé pendant l’exercice et au plus tard à la fin du semestre suivant.
Un rapport financier sur l’utilisation des crédits alloués sera présenté par le président lors de
la première séance de la commission suivant la clôture de l’exercice.
5) Les membres du comité social d’entreprise sont tenus au secret pour toutes les informations
51
ANNEXE III
Il sera institué dans les entreprises employant plus de cent (100) salariés, une commission d’hygiène
et de sécurité.
A - Composition
Les membres de cette commission sont désignés pour une année. Le renouvellement intervient dans
les dix (10) jours après les élections des délégués du personnel.
Les membres de la commission pourront faire participer à titre consultatif pour tout ou partie d’une
réunion, des personnes concernées par un problème précis (par exemple : chef de service, ouvrier, médecin
conseil, médecin du travail, …).
B - Attributions
La commission consultative d’hygiène et de sécurité a pour mission de participer par ses avis à la
protection de la santé et de la sécurité des travailleurs.
A cette fin, elle tient une (1) à deux (2) réunions par an au cours desquelles est examiné
l’ensemble des problèmes rencontrés en la matière, et sont émis toutes propositions et tous programmes
tendant à l’amélioration des conditions de sécurité ainsi que les conditions d’application des dispositions
légales ou réglementaires en matière d’hygiène et de sécurité. L’inspecteur du travail fournira la
documentation réglementaire relative à ces matières.
La direction transmet une fois par an à la commission d’hygiène et de sécurité, un rapport sur la
situation des accidents enregistrés sur les manquements constatés au respect des règles édictées dans
l’entreprise concernant l’hygiène et la sécurité et sur les actions menées pour une prévention améliorée des
risques.
Les avis de la commission font l’objet d’un compte rendu transmis à tous ses membres, aux
délégués du personnel, et à l’inspection du travail.
A titre individuel, directement et avec l’assistance des autres délégués du personnel, les
membres de la commission ont non seulement une mission d’information mais aussi une mission de
sensibilisation du personnel, au respect des règles en la matière et aux programmes et actions menées pour la
prévention des risques et l’amélioration des conditions de sécurité.
C - Fonctionnement
Les délégués du personnel, membres de cette commission, disposent d’un crédit d’heures de 2
52
heures par mois pour l’exercice de leur mission et la visite des lieux de travail.
L’utilisation de ce crédit horaire se fera avec l’accord des chefs de service concernés.
Les heures passées en réunion de commission n’entrent pas dans ce crédit d’heures et sont
payées comme temps de travail effectif.
ANNEXE IV
Les parties contractantes reconnaissent la liberté d’opinion ainsi que le droit d’adhérer librement à un
syndicat professionnel constitué en vertu du code du travail.
En vue de permettre le libre exercice de ce droit, l’employeur s’engage à ne pas prendre en considération le
fait d’appartenir ou non à un syndicat, les opinions politiques ou philosophiques, les croyances religieuses
ou les origines du travailleur, pur arrêter les décisions en ce qui concerne l’embauche, la conduite ou la
répartition du travail, les mesures de discipline, le congédiement ou l’avancement, à respecter la liberté
d’opinion, à n’exercer aucune pression tendant à gêner l’exercice du droit syndical.
Dans le même but, les travailleurs s’engagent à ne pas prendre en considération dans l’exécution du travail,
l’appartenance des autres travailleurs ou leur non appartenance à un syndicat déterminé.
Les travailleurs s’engagent à respecter la liberté d’opinion, à n’exercer aucune pression tendant à gêner
l’exercice du droit syndical, celui de la liberté de travailler et, celui du droit de propriété au sein de
l’entreprise et de la profession.
Les parties contractantes considérant que l’entreprise est essentiellement un lieu de travail veilleront à la
stricte observation des engagements ci-dessus et s’emploieront à en assurer le respect intégral.
L’exercice du droit syndical est reconnu dans l’entreprise dans le respect des droits et libertés garantis par la
Constitution de la République.
L’exercice du droit syndical ne doit pas avoir pour conséquence des actes contraires aux lois et aux
règlements.
Les salariés devant participer aux travaux de commissions paritaires ou consultatives internes à l’entreprise,
dont la date de réunion, le nombre des membres et l’objet auront été arrêtés d’un commun accord par les
parties intéressées, devront obtenir auprès de leur chef de service pour siéger à ces commissions, des
autorisations d’absences payées comme temps de travail effectif.
L’affichage des communications syndicales s’effectue librement sur des panneaux réservés à cet usage. Un
exemplaire de ces communications syndicales est transmis à la direction, préalablement à l’affichage.
53
II – REPRESENTANTS SYNDICAUX
1 – Désignation
Dans les dix (10) jours suivant l’élection des délégués du personnel, chacun des syndicats
représentatifs et représentés dans l’entreprise peut désigner, pour le représenter dans la défense des intérêts
syndicaux, l’un de ses délégués du personnel titulaire ou à défaut un de ses délégués suppléants.
2 – Missions et attributions
Les présentes dispositions ne portent pas obstacle à l’application des dispositions légales ou
réglementaires relatives aux accords collectifs.
ANNEXE V
1ère phase
- lettre annonçant à l’employé que l’employeur envisage de le licencier, précisant le ou les motifs du
licenciement et le convoquant à une réunion d’information pour le lendemain.
2ème phase
la notification du licenciement,
l’indication du ou des motifs de licenciement.
En cas de licenciement pour faute lourde ou grave, cette procédure devra être respectée. Il sera alors
possible à l’employeur de procéder à une mise à pied immédiate.
Le salarié qui ne sera pas présenté dans les délais pour l’audition, ne pourra pas invoquer ce manquement à
la procédure.
54
Ont signé :
Pour l’U.S.A.P./C.T.A.P. :
Vu :
Le Chef du Service de l’Inspection du Travail
et des Lois Sociales
G. BLANC
55
ENTRE :
. La Chambre Syndicale des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics de Polynésie
Française (C.S.E.B.T.P.P.F.),
d’une part,
ET :
. La Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.),
. L’Union des Syndicats «Les Syndicats Autonomes des Travailleurs de Polynésie » (U.S./S.A.T.P.),
. L’Union des Syndicats Autonomistes Polynésiens (U.S.A.P.),
. La centrale des Travailleurs Autonomistes Polynésiens (C.T.A.P.),
d’autre part,
…/…
1) - Le chômage du 1er mai ne peut être une cause de réduction des traitements et salaires mensuels,
bimensuels ou hebdomadaires.
Les travailleurs rémunérés à l’heure, à la journée, ont droit à une indemnité égale au salaire qu’ils
ont perdu du fait du chômage, cette indemnité est à la charge de l’employeur.
2) - Le chômage des jours fériés autres que le 1er mai ne pourra être, pour les travailleurs, quelle que soit
leur ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement, la cause d’une réduction de leur rémunération, sous
réserve qu’ils aient été présents le dernier jour de travail ouvré précédant le jour férié et le premier jour
de travail ouvré qui lui fait suite, sauf autorisation d’absence préalablement accordée (congés, etc...) ou
maladie dûment justifiée.
. 11 novembre
. 25 décembre
4) - Les jours fériés chômés payés, autres que le 1er mai, seront accordés progressivement sur 2 années à
tous les travailleurs des entreprises assujetties.
…/…
Pour l’US/S.A.T.P.
T. CHANG
Pour l’U.S.A.P.
J. TEFATUA
Pour la C.T.A.P.
J.B.H. CERAN-JERUSALEMY
VU :
Le chef de Service de l’Inspection du Travail
et des Lois Sociales
G. BLANC
57
Entre :
. La Chambre Syndicale des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics de Polynésie
Française (C.S.E.B.T.P.P.F.)
d’une part,
Et :
. La Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.) ;
. L’Union des Syndicats/Les Syndicats Autonomes des Travailleurs de Polynésie (US./S.A.T.P.) ;
. L’Union des Travailleurs de Tahiti et des Îles (U.T.T.I.L.),
. La Centrale des Travailleurs Autonomistes Polynésiens (C.T.A.P.) ;
d’autre part,
Article 1er. - Le dernier alinéa de l’article 3 de la Convention Collective du Bâtiment et des Travaux Publics
de Polynésie Française est remplacé par les dispositions suivantes :
« - La révision des grilles de salaire est négociée chaque année au cours du mois de septembre et
concerne les salaires de l’année suivante.
- Les grilles salariales des ouvriers et chefs d’équipe sont établies trimestriellement au premier jour
de chaque trimestre civil.
- Les grilles des Employés, Techniciens, Agents de maîtrise (E.T.A.M.) sont fixées
semestriellement, les 1er janvier et 1er juillet. »
Article 2. - Les indices des chefs d’équipe sont relevés comme suit, à compter du 1er janvier 1985 :
- CE 1....................... 1 500
- CE 2....................... 1 700
- CE 3....................... 1 830
Article 3. - La valeur du point, référence pour le calcul des salaires est fixée à :
0,404 au 1er janvier 1985
0,414 au 1er avril 1985
0,424 au 1er juillet 1985
0,434 au 1er octobre 1985
58
Article 4. - Pour le calcul des salaires des E.T.A.M., la valeur du point est fixée à :
670 FCP à compter du 1er janvier 1985
700 FCP à compter du 1er juillet 1985
Pour l’U.S./S.A.T.P.
T. CHANG
Pour l’U.T.T.I.L.
J. MAUFENE
Pour la C.T.A.P.
J.B.H. CERAN- JERUSALEMY
VU :
Le chef de Service de l’Inspection du Travail et des Lois Sociales
G. BLANC
59
Entre :
. La Chambre Syndicale des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics de Polynésie
Française (C.S.E.B.T.P.P.F.),
Et :
. La Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.) ;
. L’Union des Syndicats Autonomes des Travailleurs de Polynésie (U.S.A.T.P.),
Article 2. – La grille indiciaire servant de base aux salaires des ouvriers du Bâtiment et des travaux publics
est établie comme suit :
Article 3. – La valeur du point, référence pour le calcul des salaires, est fixée au :
Article 4. - Les salaires minima des ouvriers du bâtiment et des travaux publics sont fixés ainsi qu’il suit
pour l’année 1986 :
6ème catégorie OP2 639,36 108 052 653,76 110 485 668,16 112 919 684,00 115 596
7ème catégorie OP3 711,29 120 208 727,31 122 915 743,33 125 623 760,95 128 601
8ème catégorie OHQ 790,32 133 564 808,12 136 572 825,92 139 580 845,50 142 890
Article 5. – Les salaires minimaux de la qualification «chef d’équipe », créés à titre provisoire par l’article 3
de la décision du 24 avril 1978 de la commission mixte paritaire du bâtiment et des travaux publics de la
Polynésie française sont fixés ainsi qu’il suit pour l’année 1986 :
Article 6. – Pour le calcul des salaires des ETAM, la valeur du point est fixée à :
Article 7. – La présente décision dont la date d’effet est fixée au 1er janvier 1986 sera déposée au
Secrétariat du Tribunal du travail de Papeete.
Pour l’U.S.A.T.P.
T. CHANG
A. TETUANUI
VU : Le Chef du Service
De l’Inspection du travail et des lois sociales
Bernard TEISSIER
61
A LA CONVENTION DU TRAVAIL
DU SECTEUR BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
(ACCORD DE SALAIRES) DU 18 SEPTEMBRE 1975
Entre :
. La Chambre Syndicale des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics de Polynésie
Française (C.S.E.B.T.P.P.F.),
. La Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (C.G.P.M.E.),
d’une part,
Et :
. La Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.),
. L’Union des Travailleurs de Tahiti et des îles (U.T.T.I.L.),
. L’Union des Syndicats Autonomes des Travailleurs de Polynésie (U.S.A.T.P.),
. La Confédération des Syndicats Indépendants de Polynésie (C.S.I.P.),
. La Confédération du Syndicat A TIA I MUA,
d’autre part,
Article 1er. - La valeur du point dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics tel que défini à
l’avenant n° 2 à la Convention Collective du Travail du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics de
Polynésie Française est revalorisée de :
Article 2. - Il est créé à partir de la qualification OS1 un système d’échelons correspondant au tableau ci-
après :
CATEGORIES PROFESSIONNELLES
Echelons 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
--- 1,5 3 4,5 6 7,5 9 10,5 12 13,5
Le franchissement de chaque échelon s’effectuera tous les trois ans et correspondra à une acquisition
62
L’ancienneté requise à l’alinéa précédent s’entend du temps pendant lequel le travailleur a été occupé dans
la même profession.
Article 3. - La grille indiciaire servant de base pour le calcul des salaires des ouvriers du secteur du
Bâtiment et des Travaux Publics est établie ainsi qu’il suit :
Echelons OS 1 OS 2 OP 1 OP 2 OP 3 OHQ
1 1.090 1.130 1.330 1.440 1.602 1.780
2 1.106 1.147 1.350 1.461 1.626 1.807
3 1.123 1.164 1.370 1.483 1.650 1.833
4 1.139 1.181 1.390 1.505 1.674 1.860
5 1.155 1.198 1.410 1.526 1.698 1.887
6 1.172 1.215 1.430 1.548 1.722 1.914
7 1.188 1.232 1.450 1.570 1.746 1.940
8 1.204 1.249 1.470 1.591 1.770 1.967
9 1.221 1.266 1.490 1.613 1.794 1.994
10 1.237 1.283 1.510 1.634 1.818 2.020
Article 4. - Les salaires minima des ouvriers du Bâtiment et des Travaux Publics sont fixés par conséquent
ainsi qu’il suit :
M-O
Indice Au 01-01-1988 Au 01-04-1988 Au 01-07-1988 Au 01-10-1988
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
1.035 511,29 86.408 514,40 86.934 516,47 87.283 517,50 87.458
PENDANT 3 MOIS
M-S
Indice Au 01-01-1988 Au 01-04-1988 Au 01-07-1988 Au 01-10-1988
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
1.055 521,17 88.078 524,34 86.613 526,45 88.970 527,50 89.148
PENDANT 6 MOIS
OS1
Echelon Indice Au 01-01-1988 Au 01-04-1988 Au 01-07-1988 Au 01-10-1988
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
1 1.090 538,46 91.000 541,73 91.552 543,91 91.921 545 92.105
2 1.106 546,36 92.335 549,68 92.896 551,89 93.269 553 93.457
3 1.123 554,76 93.754 558,13 94.324 560,38 94.704 561,50 94.894
4 1.139 562,67 95.091 566,08 95.668 568,36 96.053 569,50 96.246
5 1.155 570,57 96.426 574,04 97.013 576,35 97.403 577,50 97.598
63
OS2
Echelon Indice Au 01-01-1988 Au 01-04-1988 Au 01-07-1988 Au 01-10-1988
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
1 1.130 558,22 94.339 561,61 94.912 563,87 95.294 565 95.485
2 1.147 566,62 95.759 570,06 96.340 572,35 96.727 573,50 96.922
3 1.164 575,02 97.178 578,51 97.768 580,84 98.162 582 98.358
4 1.181 583,41 98.596 586,96 99.196 589,32 99.595 590,50 99.795
5 1.198 591,81 100.016 595,41 100.624 597,80 101.028 599 101.231
6 1.215 600,21 101.435 603,86 102.052 606,29 102.463 607,50 102.668
7 1.232 608,61 102.855 612,30 103.479 614,77 103.896 616 104.104
8 1.249 617,01 104.275 620,75 104.907 623,25 105.329 624,50 105.541
9 1.266 625,40 105.693 629,20 106.335 631,73 106.762 633 106.977
10 1.283 633,80 107.112 637,65 107.763 640,22 108.197 641,50 108.414
OP1
Echelon Indice Au 01-01-1988 Au 01-04-1988 Au 01-07-1988 Au 01-10-1988
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
1 1.330 657,02 111.036 661,01 111.711 663,67 112.160 665 112.385
2 1.350 666,90 112.706 670,95 113.391 673,65 113.847 675 114.075
3 1.370 676,78 114.376 680,89 115.070 683,63 115.533 685 115.765
4 1.390 686,66 116.046 690,83 116.750 693,61 117.220 695 117.455
5 1.410 696,54 117.715 700,77 118.430 703,59 118.907 705 119.145
6 1.430 706,42 119.385 710,71 120.110 713,57 120.593 715 120.835
7 1.450 716,30 121.055 720,65 121.790 723,55 122.280 725 122.525
8 1.470 726,18 122.724 730,59 123.470 733,53 123.967 735 124.215
9 1.490 736,06 124.394 740,53 125.150 743,51 125.653 745 125.905
10 1.510 745,94 126.064 750,47 126.829 753,49 127.340 755 127.595
64
OP2
Echelon Indice Au 01-01-1988 Au 01-04-1988 Au 01-07-1988 Au 01-10-1988
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
1 1.440 711,36 120.220 715,68 120.950 718,56 121.437 720 121.680
2 1.462 722,23 122.057 726,61 122.797 729,54 123.292 731 123.539
3 1.483 732,60 123.809 737,05 124.561 740,02 125.063 741,50 125.314
4 1.505 743,47 125.646 747,99 126.410 751 126.919 752,50 127.173
5 1.526 753,84 127.399 758,42 128.173 761,47 128.688 763 128.947
6 1.548 764,71 129.236 769,36 130.022 772,45 130.544 774 130.806
7 1.570 775,58 131.073 780,29 131.869 783,43 132.400 785 132.665
8 1.591 785,95 132.826 790,73 133.633 793,91 134.171 795,50 134.440
9 1.613 796,82 134.663 801,66 135.481 804,89 136.026 806,50 136.299
10 1.634 807,20 136.417 812,10 137.245 815,37 137.798 817 138.073
OP3
Echelon Indice Au 01-01-1988 Au 01-04-1988 Au 01-07-1988 Au 01-10-1988
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
1 1.602 791,39 133.745 796,19 134.556 799,40 135.099 801 135.369
2 1.624 803,24 135.748 808,12 136.572 811,37 137.122 813 137.397
3 1.650 815,10 137.752 820,05 138.588 823,35 139.146 825 139.425
4 1.674 826,96 139.756 831,98 140.605 835,33 141.171 837 141.453
5 1.698 838,81 141.759 843,91 142.621 847,30 143.194 849 143.481
6 1.722 850,67 143.763 855,83 144.635 859,28 145.218 861 145.509
7 1.746 862,52 145.766 867,76 146.651 871,25 147.241 873 147.537
8 1.770 874,38 147.770 879,69 148.668 883,23 149.266 885 149.565
9 1.794 886,24 149.775 891,62 150.684 895,21 151.290 897 151.593
10 1.818 898,09 151.777 903,55 152.700 907,18 153.313 909 153.621
OHQ
Echelon Indice Au 01-01-1988 Au 01-04-1988 Au 01-07-1988 Au 01-10-1988
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
1 1.780 879,32 148.605 884,66 149.508 888,22 150.109 890 150.410
2 1.807 892,66 150.860 898,08 151.776 901,69 152.386 903,50 152.692
3 1.833 905,50 153.030 911,00 153.959 914,67 154.579 916,50 154.889
4 1.860 918,84 155.284 924,42 156.227 928,14 156.856 930 157.170
5 1.887 932,18 157.538 937,84 158.495 941,61 159.132 943,50 159.452
6 1.914 945,52 159.793 951,26 160.763 955,09 161.410 957 161.733
7 1.940 958,36 161.963 964,18 162.946 968,06 163.602 970 163.930
8 1.967 971,70 164.217 977,60 165.214 981,53 165.879 983,50 166.212
9 1.994 985,04 166.472 991,02 167.482 995,01 168.157 997 168.493
10 2.020 997,88 168.642 1003,94 169.666 1007,98 170.349 1010 170.690
65
Article 5. – La grille indiciaire servant de base pour le calcul des salaires des chefs d’équipe du secteur du
Bâtiment et des Travaux Publics est établie ainsi qu’il suit :
CHEF D’EQUIPE
ECHELON C1 C2 C3
1 1.500 1.700 1.830
2 1.523 1.726 1.857
3 1.545 1.751 1.885
4 1.568 1.777 1.912
5 1.590 1.802 1.940
6 1.613 1.828 1.967
7 1.635 1.853 1.995
8 1.658 1.879 2.022
9 1.680 1.904 2.050
10 1.703 1.930 2.077
Article 6. – Les salaires minima de la qualification « Chef d’équipe » sont fixés ainsi qu’il suit :
Article 7. – Pour le calcul des salaires des ETAM, la valeur du point est fixée ainsi qu’il suit :
Article 8. – Les parties signataires conviennent de demander l’extension du présent accord qui sera déposé
au Greffe du Tribunal du Travail de Papeete.
ONT SIGNE :
S/illisible
S/illisible
VU :
L’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales
J. ESCRIVE
68
ENTRE
. LA CHAMBRE SYNDICALE DES ENTREPRENEURS DU BATIMENT ET DES TRAVAUX
PUBLICS DE POLYNESIE FRANCAISE (C.S.E.B.T.P.P.F.)
. LA CONFEDERATION GENERALE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
(C.G.P.M.E.),
d’une part,
ET :
. LA FEDERATION DES SYNDICATS DE POLYNESIE FRANCAISE (F.S.P.F.) ;
. L’UNION DES TRAVAILLEURS DE TAHITI ET DES ILES (U.T.T.I.L.),
. L’UNION DES SYNDICATS AUTONOMES DES TRAVAILLEURS DE POLYNESIE
(U.S.A.T.P.),
. LA CONFEDERATION DES SYNDICATS INDEPENDANTS DE POLYNESIE (C.S.I.P.),
. LA CONFEDERATION DU SYNDICAT A TIA I MUA ,
d’autre part,
Article 1er. - La valeur du point dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics tel que défini à
l’avenant n°2 à la Convention Collective du Travail du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics de
Polynésie Française est revalorisée de :
Article 2. - Il est créé à partir de la qualification OS1 un système d’échelons correspondant au tableau ci-
après :
CATEGORIES PROFESSIONNELLES
ECHELONS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1,5 3 4,5 6 7,5 9 10,5 12 13,5
Le franchissement de chaque échelon s’effectuera tous les trois ans et correspondra à une acquisition
professionnelle égale à 1,5% du salaire de base.
69
L’ancienneté requise à l’alinéa précédent s’entend du temps pendant lequel le travailleur a été occupé dans
la même profession.
Article 3. - La grille indiciaire servant de base pour le calcul des salaires des ouvriers du secteur du
Bâtiment et des Travaux Publics est établie ainsi qu’il suit :
Echelons OS 1 OS 2 OP 1 OP 2 OP 3 OHQ
1 1.090 1.130 1.330 1.440 1.602 1.780
2 1.106 1.147 1.350 1.461 1.626 1.807
3 1.123 1.164 1.370 1.483 1.650 1.833
4 1.139 1.181 1.390 1.505 1.674 1.860
5 1.155 1.198 1.410 1.526 1.698 1.887
6 1.172 1.215 1.430 1.548 1.722 1.914
7 1.188 1.232 1.450 1.570 1.746 1.940
8 1.204 1.249 1.470 1.591 1.770 1.967
9 1.221 1.266 1.490 1.613 1.794 1.994
10 1.237 1.283 1.510 1.634 1.818 2.020
Article 4. - Les salaires minima des ouvriers du Bâtiment et des Travaux Publics sont fixés par conséquent,
ainsi qu’il suit :
M-O
PENDANT 3 MOIS
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
Indice
Au 01/01/1989 Au 01/04/1989 Au 01/07/1989 Au 01/10/1989
1.035 520,61 87.982 523,19 88.420 525,78 88.857 529,40 89.469
M-S
PENDANT 6 MOIS
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
Indice
Au 01/01/1989 Au 01/04/1989 Au 01/07/1989 Au 01/10/1989
1.055 530,67 89.682 533,30 90.128 535,94 90.574 539,63 91.198
O–S-1
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
Echelon Indice Au 01/01/1989 Au 01/04/1989 Au 01/07/1989 Au 01/10/1989
1 1.090 548,27 92.658 551 93.118 553,72 93.579 557,54 94.223
2 1.106 556,32 94.018 559,08 94.485 561,85 94.952 565,72 95.607
3 1.123 564,87 95.463 567,68 95.937 570,48 96.412 574,41 97.076
4 1.139 572,92 96.823 575,76 97.304 578,61 97.785 582,60 98.459
5 1.155 580,97 98.183 583,85 98.671 586,74 99.159 590,78 99.842
6 1.172 589,52 99.628 592,45 100.123 595,38 100.619 599,48 101.312
7 1.188 597,56 100.988 600,53 101.490 603,50 101.992 607,66 102.695
70
O–S-2
Horaire Mensue Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
Echelon Indice l
Au 01/01/1989 Au 01/04/1989 Au 01/07/1989 Au 01/10/1989
1 1.130 568,39 96.058 571,22 96.535 574,04 97.013 578 97.681
2 1.147 576,94 97.503 579,81 97.988 582,68 98.472 586,69 99.151
3 1.164 585,49 98.948 588,40 99.440 591,31 99.932 595,39 100.620
4 1.181 594,04 100.393 597 100.892 599,95 101.391 604,08 102.090
5 1.198 602,59 101.838 605,59 102.345 608,58 102.851 612,78 103.559
6 1.215 611,15 103.284 614,18 103.797 617,22 104.310 621,47 105.029
7 1.232 619,70 104.729 622,78 105.249 625,86 105.770 630,17 106.498
8 1.249 628,25 106.174 631,37 106.701 634,49 107.229 638,86 107.968
9 1.266 636,80 107.619 639,96 108.154 643,13 108.689 647,56 109.437
10 1.283 645,35 109.064 648,56 109.606 651,76 110.148 656,25 110.907
O–P-1
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
Echelon Indice Au 01/01/1989 Au 01/04/1989 Au 01/07/1989 Au 01/10/1989
1 1.330 668,99 113.059 672,32 113.621 675,64 114.183 680,30 114.970
2 1.350 679,05 114.759 682,43 115.330 685,80 115.900 690,53 116.699
3 1.370 689,11 116.460 692,54 117.038 695,96 117.617 700,75 118.428
4 1.390 699,17 118.160 702,65 118.747 706,12 119.334 710,99 120.156
5 1.410 709,23 119.860 712,75 120.456 716,28 121.051 721,22 121.885
6 1.430 719,29 121.560 722,87 122.164 726,44 122.768 731,45 123.614
7 1.450 729,35 123.260 732,98 123.873 736,60 124.485 741,68 125.343
8 1.470 739,41 124.960 743,09 125.581 746,76 126.202 751,91 127.072
9 1.490 749,47 126.660 753,20 127.290 756,92 127.919 762,13 128.801
10 1.510 759,53 128.361 763,31 128.999 767,08 129.637 772,37 130.530
O–P-2
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
Echelon Indice Au 01/01/1989 Au 01/04/1989 Au 01/07/1989 Au 01/10/1989
1 1.440 724,32 122.410 727,92 123.018 731,52 123.617 736,56 124.479
2 1.462 735,39 124.280 739,04 124.898 742,70 125.516 747,81 126.380
3 1.483 745,95 126.065 749,66 126.692 753,36 127.319 758,55 128.196
71
O–P-3
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
Echelon Indice Au 01/01/1989 Au 01/04/1989 Au 01/07/1989 Au 01/10/1989
1 1.602 805,81 136.181 809,81 136.858 813,82 137.535 819,42 138.482
2 1.624 816,87 138.051 820,93 138.738 824,99 139.424 830,68 140.384
3 1.650 829,95 140.262 834,08 140.959 838,20 141.656 843,98 142.632
4 1.674 842,02 142.302 846,21 143.009 850,39 143.716 856,25 144.706
5 1.698 854,09 144.342 858,34 145.059 862,58 145.777 868,53 146.781
6 1.722 866,17 146.382 870,47 147.110 874,78 147.837 880,80 148.856
7 1.746 878,24 148.422 882,60 149.160 886,97 149.898 893,08 150.930
8 1.770 890,31 150.462 894,74 151.210 899,16 151.958 905,36 153.005
9 1.794 902,38 152.503 906,87 153.261 911,35 154.018 917,63 155.080
10 1.818 914,45 154.543 919 155.311 923,54 156.079 929,91 157.154
O–H-Q
Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel Horaire Mensuel
Echelon Indice Au 01/01/1989 Au 01/04/1989 Au 01/07/1989 Au 01/10/1989
1 1.780 895,34 151.312 899,79 152.065 904,24 152.817 910,47 153.869
2 1.807 908,92 153.608 913,44 154.371 917,96 155.135 924,28 156.203
3 1.833 922 155.818 926,58 156.592 931,16 157.367 937,58 158.451
4 1.860 935,58 158.113 940,23 158.899 944,88 159.685 951,39 160.785
5 1.887 949,16 160.408 953,88 161.205 958,60 162.003 965,20 163.119
6 1.914 962,74 162.703 967,53 163.512 972,31 164.321 979,01 165.453
7 1.940 975,82 164.914 980,67 165.733 985,52 166.553 992,31 167.700
8 1.967 989,40 167.209 994,32 168.040 999,24 168.871 1.006,12 170.034
9 1.994 1.002,98 169.504 1.007,97 170.346 1.012,95 171.189 1.019,93 172.368
10 2.020 1.016,06 171.714 1.021,11 172.568 1.026,16 173.421 1.033,23 174.616
72
Article 5. – La grille indiciaire servant de base pour le calcul des salaires des chefs d’équipe du secteur du
Bâtiment et des Travaux Publics est établie ainsi qu’il suit :
CHEF D’EQUIPE
ECHELON C1 C2 C3
1 1.500 1.700 1.830
2 1.523 1.726 1.857
3 1.545 1.751 1.885
4 1.568 1.777 1.912
5 1.590 1.802 1.940
6 1.613 1.828 1.967
7 1.635 1.853 1.995
8 1.658 1.879 2.022
9 1.680 1.904 2.050
10 1.703 1.930 2.077
Article 6. – Les salaires minima de la qualification « Chef d’équipe » sont fixés ainsi qu’il suit :
Article 7. – Pour le calcul des salaires des E.T.A.M., la valeur du point est revalorisée de :
Article 8. – Les parties signataires conviennent de demander l’extension du présent accord qui sera déposé
au Greffe du Tribunal du Travail de Papeete.
ONT SIGNE :
Pour la Confédération
A TIA I MUA
R. OLDHAM
VU :
L’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales
G. BOURGET
75
ENTRE :
. La Chambre Syndicale des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics de Polynésie
Française (C.S.E.B.T.P.) ;
. La Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (C.G.P.M.E.)
d’une part,
ET :
. L’Union des Syndicats Autonomes des Travailleurs de Polynésie/Force Ouvrière
(U.S.A.T.P./F.O.) ;
. Le syndicat OTAHI ;
. La Fédération des Syndicats de Polynésie Française (F.S.P.F.),
d’autre part,
Article 1er. – Les salaires du personnel ouvrier dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics sont
revalorisés de la façon suivante :
Article 2. – Compte tenu de la grille de salaires en vigueur dans le secteur, les salaires minima des ouvriers
et chefs d’équipe du Bâtiment et des Travaux Publics sont fixés ainsi qu’il suit en annexe.
Article 3. – L’augmentation de grille salariale ainsi créée au 1er octobre 1992 par l’augmentation de 0,5 %
qui intervient à cette date constitue désormais la grille de base et de référence pour les négociations à venir.
L’augmentation de 1% à compter du 1er janvier 1993 est considérée comme à valoir sur les augmentations
de l’année 1993.
Article 5. – Les parties signataires conviennent de demander l’extension du présent accord à l’ensemble des
76
B. GALLOIS L. TIFFENAT
J.P. VOISIN A. BENNETT
R. EWART
R. LOUIS A. TETUANUI
M. TAU
A. FIRUU
M. TARAIHAU
E. CHIN CHI-EN
Pour la F.S.P.F. :
J. MAUFENE
J.-P. AYGALENT,
Directeur adjoint du travail.
77
A LA CONVENTION COLLECTIVE
DU BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
ENTRE
. La Chambre Syndicale des Entrepreneurs du Bâtiment et des Travaux Publics ;
. La Chambre Syndicale du Génie Civil et des Travaux Publics,
d’une part,
ET :
. La Confédération A TIA I MUA ;
. La Fédération des Syndicats de Polynésie Française ;
. L’OTAHI ,
d’autre part,
Compte tenu du niveau d’activité très réduit de la branche professionnelle et afin de préserver
autant que possible l’emploi dans les entreprises du secteur, il est convenu que les salaires minima
conventionnels seront augmentés à compter du 1er janvier 1995 de 0,5 %.
Dans le courant du mois de juin 1995, la commission mixte se réunira à nouveau pour étudier
les possibilités d’augmentation de salaire sur le deuxième semestre de l’année en fonction de la situation
économique et du niveau d’activité du secteur et l’évolution de l’indice des prix de détail.
Dès le début du deuxième semestre de l’année 1995, la commission mixte du bâtiment et des travaux
publics sera réunie afin d’entamer la révision de la convention collective.
Lors de la première réunion de cette commission, seront définis le calendrier des négociations
et l’objet des révisions envisagées. Les partenaires sociaux communiqueront à cet effet aux autres membres
de la commission leurs propositions.
Les organisations signataires du présent accord seront invitées à participer en tant qu’observateur
aux réunions que l’observatoire du bâtiment et des travaux publics organisera au cours des mois à venir afin
d’améliorer la connaissance que les partenaires sociaux pourront avoir de l’activité du secteur du bâtiment et
des travaux publics.
Calixte HELME
Germain COULON
79
Entre,
Et :
Article 1er : Pour l’année 1997, la grille des salaires minima conventionnels du secteur du bâtiment et des
travaux publics évoluera par application aux salaires de la grille conventionnelle en vigueur,
des taux suivants :
- au 1er Janvier 1997 : 1,6 %, ce qui correspond aux salaires des tableaux ci-joints.
Article 2 : Sauf accords particuliers négociés dans les entreprises, les augmentations individuelles de
salaires par catégorie professionnelle pour l’année 1997, ne pourront être inférieures aux
augmentations en valeur absolue des salaires des grilles minima des catégories professionnelles
correspondantes, indiquées dans les tableaux ci-joints.
Article 3 : Pour l’année 1998, l’évolution des grilles de salaires minima sera fixée automatiquement par
application de la variation en pourcentage de l’indice des prix de détail à la consommation
familiale constatée dans les conditions suivantes :
Sauf accords particuliers négociés dans les entreprises, les augmentations individuelles de
salaires par catégorie professionnelle ne pourront être inférieures aux augmentations en valeur
absolue des salaires des grilles minima des catégories correspondantes, telles que définies
précédemment.
Article 4 : A compter du 1er Janvier 1999, l’évolution des grilles de salaires minima sera fixé
automatiquement par application de la variation en pourcentage de l’indice des prix de détail à la
consommation familiale constatée dans les conditions suivantes :
80
Sauf accords particuliers négociés dans les entreprises, les augmentations individuelles de
salaires par catégorie professionnelle ne pourront être inférieures aux augmentations en valeur
absolue des salaires des grilles minima des catégories correspondantes, telles que définies
précédemment.
Article 5 : Le présent accord est applicable aux employés, techniciens et agents de maîtrise (E.T.A.M.).
Article 6 : Les conditions de révision des salaires conventionnels telles que définies par l’avenant n° 2 (n°
3246 TLS) de la convention collective du bâtiment et des travaux publics sont abrogées à
compter du 1er janvier 1997.
A compter du 1er janvier 1997, l’évolution des primes, indemnités et allocations diverses
prévues par la convention collective ou les accords d’entreprise s’établira sur la base de la
variation des prix de détail à la consommation familiale, constatée du mois d’octobre 1995 inclus
à septembre 1996 inclus.
Pour les années suivantes, il sera fait application des mêmes modalités, à savoir :
Des indices d’octobre de l’année n-2 inclus à septembre de l’année n-1 inclus.
Article 8 : Les parties signataires conviennent de demander l’extension du présent accord qui sera déposé au
Greffe du Tribunal du Travail de Papeete.
Non étendu
Entre :
Et :
Le salaire horaire à prendre en considération pour le calcul des majorations pour heures
supplémentaires s’entend du salaire effectivement perçu par le travailleur intéressé, y compris
les avantages en nature et les accessoires de salaires ayant le caractère d’une rémunération qui
lui sont normalement attribués.
Pour les travailleurs à salaire mensuel, le salaire horaire à prendre en considération est calculé
dans les mêmes conditions sur la base de 169 heures par mois.
Exemple :
Salaire minimum conventionnel en F CFP (OS1, 3e échelon au 01/01/99) :
- Salaire minimum pour 169 heures ............................. = 114.063 ;
- Taux horaire ............................................................... = 674,93 ;
- Ancienneté.................................................................. = 7 ans.
A compter de l’année 2000 la fête de l’Autonomie Interne (29 juin) et le 8 Mai seront chômés et
payés.
Les jours déclarés fériés par arrêté du Gouvernement ou par délibération de l’Assemblée de la
Polynésie Française seront automatiquement intégrés dans la liste des jours fériés et seront
chômés et payés.
82
Article 3 : Le présent avenant dont la date d’effet est fixée au 1er janvier 2000 sera déposé au Greffe du
Tribunal de Papeete.
Entre :
La Chambre Syndicale des Métiers du Génie Civil et des Travaux Publics (C.S.M.G.C.T.P.),
d’une part,
Et :
…/…
Article 3 : L’indemnité de panier a pour objet d’indemniser le supplément de frais occasionné par la prise de
déjeuner en dehors de la résidence habituelle du salarié.
L’indemnité de panier n’est pas due par l’employeur pour le personnel administratif ou lorsque :
- le salarié dispose d’un temps suffisant (au moins une heure) pour lui permettre de prendre
son repas à sa résidence habituelle ;
- un restaurant d’entreprise existe sur le lieu d’activité et le repas est fourni avec une
participation financière de l’entreprise égale au montant de l’indemnité de panier ;
- le repas est fourni gratuitement ou avec une participation financière de l’entreprise égale au
montant de l’indemnité de panier.
Sous réserve d’accord d’entreprise plus favorable, cette indemnité est fixée à :
…/…
* - Cette indemnité de panier est applicable à toutes les entreprises affiliées à la C.S.M.G.C.T.P.
84
- Pour les autres entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics, les dates d’application sont
les suivantes :