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Le Modele Trinomial

Ce document présente les principaux types de produits dérivés négociés sur les marchés financiers, notamment les contrats à terme de type forward et future, les swaps et les options. Il décrit brièvement chacun de ces produits dérivés.

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Le Modele Trinomial

Ce document présente les principaux types de produits dérivés négociés sur les marchés financiers, notamment les contrats à terme de type forward et future, les swaps et les options. Il décrit brièvement chacun de ces produits dérivés.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’enseignement supérieure et de la recherche scientifique

N˚Attribué par la bibliothèque

Année Univ: 2016/2017

LE MODÈLE TRINOMIAL POUR


L’ÉVALUATION DES PRODUITS DÉRIVÉS
Mémoire présenté en vue de l’obtention du diplôme de

Master Académique

Université Dr Tahar Moulay - Saïda


Discipline : MATHEMATIQUES
Spécialité : Analyse stochastique, Statistiques des processus et
Applications
par

Touati Badreddine 1
Sous la direction de

Mlle [Link]

Soutenue le 21 Mai 2017 devant le jury composé de :

Mlle : [Link] Université Dr Tahar Moulay - Saïda Président


Mlle : [Link] Université Dr Tahar Moulay - Saïda Rapporteur
Mr : [Link] Université Dr Tahar Moulay - Saïda Examinateur
Mme : [Link] ouali Université Dr Tahar Moulay - Saïda Examinatrice

1. e-mail : badredin308@[Link]
2

REMERCIEMENTS
Avant tout je remercie, le dieu qui ma donner la puissance et la volonté, la patiance
pour accomplire ce travail.

Ce mémoire n’aurait pas été possible sans l’intervention, d’un grand nombre de
personnes, je souhaite ici les en remercier.

Je tien d’abord à remercier très chaleureusement mon encadreur de mémoire de fin


d’études Mlle Fatima Benziadi, pour ses précieux conseils et son orientation tout
au long de mes recherches.

Tous les membres de jury d’avoir participé à la commission des examinateurs en vue
d’une évaluation prompte et à sa juste valeur.

Je remercie mes chers parents qui m’ont indiqué le bon chemin à entreprendre et qui
m’ont encouragé et soutenue tout au long de mon parcours quotidien.

Les conseils que j’apprent, la patience, la confiance qui je m’accompagner dans la


réalisation de mon travail de recherche.

Mes remerciements s’étendent également à tous mes enseignants durant les années
des études. À ma famille et mes amis qui par leurs prières et leurs encouragements,
on a pu surmonter tous les obstacles.

Enfin, je tien à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la
réalisation de ce travail.
dédicace
Je dédie ce modeste travail à mes parents.

Tous mes oncles et tantes, tous mes cousins et cousines

Tous mes enseignants de département de mathématiques

Tous mes camarades de promotion 2016 /2017


4
Table des matières

Introduction générale 7

1 Le marché des produits dérivés 9


1.1 Présentation des produits dérivés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.1 Les contrats à terme de type Forward . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.2 Les contrats à terme de type Future . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.1.3 Les Swaps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.1.4 Les options . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

2 Rappels sur le modèle binomial 19


2.1 Description du modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.1.1 Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2 Stratégie de gestion d’un portefeuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.2.1 Strategie autofinancée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.2.2 Strategie admissible et arbitrage . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.3 Probabilité risque-neutre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.3 Modèle binomial à une période . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.3.1 Modélisation probabiliste du marché . . . . . . . . . . . . . . 23
2.3.2 probabilité risque neutre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.4 Modèle binomial à N périodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

3 Le modèle trinomial 31
3.1 Description du modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.1.1 Les hypothèses du marché . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6 TABLE DES MATIÈRES

3.1.2 Ensemble des paramètres de l’arbre Trinomial . . . . . . . . . 33


3.2 Évaluation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2.1 Valeur d’une option européenne à l’aide du modèle trinomial . 34

4 Exemples et simulation 37
4.1 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.1.1 Simulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.2 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.2.1 Simulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
4.3 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
4.3.1 Simulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Introduction générale

La finance recouvre un domaine d’activité, celui du financement qui consiste à


fournir l’argent nécessaire à la réalisation d’une opération économique. Ce domaine
concerne aussi bien les individus, les ménages que les entreprises publiques ou privées,
mais aussi les États.
L’un des sujets les plus importants dans la finance est la théorie des prix des options
qui jouent un rôle important dans les marchés financiers.
Au début des années 1970, Fisher Black et Myron Scholes ont dérivé une formule
fermée pour calculer les prix des options européennes sur un stok non-dividende, le
travail de Black et Scholes a posé un chemin pour la recherche ultérieure en mathéma-
tiques financières, en développant plusieurs modèles de tarification et les procédures
pour les options standards. Ces modèles sont, à ce jour encore populaires et largement
utilisé.
En 1979, Cox Ross et Rubinstein ont également proposé un modèle pour la valorisa-
tion des options mais dans lequel le prix de l’actif sous-jacent est un processus à temps
discret tel que la valeur d’une option est calculée par application de la probabilité
risque-neutre pour laquelle les prix actualisés sont des martingales.
En 1986, une extension du modèle binomial a été développé par Phelim Boyle.
Il a présenté une méthode numérique pour évaluer une option à l’aide d’un arbre
trinomial. Il s’agit d’un modèle ouvert, qui ne génère pas une seule réponse, mais
plutôt un certain nombre d’évolutions possibles du prix de l’option pendant la durée
de vie de l’option. Ces possibilités sont ensuite placées dans un arbre de tarification,
similaire au modèle binomial. La différence est cependant que le modèle trinomial
prend enn compte trois mouvements de prix possibles, c’est à dire que le prix peut
8 TABLE DES MATIÈRES

augmenter, le prix peut diminuer ou rester constant. Cette dernière possibilité est le
facteur dans lequel le modèle trinomial se distingue du modèle binomial.
Le but de ce travail est d’illustrer les formules d’évaluation des produits dérivés en
appliquant ce dernier modèle. Pour bien comprendre cette application de ce cèlèbre
modèle, on partage cet mémoire en trois chapitres :
Le premier chapitre, est un chapitre introductif qui présente les différents types de
produits dérivés qui sont existent sur les marchés financiers.
En chapitre 2, on donne une brève description du modèle binomial, en expliquant les
étapes d’évaluation des options.
Le chapitre 3 est consacré à l’étude du modèle trinomial, qui constitue le coeur de cet
mémoire.
Enfin, on présente quelques exemples d’application en essayant de faire des simula-
tions.
Chapitre 1

Le marché des produits dérivés

Les marchés de produits dérivés ou encore dérivés sont ainsi nommés parce que
les actifs négociés portent eux même sur d’autres actifs. Ces marchés comprennent
essentiellement trois groupes d’intruments financiers : les contrats à terme, les options
et les swaps (contrat d’échange). Qu’ils soient négociés sur des marchés organisés ou
sur des marchés de gré à gré appelés aussi OTC (Over The Counter).
Historiquement, les options se négociaient en France sur le MONEP (marché des
options négociables de Paris), un marché créé en 1987. Avec la vague de fusions et
de restructurations sur les places financières européennes il a depuis été intégré au
sein du "Liffe" (London International Financial Futures and options Exchange) qui
regroupe de nombreux marchés de produits dérivés.

Les marchés dérivés ne sont plus véritablement des lieux physiques (transactions
téléphoniques ou informatiques).
10 CHAPITRE 1. LE MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS

1.1 Présentation des produits dérivés


Définition 1.1.1. Un produit dérivé est un actif financier dépendant d’autres va-
riables plus fondamentales (appelées sous jacent ou support) comme une action, un
taux de change ou une matière première.

Il convient de distinguer trois types de produits dérivés : les contrats à terme de


type forward et de type futures, les swaps et les options.

1.1.1 Les contrats à terme de type Forward


Historiquement, les premiers produits dérivés ont été des transactions à terme de gré
à gré (appelées en anglais : forward) sur des marchandises , c’est-à-dire l’engagement
ferme de réaliser dans l’avenir une transaction, achat ou vente à une date , un prix
et pour une quantité données. Tous les trois fixés au départ , sur l’actif sous-jacent,
généralement une matiére premiére standardisée comme le blé en europe, ou en asie
le riz. L’huile d’olive semble avoir été dans l’antiquité la premiére marchandise traitée
à terme.

Définition 1.1.2. Le contrat à terme de type Forward constitue un engagement


d’acheter ou de vendre une certaine quantité de supports à une date d’échéance future
et à un prix spécifié au moment où le contrat est passé. Si à la date d’échéance, le
prix de l’actif support au contrat est supérieur au prix spécifié, l’acheteur du contrat
réalise un profit ; dans le cas contraire il réalise une perte.

Les caractéristiques du Forward

– Le risque du contrat est symétrique : l’acheteur du contrat réalise un gain ou


une perte selon le sens du mouvement du prix de l’actif support, qui représente
exactement la perte ou le gain du vendeur.
– La valeur du contrat à terme Forward est versée par le débiteur seulement à
l’échéance ; aucun paiement entre les deux parties n’intervient avant cette date.
– Les Forwards ne sont pas évalués au marché financier tous les jours.
– Ce type de transactions est courant pour les marchandises et les devises étrangères.
1.1 Présentation des produits dérivés 11

– Il s’agit d’une forme de couverture populaire, car le contrat peut être adapté aux
besoins de chaque investisseur.

Exemple 1.1.1. Supposons qu’une entreprise veut acheter 100 actions qu’elle doit
payer dans trois mois et que le prix s’établit actuellement à 50 dollars l’action. L’en-
treprise craint cependant que ce prix va augmente au cours des trois prochains mois.
En achetant un contrat à terme de type forward, elle obtient le droit de se procurer
100 actions au prix actuel de 50 dollars. De cette façon, même si les prix augmentent,
elle réalise un gain et vise versa.

1.1.2 Les contrats à terme de type Future


Le développement des transactions de gré à gré a amené dans le souci d’assurer la sé-
curité des règlements/livraisons la création des marchés à terme organisés. On négocie
des engagements de livraison standardisés à des échéances également standardisées.
Bien que les contrats à terme de type Futures ayant pour actif support des matières
premières existent depuis 1860, les contrats à terme d’instruments financiers ne sont
apparus que beaucoup plus récemment en 1979 pour les contrats à terme de devises.

Définition 1.1.3. Le contrat à terme de type Future est semblable au contrat For-
ward. Il s’agit de contrat en vertu desquels deux parties acceptent d’effectuer une
transaction sur un actif financier ou un produit quelconque, à un prix donné et à une
date ultérieure. Essentiellement, une des deux parties accepte d’acheter l’actif que
veut bien lui vendre la seconde. Les deux parties doivent honorer leurs engagements,
et aucune ne peut réclamer de frais.

Les caractéristiques du Future

Comme le Forward, le Futures présente un profil de gains symétrique. Mais à l’inverse


du contrat Forward, le risque de crédit c’est-à-dire le risque de défaut d’un des deux
contractants, peut être complètement éliminé dans le contrat Futures grâce à deux
mécanismes spécifiques : le dépôt de garantie d’une part, l’existence d’une chambre
de compensation et la standardisation des contrats d’autre part.
12 CHAPITRE 1. LE MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS

Le dépôt de garantie

Pour s’assurer que chaque partie - qu’il soit l’acheteur ou le vendeur - respecte ses
engagements, il est exigé un dépôt de garantie : c’est la marge initiale qui n’est pas
nécessairement exigée dans les contrats de type Forward. Son montant dépend de la
volatilité du prix du contrat et donc du risque encouru.

La chambre de compensation et la standardisation des contrats

L’existence de marchés organisés constitue le deuxième mécanisme permettant de


réduire le risque de défaut. Si l’organisation du marché se bornait à mettre en présence
acheteurs et vendeurs, tous les operateurs courraient, en plus du risque normal lié à la
qualité de leurs anticipations, un autre risque lié à la défaillance de leurs contreparties.
C’est pour éviter les conséquences de telles défaillances que sur tous les marchés
de Futures, les operateurs ne passent aucun contrat directement entre eux. Toute
opération s’effectue par l’intermédiaire d’une chambre de compensation, qui enregistre
immédiatement tout contrat dès qu’il est négocié entre un acheteur et un vendeur. De
fait, la chambre de compensation s’intercale automatiquement comme contrepartie de
l’acheteur d’une part et du vendeur d’autre part et rompt le lien qui les unit. Tous
les contrats sont alors conclus avec la chambre de compensation : un contrat entre
l’acheteur et la chambre de compensation qui a le rôle du vendeur, et l’autre entre le
vendeur et la chambre de compensation jouant alors celui de l’acheteur. En effet les
ordres ne sont pas transmis directement à la chambre de compensation. Ils doivent
automatiquement transiter par l’intermédiaire d’adhérents, qui sont seuls habilités à
négocier sur le marché.

1.1.3 Les Swaps


Les premières opérations de swaps sont apparus vers la fin des années 1970, après
une décennie riche en événements sur le plan économique et financier, qui ont à
la fois suscité les besoins de couverture auxquels les swaps répondaient, et fourni
les conditions de leurs réalisations. Les Swaps étant des produits complexes, aux
caractéristiques très spécifiques, de ce fait une présentation simplifiée nous aidera à
1.1 Présentation des produits dérivés 13

en comprendre le principe, les types et les caractéristiques.

Définition 1.1.4. Un Swap (de l’anglais "to swap" signifiant "échanger") est une
opération d’échange de flux d’intérêts et/ ou de devises, portant sur un montant et
une durée définis à l’avance.

Les caractéristiques du Swap

La réalisation d’un Swap correspond donc à la signature d’un contrat par lequel
deux contreparties vont accepter de s’échanger des flux sur une période donnée. les
obligations de l’une des parties étant contractuellement dépendant de la réalisation des
obligations de l’autre contrepartie. Le caractère conditionnel de cet échange permet
de faire figurer cette transaction dans le hors-bilan et non pas dans les comptes de
bilan de chaque contreparties. À chaque date de règlement de Swap, le solde entre
flux financiers est calculé, et le règlement est effectué par la partie qui doit de l’argent
selon ce calcul. Dans la majorité des cas, les deux parties ne traitent pas directement.
Une banque ou une maison de courtage sert d’intermédiaire ou joue le rôle de courtier.
On distingue deux principaux types de Swaps :

1. Les Swaps de taux d’intérêt : c’est un échange de conditions d’intérêts,


portant sur des montants correspondant à des flux d’intérêts, calculés sur un
capital identique mais à des taux d’intérêts différents, l’un est fixe et l’autre
variable. Ce type de swap sert le plus souvent à transformer un emprunt à taux
fixe en emprunt à taux variable, ou vice versa. C’est ce qu’on appelle le "swap
à la vanille".
2. Les Swaps de devises : un Swap de devises est un contrat permettant d’échan-
ger des flux fixes libellés dans deux devises différentes. En réalité cependant, ce
swap nécessite deux transactions distinctes. En un premier temps, une quantité
de devises A est vendue pour un montant convenu en devises B au moment
présent. Le prix payé à ce moment est ce qu’on appelle "prix au comptant".
Dans un deuxième temps, le swap prévoit l’achat d’une quantité de devises B
contre un montant en devises A à une date ultérieure. Le prix payé, négocié au
moment de la création du swap, correspond au "prix à terme". La plupart des
14 CHAPITRE 1. LE MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS

swaps de devises contiennent des paiements d’intérêt périodiques négociés, qui


s’ajoutent aux échanges initial et ultérieur de capital.

1.1.4 Les options


Les marchés d’options se sont formidablement développé à partir de 1973 avec la
création du premier marché d’options négociables à Chicago (CBOE), et leur multi-
plication dans le monde entier, et notamment en France à partir de 1987. Les premières
options crées avaient pour sous jacent les actions. Elles se sont par la suite étendues à
une multitude d’autres actifs, et notamment mais pas uniquement, financiers : indices
boursiers, contrats à terme, taux d’intérêt, taux de change, l’or et diverses marchan-
dises. Comme les contrats à terme, les options offrent un fort effet de levier dans
la mesure où le capital investi est bien moindre que celui de l’actif sous jacent, ou
support, permettant ainsi un effet multiplicateur sur le taux de rentabilité de l’actif
sous-jacent.

Définition 1.1.5. À l’inverse des contrats Forward, Futures ou Swap, l’option est un
produit dérivé asymétrique qui confère à son détenteur le droit mais non l’obligation
d’acheter ou de vendre un actif financier, à un prix précisé à l’avance (prix d’exer-
cice) et à une certaine échéance. Une définition complète d’une option doit clairement
spécifier dans quelles conditions elle peut être exercée. Les options de type européen ne
peuvent être exercées qu’à une date déterminée, la date d’échéance. Les options de type
américain peuvent être exercées à n’importe quel moment jusqu’à la date d’échéance.

Les principaux contrats négociés sur les marchés financiers : sont les calls (option
d’achat) et les puts (option de vente) :

1. Un call donne à l’acheteur le droit, et non l’obligation, d’acheter un nombre


déterminé d’unités d’actif support à un prix déterminé (appelé prix d’exercice)
avant ou à la date déterminée (appelée date d’échéance).

2. Un put donne à l’acheteur le droit, et non l’obligation, de vendre un nombre


déterminé d’unités d’actif support à un prix déterminé avant ou à une date
précisée.
1.1 Présentation des produits dérivés 15

Dans tout les cas de figure, le vendeur de contrat d’option est subordonné à la dé-
cision de l’acheteur du contrat, et l’acheteur exerce son option uniquement si tel est
son intérêt. Le droit qu’à l’acheteur du contrat place le vendeur en état de subordi-
nation, cet état est rémunéré par le versement d’une prime (premium) par le premier
au second, dès la passation du contrat. Le prix d’une option appelée généralement
premium, fluctue en permanence, en fonction de la valeur de l’actif sous jacent et
d’autres paramètres.

Les déterminants de la valeur d’une option

Avant son échéance, une option est cotée sur le marché et son prix est librement
négocié. Donc, il parait nécessaire de savoir quels sont les principaux facteurs qui
influencent la valeur d’une option :

1. Valeur intrinsèque : la valeur intrinsèque d’une option est la valeur qu’en


retirerait son détendeur s’il l’exerçait immédiatement. Cette valeur est soit nulle
et le détendeur n’a pas intérêt à le faire, soit positive. Elle évolue avec la valeur
du titre support.

2. Valeur temps : Un autre facteur important à prendre en compte est la durée


dont dispose une option avant son expiration. Ce facteur est important car,
plus l’option dispose de temps avant son expiration, plus elle a le temps de
se retrouver dans une position profitable. On appelle cela la valeur temps de
l’option, et elle diminue au fur et à mesure que l’option approche de la date
d’expiration.

3. Volatilité : Le dernier facteur à prendre en compte est la volatilité du prix du


titre sous-jacent sur lequel l’option se calque. Pourquoi cela est-il important ?
Cela est important parce que, comme avec la valeur temps, plus le titre sous-
jacent est caractérisé par des prix volatiles, plus il a de chances d’aller dans un
sens qui est profitable à l’acheteur de l’option. C’est pour cette raison que les
vendeurs d’options tiendront compte de la volatilité des prix dans les primes
qu’ils cotent.
16 CHAPITRE 1. LE MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS

Les caractéristiques d’une option

1. Date d’échéance du contrat T.


2. Actif sous jacent dont le cours est noté (St )t∈[0,T ] .
3. Prix d’exercice (strike) K auquel on peut acheter ou vendre une unité (en général
plusieurs) de sous jacent.
4. On explique la valeur d’une option d’achat (call) comme suit :
– Si ST > K, le detenteur de l’option a intérêt à l’exercer, en effet, il peut acheter
une action au prix K et la revendre immédiatement. Le bénéfice est ST − K.
– Si ST = K, on fait ce que l’on veut. Le bénéfice est 0.
– Si ST < K, le détenteur de l’option a intérêt à ne pas l’exercer. Le bénéfice est 0.
– Au final, le flux de trésorerie en T (appelé le payoff ) est :
max(ST − K, 0) = (ST − K)+
Pour une option de vente (put) on a :

payoff=max(K − ST , 0) = (K − ST )+

L’utilité des option sur les marchés financiers

– Couverture : un acteur qui détient ou prévoit d’acquérir l’instrument sous-jacent


peut prendre position sur un produit dérivé afin de se protéger contre les fluctua-
tions du prix du sous-jacent. Cette stratégie permet de limiter les pertes encourues
en cas de fluctuation défavorable du prix, mais en contrepartie implique générale-
ment de renoncer à une partie des gains potentiels liés à la détention du sous-jacent,
un peu sur le même principe qu’une assurance.
– Spéculation : un acteur qui anticipe une variation du prix du sous-jacent peut
prendre position sur un instrument dérivé. Les produits dérivés permettent en effet
généralement de prendre position sur un montant notionnel important, mais avec
une mise de fonds initiale relativement faible. C’est ce qu’on appelle l’effet de
levier. Dans ce cas, les perspectives de gain sont importantes si la stratégie s’avère
gagnante, mais les pertes peuvent l’être tout autant.
– Arbitrage : un acteur détecte une incohérence entre la valeur de marché d’un
instrument dérivé et celle de sous-jacent. Il prend alors position en sens inverse
1.1 Présentation des produits dérivés 17

simultanément sur le marché au comptant du sous-jacent et sur l’instrument dérivé.


Ce type de stratégie permet des gains minimes sur chaque transaction, mais sans
risque. Elle doit être mise en oeuvre de manière systématique pour générer des
profits importants.
18 CHAPITRE 1. LE MARCHÉ DES PRODUITS DÉRIVÉS
Chapitre 2

Rappels sur le modèle binomial

En finance, le modèle binomial (ou modèle CRR du nom de ses auteurs) fournit une
méthode numérique pour l’évaluation des options. Il a été proposé pour la première
fois par Cox, Ross et Rubinstein (1979). Le modèle est un modèle discret pour la
dynamique du sous-jacent. L’évaluation de l’option est calculée par application de la
probabilité risque-neutre pour laquelle les prix actualisés sont des martingales ce qui
permet à nous de souligner les stratégies de gestion d’un portefeuille. ce modèle sert
souvent d’approximation au modèle en temps continu.
20 CHAPITRE 2. RAPPELS SUR LE MODÈLE BINOMIAL

2.1 Description du modèle

2.1.1 Méthodologie

La méthode binomiale utilise un "cadre à temps discret" pour retracer l’évolution de


l’actif sous-jacent, via un arbre, pour un nombre donné de "pas" qui correspond au
temps entre la date d’évaluation et celle de l’expiration de l’option. Chaque nœud de
l’arbre (intersection de deux branches de l’arbre) est un prix possible du sous-jacent
à un moment précis dans le temps. Cette évolution des prix constitue la base de
l’évaluation des options. Le processus d’évaluation est itératif. On part du nœud final
de chaque branche et ensuite on "remonte" jusqu’au premier nœud (date d’évalua-
tion), où le résultat du calcul est la valeur de l’option. Cette méthode utilise donc le
processus suivant :

1. Créaton de l’arbre.

2. Calcul de la valeur de l’option au nœud final de chaque branche.

3. Calcul progressif de la valeur de l’option à partir du nœud précédent, la valeur


du premier nœud étant la valeur de l’option.

Etape 1 :

La création de l’arbre de prix s’effectue en partant de la date à laquelle on veut


valoriser l’option et ce jusqu’à la date d’expiration de l’option. À chaque étape, on
accepte que le sous-jacent augmente (up) ou diminue (down) en fonction d’un facteur
spécifique (u ou d) et ce pour toutes les étapes (u ≥ 1 et 0 < d ≤ 1). Par conséquent,
si S est le prix actuel, alors le prix de la periode suivante sera Sup = S.u ou Sdown =
S.d. Les facteurs utilisés pour évaluer l’augmentation ou la diminution du sous-jacent
sont calculés en prenant en compte la volatilité σ du sous-jacent, la durée de chaque
étape mesurée en année t (selon la convention du nombre de jours du sous-jacent),
on obtient :

√ √ 1
u =(1+u)= exp(σ t) , d=(1-d)= exp(−σ t) = .
u
2.2 Stratégie de gestion d’un portefeuille 21

La méthode utilisée ici pour la création de l’arbre est la méthode de Cox, Ross et
Rubinstein (CCR). Il existe cependant d’autres méthodes, comme par exemple celle
des "probabilités égales". La méthode CCR assure le fait que l’arbre est recombinant,
c’est à- dire que si les mouvements du sous-jacent sont d’abord une augmentation puis
une diminution, le prix sera le même que si les mouvement suivi avaient été d’abord
une diminution puis une augmentation. Dans ce cas là, les deux branches fusionnent
et se recombinent. Cette propriété réduit donc le nombre de nœuds de l’arbre et par
conséquent accélère le calcul du prix de l’option. Cette propriété permet également de
calculer la valeur de l’actif sous-jacent à chaque nœud directement par des formules,
sans passer par la création d’un arbre.

Etape 2 :

À chaque dernier nœud d’une branche de l’arbre, la valeur de l’option est sa valeur
intrinsèque :
1. max[(ST − K), 0], pour un call.
2. max[(K − ST ), 0], pour un put.
Où K est le strike et S est le spot du sous-jacent.

Etape 3 :

Une fois que l’on a réalisé l’étape précédente, la valeur de l’option pour chaque nœud
est trouvée en utilisant la valeur du noeud précédent, en remontant vers le premier
nœud de l’arbre (qui est la valeur de l’option à la date à laquelle on veut la valoriser).

2.2 Stratégie de gestion d’un portefeuille


On suppose qu’il existe sur le marché financier un actif financier risqué, sa valeur est
Sn aux différents instants n de cotation, avec 0 ≤ n ≤ N . L’instant 0 correspond à
la date courante et N correspond à la date T (date de futur) et un actif financier
sans risque se comporte comme une somme d’argent placée à la caisse d’épargne et
rapporte un revenu connu, de valeur R0 à t = 0.
22 CHAPITRE 2. RAPPELS SUR LE MODÈLE BINOMIAL

Les acteurs de marché peuvent acheter des actifs sans risque ou risqués et ils peuvent
aussi emprunté une certaine quantité d’actifs sans risque. Le taux d’intérêt de l’argent
placé "sans risque" ou emprunté est supposé constant et égal à r et le pas de temps
entre deux instants est supposé constant et noté τ . En effet, il faut d’actualiser la
valeur des actifs en fonction du taux sans risque r, pour pouvoir comparer leur valeurs
à des instants différents. Par exemple, disposer à l’instant t d’une somme d’argent
égale à 1 est équivalent à disposer à l’instant t+τ d’une somme égale à 1/e−rτ . On en
déduit donc qu’un actif sans risque de valeur R0 à l’instant 0 vaut Rn = R0 /(e−rnτ )
à un instant n.

Définition 2.2.1. Une stratégie de gestion est définie par une suite aléatoire Φ :

Φ = [(φc0 , φ0 ), ..., ((φcn , φn ), ..., ((φcN , φN )]

qui donne à chaque instant n la quantité d’actif risqué φn et d’actif sans risqué φcn
dans le portefeuille.

Définition 2.2.2. Un portefeuille (en finance) désigne une collection d’actifs finan-
ciers détenus par un établissement ou un individu. Ce peut aussi désigner des valeurs
mobilières détenues à titre d’investissements, de dépôt, de provision ou de garantie.

On suppose que le portefeuille se comporte deux quantités d’actif risqué et non-


risqué. Donc, la valeur ξn du portefeuille est donné à chaque instant par :

ξn (φcn , φn ) = φcn Rn + φn Sn

où (φn )0≤n≤N , (φcn )0≤n≤N et (Sn )0≤n≤N sont des suites aléatoires, alors que (Rn )0≤n≤N
est une suite déterministe.

2.2.1 Strategie autofinancée


Définition 2.2.3. Un portefeuille est autofinancée lorsque sa valeur ne varie entre
deux instant de cotation successifs que par un réajustement de sa composition, sans
apport ni soustraction d’argent.
2.3 Modèle binomial à une période 23

2.2.2 Strategie admissible et arbitrage


Définition 2.2.4. Une stratégie est dite admissible si elle est autofinancée et si elle
garantit que la valeur du portefeuille soit positive ou nulle à tout instant.

Définition 2.2.5. Une stratégie d’arbitrage est une stratégie admissible de valeur
initiale nulle et de valeur finale non nulle dans tous les cas.

L’une des hypothèses fondamentales des modèles usuels est qu’il n’existe aucune
stratégie financière permettant, pour un coût initial nul, d’acquérir une richesse cer-
taine dans une date future. Cette hypothèse est appelée absence d’opportunités d’ar-
bitrage. Elle est justifiée théoriquement par l’unicité des prix caractérisant un marché
en concurrence pure et parfaite. Pratiquement, il existe des arbitrages qui dispa-
raissent très rapidement du fait de l’existence d’arbitragistes, acteurs sur les marchés
dont le rôle est de détecter ce type d’opportunités et d’en profiter.

2.2.3 Probabilité risque-neutre


Une des conséquences des hypothèses de non-arbitrage et de complétude des marchés
est l’existence et l’unicité à équivalence près d’une mesure de probabilité dite pro-
babilité martingale ou « probabilité risque-neutre » telle que le processus des prix
actualisés des actifs ayant une source de risque commune est une martingale sous
cette probabilité.

2.3 Modèle binomial à une période


L’objectif du modèle est de trouver la valeur de l’actif financier à la date t = 0 (son
prix) telle qu’il n’existe pas d’opportunité d’arbitrage dans le marché financier.

2.3.1 Modélisation probabiliste du marché


La modélisation probabiliste du marché est la donnée de trois choses :
1. Ω est l’ensemble des états du monde : 2 états possibles selon la valeur de l’actif
risqué en t = 1, état "haut" ωu ou "bas" ωd , c’est-à-dire Ω = {ωu , ωd }.
24 CHAPITRE 2. RAPPELS SUR LE MODÈLE BINOMIAL

2. P est la probabilite historique sur Ω. P(ωu ) = p et P(ωd ) = 1 − p. Le prix a une


probabilite réelle p de monter et 1 − p de descendre.

3. F = {F0 , F1 } est un couple de deux tribus représentant l’information globale


disponible sur le marché aux instant t = 0 et t = 1 et que :

F0 = {∅, Ω} F1 = {∅, Ω, {ωu }, {ωd }}

On considère un marché à deux dates, notées 0 et 1, et trois actifs dans l’économie :

i) L’actif sans risque : qui vaut 1 en t = 0 et vaut R = (1 + r) en t = 1, qui


represente l’argent placé à la banque au taux r, il est sans risque dans le sens
ou l’on connait en t = 0 la valeur qu’il aura en t = 1

ii) L’actif risqué : il vaut S0 en t = 0 et à l’instant 1 il peut avoir deux valeurs


différentes : soit il est monté S1u = u.S0 , soit il est descendu S1d = d.S0 avec
d < u.

iii) Une option d’achat (call) de type européen, dont le sous-jacent est l’action. Elle
vaut :
2.3 Modèle binomial à une période 25

Cu = max (0, u.S0 − K)


Pu = max (0, d.S0 − K)

Le prix de l’actif à l’instant t = 1 :


(
S0 .u, avec probabilité p ;
S1 =
S0 .d, avec probabilité 1-p.

Ainsi, E(S1 ) = p.u.S0 + q.d.S0 = (up + dq)S0

1
Considérons maintenant le processus actualisés du prix S̃n = Sn . Peut on
(1 + r)n
trouver les probabilités de hausse et de baisse telles que (S̃n )n soit une martingale par
rapport à la filtration {F0 , F1 } ?

2.3.2 probabilité risque neutre


On s’intéresse à la suite actualisée des prix définie par le modèle binomial. Si r est le
taux d’intérêt "sans risque", la suite actualisée des prix est définie par :

1
S̃n = Sn , ∀n, 0 ≤ n ≤ N
(1 + r)n

On cherche si la suite des prix actualisés (S̃n )0≤n≤N définie anisi est une martingale
sous la probabilité P dont est munie l’espace Ω des évènements possibles. On rappelle
que :
 
1 1−p
E(S̃n+1 ) = pu + S̃n
(1 + r)1 u

Et donc en général :

E(S̃n+1 ) 6= S̃n

Alors, l’équation ci-dessus montre que la suite (S̃n ) n’est pas une martingale. On
définit alors une nouvelle mesure de probabilité π tel que (S̃n ) devienne une martingale
sous cette nouvelle probabilité, c’est à dire :
26 CHAPITRE 2. RAPPELS SUR LE MODÈLE BINOMIAL

Eπ (S̃n+1 ) = S̃n

On va démontrer que : Eπ (S̃n+1 ) = S̃n


Donc on a :

1
Eπ (S̃n+1 ) = Eπ (Sn+1 )
(1 + r)n+1
1
= (πu + (1 − π)d)Sn
(1 + r)
1 1
= n
Eπ (Sn+1 )
(1 + r) (1 + r)
1
= (πu + (1 − π)d)S̃n
(1 + r)

donc pour que Eπ (S̃n+1 ) 6= S̃n , il est reste de montre que :

(πu + (1 − π)d) = (1 + r)

avec 1 + r = R.
Alors le calcul donne que :

R−d
π=
u−d

Et on en déduit facilement que :

u−R
1−π =
u−d

Remarque 2.3.1. La mesure de probabilité π s’appelle mesure de martingale ou


mesure corrigée du risque puisque, sous cette probabilité, le rendement espéré de l’actif
risqué est égal au rendement de l’actif sans risque.

Remarque 2.3.2. La condition d < 1 + r < u est donc equivalente à l’existence de


probabilité π.

La probabilité de survenance de l’état up (π) et l’état down (1−π) sont les relations
ci-dessus. Alors, dans ce cas et sous l’hypothèse d’AOA on peut vérifier que :

Eπ (S̃1 /F0 ) = S̃0 = S0


2.3 Modèle binomial à une période 27

Ainsi, la valeur actuelle de l’action, qui correspond à l’espérance actualisée de sa


valeur future s’écrit :

1
C= (π cu + (1 − π) cd )
(1 + r)

C’est à dire

1
C= (π max(0, u.S0 − k) + (1 − π) max(0, d.S0 − k))
(1 + r)

De la même manière, une option de vente (Put) dont le sous-jacent est S et dont le
prix d’exercice est K vaut :

1
P = (π pu + (1 − π) pd )
(1 + r)

C’est à dire

1
P = (π max(0, k − u.S0 ) + (1 − π) max(0, k − d.S0 ))
(1 + r)

démonstration

on a :
p :la probabilite d’augmentation
q=(1-P) :la probabilite de baisse
u :le coefficient de haus (up)
1
d= u
:le coefficient de baisse (down)
exp(s1 ) = (up + dq) × s0
exp(sn+1 ) = (up + dq) × sn
1
sen = s
(1+r)n n

sn = (1 + r)n sen
donc :
sen+1 = exp[ (1+r)1 n+1 × sn+1 ]
1
sen+1 = (1+r)n+1
exp[sn+1 ]
28 CHAPITRE 2. RAPPELS SUR LE MODÈLE BINOMIAL

1
sen+1 = (1+r)n+1
× (up + dq) × sn
1 1
sen+1 = (1+r)n
× (1+r)1
× (up + u1 (1 − p)) × (1 + r)n sen
1
sen+1 = (1+r)1
× (up + u1 (1 − p))e
sn
sen+1 6= sen
donc sen n’est pas un MG ,on va changer la proba p par une autre proba π tq :

expπ (e
sn+1 ) = sen

sn+1 ) = expπ [ (1+r)1 n+1 sn+1 ]


expπ (e
1
expπ (e
sn+1 ) = (1+r)n+1
expπ [sn+1 ]
1
expπ (e
sn+1 ) = (1+r)n+1
(uπ + d(1 − π))sn
1
expπ (e
sn+1 ) = (1+r)1
(uπ + d(1 − π))(1 + r)n sen
on a :
sn+1 ) 6= sen cad :
exp(e
1
exp(e
sn+1 ) = (1+r)1
× (uπ + d(1 − π))e
sn
Il faut que :(uπ + d(1 − π)) = (1 + r)
on pose R=(1+r)
(uπ + d(1 − π)) = R
(uπ + d − dπ) = R
uπ − dπ + d = R
(u − d)π = R − d
R−d
π= u−d
R−d
1−π =1− u−d
u−R
1−π = u−d

Exemple 2.3.1. On cherche a évaluer un call européen d’échance 4 triméstre, et de


prix d’exercice est K= 31 euro . Le cours de l’action est actuellement S0 = 20euro.
pour simplifier, on suppose que, dans 3 mois, le cours de l’action peut augmenter de
15% au baisser de 15%. On suppose par ailleurs que le taux sans risque est de 10%
annuel.
2.3 Modèle binomial à une période 29

Figure 2.1 – variation du prix de l’actionS0 et la valeur d’une option C0 à une période

Ici, S0 = 20, K = 31, r = 0, 1, ∆t = 1,, alors :


U = (1 + u) = 1 + 0.15 = 1.15
D = (1 − d) = 1 − 0.15 = 0.85
(1+r)∆t −D
π= U −D
(1+0.1)1 −0.85
π= 1.15−0.85
= 0.83
Su = St × U =⇒ Su = 30 × 1.15 = 34.5
Sd = St × D =⇒ Sd = 30 × 0.85 = 25.5
Cu = max(Su − k, 0) =⇒ Cu = max(34.5 − 31, 0) = 3.5
Cd = max(Sd − k, 0) =⇒ Cd = max(25.5 − 31, 0) = 0

πCu + (1 − π) × Cd
C0 =
1+r
0.83 × 3.5 + (1 + 0.83) × 0
C0 = = 2.64
1 + 0.1
30 CHAPITRE 2. RAPPELS SUR LE MODÈLE BINOMIAL

2.4 Modèle binomial à N périodes


On reprend la même modélisation que dans la section précédente mais dans un monde
à n périodes. On considère un intervalle de temps [0, T ] divise en N périodes 0 = t0 <
t1 < ... < tN = T . Le marché est composé de 2 actifs,
1. un actif sans risque St0 :

1 −→ (1 + r) −→ (1 + r)2 ... (1 + r)N

2. Un actif risqué St :

Alors pour N périodes :


1. Un call européen vaut :
hP i
n n−k
C = (1 + r)−n C
k=0 n
k k
π (1 − π) max 0; u k n−k
d S0 − K

2. Un put européen vaut :


hP i
n n−k
P = (1 + r)−n C
k=0 n
k k
π (1 − π) max 0; k − uk n−k
d S0
Chapitre 3

Le modèle trinomial

L’un des premiers modèles de calcul utilisé dans la communauté des mathématiques
financières était le modèle de l’arbre binomial. Ce modèle a été populaire pendant un
certain temps, mais au cours des 15 dernières années est devenu significativement ob-
solète et a peu d’utilité pratique. Cependant, c’est toujours l’un des premiers modèles
que les plus avancés est le modèle d’arbre trinomial. Cela améliore le modèle binomial
en permettant à un prix boursier de se déplacer vers le haut, vers le bas ou de rester
identique avec certaines probabilités, comme indiqué dans le schéma ci-dessous.

3.1 Description du modèle


Les arbres trinomiaux fournissent une méthode efficace de calcul numérique des prix
des options. Les arbres trinomiaux peuvent être construits de manière similaire à
32 CHAPITRE 3. LE MODÈLE TRINOMIAL

l’arbre binomial. On veut définir les paramètres suivants : u, d, pu , pm et pd . Nous


utiliserons le modèle trinomial définit par :


 S(t)u, avec la probabilité pu ;


S(t + ∆t) = S(t) avec la probabilité 1 − pu − pd ;


 S(t)d avec la probabilité pd .

3.1.1 Les hypothèses du marché


On impose ici les hypothèses suivantes :
1. La volatilité σ de l’actif sous-jacent est constante.
2. Le prix de l’actif risqué suit un mouvement géométrique.
3. r est le taux d’investissement sans risque.
4. L’absence d’arbitrage, il indique que le rendement moyen de l’actif devrait être
égal au rendement sans risque. Il peut être écrit sous la forme explicite suivante :

E [S(ti+1 )|S(ti )] = er∆t S(ti )

Une contrainte supplémentaire vient de l’exigence selon laquelle la taille du saut


vers le haut est la réciproque de la taille du saut vers le bas,

ud = 1

Alors que cette condition n’est pas toujours utilisée pour une construction en arbre
trinomial, elle simplifie grandement la complexité du schéma numérique : elle conduit
à un arbre recombinant.

Étant donné la connaissance des tailles de saut u, d et les probabilités de transition


pu , pd , il est maintenant possible de calculer la valeur de l’actif sous-jacent S. Définis-
sons le nombre de sauts ascendants, descendants et intermédiaires comme Nu , Nd , Nm
respectivement Et donc la valeur du cours de l’action sous-jacente au nœud j pour le
temps i est donné par :
Si,j = uNu dNd S(t0 )
3.2 Évaluation 33


Nu + Nd + Nm = n

3.1.2 Ensemble des paramètres de l’arbre Trinomial


Sous les hypothèses énnoncés précédement, il existe une famille de modèles d’arbres
trinomiaux, Dans ce travail, on va considéré la famille populaire, sa taille de saut
est :

√ √
u = eσ 2∆t
, d = e−σ 2∆t

ses probabilités de transition sont données par :

 q 2
exp(r ∆2t ) − exp(−σ ∆t
2
)
pu =  q q 
∆t ∆t
exp(σ 2
) − exp(−σ 2
)

 q 2
exp(σ ∆2t ) − exp(r ∆2t )
pd =  q q 
exp(σ ∆2t ) − exp(−σ ∆2t )

pm = 1 − pu − pd

3.2 Évaluation
Dans cette section, on va construire un algorithme d’évaluation d’une option eu-
ropéenne à l’aide d’un arbre trinomial. Pour celà, nous avons besoin des quantités
suivantes :
1. Les probabilités de transition de divers mouvements de prix des actions, ce sont
les pu , pd et pm .
2. Les tailles des mouvements vers le haut, le bas et le milieu, ce sont les u, d et
m = 1.
3. Le gain ou l’état terminal de notre option (Call ou Put) à la maturité i.e. les
fins des nœuds.
34 CHAPITRE 3. LE MODÈLE TRINOMIAL

3.2.1 Valeur d’une option européenne à l’aide du modèle tri-


nomial
Un Call (Put) européen est un contrat qui donne à son propriétaire le droit d’acheter
(vendre) un acif convenu (actif sous-jacent) au prix convenu K (prix d’exercice) au
moment spécifié T (date d’échéance).
La méthodoligie lorsque l’évaluation des options utilisant un arbre trinomial est
exactement la même que l’utilisation d’un arbre binomial. Une fois que l’arbre des
prix de l’action est construit et que les bénéfices de l’option au moment de l’échéance
T sont calculés :
C(S, T ) = max(ST − K, 0) (option Call)

P (S, T ) = max(K − ST , 0) (option P ut)

Après cela, il reste à appliquer l’algorithme d’induction inversé suivant, où n repré-


sente la position du temps et j la position de l’espace :

Cn,j = e−r∆t [pu Cn+1,j+1 + pm Cn+1,j + pd Cn+1,j−1 ]

L’algorithme d’induction peut être dérivé du principe de neutralité du risque et est le


même pour les options Call et Put. Lorsqu’il est appliqué dans le contexte d’un arbre
trinomial (en utilisant exactement la même méthodologie que l’arbre binomial), nous
pouvons calculer la valeur de l’option dans les nœuds intérieurs de l’arbre en le consi-
dérant comme une pondération de la valeur d’option aux noeuds futurs, actualisés par
un pas de temps. Ainsi, nous pouvons calculer le prix de l’option au moment n, Cn ,
comme le prix de l’option d’un mouvement ascendant pu Cn+1 plus le prix de l’option
du mouvement du milieu par pm Cn+1 plus le prix de l’option d’un mouvement vers
le bas par pd Cn+1 , réduit d’une seule fois, e−r∆t . Ainsi, notre dernière formule d’in-
duction inversée est appliqué pour nous donner les prix des options à n’importe quel
nœud de l’arbre. Le nom de l’algorithme doit maintenant être clair, car il suffit de
valoriser l’option à maturité, c’est-à-dire les nœuds de feuilles, puis nous parcourons
notre chemin vers l’arrière à travers les valeurs d’option de calcul de l’arbre à tous les
noeuds jusqu’à ce que nous atteignions la racine S0 , C0 .
3.2 Évaluation 35

Algorithme : European Option Pricing Algorithm For Trees

1. Declare and initialize S(0)


2. Calculate the jump sizes u ; d and m
3. Calculate the transition probabilities pu ; pd and pm
4. Build the share price tree
5. Calculate the payoff of the option at maturity, i.e node N
6. For (int i = N ; i > 0; − − i) do
7. Calculate option price at node i based on
8. Cn,j = e−r∆t [pu Cn+1,j+1 + pm Cn+1,j + pd Cn+1,j−1 ]
9. End for
10. Output option price
36 CHAPITRE 3. LE MODÈLE TRINOMIAL
Chapitre 4

Exemples et simulation

4.1 Exemple
S0 = 100, n = 25, K = 102, σ = 25%, T = 1, ∆t = T /n = 0.04, r = 10%

u = exp(σ 2∆t )

u = exp(0.25 2 × 0.04)
u = 1.07327066

d = 1/u = exp(−σ 2∆t )
d = 1/u = 0.9317314234
m=1
 q 2
exp(r ∆2t ) − exp(−σ ∆t
2
)
pu =  q q 
∆t ∆t
exp(σ 2
) − exp(−σ 2
)
 2
exp(0.1 × 0.02) − exp(−0.25 × 0.1414213562)
pu =
exp(0.25 × 0.1414213562) − exp(−0.25 × 0.1414213562)
pu = 0.2698477954
 q 2
exp(σ ∆2t ) − exp(r ∆2t )
pd =  q q 
∆t ∆t
exp(σ 2 ) − exp(−σ 2 )
 2
exp(0.25 × 0.1414213562) − exp(0.1 × 0.02)
pd =
exp(0.25 × 0.1414213562) − exp(−0.25 × 0.1414213562)
38 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION

pd = 0.2309102701
Pm = 1 − Pu − P d
Pm = 0.4992419345
4.1 Exemple 39

le prix d’une option C0

Pu × C u + P m × C m + Pd × C d
C0 =
exp(r∆t )

0.2698477954 × 5.327066 + 0.4992419345 × 0 + 0.2309102701 × 0


C0 =
exp(0.1 × 0.04)

C0 = 1.431758513
40 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION

4.1.1 Simulation

s=100
k=102
v=0.25
r=0.1
T=1
m=1
n=25
dt=T/n
u=exp(v×sqrt(2×dt))
d=1/u
pu =(exp((r)× dt/2)-exp(-v×sqrt(dt/2)))2 /(exp(v×sqrt(dt/2))-exp(-v×sqrt(dt/2)))2
pd =(exp(v×sqrt(dt/2))-exp((r)×dt/2))2 /(exp(v×sqrt(dt/2))-exp(-v×sqrt(dt/2)))2
pm = 1 - pu - pd ;
Su=s×u
Sm=s×m
Sd=s×d Suu=s×u2
Sum=s×u×m
Smm=s×m2
Sdm=s×d×m
Sdd=s×d2
Cu=max(Su-k,0)
Cm=max(Sm-k,0)
Cd=max(Sd-k,0)
Cuu=max(Suu-k,0)
Cum=max(Sum-k,0)
Cmm=max(Smm-k,0) Cdm=max(Sdm-k,0)
Cdd=max(Sdd-k,0)
C0 =(pu*Cu+pm*Cm+pd*Cd)/exp(r*dt)
C0 =1.431758513
4.1 Exemple 41
42 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION

4.2 Exemple

S0 = 90, K = 95, σ = 15%, T = 1, n = 2, ∆t = T /n = 0.5, r = 12%



u = exp(σ 2∆t )

u = exp(0.15 2 × 0.5)
u = 1.161834

d = 1/u = exp(−σ 2∆t )
d = 1/u = 0.860708
m=1
 q 2
exp(r ∆2t ) − exp(−σ ∆2t )
pu =  q q 
∆t ∆t
exp(σ 2 ) − exp(−σ 2 )

 2
exp(0.12 × 0.25) − exp(−0.15 × 0.5)
pu =
exp(0.15 × 0.5) − exp(−0.15 × 0.5)

pu = 0.4679912

 q 2
exp(σ ∆2t ) − exp(r ∆2t )
pd =  q q 
∆t ∆t
exp(σ 2 ) − exp(−σ 2 )

 2
exp(0.15 × 0.5) − exp(0.12 × 0.25)
pd =
exp(0.15 × 0.5) − exp(−0.15 × 0.5)

pd = 0.09979357

Pm = 1 − Pu − P d

Pm = 0.4322153
4.2 Exemple 43
44 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION

le prix d’une option C0

Pu × C u + Pm × C m + P d × C d
C0 =
exp(r∆t )

0.4679912 × 9.5650 + 0.4322153 × 0 + 0.9979357 × 0


C0 =
exp(0.12 × 0.5)

C0 = 4.21569
4.2 Exemple 45

4.2.1 Simulation

s=90
k=95
v=0.15
r=0.12
T=1
m=1
n=2
dt=T/n
u=exp(v×sqrt(2×dt))
d=1/u
pu =(exp((r)× dt/2)-exp(-v×sqrt(dt/2)))2 /(exp(v×sqrt(dt/2))-exp(-v×sqrt(dt/2)))2
pd =(exp(v×sqrt(dt/2))-exp((r)×dt/2))2 /(exp(v×sqrt(dt/2))-exp(-v×sqrt(dt/2)))2
pm = 1 - pu - pd ;
Su=s×u
Sm=s×m
Sd=s×d Suu=s×u2
Sum=s×u×m
Smm=s×m2
Sdm=s×d×m
Sdd=s×d2
Cu=max(Su-k,0)
Cm=max(Sm-k,0)
Cd=max(Sd-k,0)
Cuu=max(Suu-k,0)
Cum=max(Sum-k,0)
Cmm=max(Smm-k,0) Cdm=max(Sdm-k,0)
Cdd=max(Sdd-k,0)
C0 =(pu×Cu+pm×Cm+pd×Cd)/exp(r×dt)
C0 =4.21569
46 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION
4.3 Exemple 47

4.3 Exemple

S0 = 70, K = 50, σ = 13%, T = 1, n = 2, ∆t = T /n = 0.5, r = 10%



u = exp(σ 2∆t )

u = exp(0.13 2 × 0.5)
u = 1.1388

d = 1/u = exp(−σ 2∆t )
d = 1/u = 0.8781
m=1
 q 2
exp(r ∆2t ) − exp(−σ ∆2t )
pu =  q q 
∆t ∆t
exp(σ 2 ) − exp(−σ 2 )

 2
exp(0.1 × 0.25) − exp(−0.1 × 0.5)
pu =
exp(0.13 × 0.5) − exp(−0.13 × 0.5)

pu = 0.4602

 q 2
exp(σ ∆2t ) − exp(r ∆2t )
pd =  q q 
∆t ∆t
exp(σ 2 ) − exp(−σ 2 )

 2
exp(0.13 × 0.5) − exp(0.1 × 0.25)
pd =
exp(0.13 × 0.5) − exp(−0.13 × 0.5)

pd = 0.1035

Pm = 1 − Pu − Pd

Pm = 0.4364
48 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION
4.3 Exemple 49

le prix d’une option C0

Pu × C u + P m × C m + Pd × C d
C0 =
exp(r∆t )

0.4602 × 29.17987 + 0.4364 × 2 + 0.1035 × 11.4666


C0 =
exp(0.1 × 0.5)

C0 = 22.438529
50 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION

4.3.1 Simulation

s=70
k=50
v=0.13
r=0.1
T=1
m=1
n=2
dt=T/n
u=exp(v×sqrt(2×dt))
d=1/u
pu =(exp((r)×dt/2)-exp(-v×sqrt(dt/2)))2 /(exp(v×sqrt(dt/2))-exp(-v×sqrt(dt/2)))2
pd =(exp(v×sqrt(dt/2))-exp((r)×dt/2))2 /(exp(v×sqrt(dt/2))-exp(-v×sqrt(dt/2)))2
pm = 1 - pu - pd ;
Su=s×u
Sm=s×m
Sd=s×d Suu=s×u2
Sum=s×u×m
Smm=s×m2
Sdm=s×d×m
Sdd=s×d2
Cu=max(Su-k,0)
Cm=max(Sm-k,0)
Cd=max(Sd-k,0)
Cuu=max(Suu-k,0)
Cum=max(Sum-k,0)
Cmm=max(Smm-k,0) Cdm=max(Sdm-k,0)
Cdd=max(Sdd-k,0)
C0 =(pu×Cu+pm×Cm+pd×Cd)/exp(r×dt)
C0 =22.438529
4.3 Exemple 51
52 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION
Conclusion

À présent, le procédé de l’arbre trinomial est étendu aux options exotiques, no-
tamment les options à barrières par Ritchken puis Chenk et Vorst en 1995. Ils ont
proposé de mettre à profit la souplesse du modèle trinomial de Boyle pour apporter
une solution à l’évaluation de ces options. Puis aux options à plusieurs actifs risqués
dont la matrice des variances-covariances des rendements est diagonale.
54 CHAPITRE 4. EXEMPLES ET SIMULATION
Bibliographie

[1] D. Lamberton and B. Lapeyre, Introduction to stochastic calculus applied to


finance, Translated from the 1991 French original by Nicolas Rabeau and Francois
Mantion, Chapman and Hall, London, 1996.
[2] F. Black and M Scoles, The pricing of options and corporate liabilities, Journal
of Political Economy, 81 (1973), 637-654.
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2004.
[4] J. Jacod and P. Protter, Probability essentials, Springer, 2002.
[5] Mark Rubinstein, On the Relation Between Binomial and Trinomial Option Pri-
cing Models, May 2000.
[6] Olivier Pironneau, Introduction au pricing d’option en finance, 2006.
[7] Paul Clifford and Oleg Zaboronski, Pricing Options Using Trinomial Trees,2008.
[8] Paul Clifford, Yan Wang, Oleg Zaboronski, Kevin Zhang, Pricing Options Using
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[9] Pierre-Yves DEBOUDÉ et Nicolas GRESSER, Valeur d’option et coût du capital
Théorie et application réglementaire, Novembre 2004.
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Changing Volatility, 2002.

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