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THESE
présentée devant
L'INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES APPLIQUEES DE LYON
pour obtenir
LE GRADE DE DOCTEUR
par
Carine ALAUZE
Ingénieur INSA-Lyon
Cette thèse a été préparée au Laboratoire de Mécanique des Structures (UPRESA CNRS 5006)
de l'INSA de Lyon
RESUME
Les défauts de balourds sont inhérents à la fabrication des machines tournantes et peuvent
provoquer des vibrations importantes qu'il est nécessaire de limiter. Le travail présenté qui fait
suite à une étude bibliographique du domaine, concerne l'équilibrage actif de rotors. Il s'agit de
réaliser la correction des défauts de balourd en temps réel, durant l'exploitation de la machine en
régime permanent et transitoire. Le concept proposé consiste à générer une force de correction à
l'aide de deux masses mobiles situées dans un même plan et circulant à une distance constante de
l'axe du rotor. Le processus d'équilibrage est basé sur la méthode des coefficients d'influence et
inclut des développements de mesure et de contrôle spécifiques. La mise en œuvre comprend une
détermination préalable des coefficients d'influence qui sont ensuite utilisés pour équilibrer le
rotor à des vitesses prédéterminées pour réduire au mieux les vibrations au passage des vitesses
critiques.
Une première application expérimentale met en œuvre un dispositif technologique adapté aux
machines de grandes dimensions pour réaliser l'équilibrage actif d'un banc d'essai monorotor. La
validité de la technologie ainsi que l'efficacité de l'équilibrage sont montrées
expérimentalement : les vibrations au passage de la vitesse critique sont fortement diminuées.
Une simulation de l'équilibrage actif réalisée à partir d'un modèle du rotor permet de valider la
modélisation et la procédure de simulation par comparaison avec les résultats expérimentaux. La
deuxième application est une simulation numérique de l'équilibrage actif d'un groupe
turboalternateur industriel équipé de plusieurs dispositifs et traversant plusieurs vitesses
critiques. Les résultats montrent l'intérêt de l'équilibrage actif d'une machine multirotor par
rapport à un équilibrage conventionnel.
Cette étude a été réalisée dans le cadre d'un contrat de recherche avec E.D.F./D.E.R.
5
ABSTRACT
Unbalance defects are inherent to rotating machinery manufacturing and cause considerable
vibrations which must be reduced. This work, which follows a bibliographical study, concerns
the active balancing of rotors. The unbalance correction is carried out in real-time, during
operation in steady state and transient responses. The concept suggested consists of generating a
correction force using two mobile weights situated on the same plane and running at a constant
radius of the rotation axis. The balancing process is based on the influence coefficients method
and includes specific measurement and control developments. Influence coefficients are
determined first and then used to balance the rotor at a specified speed during its transient
response, in order to minimize vibrations at critical speeds.
An initial experimental application is presented. A technological device designed for large-sized
machines is described and used to balance a single rotor test bench. The technology and the
process efficiencies are shown: vibrations at critical speed are substantially decreased. A
simulation of active balancing of the rotor is then carried out in order to validate the simulation
procedure compared to experimental results. The second application is a numerical simulation of
the active balancing of an industrial turbogenerator set passing through multiple critical speeds.
The results show the advantage of active balancing of a multirotor machine compared to
conventional balancing.
This study has been carried out in collaboration with E.D.F./D.E.R.
6
AVANT PROPOS
Ce travail a été réalisé au Laboratoire de Mécanique des Structures (UPRESA CNRS 5006) de
l'Institut National des Sciences Appliquées de Lyon dirigé par le Professeur Guy Ferraris, dans le
cadre d'un contrat de recherche avec l'EDF, Direction des Etudes et Recherche.
Je remercie très sincèrement Messieurs Johan DER HAGOPIAN et Luc GAUDILLER qui m'ont
soutenue tout au long de ces trois années. Avec enthousiasme et patience, ils m'ont permis de
réaliser ce travail dans les meilleurs conditions techniques et scientifiques, mais surtout dans un
environnement humain très motivant.
Je souhaite ici exprimer ma sympathie à tous les membres du Laboratoire que j'ai eu plaisir à
retrouver chaque jour. Ils forment une équipe joyeuse et enthousiaste qui me manquera sans
doute.
Et enfin, merci à Gabriel, à mes parents et à mes sœurs Valérie et Dorothée, pour leur soutien
malgré l’éloignement ainsi que pour leur patience…
7
Sommaire
SOMMAIRE
INTRODUCTION p. 11
8
Sommaire
II. EXPERIMENTATION p. 47
II.1. Le matériel de contrôle et de commande des moteurs p. 47
II.2. Le système de contrôle expérimental p. 49
II.2.1. Fonctionnement temps-réel p. 49
II.2.2. Répartition des tâches dans le multiprocesseur p. 49
II.2.3. Précision de mesure p. 52
II.3. Essais p. 52
II.3.1. Choix des paramètres d'équilibrage p. 53
II.3.2. Phase d'apprentissage p. 54
II.3.3. Phase d'exploitation p. 57
II.3.4. Equilibrage actif du balourd résiduel du banc p. 57
II.3.5. Equilibrage actif avec masse de déséquilibre supplémentaire p. 60
II.3.6. Conclusions p. 62
III. SIMULATION p. 63
III.1. Modélisation du banc d'essai p. 63
III.1.1. Modélisation des paliers p. 63
III.1.2. Modélisation du rotor sur ses paliers p. 63
III.1.3. Comparaison de la réponse au balourd avec la mesure p. 66
III.2. Simulation d'équilibrage actif p. 69
III.2.1. Résolution des équations du système p. 70
III.2.2. Données pour l'équilibrage actif p. 71
9
Sommaire
IV.1.2. Ralentissement p. 75
IV.2. Conclusions p. 78
ANNEXES p. 107
LOGICIELS p. 126
10
Introduction
INTRODUCTION
Les progrès réalisés dans la conception et la fabrication des machines tournantes ont donné jour à
des machines de plus en plus performantes. Leur puissance massique étant en constante
augmentation, elles doivent traverser plusieurs vitesses critiques en montée en vitesse et en
ralentissement. Les inévitables défauts d'usinage et de montage provoquent alors des problèmes
vibratoires importants. Les industriels constructeurs et exploitants cherchent à les éliminer pour
augmenter la durée de vie des machines, pour optimiser leur rendement et pour assurer leur
régularité de fonctionnement. Un des problèmes vibratoires les plus importants est dû aux
balourds qui provoquent des vibrations généralement synchrones. Un balourd correspond à un
déséquilibre du rotor du fait de la non-coïncidence de l'axe principal d'inertie et du centre
d'inertie avec l'axe de rotation.
Outre l'optimisation des formes et des matériaux dès la conception, différentes techniques ont été
développées pour maîtriser le comportement vibratoire des machines tournantes. L'un des
moyens récemment développés est le contrôle actif : à partir de mesures réalisées en temps réel et
d'un contrôleur, un système actif apporte de l'énergie à la structure par l'intermédiaire
d'actionneurs pour réduire ses vibrations en fonction d'objectifs préalablement définis. Des
applications particulières destinées aux machines tournantes ont été développées, les paliers
magnétiques actifs en sont un exemple [ULB84] [LAR92] [GAU94]. Ils contrôlent la position
relative du rotor dans ses paliers, et sont adaptés pour diminuer les vibrations dues aux balourds.
Cependant, ce contrôle est coûteux en énergie et présente des risques d'instabilité.
Contrairement au contrôle passif ou actif, les techniques d'équilibrage réduisent directement la
source des vibrations. Elles consistent à apporter ou à prélever de la matière pour rapprocher
l'axe d'inertie et le centre d'inertie de l'axe de rotation. Elles peuvent être appliquées de manière
conventionnelle ou active, en boucle ouverte ou en boucle fermée.
Deux grands types de méthodes d'équilibrage de rotors flexibles ont été développés : la méthode
modale et la méthode des coefficients d'influence [BIG80] [RIE86].
11
Introduction
La méthode modale décompose le balourd dans la base modale du système afin de déterminer les
masses de correction qui équilibrent un mode précis sans déséquilibrer les modes inférieurs et
supérieurs. Cette méthode nécessite la connaissance de la base modale de la machine, ce qui
implique la construction d’un modèle numérique précis ainsi que la réalisation d'une série de
mesures vibratoires pour déterminer le balourd modal. Par ailleurs, des techniques
d’identification peuvent être utilisées pour calculer ce balourd à partir d’informations vibratoires
diverses : [GNI93], [MAR88], [MEN96], [BAC94]. Le problème inhérent aux méthodes
modales est la nécessité de construire un modèle capable de traduire précisément le
comportement dynamique de la machine ce qui constitue un frein à leur application car les
machines sont généralement difficiles à modéliser.
La méthode des coefficients d’influence est plus adaptée à l’équilibrage sur site car elle n’utilise
que des informations expérimentales. La machine est décrite par des plans de mesure et par des
plans de correction ou plans d’équilibrage. La sensibilité des plans de mesure par rapport aux
plans d'équilibrage caractérise la machine en réponse au balourd pour une vitesse de rotation
donnée. Cette méthode implique l'hypothèse de linéarité du système.
[GOO64] élargit le champ d’application de la méthode par l’utilisation d’une technique de
moindres carrés qui permet la prise en compte d’un nombre de points de mesure supérieur au
nombre de plans d’équilibrage. Mahfoudh [MAH88] [MAH90] améliore la méthode avec
l’optimisation du choix des plans d’équilibrage et avec la possibilité de pondérer les plans de
mesure. La mise en œuvre de la méthode des coefficients d’influence demeure simple mais
comporte un inconvénient majeur : le nombre de démarrages-arrêts nécessaires à la
caractérisation de la machine. C’est pourquoi Bigret, Chevalier et al. [BIG95] [CHE95]
proposent le calcul numérique des coefficients d’influence. L’inconvénient de cette méthode est
équivalent à celui de la méthode modale : il faut disposer d’un modèle précis du système.
Certains auteurs ont cherché à rapprocher les deux types de méthodes dans le but de conserver
leurs avantages respectifs et d'éliminer leurs inconvénients [PAR80_2], [DAR81], [TAN93].
Parkinson [PAR80] démontre que la méthode des coefficients d'influence appliquée à l'abord
d'une vitesse critique est équivalente à la méthode modale.
12
Introduction
Toutes ces méthodes reviennent à déterminer un ou des balourds de correction qui sont portés
manuellement sur le rotor à l'arrêt. La correction est donc figée et peut devenir inefficace dans le
cas de balourds évolutifs. C’est pourquoi de nombreux auteurs ont réfléchi à la possibilité de
corriger les balourds durant le fonctionnement de la machine. Il existe deux catégories de
dispositifs qui permettent de modifier la distribution de masse d’une machine en rotation :
- Les dispositifs d’auto-équilibrage dont le principe est d’utiliser les forces
centrifuges dues à la rotation pour déplacer des éléments solides ou liquides vers
des positions prédéterminées qui tendent à équilibrer le système.
- Les dispositifs d’équilibrage actif qui prennent en compte les vibrations de la
machine en temps réel et utilisent une source d’énergie pour corriger le balourd.
Lee, Jinouchi et Shimizu [LEE96], [JIN93], [SHI92] présentent des dispositifs d’auto-
équilibrage. Les études théoriques et expérimentales montrent que l’efficacité est limitée aux
vitesses supercritiques et qu’en deçà de la première vitesse critique, l’effet des dispositifs
s’inverse et tend à déséquilibrer le système. Tadeusz [TAD88] étudie quant à lui les phénomènes
qui limitent l’efficacité de l’auto-équilibrage (frottements, vibrations du bâti …) et montre que
l’équilibrage parfait n’est pas réalisable avec de tels systèmes.
Une réelle maîtrise du positionnement des masses d’équilibrage nécessite donc une source
d’énergie extérieure. Le premier à s’intéresser à l’équilibrage actif est Van De Vegte [VAN78],
[VAN81]. Il développe un dispositif qui comprend deux disques concentriques dotés d'une masse
sur leur périphérie. Le positionnement relatif de ces disques permet de générer un balourd
d’amplitude et de phase voulues. Bishop [BIS82] reprend la technologie développée par Van de
Vegte et montre théoriquement la possibilité de réaliser un équilibrage automatique modal avec
un plan d’équilibrage. Lee et Kim [LEE87], [LEE90], améliorent encore le dispositif et
équilibrent un rotor au passage des deux premières vitesses critiques à l’aide d’un dispositif actif
qui gère l'équilibrage et le pilotage en vitesse de la machine.
D’autres procédés originaux ont été conçus et présentés dans la littérature. Furman [FUR94]
propose l'idée d'un dispositif muni d’éléments déformables situés sur un disque. Un système de
chauffage rayonnant permettrait de contrôler leur déformation plastique due aux forces
centrifuges afin de générer un balourd. Smalley [SMA88] [SMA89] vérifie expérimentalement la
possibilité d’équilibrer un disque en rotation à vitesse constante par pulvérisation de matière.
13
Introduction
Zumbach [ZUM92] étudie un principe d’équilibrage thermique d'une ligne d’arbres en rotation.
Le balourd thermique est diminué à l'aide d'éléments chauffants montés sur la circonférence des
rotors. La réduction des vibrations au niveau des paliers est montrée en régime permanent. En
dernier lieu, Jenkins [JEN96] a conçu un dispositif d’équilibrage actif adapté aux machines de
grandes dimensions : des disques à compartiments sont montés sur les accouplements.
L’équilibrage est réalisé par le transfert de masses fluides d’un compartiment à l’autre grâce à la
génération d’un gradient de température. Ce système adapté à des pompes particulières de
centrales nucléaires est actuellement utilisé par la société Westinghouse aux Etats-Unis. Son
efficacité est cependant limitée par la précision de positionnement des balourds correcteurs ainsi
que par la lenteur des transferts de fluide.
A notre connaissance, les systèmes actifs présentés n’ont pas été appliqués à des machines réelles
ou ne sont pas bien adaptés à leurs transitoires de vitesses.
L’objectif de l’étude présentée ici est de concevoir un procédé permettant l’équilibrage d’une
machine tournante durant son fonctionnement en régime permanent et en régime transitoire. Afin
de s'affranchir des problèmes de modélisation numérique, la méthode des coefficients d'influence
est choisie compte tenu de son efficacité et de sa facilité de mise en œuvre dans un contexte
industriel.
Les machines tournantes en exploitation peuvent présenter une dégradation des niveaux
vibratoires provoquée par la modification de l’état d'équilibre des machines due à l’usure, aux
déformations, aux glissements des éléments assemblés... Des campagnes d’équilibrage régulières
sont donc programmées et nécessitent l'arrêt total des machines. Dans ce cadre, l’équilibrage actif
des lignes d’arbres permettrait de corriger les balourds à tout moment en phase d'exploitation et
d'éviter ainsi l'arrêt des machines en dehors des interventions de maintenance habituelles. La
durée des campagnes d’équilibrage serait diminuée et le comportement vibratoire lors des
ralentissements où sont observées des vibrations importantes serait amélioré.
La première partie de ce mémoire présente les bases théoriques de l'étude. Les équations de la
dynamique des rotors en transitoire de vitesse, soumis à une excitation de type balourd sont
développées. Les principes de l’équilibrage actif mis en œuvre ainsi que les développements
théoriques de la méthode d'équilibrage, des méthodes de pilotage, de traitement des signaux et de
mesure sont ensuite exposés. Et la stratégie d'équilibrage élaborée est enfin présentée.
14
Introduction
La deuxième partie décrit une application de l'équilibrage actif à un banc d'essai monorotor. Une
description de la machine précède une description détaillée du dispositif actif et des matériels
utilisés lors de la phase expérimentale. L'efficacité de l'équilibrage actif est alors évaluée à partir
des résultats d'essais réalisés sur le banc. Les simulations numériques sont ensuite présentées.
Les résultats obtenus sont confrontés aux résultats expérimentaux afin de démontrer la validité de
la modélisation et de la procédure de simulation.
La troisième partie de cette étude présente une simulation de l'équilibrage actif d'une ligne
d'arbres industrielle. Le modèle de la machine et l'adaptation de l'équilibrage actif à un tel
système sont présentés. Différents cas d'équilibrage sont ensuite étudiés et les résultats
permettent de juger de l'efficacité d'un tel système dans le domaine industriel.
Une synthèse de l'étude est enfin réalisée en conclusion et des perspectives d'application et de
recherche sont dégagées.
15
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
d ∂T ∂T ∂U
( )− + = Qi (1.1)
dt ∂q i ∂q i ∂qi
T et U sont les énergies cinétique et de déformation. Les qi sont les coordonnées généralisées du
système et les Qi, sont les forces généralisées.
Les disques sont supposés rigides, ils sont donc caractérisés uniquement par leur énergie
cinétique TD. Les éléments d'arbre sont caractérisés par leur énergie cinétique TA et par leur
énergie de déformation UA. L'influence des balourds est prise en compte grâce à leur énergie
16
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
cinétique TB, et les forces généralisées dues aux paliers sont déduites de l'expression de leur
travail virtuel.
I.1.1. Le disque Z
0 Ω y
ψ
0
φ
z
θ
φ θ
ψ
Y
O
o Y
ψ
φ w u
0
X θ
X x
X1
Le repère RoXYZ est un repère galiléen et ROxyz, un repère principal d'inertie attaché au disque
& &
(figure 1.1). Les déplacements suivant les axes X et Z sont notés respectivement u et w. Le
&
déplacement selon Y est supposé nul car on suppose que chaque point du rotor se déplace dans
un plan perpendiculairement à Y. Les rotations autour des trois axes sont respectivement ψ, θ et
φ.
Le vecteur rotation instantanée s'écrit:
& & & .&
ω R/R0 = ψ Z + θ x 1 + φ y (1.2)
Le disque est de masse MD et son tenseur d'inertie dans le repère (xyz) par rapport à O est :
17
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
I 0 0
Dx
I =
/O
0 I
Dy
0 (1.4)
0 0 I Dz
TD = 1 M D (u ² + w
²) + 1 (I Dx ω x ² + I Dy ω y ² + I Dz ω z ²) (1.5)
2 2
Les angles θ et φ étant petits et le disque étant généralement symétrique, l'expression de l'énergie
cinétique du disque devient :
TD =
MD 2
2
(u + w
I
2 ) + Dx θ ² + ψ
2
( I
2
)
² + Dy (2φ ψ
θ + φ 2 ) (1.6)
La variable φ est la vitesse de rotation du rotor, considérée comme variable dans ce travail.
I.1.2. L'arbre
De façon semblable, l'énergie cinétique de l'arbre s'écrit en intégrant sur la longueur L :
L L
1 ρI L (θ ² + ψ ²)dy + 1 ρI L ( 2θψ φ )dy + 1 ρI φ 2 dy
TA = 1 ρS ∫ (u ² + w
²) dy + y∫
∫ ∫ (1.7)
2 0 2 0 2 y0 2 0
où ρ représente la masse volumique de l'arbre, S sa section, Ix=Iz=I et Iy, ses inerties de section.
EI ∂ 2 u 2 ∂ 2 w 2
L
2 ∫0 ∂y 2
UA = [( ) + ( 2 ) ]dy (1.8)
∂y
I.1.3. Le balourd
Le balourd initial est généralement réparti de manière continue et quelconque sur le rotor (figure
1.2).
18
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
Y
O
Pour modéliser simplement ce balourd, il est décomposé en masses concentrées situées dans
différents plans (figure 1.3). Ces masses sont supposées avoir le même effet que le balourd
continu sur le comportement dynamique du rotor.
Mi αi
Y
O
Oi
19
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
u + ri sin(φ + α i )
{O i M i } = Z
0
w + r cos(φ + α ) φ
i i R 0
αi
Mi
u + φ ri cos(φ + α i ) Oi
w
d{O i M i }
{V} = = 0
dt w
− φri sin(φ + α i ) R0
X u
L'énergie cinétique du balourd i qui participe à la construction du vecteur force d'excitation est :
1
TB = mi riφ(u cos(φ + α i ) − w sin(φ + α i )) (1.9)
2
L'application des équations de Lagrange permet de déterminer les efforts dus au balourd i dans le
cas général d'un transitoire de vitesse :
Z
c ZZ k ZZ
k XZ
c XZ
X k XX w
c XX u
k ZX
c ZX
20
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
{} g p {}
+ ([K ] + [K ] + φ[K ]){X}
+ (φ [C ] + [C ]) X
[M] X r p g
(1.13)
= φ 2 [{F11}sin(φ) + {F12 }cos(φ)] + φ[{F21}sin(φ) + {F22 }cos(φ)]
{X } et {X } sont les vecteurs vitesse et accélération du modèle, fonction du temps.
Les matrices du système sont :
[M] : matrice de masse symétrique,
[Cg] : matrice gyroscopique antisymétrique,
[Cp] : matrice non symétrique d'amortissement visqueux dû aux paliers,
[Kr] : matrice de raideur symétrique de l'arbre,
[Kp] : matrice raideur non symétrique des paliers linéaires,
[Kg] : matrice de raideur gyroscopique,
{F11}, {F12}, {F21}, {F22}
: vecteurs des forces extérieures déduit de (1.10),
φ, φ , φ : angle, vitesse et accélération angulaires : fonctions du temps.
La relation (1.13) est un système d'équation de dimension nddl. Il doit être résolu à chaque pas de
temps compte tenu de l'évolution de l'angle, de la vitesse et de l'accélération angulaires.
L'utilisation d'une méthode de réduction est nécessaire pour permettre un gain important de place
mémoire et de temps de calcul.
21
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
avec :
[ M ] = [Φ]t [ M ][Φ] : matrice de masse réduite,
[C ] = [Φ] [C ][Φ]
p
t
p : matrice d'amortissement réduite,
[K ] = [Φ] [ K + K ][Φ]
t
p r : matrice de raideur réduite,
22
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
Le contrôle actif modifie le comportement d'une structure à l'aide d'actionneurs pilotés à partir de
mesures en temps réel. Ces actionneurs apportent une énergie opérative qui se combine à celle
du mouvement vibratoire de la structure pour le maîtriser. L'équilibrage actif ne nécessite qu'une
énergie de commande pour modifier en temps réel la distribution de masse du rotor en certains
plans.
II.1. Principe
L'équilibrage actif consiste à engendrer et contrôler des forces de balourd sur un arbre en
rotation. Le principe de fonctionnement choisi est celui de deux mobiles de même masse appelés
satellites, astreints à se déplacer dans un même plan à une distance constante de l'axe du rotor. Ils
génèrent ainsi une force de balourd d'amplitude et de phase variable. Ce concept a été breveté par
E.D.F., Direction des Etudes et Recherches (Institut National de la Propriété industrielle : n° 93
14738).
B1 + B2 = 0 B1 + B2 = B
m
B2
m B2 B1 m
m B1
Comme l'indique la figure 1.6, les effets des deux satellites s'annulent lorsqu'ils sont situés en
opposition de phase. Dans les autres cas, les balourds générés par chaque satellite s'ajoutent
vectoriellement. Leur position relative permet alors de contrôler l'amplitude et la phase du
balourd résultant.
23
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
Le système va donc accomplir un certain nombre de tâches qui font appel aux procédures
choisies suivantes :
- l'équilibrage par la méthode des coefficients d'influence,
- le mode de déplacement des satellites vers les positions de correction de type chemin
optimal,
- la mesure de la position des satellites et de la vitesse de rotation,
- le traitement des signaux vibratoires pour déterminer l'amplitude et la phase des
vibrations synchrones.
Son objectif est d'annuler les vibrations en un certain nombre de points de mesure, en
décomposant le balourd à corriger en un certain nombre de plans d’équilibrage. Ces vibrations
peuvent être annulées pour une ou plusieurs vitesses de fonctionnement, appelées vitesses
d’équilibrage.
Afin de tenir compte de la phase et de l'amplitude des variables, des grandeurs complexes sont
utilisées.
La matrice [C] est de la forme :
25
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
• NP > NM×NV : Ce cas ne se rencontre pas dans la pratique car les plans accessibles
pour l'équilibrage sont plus rares que les plans accessibles pour la
mesure.
• NP < NM×NV : La matrice [C] est rectangulaire et n'est donc pas inversible. Il faut
utiliser une méthode spécifique permettant de minimiser les vibrations
résiduelles.
{ }
y = {B c }t [C * ] t [C] {B c } + 2 V * [C] {B c } + V *
t
{ } {V}
t
(1.22)
où le symbole * est celui du conjugué.
26
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
L'application des balourds {Bc} dans les plans d'équilibrage diminue les vibrations dans les plans
de mesure.
27
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
B2, et leurs phases respectives , θ1 et θ2, la relation liant ces six paramètres s'exprime en notation
complexe par :
B c e iθ = B1e iθ1 + B 2 e iθ2 (1.26)
Les deux satellites ont une masse identique msat et se situent sur le même rayon, r. Les
amplitudes des balourds générés par les satellites sont donc identiques :
B1 = B2 = r msat = b (1.27)
La position angulaire de chaque satellite peut alors être exprimée en fonction de l'amplitude et de
la phase du balourd Bc à générer (figure 1.8).
Bc
θ2
α θ
B2
α
θ1
B1
Plusieurs stratégies de pilotage des satellites sont envisageables. La première consiste à modifier
la phase des satellites en les maintenant en opposition de phase, pour ensuite ajuster l'amplitude
du balourd résultant. Une deuxième possibilité est de modifier simultanément la phase et
l'amplitude du balourd. La deuxième solution est plus adaptée à une correction rapide.
Minimiser les perturbations subies par le rotor équivaut à assurer la diminution des amplitudes
vibratoires dès le démarrage des satellites. Le critère choisi est le suivant : les satellites ne
doivent jamais se rapprocher de la position angulaire qui correspond à celle du balourd
perturbateur. Si la méthode des coefficients d'influence détermine un balourd de correction de
phase θ dans le plan d'équilibrage étudié, la position angulaire interdite est θ+π.
Ce critère géométrique garantit la diminution du balourd dans le plan d'équilibrage. Compte tenu
de l'hypothèse de linéarité du système, il garantit ainsi la diminution des vibrations. La validation
qui a été réalisée sur un modèle simple est présentée en annexe A1.
La figure 1.9 illustre deux configurations de déplacements qui sont prises en compte dans
l'algorithme du chemin optimal.
29
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
& &
B final Binitial
S2 θ+ π
S1
S2
S1
S2
S2
π+θ & S1
S1 Binitial
&
B final
Les satellites peuvent être pilotés avec des lois de vitesses de déplacements variées : avec des
vitesses constantes et identiques, avec des temps de déplacements égaux ou encore de manière à
faire évoluer linéairement le balourd résultant. Ces lois ayant peu d'influence sur l'efficacité de
l'équilibrage (cf. annexe A1) c'est pourquoi les vitesses sont choisies identiques pour une raison
de simplicité et donc d'efficacité du pilotage.
30
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
Sur-épaisseur
Sur-épaisseur Satellite 2
Satellite 1
Top-tour
Capteur du top-tour
Capteur des satellites
Le capteur de déplacement est placé en regard de la piste où circulent les satellites. Chaque
satellite est muni d'une sur-épaisseur différente. Le capteur génère alors un pic de tension
d'amplitude correspondante au passage des satellites. La référence de phase ou top-tour est
repérée par une sur-épaisseur ou une encoche, elle peut se situer sur le rotor lui-même ou sur la
piste et nécessite un second capteur.
Le principe de détermination des phases des satellites et de la vitesse de rotation à partir des
signaux délivrés par les capteurs est illustré sur la figure 1.11.
τr est le temps écoulé entre deux passages de la référence de phase, il s'agit donc de la période de
rotation du système. τ1 et τ2 sont les temps écoulés entre le passage de la référence de phase et
des sur-épaisseurs respectives des satellites 1 et 2.
La mesure des temps τr, τ1 et τ2 permet la détermination des positions angulaires θ1, θ2 et de la
vitesse de rotation Ω à partir des relations suivantes :
60
Ω= (tr/mn) (1.31)
τr
τ1
θ1 = 360 × (1 − ) (deg) (1.32)
τr
τ2
θ 2 = 360 × (1 − ) (deg) (1.33)
τr
Le sens de rotation a été choisi comme sens positif pour toute l'étude.
31
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
Etape I
S1
S2
Signal des satellites temps
Etape II :
Seuil
Décodage des signaux
Satellite 1 temps
Satellite 2
temps
Etape III
chronométrage
τ1
Satellite 1
/référence temps
τ2
Satellite 2
/référence temps
période de rotation
τr
du rotor temps
Le décodage est réalisé à partir de la comparaison des signaux sur leur front montant à deux
seuils préalablement déterminés : le seuil bas et le seuil haut. Le seuil bas déclenche la procédure
et le seuil haut permet de différencier les satellites. Ils sont réglés lors de l'observation des
signaux. La position des satellites est déterminée par la localisation du maximum de chacun des
pics qui donne τ1 et τ2. La procédure est décrite dans un organigramme figurant en annexe A2.
La figure 1.12 présente un exemple de détermination des paramètres de mesure.
32
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
Signal du top-tour
-2.5
Tension du capteur (V)
-3
τr
-3.5
Seuil top-tour
-4
-4.5
-5
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Seuil haut
Tension du capteur (V)
-2
Satellite 1
-3
Seuil bas
Satellite 2
-4
τ1
-5
-6
τ2
-7
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
temps (s)
La vitesse de rotation et les phases des satellites ainsi déterminés sont des grandeurs instantanées
qui sont sensibles aux incertitudes et aux bruits de mesure . Pour améliorer la précision de
mesure, une moyenne arithmétique est réalisée sur la mesure de la vitesse de rotation. Pour la
phase des satellites, des moyennes linéaires sur nbmoy tours sont effectuées. L'expression de la
position moyenne du satellite i, θmoy_i est déterminé avec la relation (1.34).
Cette moyenne qui privilégie les dernières mesures est réalisée sur le cosinus et le sinus de la
position instantanée afin d'éliminer la discontinuité au passage de 0 à 360 degrés.
33
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
♦ Filtrage numérique
Le sous-échantillonnage nécessite un filtre anti-repliement supplémentaire. Un filtre basse-bas
numérique de Chebychev [KUN80] est réalisé avec les caractéristiques suivantes :
- ondulation de 0.5 dB dans la bande passante
- atténuation de 40 dB entre fac et 3fac (fac = fréquence de coupure analogique).
La fréquence de coupure est choisie telle que ici fac = fss_ech/3 pour respecter le théorème de
Shannon avec une certaine redondance. fss_ech est la fréquence de sous-échantillonnage, elle
dépend du nombre de période d'acquisition NPER et du nombre de points NPTS choisi pour ces
NPER périodes. Elle s'exprime en fonction de ces paramètres et de la vitesse de rotation
mesurée, Ω :
NPTS × Ω
f ss_ ech = (1.35)
60 × NPER
et la fréquence de coupure est donc :
34
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
NPTS × Ω
f ac = (1.36)
180 × NPER
Le filtre de Chebychev est un filtre récursif dont la sortie y à l'instant k, s'exprime en fonction de
l'entrée x et de x et y aux trois instants précédents selon l'expression de l'équation (1.37). Les
coefficients sont explicités dans l'annexe A2.
Ce type de filtre introduit un déphasage du signal filtré par rapport au signal d'entrée. La
correction de ce déphasage n'est pas nécessaire car toutes les voies de mesure sont équipées d'un
même filtre synchrone à la raie de rotation.
♦ Acquisition et sous-échantillonnage
En synchronisant l'acquisition des points de mesure par rapport au top-tour et en acquérant un
nombre entier de périodes des signaux vibratoires, les informations amplitude et phase sont
directement tirées du calcul du spectre fréquentiel à la raie fondamentale.
La précision du début et de la fin de l'acquisition conditionne la qualité des résultats sur la phase.
Le sous-échantillonnage est effectué au fur et à mesure de l'acquisition, avec un pas déterminé
pour avoir un nombre de points constant par période. Une interpolation linéaire est réalisée entre
deux points d'échantillonnage pour éliminer les problèmes d'arrondi. Un vecteur de NPER
périodes avec NPTS points est ensuite mémorisé.
Le vecteur {Buffer} représente le signal mesuré et peut être utilisé pour le calcul de la raie
fondamentale du spectre fréquentiel. Pour une voie de mesure, l'expression de chaque point est
donnée par (1.39).
(k × pas − (i − 1) × ∆t ) × (U vib − U vib −1 )
Buffer[k ] = − U vib −1 (1.39)
∆t
avec :
∆t : période d'échantillonnage,
Buffer : vecteur des NPER périodes sous-échantillonnées,
35
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
X est une valeur complexe dont l'amplitude A représente l'amplitude des déplacements aux
points de mesure, et dont la phase Φ représente la phase des déplacements par rapport au top-
tour :
2 X 2r + X i2
A=
NPTS
(1.41)
Φ = arctan( X i ) [π]
Xr
♦ Moyenne
Comme pour la mesure de phases des satellites, des moyennes sont utilisées dans le traitement
des signaux vibratoires afin d'améliorer le rapport signal sur bruit des mesures et donc la
précision de mesure [MAX85]. Une moyenne arithmétique sur quatre mesures est réalisée.
36
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
en vitesse ou ralentissement réelle. Ce chapitre présente les méthodes et stratégies qui ont été
choisies afin de réaliser un équilibrage automatique efficace en respectant cette condition.
Equilibrer au passage de vitesses prédéfinies implique un choix judicieux de ces vitesses. Une
machine est caractérisée par sa vitesse nominale de fonctionnement mais aussi par ses vitesses
critiques lors des phases transitoires. Une vitesse critique est identifiée par un maximum
d'amplitude. Les déplacements du rotor sont caractéristiques d'un mode prépondérant et la
sensibilité au balourd est particulièrement importante. Le déclenchement de la correction n'est
pas commandé par le dépassement d'un niveau vibratoire, mais par l'approche d'une vitesse
critique afin de limiter ces maxima d'amplitude. La figure 1.13 présente les vitesses d'équilibrage
à situer en fonction de l'amplitude des vibrations mesurées sur le rotor pour le passage d'une
vitesse critique.
37
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
amplitude vibratoire
Ωeq2 Ωeq3
Ωeq1 Ωeq4
Dans le cas du ralentissement, une procédure d'équilibrage est lancée au passage de la vitesse
Ωeq4 puis un affinage de la correction est effectué au passage de la vitesse Ωeq3. Les temps de
calcul des corrections et le temps de positionnement des satellites sont des paramètres
primordiaux pour le choix de Ωeq3 par rapport à Ωeq4 et pour le choix de Ωeq2 par rapport à Ωeq1
dans le cas de la montée en vitesse. En plus des vitesses d'équilibrage situées en amont de chaque
vitesse critique, une autre est placée à la vitesse nominale de fonctionnement.
Cette approche d'équilibrage actif présente une mise en œuvre facile. Le nombre de vitesses
d'équilibrage est généralement limité à quatre autour de chaque vitesse critique situées dans la
gamme de fonctionnement, et une à la vitesse nominale. L'efficacité de la correction dépend de la
détermination précise des vitesses de rotation et du positionnement optimal des vitesses
d'équilibrage qui nécessite une bonne connaissance de la machine. Cette approche présente tout
de même un inconvénient qui est dû à son action limitée à des vitesses prédéterminées. Mais il
constitue en même temps la garantie d'une bonne efficacité de l'équilibrage.
38
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
39
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
k=1
Mesure de l'amplitude
k = k+1
et de la phase du
balourd généré
Détermination de l'amplitude
et de la phase des vibrations
Mise en opposition
des satellites
OUI k ≤ NP
NON
40
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
.
Mesure de Ω, vitesse de rotation
En fonctionnement
normal de la machine
OUI
Ω = Ωfaux-rond
Mise en mémoire du
NON faux-rond
NON
OUI
Vitesse mesurée la
plus proche
OUI Dépassement de la
vitesse d'équilibrage
Détermination des
positions de correction
Ordre de déplacements
aux 2NP satellites
41
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
Le schéma synoptique de l'équilibrage actif (figure 1.7) peut être complété par les différents
modules qui ont été présentés dans les parties II et III. La figure 1.16 présente les tâches
effectuées par le système d'équilibrage actif. Ces différentes tâches sont agencées afin de
répondre à la stratégie élaborée.
ACQUISITION :
NM mesures vibratoires INTERFACE
+ Signal du top-tour
+ Signal des satellites
SYSTEME DE CONTROLE
CALCUL
• Vitesse de rotation
• Phase des satellites
CALCUL Pilotage
• Balourds de correction des 2×NP
• Trajet des satellites satellites
Traitement du signal
⇒ amplitudes et phases
des vibrations
Une machine donnée comporte NP dispositifs d'équilibrage et les vibrations sont mesurées sur
NM voies de mesure. Les valeurs de NP et NM dépendent du type de machine à équilibrer.
Les entrées du système de contrôle sont :
- NM mesures des vibrations,
- le signal du top-tour (référence de phase),
- le signal du capteur des satellites.
Les mesures de vibrations peuvent être réalisées par des capteurs de déplacement ou
d'accélération. Ces capteurs sont généralement placés au niveau des paliers où les mesures sont
plus accessibles.
Les sorties du système de contrôle sont : 2×NP commandes aux satellites.
42
Chapitre 1 : Principes de l'équilibrage actif
Les NP dispositifs d'équilibrage doivent être installés dans des plans accessibles de la machine.
Leur nombre dépend du nombre de plans accessibles mais aussi du nombre de rotors de la ligne
d'arbre. Si une ligne d'arbre comporte deux rotors, un équilibrage efficace nécessite au moins
deux dispositifs.
III.4. Conclusion
Les principes et stratégies présentés permettent de mettre en œuvre l'équilibrage actif. Une
technologie adaptée au type de machine étudié doit être conçue. Une technologie particulière,
adapté aux machines de grandes dimensions est présentée dans ce travail. La faisabilité et
l'efficacité du concept proposé sont ensuite étudiées sous formes expérimentale et numérique.
43
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Chapitre 2 :
Application à un banc d'essai monorotor
Ce chapitre présente l'équilibrage actif d'une machine monorotor. Il s'agit d'un banc d'essai dont
les dimensions sont du même ordre de grandeur qu'un rotor de turboalternateur de centrale
nucléaire. EDF a conçu un dispositif d'équilibrage actif susceptible d'être installé sur de telles
machines. Le banc d'essai a donc permis la mise en œuvre expérimentale de l'équilibrage actif
afin de valider la technologie ainsi que les principes présentés. Une simulation numérique de
l'équilibrage actif du banc d'essai est ensuite réalisée. Elle a pour objectif de montrer la
pertinence de la modélisation par comparaison avec l'expérience.
I. 1. Le banc d'essai
2
4
44
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
PAm PE
PM 3 PM 2 PM 1
capteur- top-tour
2 satellites
6 1 1 5
4 3
Le banc d'essai est présenté sur la figure 2.1, et schématisé sur la figure 2.2. Il s'agit d'un rotor
constitué d'un arbre (1) en acier de longueur 5.56 m et de diamètre variant entre 110 et 360 mm.
Un disque (2) de masse 4.3 tonnes dont la géométrie est présentée en annexe A3, est situé en son
centre. Il est équipé d'un dispositif d'équilibrage actif dans le plan d'équilibrage PE indiqué sur le
schéma. Ce dispositif est décrit dans le chapitre suivant. Le rotor est supporté par deux paliers
hydrodynamiques de type cylindrique lisse (3 et 4). Un moteur électrique asynchrone de
puissance 228 kW et piloté en vitesse (5) entraîne l'arbre en rotation. Un frein électromagnétique
(6) équipe le système pour les arrêts d'urgence. La structure est montée sur un bâti (7) découplé
du sol. Un pupitre de commande permet de piloter et de surveiller le rotor durant son
fonctionnement et le banc d'essai est surveillé par deux caméras vidéo. La vitesse de rotation
nominale est de 1200 tr/mn.
La machine comporte quatre plans de mesure dont trois sont utilisés (PM1 à PM3). Dans chaque
plan sont situés deux capteurs de déplacement à courant de Foucault : un horizontal et un
vertical. Le tableau 2.1 décrit en relation avec la figure 2.2, la position et le nom des capteurs de
déplacement utilisés.
Deux capteurs à courant de Foucault supplémentaires sont utilisés : le capteur situé sur l'arbre
entre le moteur et le palier (3) qui permet de mesurer le top-tour et le capteur appelé capteur des
satellites, en regard du disque central, qui permet de mesurer la phase des satellites (figure 2.2).
Le disque central comporte un repère tournant de phase orienté dans le sens de rotation de la
machine dont le zéro est aligné avec le top-tour. Le bâti comporte un repère fixe dont le zéro est
aligné avec le capteur du top-tour. Le capteur des satellites est décalé de –17 degrés par rapport à
ce repère fixe.
Le banc d'essai peut être balourdé par des masses additionnelles placées dans le plan PAm.
Des essais de caractérisation ont été réalisés par EDF. Les analyses de ralentissement révèlent
deux fréquences propres (15.8 Hz et 16.4 Hz) avec des facteurs d'amortissement modaux
respectifs de 15.3% et 4.8%. Une vitesse critique apparaît aux alentours de 970 tr/mn et
correspond au premier mode de flexion du rotor.
I. 2. Le dispositif d'équilibrage
Pour des raisons de confidentialité, le description du dispositif présentée ici est succincte.
Le dispositif d'équilibrage est constitué d'une piste solidaire du rotor sur laquelle peuvent se
déplacer deux satellites indépendants l'un de l'autre. Ces satellites motorisés sont alimentés à
partir du stator. Les différents éléments du système sont indiqués sur la figure 2.3.
3 1
4
2
3
2
6 5
6
1
7
46
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Chaque satellite est composé d’un moteur (1), d’un corps (2), de pignons (3) et de galets (4). Le
rôle du moteur de type électrique pas-à-pas, est d'assurer le déplacement et le positionnement du
satellite sur la piste. Le couple développé doit être suffisamment élevé pour vaincre les forces
dues au frottement et à la résistance au roulement, et garantir le démarrage lors des transitoires
de vitesse du banc. Sa vitesse de déplacement linéaire maximale est de l'ordre de 0,1 m/s.
La masse totale de chaque satellite est de 1,09 kg. Une plaquette (5) d'épaisseur différente est
fixée sur chaque satellite afin de les identifier lors de leur passage devant le capteur de
déplacement et de déterminer leur position angulaire par rapport au top-tour (cf. Chapitre I,
partie II.4.1).
Les rails d'alimentation (6) de la piste sont en contact avec le collecteur d'alimentation situé sur
le corps de chaque satellite (7). Leur alimentation électrique nécessaire au pilotage des moteurs
est assurée par un collecteur fixe.
II. EXPERIMENTATION
Le banc d'essais ainsi que la partie mécanique du système d'équilibrage actif ont été présentés.
La partie expérimentale de l'étude comprend la description des matériels de commande et de
contrôle qui ont été choisis. Les essais réalisés sont ensuite décrits.
47
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Elle dispose de 4 sorties série permettant la liaison sous format RS 232 vers les cartes
contrôleurs des moteurs. Les paramètres, vitesse de transmission, nombre de bits, nombre de stop
bits et parité sont programmables.
♦ Le processeur central et le multiprocesseur (DS1003 et DS1201)
La première carte (DS1003) comporte un DSP (Digital Signal Processor) C40-50 MHz. Il est
chargé de la gestion du système multiprocesseur et des cartes d'acquisition et de restitution. Il
converse avec la carte DS1201 par quatre bus de communication internes. Cette seconde carte
comporte 4 DSP C40.
Moteur 1 Moteur 2
Cartes de puissance
SONCEBOZ
SMD 9102
Voies de
mesure Multiprocesseur dSPACE Contrôleurs
DS 1201 SONCEBOZ
... SMC 9210
1 liaison
4 Bus de
RS232
communication
Bus ISA
PC
⇓
Surveillance
Chargement des programmes
Modification temps-réel
Les cartes dSPACE sont reliées entre elles par un bus de communication rapide appelé PHS-bus.
L'ensemble est placé dans un PC mais fonctionne de manière autonome. Le PC permet la
programmation et le chargement des programmes. En outre, des logiciels spécialisés permettent
48
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
49
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
processeurs : le processeur central (master) et trois processeurs annexes (α, β et δ). La figure 2.5
présente la répartition des tâches dans le système.
Le processeur β est chargé du traitement des signaux filtrés {Ufilt}: il détermine l'amplitude et la
phase des vibrations Ai, Φi des NM voies de mesure. Il doit disposer du maximum de temps pour
le calcul. Il fonctionne à la fréquence Fe/3.
Le processeur δ gère les modules d'équilibrage : il calcule les coefficients d'influence et les
transmet au processeur central lors de la phase d'apprentissage. Lors de la phase d'exploitation, il
détecte les vitesses d'équilibrage, lit les matrices des coefficients d'influence chargées dans le
processeur central, il calcule le balourd de correction et envoie l'ordre de déplacement des
satellites vers les positions de correction. Il travaille au même rythme que β.
50
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Master
COCKPIT
Utop
ARRET
Commande 1
Pilotage des
Usat Acquisition moteurs
Opposition
Commande 2
NM×Uvib COCKPIT
Seuils de Déplacement
détection
Utop COCKPIT
MLIB ∆θ1
Usat Ai ∆θ2
=> Surveillance
Matrice [C]
NM×Uvib
Calcul de Ω Décimation
Buffer {Ai, φi}
Ω et θi EQUILIBRAGE
Calcul des
Filtrage {Ufilt}
{Ai, φi}
numérique
α :F e
β : F /3
e
δ : F /3
e
Ωmoy, θmoy_i
51
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Dans le cas le plus défavorable, l'incertitude absolue de mesure est de ± 1.6 deg.
L'erreur sur la mesure de positon des satellites influe sur le calcul de l'amplitude Bmes et la phase
Φmes du balourd résultant dont les expressions sont données en annexe A4.
L'incertitude de mesure sur l'amplitude du balourd résultant est :
∆B mes sin(θ1 + θ 2 )
= ∆θ (2.2)
B mes 1 + cos(θ1 − θ 2 )
Dans le cas le plus défavorable, l'incertitude relative de mesure est de 1.4 % soit une incertitude
absolue de ± 0.013 kg.m. Lors des essais, la distance à l'axe des masses étant constante, toutes
les corrections sont exprimées en grammes. L'incertitude sur l'amplitude du balourd mesuré est
alors de ± 28 g et l'incertitude sur la phase est de ± 1.6 deg.
II.3. Essais
La mise en œuvre de l'équilibrage automatique sur le banc d'essai est précédée du choix des
paramètres d'équilibrage et de la caractérisation des matrices associées aux vitesses d'équilibrage.
Les essais réalisés ensuite ont pour objectif de valider le système actif, de l'optimiser et d'en
évaluer les limites.
52
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
♦ Vitesses d'équilibrage
Le choix des vitesses d'équilibrage nécessite la prise en compte du temps de transmission des
commandes et du temps nécessaire pour que les satellites atteignent leur position finale. En
première estimation, le temps de transmission des commandes est évalué à 2 secondes et le
temps maximal de mise en place des corrections est estimé à 20 s. Ce dernier correspond à un
déplacement de 100 degrés à une vitesse angulaire de 5 deg/s (vitesse minimale de déplacement
angulaire des moteurs).
Pour cette application, la vitesse critique du rotor se situe aux alentours de 995 tr/mn et l'objectif
est de ne pas dépasser le niveau vibratoire de 100 µm aux points de mesure, valeur crête à crête
(c-à-c). Les vitesses d'équilibrage de montée en vitesse ont été choisies à Ωeq2 = 830 tr/mn et Ωeq3
= 916 tr/mn. Pour les forts déséquilibres, une vitesse supplémentaire est placée à Ωeq1 = 704
tr/mn. Une seule vitesse d'équilibrage à Ωeq4 = 1146 tr/mn a été utilisée pour le ralentissement
car la vitesse nominale de 1200 tr/mn est proche de la vitesse critique. Ces vitesses ont été
reportées sur les courbes de réponse en montée en vitesse et en ralentissement du banc d'essai
des figures 2.6 et 2.7.
53
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
200 180
160
150 140
120
40
0 20
700 800 900 1000 1100 1200 700 800 900 1000 1100 1200
Vitesse de rotation (tr/mn) Vitesse de rotation (tr/mn)
54
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Les indications numériques qui figurent sur l'écran sont : les positions angulaires moyennes et
instantanées des satellites, l'amplitude des vibrations pour les six voies de mesure, la vitesse de
rotation et l'amplitude et la phase du balourd résultant (balourd mesuré). A tout instant, une
commande "Mise en opposition / Arrêt" peut être envoyée pour mettre les satellites en opposition
de phase ou les arrêter. Les seuils de détection peuvent être réglés ainsi que le type de commande
des moteurs. Après lancement du programme, il est nécessaire d'initialiser manuellement le
dialogue avec les cartes contrôleurs des moteurs à l'aide du bouton "Initialisation du dialogue".
A chaque vitesse d'équilibrage, l'opérateur ordonne le déplacement des satellites pour générer le
balourd d'essai d'amplitude et phase désirées. Les masses d'essais mises en place sont choisies
afin de provoquer une variation de l'amplitude vibratoire significative supérieure à 20 µm crête à
crête. Les coefficients d'influence et la vitesse de rotation sont alors enregistrés à la demande de
l'opérateur qui clique sur "Acquisition de [C]".
55
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Un fichier contenant les matrices d'influence est alors généré par le programme. Pour plus de
souplesse, il est complété par des paramètres modifiables. Il s'agit de :
- la vitesse d'enregistrement du faux-rond en tr/mn, et pour chaque vitesse d'équilibrage :
- le paramètre de prise en compte éventuelle de la vitesse d'équilibrage , ce paramètre
vaut : 0 si la vitesse n'est pas utilisée,
1 (par défaut) si la vitesse est utilisée en montée en vitesse et en ralentissement,
2 si elle est utilisée en montée en vitesse uniquement,
3 si elle est utilisée en ralentissement uniquement,
4 pour la vitesse d'équilibrage nominale,
- la vitesse angulaire de déplacement des satellites en deg/s.
Les amplitudes et phases des coefficients d'influence sont ensuite mentionnés et exprimés
respectivement en µm/g crête à crête et en degrés.
Le couple des moteurs des satellites est donc maximal pour les vitesses de rotation élevées du
rotor.
56
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
En phase d'exploitation, l'écran de dialogue présenté figure 2.9 donne les mêmes informations
que celles de la phase d'apprentissage. Au lancement du programme, le fichier de configuration
doit être chargé sur les cartes avec "Chargement des matrices". Au passage des vitesses
d'équilibrage, le voyant "correction" s'allume et l'amplitude et la phase du balourd de correction
calculé, ainsi que les déplacements des satellites correspondants sont affichés. Le bouton
"Equilibrage nominal" permet de lancer un équilibrage à vitesse nominale.
57
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Les amplitudes vibratoires mesurées sur la voie 6 sont tracées sur la figure 2.10 lors d'une
montée en vitesse avec et sans équilibrage actif.
180
160
Montée avec
120 équilibrage actif
voie 6 (µm c-à-c)
100
80
60
40
20
600 700 800 900 1000 1100 1200
Pour la première vitesse d'équilibrage, le balourd de correction calculé par le dispositif est de 70
grammes à 11 deg. Le balourd de correction mesuré après correction est de 72 grammes à 11
degrés.
Pour la deuxième vitesse, le balourd de correction calculé est de 83 grammes à 10 deg. Le
balourd mesuré après correction est de 83 grammes à 10 degrés.
La réalisation de la correction calculée par le système est excellente. L'équilibrage de la vitesse
critique en montée est efficace : le positionnement de ces deux vitesses d'équilibrage a permis
dans ce cas de limiter le niveau vibratoire à 70 µm crête à crête sur toutes les voies, c'est-à-dire
30 µm crête-à-crête dus au balourd résiduel (le faux-rond, mesuré à 200 tr/mn est de 40 µm).
Les figures 2.11 et 2.12 présentent un essai avec trois vitesses d'équilibrage à Ωeq1 = 704 tr/mn,
Ωeq2 = 827 tr/mn et Ωeq3 = 917 tr/mn. L'amplitude du déplacement de la voie 6 avec et sans
équilibrage est présentée sur la figure 2.11 et l'amplitude et la phase du balourd de correction
calculé puis mesuré au passage de chaque vitesse d'équilibrage sur la figure 2.12.
58
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
220
200
180
160
Montée
voie 6 (µm c-à-c)
120
Montée avec
100 équilibrage actif
80
60
40
20
500 600 700 800 900 1000 1100 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
Figure 2.11 : Equilibrage actif à 704, 827 et 917 tr/mn en montée en vitesse
120 400
Amplitude du balourd de correction (g)
350 Commande
100 Mesure
300
80
250
60 200
Commande
150
40 Mesure
100
20
50
0 0
650 700 750 800 850 900 950 1000 650 700 750 800 850 900 950 1000
Vitesse de rotation (tr/mn) Vitesse de rotation (tr/mn)
Il peut être noté que la première vitesse d'équilibrage Ωeq1 = 704 tr/mn a peu d'effet car les
déplacements mesurés à cette vitesse sont proches de ceux du faux-rond. Le retard de correction
est visible sur les courbes de la figure 2.12. Il est en partie dû au temps de transmission des
commandes qui correspond à une évolution de la vitesse de rotation de 8 tr/mn environ. Ce retard
59
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
peut être augmenté lorsque les satellites se déplacent en opposition de phase en début de
correction.
Les déplacements au milieu du rotor ont été divisés par 3 et sont limités à 70 µm crête à crête au
passage de la vitesse critique.
Figure 2.13 : Equilibrage actif en montée en vitesse avec une forte masse de déséquilibre
60
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Dans ce cas, la vitesse d'équilibrage Ωeq1 = 704 tr/mn est indispensable car le niveau vibratoire à
cette vitesse est déjà important. Les deux autres vitesses servent à ajuster la correction, mais leur
effet est peu visible. Sans le dispositif d'équilibrage, l'amplitude des déplacements du disque
atteint 650 µm crête à crête. Avec l'équilibrage actif, les déplacements de toutes les voies de
mesure ne dépassent pas 100 µm crête à crête.
En ralentissement, l'équilibrage a été réalisé à Ωeq4 = 1147 tr/mn sans pré-équilibrage à la vitesse
nominale ni en montée en vitesse (figure 2.14).
300
voie 5 (µm c-à-c)
200 Ralentissement
sans équilibrage
Ralentissement avec
100
équilibrage actif
0
700 750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
800
Ralentissement
sans équilibrage
voie 6 (µm c-à-c)
600
Ralentissement avec
400 équilibrage actif
200
0
700 750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
Figure 2.14 : Equilibrage actif en ralentissement avec une forte masse de déséquilibre
Le balourd de correction calculé par le dispositif est de 466 grammes à 216 degrés. Le balourd
mesuré après correction est de 506 grammes à 214 degrés. Lors de cet essai, un des moteurs n'a
pas totalement réalisé le déplacement commandé ce qui a engendré une erreur de 40 g soit 8 %
d'erreur sur la correction. Cette défaillance technologique a été constatée à plusieurs reprises lors
des ralentissements après un certain nombre d'essais. En effet, pour la vitesse d'équilibrage en
ralentissement située au-dessus de la vitesse critique, les moteurs nécessitent un couple plus
important pour vaincre l'effet des forces centrifuges et demandent alors une puissance électrique
plus importante. Or, après un certain temps de fonctionnement de la machine, les balais
61
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Les essais avec masse de déséquilibre supplémentaire montrent l'efficacité de l'équilibrage dans
le cas de l'apparition de balourds importants. Le choix des vitesses d'équilibrage est alors
déterminant si un certain niveau de déplacement vibratoire ne doit pas être dépassé.
II.3.6. Conclusions
Les essais présentés montrent que la technique d'équilibrage actif choisie est efficace. La
technologie est bien adaptée au type de machine étudié, même si l'alimentation des moteurs qui
fait appel à une solution technique particulière pose encore quelques problèmes.
Les essais ont permis d'identifier les paramètres influant sur l'efficacité de l'équilibrage : la
fréquence d'échantillonnage et la masse des satellites. Ils constituent la limite technique
principale du système. Compte tenu des valeurs employées dans cette application, la précision de
la correction des vibrations est limitée à 20 µm crête à crête dans le cas le plus défavorable.
L'efficacité de l'équilibrage peut donc être accrue en augmentant la fréquence d'échantillonnage
ou en diminuant la masse des satellites.
62
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
III. SIMULATION
Il s'agit de montrer la fiabilité des résultats de l'équilibrage actif obtenus par simulation en les
comparant avec ceux de l'expérience. La démarche adoptée débute par la modélisation en
éléments finis du banc d'essai à l'aide d'un logiciel dédié aux machines tournantes. Le modèle est
ensuite recalé à partir des mesures en montée en vitesse et en ralentissement réalisées dans la
phase expérimentale. Les matrices caractéristiques du système sont alors récupérées afin de
simuler l'équilibrage actif du banc d'essai sous le logiciel SIMULINK.
Le rotor du banc d'essai dont le modèle est présenté figure 2.15 est modélisé par 49 éléments de
poutre, 7 disques dont le disque central, une frette et les accouplements. Les dix premiers modes
sont choisis pour la méthode pseudo-modale. Le logiciel utilisé permet la récupération des
matrices modales, caractéristiques du système, de dimension 10. L'amortissement est une
caractéristique difficile à prévoir de manière numérique. Afin de se recaler par rapport à la
mesure, les facteurs d'amortissement modaux identifiés expérimentalement sont introduits dans
le modèle.
63
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Dans un premier temps, les fréquences propres calculées du rotor en libre-libre sont comparées à
celles trouvées expérimentalement afin de valider le modèle. Les données sont regroupées dans
le tableau 2.3 et montrent que la modélisation est correcte.
Le diagramme de Campbell du banc d'essai est présenté sur la figure 2.16. Il met en évidence 4
fréquences propres dans la plage de rotation de la machine. En effet les fréquences numérotées 1
et 2 sont nulles car elles correspondent à des valeurs propres réelles. Les fréquences numérotées
3 et 4 présentent des facteurs d'amortissement modaux de l'ordre de 75 % sur toute la plage de
vitesse, leur effet n'est donc pas sensible lors de la réponse au balourd. Les fréquences 5 et 6 sont
les fréquences influentes qui correspondent au premier mode de flexion du rotor. Ces deux
fréquences, ainsi que les facteurs d'amortissement modaux correspondant α1 et α2 calculés à 900
64
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
tr/mn sont comparés aux valeurs identifiées expérimentalement dans le tableau 2.4. Les modes
correspondants sont présentés figure 2.17.
Mode 5 : Précession directe, F5 = 15.4 Hz, α5 = 8.9 % Mode 6 : Précession inverse, F6 = 16.6 Hz, α6 = 4.3 %
Figure 2.17 : Modes propres en rotation (900 tr/mn)
65
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
La validité du modèle est démontrée par les faibles écarts entre les fréquences propres, ainsi que
par les facteurs d'amortissement modaux qui sont du même ordre de grandeur. La vitesse critique
du banc d'essai est comprise entre 975 et 1010 tr/mn. Le diagramme de Campbell calculé révèle
deux vitesses critiques couplées à 930 tr/mn et 1000 tr/mn. L'écart entre le calcul et la mesure est
donc raisonnable. L'étude s'intéresse à la réponse aux balourds du banc d'essai étudiée dans la
partie suivante.
66
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Il faut noter que le plan d'équilibrage est différent du plan d'ajout de la masse et ceux-ci ne
correspondent pas à des nœuds du modèle. Le balourd résiduel ainsi que le balourd
supplémentaire sont donc ramenés aux deux nœuds en correspondance sur le rotor.
Pour la comparaison calculs / essais, des nœuds d'observation sont placés au niveau des plans de
mesure réels. Le faux-rond mesuré à 200 tr/mn est soustrait vectoriellement aux mesures. Les
comparaisons sont présentées sur les figures 2.18 à 2.20.
120
Voie 1 (µm c-à-c)
100
80
60
40
20
700 750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
150
100
50
0
700 750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
67
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
400
200
100
0
700 750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
600
400
200
0
700 750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
400
Voie 5 (µm c-à-c)
300
200
100
0
700 750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
600
400
200
0
700 750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
68
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Ω(t)
{q} {X}
Binitial MODELE MODAL [Φ]
Traitement
du Signal
Critère d’équilibrage
69
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
Le modèle modal de la structure est présenté dans le chapitre suivant. La structure en transitoire
de vitesse est soumise à un balourd initial et au balourd généré par les satellites. Le module
d'équilibrage et de pilotage utilise les informations : vitesse de rotation, amplitude et phase des
déplacements aux points de mesure.
avec :
[ M ] = [Φ]t [ M ][Φ] : matrice de masse réduite,
[C ] = [Φ] [C ][Φ]
p
t
p : matrice d'amortissement réduite,
[K ] = [Φ] [ K + K ][Φ]
t
p r : matrice de raideur réduite,
Le système d'équations différentielles (2.4) peut aussi s'écrire sous la forme suivante :
{q} = [M ]−1 [Φ]t {F}− [M ]−1 ( φ [ Cg ] + [ Cp ] ) {q }− [M ]−1 ( [K ] + φ[K g ] ) {q} (2.5)
Sa représentation sous forme de schéma blocs est présentée sur la figure 2.22.
70
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
[ M ] −1 [Φ ] t {F }
+
{q} {q } {q}
- ∫ ∫
-
+ [ M ]−1[C p ]
+ [ M ]−1[C g ]
×
φ
+ [ M ]− 1 [ K ]
+ [ M ]−1[ K g ]
×
φ
Le vecteur {F} représente les forces de balourds agissant sur la structure. Il contient des
coordonnées représentant le balourd initial qui ne varie pas en cours de simulation. Il contient
aussi le balourd dû aux satellites qui est modifié en fonction de l'équilibrage à réaliser. φ et φ ,
vitesse et accélération instantanées varient au cours du temps suivant les lois de montée en
vitesse et de ralentissement du banc d'essai.
L'algorithme de résolution utilisé est un algorithme linéaire à pas de temps constant, afin de
conserver le même mode de fonctionnement que le dispositif expérimental. Le pas de temps est
de 0.2 ms.
Les déplacements {X} de la structure sont déduits de {q}, de l'équation (2.3) et d'un module de
traitement du signal similaire au module expérimental.
71
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
IV.1. Comparaisons
Le cas de déséquilibre étudié et les paramètres d'équilibrage ont été présentés dans la partie
précédente. La comparaison est réalisée sous forme graphique pour les deux cas de transitoires
de vitesse. La valeur du faux-rond mesuré à 200 tr/mn est soustraite vectoriellement aux
mesures.
72
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
150
Voie 1 ( µm c-à-c)
100
50
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200
150
Mesure sans équilibrage
Mesure avec équilibrage
100
50
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
73
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
300
Voie 3 ( µm c-à-c)
200
100
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200
200
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
400
Voie 5 ( µm c-à-c)
300
200
100
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200
200
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
74
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
La superposition des graphes montrent une bonne corrélation entre les déplacements mesurés et
calculés, avec et sans correction.
Les corrections mises en place dans l'équilibrage numérique sont comparées pour chaque vitesse
d'équilibrage à celles de l'expérimentation (tableau 2.5). Bc représente l'amplitude du balourd de
correction, et θc sa phase. La phase du balourd de correction expérimental tient compte du
décalage de 17 degrés entre les repères fixe et tournant.
Les écarts observés entre le calcul et l'expérience sont faibles. En montée en vitesse, la
modélisation de l'équilibrage actif permet donc de prévoir de manière précise, le comportement
expérimental du banc d'essai équipé du dispositif actif.
IV.1.2. Ralentissement
Les résultats d'équilibrage actif en ralentissement, dans le cas d'un fort déséquilibre sont
présentés sur les figures 2.26 à 2.28. La vitesse d'équilibrage utilisée est Ωeq4=1147 tr/mn.
75
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
150
Voie 1 ( µm c-à-c)
100
50
0
750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
50
0
750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
300
Voie 3 ( µm c-à-c)
200
100
0
750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
400
200
0
750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
76
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
400
200
100
0
750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
400
200
0
750 800 850 900 950 1000 1050 1100 1150 1200
Vitesse de rotation (tr/mn)
Comme pour le cas de l'équilibrage actif en montée en vitesse, la simulation fournit des
déplacements très proches des déplacements mesurés. La correction numérique présente un
faible écart par rapport à celle obtenue lors de l'expérience.
La dispersion de mesure observée au début de la phase de ralentissement à 1200 tr/mn sur le
banc d'essai se traduit par une différence d'amplitude entre les réponses avec et sans équilibrage.
77
Chapitre 2 : Application à un banc d'essai monorotor
IV.2. Conclusions
L'application expérimentale a permis de vérifier la faisabilité technologique et théorique de
l'équilibrage actif d'un rotor. La simulation permet de prévoir de manière précise, le
comportement de la machine équipée d'un dispositif d'équilibrage. Cette application est
cependant limitée à l'équilibrage actif d'une seule vitesse critique correspondant au premier mode
de flexion du rotor. Le plan d'équilibrage, situé au milieu du rotor a dans ce cas une efficacité
maximale. Les simulations traduisant fidèlement l'expérience, elles sont un moyen intéressant
pour évaluer les possibilités d'un tel dispositif appliqué à des machines de grandes dimensions du
domaine industriel.
78
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
Chapitre 3 :
Application à une ligne d’arbres industrielle
79
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
éléments de disque
I.2. Modélisation
Le modèle de la lignes d'arbre issu du logiciel EDF CADYRO a été transféré dans SYSROTOR
afin de simplifier la récupération de la base modale et des matrices modales. Le modèle
comporte 244 nœuds, soit 976 degrés de liberté et la base modale est constituée de 16 modes
réels. La table de groupe sur laquelle repose la machine est ici considérée comme infiniment
rigide.
Le diagramme de Campbell obtenu est présenté sur la figure 3.2. Le tableau 3.1 présente les
vitesses critiques, les facteurs d'amortissement modaux associés aux modes correspondants et les
éléments de la ligne d'arbres les plus particulièrement sollicités. Les modes propres de la
structure sont rassemblés en annexe A6.
80
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
facteur
N° Vitesse (tr/mn) d'amortissement Rotor sollicité
modal (%)
1 647 0.7
alternateur
2 658 0.4
3 795 1.1
rotors BP1 / HP
4 811 0.6
5 961 3.3
rotors BP2 / HP
6 1010 1.8
7 1153 4.4
rotor HP
8 1226 3
Le diagramme de Campbell fait apparaître huit vitesses critiques, mais compte tenu de leur
proximité elles sont le plus souvent confondues. Par exemple la première vitesse critique
81
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
"alternateur" est à 657 tr/mn et se trouve très proche des mesures sur site (2 % d'écart par rapport
à la vitesse critique mesurée à 633 tr/mn).
1600 1600
1200 1200
tr/mn
tr/mn
800 800
400 400
0 0
10 mn 12 mn 14 mn 16 mn 18 mn 11h45 12h 12h15 12h30 12h45 13h
82
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
0.05
0 0
600 650 700 750 800 850 900 950 1000 1050
0.05
0
0
600 650 700 750 800 850 900 950 1000 1050
Vitesse de rotation (tr/mn)
0.2
0
500 550 600 650 700 750 800 850 900
0.6
régime permanent
transitoire lent
0.4
transitoire rapide
z
0.2
0
500 550 600 650 700 750 800 850 900
Vitesse de rotation (tr/mn)
83
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
L'influence des phénomènes transitoires sont marqués pour une montée rapide en 5 mn et sont
encore visibles pour une montée lente (de 0 à 1500 tr/mn en 30 mn). Ils provoquent un retard
d'apparition des maxima d'amplitudes qui se traduit par un décalage fréquentiel, une diminution
des amplitudes maximales et des oscillations en aval de chaque vitesse critique. C'est pourquoi,
les effets du régime transitoire sont influents lors d'une montée en vitesse de la ligne d'arbres
alors que son comportement lors d'un ralentissement en 1h30 est proche de celui en régime
permanent.
♦ Plans de mesure
Les plans de mesure correspondent aux plans de surveillance de la machine sur site. Les capteurs
de déplacements sont situés dans des plans proches des paliers dans les directions horizontale et
verticale. Ces plans de mesure désignés par PM sont au nombre de six et sont indiqués sur la
figure 3.7. Leur désignation est explicitée dans le tableau 3.2.
84
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
♦ Plans d'équilibrage
Les plans d'équilibrage doivent se situer dans des plans accessibles de la ligne d'arbres, et
doivent permettre un montage relativement aisé des dispositifs. Les dispositifs d'équilibrage ont
été conçus pour être montés sur les accouplements. La ligne d'arbres comprend quatre
accouplements, le nombre de plans d'équilibrage est donc limité à quatre. Ces plans désignés par
PE1 à PE4 sont indiqués sur la figure 3.7.
PM2 PM3
PM1 PM4 PM5 PM6
PM : plan de mesure
PE : plan d’équilibrage
Pour l'équilibrage de toute la ligne d'arbres, les quatre plans sont utilisés. L'alternateur est une
partie de la ligne d'arbres particulièrement sollicitée par les forces de balourd. Si le nombre de
plans d'équilibrage doit être réduit, les plans situés de part et d'autre de l'alternateur, PE3 et PE4,
seront utilisés.
85
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
Montée en vitesse
0.18
- Ωeq1 = 550 tr/mn
0.16
(alternateur)
- Ωeq2 = 620 tr/mn 0.14
(alternateur) 0.12
Pal. 2H
(rotors BP1 et HP) 0.08
0
400 500 600 700 800 900 1000 1100 1200
Ralentissement
0.2
- Ωeq1 = 1050 tr/mn
0.18
( rotors BP2 et HP)
0.16
- Ωeq2 = 850 tr/mn
0.14
( rotors BP1 et HP)
0.12
- Ωeq3 = 730 tr/mn
Pal. 2H
0.1
(alternateur)
0.08
- Ωeq4 = 680 tr/mn
0.06
(alternateur)
0.04 Ωeq3
0
400 500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300 1400
Vitesse de rotation (tr/mn)
86
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
2 kg.m
0°
1.8 kg.m
90°
1.5 kg.m
180°
87
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
La correction calculée pour le plan d'équilibrage PE4 est très supérieure aux autres. Afin d'avoir
des moyens de correction comparables à l'équilibrage actif, ce balourd est limitée à 6.25 kg.m.
Les déplacements adimensionnés, en montée en vitesse sans équilibrage, avec équilibrage actif et
après adjonction des corrections de l'équilibrage multivitesse sont tracés sur les figures 3.11 et
3.12.
88
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
0.2
Sans équilibrage
Pal. 2H 0.15
Equilibrage multivitesse
0.1 Equilibrage actif
0.05
0
500 600 700 800 900 1000 1100
0.2
0.05
0
500 600 700 800 900 1000 1100
Vitesse de rotation (tr/mn)
0.5
0.3
Equilibrage actif
0.2
0.1
0
500 600 700 800 900 1000 1100
0.5
Sans équilibrage
0.4
Equilibrage multivitesse
Pal. 4V
0.2
0.1
0
500 600 700 800 900 1000 1100
Vitesse de rotation (tr/mn)
89
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
Pour l'équilibrage actif, les balourds de correction pour chaque vitesse d'équilibrage sont
présentés dans le tableau 3.4.
Ces résultats montrent que la correction maximale a été générée à quatre reprises (6.25 kg.m).
Les déplacements sont tout de même fortement diminués au passage des vitesses critiques et
l'équilibrage actif s'avère plus efficace que l'équilibrage multivitesse conventionnel.
III.2.2. Ralentissement
La ligne d'arbres est équilibrée au passage des vitesses 1050, 850, 730, et 680 tr/mn. La réponse
en ralentissement sans équilibrage, la réponse avec équilibrage actif et la réponse après
adjonction des balourds de correction calculés en équilibrage multivitesse sont tracées sur les
figures 3.13 et 3.14.
90
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
0.2
Sans équilibrage
0.15
Equilibrage multivitesse
Pal. 2H
0.05
0
500 600 700 800 900 1000 1100
0.2
Sans équilibrage
0.15 Equilibrage multivitesse
Pal. 2V
Equilibrage actif
0.1
0.05
0
500 600 700 800 900 1000 1100
Vitesse de rotation (tr/mn)
0.6
Sans équilibrage
0.4 Equilibrage multivitesse
Pal. 4H
Equilibrage actif
0.2
0
500 600 700 800 900 1000 1100
0.6
Sans équilibrage
0.4 Equilibrage multivitesse
Pal. 4V
Equilibrage actif
0.2
0
500 600 700 800 900 1000 1100
Vitesse de rotation (tr/mn)
91
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
Pour l'équilibrage multivitesse appliqué à 1050, 850, 730 et 680 tr/mn les corrections calculées
sont regroupées dans le tableau 3.5.
Pour l'équilibrage actif les balourds de correction mis en place à chaque vitesse d'équilibrage
sont présentés dans le tableau 3.6.
92
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
0.8 0.8
0.6 0.6
BP1 H
BP1 V
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
500 600 700 800 900 1000 1100 500 600 700 800 900 1000 1100
1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
BP2 H
BP2 V
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
500 600 700 800 900 1000 1100 500 600 700 800 900 1000 1100
3 3
Sans équilibrage
2 Equilibrage actif 2
Alt. H
Alt. V
1 1
0 0
500 600 700 800 900 1000 1100 500 600 700 800 900 1000 1100
Vitesse (tr/mn) Vitesse (tr/mn)
93
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
Montée en 50 mn Montée en 5 mn
0.15 0.15
Pal. 3H
0.1
Pal. 3H
0.1
0.05 0.05
0 0
600 650 700 750 800 850 900 600 650 700 750 800 850 900
0.15 0.15
Pal. 3V
0.1
Pal. 3V
0.1
0.05 0.05
0 0
600 650 700 750 800 850 900 600 650 700 750 800 850 900
Vitesse de rotation (tr/mn) Vitesse de rotation (tr/mn)
0.6 0.6
Pal. 4H
0.4
Pal. 4H
0.4
0.2 0.2
0 0
600 650 700 750 800 850 900 600 650 700 750 800 850 900
0.6 0.6
Sans équilibrage
Pal. 4V
Pal. 4V
0.2 0.2
0 0
600 650 700 750 800 850 900 600 650 700 750 800 850 900
94
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
La comparaison de l'équilibrage actif pour une montée lente (50 mn) et pour une montée rapide
(5 mn) permet d'évaluer l'influence des effets transitoires sur la figure 3.16. En montée lente
deux vitesses critiques se distinguent aux alentours de 660 tr/mn et deux autres aux alentours de
820 tr/mn. Par contre en montée rapide, un glissement global des pics vers la droite est observé.
Le couplage est plus important et les vitesses critiques étant proches, seul deux pic sont visibles
aux alentours de 663 et 813 tr/mn. L'efficacité de l'équilibrage actif est alors quantifiée par le
rapport des amplitudes maximales avec et sans correction. Ainsi, lors d'une montée en vitesse
lente ou d'un ralentissement, les déplacements au niveau des vitesses critiques sont divisés par
3.3 en moyenne. Lors d'une montée en vitesse rapide, ce rapport est environ égal à 2.
Le régime de rotation a donc des effets significatifs et le processus d'équilibrage actif tel qu'il a
été conçu ne pourra pas être utilisé dans le cas des machines soumises à des transitoires rapides.
Les courbes de la figure 3.17 montrent l'influence prépondérante de la masse des satellites sur
l'efficacité de l'équilibrage. La masse de 1.1 kg est trop faible pour avoir un effet suffisant lors de
l'équilibrage d'un groupe turboalternateur. Par contre, celle de 9.6 kg est adaptée à ce cas.
Cependant, une telle masse engendre des efforts importants lors de la rotation des rotors, ce qui
induit une déformation de la piste ainsi que des frottements accrus. Des problèmes de conception
technologiques devront alors être résolus. Le dimensionnement des dispositifs doit être adaptée
au type de machine à équilibrer, au type de déséquilibre qu'il faut corriger, au déséquilibre
résiduel admissible et aux contraintes techniques.
95
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
0.2 0.2
Pal. 2H
Pal. 2H
0.1 0.1
0 0
600 650 700 750 800 850 900 600 650 700 750 800 850 900
0.2 0.2
Pal. 2V
Pal. 2V
0.1 0.1
0 0
600 650 700 750 800 850 900 600 650 700 750 800 850 900
0.6 0.6
Pal. 4H
Pal. 4H
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
600 650 700 750 800 850 900 600 650 700 750 800 850 900
0.6 0.6
Sans équilibrage
Pal. 4V
Pal. 4V
0.4 0.4
Equilibrage actif
0.2 0.2
0 0
600 650 700 750 800 850 900 600 650 700 750 800 850 900
96
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
l'équilibrage actif de l'alternateur réalisé à l'aide de deux dispositifs placés dans les plans PE3 et
PE4, de part et d'autre de l'alternateur (figure 3.18).
OBSERVATION OBSERVATION
PE3 PE4
PM2 PM3
PM1 PM4 PM5 PM6
PM : plan de mesure
PE : plan d’équilibrage
Tous les plans de mesure sont utilisés pour le calcul des corrections. Les plans PM2 et PM4 sont
pris comme plans d'observation pour évaluer l'efficacité de l'équilibrage.
97
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
Pal. 2H
0.1
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300
0.2
Pal. 2V
0.1
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300
0.4
Sans équilibrage
Pal. 4H
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300
0.4
Pal. 4V
0.2
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300
Vitesse de rotation (tr/mn)
Les niveaux vibratoires après équilibrage montrent que l'objectif est atteint puisque les
déplacements au passage de la première vitesse critique à 670 tr/mn sont divisés par 3. Les
déplacements au passage de la deuxième vitesse critique à 830 tr/mn ne sont pas ou peu modifiés
car les plans d'équilibrage PE3 et PE4 ont très peu d'effet sur les plans de mesure éloignés tels
que PM1 et PM2. Une légère augmentation du niveau vibratoire au passage de cette vitesse
critique au point de mesure "Pal. 2H" peut être notée. La méthode des coefficients d'influence
minimise en effet l'énergie globale des déplacements de la ligne d'arbres. Il peut donc arriver que
certains plans de mesure subissent une augmentation des déplacements.
98
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
III.3.2. Ralentissement
La ligne d'arbres est équilibrée au passage des vitesses 1050, 850, 730, et 680 tr/mn. Les résultats
des simulations sont présentés figure 3.20.
0.1
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300
0.2
Pal. 2V
0.1
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300
0.6
Sans équilibrage
Pal. 4H
0.4
Equilibrage actif
0.2
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300
0.6
Pal. 4V
0.4
0.2
0
500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300
Vitesse de rotation (tr/mn)
En ralentissement, l'équilibrage actif en deux plans est très efficace. Les déplacements sont
divisés par 4 au passage de la première vitesse critique (vitesse critique "alternateur") et sont
aussi fortement atténués au passage de la deuxième vitesse critique. Il peut encore être observé
que l'équilibrage actif est sensiblement plus efficace en ralentissement.
99
Chapitre 3 : Application à une ligne d'arbres industrielle
III.3.3. Conclusion
Les simulations ont montré la faisabilité de l'équilibrage actif d'une machine multirotor
industrielle en mettant en évidence l'influence du dimensionnement des dispositifs et de
l'accélération lors des transitoires de vitesse. De plus, dans le cas d'une machine multirotor, il est
possible de cibler les corrections sur le rotor qui pose des problèmes vibratoires particuliers et
l'équilibrage actif est alors adapté.
100
Conclusion générale et perspectives
Les problèmes vibratoires des machines tournantes demeurent préoccupants malgré les progrès
réalisés ces dernières années dans leur conception. Les balourds en sont une cause des plus
importantes. L'étude bibliographique met en évidence l'intérêt de concevoir un système
d'équilibrage actif adapté aux machines de grandes dimensions en régimes permanent et
transitoire.
Les principes du système d'équilibrage actif étudié sont développés dans la première partie. La
correction du balourd est réalisée à partir du contrôle en position angulaire de deux masses
identiques situées dans un même plan et à une distance constante de l'axe de rotation du rotor. Les
corrections sont calculées à l'aide de la méthode des coefficients d'influence, méthode choisie pour
son efficacité et sa facilité de mise en œuvre. L'algorithme du chemin optimal pour le déplacement
des balourds de correction, les algorithmes de mesure de leur position angulaire et de traitement du
signal sont ensuite explicités. La stratégie de correction est enfin élaborée : les corrections
automatiques sont réalisées au passage de vitesses prédéterminées qui sont choisies pour assurer le
minimum de vibrations au passage des vitesses critiques, ainsi qu'à la vitesse nominale de
fonctionnement de la machine. La mise en œuvre de cette stratégie est effectuée en deux étapes :
une étape préalable de caractérisation des matrices des coefficients d'influence, et une étape de
correction durant la phase d'exploitation de la machine.
La deuxième partie de l'étude concerne une application de l'équilibrage actif à un banc d'essai
monorotor. Le banc d'essai est tout d'abord décrit ainsi que le dispositif d'équilibrage monté au
milieu du rotor. Les matériels de mesure, de contrôle et de commande utilisés lors de la phase
expérimentale sont présentés. Ensuite, plusieurs séries d'équilibrage sont réalisées, avec et sans
masse de déséquilibre additionnelle, en montée en vitesse et en ralentissement. Avec le dispositif
d'équilibrage actif, les déplacements du rotor sont fortement diminués au passage de la vitesse
critique. Ces résultats montrent l'efficacité de l'équilibrage actif, valident la technologie adoptée
ainsi que la stratégie d'équilibrage élaborée. Un modèle éléments finis du banc d'essai est ensuite
construit et validé par comparaison avec les réponses au balourd expérimentales. Des simulations
101
Conclusion générale et perspectives
d'équilibrage actif sont réalisées en montée en vitesse et en ralentissement et sont comparés aux
mesures. Ces résultats montrent que la prévision des déplacements du banc d'essai équipé d'un
dispositif actif est précise et valident la modélisation et la procédure de simulation.
La troisième partie présente une application numérique de l'équilibrage actif d'un groupe
turboalternateur industriel. La ligne d'arbres modélisée en éléments finis est équipée de quatre
dispositifs actifs qui ont été redimensionnés pour tenir compte des dimensions des rotors. Elle est
équilibrée en montée en vitesse et en ralentissement au passage de huit vitesses critiques en
utilisant les lois de variation de vitesse issues de mesures sur site. Les simulations montrent que la
ligne d'arbres est bien équilibrée lors des transitoires de vitesse et qu'aucun effet indésirable dû à
l'utilisation simultanée de plusieurs dispositifs n'est observé. L'influence des effets transitoires est
mise en évidence par l'évaluation de l'efficacité de l'équilibrage actif en fonction du temps de
montée ou de ralentissement. La procédure met en œuvre là encore, la méthode des coefficients
d'influence. L'équilibrage actif est alors sensiblement meilleur en ralentissement où l'influence de
l'accélération est moins importante qu'en montée en vitesse. Mais que ce soit en phase de montée
en vitesse ou en phase de ralentissement, il demeure plus efficace que l'équilibrage multivitesse
conventionnel. Des simulations permettent ensuite de souligner l'importance du dimensionnement
des masses de correction en fonction des déséquilibres à corriger et donc du type de machine. Le
système tel qu'il a été conçu permet de diviser par deux ou trois les déplacements au passage des
vitesses critiques du groupe turboalternateur. Enfin, pour montrer les possibilités d'équilibrage,
une dernière simulation de l'équilibrage ciblé sur l'alternateur est présentée. Deux dispositifs actifs
sont alors suffisants pour maîtriser les vibrations.
Cette étude a permis de valider ce concept d'équilibrage actif dans le cadre de machines monorotor
et multirotor de grandes dimensions. Elle a mis en évidence les conditions pour lesquelles
l'efficacité est optimale : une technologie adaptée au type de machine à équilibrer et des effets
transitoires négligeables. Les limites du système tel qu'il a été conçu reposent sur l'utilisation de la
méthode des coefficients d'influence qui impose une caractérisation de la machine en régime
permanent et une intervention à des vitesses prédéterminées. Pour la suite, il semble intéressant de
déterminer une méthode de caractérisation des coefficients d'influence sur toute la plage de vitesse
afin d'intervenir dès le dépassement d'un niveau vibratoire prédéfini. Une caractérisation continue
de la machine permettrait en outre de réaliser un équilibrage en boucle fermée pour une meilleure
maîtrise des déplacements des rotors. Des techniques d'identification pourraient être utilisées dans
102
Conclusion générale et perspectives
ce but et permettraient de tenir compte des effets transitoires pour limiter leur influence sur la
qualité de l'équilibrage obtenue.
Le concept d'équilibrage actif développé dans cette étude a été appliqué avec succès à des
machines tournantes de grandes dimensions. Il peut par conséquent être étendu à d'autres machines
au moyen d'une adaptation de la technologie des dispositifs d'équilibrage. De plus, les défauts de
balourd sont inévitables, il peut donc être envisagé de concevoir des machines équipées de
dispositifs actifs dès leur conception ce qui permettrait un positionnement des plans d'équilibrage
et une conception des dispositifs optimisés.
103
Références bibliographiques
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
104
Références bibliographiques
105
Références bibliographiques
[MEN96] MENZ I., GASCH R., Instationary Balancing of Rigid Rotors in the Time-
domain Theory and Experimental Results, London : Institution of Mechanical
Engineers, 1996, preprint IMechE C500/014, 9p.
106
Annexe A1
ANNEXE A1
Etude du chemin optimal
L/3 2L/3
3L/4
L/4 x
y
Le rotor est de masse négligeable par rapport au disque supposé indéformable, situé au tiers de sa
longueur. Les deux extrémités du rotor sont en appui. La pesanteur et les amortissements sont négligés.
Le modèle comporte quatre balourds :
- deux balourds situés sur l'arbre en L/4 et 3L/4, de masse mu et de positions angulaires φ1 et φ2,
situés à une distance r de l'axe de rotation,
- deux balourds représentant les satellites, de masse mSat et de positions angulaires θ1 et θ2 situés à
une distance R de l'axe de rotation.
La méthode numérique choisie pour avoir un système à 2 ddl est celle de Rayleigh-Ritz. Les
déplacements dans les directions x et z sont cherchés sous la forme :
u(t,y) = q1(t) f(y)
w(t,y) = q2(t) f(y)
où f(y) est la fonction de déplacement choisie pour étudier le comportement vibratoire autour du
deuxième mode de flexion : f(y) = sin(2πy/L).
Compte tenu de ces hypothèses, et d'après [LAL98] les équations de mouvement du système sont de la
forme suivante :
107
Annexe A1
L
EI
k= ∫h
2
avec : ( y) dy
2 0
L L
L L
m = m D f ( ) + I Dx g 2 ( ) + ρ S ∫ f 2 ( y) dy + ρ I ∫ g 2 ( y) dy
2
2 2 0 0
L
L
a = I Dy g 2 ( ) + 2ρ I ∫ g 2 ( y) dy
2 0
L 3L
m u* = mu r Ω2 f ( ) = mu r Ω2 f ( ) = m u r Ω2
4 4
L 3
m *sat = m sat R Ω 2 f ( ) = m sat R Ω 2
3 2
π 2πy
g( y) = f ( y) = cos( )
L L
π 2πy
h ( y) = f( y) = − ( ) 2 sin( )
L L
et
E, ρ : module d'Young et masse volumique du matériau constituant le rotor,
S, I : section et moment d'inertie de l'arbre autour de son axe, r : rayon de l'arbre,
mD : masse du disque, R : rayon du disque,
Idy : inertie de torsion du disque,
Idx : inertie de flexion du disque,
[( m*u (cos φ1 + cosφ 2 ) + msat * (cosθ1 + cosθ2 )) sin(Ωt ) + ( m*u (sin φ1 + sin φ 2 ) + msat * (sin θ1 + sin θ2 )) cos(Ωt )]
q1 =
k + (a − m)Ω2
[−(m*u (cosφ1 + cosφ 2 ) + msat * (cosθ1 + cosθ2 )) sin(Ωt) + (m*u (sin φ1 + sin φ 2 ) + msat * (sin θ1 + sin θ2 )) cos(Ωt)]
q 2 =
k + (a − m)Ω2
A = u 2 + w 2 = f ( y) 2 (q12 + q 22 )
2 2 2 2
Ω 2 2m*u + 2m*S + 2m*u cos( φ1 − φ2 ) + 2m*S cos( φS 1 − φS 2 ) + 2m*u m*S [cos(φ1 − φS 1 ) + cos( φ1 − φS 2 ) + cos( φ2 − φS 1 ) + cos( φ2 − φS 2 )]
A=
k + ( a − m )Ω 2
108
Annexe A1
L'expression de l'amplitude maximale des vibrations en fonction de la position des satellites permet
d'étudier l'influence de leur trajectoire sur le niveau vibratoire du disque. Pour simplifier l'application
numérique, l'expression A/C0 sera utilisée avec :
Ω2
C0 =
k + ( a − m )Ω 2
Pour cette étude analytique, le balourd de correction situé sur le disque est calculé en fonction des
caractéristiques des déséquilibres situés sur l'arbre. On résout :
L L
B c f ( ) e j ( θc + π) = m u r f ( )(e j φ1 + e j φ2 )
3 4
d'où
φ1 + φ 2 φ1 + φ 2 φ − φ2
θc = ou θ c = + π si cos( 1 )<0
2 2 2
4m u r φ1 − φ 2
Bc = cos( )
3 2
Lorsque les satellites sont placés de manière à générer ce balourd de correction, l'amplitude des
déplacements est nulle.
109
Annexe A1
Un programme détermine la trajectoire des satellites à partir de leurs positions initiales et de la position
du balourd à corriger. Le critère de déplacement choisi s'appuie sur l'étude des différents cas de figure
possible (positions initiales des satellites par rapport aux balourds perturbateurs). La validation est
réalisée avec une fonction de génération aléatoire des positions des balourds perturbateurs et des positions
initiales des satellites afin d'envisager tous les cas possibles.
Les résultats obtenus dans quelques cas de figures sont présentés ci-dessous.
110
Annexe A1
Deux types de déplacement sont étudiés : vitesses de déplacement identiques pour les deux satellites ou
temps de déplacement égaux. La diminution des vibrations est assurée quelque soit le moyen choisi.
111
Annexe A2
ANNEXE A2
Organigramme de calcul de la position des satellites
Soit :
Utop : signal du top-tour,
Usat : signal du capteur des satellites,
Usat-idt : signal du capteur des satellites à i pas d'échantillonnage,
Seuil 0 : seuil de reconnaissance du passage du top-tour,
Seuil 1 : seuil de reconnaissance du passage du front montant (seuil bas),
Seuil 2 : seuil de différenciation des satellites (seuil haut),
période : période de rotation,
pas : pas d'échantillonnage,
compteur : compteur des pas de temps,
compt_tr : compteur de tours,
T_passage : temps de passage du front montant (Usat),
passage : témoin du passage du front montant,
Mmax : maximum des maxima calculés depuis le passage du front montant,
NP : nombre de points choisi pour la détermination des maxima,
maxi : maximum des NP points étudiés,
et :
Ω : vitesse de rotation,
Ωmoy : vitesse de rotation moyenne déterminée sur 11 tours,
θinst1 : position instantanée du satellite 1 (deg),
θinst2 : position instantanée du satellite 2 (deg),
θmoy1 : position moyennée du satellite 1 (deg),
θmoy2 : position moyennée du satellite 2 (deg),
Bmes : balourd créé par les satellites calculé à partir des positions moyennées (g),
φmes : position du balourd créé par les satellites (deg).
112
Annexe A2
compt_tr ≥ 2
OUI
passage = 1
maxi = Usat
NON
i=0
OUI
Usat-idt > maxi
maxi = Usat-idt
NON
i = i+1
OUI
i < NP
OUI
maxi ≥ Mmax
Usat-(i+1)dt = Usat-idt
(i = 0..(NP-1)
113
Annexe A2
0.716(πf ac ∆t ) 3
c 1 = c 4 =
. (πf ac ∆t ) 2 + 0.716( πf ac ∆t ) 3
. ( πf ac ∆t ) + 1535
1 + 1253
c 2 = c 3 = 3c 1
. ( πf ac ∆t ) 2 + 3 × (πf ac ∆t ) 3
−3 − 1.253(πf ac ∆t ) + 1535
c 5 =
. (πf ac ∆t ) 2 + 0.716( πf ac ∆t ) 3
1 + 1.253( πf ac ∆t ) + 1535
. ( πf ac ∆t ) 2 + 3 × 0.716( πf ac ∆t ) 3
3 − 1.253(πf ac ∆t ) − 1535
c 6 =
. ( πf ac ∆t ) 2 + 0.716(πf ac ∆t ) 3
1 + 1.253(πf ac ∆t ) + 1535
. (πf ac ∆t ) 2 + 0.716 × ( πf ac ∆t ) 3
−1 + 1.253( πf ac ∆t ) − 1535
c =
7 . ( πf ac ∆t ) 2 + 0.716(πf ac ∆t ) 3
1 + 1.253(πf ac ∆t ) + 1535
∆t : pas d'échantillonnage,
fac : la fréquence de coupure fonction de la vitesse de rotation.
114
Ω U to p S e u il0 U filt
O rg an igram m e d e d ecim 6v m .c
so u s-éch a n tillo n n a ge et v ectorisatio n d es m esu res v ib ra to ires
MUX
p a s= 6 0 × N P E R /( Ω × (N P T S -1 ))
U to p ≥ S e u il0
et
U to p ≤ S e u il0
n pe r = n pe r+ 1
n pe r = 1
n pe r ≠ 0
b uffe r[0 ]= U filt
k = k+ 1
i= i+ 1
n 0 = flo o r(k × p a s/ ∆ t) i = n0 + 1
a c qu is = 1 n pe r = N P E R + 1
te m o in = 0
k × p as − ∆ t × ( i − 1)
b u ffer ( k ) = [ U filt − U filt − 1 ] + U filt − 1
∆t
b uffe r[N P T S -1]= U filt
n pe r = 0
a c qu is = 0
k = k+ 1
n 0 = flo o r(k × p a s/ ∆ t)
a c qu is = 0
m ise à jou r de s so rtie s
te m o in = 1
U filt_ 1 = U filt
115
Annexe A3
ANNEXE A3
Le banc d'essai
Ø1250
Ø970
Ø850
Ø620
Ø330
35
100 100
60 60
250.4
116
Annexe A3
273.8°
y
93.8°
Début du 1er arc actif : 93.8°
Début du 2ème arc actif : 273.8°
Amplitude angulaire des arcs : 172.4°
Longueur de la rainure : 204 mm
x
Rainures d'alimentation
Coefficients de palier
1,80E+09
1,60E+09
1,40E+09
1,20E+09
1,00E+09
raideurs (N/m)
Kxx N/m
8,00E+08 Kzz N/m
Kxz N/m
6,00E+08
Kzx N/m
4,00E+08
2,00E+08
0,00E+00
0 500 1000 1500 2000
-2,00E+08
-4,00E+08
vitesse de rotation (tr/mn)
1,40E+08
1,20E+08
1,00E+08
amortissements (N.s/m)
2,00E+07
0,00E+00
0 500 1000 1500 2000
-2,00E+07
vitesse de rotation (tr/mn)
117
Annexe A4
ANNEXE A4
Incertitudes de mesure théoriques
♦ Notations
Ω : vitesse de rotation,
τr : période de rotation,
θi : position angulaire du satellite i,
τi : temps de passage du satellite i par rapport au top-tour,
Te : période d'échantillonnage,
Fe : fréquence d'échantillonnage,
Bmes : amplitude du balourd mesuré (balourd résultant),
Φmes : phase du balourd mesuré,
msat : masse des satellites,
r : position du centre de gravité des satellites par rapport à l'axe de rotation.
♦ Vitesse de rotation
60
Vitesse de rotation : Ω= (tr/mn)
τr
∆Ω 2Te F
Incertitude relative : = =2 r
Ω τr Fe
Fr Ω2
Incertitude absolue : ∆Ω = 2 =
Fe 30Fe
θτ r
car τ i =
2π
2Fr
Incertitude absolue : ∆θ i = ( θ i + 2 π)
Fe
Avec une moyenne arithmétique ou linéaire (N valeurs) :
2Fr
∆θ i = ( θ i + 2 π) / N
Fe
118
Annexe A4
♦ Balourd mesuré
Amplitude Bmes : B mes = m sat × r 2 + 2 cos(θ1 − θ 2 )
En négligeant les incertitudes sur la masse des satellites et le rayon de la piste :
∆B mes sin(θ1 + θ 2 )
Incertitude relative : = ∆θ
B mes 1 + cos(θ1 − θ 2 )
∆B mes ∆θ
= dans le cas le plus défavorable
B mes 2
sin θ1 + sin θ 2
Phase Φmes : Φ mes = a tan [π]
cos θ1 + cos θ 2
119
Annexe A5
ANNEXE A5
Fichier des coefficients d'influence
FICHIER DE CONFIGURATION
Vitesse d enregistrement du faux-rond (tr/mn)
200.00
Condition sur le niveau vibratoire / faux-rond (non utilisé)
0
Vitesses d équilibrage, paramètres
et matrice des coeff. d influence associés
705.35
2
15
0.0485271178 0.0285230931 0.1706025451 0.1728931814 0.1585115194 0.1563201249
105.90 242.51 134.95 62.40 132.27 61.41
827.69
2
10
0.0912360474 0.0298857298 0.3390985727 0.3943639398 0.3244200945 0.3594161868
89.23 179.34 112.10 46.94 108.97 46.11
916.28
2
10
0.1490731239 0.0324164145 0.5104838610 0.8598891497 0.4870687723 0.7907652259
60.34 141.53 83.52 21.84 78.91 21.39
1146.73
3
5
0.1070686206 0.0293593183 0.4370300472 0.4578093886 0.4199951887 0.4427466989
341.25 38.43 7.96 253.96 4.71 253.01
1204.82
4
5
0.0938993171 0.0283774585 0.3754999042 0.3593151569 0.3662298918 0.3503880203
333.21 42.94 2.02 254.88 359.38 253.79
120
Annexe A6
ANNEXE A6
Modes propres en rotation du groupe turboalternateur
Mode 1 : vitesse = 1000 tr/mn, précession inverse, Fact. d'amort. = 0.73 %, Fréq. = 10.8 Hz
Mode 2 : vitesse = 1000 tr/mn, précession directe, Fact. d'amort. = 0.4 %, Fréq. = 10.96 Hz
Mode 3 : vitesse = 1000 tr/mn, précession inverse, Fact. d'amort. = 1.1 %, Fréq. = 13.25 Hz
121
Annexe A6
Mode 4 : vitesse = 1000 tr/mn, précession directe, Fact. d'amort. = 0.63 %, Fréq. = 13.52 Hz
Mode 5 : vitesse = 1000 tr/mn, précession inverse, Fact. d'amort. = 0.33 %, Fréq. = 16.1 Hz
Mode 6 : vitesse = 1000 tr/mn, précession directe, fact. d'amort. = 1.77 %, Fréq. = 16.84 Hz
122
Annexe A6
Mode 7 : vitesse = 1000 tr/mn, précession inverse, Fact. d'amort. = 4.36 %, Fréq. = 19.22 Hz
Mode 8 : vitesse = 1000 tr/mn, précession directe, Fact. d'amort. = 3.02 %, Fréq. = 20.43 Hz
123
FIGURES ET TABLEAUX
FIGURES
Chapitre 1
1.1 : Repère de référence du disque ........................................................................................17
1.2 : Répartition du balourd sur le rotor.................................................................................19
1.3 : Modélisation de la répartition du balourd sur le rotor...................................................19
1.4 : Paramétrage du balourd .................................................................................................20
1.5 : Modèle de palier..............................................................................................................20
1.6 : Génération d'un balourd à partir de deux masses ..........................................................23
1.7 : Schéma de principe de l'équilibrage actif .......................................................................24
1.8 : Positions de correction....................................................................................................28
1.9 : Exemples de configuration de déplacement des satellites...............................................30
1.10 : Dispositif de mesure de la position des satellites et du top-tour.....................................31
1.11 : Principe de détermination de la phase des satellites et de la période de rotation..........32
1.12 : Exemple de détermination des paramètres de mesure ....................................................33
1.13 : Positionnement des vitesses d'équilibrage ......................................................................38
1.14 : Organisation de la phase d'apprentissage pour NP plans d'équilibrage........................40
1.15 : Organisation de la phase d'exploitation pour NP plans d'équilibrage...........................41
1.16 : Schéma synoptique du système d'équilibrage actif .........................................................42
Chapitre 2
2.1 : Photo du banc d'essai......................................................................................................44
2.2 : Schéma du banc d'essai ...................................................................................................45
2.3 : Le satellite sur la piste.....................................................................................................46
2.4 : Le système de contrôle expérimental...............................................................................48
2.5 : Répartition des tâches dans le système multiprocesseur.................................................51
2.6 : Positionnement des vitesses d'équilibrage en montée en vitesse.....................................54
2.7 : Positionnement des vitesses d'équilibrage en ralentissement .........................................54
2.8 : Ecran de dialogue de la phase d'apprentissage ..............................................................55
2.9 : Ecran de dialogue de la phase d'exploitation .................................................................57
2.10 : Equilibrage actif à 830 et 917 tr/mn en montée en vitesse..............................................58
2.11 : Equilibrage actif à 704, 830 et 917 tr/mn en montée en vitesse......................................59
2.12 : Amplitude et phase des balourds de correction successifs..............................................59
2.13 : Equilibrage actif en montée en vitesse avec une forte masse de déséquilibre ................60
2.14 : Equilibrage actif en ralentissement avec une forte masse de déséquilibre.....................61
2.15 : Modèle du rotor du banc d'essai .....................................................................................64
2.16 : Diagramme de Campbell du banc d'essai .......................................................................65
2.17 : Modes propres en rotation (900 tr/mn)...........................................................................65
2.18 : Réponse au balourd de 363 g à 0 deg - Plan de mesure 1 ..............................................67
2.19 : Réponse au balourd de 363 g à 0 deg - Plan de mesure 2 ..............................................68
2.20 : Réponse au balourd de 363 g à 0 deg - Plan de mesure 3 ..............................................68
2.21 : Schéma de simulation......................................................................................................69
2.22 : Schéma de résolution du système d'équation ..................................................................71
2.23 : Déplacements en montée en vitesse - Plan de mesure 1 .................................................73
2.24 : Déplacements en montée en vitesse - Plan de mesure 2 .................................................74
2.25 : Déplacements en montée en vitesse - Plan de mesure 3 .................................................74
2.26 : Déplacements en ralentissement - Plan de mesure 1 ......................................................76
2.27 : Déplacements en ralentissement - Plan de mesure 2 ......................................................76
124
2.28 : Déplacements en ralentissement - Plan de mesure 3 ......................................................77
Chapitre 3
3.1 : Modèle du groupe turboalternateur de type CP2 ...........................................................80
3.2 : Diagramme de Campbell du groupe turboalternateur....................................................81
3.3 : Mesure de la vitesse en montée .......................................................................................82
3.4 : Mesure de la vitesse en ralentissement ...........................................................................82
3.5 : Déplacements adimensionnés au niveau du palier BP1-BP2 .........................................83
3.6 : Déplacements adimensionnés au niveau du palier BP2-Alt ...........................................83
3.7 : Position des plans de mesure et des plans d'équilibrage ................................................85
3.8 : Positionnement des vitesses d'équilibrage en montée en vitesse.....................................86
3.9 : Positionnement des vitesses d'équilibrage en ralentissement .........................................86
3.10 : Déséquilibre initial de la ligne d'arbres..........................................................................87
3.11 : Déplacements adimensionnés en montée en vitesse - Plan de mesure 2.........................89
3.12 : Déplacements adimensionnés en montée en vitesse - Plan de mesure 4.........................89
3.13 : Déplacements adimensionnés en ralentissement - Plan de mesure 2 .............................91
3.14 : Déplacements adimensionnés en ralentissement - Plan de mesure 4 .............................91
3.15 : Déplacements adimensionnés vers le milieu des rotors en ralentissement.....................93
3.16 : Influence du temps de montée .........................................................................................94
3.17 : Influence de la masse des satellites en ralentissement....................................................96
3.18 : Position des plans d'équilibrage pour l'équilibrage en 2 plans ......................................97
3.19 : Déplacements adimensionnés en montée en vitesse........................................................98
3.20 : Déplacements adimensionnés en ralentissement ............................................................99
TABLEAUX
Chapitre 2
2.1 : Capteurs de mesure du banc d'essai ...............................................................................45
2.2 : Vitesses de déplacement angulaire des satellites ............................................................56
2.3 : Fréquences propres libre-libre du rotor .........................................................................64
2.4 : Caractéristiques modales du rotor sur ses paliers..........................................................66
2.5 : Comparaison des corrections expérimentales et numériques en montée en vitesse .......75
2.6 : Comparaison des corrections expérimentales et numériques en ralentissement............77
Chapitre 3
3.1 : Vitesses critiques du groupe turboalternateur ................................................................81
3.2 : Désignation des voies de mesure du groupe turboalternateur........................................84
3.3 : Corrections de l'équilibrage multivitesse en montée en vitesse ......................................88
3.4 : Corrections de l'équilibrage actif en montée en vitesse..................................................90
3.5 : Corrections de l'équilibrage multivitesse en ralentissement...........................................92
3.6 : Corrections de l'équilibrage actif en ralentissement ......................................................92
125
LOGICIELS UTILISES
126