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Série 2-Corrigé

Ce document présente plusieurs exercices portant sur l'efficacité énergétique. Les exercices couvrent des sujets comme le calcul de coefficients de transmission thermique, l'estimation de températures de surface, et l'évaluation de risque de condensation.

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Université Mohamed 1 e r

Faculté des sciences


Département de physique

T.D. D’EFFICACITÉ ENERGETIQUE

Prof. Ahmed MEZRHAB

Série n° 2

1. Les coefficients de transmission thermiques d'un vitrage simple et d'un vitrage isolant double
sont respectivement 6 et 3 W/m²K, en tenant compte d'un coefficient de transfert superficiel
intérieur de 8 W/m²K. Pour des températures intérieure et extérieure respectives de 20 °C et
0°C, à quelles sont les humidités relatives intérieures limites auxquelles on observera de la
condensation sur ces vitrages?
La température de la surface intérieure du vitrage, si sera, à l'équilibre thermique, telle que le
flux de chaleur qui entre dans la paroi soit égal au flux qui la traverse:
hi (i - si) = U (i - e)
si i et e sont respectivement les températures ambiantes intérieure et extérieure. On en tire:
U
 si   i   i   e 
hi
ce qui donne respectivement 5°C et 12.5°C pour nos deux vitrages. A la limite de la
condensation, ces températures correspondent au point de rosée de l'air ambiant. En utilisant le
diagramme psychrométrique, on trouve qu'il y aura donc condensation à partir de 40% d'humidité
relative pour le vitrage simple, et 65% pour le vitrage double.

2. Estimer le coefficient de transmission thermique U de la structure de la figure ci-dessous:

1
5
9
C'est une charpente de madriers en sapin de 10 x 15 cm, espacés de 90 cm entre axes. De
l'extérieur à l'intérieur, on trouve les tuiles, un lambris de sapin de 20 mm, une lame d'air
de 50 mm, 100 mm de laine de verre légère et 15 mm de lambris de pin.
La couche d'air entre le lambris supérieur et les tuiles est fortement ventilée. Dans ce cas, on ne
compte pas la résistance thermique des tuiles et on adopte conventionnellement une valeur de
0,1 m²K/W pour la résistance de la couche limite extérieure.
La résistance de la lame d'air est l'inverse de la somme des coefficients d'échange superficiels
radiatif, hr, et convectif, hc. L'échange radiatif hr = 4  T³ = 4,15 W/(m²K) pour une
température de 0°C (273 K) et une émissivité de 90%. Le flux de chaleur étant vers le haut, hc =
max(1,95; 0,025/d) = 1,95 W/(m²·K). La résistance de la lame d'air vaut donc:
1 1
Rg    0,16
hr  hc 4,151,95

Le calcul de l'élément complet s'effectue en deux fois: La première fois en admettant que les
lignes de flux sont perpendiculaires à la paroi, celle-ci peut être décomposée en deux parois
formées de couches homogènes:
Une paroi de bois de 10 cm de large et 150+20+15 mm de bois:
Résistance totale: R = 0,13 + 0,185/0,15+0,1 = 1,46 m²K/W U=0,683 W/(m²·K)
Une paroi composite avec isolation, de 80 cm de large.
Résistance totale: R = 0,13 + 0,035/0,15+0,1/0,04+0,16+ 0,1 = 3,06 m²K/W U=0,326
W/(m²·K)
Le flux total de chaleur passant au travers d'un mètre courant de cette paroi sera donc, pour 1 K
de différence de température:
Q = 0,1·0,644+0,8·0,326 = 0,325 W/m², pour une surface de 0,9 m².
Le coefficient U' sera donc
U' = 0,325/0,9 = 0,361 W/(m²·K) et la résistance R'=2,77 [m²K/W]
Le deuxième calcul s'effectue en admettant que les isothermes sont parallèles au plan de la paroi.
Elle se décompose alors en couches homogènes ayant chacune une conductibilité thermique
moyenne:
Couche  [W/(m·K)] R [m²·K/W]
Résistances extérieures 0,23
Lambris en pin 0,15 0,035/0,15=0,233
Couche d'air et bois: (0,1*0,15+0,8*0,05/0,16)/0,9=0,293 0,05/0,293=0,170
Couche d'isolant et bois: (0,1*0,14+0,8*0,04)/0,9=0,0511 0,1/0,0511=1,957
Résistance totale 2,590
La moyenne des deux résistances extrêmes vaut ½*(2,778+2,607)=2,692
Le coefficient U final vaut donc 0,37 W/(m²·K), et non pas 0,32 qui est la valeur pour la partie
isolée.

3. Estimer le coefficient de transmission thermique U moyen d'une fenêtre à 2


vantaux, comportant un vitrage double sélectif 4/12/4 mm.
Dimensions hors tout: largeur 120 cm, hauteur 150 cm
Largeur du cadre en bois : 7 cm, épaisseur 68 mm. Le coefficient U du
cadre vaut 1,6 W/(m²K)

Surface de la fenêtre: 1,2*1,5=1,8 m²


Surface du cadre: (2*1,2 + 4*(1,5-0.07)*0,07=0,57 m² car deux vantaux font 4 montants.
Surface du vitrage: 1,8-0,57=1,23 m²
Longueur du bord de double vitrage: 2*(1,2-(4*0,07))+ 4*(1,5-(2*0,07))= 7,28 m
A U  AcU c  l bU b' 1,23  1,6  0,57  1,6  7,28  0,06 1.97  0,91  0,43
U v v   4  1,84
Av  Ac 1,8 1,8

4. Calculer le coefficient de transmission thermique maximum permettant d'éviter la


condensation en surface lorsque les températures intérieure et extérieure valent
respectivement 20 et -10°C et que l'humidité relative intérieure est de 60%. Le coefficient
d’échange par convection interne hi est égal 8 W/m2/K

La température de surface ne doit pas être plus basse que le point de rosée de l'air ambiant, à qui
est 12°C comme on peut le voir sur la Figure :

psat

m ? 90%
Pression de vapeur [Pa]

80%

70%
m ¤

60%

50%
m
40%

30%

m m
20%

10%
Point de rosée

-10 -5 0 5 10 15 20 25 30
Température [°C]

La différence de température entre l'intérieur et la surface est donc de 8 K au maximum. Avec un


coefficient de transfert conventionnel de 8 W/(m²·K), on aura une densité de flux de chaleur de
64 W/m² au maximum.
Cette densité de flux de chaleur est atteinte, pour 30 K de différence de température, avec un
coefficient de transmission thermique:
U = 64/30 = 2,13 W/(m²·K)

5. Les parties pleines d'une façade sont composées des couches suivantes:

Matériau Épaisseur d Conductibilité Résistance R=d


[cm] thermique [m2K/W]
[W/(m·K)]

Crépi intérieur 1 1 0,01

Brique creuse 22 0,44 0,5

Isolant ? 0,036

Brique creuse 22 0,44 0,5


Crépi extérieur 2 1 0,02

Quelle épaisseur d'isolant mettre pour obtenir un coefficient de transmission thermique de


0,2  W/m² K ? On donne les coefficients d’échanges par convection interne et externe hi = 8
W/m2/K et he=25W/m2/K, respectivement.

La résistance totale du mur sans l'isolant vaut 0,13+0.01+0.5+0.5+0.02+0.04=1,2 m2K/W, en


tenant compte des résistances des couches limite intérieure et extérieure. Or, pour obtenir
U  = 0,2 W/m² K, il faut une résistance thermique totale R =1/U = 5 m2K/W. Il manque
3,8 m2K/W à fournir par l'isolant. La résistance Ri de la couche d'isolant d'épaisseur di vaut
Ri=dii, donc di = Ri i = 3,8 · 0,036 = 0,14 m ou 14 cm.

6. On entend souvent dire que l'isolation excessive nuit à la qualité de l'air dans un bâtiment.
Qu'en pensez-vous?
Il ne faut pas confondre isolation thermique et étanchéité. Une bonne isolation thermique ne peut
qu'améliorer la qualité de l'environnement intérieur. Une étanchéité correcte de l'enveloppe
permet de contrôler les débits d'air et d'éviter les courants d'air. Il faut toutefois veiller à assurer
l'aération du bâtiment au moyen d'ouvertures ou de systèmes de ventilation (mais ces systèmes ou
ouvertures n'ont aucune relation avec l'isolation).

7. Comparer approximativement les différences de pression générées sur un bâtiment de 5 m


de haut par un vent de 3 m/s et une différence de température de 20K (avec 20°C à
l'intérieur).
Pression générée par le vent, avec un coefficient de pression égal à 1:
p = ½ v2 = ½·1,2 3² = 5,4 Pa
Pression générée par la différence de température:
 T
p =∆ g h avec 
 T
Donc:
 20
∆ 0 = 1.2 = 0,082 kg/m3 et p = 0,082·9,81·5 = 4 Pa
 
Les pressions sont du même ordre de grandeur et ces deux forces ont un effet comparable sur les
mouvements d'air.

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