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Prospection Électrique des Sous-Sols

Ce document présente un mémoire de magistère en sciences de la terre spécialité géophysique. Il contient les remerciements de l'auteur ainsi que la table des matières. Le premier chapitre présente les principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques utilisées en prospection. Le deuxième chapitre traite de la modélisation tridimensionnelle des structures.

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Prospection Électrique des Sous-Sols

Ce document présente un mémoire de magistère en sciences de la terre spécialité géophysique. Il contient les remerciements de l'auteur ainsi que la table des matières. Le premier chapitre présente les principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques utilisées en prospection. Le deuxième chapitre traite de la modélisation tridimensionnelle des structures.

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D’ordre : 08 / 2004 - M / S.

T

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


UNIVERSITE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE HOUARI BOUMEDIENE (U.S.T.H.B.)

Faculté des Sciences de la Terre, de Géographie


et de l'Aménagement du Territoire
(FSTGAT)

MEMOIRE

Présenté pour l’obtention du diplôme de MAGISTER

EN : SCIENCES DE LA TERRE

Spécialité : Géophysique

Par : Mlle KHALDAOUI Fatma

THEME

Application des techniques de


prospection électrique à l’identification
des structures de sub-surface
Soutenu publiquement le 29 / 09 / 2004, devant le jury composé de :

Mr. M. HAMOUDI Professeur, (USTHB) Président


Mr. M.A. BOUNIF Maître de Conférence, (USTHB) Directeur de Thèse
Mr. H.A. BAKER Professeur, (USTHB) Examinateur
Mr. Med. DJEDDI Maître de Conférence, (USTHB) Examinateur
Mr. A. BOUDELLA Maître de Conférence, (USTHB) Examinateur
Mr. A. Ydri Chargé de Cours, (USTHB) Examinateur
A mes parents,
A tous ceux qui me sont proches.
Remerciements

Cette partie, est la plus délicate à rédiger tant il est difficile de résumer en quelques mots
les sentiments éprouvés pendant des années où j'ai pu apprendre beaucoup auprès de chaque
contact scientifique.
En premier lieu, je tiens à remercier Dieu, le grand puissant pour la volonté et le courage
qu'il m'a donné tout le long de ce travail.

Je voudrais adresser mes plus sincères remerciements à Mr Bounif M.A, maître de conférence
à l’USTHB pour la proposition et l’encadrement de ce sujet de thèse. Ainsi que pour ses
orientations et ses critiques constructives. Ses corrections ont été essentielles pour la progression,
l’aboutissement et l’amélioration de ce travail. Ceci m’a permis d'entreprendre de nombreuses
expériences, surtout sur terrain, car celles-ci ont grandement contribué à l’enrichissement de cette
thèse.
Je tiens à remercier le Professeur Hamoudi M. (USTHB ) qui m’a honoré en acceptant de
Présider le jury. Qu’il veuille bien trouver ici le témoignage de mon profond respect.
J’adresse aussi mes remerciements au Professeur Baker H.A.(USTHB) pour m’avoir aidée
et transmis les connaissances appropriées et d’avoir accepté de faire parti du jury.
Je tiens à remercier Docteur Djeddi Mohamed, maître de conférence à l’USTHB, qui m’a
beaucoup aidé et donné de bons conseils, et surtout pour sa patience, qu’il trouve ici tout mon
respect.
Je remercie Mr Boudella A. maître de Conférence à l’USTHB pour son soutien et son aide.
C’est un honneur pour moi de vous compter parmi les membres du jury.
Je tiens à remercier Monsieur Ydri chargé de cours à l’USTHB de me faire l'honneur de
s'intéresser à ce travail et de faire partie du jury. Son aide à bien comprendre le phénomène de la
polarisation provoquée m’a été très utile. Encore merci.

Je tiens, très sincèrement, à remercier tous les enseignants du département de géophysique


(FSTGAT-USTHB) pour leur compréhension et le savoir qu’ils m’ont transmis.

Je voudrais, plus particulièrement, remercier Le Professeur Benhallou, H., doyen à la


faculté des sciences de la terre (USTHB), pour son aide, son soutien et les discussions
enrichissantes sur l’état de l’avancement de mes travaux de thèse.
Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à Mr Sabri, N., Directeur de la division Sud
Ouest de l’ORGM, ainsi qu’a Mr Bousmaha, Tayeb et à tout le personnel de cette division pour leur
gentillesse, leurs encouragements et l’aide qu’ils m’ont apporté durant ma mission sur terrain.
Qu’ils trouvent ici toute ma gratitude et ma sympathie.

Durant cette thèse, J’ai profité des discussions, échanges et conseils scientifiques avec
plusieurs chercheurs étrangers. Chacun d’eux mérite un remerciement plus particulier.
Je cite :
Mr et Mme Tabbagh, chez qui j'ai trouvé l’apport informatique et les conseils précieux à
l’exécution des calculs de modélisation. Encore merci

Dr Loke M.H. de l’université de Birmingham (Angleterre) pour les discussions sur la


tomographie électrique et sur l’utilisation de son logiciel. Je le remercie vivement pour avoir
répondu à mes nombreuses questions qui ont donné à cette thèse une forme plus éclaircie. Tout
simplement merci pour tout ce que vous avez fait pour moi.

Dr Marescot, L. de l’Université de Lausanne (suisse) pour son aide précieuse et les


connaissances qu'il m’a transmises. Il m'a aidé dans l’interprétation des résultats, sans oublier la
simplicité de ses explications. Un grand merci pour le temps qu’il m’a accordé.

Dr Frankcombe.K de " Southern Geoscience Consultants (SGC), pour son aide efficace au
début de cette thèse et d’avoir répondu à mes nombreuses questions.

Je ne pourrais pas oublier le soutien moral et les conditions de travail agréables qui m’ont
été fournis par mes amis El Hadi Oubaich, Rabah Bensalem et Khadidja Abbas du CGS. Je
souhaite, vivement, conserver au delà de cette thèse la qualité de leur amitié.

Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à l’équipe de l’ORGM. Je cite : Mrs Zenia
M.S.,Meziani A., Benali. M., Acheraiou, Allilou H., et Daf ainsi que toute l’équipe géophysique de
la division Sud Ouest de L’ORGM, sans oublier H. Saada. Leur accueil, avec beaucoup de
gentillesse, et leur soutien moral durant mon séjour à Bechar m’ont permis de bénéficier de leur
expérience sur terrain. Qu’ils soient assurés de ma profonde reconnaissance.

Je voudrais remercier tendrement Anissa, Leila, Karima, Mahdia et Bahia pour tout ce
qu’elles ont fait pour moi et pour notre merveilleuse complicité. Vous étiez toujours présentes pour
moi en chaque circonstance.

Je ne peux oublier de remercier les anciens stagiaires avec qui j'ai partagé une tranche de
vie d’équipe, merci et bonne chance donc à Lila, Lamine, Nabila et Moh.

J’adresse aussi mes remerciements à Moad, Samir, Ahmed, Karim et Hichem, pour les
discussions, l’aide, et tous les bons moments que j’ai eu l’occasion de partager avec eux, aussi bien
sur terrain qu’au bureau. Je leur souhaite bonne chance pour faire aboutir leur thèse et toute la
suite.
Je tiens à exprimer ma reconnaissance et mes remerciements à Benzine S. Allek K., Bellabes
S., Boubaya D., Bouchedda A, Kaci H , Bailiche A et Hadoune N., pour l’aide et le soutien qu’ils
m’ont apporté.

J'aimerais remercier du fond du cœur mes parents, mes frères et sœurs, pour leur soutien
moral inconditionnel, et pour leurs encouragements tout au long de mes études. Je ne saurais
oublier ma nièce Hanane pour l’aide qu’elle m’a apporté en informatique. Que toute ma famille soit
assurée de ma parfaite reconnaissance.

Enfin, je voudrais dire un grand merci aux personnes qui ont contribué de près ou de loin à
la réalisation de cette thèse.
Table des matières
Remerciements
Introduction Générale......................................................................................................1

Chapitre I - Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques

I.1 Méthodes électriques...................................................................................................4


I.1.1 Principe de la prospection électrique.................................................................4
I.1.2 Résistivité apparente..........................................................................................4
I.1.3 Potentiel à la surface d’un milieu horizontal stratifié…...................................5
I.1.4 Méthodes électriques utilisées….......................................................................9
I.1.4.1 Profilage électrique…..........................................................................9
I.1.4.2 Imagerie électrique…........................................................................11
I.1.4.3 Polarisation provoquée (PP)….........................................................13
I.2 Méthodes électromagnétiques…...............................................................................17
I.2.1 Rappel sur les équations de Maxwell..............................................................17
I.2.2 Les équations d’ondes......................................................................................18
I.2.3 Principe de la prospection électromagnétique................................................18
I.2.4 Techniques de la prospection électromagnétique utilisées..............................19
I.2.4.1 Technique VLF....................................................................................19
I.2.4.2 Technique VLF-R…...........................................................................20
I.2.5 Paramètres mesurés….....................................................................................21
I.2.6 Profondeur de pénétration...............................................................................22

Chapitre II - Modélisation Tridimensionnelle des structures

II.1 Cartographie électrique…............................................................................24


II.1.1 Introduction…....................................................................................24
II.1.2 Etude des cas synthétiques..................................................................25
II.2.3 Présentation et Discussion des résultats…..........................................27
II.2 Transformation des cartes de résistivité électrique en cartes VLF-EM...................32
II.2 .1 Introduction...................................................................................................32
II.2 .2 Relation de la Transformation…..................................................................32
II.2.3 filtre de dérivation........................................................................................33
II.2.4 application a un cas synthétique....................................................................33

Chapitre III : Identification des structures 2D par modélisation et inversion

III.1 Introduction…........................................................................................................37
III.2 Théorie d'inversion…...............................................................................................37
III.2.1 Introduction.................................................................................................37
III.2.2 Formulation du problème inverse et du problème direct.............................38
III.2.3 Solution du problème inverse......................................................................38
III.2.4 Non linéarité…............................................................................................38
III.3 Tomographie électrique…........................................................................................40
III.3.1 Introduction…..............................................................................................40
III.3.2 Représentation graphique….......................................................................40
III.4 Application à des cas synthétiques…......................................................................42
III .4.1 Présentation des modèles.............................................................................42
III .4.2 Résultats et discussions..............................................................................42
III .4.2.1 Résultats électriques…................................................................43
III .4.2.2 Résultats électromagnétiques…...................................................54
III.4.2.3 Conclusion…................................................................................54
III. 5 Application de l’indice DOI (Depth Of Investigation) à l’imagerie…..................58
électrique 2D pour les sous-sols à forts contrastes de résistivité
III.5.1 Introduction...............................................................................................58
III.5.1 Exemple d’application…............................................................................58
III. 5. 2 .1 Cas synthétique…......................................................................58
III. 5. 2 .2 Cas réel…...................................................................................61

Chapitre IV – Etude d’un cas réel

IV.1 Situation géographique….....................................................................................64


IV.2 Contexte géologique..............................................................................................65
IV.3 Objectif et méthodologie d’acquisition des travaux des données sur terrain........66
IV.4 Exploitation des données........................................................................................70
IV.5 Résultats et discussions….....................................................................................71
IV.5.1 Résultats obtenus par la méthode électrique…........................................71
IV.5.2 Résultats obtenus par la méthode électromagnétique...............................73
IV.5.3 Discussions des modèles….......................................................................75
IV.5.3.1 Profil électrique 2D N°1600 E….............................................75
IV.5.3.2 profil électrique 2d N° 00….....................................................77
IV.5.3.3 profil 2d n° 800 W..................................................................80
IV.5.4 Transformation des cartes de résistivité électrique…...............................80
en cartes VLF-EM

IV.5.5 Conclusion….............................................................................................81

Conclusion Générale…...................................................................................................82

Références Bibliographiques…........................................................................................85

Liste des notations et abréviations…................................................................................89


Liste des figures…............................................................................................................90
Liste des tableaux..............................................................................................................92
Introduction 1
générale

Introduction générale

La détection des structures de sub-surface, caractérisées par leur résistivité, s’effectue


principalement par la mise en œuvre des méthodes géophysiques en générale et les techniques
électriques en particulier. Ces dernières, qui par leur facilité de mise en œuvre et leur faible
coût, sont souvent plus utilisées que d'autres méthodes. A partir des mesures de la résistivité
électrique, il est possible d'identifier les différents faciès géologiques présents où leurs limites.
Ces techniques, adaptées à l’identification de structures de différentes formes ont été également
comparées aux résultats obtenus par l’électromagnétisme. La combinaison de ces deux méthodes
géophysiques permet de mieux comprendre et de visualiser les structures du sous-sol.

Des techniques récentes de la prospection électrique ont pris une place, importante, ces
dernières années, en particulier la tomographie électrique. Elle a été l’objet de recherche par
plusieurs auteurs. Nous pouvons citer les travaux de Griffths et Barker 1993, Hagrey et
Michaelsen, 1999, Bourennane et a l998, Ogilvy et al.1999, Olayinka et Yaramanci, 1999,
michot, D. 2003. Son but est la détermination de la distribution latérale et verticale des
paramètres électriques à partir d’une série de mesures effectuées en surface.

Parmi les méthodes électriques utilisées dans cette étude, nous citons la polarisation
provoquée (PP). Celle-ci, permettant de mesurer la chargeabilité, est utilisée en prospection
minière. Elle sert, le plus souvent, à identifier les structures géologiques susceptibles de
renfermer des minéralisations, car la détection, et surtout, la délimitation des enrichissements ne
peuvent se faire uniquement par la géochimie. La PP permet, donc, de localiser les zones
minéralisées contenant des sulfures.

La présente étude porte, ainsi, sur l’utilisation de ces techniques. Elle traite les cas
synthétiques et leur application à des cas réels. Elle s'articule, essentiellement autour de quatre
chapitres :

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Le chapitre I, est consacré aux principes théoriques des méthodes électriques et
électromagnétiques, où seront présentées les techniques employées à savoir : en électrique, la PP
et l’imagerie électrique et en électromagnétique, la VLF et la VLF-R. Ce chapitre traite,
également, le calcul du potentiel en polarisation provoquée en surface et les différents
paramètres qui le caractérisent.

Le chapitre II traite de la reconnaissance à grande échelle de la distribution de la


résistivité ou de la chargeabilité, en sub-surface dans les domaines archéologique, géotechnique,
minier et de l’environnement à une cartographie de résistivité et de chargeabilité. Pour ce faire,
une étude théorique porte sur les réponses (mesurées) en surface de quelques modèles
synthétiques 3D. Ceci permet d’évaluer le pouvoir de détection, de sensibilité, et par la suite
d’évaluer les avantages et les inconvénients de chaque dispositif. Dans ce chapitre, nous
introduisons un traitement des données électriques par le filtre dérivé. Ce dernier permet la
transformation des données de résistivité en données VLF-EM en mettant en évidence certains
paramètres géométriques des structures du sous-sol.

Le troisième chapitre comporte une étude 2D des structures du sous-sol. Pour cela une
méthodologie portant sur l'acquisition d’une technique d'imagerie géo électrique est présentée.
Cette dernière s’appuie sur le phénomène de la polarisation provoquée qui est un moyen
d'investigation géophysique pour des applications de terrain. Toutefois, la modélisation et
l'inversion permettent d’améliorer la qualité d’interprétation des données électriques et
électromagnétiques, grâce à l’étude de la réponse des modèles synthétiques et leurs
comparaisons aux résultats des données de VLF, VLF-R et de la PP en utilisant diverses
configurations d’électrodes.

Le chapitre IV concerne l’étude d’un cas réel grâce à une mission d’acquisition de
données sur terrain avec l’ORGM. Celle-ci a eu lieu à Toumiat (chaîne d’Ougarta) et a pour
objectif l'identification d'un filon de quartz ainsi que sa minéralisation aux sulfures. Les
résultats obtenus après traitement des données acquises lors de cette campagne, par application
de plusieurs techniques, sont illustrés sous forme de cartes pour être exploités dans un objectif
minier.

Finalement, l’établissement de plusieurs modèles et cartes enrichissent cette étude et


facilitent le choix de l’outil de travail approprié.
Chapitre I :
Principes théoriques des
méthodes électriques et
électromagnétiques
3

Chapitre I

Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques

I.1 Méthodes électriques...............................................................................................................4


I.1.1 Principe de la prospection électrique............................................................................4
I.1.2 Résistivité apparente…..................................................................................................4
I.1.3 Potentiel à la surface d’un milieu horizontal stratifié...................................................5
I.1.4 Méthodes électriques utilisées…...................................................................................9
I.1.4.1 Profilage électrique….......................................................................................9
I.1.4.2 Imagerie électrique….....................................................................................11
I.1.4.3 Polarisation provoquée (pp)…......................................................................13
I.2 Méthodes électromagnétiques…...........................................................................................17
I.2.1 Rappel sur les équations de Maxwell........................................................................17
I.2.2 Les équations d’ondes.................................................................................................18
I.2.3 Principe de la prospection électromagnétique….........................................................18
I.2.4 Techniques de la prospection électromagnétique utilisées.........................................19
I.2.4.1 technique VLF…...........................................................................................19
I.2.4.2 Technique VLF-R...........................................................................................20
I.2.5 Paramètres mesurés….................................................................................................21
I.2.6 profondeur de pénétration….......................................................................................22
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 4

I.1 Méthodes électriques


L’objectif de ce chapitre est de rappeler les équations de base qui régissent le
comportement du champ électrique pour les milieux homogènes et hétérogènes.

I.1.1 Principe de la prospection électrique en courant continu

C’est une méthode qui consiste à mesurer la résistivité des formations qui constituent les
terrains prospectés. En pratique, on injecte un courant continu d’intensité I, au moyen de deux
électrodes A et B et on mesure la différence de potentiel V entre deux autres électrodes M et
N. D’après la loi d’Ohm, la circulation du courant injecté obéit au principe de la conservation de
la charge électrique. Ce principe s’écrit sous forme d’une équation de continuité qui exprime le
fait que lorsqu’une charge quitte un point, la densité de charge en ce point diminue, alors que la
densité de courant augmente. La densité de charge q et la densité de courant J satisfont toujours à
la condition :
↼ ↼
 .J   (I.1)
q

-  : Opérateur nabla. t
- q : Densité de charge (C/m3)

Si la densité de courant J est constante au cours du temps, la distribution de courant est


stationnaire alors :
.J  0 (I.2)
C’est la cas de la prospection électrique par courant continu, qu’on va utiliser lors de cette
étude.
I.1.2 Résistivité apparente
La résistivité noté  (.m) ou son inverse la conductivité  (Sm1 ) d’un milieu est définie
par la loi d’ohm. Elle correspond à la constante de proportionnalité entre le champ électrique E
(Vm1 ) et la densité de courant J ( Am2 en un point du milieu:
)
→ 1 → 1
J E (I.3)
 
gradV
Dans un milieu anisotrope, est un tenseur, alors que pour un milieu isotrope est un scalaire.
L’expression mathématique de la résistivité électrique, d’un horizon de sol d’extension semi-
infini et homogène, mesurée avec un quadripôle électrique, est donnée par l’expression

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 5
suivante :

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
V
a  k  (I.4)
I
Où k est le coefficient géométrique dépendant des distances séparant les électrodes. Il est

donnée par :
1 1 1
k  2 ( 1 1  ) (I.5)

AM BM  BN

AN

D’après le principe de superposition, la différence de potentiel entre les deux électrodes de


mesures, M et N est donnée par :
I 1 1 1 1
V  VM   (    ) (I.6)
VN 2 AM AN BN
BM

Comme le sol est en général, plus ou moins hétérogène, la valeur donnée par la formule ne
correspond pas à une résistivité vraie mais à une résistivité apparente.

I.1.3 Potentiel à la surface d’un milieu horizontal stratifié

Il s’agit de définir la relation qui existe entre les différences de potentiel mesurées ∆V et
les paramètres qui définissent la stratification, en l’occurrence la résistivité et l’épaisseur des
couches qui constituent le milieu. C’est ainsi qu’il est possible, d’après Stephanesco et al 1930,
d’évaluer l’expression du potentiel à la surface.

Pour se faire, on définit un modèle composé d’une succession de couches horizontales


séparées par des interfaces planes. Chaque couche est électriquement homogène et isotrope.
Le champ électrique est crée en un point du sol par une source ponctuelle située également en
surface (Fig.I.1).
y

x
z

Figure I.1 stratification du sous-sol


Le potentiel électrique V est une fonction harmonique qui satisfait à l’équation différentielle, de
Laplace qui s’écrit en coordonnées cartésiennes :
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 8

   2V
.V   0 (I.7)
2
V 2V
z 2
x 2 y
2

Et en coordonnées cylindriques, en tenant compte de la symétrie par rapport à la verticale oz:

.V 
 1  2V (I. 8)
V
2
V   
r 2 r z 2
r 0
La solution générale de cette équation

est donnée par :


V   J 0 (r) ()e  ()e d
z z
 (I. 9)
0

Où :
- () et () sont des fonctions arbitraires, sont déterminées en écrivant les conditions aux
limites.
- J 0 (r) est la fonction de Bessel de première espèce et d’ordre zéro.

On exprime le potentiel VS généré par une source ponctuelle, placée à la surface d’un
sol homogène et isotrope par :
VS  1I
(I. 10)
2r 2  z 2

1 désigne la résistivité électrique couche du terrain homogène .

A partir de la théorie des fonctions de Bessel, l’intégrale de Lipchitz est exprimée par :

1
0 
z
e J 0 ( )  r2 z2
Par conséquent, la solution générale peut alors s’écrire :
1I 


Z
 
  z   
 z( )e  r)d ( )e J 0 ( (I. 11)
V
2 0  e
Avec
 () et  () sont des fonctions arbitraires de  . Elles ne sont pas nécessairement, les mêmes
dans les différentes couches. Pour la ieme couche on écrira :
 1I 
 
Z
 
  z   
z
 ie( )  ir)d
( )e J 0 ( (I. 12)
Vi 
2 0  e

Cette expression doit satisfaire les conditions aux limites suivantes :

 Continuité du potentiel : Vi  Vi1

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 9
Donc
 i ( )e h   ( )e hi  i 1( )e h   i
i i
( )ehi (1. 13)

hi : représente la profondeur de l’interface de séparation des couches i et i+1

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 10

 Continuité de la composante normale de la densité de courant aux interfaces de


séparation des couches :
(J i )   (Ji1 ) 
Il revient
1  Vi 1  Vi1 
 
   
i  z  z i i1  z  z hi
h

D’où
1
1   () e hi
  ()ehi   1
1  () ehi   ()ehi  (I. 14)

i i
i  i1
ii1 i1

 A la surface d’un terrain tabulaire, la composante normale de la densité de courant


doit être nulle partout sauf au voisinage immédiat de la source de courant : (J i )   0

1()  1() (I. 15)

 Le potentiel s’annule à l’infini dans la dernière couche soit : Vn  0

 n ( )  0 (I. 16)
L’indice n correspond à la couche la plus profonde. Pour n couches, on aura un système
de 2n équations à 2n inconnues qui sont  () et
 () . Les équations I.15 à I.16 permettent

de calculeri () , donc l’expression du potentiel à la surface du sol (z=0) en tenant compte des

constants arbitraires  et 
1I 
    
 (I. 17)
Vs 
2
( 1  2 1
)d J 0 ( )
0

Où 1 est la fonction noyau de Stephanesco. La fonction de Kernel K () est définie par :
K ()  1  21 ()
L’expression I.17 devient :

Vs  1  K ()J 0 (r)d
I2
0

2hi
La solution en  i pour deux couches est :   k1c
1
1  k e12hi
hi est la profondeur
Pour un terrain de trois couches, on obtient :
 1 2h1
ke  k2 e2h2
2
1kk e  2 (h 2 h1)
 k e 2h1  k e 2h 2
Avec 1 2 1 2

n 1  n
k 

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui
à l’identification des structures de sub-surface
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 11
est le coefficient de réflexion du nième plan de séparation
n  n
n

1

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Après avoir donné la résolution de l’équation de Laplace d’après Stephanesco, un autre
développement a été fait par Koefoed dans le quel il introduit la notion de résistivité
transformé T() tel que :
T ( )   K ) (I. 18)
(
On pose AB= 2𝑙
et MN=2 b=a

Pour le dispositif Wenner :


w  2a 1  K ( ) J (a)  J 0 (2ad


2
0 (I. 19)
0
Et pour le dispositif Schlumberger :

 Sh  1  2 1𝑙  1 ( )J (𝑙)d (I. 20)


2
1
0

Avec 
J1 est la fonction de Bessel d’ordre 1 ( J 0 (x)  J1 (x) ), on aura alors
x

( )J 1 (𝑙)d
 Sh  1𝑙 K
2

Les équations (I. 19) et (I. 20) deviennent :


w  2a  T ( )J 0 (a)  J 0 (2a d


0

s  1  l 2  (T ()  1)J1 (l)d


0
On exprime les fonctions de résistivité apparente en fonction des variables logarithmiques
X = ln( 𝑙 ) et z = ln(1/  ) pour le convertir en intégrale de convolution comme :

a(x) 

 T (z)J 1 (exz )e2(xz)dz (I. 21)

Les expressions de la résistivité apparente pour les deux dispositifs deviennent :


w  2 T ( y) J 0 (e ) 
J

x y 0

(2e xy ) e x  y dy


s  1  l 2  (T ( y)  1 )J

1 (ex  y)dy

On exprime ensuite la résistivité transformée en fonction de la résistivité apparente par une


inversion de Hankel. Gosh (1971) donne l’expression de T pour un dispositif Schlumberger

 
T ( )  
s(x)J1 1
I. 22)
( )dx (
e yx
C’est une relation de convolution entre une fonction d’entrée
sortie T(y): s(x) et une fonction de

Après l’utilisation des conditions aux limites on aura :


Pour la ieme couche
ki1  Pi tanh(di
)k  (I. 23)
i
Pi  k i1 tanh(ei ) / i


Avec Pi  i (I. 24)
 i1
Par conséquent, la résistivité transformée ( Das et Gosh, 1974) est donnée par la relation I. 25 :

Ti1  itg(di )
T  (I. 25)
i
1 T tg(d ) / 
i1 i i

Donc la résistivité transformée est calculée à partir des paramètres des couches ( i , hi)
Pour trois couches (i=3)
3  2tg(d2 ) (I. 26)
T 
2
1 3tg(d2 ) / 2

La résistivité apparente est déterminée par l’application d’un filtre linéaire (O'Neill,1975) qui
fournit 20 coefficients pour un dispositif Schlumberger :
14

a (m)  b T
i5
i mi
(I. 27)

Où :
m=0, 1, 2, 3, 4, Nombre de points de calcul de la résistivité.
b i sont les coefficients du filtre.

I.1.4 Méthodes électriques utilisées

I.1.4.1 Profilage électrique :

Cette technique consiste à faire des mesures de résistivité ou de chargeabilité (terrain


homogène) sur plusieurs profils. Ces derniers, disposés parallèlement. Les mesures obtenues
permettent de faire une investigation des terrains prospectés à une profondeur constante. La
dimension du dispositif reste fixe, alors que son centre se déplace horizontalement suivant le
profil considéré (Fig.I.2A).

A M N B
Profil
    
a
Figure I.2A : Représentation d'une acquisition en traîné (Profilage) avec un dispositif Wenner
Ce profilage a été réalisé avec cinq dispositifs ; Wenner-Schlumberger, pôle-pôle, dipôle-dipôle,
pôle-dipôle et le dispositif rectangulaire. La figure I.2B illustre leurs configurations et leurs
coefficients géométriques qui leurs associés, où a est l'espacement entre les électrodes et n est
un facteur d’espacement, sa valeur maximale est égale à 8 pour un pôle dipôle ( Loke 2001).

k   n ( n  1) a (I.28)

k  2a (I.29)

k  n(n 1)(n  2)a (I.30)

k  2  n ( n  1) a (I.31)
e) Rectangulaire

I.32

Figure I.2B : a, b, c, d, e ; Les dispositifs électriques utilisés

I.1.4.2 Imagerie électrique

Appelée aussi panneau électrique, elle consiste à étudier la variation latérale et verticale
de la résistivité ou de la chargeabilité apparente des structures. Il s’agit d’effectuer des mesures
le long d'un profil avec des distances variables entre électrodes. Cette technique permet d'obtenir
une image à deux dimensions du sous-sol ou "pseudo-section".

Ces pseudo sections présentent souvent des artefacts de mesures qui nuisent à leurs
interprétations. Ces artefacts sont liés, d’une part au mode de représentation et, d’autre part aux
effets des à-coups de prise produits par les hétérogénéités superficielles.
L’inversion des coupes de résistivité ou de chargeabilité mesurée est alors une étape
indispensable avant toute interprétation (Panissaud et al, 2001). L’algorithme d’inversion 2D
parvient en général à éliminer ces artefacts de mesure. Il permet également de contrôler, grâce
aux paramètres de résolution, le degré de validité des résultats (chap. III).
Pour cette technique d’imagerie, quatre dispositifs ont été utilisés. Il s’agit de Wenner-
Schlumberger, Pôle – pôle, Dipôle – dipôle et le Pôle - dipôle (fig.I.3 ). Toutefois, l’obtention
d’une bonne image du sous-sol nécessite une densité de points suffisante. Les électrodes de
courant et de potentiel, sont placées le long du profil. La distance entre chacune d'elle est
constante, et l’inter-électrodes est notée 'a'. La figure 1.3 illustre la disposition des électrodes.
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 12

a)

b) d)

Figure 1.3 : Représentation des différentes configurations d’électrodes, avec les différents niveaux d'acquisition ; a) wenner Schlumberger ;
b) pole- pole ; c) dipôle- dipôle ; d) pôle - dipôle.

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 13

Chacun de ces configurations d’électrodes ( fig.I.3) à des avantages et des inconvénients


différents (Loke, 1997) et ceux-ci en terme de profondeur d’investigation, de sensibilité aux
variations horizontales ou verticales de la résistivité, et à la force de signal (inversement
proportionnelle à la constante géométrique du dispositif ) . Il existe différentes représentations
d'une même structure lorsque l'on emploie des dispositifs différents. Le choix de la configuration
d’électrode dépend de la structure à identifier et les caractéristiques du dispositif. Le tableau II
récapitule les caractéristiques de ces configurations :

Wenner –
Pole- pole Dipôle - dipôle Pôle –dipôle
Schlumberger
Sensibilité du dispositif
aux structures horizontal ●● ●● ● ●●
Sensibilité du dispositif
●● ●● ●●●● ●●●●
aux structures vertical
Profondeur d’investigation ● ●●●● ●● ●●●
Couverture horizontale ● ●●●● ●● ●●●
Force du signal ●●●● ● ●● ●●●

TableauI.1 : Caractéristiques des différentes configurations (d’après Loke 2001)

I.1.4.3 Polarisation provoquée (PP)


a) - Objectif et Principe

La polarisation provoquée est une technique appliquée en recherche minière. Elle a été
constatée par Conrad Schlumberger en 1912. Elle a pour objectif, l’identification des structures
géologiques susceptibles de renfermer des minéralisations. Son principe consiste à :
 Injecter un courant continu dans le sol.
 Interrompre le courant rapidement.
 Mesurer en fonction du temps la décroissance du potentiel (fig.1.4).

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Chapitre I : Principes théoriques des méthodes électriques et électromagnétiques 14

Figure I.4 : phénomène PP – Domaine temps

Le potentiel résiduel est appelé polarisation provoquée. Il s’atténue graduellement en l’absence


de courant. Le sol devient polarisé à cause de la présence, dans celui-ci, de charges électriques
au moment de l’injection. A la coupure du courant, la dépolarisation de ce système produit une
réponse PP.
b) - Calcul du potentiel en polarisation provoquée

L’interprétation qualitative en prospection électrique par courant continu, s’obtient


grâce à la mesure de la résistivité apparente. Cette dernière dépend, à la fois, de la résistivité
vraie, de la structure du sous-sol et de la géométrie du dispositif utilisé. En polarisation
provoquée, pour un cas simple, nous allons montrer comment s’effectue le calcul de la
différence de potentiel (Tournier 1977).

A(+I ) r M N

r’ rM rN

ds
1
l

Figure I.5 : Schéma de la polarisation de l’élément de volume

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
On injecte un courant d’intensité I à l’aide d’une électrode ponctuelle A (fig.1.5), dans
un élément de surface ds. Dans l’hypothèse du phénomène stationnaire, la polarisation
provoquée de l’élément de volume dv a pour effet de faire apparaître deux sources ponctuelles
+a et -a, séparées par une distance l. Les deux sources de courants forment un dipôle de
moment M:

M dI '
 (I. 33)
dI ' : L’intensité du courant traversant +a et – i
a 4
On admet en outre en ds la relation linéaire suivante :

M k E (I.34)
E étant le champ électrique , le moment devient :
M k  J

- k : représente la polarisation de l’élément de volume dv.


- : La résistivité uniforme du demi espace

A l’état d’équilibre, la polarisation provoquée apparaît comme la superposition de deux


distribution de courant I et dI’ dans le milieu. Celles-ci obéissent à l’équation de Laplace.

Après une durée et d’après le principe de suppression, le potentiel en un point M du


milieu, sera égal à la somme du potentiel en 1/r dû à la source A et du potentiel du dipôle de
polarisation.

Le potentiel dû à la source A : V A  I 1
M
2 r

Le potentiel du dipôle en M s’exprime alors par :

I cos
V a  k . (I. 35)
2r '2
rM2
M

Le potentiel total en M sera alors :


VA VaI 1  k cos (I. 36)
( )
M M
2 r" r'²  rM2
Pour le cas de deux électrodes ponctuelles, le potentiel du dipôle entre M et N sera :

kI cos cos1


)v  (  (I. 37)
MN
2r'² rM2 r2N

De cette relation on peut tirer la résistivité qui a la même forme que celle donnant la
résistivité apparente (en l’absence de polarisation), mais cette dernière est calculée à partir
d’un voltage secondaire Vs.
c) - Mesure de la Polarisation provoquée

La mesure de la PP s’effectue dans les domaines temporel et fréquentiel :

 .Domaine temporel (TD)

Le courant injecté, sous forme d’onde carrée suivi par des interruptions produira une
courbe de voltage – temps (fig.I.4). Vp correspond au voltage mesuré alors que Vs est observé
lorsque le courant fut coupé. La mesure de la réponse PP, donnée par la chargeabilité, est
définie par :
Vs
 *1000
(I 38)
Vp

Les mesures sont données en mv/v. Pour un milieu hétérogène, composé de différents
matériaux, la chargeabilité apparente est donnée par :
1 t2
a 
Vp  Vs(t)dt (I. 39)
t1

En l’absence de polarisation, le voltage est une fonction de la conductivité (Seigel 1959)


V  V ( i )
(I. 40)
En présence de dipôle chargé, le potentiel devient V '  V ( )
'
(1. 41)
Avec  i'   i (1   i )

 Domaine fréquentiel (FD)

La technique fréquentielle consiste à comparer les différences de potentiel V1 et V2,


pour la même station de mesure, en utilisant deux fréquences différentes. Il revient donc, à
comparer les résistivités apparentes. On peut les retrouver en appliquant la relation générale
I.6, utilisée en courant continu. Ainsi, on obtient deux résistivités a1 et a2 qui définissent
l’effet de fréquence EF exprimé en % :

EF   a 1   a 2
(I.42)
 a1
En pratique, on injecte un courant alternatif de basse fréquence (f compris entre 0.05 et
0.5 Hz) pour la première mesure, et un courant alternatif de fréquence plus élevé (1 à 10Hz)
pour la deuxième.
I.2. Méthodes électromagnétiques
1.2.1 Rappel sur les équations de Maxwell

Une théorie généralisée de l'électromagnétisme a été établie par James Clerk maxwell
(1891). Elle correspond a quatre lois de la physique reliant le comportement du champ électrique
E (V. m-1), du champ magnétique H (A.m-1), du champ de déplacement D (C.m -2), de l’induction
magnétique b (Wb. m-2 ) et de la densité de courant de conduction J (A. m-2 ) . Elles sont
données par les relations suivantes :
→ → → B
rot E    Ε   (I.43)

t
→ → → D →
rot (I.44)
j
(I.45)
div D  .D  
(I.46)
divB  .  0

Ce sont les équations fondamentales de la théorie de l’électromagnétisme. Elles s’appliquent


partout où la distribution de courant est continue.
o La première équation (1) correspond à la loi d’induction de Faraday selon laquelle il existe
un champ électrique dans la région où existe un champ magnétique variable dans le temps.
o La seconde équation est l’expression mathématique de la loi d’Ampère- Maxwell. Un champ
magnétique est créé dans l’espace par un flux de courant. Le champ est proportionnel au
courant total correspondant à la somme des courants de déplacement et de conduction.
o La troisième équation est équivalente à loi de Coulomb.
o La quatrième énonce qu’il n’existe pas d’autre source d’induction que les courants. Pour le
cas stationnaire, la densité de courant et constante ce qui est traduit par l’équation :

. j  
.D   (I.47)
D

t t
D
0 (I.48)
t
On a également
B 0
t  0 .D  0
Les équations de Maxwell s'écrivent alors :
Ε0
(I.49) (1.51)
(I.50)
(I.52)

.  0
(I.53)
Le milieu est supposé homogène et isotrope. Dans ce cas, les inductions sont
proportionnelles aux champs.
B  H  0r H (I.54)

D   E  0 r E (I.55)

Avec
: Perméabilité magnétique
: Permittivité électrique
r : Perméabilité relative du milieu (sans unité)
 r : Permittivité relative du milieu (sans unité).
Dans l’air :
   0  4 10 7 ( H m 1 ) et    0  1 /(36 10 9 ) (FM 1
)

I.2.2 Les équations d’ondes

Une onde électromagnétique EM dérive de l’un des caractères fondamentaux des


équations de Maxwell qui permettent la propagation de champs électrique et magnétique, même
en l’absence de charges et de courants. Ces deux composantes sont perpendiculaires entre elles
→équations d’ondes sont respectivement :
et à la direction de propagation. Leurs
.    ²E   E (I.56)
² E
→ t² t
 ²B B
² B     (I.57)
t
² t

Ce système d’équations est plus facile à analyser. Le principal intérêt réside dans le fait
que les équations d’onde sont découplées, c’est-à-dire que chacune d’elles ne fait intervenir
qu’un champ. Elles sont donc très utiles pour résoudre des problèmes de conditions aux limites.

I.2.3 Principe de la prospection électromagnétique :

Les méthodes électromagnétiques sont basées sur l'analyse des courants induits dans le
sol. Un champ électromagnétique de fréquence imposée est émis par un émetteur. Ce champ
primaire (champ inducteur) est perturbé par la présence des conducteurs qui provoquent
l'apparition de courants induits produisant des champs secondaires superposés au champ
primaire.
I.2.4 Techniques de la prospection électromagnétique utilisée :
Parmi les techniques connues d’électromagnétique, seules celles du VLF et VLF-R ont été
utilisées lors de cette étude.

I.2.4.1 Technique VLF (Very Low Frequency):

La méthode VLF utilise les ondes EM transmises par des émetteurs terrestres de très basse
fréquences. Elle utilise comme source d'énergie les signaux venant de stations militaires. les
fréquences d’émission varient, normalement, entre 10 et 30 khz. Son utilisation est connue
depuis 1908 (paterson et ronka, 1971).
En présence de corps conducteurs, les signaux émis par l'antenne (champs primaires)
induisent des courants secondaires dans ces corps qui, à leur tour, produiront un champ
secondaire superposé au primaire. Le champ résultant (combinaison du champ primaire et
secondaire) est donc polarisé elliptiquement et déformé au voisinage des conducteurs. Ce sont
ces déformations que l’on mesure à la surface du sol et qui renseignent sur la présence du
conducteur souterrain (fig.1.7).

Figure I.6 : principe de la méthode VLF

Les principaux émetteurs VLF repartis à travers le monde sont représentés dans le
tableau N°1 :
Fréquence (kHz) Situation Puissance (KW) Indicatif
15.1 Le Blanc (France) 500 FUO
15.6 Odessa, Ukraine 500 EWB
16.0 Rugby (Angleterre) 750 GBR
16.4 Helgeland (Norvège) 350 JXZ
17.1 Moskova (Russie) 1000 UMS
17.4 Yosami (Japon) 200 NTD
17.8 Cutler (USA) 1000 NAA
18.6 Seattle (USA) 300 NLK
19.0 Criggeon (Angleterre) 250 MHW
19.6 Anthom (Angleterre) 500 GBZ
20.3 Tavalora (Italie) 500 ICV
21.4 Annapolis (USA) 400 NSS
22.3 NW Cape (Australie) 1000 NWC
24.0 Balboa (Panama) 150 NBA
24.0 Cutler (USA) 1000 NAA
28.5 Puerto Rico(USA) 100 NAU

Tableau 1.2 : liste des émetteurs les plus disponibles au monde ( CCIR* 1993 ;
Paterson and Ronka , 1971, McNeill and Labson, 1991)
CCIR* : Comité Consultatif International des Radiocommunications

I.2.4.2 Technique VLF-R

Elle est utilisée pour déterminer la résistivité apparente du recouvrement et le déphasage


entre les champs électrique et magnétique horizontaux Ex et Hy. Le champ électrique Ex, dans
la direction de propagation x , est mesuré entre deux électrodes plantées dans le sol et espacées
de 10m. La résistivité est donnée par la relation :
Z
 2 (I.58)
2f0

Avec Ex
Z  Hy
1
Ex : champ électrique (Vm )
1
Hy : champ magnétique ( Am )
 0 : est la perméabilité magnétique du vide

 La résistivité apparente représente la résistivité du terrain prospecté pour une


profondeur d’investigation  .
 Le déphasage permet d’estimer le contraste du milieu. On distingue trois cas :
- =45° : Milieu est homogène (composé par une lithologie de résistivité uniforme).
- <45° : La couche la plus conductrice surmonte la couche la moins conductrice.
- >45° : La couche la moins conductrice surmonte la couche la plus conductrice.
Par exemple dans une stratification dans laquelle des argiles couvrent les calcaires, la
valeur du déphasage enregistré est inférieure à 45°. Par contre, dans une conduite remplie
d’argile, la valeur du déphasage est supérieure à 45°

Les enregistrements peuvent être effectués par différentes fréquences (donc par différents
émetteurs et profondeurs d’investigation), réalisant une prospection multifréquence, avec
l’avantage de permettre une meilleure définition des structures du sous sol.

I.2.5 Paramètres mesurés

Dans le cas d’un terrain hétérogène, la structure induit un champ magnétique


secondaire Hz vertical. Ce dernier combiné au champs primaire Hy , décrira ce qu’on appel
une ellipse de polarisation dans un plan perpendiculaire à la direction de propagation de l’onde
(fig.I.7). Deux paramètres sont mesurés par les récepteurs VLF:
 l’inclinaison  du grand axe de l’ellipse de polarisation avec l’horizontale
(composante en phase).
 ellipticité  : le rapport des axes de l’ellipse (composante en quadrature).
Ces deux paramètres s’expriment respectivement par :

tan 2 2Z cos 
 1Z2 (I.59)

  Z  Y différence de phase entre Hz et Hy HZ


Avec Z
et H
et Y

b Z sin 
ε  (I.60)
H2
a 1
i
H 12  e sin   H cos  ( Smit et Ward , 1974 )
 y h
Hz
Figure I.7 : Ellipse de polarisation.

I.2.6 Profondeur de pénétration

La profondeur de pénétration du champ électromagnétique  est proportionnelle a la


résistivité du milieu et inversement proportionnelle à la fréquence de la source. Elle est définit
par la relation 1.61 :


  2  503 (I..61)
 f


 : Fréquence angulaire,  = 2f en hertz
f : fréquence du champ primaire (émis) en Hertz.
  0 (1  ) , Avec est la susceptibilité magnétique du milieu. Pour un milieu non
magnétique est nulle et   0 .
Chapitre II
Modélisation Tridimensionnelle
des structures
23

Chapitre II
Modélisation Tridimensionnelle des structures

II.1 Cartographie électrique….......................................................................................24


II.1.1 Introduction…...............................................................................................24
II.1.2 Etude des cas synthétiques............................................................................25
II.2.3 Présentation et Discussion des résultats….....................................................27

II.2 Transformation des cartes de résistivité électrique en cartes VLF-EM...............................32


II.2.1 Introduction...............................................................................................................32
II.2.2 Relation de la transformation....................................................................................32
II.2.3 Filtre de dérivation....................................................................................................33
II.2.4 Application a un cas synthétique...............................................................................33
Chapitre II : Modélisation Tridimensionnelle des 24
structures
II -1 Cartographie électrique
II. 1. 1 Introduction
Le but d’une prospection électrique est de déterminer la résistivité et/ou la chargeabilité
électrique de subsurface, en mesurant une différence de potentiel en surface. A partir des valeurs
mesurées, ainsi que de leur traitement, on peut faire une interprétation qualitative. Cette dernière
fait appel à la simulation numérique qui permet d’aboutir à une solution représentative du
modèle électrique proche de la réalité. Pour cette simulation, il existe plusieurs techniques
d’analyse mathématique. Parmi lesquelles on distingue celles des différences finies, des
moments, et celles des éléments finis. La structure, à définir (de dimension XL, YL, ZL), est
divisée en cellules de tailles constantes, dont lesquelles le champ électrique est considéré comme
uniforme (constant). Sa valeur est attribuée au centre ([Link].1) de chaque cellule. On aura, alors,
à définir 3 inconnus pour chaque cellule. Il s’agit des trois composantes du champ électrique.
Pour la structure entière (composée de n cellules), on aura à résoudre un système linéaire de 3n
équations à 3n inconnues.
Le calcul de la résistivité a été, ainsi, fait par adaptation à nos données d’un programme
appelé PGELEC-3D basé sur la méthode des éléments finis. Ce programme a été mis au point
par TABBAGH et al ( 1994). Les calculs ont été effectués pour plusieurs structures, situées
dans la deuxième couche, d'un modèle tabulaire à trois terrains. Cette modélisation a été faite
dans le cas de la prospection de résistivité et de polarisation provoquée.

 h1

 LZ
h2
LY

LX



Figure II.1 : Présentation des paramètres du modèle.

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
II . 1. 2 Etude des cas synthétiques
La cartographie électrique s’appuie sur des mesures de résistivité ou de chargeabilité des
sols. C’est un outil qui permet de mettre en évidence la variabilité horizontale des sols à grande
échelle. Ainsi présentés, les modèles de résistivité et de chargeabilité, utilisent diverses
configurations d’électrodes. Ceci aide à analyser les anomalies théoriques, créées par des
structures rencontrées en prospection. Pour cela, plusieurs modèles ont été définis et choisis afin
d’assurer une meilleure représentation des structures répondues dans la nature :
 Le premier modèle est représenté par une structure conductrice (dyke) affleurante et
chargeable, de résistivité 25 Ω.m, de chargeablité η= 80 mv/v et de 10 m d’épaisseur.
l’étendue de cette structure a trois dimension est de 40m suivant l’axe des z et de 150m
suivant y. Ce conducteur est noyé dans un encaissant résistant (200 Ω.m) et peu
chargeable ([Link].2).

Profil 10

Surface du sol Z=0

 =200 m  ZL=40m


= 5mv/v s=c25
= 8=0
YL=150m
y

x
z

Figure II.2 : paramètres du modèle théorique correspondant a un demi-espace


Comportant une structure conductrice affleurante : dyke (échelle non
respectée).

 Cette même structure conductrice, est placée à 10m sous une couverture résistante
(200 Ω.m) et de chargeabilité 10mv/v. Par ailleurs, elle se trouve dans un milieu de 1000
Ω.m. Ce schéma constitue le deuxième modèle ([Link].3).
Surface du sol Shu=rf1a0cme du sol Z=0 Z=0
1 =200 m ;
= 5mv/v

2 =1000 m  ZL=40m


= 10mv/v sc= 25
=80 YL=150m
y

x
z

Figure II.3 : Modèle théorique représentant une structure conductrice sous une
Couverture résistante.

 Un troisième et dernier modèle a été choisi. Il est représenté par deux structures : la
première conductrice (10 Ω.m) présentant des sulfures, de forme L. Elle a une épaisseur
de 10m. Son toit se trouve à 20m de profondeur. La seconde résistante (1000 Ω.m) est
de forme cubique, de même chargeabilité que la première. Ces deux structures se
trouvent dans un milieu résistant de 200 Ωm ([Link].4).

Surface du sol
Z=0

 =200 m Z=20m Z=20m


= 0 mv/v
= 60  =1000 m
ZL=10m =10 m YL=40m
XL=50m = 60 mv/v
XL=YL= ZL =10m

x
z

Figure II.4 : Modèle d’un demi-espace comportant deux structures, l’une résistante
de forme cubique, et l’autre conductrice de forme L
II.3- Présentation et Discussion des résultats :

D’un point de vue méthodologique, les mesures électriques (résistivité et chargeablité)


ont été calculées à partir des modèles connus (II.2, II.3, II.4) en utilisant cinq différentes
configurations d’électrodes. Il s’agit de Wenner–Schlumberger, pôle–pôle, dipôle-dipôle, pôle-
dipôle et le dispositif rectangulaire (Fig.I.2). Les résultats sont représentés par les figures: II.5,
II.6 et II.7.
On se donne une zone carrée de 200 m de côté, la maille est de 10x10m² sur un sous sol
homogène. A partir des trois modèles synthétiques, on se propose d’illustrer à l’aide de la
cartographie de la résistivité et de la chargeabilité apparente les variations engendrées par ces
structures. En plus de la variation de ces deux paramètres, on donne les représentations selon un
profil de la résistivité et de la chargeabilité.

a) – Dispositif Wenner- Schlumberger :


L’anomalie apparaît sous forme de plusieurs structures parallèles dans les trois cas
([Link].5a, II.6a, II.7a). Cela est dû probablement à l’effet de bord du conducteur. Il est clair que ce
dispositif est sensible uniquement aux structures conductrices et les formations tabulaire

b) – Dispositif Pôle- pôle :


Dans les trois cas (Fig II.5b, II.6b, II.7b), il renseigne bien sur la position et la géométrie
des structures résistantes et conductrices.

c) – Dispositif Dipôle – dipôle :

Ce dispositif a une grande capacité de détecter les structures résistantes et conductrices, en


donnant avec une grande précision leurs géométries et leurs positions. Il définit ces structures
par leurs vraies propriétés électriques.

d) – Dispositif Pôle – dipôle :

C’est un dispositif asymétrique car l’une des électrodes d’émission est mise à l’infinie.
Ceci peut décaler la position du corps. Les anomalies de résistivités et de chargeabilités
apparentes sur les deux cartes (résistivité et chargeabilité) sont asymétriques.. Une méthode pour
éliminer l'effet de cette asymétrie est de refaire les mesures avec les électrodes disposées de la
façon inversée.
e) – Dispositif Rectangulaire :
Il se caractérise par une grande profondeur d’investigation. Il donne de bons résultats
concernant la position et la géométrie des corps, qu’ils soient résistants ou conducteurs, il est
mieux conseillé pour les structures allongées où il donne une bonne résolution latérale.

En résumé, on peut dire que, d’après l’analyse des cartes de résistivités et de


chargeabilités, la présence de structures de dimensions finies, tels que : dyke, filons ou structures
cubiques est facilement détectable. On remarque alors, selon leur nature, une augmentation ou
une diminution brutale de la résistivité apparente, d’où la présence d’anomalies. L’amplitude
de ces anomalies nous renseigne sur la taille et la nature de la structure. On peut également
détecter le contraste entre les propriétés physiques caractérisant la structure et l’encaissant.
Compte tenu des résultats précédents, on peut dire que les dispositifs, Dipôle – dipôle et
rectangulaire sont les mieux conseillés pour la détection des structures de dimensions finies du
sous-sol.
Cartographie Cartographie de Représentation par un
de résistivité chargeabilité profil de a et a
a)
m 180 Mv/v 200 28
180
26 a

160 190 160
180 24
24
180 140
140
22 20
170 160

R h o- a
120 120 20
16

a
160
100 100 18
150 140 a
16 12

80 140 80
14 120
60 130 60 8
12
40
120
40 10 100 4
110
20
20 8
100 0 40 80 120 160 200
0 6
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 40 60 80 100 120 140 160 180 Distance (m)

Wenner Schlumberger Wenner Schlumberger

b)
180 m 180 Mv/v 240 100
220 90
160 160
200 80
80
a
210
140 140


200
70
120
190
120
160 60

R h o- a
60

a
100 180 100
50
80
170
80 120 40
60
160
60
40 a

150
40
30 80 20
140 40
130
20
20
120
20
10
40 0
0
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 0 40 80 120 160 200
Conducteur Pôle pôle Pôle Pôle
Distance(m)

c)
180 m 180 Mv/v 240 a 60
220


60
160 160
200 55
140 140 50
200
180 45
40
120

R h o-a
120
40
160

a
100 160
100 35
140 30
80 80 20
60 120
25
120 a

60 20
40 15
100 40
20
10
80 0
80 20 5
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180 0 0 0 40 80 120 160 200
20 40 60 80 100 120 140 160 180
Distance(m)
Dipôle Dipôle Dipôle Dipôle

d) Mv/v
180
180 60
160 160 240 80
m 50
140 140
220 200
120 120 40 60
200
180 100 160
R h o- a

100
30
160
80
40 a
80
140 120
120 60 20
60
100 20
40 40
10
80
80
20
20 60
0 40 0
40 0
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 0 40 80 120 160 200
20 40 60 80 100 120 140 160 180 Distance(m)
Pôle dipôle

e) Pôle dipôle

180

160 m
220 80
180
Mv/v
140
220
160 13
200
a
210
120
200 140
12
11
180
 60
R h o- a

100 190 120


10
a

180 40
80 100
170
9 160 a

60 80 8
160 20
40
150
60 7 140
6
20 140 40
5 120 0
130 20
4
0 120 0 0 40 80 120 160 200
20 40 60 80 100 120 140 160 180 20 40 60 80 100 120 140 160 180

Distance(m)
Rectangulaire Rectangulaire

Figure II.5 : Résultats obtenus à partir de la modélisation 3D d’un dyke (Lx =10, Ly=150m, Lz=40m)
obtenus avec diverses configurations d’électrodes, a=10 m) et une représentation graphique le long du
profil 10.
Cartographie Cartographie de Représentation par
de résistivité chargeabilité un profil de a et
a
a)
180
 m 180
mv/v
360 11
355
160 40
160
10
345 140
35
a
140

 9
335 120
120 30

a
100

a
340

Y
100 325 25
8
80
80
20 

R h o- a
315
60
60
15
320 7
305 40
40
10
295 20 6
20
5 300

280
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
285
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180 0 40 80 120 160 200
X
Dispositif Wenner-Schlumberge r Distance (m)
Dispositif Wenner Schlumberger

b)
180 180
mv/v 440 24
m
160

140
400
390
160
70 400 a 20
380 140
370 60
360 16

R h o- a
120 120
360
a

a
350 50
100 100
340
320
Y

Y
330
80 40 12

80
320
310
60 60 30 280
300 8
40 290
40
280 20
240
20 270
20 4
260
10
0
0 40 80 120 160 200
Conducteur
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 40 60 80 100 120 140 160 180
x
Dispositif Pôle-pôle
X
Distance (m)
Dispositif Pôle-pôle

c)
180
m 180 230 80
235
160 mv/v a
160
70 220
140
225 140
60
 60
210

R h o- a
120
120 215 40

a
100
50
a

100
200
Y

205 40
80 80
30 20
60 195 60 190
20
40 40
185 180 0
20 20 10
0 40 80 120 160 200
175 0 0
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180 20 40 60 80 100 120 140 160 180
X
Distance (m)
Dispositif dipôle dipôle Dispositif Dipôle-dipôle

d)
180 180
320 80
mv/v
160  m 160 85

140
480
140
280 60
460 75

440

R ho-a

120 420 120 65


a
400 240 40
100 380
360
100 55
a
80
340
320
80 45
a
200 20
60
300
280
260
60
35

25

40 240 40

220 15 160 0
20 200 20
180
160
5 0
0
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 40 60 80 100 120 140 160 180

Dispositif Pôle Dipôle


40 80 120 160 200
Dispositif Pôle-dipôle
Distance (m)
e)
960 100

180 180
m
mv/v
160
a
160
940 80
75


140 930 140
920
920 65 60
R h o- a

120 120
a

910 55
100
100
900 40
80
80
45 880
890
35
880 60 20
60

870 40
25 a
840
 0
40
860 15
20
20
850 5 0
0
0 840 20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 40 60 80 100 120 140 160 180

Dispositif Rectangulaire
40 80 120 160 200
Dispositif rectangulaire Distance (m)

Figure II.6 : Résultats obtenus à partir de la modélisation 3D d’un dyke (Lx =10, Ly=150m, Lz=40m) à
la profondeur de 10m ,obtenus avec diverses configurations d’électrodes, a=10 m) et une représentation
graphique le long du profil 10.
Cartographie Cartographie de Représentation
de résistivité chargeabilité par un profil de a
et a
a)
m 204
a 1.6


180 180

160
Mv/v
160
199 2.2
140 140 2 200

a

R h oa (  m )
197 1.8 1.2

a (M v/v)
120 120
195 1.6
100 100 1.4
196
0.8

Y
193 1.2
80
80
191 1
60
192
60 0.8
189 0.4
40 0.6
40
187 0.4 188
20
0.2
20
0
185 0 40 80 120 160 200
0
0
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 40 60 80 100 120 140 160 180
x
X Distance(m)
Dispositif Wenner Schlumberger
Dispositif Wenner Schlumberger

b)
180  m 180 202 4
Mv/v
160 200 160
200
3
3 a

R h oa (  m )
140 140

 a ( Mv / v )
198 120
198
120 2.5
2
100
100
2 196
80 196 80
1.5
194
a

60
60
1
1
40 194 40
192
0
20
0.5
20 0 40 80 120 160 200
192 0 0
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 40 60 80 100 120 140 160 180 Distance(m)
Dispositif Pôle - pôle
Dispositif Pôle - pôle

c)
180 180
a
 m
160 160
mv/v 202  6
201 5
140
200
140
200

Rhoa(m)
6 4
198
120 199 120
3
5
198
100 100 196 a 2


197 4
80 80 194 1
196 3
60 60
195 192 0
40 2 0 40 80 120 160 200
194 40

20 193 1 Distance( m)
20

0 192 0 0
20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 40 60 80 100 120 140 160 180

Dispositif Dipôle - Dispositif Dipôle - dipôle


dipôle
d)
Mv/v 204 1.6
180  m 180

202
160 160
2 a

140
200 140
200 1.2
Rh o a ( m)

 a (Mv /v )
1.6
120
198 120

196 100
1.2 196 0.8
100
a
80

60
194

192
80

60
0.8

0.4
192
 0.4

190 40
40
0 188 0
188 20
20
0
0 40 80 120 160 200
186 20 40 60 80 100 120 140 160 180
0
20 40 60 80 100 120 140 160 180 Distance (m)
Dispositif Pôe-dipôle
Dispositif Pôe-dipôle
 m 180
Mv/v
180

160
160 205 7 210 8
140 140 6 200
a 6


195 120
5
120
 a ( M v /v )
R h oa(  m )

100 100 190


185 4 4
80 180
80

a
60

40
175
60

40
3

2
170  2

20
165 20 1 160 0
0

20 40 60 80 100 120 140 160 180 0 0 0 40 80 120 160 200


20 40 60 80 100 120 140 160 180

e Dispositif Rectangulkaire Dispositif Rectangulaire


Distance (m)

Figure II.7 : Résultats obtenus à partir de la modélisation 3D de deux corps l’un résistant et l’autre
conducteur ,obtenus avec diverses configurations d’électrodes, a=10 m) et une représentation graphique
le long du profil 10.
II – 2 Transformation des cartes de résistivité électrique en cartes VLF-EM

II . 2. 1 Introduction

La détection des structures est l’objectif de toute prospection géophysique,


l’interprétation d’une carte de résistivité électrique est très limitée dans le domaine 3D, elle nous
renseigne seulement sur la position, la forme et la direction de l’anomalie. Par ailleurs, elle nous
donne une indication sur la résistivité de la structure anomale. Nous ne pouvons pas déterminer
l’extension de la structure à partir d’une cartographie de résistivité électrique.
De nouvelles techniques d’interprétation des données électriques (Djeddi 1998)
permettent de délimiter aux mieux l’extension de l’anomalie. A cet effet, une carte nommée
pseudo-VLF résultant de la transformation d’une carte de résistivité en prospection électrique en
une carte VLF-EM. Sur cette dernière nous appliquons les traitements des données de la VLF-
EM. Parmi ces traitements, nous citons le filtre de dérivation dan le plan horizontal, afin de
restituer les dimensions et la profondeur du corps perturbateur comme en VLF-EM. Nous allons
appliquer ce filtre à des données théoriques et expérimentales. Par conséquent, Il est utile de
donner l’équation générale de la transformation et de définir le filtre dérivé.

II . 2.2 Relation de la transformation

La transformation est effectuée sur les données de résistivité. Celle-ci est basée sur les
équations de Maxwell. La théorie de cette transformation est développée dans les travaux de
Djeddi, M. (1998). Nous donnons seulement l’expression finale qui sert à effectuer la
transformation :
C ( 1/ 2 ) / y  II.1
P
Avec
- C est une constante dépendant de la profondeur de pénétration.
- P : La pseudo-VLF
Cette équation montre qu’il est possible d’obtenir des données de la VLF-EM par simple
dérivation de la résistivité Par analogie, cette expression est appliquée à la prospection
électrique.
II . 2. 3 - Filtre de dérivation

a) - dérivée suivant x
L’application du filtre dérivé dans la direction des X (direction du champ électrique Ex)
transforme la carte de la pseudo-VLF en une carte sur laquelle on observe quatre extremums.
Les informations tirées de cette carte sont:
- Les lignes zéro correspondant aux axes de symétrie de la structure, dans le plan XOY.
- La distance séparant deux extremums le long de la direction X, correspondant à l’extension du
corps dans cette direction (XL).
- La distance entre deux extremums adjacents, le long de la direction Y est similaire à la
distance « peak to peak » observée sur les anomalies VLF. Elle est utilisée pour la détermination
de la profondeur de la structure causant l’anomalie.

b) - Dérivée suivant y :

L’application du filtre dérivé dans la direction des Y (direction perpendiculaire au champ


Ex) transforme la carte à deux extremums ( Pseudo-VLF) en une carte à trois extremums . La
largeur à mi-hauteur du maximum sur la coupe, prise à partir de la carte dérivée (Y), parallèle à
l’axe des Y, nous donne l’extension de la structure le long de l’axe Y (YL).

II.2.4 Application à un cas synthétique


Le modèle utilisé pour cette transformation est celui de la figure II.2, le calcul de la
résistivité électrique a été fait pour un dispositif dipôle- dipôle. La cartographie de résistivité a
été calculée pour ce modèle puis transformée pour obtenir la carte pseudo-VLF ( II.8b). On
observe sur cette carte les deux extremums observés pour une anomalie en VLF-EM
Après avoir appliquer le filtre de dérivé dans les deux directions X et Y, à la pseudo-VLF
([Link].9 et II.10), les dimensions déterminées à partir des cartes dérivées sont XL=9m ,
YL=150m, et la profondeur du toit de la structure est estimé d’après l’abaque donné par Baker
et Mayer et développé ([Link].11) par Djeddi dans le cas d’un modèle synthétique 3D (fig. II.2).
Elle donne la relation entre x et la profondeur, elle est tirée empiriquement, a et b sont
respectivement les dimensions du corps dans les direction X et Y.
L’information apportée pour la détermination de la géométrie de la structure est acceptable
comparativement aux dimensions réelles. Cette interprétation est valable seulement quand la
profondeur du toit est plus petite ou égale à la plus petite des dimensions de la structure
dans le plan XY (Djeddi, 1998). La carte transformée un effet de même fréquence (la dérivé
s’annule a cet endroit) , il est préférable de faire la simulation par partie.
Y(m) 150 150

100 100

50 50

0
50 100 150
20 70 120
Distance(m)
Distance(m)
a) b)

Figure II.8 Carte de : a) résistivité pour une structure conductrice.


b) Pseudo-VLF.

150

100

50

0
50 100 150
1
0 40 80 120 160 200
1.2
95 100 105 110 0.5 dx2
0.8 dx1
X- derivée

0
X-derivée

0.4
-0.5
0
-1
-0.4

-0.8 -1.5

Figure II.9 : X- derivée de la pseudo –VLF et coupe suivant X=90 et Y= 25


0.8

150
0.4

Y-derivée
YL
Y(m)

100
0
0 4080 120 160 200
50

-0.4 dy

0
50 100 150
X(m)
-0.8

Figure II.10 : Y-derivée de la pseudo-VLF et coupe à X =90

Figure II.11 : Abaque d’estimation de la profondeur (d’après Djeddi 1999)


Chapitre III
Identification des structures 2D
par modélisation et inversion
X
XL
36

Chapitre III
Identification des structures 2D par modélisation et inversion

III.1 Introduction….....................................................................................................................37
III.2 Théorie d'inversion...............................................................................................................37
III.2.1 Introduction.............................................................................................................37
III.2.2 Formulation du problème inverse et problème direct.............................................38
III.2.3 Solution du problème inverse….............................................................................38
III.2.4 Non linéarité…........................................................................................................40
III.3 Tomographie électrique...............................................................................................40
III.3.1 Introduction…...........................................................................................................40
III.3.2 Représentation graphique…...................................................................................40
III.4 Application à des cas synthétiques….................................................................................42
III .4.1 Présentation des modèles.........................................................................................42
III .4.2 Résultats et discussions...........................................................................................42
III .4.2.1 Résultats électriques….............................................................................43
III .4.2.2 Résultats électromagnétiques…..............................................................54
III .4.2.3 Conclusion…............................................................................................54
III.5 Application de l’indice DOI (Depth Of Investigation) à l’imagerie..................................58
électrique 2D pour les sous-sols à forts contrastes de résistivité

III.5.1 Introduction..............................................................................................................58

III.5.1 Exemple d’application.............................................................................................58


III. 5. 2 .1 Cas synthétique…...................................................................................58
III. 5. 2 .2 Cas réel…...............................................................................................61
Chapitre III : Identification des structures 2D par modélisation et 37
inversion
III.1 Introduction

Des cartes de résistivité et de chargeabilité apparentes ont été complétées par une
étude 2D donnant la répartition verticale et latérale de la résistivité électrique des sols par
l'imagerie électrique, appelée aussi tomographie électrique. Les techniques VLF et VLF-R ont
été aussi appliquées. Après de brefs rappels théoriques sur les inversions et la tomographie
électrique, nous proposons d'imager un milieu synthétique contenant plusieurs hétérogénéités, en
acquérant des données de résistivité et de chargeabilité grâce à une modélisation numérique des
phénomènes électriques par éléments finis (Loke 2001).
Pour la méthode électromagnétique, nous avons utilisé un programme modélisation
établi par Edsen N.A. et Niessen J., 1997. Ce programme permet de calculer, par La méthode
VLF et VLF-R, la réponse d'un corps ayant des propriétés différentes de celles du milieu
encaissant. Le but de ces deux modélisations est d'extraire, à partir des données électriques et
électromagnétiques, l’information concernant la géométrie et les paramètres électriques
(résistivité, chargeabilité électrique..). Le traitement de données électriques est fait à l'aide d'un
programme, établi par Loke et Barker, 1995-2003, qui déterminera automatiquement par une
méthode itérative (Loke et Barker 1995 et 1996a), un modèle bidimensionnel (2-D) de résistivité
ou de chargeabilité.

III.2 Théorie de l'inversion

III.2.1 Introduction

Les méthodes géophysiques ont pour but d’étudier l’hétérogénéité du sous sol et d’en
caractériser la structure à partir des mesures qui se font, généralement, depuis la surface.
Néanmoins, il est difficile d’utiliser ces mesures pour décrire, de manière quantitative les
propriétés du sous-sol. Un traitement est, donc, nécessaire afin d’obtenir un résultat exploitable.
La tomographie est destinée à avoir la variabilité latérale et verticale du sous-sol à
travers les paramètres physiques qui le caractérisent. Sa signification est d’ imager les tranches
d’une structure. L’image de cette structure géologique peut être modélisée en utilisant un logiciel
2D : c’est l’inversion tomographique dont la réponse est conforme le mieux possible, aux
données mesurées. Une brève description du problème inverse et de sa solution sont présentées
dans ce chapitre. La terminologie, la notation et la dérivation des équations sont prises de
Menke (1989).

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
III .2.2 Formulation du problème inverse et du problème direct

Le problème direct en géophysique consiste a calculer la réponse d’une structure du sous


sol. Par contre, le processus d’inversion ou le problème inverse permet la reconstruction de la
structure profonde à partir de données mesurées en surface. Ce type de traitement est nécessaire
si l’on souhaite exploiter de manière quantitative les mesures effectuées en utilisant toutes les
informations disponibles. La résolution du problème inverse par la méthode des moindres carré
est, sans doute, une des solutions les plus fréquemment utilisées en géophysique, bien que
d’autres méthodes de résolution existent : méthodes ART (Algebric Reconstruction Technique)
et Rétro Projection. Toutefois , la solution n’est pas unique. En effet, la qualité du modèle obtenu
dépend fortement de la quantité et de la qualité des informations introduites dans le processus
d’inversion. L’algorithme par moindres carrés à contraintes de lissage est appliqué à des données
de résistivité et de polarisation provoquée synthétiques, pour des structures 2D, ainsi qu’à des
mesures de terrain.

On peut encore schématiser la relation entre le problème direct et le problème inverse comme
suit :
Problème direct

Paramètres du modèle m Modèle Prédiction des données d pre


f(d,m)

Données d Estimation des paramètres du


Modèle
f(d,m) modèle mest

Problème inverse

Figure III.1 : Définition des problèmes direct et inverse

III.2.3 Solution du problème inverse

En géophysique, le problème inverse se réduit à déterminer un modèle qui minimise


l’écart entre les données calculées f (m) : m = (m1, m2………, mp) étant le vecteur des
paramètres à estimer ; et les n observations que l'on appellera d = (d1, d2,…, dn). L'équation III.1
donne une relation linéaire entre les données observées et les paramètres modèles inconnus.
On a
d  Gm (III.1)
Avec G est la matrice de sensibilité (ou matrice des dérivées partielles ou le Jacobien).
En d'autres termes, on souhaite calculer des réponses se rapprochant le plus possible des
observations. Cet écart peut s'illustrer par le vecteur erreur e = d - f (m). Habituellement, on
cherche à minimiser la somme des écarts (la somme du carré des écarts dans le cas d’une
minimisation par moindres carrés) entre les données observées et calculées (Menke 1989).
n n

   e   (d i
2
i

di cal ) (III.2)
2
i 1 i 1

c'est à dire, la fonction  qu'on appelle fonction objectif (notation matricielle) :

  eT e  (d  f (m))T  f (m)) (III.3)


(d

  eT e  (d  Gmest )T (d  Gmest )
Où T est la matrice transposée.

La racine carrée de ce terme divisée par le nombre d'observations est connue sous le nom
d’erreur quadratique moyenne ou erreur RMS (Root Mean Square error). La minimisation de la
fonction  consiste à chercher le zéro de son gradient (  / m  0 ). On obtient une matrice
carrée pour les paramètres du modèle inconnu :
GT Gmest  GT d  0 (III.4)

Supposant que (GT G)1 existe, ce qui donne la solution de :

1 T
mest  (G G) G d
T
(III.5)

En ce qui est de la solution du problème inverse Gm =d, la solution obtenue est alors unique
avec un vecteur d’écart nul entre les données mesurées et ceux calculées. Cette situation n’arrive
jamais en science expérimentale car les données mesurées sont toujours entachées d’erreurs. Le
problème peut être sous- déterminé si le nombre de paramètres à estimer sera plus important que
le nombre d'observations dont on dispose. Ainsi, il apparaît une ambiguïté du fait que le modèle
de paramètres estimé n'est pas unique, car le système linéaire de l'équation (III.5) comporte plus
d'inconnues (m) que d'équations (f (m)). Il est surdéterminé, dans le cas contraire. Par
conséquent, une infinité de solutions existe. Ce type de problème est résolu en introduisant des
informations afin de sélectionner la solution la plus probable.

III.2.4 Non linéarité

Dans la plupart des applications géophysiques, les fonctions modèles sont non linéaires.
Pour les rendre linéaires, on effectue un développement en série de Taylor autour d’une solution
estimée mest (modèle de départ). La non linéarité est donnée par g(m)= d et la linéarisation des
fonctions (modèle) est donnée par :
^
d  G m (III.6)
^
Où d  d obs  g(mest ), G  (g / mest ) ; m  m  mest

d est un vecteur contenant les différences entre la réponse calculée du modèle et les données
observées. L’équation (III.6) doit être résolue itérativement avec un nouveau paramètre du
modèle estimé pour une différence de données d .

III .3 Tomographie électrique

III. 3.1 Introduction


Le paramètre physique principal utilisé dans les méthodes électriques est la résistivité
électrique ou son inverse, la conductivité électrique. Ces dernières années, la tomographie 2D et
3D de résistivité a été largement employée dans la géophysique de l’environnement. Nous nous
intéressons aux travaux de Loke et Barker (1995-2001). Ils ont développé des algorithmes
d’inversion 2D et 3D, basés sur la méthode des moindres carrés avec contrainte de lissage. A la
première itération, un modèle homogène est utilisé comme point de départ pour lequel les
valeurs des dérivées partielles des résistivités apparentes (coefficients de sensibilité) peuvent être
calculées analytiquement. Pour les itérations suivantes, une méthode quasi-newtonienne est
utilisée pour estimer les dérivées partielles, ce qui réduit le temps de calcul et l’espace mémoire
nécessaire. Cet algorithme est appliqué aux méthodes de résistivité et en polarisation provoquée.

III.3.2 Représentation graphique des coupes de résistivité et de chargeabilité

Les pseudo- coupes sont représentées à l’aide d’un programme de modélisation (Loke
1995-2002) en résistivité et chargeabilité apparentes, de n’importe quelle structure. L’inversion
de ces données permet d’établir une coupe de résistivité vraie en fonction de la profondeur, elle
est interprétable en terme de formation géologique.
Le logiciel d’inversion 2D découpe l’espace en blocs dans le plan (x,z). La figure (III.2)
montre un arrangement des blocs du modèle et les positions des points de mesures. Donc
l’inversion consiste à ajuster la résistivité ou la chargeabilité de chaque bloc afin de minimiser la
différence entre les valeurs calculées et mesurées. Cette erreur est donnée par l’erreur
quadratique (RMS), paramètre utilisé pour évaluer la qualité d’inversion. Elle sera satisfaisante
lorsque deux itérations successives donne un RMS qui ne varie pas de façon significative.

Figure III.2. Diagramme schématique d’un modèle (dyke) ainsi que l'arrangement
des blocs employés par le programme d'inversion.

Le problème inverse traité ici est non linéaire et la méthode des moindres carrés avec
contrainte de lissage (Groot-Hedlin et Constable, 1990) utilisée dans RES2DINV a la forme
suivante:

 
m  J T J   S T S 1 J T (III.7)
d
i i i i i i
Avec
-i : Représente le nombre d’itérations
- : Le vecteur qui contient les différences entre les logarithmes des valeurs de résistivités
di apparentes mesurées et calculées.
- i : Facteur de régularisation.
- m : Le vecteur de perturbation du paramètre modèle pour la iime 'itération (Loke et
i
Barker, 1995).
-S : Paramètre de lissage (Sasaki, 1992).
L'algorithme d'inversion peut être divisé en cinq étapes principales :

 Calcul des résistivités apparentes,  pour un modèle initial avec des résistivités 
a,i i

 Calcul du vecteur sont les résistivités apparentes


d
obs    obs où  est et 
est

i a,i a a,i a

calculées et observées, respectivement


 Calcul de la matrice Jacobienne Ji des dérivés partielles des paramètres du modèle.
 Résolution de l'équation des moindres carrés (III.7) pour déterminer le
m vecteur de
perturbation du paramètre modèle. i

 Estimation de la résistivité du modèle pour chaque bloc par l’utilisation de la formule


suivante :
i1  i  mi
Ces étapes sont répétées jusqu'à ce que l'algorithme converge (Loke & Barker, 1995).
vers une solution acceptable (modèle homogène).

III. 4 Application à des cas synthétiques

III .4.1 Présentation des modèles

Nous avons choisi des modèles dans lesquels on connaît l’ensemble des caractéristiques
du terrain :
 Les structures établies au chapitre précèdent vont servir de support pour calculer les
paramètres électriques de différentes configurations se trouvant dans la nature.
Rappelons qu’il s’agit de dyke, filon, corps conducteurs et résistants de forme
cubique et L ([Link].2, 3, 4 et [Link].3e, 5e, 7e). Tous les calculs ont été réalisés sur un
profil défini (profil N° 10).
 Couche conductrice minéralisée à l’intérieur d’un milieu résistant.
 Couche résistante minéralisée à l’intérieur d’un milieu moins résistant.
 Une faille afin de générer une anomalie.

III .4.2 Résultats et discussions

Les résultats obtenus par modélisation et inversion pour les cas synthétiques sont
présentés par les figures III.4 à III.10
III .4.2.1 Résultats électriques

Les données de la méthode électrique permettent d’estimer à différentes profondeurs la


résistivité et la chargeabilité électrique apparente le long d’un même profil, et de visualiser les
résultats sous la forme d’une pseudo section. Un graphe selon ce profil présente la distribution
verticale des résistivités et des chargeabilités observées et les résistivités vraies (interprétées)
(=f(x)) et =f(x)). Pour cette étude plusieurs configurations d'électrodes sont utilisées afin de
comparer les résultats de la modélisation et d’inversion d’un profil électrique 2D. Sur ce même
profil on a utilisé les techniques VLF et VLF-R de la méthode électromagnétique. Ces
techniques d'interprétations contribuent à l’amélioration de la connaissance du sous-sol.
Les constatations préliminaires entre les coupes de résistivités mesurées (observées) et
les résistivités obtenues après inversion (interprétées) nous permettent de dire qu’il est
impossible d'interpréter correctement une pseudo section (non inversée). On peut seulement faire
quelques hypothèses sur la distribution des résistivités ou de chargeabilités apparentes. Les
résultats obtenus par les données synthétiques sont :
 Les pseudos sections de résistivité et de chargeabiltés mesurées et les résistivités
inversées sont représentées par les figures (III.3) et (III.4) du premier modèle (un dyke
conducteur et chargeable). Le profil électrique pour le modèle (1), indique un minimum de
résistivité et un maximum de chargeabilté à l’aplomb du conducteur, observés avec toutes les
configurations d’électrodes. On remarque également que les valeurs de résistivités sont
relativement représentatives des valeurs réelles pour les quatre configurations. Avec le dipôle -
dipôle, l’extension de la cible selon z n’est pas bien définie. Ceci est dû, probablement, à
l’espacement entre les électrodes. Nous avons, aussi, comparé les graphes de résistivités et de
chargeabiltés mesurées et interprétées à une profondeur de 9m. On observe l’effet du modèle
proposé sur les profils tracés à partir des résistivités et des chargéabilités interprétés.

Résistivités apparentes
(observées) Résistivités inversées Profil de résistivités observées
(interprétées) et interprétées

400

300 Aprés inversion


Rho(.m)

200

100 Avant inversion

0
0 40 80 120 160 200

a/ Dispositif Wenner- Schlumberger Distance (m)


900

750

600 Aprés inversion

Rho(.m)
450

b/ Dispositif Pôle Pôle 300

150 
Avant inversion 0
0
40 80 120 160 200
Distance (m)

600

500 Aprés inversion


Rho(.m)
400

300

c/ Dispositif Dipôle Dipôle 200

100 
Avant inversion
0
0 40 80 120 160 200
Distance (m)

500 Aprés inversion

400 

Rho(.m)
300

200

100 
Avant inversion
0
0 40 80 120 160 200
Distance (m)
d/ Dispositif Pôle Dipôle

e)
Figure III.3 : Présente les variations latérales et verticales de la résistivité électrique observée et
interprétée obtenues à partir d’un dyke affleurant avec diverses configurations
d’électrodes et un graphe représentant la variation de la résistivité en profondeur.
Chargeabilités
apparentes (observées) Chargeabilités inversées Profil de chargeabiltés
(interprétées) observées et interprétées
40


30
a (mv/v)

Aprés inversion
20

10

A vant inversion

a/ Dispositif Wenner Schlumberger


b/
Dispositif
Pôle Pôle 0
0 40 80 120 160 200
Distance (m)

100

80 Aprés inversion

a (mv/v)
60

40
Avant inversion
20

0
0 40 80 120 160 200
Distance (m)

80

60

a (mv/v)
40

20

0
0 40 80 120 160 200

c/ Dispositif Dipôle Dipôle Distance (m)

60


Avant inversion
40

a (mv/v)
Aprés inversio


20

d/ Dispositif Pôle Dipôle 0 40 80 120 160 200


Distance(m)

e)
Figure III.4 : Présente les variations latérales et verticales de la chargeabilité électrique observée et
interprétée obtenues à partir d’un dyke chargeable et affleurant en surface avec diverses configurations
d’électrodes et un graphe représentant la variation de chargeabilité en profondeur
Résistivités apparentes
(observées) Résistivités inversées Profil de résistivités
(interprétées) observées et interprétées
a/ Dispositif Wenner Schlumberger
 n
1200  Avant inversion
n
1000  n=1 Aprés inversion


800 n

Rho(m)
600

400

200

b/ Dispositif Pôle Pôle 0 40 80 120 160 2


Distance (m)

 n Avant inversion


1200    n

 n=1 Aprés inversion


   n

800

Rho(m)
400

0
0 40 80 120 160 200
Distance (m)
c/ Dispositif Dipôle Dipôle
 n Aprés inversion
1200    n

 n=1 Aprés inversion


   n

Rho(m) 800

400

0
0 40 80 120 160 200 240
d/ Dispositif Pôle Dipôle Distance (m)

e)
Figure III.5: Présente les variations latérales et verticales de la résistivité électrique observée et
interprétée obtenues à partir d’un dyke sous une couverture résistante avec diverses
configurations et un graphe représentant la variation de résistivités en profondeur.
Chargeabilités
apparentes (observées) Chargeabilités Profil de chargeabiltés
inversées (interprétées) observées et interprétées
60
50  n 1
 n 0
40
a (Mv/v)

 n=1
0
   n
30

20
Aprés inversion
Avant inversion

a) Dispositif Wenner Schlumberger 0 40 80 120 160 200


Distance (m)

50
 n
40    n
Avant inversion

a (Mv/v)
30  n=1
   n
Aprés inversion
20

10

0
0 40 80 120 160 200
b/ Dispositif Pôle Pôle Distance (m)

80

 n
60 Avant inversion
 n

a (Mv/v)
 n=1
Aprés inversion
40    n

20

0
0 40 80 120 160 200
c/ Dispositif Dipôle Dipôle Distance (m)

80
 n
60    n Avant inversion
a (Mv/v)
 n=1
   n Aprés inversion
40

20

0
0 40 80 120 160 200
Distance(m)
d/ Dispositif Pôle Dipôle

e)
Figure III.6: Présente les variations latérales et verticales de la chargeabilité électrique observée et interprétée
obtenues à partir d’un dyke chargeable sous une couverture peu chargeable avec diverses
configurations et un graphe représentant la variation de chargeabilité en profondeur.
 l’interprétation du deuxième modèle 2D est ,illustrée par les figures (III.5 ) et (IIII.6 ).
La baisse de résistivité et l’augmentation de la chargeabilité est bien marquée à la position du
corps conducteur minéralisé; observées avec les différentes configurations et notamment
par le dipôle dipôle et le pôle - pôle. La couverture résistante masque les valeurs réelles de la
résistivité et de la chargeabilite du corps minéralisée. La réponse avec le dispositif dipôle
dipôle est beaucoup plus proche du modèle initial.

Les graphes représentants les valeurs de la résistivité et de la chargeabilité mesurées et


interprétées pour un même profil à des profondeurs variant entre 5m et 17m, montrent bien la
présence d’une couche résistante de 200 .m avec les configurations pôle -pôle et dipôle
dipôle et d’un corps minéralisée à l’aplomb de la structure.

 On observe à partir des figures (III.7) et (III.8) la réponse électrique causée par la
présence de deux corps de dimension, égale à 10m selon les trois directions. Ces deux corps
présentent des sulfures disséminés. Les résultats présentés par les sections représentant les
valeurs calculées et interprétées montrent clairement la présence des deux corps par les
dispositifs dipôle dipôle et pôle-pôle, tandis que les autres dispositifs ne mettent pas en évidence
le corps résistant. L’anomalie de la polarisation provoquée est très remarquable, d’autant plus
que l’encaissant est peu minéralisé ou stérile. On peut, cependant, observer sur ce profil une
variation d’amplitude de la chargeabilité qui s’identifie aux variations latérales des sulfures.
L’inversion des chargeabilités apparentes, avec la configuration Wenner-Schlumberger se
caractérise par une augmentation de la chageabilité à l’emplacement du corps résistant avec une
géométrie bien définie, contrairement à l’inversion des résistivités apparentes où la présence du
corps conducteur n’est pas marquée.
Pour pouvoir visualiser une telle anomalie, il aurait fallu prétendre une maille de mesure
plus petite.
Les graphes de résistivité et de chargeabiltés tracés à 9m de profondeur confirment bien
la présence d’un encaissant résistant et de chargeabilité nulle. Les valeurs du profil interprété
sont proches de celles réelles.

 Une interprétation a été effectuée et illustrée par les figures (III.9) et (III.10) pour les
modèles représentés par la couche résistante et celle conductrice caractérisée par une épaisseur
de 10m. Les données ont été calculées en utilisant la configuration wenner - Schlumberger. On
note :
- La présence d’une couche conductrice minéralisée où les valeurs de résistivités
enregistrées à des profondeurs différentes sont conformes aux valeurs du modèle initial.
- Pour la couche résistante, les résultats de l’inversion ne sont pas concluants. Ceci
s’explique par le fait que la profondeur d’investigation maximale du courant dans un
milieu résistant est plus faible ( Roy et Apparo ; 1971) et que cette couche agit comme
un écran si le contraste est trop élevé. Pour la polarisation provoquée, on constate que
l’emplacement de la couche minéralisée est décalé.
.
 La méthode d’imagerie électrique a été appliquée sur un modèle représenté par un
décrochement de 3m entre le compartiment gauche et le compartiment droit. Le dispositif utilisé
est le Wenner avec un espacement de 6m ( fig.9c). Le terrain est constitué de deux couches dont
la première est une formation d’argiles (35 .m) de 9m d’épaisseur et la deuxième est une
formation de sable résistant (600 .m) .
Le modèle obtenu après inversion des données confirme l’existence du décrochement.
Notons que sur le graphe de variation des résistivités, l’apparition d’une nette fluctuation sur
presque toutes les courbes (4.5m, 11 m, 14 m) à l’exception de la courbe faite à 24m où l’effet
disparaît. L’inversion est réalisée avec une correction topographique.

Résistivités
Résistivités inversées Profil de résistivités
Apparentes (observées)
(interprétées) observées et interprétées
240

220
Rho (.m)

200
 n Avant inversion
180

   n
160 Aprés inversion
 n=2
   n
140

a/ Dispositif Wenner- Schlumberger 0 40 80


Distance (m)
120 160 200

240

220
Rho (.m)

200

180  n

Avant inversion
160 n Aprés inversion
 n=1

140 n

b/ Dispositif Pôle Pôle 0 50 100


Distance (m)
150 200
240

200

Rho (.m)
160
 n Avant inversio
120    n

 n=1
Aprés inversio
80    n

c/ Dispositif Dipôle Dipôle 0 40 80 120 160 200


Distance (m)

240

200

Rho (.m)
160
 n
   n
Avant inversion
120  n=1 Aprés inversio
   n

d/ Dispositif Pôle Dipôle 80

0 40 80 120 160 200


Distance (m)

Modèle géoélectrique
e)
Figure III.7 : Présente les variations latérales et verticales de la résistivité électrique observée et inter-
prétées obtenues à partir d’un modèle de deux corps l’un résistant et l’autre conducteur avec diverses
configurations d’électrodes et un graphe représentant la variation de résistivité en profondeur.
chargeabilités
apparentes observées chargeabilités inversées Profil de chargeabiltés
(interprétées) observées et interprétées
5
 n
4
 n
Avant inversion
a (Mv/v)

 n=1
3    n
Aprés inversion
2

0
0 40 80 120 160 200
a/ Dispositif Wenner Schlumberger Distance (m)

6
 n
 n Avant inversion
 n=1
4 Aprés inversion
a (Mv/v)

   n

b/ Dispositif Pôle Pôle


0 0 40 80 120 160 200
Distance(m)

16
 n
   n Avant inversion
12
 n=3

a (Mv/v)
8    n Aprés inversio

-4
c/ Dispositif Dipôle Dipôle 0 40 80 120 160 200
Distance (m)
12  n
 n Avant inversion
8  n=2
   n Aprés inversion

a (Mv/v)
4

-4
0 40 80 120 160 200
Distance (m)
d/ Dispositif Pôle Dipôle

e)
Figure III.8 : Présente les variations latérales et verticales de la chargeabilité électrique observée
interprétée , obtenues à partir d’un modèle composé de deux corps minéralisés avec

diverses configurations d’électrodes et un graphe représentant la variation de résistivité en


profondeur.
Chapitre III : Identification des structures 2D par modélisation et 53
inversion

Modèle de terrain Profil de résistivités interprétées pour


Résistivités observées (a) et interprétées (b)
différentes profondeurs

240
h=15m
200

Rho(m)
160

120 h=63m
80
h=37m
40
0 40 80 120 160 200
Couche conductrice Distances (m)

360

320
h=30m

Rho(.m)
280 h=62m

240

200 h=5m
160
0 40 80 120 160 200
Couche résistante Distance (m)

1000 4.5 m
7.7 m
11 m
800 14 m

Rho(m)
24 m

600

400

200

0
0 40 80 120 160 200 240
décrochement Distance (m)
Figure III.9 : Présente les variations latérales et verticales de la résistivité électrique observée et interprétée, obtenues à partir des modèles de terrain avec la
configuration Wenner Schlumberger pour les deux premier cas et un Wenner pour le décrochement et un graphe représentant la variation de résistivités en profondeur.

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Profil de chargeabiltés interprétées
Modèle de terrain chargeabilités observées (a) et interprétées (b)
pour différentes profondeurs

40 h=63m

30 h=37m

a (Mv/v)
20
h=15m

10
0 40 80 120 160 200
Distance (m)
Couche conductrice et minéralisée

30

20

a (Mv/v)
h=62m
h=30m

10

0 h=5m
0 40 80 120 160 200
Couche résistante et minéralisée
Distance(m)

Figure III.10 : Présente les variations latérales et verticales de la chargeabilité électrique observée et interprétée , obtenues à partir des modèles de deux couche ,
L’une résistante et l’autre conductrice et elles sont chargeable avec la configuration wenner Schlumberger et un graphe représentant la variation de
chargeabilités en profondeur.
Chapitre III : Identification des structures 2D par modélisation et inversion 55

III .4.2.2 Résultats électromagnétiques

Les méthodes VLF et VLF-R avec l’émetteur (Rugby) de fréquence 16 Khz sont
utilisées sur le même profil en combinaison avec les méthodes électriques pour identifier les
structures de subsurface. Le choix des modèles est fait sur les trois premières cités
précédemment (fig. II.2, II.3, II.4). Nous avons limité notre modélisation à des structures 2D à
étudier sur ce profil.
 En mode VLF-EM. Les résultats obtenus ([Link].11 à III.13) montrent la présence d’une
anomalie centrale pour les premier et second modèles. Sa position est confirmée après
application du filtre de Frazer sur les données calculées. Cependant L’amplitude de l’anomalie
s’atténue en fonction de la profondeur du corps.
 En mode VLF-R, les profils de résistivité électrique apparente indiquent des valeurs
de résistivité décroissante là où se positionne la structure conductrice affleurante ainsi que
pour la seconde qui se trouve sous une couverture résistante. Le profil VLF-R n’a pas mis en
évidence la structure résistante, à cause de la faible distance entre les deux structures
(influence de la structure conductrice). Le déphasage entre les composantes horizontales
électrique et magnétique reflète la nature des pour les trois modèles (chap.I)
III .4.2.3 Conclusion
Les mesures électriques ont été réalisées en utilisant des configurations d’électrodes
différentes. Les résultats obtenus pour des données synthétiques nous révèlent que l’utilisation et
l’inversion conjointe de plusieurs configurations améliore la résolution du modèle calculé.
- Le choix de la meilleure configuration dépend de la structure recherchée,
- Le choix de l’espacement des électrodes dépend des profondeurs de l’hétérogénéité
recherchée. Par exemple, pour une hétérogénéité proche de la surface, il est nécessaire d’utiliser
des petits écartements (Edward 1977).
- Le dipôle dipôle caractérisé par une bonne profondeur d'investigation et une sensibilité aux
variations latérales de résistivité.
- La configuration wenner-Sclumberger a une forte sensibilité aux variations verticales de la
résistivité.

- Les interprétations conjointes des différents dispositifs en prospections électrique et


électromagnétique sont intéressantes pour déterminer l’extension de l’anomalie recherchée.
- Le profil VLF-EM a permis de confirmer la présence des structures conductrices.

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
d)

c)

b)

a)

Figure III.11 : Interprétation 2D ; a) Modèle de dyke


b) profil VLF , , c) réponse du modèle Après filtrage de Frazer
d) profil VLF-R .
d)

c)

b)

a)
Figure III.12 : Interprétation 2D ; a) Modèle de dyke sous
une couverture ; b) profil VLF ,c) réponse du modèle Après
filtrage de Frazer , d) profil VLF-R,
d)

c)

b)

a)

Figure III.13 : Interprétation 2D ; a) Modèle de deux corps


b) profil VLF, c) réponse du modèle Après filtrage de Frazer ,
d) profil VLF-R,
III .5 Application de l’indice DOI (Depth Of Investigation) à l’imagerie électrique 2D
pour les sous-sols à forts contrastes de résistivité

III . 5.1 Introduction


Afin de vérifier la bonne résolution de notre image électrique, lors de l’application des
méthodes d’imagerie électrique à l’étude des sous-sols présentant de forts contrastes de
résistivité. Le concept de Depth of Investigation "Oldenburg et Li (1999)" a été utilisé. Les
approches les plus traditionnelles calculent le signal maximum en profondeur (Roy & Apparao,
1971) ou la profondeur médiane d’investigation (Edwards, 1977) pour un terrain homogène.
Lorsque le sous-sol présente de forts contrastes de résistivité, ces méthodes ne sont plus
applicables. Le calcul de l’indice DOI consiste à évaluer la profondeur sous laquelle les données
ne sont plus sensibles aux paramètres physiques du sous-sol (Oldenburg and Li, 1999). Dans ce
travail, le calcul de cet indice est décrit et son utilisation est illustrée à l’aide d’un exemple
synthétique et un cas réel.
Considérant deux inversions effectuées avec les modèles de référence m1r et m2r. Les
modèles finaux correspondants sont notés respectivement m1 et m2. On définit cet indice Par :

DOI (x, z)  m1(x, z)  m2 (x, z)


Avec 0  DOI  1
m1r  m2r

Quand DOI est proche de zéro, les deux inversions produisent des résultats similaires (même
valeur de résistivité) indépendamment de leur modèle de référence respectif. Par contre, quand
DOI approche 1, l'inversion atteint la valeur du modèle de référence, ceci va particulièrement
donner peu d’information sur cette région ( le calcul des indices DOI est effectué a partir du
logiciel RES2DINV).

III. 5. 2 Exemple d’application

III. 5. 2 .1 Cas synthétique

Une acquisition en dipôle-dipôle a été étudiée sur un modèle présentant une cavité
(résistivité très élevée) dans un milieu encaissant plus conducteur (100 .m). La figure III.14
présente le modèle inversé avec des profondeurs étendues ainsi que le profil de l’indice DOI
(calculés avec un jeu de données synthétiques) La résistivité de la cavité est bien plus élevée.
L’augmentation rapide de l’indice DOI au milieu du profil indique que la profondeur
d’investigation est plus faible à cet endroit (position de la cavité). Elle est plus importante sur la
gauche et la droite du profil où la résistivité est plus faible. Cet indice est surtout utilisé pour
avoir une profondeur d'investigation maximale de la séquence de mesures. Cette séquence
(visiblement en dipôle-dipôle) est assez riche en points. Pour cette disposition d’électrodes, ça
ne sert a rien d'augmenter la valeur de « n » de manière excessive: il est faux de croire que cela
augmentera encore la profondeur d'investigation. A partir de n=6 ou 8, on peut remarquer que le
dispositif n'est sensible qu'a l'environnement immédiat de AB et MN et non pas aux structures
profondes. Donc il faut faire varier la valeur de a (=distance AB et MN). Cela accroitera la
profondeur d'investigation du panneau électrique et permettra aussi une meilleure reconstruction
de la cavite.
a)

b)

(c)

(d)

(e)
Figure III.14 : De haut en bas. a) Modèle de Cavité, b) pseudo section en résistivité apparente,
c) modèle inversé avec un maillage étendu, d) coupe des valeurs de l’indice DOI et maillage
étendu, e) Positions des points de mesure en résistivité apparente (échelles non respectées)..
III. 5. 2 .2 Cas réel

La présence des cavités souterraines mal reconnues peut poser des problèmes de stabilité
du sol pour les ouvrages (bâti). Cela nécessite une étude particulière du sous sol, qui permet de
définir le type de fondations adaptées.

Aujourd’hui, les techniques disponibles appliquées pour la détection de ces cavités


situées à des profondeurs de quelques dizaines de mètres, soulèvent une problématique
particulièrement complexe et délicate d’un point de vue scientifique (vue précédemment).
Néanmoins, certaines de ces techniques de reconnaissance géophysique ont été développées pour
les adapter à la reconnaissance et à la caractérisation des cavités souterraines à condition d’en
affiner les outils d’interprétation tels qu’ils sont mis en œuvre aujourd’hui. La méthode qui a fait
l’objet d’une expérimentation sur site concerne la technique d’imagerie électrique

Cette méthode a été utilisée lors d’une campagne de mesures géophysiques dans une
région « A » dans le cadre d’un projet de construction. Le but est de définir les problèmes de
risques naturels (construction) liés à ces cavités. Les mesures ont été effectuées le long d’un
profil de 60m de longueur. Une acquisition non automatique a été faite à l’aide d’un dispositif
dipôle dipôle avec un espacement d’électrodes de 5m. L’indice DOI obtenu, lors de l’inversion
du profil, ne dépasse pas 10 %. Ce qui montre la bonne résolution de l'image et par conséquent
l’anomalie est bien réelle.

L'analyse de la pseudo section de résistivité ([Link].15) a permis de détecter une


formation de résistivité élevée entre les points -25 et -30. Le toit de cette formation est 1.5m, la
profondeur ne dépasse pas les 6m. Ces résultats ont été confirmés après avoir effectué les
fouilles à l’endroit de l’anomalie détectée ce qui montre que la méthode géophysique choisie
est appropriée pour caractériser les phénomènes des cavités souterraines.
Profil

FigureIII.15 : en haut ; coupe de résistivité interprétés et profil de l’indice DOI, en bas : image
Prise au moment de la fouille pour vérifier la nature de l’anomalie électrique.
Chapitre IV
Etude d’un Cas réel
63

Chapitre IV
Etude d’un cas réel

IV.1 Situation géographique…...................................................................................................64


IV.2 Contexte géologique..........................................................................................................65
IV.3 Objectif et méthodologie d’acquisition des travaux des données sur terrain....................66
IV.4 Exploitation des données....................................................................................................70
IV.5 Résultats et discussions….................................................................................................71
IV.5.1 Résultats obtenus par la méthode électrique…....................................................71
IV.5.2 Résultats obtenus par la méthode électromagnétique...........................................73
IV.5.3 Discussions des modèles…...................................................................................75
IV.5.3.1 Profil électrique 2D N°1600 E…..........................................................75
IV.5.3.2 Profil électrique 2d n° 00…...................................................................77
IV.5.3.3 Profil 2d n° 800 w….............................................................................80
IV.5.4 Transformation des cartes de résistivité électrique…..........................................80
en cartes VLF-EM (Interprétation quantitative )
IV.5.5 Conclusion….........................................................................................................81
Chapitre IV : Etude d’un cas 64
réel
IV.1 Situation géographique

La présente étude concerne la partie Sud – Ouest de Bechar (Toumiat) qui se situe au
Nord du faisceau de Daoura et s’étend sur une superficie de 2.5x1.2 Km. La région d’étude se
trouve à 300 km au Sud - Ouest de Bechar et à 80 km de la ville de Tabelbala. Ses limites
sont :
- Le grand erg occidental au Nord ;
- L’erg El Atchane et djebel Ben Tadjine au Sud ;
Le secteur d’étude est compris entre 3° 50’ 59.3 ’’ et 3° 52’ 41.6’’ de longitude Ouest et
29°46’ 23.2’’ et 29°47’ 58.7’’ de latitude Nord

Figure IV.1 : Situation géographique des Monts d’Ougarta (M. Legrand-Blain, 1985).

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
IV. 2 Contexte géologique

Les chaînes d’Ougarta sont situées dans la partie Nord-Ouest du Sahara Algérienne.
Elles sont formées par des terrains précombriens surmontés par une couverture paléozoique
plissée, ces chaînes correspondent à une vaste zone de reliefs allongés Nord Ouest- Sud Est.
Les études faites indiquent que les structures plissées et cassantes dans la région sont le
résultat de deux tectogenèses : panfricaine et hercynienne. Les structures cassantes se
manifestent sous formes de failles dans la région de Toumiat (secteur étudié) de direction NW-
SE. Des filons se sont mis en place dans ces zones de faille et se sont encaissés dans les
formations gréseuses du cambrien. Leurs longueurs peuvent atteindre les kilomètres et leurs
pendages sont sub-verticaux
Un filon parmi les filons de Toumiat a fait l’objet de notre étude. La minéralisation à
quartz et sulfures de celui-ci sont, essentiellement, à pyrite, chalcosite, galène (peu) des oxydes
de Fer (hématite, limonite, oxyde de manganèse, bismuth et or (rapport ORGM). Le filon étudié
est encaissé dans les terrains carbonifères. Les extrémités Est et Ouest du filon plongent sous la
croûte silico-calcaire de la hamada du Néogène. Le filon est composé de deux types de quartz :
- Blanc rosâtre à blanc laiteux.
- Grisâtre à noirâtre sur la gangue du filon. Elle est représentée par la silice noirâtre riche en
oxyde de manganèse et de Fer avec de rares cavités remplis de Barytine.
Pour ce qui est des épontes, elles sont composées de quartz blanc rosâtre à blanc laiteux
minéralise sulfure et oxyde de fer, la malachite et chalcosine, très disséminés. Il est à noter que
la gangue est parcourue par veinules de quartz blanc. Des creusements de tranchées et
échantillonnage par saignées dans les niveaux sont porteurs de la minéralisation.
En 2001, la cartographie géologique et l’échantillonnage sur des tranchés ont été réalisés.
Quelques veines épithermales encaissées dans la quartzite ont été ré échantillonnées par
cannelure et les teneurs les plus significatives ont révélé plus de 3,9 g/t d’or (Au.)
Le traitement géochimique effectué sur le filon de quartz a mis en valeur plusieurs
associations, a savoir : Cu, Ba, Ag, As, Cr, Ni, Mo, Bi, As et Co, Cu, Pb. La mise en évidence
de ces associations s’explique par la superposition de plusieurs phases hydrothermales qui ont
alimenté le filon de quartz. La présence de plusieurs types de minéralisations liés à
l’hydrothermalisme et l’existence de dépôts meubles qui sont les critères essentiels pour
l’orientation des travaux de recherche et de prospection.
Toutefois des affleurements du filon de quartz ont été observés en plusieurs endroits.
Figure IV.2 : Schéma géologique et structural Ougarta d’après les travaux de EREM
(1976-1981) ; DONZEAU 1971 (Orgm ,2002).

IV. 3 Objectif et méthodologie d’acquisition des données sur terrain

L’objectif principal de cette étude est la détection des minéralisations à Au, Mo, Ni,
Co, associées aux sulfures dans le faisceau de Daoura (chaîne d’Ougarta) par une investigation
géophysique. Dans ce contexte, une cartographie géologique au 1/5 000 avait été complétée sur
environ 3 km² en 2000 par l’O.R.G.M, de la ligne 1600 Est à -1500 Ouest. Des prélèvements
d’échantillons ont pu être réalisés grâce aux nombreuses tranchées creusées dans la région
([Link].3). Sur ces échantillons ont été réalisées des analyses géochimiques et minéralogiques.
Un levé de polarisation provoquée a gradient moyen ( PP-GM) a été élaboré en 2002 de 2.5 km à
l’échelle 1/10000 sur une maille de 100x20 m² ([Link].3). Pour cartographier le filon de quartz de
direction N 60°, il a été tracé 22 profils d’une longueur de 400 m chacun. Les profils ont été
matérialisés perpendiculairement au filon suspecté. Un levé du champ électromagnétique induit
par des émetteurs radio avec les techniques VLF et VLF-R a été effectué sur quelques profils
équidistant de 25m avec un pas de mesure de 10m, afin de confirmer la présence du filon de
quartz en certain endroit. Deux profils ont également été cartographiés en détail par la
tomographie électrique, la méthode de résistivité azimutale et par un profilement combiné (pôle-
dipôle croisé) afin de vérifier l’existence et la direction de l’anomalie et de rechercher les zones
de contact.
Figure IV.3 : plan de position des points de mesures

L’acquisition des données de la méthode de polarisation provoquée et d’imagerie


électrique a été faite à l’aide de :
- Emetteur TSQ-3, produisant de très haute tension de 1500v ([Link].4).
- Récepteur IPR- 10 ([Link].4) permettant l'acquisition automatique des différences de potentiel
et de la chargeabilité.
- Un groupe électrogène source de tension de 400 Hz.
- Deux électrodes impolarisables et des câbles permettant les liaisons entre ces diverses
composantes.
- Un groupe d’électrodes en acier est utilisé pour l’émission, permettant le contact entre les
électrodes et le sol

Les mesures électriques ont été réalisées à la surface du sol, selon la configuration
rectangulaire (planchette) avec MN=20m. Deux profils ont été choisis pour mener une étude
détaillée. Il s’agit du Profil 00 et profil 1600. La technique utilisée lors des mesures est
transitoire (technique pulsée). Le minutage sélectionné pour l'émetteur TSQ-3 est le même pour
le récepteur IPR-10A (T = 04 secondes). Ce qui augmente la rapidité de mise en œuvre. De plus,
l'intensité du courant peut être conservée constante très facilement pour chaque rectangle. La
ligne émettrice AB est de 1200m. Nous avons réalisé le levé sur le tiers de AB. Pour
chaque point d’observation , deux mesures sont enregistrées ; a et a .

La méthode de résistivité azimutale (circulaire) consiste en la mesure de la


résistivité apparente pour différents azimuts autour d’une station choisie Si.
le profilement combine (pôle –dipôle croise) se compose de deux dispositifs croises
asymétriques AMN et BMN avec une électrode de courant c commune implantée a l’infini. les
électrodes a et b sont disposées symétriquement par rapport au centre de la ligne de réception
MN, laquelle est commune pour les deux dispositifs. pour chaque position du dispositif sur le
profil, un paramètre est mesure (a). le point de mesure est reporte au milieu de MN.

TSQ-3

IPR-10A

Figure I V.4 : Les instruments de la polarisation provoquée

Pour notre étude la longueur AO est égale à 110m

La prospection électromagnétique par les techniques VLF et VLF-R a été réalisée par
les instruments EM16 et EM16R de Géonics (figure IV.5a et b) afin d’acquérir les données de
résistivité et ceux de la composante réelle. Les résultats obtenus des profils sont alors
comparés avec ceux de la méthode électrique. Cette prospection a été utilisée pour combler les
carences des résultats de la chargeabilité PP-GM. La station choisie est celle de RUGBY (GBR)
qui émet une fréquence de 16 khz. Durant le levé, l'orientation du capteur est dirigée vers le
Nord (position de la station d’émission), pour capter le signal de la station émettrice. Les
paramètres enregistrés sont :
 Composante Réelle en phase R% et en quadrature de phase I%
 Résistivité  et déphasage .
Figure IV.5a : l’instrument électromagnétique : EM 16

On a procédé aux mesures sur des profils situés au SW de la zone d’étude sur une grille
de 25x10m². La méthode VLF a été utilisée pour identifier la présence du filon (continuité) à cet
endroit. Deux modes de mesure ont été utilisés : le mode résistivité (VLF-R, ou MT-VLF) qui
permet d’enregistrer les variations de résistivité électrique apparente (Guérin et al., 1994), et le
mode inclinaison ( VLF-EM) permettant l’identification des variations latérales (Fraser, 1969).

Electrodes

Figure IV.5b : l instrument électromagnétique : EM16R


IV.4 Exploitation des données

Les démarches géophysiques employées consistent en premier lieu à cartographier


l’évolution de la résistivité et de la chargeabilité. Ensuite, les données de la technique
d’imagerie électrique (résistivité et chargeabilité apparentes) sont inversées en 2D au moyen du
logiciel Res2dinv (Loke et Barker 1996- 2003). Comme le relief est relativement plat le long de
la ligne d’électrode, l’inversion est réalisée sans correction topographique.

Les résultats de mesures obtenues avec la méthode de résistivité azimutale sont


représentés dans un graphique polaire (a=f ()), (figure IV.7). A partir de ces résultats, on
déduit la direction de la structure résistante recherchée par l’axe des moindres résistivités
apparentes. L’axe de plus grande résistivité apparente est l’axe perpendiculaire à la
direction de la structure. Avec cette méthode on peut également estimer son pendage. Le
dispositif utilisé est asymétrique de type Schlumberger. L’électrode B est mise à l’infini, la
distance entre l’électrode A et le centre des électrodes de réception MN est de 150 m pour la
première Station ( S190 du Profil 1600) et de 100 pour la seconde (S230 du Profil 00).

Les données du levé avec la configuration pôle dipôle croisé (profilement combiné) sont
représentées sur un graphe Le point de mesure est reporté au centre des électrodes MN.

Les données électromagnétiques (phase) ont été traitées par le filtre de Fraser qui
consiste à transformer les points d’intersections des courbes d’anomalies, avec l’axe des
distances, en un maximum, pour mieux suivre l’extension de la structure et corréler les mesures
géophysiques avec la réalité géologiques. Il fait à la fois une dérivation et un lissage, à partir de
quatre mesures consécutives a, b, c, et d. On calcul la quantité (a+b) – (c+d) qu’on affecte au
milieu du segment BC. C’est seulement après ce stade qu’il est alors possible de procéder à
l'interprétation de ces résultats.
IV.5 Résultats et discussions

IV.5.1- Résultats obtenus par la méthode électrique

 La carte de la figure (IV.6b) fait apparaître une anomalie en résistivité dans tout le
secteur d’étude cerné par les stations 190 et 220. C’est une structure résistante allongée selon la
direction NE-SW, dont l’intensité en résistivité varie entre 250 et 300 .m . Le reste du
secteur se présente comme une plage d’isolignes d’intensité de 150 .m ( fig. IV.6b). On
distingue aussi une anomalie dans la partie Est du profil 300W de direction perpendiculaire à la
structure résistante. Sa résistivité est de l’ordre de 250 .m. Un décrochement est observé entre
les profils 1000 E et 700 E de direction NS.
 Une belle anomalie en chargeabilité a été observée au-dessus de la structure
identifiée. L’intensité en chargeabilite à cet endroit, atteint plus de 50mv/v. Elle est
limitée en largeur par les stations 190 et 230. L’encaissant présente de faibles valeurs de
chargeabilités de l’ordre de 10 mv/v. Ce qui représente peu d’intérêt dans notre cas (fig
IV.6c). Étant donné le contexte géologique de Toumiat, la méthode assimile la structure
anomale à un filon de quartz minéralisé disséminé (de résistivité 300 .m et de chargeabilité
d’environ 60 mv/v).
Chapitre IV : Etude d’un cas réel 72

 ( m)
a)

b)

c)
FigureIV.6 : a) Vue en perspective de 22 profils linéaires de résistivité équidistants de 100m ; b) Carte de résistivité apparente de Toumiat ;
c) Carte de chargeabilté apparente

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
Chapitre IV : Etude d’un cas 73
réel
 Les profils circulaires réalisés aux stations 190 du profil 1600 ( douze azimuts séparées
l’ un de l’autre de 30°) et 230 du profil 00 (huit azimuts séparées l’ un de l’autre de 45 °)
montrent que les faibles valeurs de résistivités ( fig IV.7a et b ) apparentes correspondent à la
direction Nord Ouest- Sud Est ( Nord 60°). D’après le paradoxe d’anisotropie, cette direction est
compatible avec l’allongement du filon.

0 0
330 30
315 45
300 60


sist
sis
ivit
tiv
270 90 ité 270 90 é
0 10203040506070 0200400 en
en
.
.
m
m
240 120
225 135
210 150
180 180

a) Station 190 du profil 16 00 b) Station 230 du profil 00

Légende

Cercle d’égale Résistivité


Points de résistivité pour une direction donnée

Direction interprétée du Filon

Figure IV.7: projection de résistivités apparentes Azimutales

IV.5.2 Résultats obtenus par la méthode électromagnétique

 En mode VLF-EM, les résultats obtenus montrent la présence de la structure géologique


identifiée. La carte de la composante en phase (Figure IV.8a) met en évidence une discontinuité,
car il y a une minalisation en sulfure au même emplacement.
 En mode VLF-R, la carte de résistivité (Figure IV.8b) montre des résultats difficilement
interprétables. Le déphasage entre les composantes horizontales électrique et magnétique
présente des valeurs systématiquement supérieur à 50° (valeur que l’on obtient sur un terrain

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
hétérogène). Vu le peu de mesures effectuées avec cette technique (autorisation de la mission
limitée et conditions climatiques ; vents fréquents dans cette région), il est difficile d’interpréter
ces données.

Filon

Figure I V.8 : Cartes électromagnétiques ; a) Carte de la composante en phase ;


b) Carte de la composante en phase filtrée ; c) Carte de VLF-R
IV.5.3 Discussions des modèles

IV.5.3.1 Profil électrique 2D N°1600 E.

Les levés réalisés sur ce profil au dessus de l’anomalie identifiée précédemment sont :
- La tomographie électrique avec un dispositif dipôle – dipôle, l’inter-électrode est de
20m. On a effectué des mesures simultanées de la résistivité et de la chargeabilité apparentes
avec six niveaux d’acquisitions.
- Un levé avec la configuration pôle dipôle croisés (profilement combiné) où les électrodes
émettrices AB et de réception MN sont sur une même ligne.

Les résultats de la tomographie électrique sont comparés avec les données du gradient
moyen et du levé pôle- dipôle. La figure IV.9 présente les résultats de la tomographie électrique,
pour une profondeur d’investigation de 25m
La pseudo coupe interprétée a mis en évidence deux compartiment : le premier
conducteur de résistivité inférieure à 30 .m, situé dans la partie Ouest du profil et le second de
forte résistivité, localisé à l’Est. Aussi une structure résistante (150 .m) a été décelée. Cette
dernière plonge vers le SE. La coupe de polarisation provoquée fait apparaître une structure sub-
verticale polarisable située au milieu du profil (station 190), dans un encaissant moins chargeable
30 Mv/v.
On observe sur les graphes tracés à partir des résistivités et des chargeabilités
interprétées (inversées) à différentes profondeurs, l’existence de deux structures résistantes. La
première se situe à l’aplomb du point 190m. Son amplitude est supérieure a 1000.m. La
seconde qui se trouve entre les stations 270 et 320m est telle que sa résistivité est de l’ordre de
600 .m. On constate, sur les profils de chargeabilité, que seule la première structure est
minéralisée (forte réponse en PP). La structure sub-verticale (500Ω.m) s’identifie probablement
au quartz placé dans un ensemble résistant (200 Ω.m) et correspondant à l’ensemble
grès/argiles/dolomie/anhydrite. D’après la tranchée N°19.
Notons que sur ce profil, on a tracé des graphes de résistivités et de chargeabilités
apparentes obtenues par les dispositifs gradient moyen et pôle-dipôle. Ce dernier confirme bien
les résultats de la tomographie électrique et met en évidence une zone de contact a l’aplomb de
la station 190. En outre, une structure a été observée plus loin, avec un pendage vers le Sud Est
du profil.

a) NW
SE b) NW SE
SE Pseudo section des données mesurées de la Pseudo section des données mesurées de la
résistivité apparente pour la configuration
chargeabilité apparente pour la configuration
Dipôle – Dipôle
Dipôle - Dipôle

Modèle de résistivité obtenue à partir de


Modèle de chargeabilité obtenue à partir de
L'inversion des données de résistivités
L'inversion des données de chargeabiltés
apparentes mesurées
apparente mesurées.
c)
d)
1000

600 100 Contact


500 80 800 AMN

60  MNB
Rho-a (.m)


Rho-a (m)

400
a (mv/v)

600
40
300
20
200 400
0

100
-20 200

e) 0 100 200
Distance (m)
300 400
0 100 200
Distance (m)
300 400

Graphes de a et a obtenus avec un


dispositif gradient moyen f) Graphe de a obtenu avec un pôle -dipôle

1600 3.5
10.25m 200
17m 25m
3.5m
1200 160 10.25m
17m 25m
Rho(m)

120
(Mv/v)

800
80
400
40

0 0
100 150 200 250 300 350
100 150 200 250 300 350 Distance (m)
Distance (m)
Graphe de résistivirés interpretées pour Graphe de chargeabilité interpretées
le prof il 1600 à differentes prof pour le profil 1600 à differentes
ondeurs profoneurs
g) h)
FigureIV.9 : Interprétation 2D du profil 1600 E
IV.5.3.2 Profil électrique 2D N° 00.

Les levés réalisés sur ce profil sont :


- La tomographie électrique avec la même configuration d’électrodes que celle du
profil 1600 E. Les mesures ont été effectuées avec quatre niveaux d’acquisitions.
- Un levé de pole- dipôle croise
L’interprétation des profils de résistivité (fig.9) montre l’apparition nette d’une structure
relativement résistante (> 300 .m) de direction NE, dans un terrain encaissant moins résistant
(150 .m). Le passage de la zone minéralisée est marqué par l’augmentation des deux
paramètres résistivité et chargeabilité (300.m et 60 Mv/v). Sur la base des modèles obtenus
après inversion des données de résistivités et de chargeabilités et des graphes, on a pu déceler
quelques anomalies en résistivité dont l’amplitude augmente en profondeur.

Nous observons aussi une réponse PP qui se concrétise au mieux par le dispositif
gradient moyen. Ces constatations affirment l’existence d’une minéralisation entre les stations
200-250m. La profondeur d’investigation (d’après Edward 1977) est nettement plus grande que
celles des mesures précédentes (n=6, AB= 20m, MN=20m). Le graphe du pôle- dipôle croisé
met en évidence une zone de contact à l’aplomb de la station 180 et une structure subverticale
résistante. La faible densité de mesures et le choix d’interélectrode, rendent l’interprétation
difficile.
Pseudo section des données mesurées de Pseudo section des données mesurées de
résistivités apparente pour la configuration chargeabilités apparente pour la configuration
Dipôle - Dipôle Dipôle – Dipôle

Modèle de chargeabilité obtenue à partir


Modèle de résistivité obtenue à partir de de L'inversion des données de
L'inversion des données de résistivités chargeabiltés apparente mesurées.
apparente mesurées
600 50 120

500 40
100
Rho-a (.m)

400 30
a (mv!v)

Rho-a(W.m)

80
300 20

60
200 10

100 0 40
0 100 200 300 400
Distance (m) 20
0 100 200 300 400

e) Graphes de a et a obtenus avec un Distance (m)

dispositif gradient moyen f) Graphe de a obtenu avec un pôle -dipôle


400 3.5m 100
10.25
17m 80
300
25m
Rho-a (.m)

ma (Mv/v)

34m 60
200
40 3.5m
10.25m
100 20 17m
25m
34m
0 0
100 150 200 250 300 350
100 150 200 250 300 350 Distance (m)
Distance (m)
Graphe de résistivités interpretées pour graphe de chargeabiltés interpretées pour
le profil 00 à differentes profondeurs profil 00 à differentes profondeurs

FigureIV.10 Interprétation 2D du profil 00


a) b)

d)
c)

e)

Figure IV.11 Interprétation 2D du profil 800W a) graphe de résistivité et de chargeabilté ; b) Profil


EM16. c) graphe des données de la composante réelle filtré ; d) Profil EM16R
e) Modèle réalisé suivant le profil 800W à partir données électriques et
életromagnetiques.
IV.5.3.3 Profil 2D N° 800 W

L’analyse combinée des deux méthodes électrique, avec le dispositif gradient moyen
AB = 1200m, MN=20m, et électromagnétique, avec les techniques VLF et VLF-R est réalisé
sur ce profil
Le profil électrique montre des valeurs de la résistivité apparente, allant de 120 .m à
environ 300 .m. Cette variation est aussi observée sur le profil VLF-R effectué au même
endroit. Le profil de chargeabilité décèle une forte réponse PP entre les stations 150 et 190m. Le
modèle proposé à partir des données électromagnétiques et électriques est représenté sur la
figure (Fig.V.11e). Le filon principal d’épaisseur variable est localisé probablement entre les
stations 200 et 250. La forte réponse PP est probablement associée aux sulfures (TR-1). Un
conglomérat composé de galets arrondis et argileux est localisé dans la partie Nord Ouest. Il est
moins résistant que l’encaissant.

IV. 5.4 Transformation des cartes de résistivité électrique en cartes VLF-EM

Pour une interprétation 3D, nous avons utilisé les données électriques de cette
campagne. Nous illustrons seulement les résultats des transformations sur les zones 200W à
100E et 1200 E à 1400 E. Après avoir filtré les données brutes par un filtre non linéaire pour le
rejet de bruit, on a appliqué le filtre de dérivé à la pseudo – VLF ([Link].12a2 et b2). Ce filon
qui est constitué de blocs (fig. IV.12) , a une largeur d’environ 10m. L’estimation de la
profondeur du filon est variable. Elle est inférieure à 2m pour la plus part des zones étudiées.
100
Ohm.m 100
510
50

460

0
410 0

-50 360

-100 -100
260
310

-150
210

-200 160 -200


50 100 150200 250 300 350
X(m) 100 200 300

a1) a2)
1400 1400

1350 1350

1300 1300

1250 1250

1200 1200
50 100 150 200 250 300 350
100 200 300
X(m)

b1) b2)

Figure IV.12 : Transformation des cartes de résistivités apparente


a1 et b1 : Cartes de résistivités - a2 et b2 Cartes des pseudo - VLF

IV.5.5 Conclusion
Les deux paramètres, mesurés simultanément, nous permettent sur la base des
différences et des corrélations entre la PP GM et les autres techniques électriques, à savoir
l’imagerie électrique et le pôle – dipôle croisé ( profilement combiné), de préciser et de
reconnaître le filon minéralisé. L’interprétation par modélisation et l’inversion peuvent apporter
une solution au problème.
La méthode de résistivité azimutale du site minéralisé de Toumiat , La direction du
filon est Nord 60°, il a la même direction que la série des filons existant dans la région.
Au cours de cette mission , en plus des méthodes électriques, nous avons utilisé la
méthode électromagnétique. Les résultats obtenus à l’aide de cette dernière sont
intéressants. Néanmoins, les meures n’ont pas pu se dérouler comme prévu, à cause des
conditions climatiques, notamment le vent fréquent dans la région et le temps limité pour cette
mission (3 jours). Ceci a rendu l’interprétation difficile.
Conclusion Générale 82

Conclusion Générale

En prospection de sub- surface, le problème le plus fréquent est de localiser les structures
du sous sol, de préciser la géométrie de celles-ci et de caractériser le type de roche qui les
composent. Ces dernières années les besoins en reconnaissance de ces structures proche de la
surface du sol s’accroissent de jour en jour ; notamment dans les domaines d’archéologie, de
l’environnement, du minier, etc… Les méthodes électriques, en combinaison avec celles
d’électromagnétisme, développées lors de cette étude, ont été un moyen adéquat pour la
détection et l’identification de ces structures de subsurface. Ces dernières, de différentes formes,
peuvent être minéralisées ou non.

Les méthodes électriques de résistivité et celle de polarisation provoquée ont été


développées et mises en œuvre simultanément, car le couplage de celles-ci permet de délimiter
plus précisément les formations étudiées. Effectivement, les anomalies obtenues par l’utilisation
de ces deux méthodes de résistivité et de polarisation provoquée correspondent aux mêmes
limites des structures.

Par ailleurs, il faut signaler que l’introduction du filtre dérivée, en prospection électrique,
permet la transformation d’une carte de résistivité en une carte de VLF-EM ou pseudo-VLF.
Ceci a permis d’améliorer l’interprétation des données électriques. C’est ainsi que les cartes
transformées de résistivités en VLF-EM ont permis de confirmer la géométrie des structures
étudiées.

L'interprétation électrique réalisée, se divise en deux méthodes. La première est appelée


méthode directe (modélisation). Dans celle-ci, on détermine la réponse, en l'occurrence la
résistivité ou la chargeabilité, d'un modèle typique tel qu'un dyke, un filon ou une faille. Si l'on
connaît les réponses de ces corps et si on les compare aux mesures réelles, on peut estimer une
structure sous-jacente. Cette méthode s'avère longue et inadéquate pour des structures
complexes, sachant que celles-ci, sont les plus répondues dans la nature. L'autre méthode, dite
indirecte (inversion), consiste à trouver, par optimisation, un modèle de paramètres physiques

Application des techniques de prospection électrique F. Khaldaoui


à l’identification des structures de sub-surface
dont la réponse calculée va correspondre aux observations (valeurs mesurées). L'optimisation se
fait, généralement, en minimisant l'écart entre les données calculées et les données réelles. Les
méthodes électriques, ainsi développées dans cette étude, s’appuient sur l’utilisation des
algorithmes d'inversion de Loke et Barker,( 1995).

C’est ainsi que l'analyse des images (résistivité électrique, chargeabilité), résultat de
l’inversion des données synthétiques, nous a permis de différencier et d’identifier les structures
prospectées. L’inversion conjointe, appliquée à plusieurs configurations, a amélioré,
significativement, la résolution du modèle calculé par rapport au modèle vrai. Les différents cas
traités dans le chapitre III, montrent l’intérêt des résultats obtenus pour identifier,
essentiellement, un corps conducteur enfoui dans un encaissant de résistivité élevée et
inversement .

La campagne géophysique, menée dans la chaîne d’Ougarta, à but d’exploration minière,


permet de conclure que les objectifs définis sont atteints. Il s’agit notamment d’évaluer les
minéralisations sulfurées, mises en place dans le Paléozoïque inférieur. C’est ainsi qu’il
apparaît, clairement, que les méthodes électriques (résistivité) utilisées lors de cette compagne
géophysique sur terrain ont permis de cartographier le filon de quartz présent dans la région de
Toumiat. Les limites identifiées pour cette structure résistante coïncident avec les mesures de
chargeabilité à cet endroit. Pour les deux panneaux électriques réalisés, la tomographie
électrique a permis de délimiter la géométrie de la structure allongée (épaisseur et profondeur).
On retient alors à travers cette étude que la méthode de polarisation provoquée permet de faire la
distinction entre les zones minéralisées et celles stériles. C’est ainsi qu’on a constaté une nette
anomalie en chargeabilité sur tout le filon. Notons que la cartographie, par les méthodes
électromagnétiques, a permis de confirmer la présence du filon et des sulfures au Sud Ouest de
la zone d’étude (réponse VLF) alors que dans cette zone la méthode électrique de résistivité n’a
pas été concluante
Notons que les structures cassantes, observées en géologie, se manifestent sous forme de
failles orientées NW-SE. Celles-ci sont identifiées sous forme de filons minéralisés, par les
résultats d’électrique et d’électromagnétique. Ces filons de quelques kilomètres de longueur et
de pendages sub-verticaux se sont mis en place les zones de failles et se sont encaissés dans les
formations gréseuses du cambrien.
Apres traitement des données, l’analyse et l’interprétation des résultats obtenus au cours
de cette campagne (2002) et afin d’accéder à de meilleurs images structurales, on suggère :
- D’augmenter et de prolonger le profil 00 dans sa partie Est, car une forte réponse PP a été
constatée à cet endroit sur terrain et confirmée également par les tranchées réalisées.
- De poursuivre et d’étendre la prospection, par les techniques VLF et VLF-R, sur tout le
secteur, notamment, pour les profils 600 E à 1000 E afin de confirmer le décrochement constaté
entre ces deux profils.
- De diminuer le pas de mesure sur les profils d’imagerie électrique afin de mieux délimiter le
filon.
- Faire une étude de détail avec d’autres profils situés au Sud Ouest (exemple profil
500W).
- Faire un levé magnétique.

Enfin la concordance des résultats d’électrique et d’électromagnétique doit être pris en


compte, désormais, pour l’identification et l’évaluation des structures géologiques de subsurface
recherchées. Ces méthodes demeurent indispensables et efficace en prospection de subsurface.
Références 85
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Publications.
89

Liste des notations et abréviations

B : Densité de flux magnétique B (Webber/m²)


D : Densité de flux électrique (Coulomb/m²)
E : Champ électrique (Volt/m)
FE : Effet de fréquence
j : densité de courant
J : Matrice jacobienne des dérivées partielles
H : Champ magnétique (Ampère/m)
I : Intensité du courant
V : Potentiel
V’ : Voltage secondaire
 : Chargeabilité
a : Chargeabilité apparente
 : Fonction sensibilité
 : Résistivité
a : Résistivité apparente
a2: Résistivité apparente mesurée en hautes fréquences
 : Conductivité électrique (Siemens/m)
i : Conductivité d’une cellule
’ : Conductivité en présence d’un voltage secondaire
: Permittivité électrique (Faraday/m)
r : Permittivité relative du milieu (sans unité)
0 : Permittivité diélectrique dans le vide
 : Perméabilité magnétique (Henry/m)
r : Perméabilité relative du milieu (sans unité)
0 : Perméabilité magnétique dans le vide
ORGM Office National de Recherche Géologique et Minière

Application des techniques de prospection électrique F.


à l’identification des structures de sub-surface Khaldaoui
Liste des 90
figures

Liste des figures

Figure I.1 : Stratification du sous-sol….............................................................................5

Figure I.2A : Représentation d'une acquisition en traîné (Profilage) avec un dispositif …9


Wenner.
Figure I.2B : Les dispositifs électriques utilisées….............................................................10

Figure I.3 : Représentation des différentes configurations d’électrodes…........................12


avec les différents niveaux d'acquisition

Figure I.4 : Phénomène PP –Domaine temps.....................................................................14

Figure I.5 : Schémas de la polarisation de l’élément de volume…...................................14

Figure I.6 : Principe de la méthode VLF….......................................................................19

Figure I.7 : Ellipse de polarisation.....................................................................................22


.
Figure II.1 : Présentation des paramètres du modèle…......................................................24

Figure II.2 : Paramètres du modèle théorique correspondant a un demi-espace…............25


comportant une structure conductrice affleurante.

Figure II.3 : Modèle théorique représentant une structure…..............................................26


Conductrice sous une Couverture résistante.
Figure II.4 : Modèle d’un demi-espace comportant deux structures, l’une........................26
résistante de forme cubique, et l’autre conductrice de forme L

Figure II.5 : Résultats obtenus a partir de la modélisation 3D d’un dyke..........................29

Figure II.6: Résultats obtenus à partir de la modélisation 3D...........................................30


d’un dyke à la profondeur de 10m.

Figure II.7 : Résultats obtenus à partir de la modélisation 3D de deux corps…................31

Figure II.8 : Carte de : a) résistivité pour une structure conductrice ;.................................34


b) Pseudo-VLF.

Figure II.9 : X- derivée de la pseudo –VLF et coupe suivant X=90 et Y= 25…........34

Figure II.10 Y-derivée de la pseudo-VLF et coupe à X =90…...........................................35

Figure II.11 Abaque (estimation de la profondeur)….........................................................35


Application des techniques de prospection électrique F.
à l’identification des structures de sub-surface Khaldaoui
Figure III.1: Définition des problèmes direct et inverse…..................................................38

Figure III.2 Diagramme schématique d’un modèle (dyke) ainsi que................................41


l'arrangement des blocs employés par le programme d'inversion

Figure III.3 Présente les variations latérales et verticales de la résistivité électrique.........44


calculées et interprétée obtenues a partir d’un model de dyke affleurant

Figure III.4: Présente les variations latérales et verticales de la chargeabilités...................45


Electrique calculées et interprétée obtenues a partir d’un model
de dyke chargeable, affleurant.

Figure III.5 : Présente les variations latérales et verticales de la résistivité..........................46


Electrique calculées et interprétée obtenues à partir d’un
model de dyke sous une couverture résistante

Figure III.6 : Présente les variations latérales et verticales de la chargeabilité….................47


électrique calculées d’un model de dyke chargeable sous une couverture peu
chargeable

Figure III.7 : Présente les variations latérales et verticales de la résistivité….....................50


électrique calculées interprétée, obtenues à partir d’un model
de deux corps l’un résistant et l’autre conducteur.

Figure III.8 : Présente les variations latérales et verticales de la chargeabilité....................51


électrique calculées interprétée, obtenues à partir d’un model
de deux corps l’un résistant et l’autre conducteur.

Figure III.9 : Présente les variations latérales et verticales de la résistivité….....................52


Electrique calculées et interprétée, obtenues à partir des
modèles de terrain.

Figure III.10 : Présente les variations latérales et verticales de la chargeabilté électrique.....53


Calculées et interprétée, obtenues à partir des modèles de terrain.

Figure III.11 : Interprétation 2D ; a) profil VLF-R, b) réponse du Model Après filtrage.....55


de Frazer , c) profil VLF , d) Modèle de dyke

Figure III.12 : Interprétation 2D ; a) profil VLF-R, b) réponse du model après filtrage…....56


de Frazer ,c) profil VLF , d) Modèle de dyke sous une couverture.

Figure III.13 : Interprétation 2D ; a) profil VLF-R, b) réponse du model Après filtrage......57


de Frazer , c) profil VLF , d) Modèle de deux corps

Figure III.14 : a) pseudo section en résistivité apparente, b) Modèle de Cavité,.................60


c) modèle inversé avec un maillage étendu, d) coupe des valeurs de l’indice
DOI et maillage étendu, e) Positions des points de mesure en résistivité
apparente
Figure III.15 : Coupe de résistivités interprétées et profil de l’indice DOI, et image pris…62
lors du creusage pour vérifier la nature de l’anomalie électrique

Figure IV.1 : Situation géographique de la région d’étude…..............................................64

Figure IV.2 : Schémas géologique et structural Ougarta (d’après les travaux…...............66


de EREM (1976-1981) ; DONZEAU 1971).

Figure IV.3 : Plan de position des points de mesures….......................................................67

Figure IV.4 : Les instruments de la polarisation provoquée…............................................68

Figure IV.5a : Les instruments électromagnétiques : VLF…................................................69

Figure IV.5b Les instruments électromagnétiques : VLF-R…............................................69

Figure IV.6 : a) Vue en perspective de 22 profils linéaires de résistivité…........................72


équidistants de 100m ; b) Carte de résistivité apparente
de Toumiat ; c) Carte de chargeabilté apparente

Projection de résistivités apparentes Azimutales............................................73


Figure IV7: a) pour la station 190 du profil1600 b) pour la station 230 du profil 00

Figure IV.8 : Cartes électromagnétiques ;a)Carte de la composante en phase ;….............74


b) Carte de la composante en phase filtrée ; c) Carte de VLF-R

Figure IV.9 : Interprétation 2D du profil 1600…................................................................76

Figure IV.10 : Interprétation 2D du profil 00…....................................................................78

Figure IV.11: Interprétation 2D a) graphe de résistivité et de chargeabilté ;….....................79


b) Profil EM16 c) graphe des données de la composante réelle filtré
d) Profil EM16R e) Modèle réalisé suivant le profil 800W

Figure IV.12 : Transformation des cartes de résistivités apparente.......................................81


a1 et b1 : Cartes de résistivités - a2 et b2 Cartes des pseudo - VLF

Liste des Tableaux


Tableau I.1: Caractéristiques des différentes configurations d’après Loke 2001…................13

Tableau I.2 liste des émetteurs les plus disponibles au monde................................................20

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