Exercices de Probabilités L3S5 - UE 14A
Exercices de Probabilités L3S5 - UE 14A
UE 14A
(Licence de Physique de l’Université Louis Pasteur)
J. FRANCHI
1 Probabilité
Exercice no 1.1 Est-il plus probable d’obtenir au moins une fois 6 en lançant 4 dés usuels,
ou bien d’obtenir au moins une fois un double 6 en lançant 24 fois 2 dés usuels ?
Exercice no 1.2 On lance n fois de suite 3 dés normaux. Pour quelles valeurs de n la
probabilité d’avoir obtenu au moins un 421 dépasse-t-elle 12 ?
Exercice no 1.3 On lance 5 pièces de monnaie. Calculer les probabilités des événements
suivant : “la 1ère pièce donne face” ; “face sort exactement 2 fois” ; “face sort au plus 3
fois”.
Exercice no 1.4 On lance 10 dés usuels. Calculer les probabilités des événements suivant :
“6 ne sort pas” ; “6 sort 1 fois exactement” ; “6 sort 3 fois exactement” ; “6 sort 2 fois au
moins” ; “6 sort 3 fois au moins”.
Exercice no 1.5 Une armoire contient 10 paires de chaussures, parmi lesquelles on prélève
au hasard 8 chaussures. Quelle est la probabilité d’avoir ainsi k paires de chaussures
exactement ?
Exercice no 1.6 Une urne contient n boules noires et b boules blanches. Deux joueurs X
et Y tirent avec remise une boule dans l’urne, tour à tour, X tirant le premier. Quelle est
la probabilité que X soit le premier à tirer une boule noire ? Même question sans remise.
Exercice no 1.7 Une loterie comporte 100 billets, dont les seuls billets gagnants suivant :
1 billet gagne 50 euros, 5 billets gagnent chacun 30 euros, 10 billets gagnent chacun 10
euros. Quelle est la probabilité qu’un acheteur de 3 billets gagne 30 euros (au moins, puis
exactement) ?
Exercice no 1.8 Un joueur X lance 2 dés usuels, et obtient ainsi la somme S.
1
a) Calculer la probabilité que S > n , en fonction des différentes valeurs de l’entier n .
b) Un joueur Y relance les 2 dés et obtient une somme T . Quelles sont les probabilités
que S = T , que S > T , que S ≥ T ?
Exercice no 1.9 Un sac contient n jetons numérotés de 1 à n, qu’on tire tous 1 à 1, sans
remise. i) Calculer pn := IP (au moins un jeton sorte au rang indiqué par son numéro),
sa limite p∞ , et majorer |pn − p∞ |.
ii) Soit pn (k) := IP (exactement k jetons sortent au rang indiqué par leur numéros), pour
k ∈ {1, .., n}. Déduire de (i) une formule pour pn (k), puis n→∞
lim pn (k) (pour tout k ∈ IN ).
2
a) Quelle est la probabilité qu’une pièce prise au hasard soit défectueuse ?
b) Quelle est la probabilité qu’une pièce défectueuse prise au hasard provienne de U ?
Exercice no 1.2.7 12% des individus d’une population sont porteurs d’une certaine mal-
adie. Un test relatif à cette maladie est fiable à 95%, dans le cas d’un malade comme dans
le cas d’un sujet sain. a) Quelle est la probabilité qu’un individu présentant un test
positif soit effectivement malade ? b) Quelle est la probabilité qu’un individu présentant
un test négatif soit effectivement sain ?
Exercice no 1.2.8 Émile possède 5 pièces de monnaie, dont 2 sont normales, 2 ont 2 côtés
“face”, et une a 2 côtés “pile”.
a) Il prend une pièce au hasard et la lance ; quelle est la probabilité qu’il voie “face” ?
b) Il voit “face” ; quelle est la probabilité que l’autre côté de la pièce soit aussi “face” ?
Il relance la même pièce.
c) Quelle est la probabilité que le côté caché de la pièce soit “face” ?
d) Il voit de nouveau “face” ; quelle est la probabilité que l’autre côté de la pièce soit aussi
“face” ? Il choisit ensuite au hasard une des autres pièces et la lance.
e) Quelle est la probabilité de voir de nouveau “face” (pour la troisième fois) ?
Exercice no 1.2.9 Un livre a une probabilité p > 0 de se trouver dans une commode
comportant k tiroirs, et des chances égales de se trouver dans chacun des tiroirs.
i) On ouvre les (k − 1) premiers tiroirs, sans le trouver ; quelle est la probabilité de le
trouver dans le dernier tiroir ?
ii) Soit j ∈ {2, .., k − 1} . On ouvre les (k − j) premiers tiroirs, sans le trouver ; quelle est
la probabilité de le trouver dans le dernier tiroir ? dans l’un des j derniers tiroirs ?
Exercice no 1.2.10 Le quart d’une population est vacciné contre le choléra. Au cours
d’une épidémie, on constate qu’il y a parmi les malades un vacciné pour 4 non-vaccinés, et
qu’il y a un malade sur 12 parmi les vaccinés. Quelle est la probabilité qu’un non-vacciné
tombe malade ? Le vaccin est-il efficace ?
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ments {les lancers j et k donnent le même résultat} sont deux à deux indépendants, mais
non indépendants.
Exercice no 1.2.4 Sur Ω := {a, b, c, d} on définit IP par : IP ({a}) = α , IP ({b}) = β ,
IP ({c}) = γ , IP ({d}) = δ . Trouver les valeurs de α, β, γ , δ telles que les événements
A := {b, c} , B := {c, a} , C := {a, b} soient 2 à 2 indépendants mais non indépendants.
Exercice no 1.2.5 Pour ridiculiser un astrologue (ou un “voyant”, ou n’importe quelle
autre sorte de charlatan), on le défie de prédire le résultat de 11 lancers successifs d’une
pièce de monnaie usuelle. Quelle est la probabilité (en fonction de n ∈ {0, 1, .., 5}) qu’il se
trompe au plus n fois ?
2 Lemmes de Borel-Cantelli
Exercice no 2.1 Montrer que si une suite de v.a. {Yn | n ∈ IN } est telle que kYn k22
P
n
converge, alors cette suite converge presque sûrement vers 0.
Exercice no 2.2 a) Montrer que si Y est une v.a.r. ≥ 0 , alors IE(Y )2 ≤ IE(Y 2 )×IP (Y > 0) .
b) Déduire que si {A1 , .., An } sont des événements non tous négligeables, alors
n
[ n
X n
2 .h X X i
IP Aj ≥ IP (Aj ) IP (Aj ) + 2 IP (Ai ∩ Aj ) .
j=1 j=1 j=1 1≤i<j≤n
Interpréter.
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Exercice no 3.2 Une urne U contient initialement 2 boules blanches, et une urne U’ 2
boules noires. A chaque instant, on tire au hasard une boule par urne, et on les interchange.
Notons Xk le nombre de boules blanches dans U au k-ième instant, et Vk le vecteur-colonne
donnant la loi de Xk .
a) Quelle est la relation entre Vk+1 et Vk ?
b) Calculer lim{k→∞} IP (Xk = 2) .
Soient T le premier instant où U contient deux boules noires, pk := IP (T ≥ k, Xk = 1),
et qk := IP (T ≥ k, Xk = 2).
c) Exprimer (pk+1 , qk+1 ) en fonction de (pk , qk ), puis pk+1 en fonction de (pk , pk−1 ).
d) Déduire la valeur de pk , puis la loi de T . Que vaut IP (T = ∞) ?
Exercice no 3.3 Un marchand de journaux a X clients par jour, X étant une v.a. entière
intégrable, de loi supposée connue. Il gagne a par journal vendu, perd b par journal invendu,
et perd c par client insatisfait. Quel est le nombre n de journaux qu’il doit commander par
jour pour optimiser son gain moyen ?
Z ∞
Exercice no 3.4 Montrer que pour toute v.a.r. Z ≥ 0, on a IE(Z) = IP (Z > s) ds .
0
Particulariser au cas où Z prend ses valeurs dans IN .
Exercice no 3.5 Au cours d’un jeu illimité de pile ou face avec IP (pile)= p , on note Xk le
rang de la k-ième apparition
de “pile”. Calculer
la loi de Xk , son espérance et sa variance.
∗ ∗
Pour n ∈ IN , calculer IP (∃ k ∈ IN ) Xk = n .
Exercice no 3.6 a) Vérifier que KV = IE(V tV ) − IE(V )t IE(V ) = Cov(Vi , Vj ) .
1≤i,j≤d
b) Vérifier que pour tout u ∈ IRd on a V ar(t uV ) = tuKV u = 1≤i,j≤d ui uj Cov(Vi , Vj ) .
P
4 Lois usuelles
4.1 Lois usuelles discrètes
Exercice no 4.1.1 Calculer l’espérance et la variance d’une v.a. uniforme sur un intervalle
de Z.
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Exercice no 4.1.2 Montrer que l’espérance et la variance d’une v.a. de loi B(n, p) valent
np et np(1 − p).
Exercice no 4.1.3 a) Montrer que l’espérance d’une v.a. de loi H(N, n, p) vaut np .
b) Calculer sa variance. c) Vérifier que lim H(N, n, p)(k) = B(n, p)(k), pour n, p, k fixés.
N →∞
o
Exercice n 4.1.4 a) Les lois géométriques vérifient la propriété de non-vieillissement :
IP (N > n + m/N > m) = IP (N > n) pour tous n, m ∈ IN .
b) Y a-t-il d’autres lois sur IN ∗ qui vérifient cette propriété ?
1 1−p
Exercice no 4.1.5 Montrer que l’esp. et la variance d’une v.a. de loi G(p) valent p
et p2
.
Exercice no 4.1.6 a) Montrer que l’esp. et la variance d’une v.a. de loi P(λ) valent λ.
b) Vérifier que lim B(n, p)(k) = P(λ)(k), pour λ > 0 fixé et n → ∞ .
np→λ
Exercice no 4.1.7 Quelle est la valeur la plus probable pour une variable aléatoire pois-
sonnienne de paramètre λ ?
Exercice no 4.1.8 Un trousseau de n clefs contient une seule clef ouvrant une serrure
donnée. On les essaie l’une après l’autre au hasard. Calculer la loi, l’espérance et la
variance du du nombre d’essais nécessaires. Même question si on réessaie à chaque fois une
clef au hasard sans avoir écarté la précédente.
6
Exercice no 4.2.6 a) Vérifier que si V est un vecteur gaussien de IRd et si A est une
application affine de IRd dans IRn , alors AV est un vecteur gaussien.
b) Montrer que si V est un vecteur gaussien, alors ses coordonnées dans n’importe quelle
base sont gaussiennes (ou p.s. constantes).
Exercice no 4.2.7 : Simulation Soit F une fonction de répartition sur IR . Pour tout p ∈
[0, 1] , posons G(p) := inf{x ∈ IR | F (x) ≥ p}. (Nota Bene : inf IR = −∞ et inf ∅ = +∞ .)
a) Justifier l’existence dans IR de G(p) si p ∈]0, 1[ . b) Montrer que (∀x ∈ IR) G(F (x)) ≤ x.
c) Montrer que si G(p) ∈ IR, alors F (G(p)) ≥ p . d) Montrer que G(p) ≤ x ⇔ F (x) ≥ p .
e) Montrer que si U est une variable aléatoire de loi uniforme sur [0, 1], alors G ◦ U admet
F pour fonction de répartition. Nota Bene : Ceci est utilisé pour simuler des variables
aléatoires.
f) Que vaut G lorsque F est bijective de IR sur ]0, 1[ ? Comment simuler la loi E(λ) ?
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Exercice no 5.4 Soient X1 , X2 deux v.a.r. indépendantes de lois exponentielles de para-
mètres λ1 , λ2 . a) Calculer les lois de J := min{X1 , X2 } , M := max{X1 , X2 } .
b) Supposant que λ1 = λ2 , montrer que J et M − J sont des variables indépendantes.
Exercice no 5.5 Soient X, Y deux variables aléatoires indépendantes, de densité respec-
λn
tivement f, g , avec n ∈ IN ∗ , f (x) = 1{x>0} Γ(n) xn−1 e−λ x , et g(y) = 1{y>0} λ e−λ y .
Calculer la densité de X + Y , IE(X + Y ) , et V ar(X + Y ) .
Exercice no 5.6 Calculer la densité du carré d’une v.a.r. normale standard, puis de la
somme de 2 tels carrés, puis du quotient de deux v.a.r. normales standards indépendantes.
Exercice no 5.7 Soient X et Y 2 v.a.r. indépendantes, admettant toutes 2 la densité
t 7→ t−2 1[1,∞[ (t). On pose U := XY et V := X/Y .
a) Calculer les lois de (U, V ), de U , et de V . U et V sont-elles indépendantes ?
b) Calculer IE(U −1/2 V −1 ) .
Exercice no 5.8 Trois clients A, B, C arrivent au même temps 0 à la poste, où 2 guichets
sont ouverts, qu’occupent A et B tout de suite. C remplace le premier des 2 qui a terminé.
On admet que les temps de service X, Y, Z requis par ces 3 clients sont des v.a.r.i.i.d. de
même loi E(λ).
a) Quelle est la loi du temps d’attente T de C ? b) Calculer la probabilité que C
termine (et parte) le dernier. c) Calculer la loi du temps du dernier départ.
Exercice no 5.9 Quand la somme de 2 variables aléatoires binômiales indépendantes est-
elle binômiale ?
Exercice no 5.10 Au cours d’un jeu illimité de pile ou face avec IP (pile)= p , on note
Xk le rang de la k-ième apparition de “pile”. Calculer la loi de Xk , son espérance et sa
variance. Pour n ∈ IN ∗ , calculer IP (∃ k ∈ IN ∗ ) Xk = n .
Exercice no 5.11 On effectue n tirages indépendants avec remise dans une urne contenant
une proportion pj de boules marquées j, pour 1 ≤ j ≤ r , r > 1 étant fixé. On note Nj le
nombre de boules marquées j qu’on tire ainsi. Préciser la loi du vecteur N := (N1 , .., Nr ) ,
et calculer l’espérance et la variance de Nj , la covariance de Nj et Nk , et le nombre moyen
de j tels que Nj = 0 .
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d) Montrer que si le vecteur aléatoire V a ses coordonnées gaussiennes et indépendantes,
alors il est gaussien (revenir à la définition).
e) Montrer que les coordonnées (dans la base canonique de IRd ) d’un vecteur gaussien
sont indépendantes ssi la matrice de covariance est diagonale, et donc ssi elles sont non
corrélées. Vérifier que c’est faux si le vecteur n’est pas gaussien (même si ses coordonnées
sont gaussiennes).
Exercice no 6.2 Soit V un vecteur gaussien d-dimensionnel, et pour 1 ≤ j ≤ k soient Mj
une matrice réelle de format dj × d et Vj := Mj V . Montrer que Vi et Vj sont indépendants
ssi Mi KV t Mj = 0 . Généraliser à l’indépendance de V1 , .., Vk .
Exercice no 6.3 Soit {Xj | j ∈ IN ∗ } une suite de v.a.i.i.d. N (0, 1). Soit {aj | j ∈ IN }
une suite de réels tels que aj aj+1 = 0 pour tout j et tels que j a2j < ∞. Soit Yn :=
P
Pn ∗
j=1 an−j Xj , pour tout n ∈ IN .
a) Etudier la convergence en loi de la suite Yn . b) Les v.a. Yn et Yn+1 sont-elles
2
indépendantes ? c) Etudier la convergence dans L de la suite Yn .
Exercice no 6.4 Soit V := (V0 , ..Vd ) un vecteur gaussien (d + 1)-dimensionnel, dont les
coordonnées sont N (0, 1) et vérifient : Cov(V0 , Vj ) = p pour 1 ≤ j ≤ d et Cov(Vi , Vj ) = p2
pour 1 ≤ i 6= j ≤ d, p étant un paramètre. Posons Wj := (1 − p2 )−1/2 (Vj − pV0 ) pour
1 ≤ j ≤ d. Déterminer successivement les lois de : (V0 , W1 , .., Wd ) ; S := dj=1 Vj ; S/V0 .
P
Exercice no 6.5 a) Calculer les fonctions génératrices des lois usuelles : B(n, p), G(p), P(λ).
b) Calculer les transformées de Fourier des lois usuelles : U([m, n]), B(n, p), G(p), P(λ),
U([a, b]), E(λ).
c) Retrouver à partir de là les valeurs des espérances et variances de ces différentes lois.
Exercice no 6.6 Étude de la transmission du nom “Chenin”, porté à la génération 0 par
un unique homme (= humain mâle). Notons Zn le nombre d’hommes s’appelant “Chenin”
à la génération n ∈ IN , F la fonction génératrice de Z1 (F (s) := IE(sZ1 )), pk la probabilité
P
(supposée fixe) qu’un homme ait k enfants mâles, et posons m := {k∈IN } k pk .
Supposons l’indépendance entre les descendances des différents hommes.
a) Calculer par récurrence la fonction Gn , génératrice de Zn , en fonction de F .
b) Vérifier que F est monotone et convexe sur [0, 1].
c) En déduire en fonction de m le comportement asymptotique de αn := IP (Zn = 0) .
Interprétation ?
Exercice no 6.7 Un joueur va au casino avec une fortune initiale a ∈ IN ∗ . À chaque
partie, il gagne 1 avec probabilité p et perd 1 avec probabilité q = 1 − p. Les parties sont
supposées indépendantes.
1) Fixons un entier b > a, et notons Pb (a) la probabilité qu’a le joueur d’atteindre la
fortune b avant d’être ruiné.
a) Montrer que Pb (a) = p Pb (a + 1) + q Pb (a − 1). b) Déduire la valeur de Pb (a).
2) Autorisons le joueur à s’endetter, notons T le premier instant où sa fortune vaut a + 1,
9
puis, pour n ∈ IN , gn := IP (T = n), et enfin g la fonction génératrice de T .
a) Montrer que gn+2 = q (g1 gn + .. + gn g1 ). b) Déduire que g(s) − ps = qs g 2 (s).
c) Calculer g , IP (T < ∞), et IE(T ).
Exercice no 7.6 a) Prouver que lorsque X est p.s. constante, les convergences vers X en
probabilité et en loi sont équivalentes.
b) Montrer que ces deux convergences sont généralement non équivalentes.
Exercice no 7.7 Montrer que si Xn converge en loi vers X et si Yn converge en probabilité
vers 0, alors Xn · Yn converge en probabilité vers 0. (Distinguer entre {|Yn | > A} et
{|Yn | ≤ A}).
Exercice no 7.8 Notons {Xn | n ∈ IN ∗ } une suite de v.a.r. indépendantes gaussiennes
standard. Etudier la convergence en loi de nX1 +(n−1)X
√ 2 +..+Xn .
n n
Exercice no 7.9 Soit {Xn | n ∈ IN } une suite de v.a.r. de fonction de répartition com-
mune F , telle que lim x (1 − F (x)) = lim x F (−x) = 0 . Posons Mn := max{X1 , .., Xn } ,
x→∞ x→∞
Mn mn
et mn := min{X1 , .., Xn } . Montrer que n
et n
convergent en probabilité vers 0.
10
8 Loi des Grands Nombres
Exercice no 8.1 Prouver la formulation suivante de la loi faible des grands nombres :
Si les v.a.r. Xn sont non-corrélées 2 à 2 et ont la même loi admettant un second moment,
alors leurs moyennes de Césaro convergent dans L2 (et donc en probabilité) vers IE(X1 ).
Exercice no 8.2 Soit {Xn | n ∈ IN ∗ } une suite de v.a.r.i.i.d. telles que
IE(X1+ ) = ∞ > IE(X1− ) . Montrer que p.s. X1 +..+X
n
n
−→ +∞ . (Utiliser Xnk := Xn ∧ k).
Exercice no 8.3 a) Soient p ∈ [0, 1] et f une fonction continue de [0, 1] dans IR . Etudier
la convergence de n 7−→ nk=0 Cnk pk (1 − p)n−k f (k/n) .
P
b) Soient λ > 0 et g une fonction continue bornée de IR+ dans IR . Etudier la convergence
k P[λn] k
de n 7−→ e−λ n k≥0 (λk!n) g(k/n) ; puis de n 7−→ e−λ n k=0 (λk!n) (utiliser le théorème
P
11
cours d’une année égale à 6/1000, indépendamment les uns des autres. La prime de décès
est de B euros.
a) Quelle est la loi du nombre annuel des décès ? Comment peut-on l’approcher ?
b) Si B = 1000, pour quels A la compagnie a-t-elle une probabilité < 1/100 d’être en
déficit ? c) Si A = 15, pour quels B la compagnie a-t-elle une probabilité > 0, 7 de faire
un bénéfice annuel > 50000 euros ?
Exercice no 9.6 Soit {Xn | n ∈ IN } une suite de v.a.i.i.d. de loi commune B(p) . Posons
Yn := Xn Xn+1 et Sn := (Y1 + .. + Yn )/n , pour tout n ∈ IN .
Calculer la loi et l’espérance de Yn , puis la covariance de Yn et de Yn+k , l’espérance de Sn2 ,
et enfin montrer que Sn converge en probabilité vers p2 .
Exercice no 9.7 Soit {Xn | n ∈ IN ∗ } une suite de v.a. indépendantes de loi de Poisson
de paramètre 1.
− i 1
n(n+ 2 ) e−n
h
a) Montrer que IE √ n −n
X1 +..+X
= .
n n!
−
b) Montrer que √ n −n
X1 +..+X
converge en loi vers N − , partie négative d’une gaussienne
n
centrée réduite. h − i
c) Montrer que √ n −n
X1 +..+X
est bornée dans L2 , puis que IE √ n −n
X1 +..+X
−→ IE(N − ).
n n
Exercice no 10.3 Soit N un temps d’arrêt. Supposons que IE(kX1 k) et IE(N ) sont
finies. a) Montrer que IE(SN ) = IE(X1 ) × IE(N ) . (Ecrire SN = j Xj 1{N <j}c ).
P
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nombre d’arêtes que comporte ce chemin définit la distance entre ces deux points ; elle fait
de l’arbre un espace métrique. Supposons A homogène : chaque point admet exactement
d voisins (i.e. points situés à distance 1), et connexe.
À quoi A est-il isométrique lorsque d = 1 ou 2 ? Fixons d ≥ 3 , et un point O ∈ A . La
marche simple S sur A part de S0 := O , et pour tout n ∈ IN ∗ , la loi de Sn sachant Sn−1
est uniforme sur l’ensemble des d voisins de Sn−1 . Notons δn la distance entre S0 et Sn .
a) Montrer qu’il existe une suite b de v.a.i.i.d., de loi à déterminer, telle que pour tout
n ∈ IN : δn+1 − δn = bn 1{δn >0} + 1{δn =0} . (Définir bn sur {δn = 0} par b0n indépendante
ayant la bonne loi, puis vérifier que b convient en calculant IP (bn = 1|bn−1 , .., b0 ).)
b) Montrer que la marche S est transitoire, et qu’elle admet une vitesse de fuite, limite
presque sûre de δn /n , à déterminer. (Commencer par minorer δn .)
11 Processus de Poisson
Exercice no 11.1 a) Un processus de Poisson est à accroissements stationnaires : la loi
de tout vecteur (Na+t1 − Na+s1 , .. , Na+tn − Na+sn ) est indépendante de a ∈ IR+ .
T
b) Un processus de Poisson est p.s. fini à tout instant : IP t {Nt < ∞} = 1 : les
événements qu’il décompte ne peuvent pas s’accumuler en un instant fini.
c) En temps t petit, on a : IP (Nt = 1) = λt + o(t) et IP (Nt ≥ 1) = λt + o(t) .
d) On a presque sûrement : lim Nt /t = λ = IE(Nt /t) .
t→∞
Exercice 11.2 a) Montrer que pour tout n ∈ IN ∗ la loi de Sn est la loi Gamma de
s)n−1
paramètres n et λ , i.e. la loi de densité sur IR+ : s −→ (λ(n−1)! × λ e−λ s .
P
b) Pour t > 0 et f ∈ L1 ([0, t]) , calculer IE n∈IN ∗ f (Sn ) 1{Sn ≤t} .
c) Fixons t > 0 et n ∈ IN ∗ . Montrer que conditionnellement par rapport à {Nt = n} , le
n!
vecteur (S1 , .., Sn ) admet la densité de Dirichlet : (s1 , .., sn ) −→ n 1{0<s1 <..<sn <t} .
t
d) Montrer que (pour t > 0 et n ∈ IN ∗ ) si U1 , .., Un sont n variables i.i.d. uniformes sur
[0, t] , et si (V1 , .., Vn ) est le vecteur obtenu en ordonnant U1 , .., Un dans le sens croissant,
alors la “statistique d’ordre” (V1 , .., Vn ) admet aussi la densité de Dirichlet ci-dessus.
e) Déduire que pour 0 < s < t , conditionnellement par rapport à {Nt = n} , la loi de Ns
est B(n, s/t) .
Exercice 11.3 a) Soient N et N 0 deux processus de Poisson indépendants, de paramètres
λ et λ0 . Montrer que N + N 0 définit un processus de Poisson de paramètre λ + λ0 .
b) Soit {Xn | n ∈ IN } une suite i.i.d. indépendante de N . Le processus défini par
Σt := N
P t
n=1 Xn est appelé “processus de Poisson composé”. (Exemple : N peut décrire le
nombre de clients d’un magasin et Xn la dépense du n-ième client.) Calculer la transformée
de Fourier de Σt en fonction de celle des Xn et de la fonction génératrice de Nt , puis
l’espérance et la variance de Σt .
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Exercice 11.4 a) Soit N un processus de Poisson d’intensité λ comptant les passages
successifs de voitures sur une route. Un piéton a besoin d’une durée d > 0 entre deux
voitures pour traverser la route. Calculer la transformée de Laplace du temps Y qu’il doit
attendre avant de pouvoir traverser. (On trouve a 7−→ aeλda+λ +λe−ad
.) Calculer l’espérance
eλd −1−λd
de Y . (On trouve λ
.)
b) Considérons une route à deux voies, les voitures étant comptées par deux processus
de Poisson indépendants, d’intensité λ dans un sens et λ0 dans l’autre, et nécessitant des
durées respective d et d0 pour être traversées. Soient Z le temps que le piéton doit attendre
pour traverser les deux voies d’un coup, et Z 0 le temps qu’il doit attendre pour traverser
les deux voies sachant qu’il peut les traverser séparément du fait de la présence d’un refuge
au milieu de la route. Donner les transformées de Laplace de Z et de Z 0 , leur espérances,
et discuter l’intérêt du refuge.
Exercice 11.5 Le flux (poissonnien) des trams passant aux halles est en moyenne de 12
trams par heure et comporte une proportion p = 40% de trams de la ligne D (et de 1 − p
pour la ligne A).
a) Quelle est la probabilité qu’au moins 2 trams D passent en un quart d’heure donné ?
b) Sachant que 3 trams D sont passés en 20 minutes, quel est le nombre moyen de trams
passés dans le même temps ?
c) Sachant que 10 trams sont passés en 45 minutes, quelle est la probabilité que la moitié
soient des trams D ?
Exercice 11.6 Pour t > 0 fixé, vérifier que SNt ≤ t < S1+Nt . SNt et S1+Nt sont les
points de E précédant et suivant directement l’instant t. Autrement dit, on peut les voir
comme les instants de naissance et de décès de l’intervalle “vivant” à l’instant t. Notons
Tt0 := t − SNt et Tt00 := S1+Nt − t respectivement l’âge de cet intervalle vivant et le temps
qu’il lui reste à vivre.
a) Montrer que pour a, b > 0 on a IP (Tt0 > a, Tt ” > b) = e−λ(a+b) 1{t>a} .
b) Déduire que Tt0 et Tt00 sont indépendants et donner leur lois.
c) Comparer la durée de vie moyenne de l’intervalle vivant à l’instant t avec celle du n-ième
intervalle de E ; explication ?
Exercice 11.7 On veut estimer λ par le maximum de vraisemblance λ̂ dans les deux cas
suivant. a) On observe jusqu’à l’instant t > 0 fixé, et on connaı̂t donc Nt , S1 , .., SNt .
Calculer λ̂ , et vérifier qu’il est sans biais. (Utiliser la densité sachant Nt .)
b) On observe jusqu’à l’instant Sn , pour n fixé, et on connaı̂t donc S1 , .., Sn . Calculer λ̂ ,
et vérifier qu’il est biaisé.
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II. Eléments de statistique mathématique
12 Régression linéaire
Exercice no 12.1 Soient X = (1, 3, 5, 7, 8, 9, 11, 12, 15, 18) et
Y = (−33, −97, −134, −141, −130, −102, −32, 37, 343, 860). Représenter le nuage, et tester
s’il y a une relation Y = αX 3 + βX, ou Y = ch(aX − b) − 150 , ou Y = α(X − β)2 − 150 .
Déterminer un intervalle de confiance à 95% pour la valeur y associée à x = 14 .
13 Vraisemblance et estimation
13.1 Maximum de vraisemblance
Exercice no 13.1.1 Supposons qu’un processus de Poisson de paramètre inconnu λ est
observé : a) jusqu’à un temps fixe T ; b) jusqu’à la survenue du n-ième événement. Dans
chacun de ces deux cas, quel est l’estimateur du maximum de vraisemblance pour λ ?
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Exercice no 13.3.3 Soient X1 , .., Xn , Y1 , .., Yn des v.a.r.i.i.d., les Xj de loi E(λ), et les
Yj de loi E(λ0 ). Trouver une statistique exhaustive pour (λ, λ0 ), et les estimateurs du
maximum de vraisemblance pour λ et λ0 . Ont-ils un biais ?
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14 Tests
Exercice no 14.1 Deux associés A et B se partagent les tâches d’un cabinet commun de
conseil. L’associé A pense qu’il traite moins de 30% des dossiers. Pour vérifier cela, il
décide de choisir au hasard un échantillon de 100 dossiers (traités soit par lui-même, soit
par l’associé B), sur lesquels il prévoit d’effectuer deux tests, avec le même risque de rejet
à tort de 5%, en prenant successivement comme hypothèse nulle
i) H0 : p ≤ 30% ii) H00 : p ≥ 30% , p étant la proportion réelle des dossiers traités par A.
a) Pour combien de dossiers traités par A (au plus) l’hypothèse H0 est-elle acceptée ?
b) Pour combien de dossiers traités par A (au plus) H00 est-elle rejetée ?
c) Déterminer la probabilité d’accepter l’hypothèse H0 si la proportion réelle de dossiers
traités par A est de 40%.
d) Déterminer la probabilité de rejeter l’hypothèse H00 si la proportion réelle de dossiers
traités par A est de 40%.
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