0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
91 vues7 pages

Maintenance améliorative et niveaux d'intervention

Transféré par

said
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
91 vues7 pages

Maintenance améliorative et niveaux d'intervention

Transféré par

said
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Les inspections, les directives, les interventions

III.1 Définition de la maintenance


La maintenance est l’ensemble de toutes les actions techniques, administratives et de management
durant le cycle de vie d’un bien, destinées à le maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut
accomplir la fonction requise.
III.2 Les formes de maintenance
III.2.1 Différents types de maintenance.

Le diagramme suivant synthétise l’arbre des méthodes de maintenance.

Structure génerales : types de maintenance


III.3 Définition :
III.3.1 Maintenance corrective :

Maintenance corrective : maintenance exécutée après défaillance et destinée à remettre un bien dans un état
dans lequel il peut accomplir une fonction requise.
 Maintenance curative : Réparation
 Maintenance palliative : Dépannage
III.3.2 Maintenance préventive :

1
Maintenance exécutée à des intervalles prédétermines ou selon des critères prescrits et destinée à réduire la
probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d’un bien.
III.3.3 Maintenance préventive systématique

Maintenance préventive exécutée à des intervalles de temps préétablis ou selon un nombre défini d’unités
d’usage mais sans contrôle préalable de l’état du bien
III.3.4 Maintenance préventive conditionnelle

Maintenance préventive basée sur une surveillance du fonctionnement du bien et/ou des paramètres
significatifs de ce fonctionnement intégrant les actions qui en découlent. La surveillance du fonctionnement
et des paramètres peut être exécutée selon un calendrier, ou à la demande, ou de façon continue.
IV Les niveaux de maintenance :
La maintenance et l’exploitation d’un bien s’exercent à travers de nombreuses opérations, parfois répétitives,
parfois occasionnelles, communément définies jusqu’alors en 5 niveaux de maintenance.
Le classement de ces opérations permet de les hiérarchiser de multiples façons. Ce peut être en fonction des
critères suivants :
Définir qui fait quoi au regard de chacun des niveaux de maintenance :
 le personnel de production ;
 le personnel de maintenance en tenant compte de la qualification de l’intervenant ;
 le personnel de l’entreprise ou un sous-traitant ;
 une combinaison des 3.

2
Exemple : indiquer pour chaque intervention la méthode de maintenance correspondante

Correction :

3
[Link] ACTIVITES DE LA MAINTENANCE
V.1 L'inspection
C'est un contrôle de conformité réalisé en mesurant, observant, testant ou calibrant les caractéristiques
significatives d'un bien.
En général, l'inspection peut être réalisée avant, pendant ou après d'autres activités de maintenance.

V.2 La surveillance
C'est l'activité exécutée manuellement ou automatiquement ayant pour objet d'observer l'état réel d'un bien
La surveillance se distingue de l'inspection en ce qu'elle est utilisée pour évaluer l'évolution des paramètres
du bien avec le temps, c’est la maitrise de la courbe de dégradation et situation des seuils d’exploitation
Dégradation: évolution irréversible des caractéristiques d’un bien liée au temps ou à la durée d’utilisation.
Evolution de la défaillance dans le temps
Deux modèles de défaillance peuvent être envisagés selon leur type d'apparition :

4
Figure II.1 Evolution de la défaillance dans le temps
V.3 La réparation
Ce sont les actions physiques exécutées pour rétablir la fonction requise d'un bien en panne.
V.4 Le dépannage
Ce sont les actions physiques exécutées pour permettre à un bien en panne d'accomplir sa fonction requise
pendant une durée limitée jusqu'à ce que la réparation soit exécutée.
V.5 L'amélioration
Ensemble des mesures techniques, administratives et de gestion, destinées à améliorer la sûreté de
fonctionnement d'un bien sans changer sa fonction requise.
V.6 La modification
Ensemble des mesures techniques, administratives et de gestion, destinées à changer la fonction d'un bien.
V.7 La révision
Ensemble complet d'examens et d'actions réalisés afin de maintenir le niveau requis de disponibilité et de
sécurité.
V.8 La reconstruction
Action suivant le démontage d'un bien et la réparation ou le remplacement des composants qui approchent de
la fin de leur durée de vie utile et/ou devraient être systématiquement remplacés.
La reconstruction diffère de la révision en ce qu'elle peut inclure des modifications et/ou améliorations.
L'objectif de la reconstruction est normalement de donner à un bien une vie utile qui peut être plus longue
que celle du bien d'origine.
VI. Les interventions dans la maintenance
VI.1 La maintenance corrective est définie comme une maintenance effectuée après défaillance. Elle est
caractérisée par son caractère aléatoire et requiert des ressources humaines compétentes et des ressources
matérielles (pièces de rechange et outillage) disponibles sur place. La maintenance corrective débouche sur
deux types d’intervention.
 Le premier type est à caractère provisoire, ce qui caractérise la maintenance palliative.
 Le deuxième type est à caractère définitif, ce qui caractérise la maintenance curative.
VI.2 La maintenance préventive est définie quant à elle comme une maintenance effectuée dans l’intention
de réduire la probabilité de défaillance d’un bien ou d’un service rendu.
Les activités correspondantes sont déclenchées selon un échéancier établi à partir d’un nombre prédéterminé
d’unités d’usage (maintenance systématique) ou de critères prédéterminés significatifs de l’état de
dégradation du bien ou du service (maintenance conditionnelle).

5
VI.3 La maintenance préventive systématique est une maintenance effectuée selon un échéancier établi
selon le temps ou le nombre d’unités d’usage. La périodicité des remplacements est déterminée selon deux
méthodes : la première est de type bloc et la seconde, de type âge. La politique de remplacement de type âge
suggère de remplacer l’équipement à la panne ou après T unités de temps de bon fonctionnement. La
politique de type bloc suggère de remplacer l’équipement après une période prédéterminée de temps T, 2T,
etc. indépendamment de l’âge et de l’état du composant.
VI.4 La maintenance préventive conditionnelle est une maintenance subordonnée à un type d’événement
prédéterminé.
Divers outils comme l’analyse de la vibration et l’analyse d’huile, permettent de détecter les signes d’usure
ou de dégradation de l’équipement. Ceci s’effectue en mesurant, à chaque inspection, la valeur d’un
paramètre de contrôle tel que l’amplitude de déplacement, de vitesse ou d’accélération des vibrations, le
degré d’acidité, ou la teneur de particule solide dans l’huile. L’action ne se déclenche que lorsque le
paramètre de contrôle dépasse un seuil déterminé empiriquement, fixé par le constructeur ou par les normes
de santé et de sécurité au travail.
VI.5 La maintenance prédictive (ou prévisionnelle) est une maintenance préventive subordonnée à
l’analyse de l’évolution surveillée de paramètres significatifs de la dégradation du bien, permettant de
retarder et de planifier les interventions.
Il existe aussi un troisième concept qui consiste à se débarrasser définitivement des défaillances : c’est la
Maintenance améliorative. Elle nécessite une réflexion pour :
 Déterminer les causes réelles du problème
 Envisager les remèdes adaptés à leur suppression.
VII .1Diagnostic et expertise :
Le diagnostic est « l’identification de la cause probable de défaillance à l’aide d’un raisonnement logique
fondé sur un ensemble d’informations provenant d’une inspection, d’un contrôle ou d’un test ».La norme NF
EN 13306 va plus loin, puisqu’elle indique que le diagnostic d’une panne est « l’ensemble des actions
menées pour la détection de la panne, sa localisation et l'identification de la cause ».
On va donc jusqu’à l’expertise de la défaillance.
Localisation de panne est l’ensemble des actions menées en vue d'identifier l’équipement en panne au niveau
de l'arborescence appropriée.
VII.2 Conduite d’un diagnostic :
Elle nécessite un grand nombre d’informations recueillies :
- Auprès des utilisateurs (détection, manifestation et symptômes)
- Dans les documents constructeurs et/ou dans les documents du service maintenance.
Mais il y a aussi l’expérience du terrain et le savoir-faire.
a- Manifestation de la défaillance :
La manifestation (ou effet) de la défaillance se manifeste par son amplitude (partielle ou complète), sa vitesse
(elle est progressive ou soudaine), son caractère (elle est permanente, fugitive ou intermittente).
6
b- Les symptômes :
Les symptômes peuvent être observés in situ, sans démontage, par les utilisateurs de l’équipement ou par le
maintenancier : VTOAG, mesures, défauts de qualité. Le VTOAG est l’utilisation naturelle des cinq sens de
l’individu. Il ne faut jamais les négliger, car ils sont capables de contribuer à l’établissement d’un diagnostic.
* La vue (V) :
- Détection de fissures, fuites, déconnections,
- Détection de dégradations mécaniques.
* Le toucher (T) :
- Sensation de chaleur, de vibration,
- Estimation d’un état de surface.
* L’odorat (O) :
- Détection de la présence de produits particuliers,
- «Odeur de brûlé», embrayage chaud,...
* L’auditif (A) :
- Détection de bruits caractéristiques (frottements, sifflements).
* Le goût (G) :
- Identification d’un produit (fuite).
Les symptômes peuvent aussi s’observer après démontage : mesures, observations de rupture, d’état de
surface, contrôles non destructifs, etc.

Vous aimerez peut-être aussi