Electricité
2 (E2)- COURS Régimes transitoires
Introduction :
L’allumage d’un ordinateur, d’un tube Néon n’est pas instantané. Cela nécessite un certain temps.
C’est l’objet de l’étude ce chapitre.
Définitions. Un régime permanent est un régime qui se maintient au cours du temps.
Exemples : le régime continu ou stationnaire ; régime sinusoïdal.
Un régime transitoire est le passage d’un régime permanent à un autre.
I/ Bobines et condensateurs
1) Bobines
* Définition. Une bobine est un fil de cuivre
recouvert d’un vernis isolant enroulé sur un
support.
Applications : - filtres (ADSL)
- transformateurs
-moteurs, alternateurs…
* Symbole :
1)a) Bobines idéales :
* Equation de fonctionnement : Lien entre uL et i => APPL1
Dans le cas d’une bobine « idéale » (= de résistance interne négligeable),
𝒅𝒊 𝒕 (𝑨)
l’équation de fonctionnement s’écrit : 𝒖𝑳 (𝒕) = 𝑳 .
𝒅𝒕 (𝒔)
(𝑽) (𝑯)
L est l’inductance de la bobine, c’est une constante positive qui s’exprime en
Henry (H)
*Ordre de grandeur : qqmH≤ 𝐿 ≤ 1 à 2H
* Caractéristique statique : => APPL 2
𝒅𝒊 𝒕
* En régime continu, 𝒅𝒕 = 0, donc 𝒖𝑳 (𝒕) = 0, la tension est nulle aux bornes
de la bobine bien qu’elle soit traversée par un courant, comme… un fil !
1
* Energie et puissance d’une bobine: Expérience 2 => APPL 3
Une bobine idéale d’inductance L et traversée par un courant d’intensité i(t)
!
stocke l’énergie magnétique ℰ 𝑡 = ! 𝐿. 𝑖(𝑡)!
* Conséquence : Continuité du courant dans une bobine
La puissance instantanée P(t) d’une bobine doit être définie et finie à chaque
instant. Aussi ℰ 𝑡 doit être dérivable, donc i(t) doit être dérivable. Ainsi i(t)
est une fonction continue du temps.
Autrement dit, l’intensité qui traverse une bobine ne peut pas présenter de
discontinuité au cours du temps.=> APPL 4
1)b) Bobine réelle : La résistance r de la bobine n’est pas négligeable.
2) Condensateurs
* Définition. Un condensateur est un dipôle constitué de deux conducteurs
séparés par un isolant électrique.
Applications : - filtres (ADSL , radio…)
- lissage et stabilisation d’une tension
* Symbole :
2
* Equation de fonctionnement : Lien entre uc et i => APPL5
Dans le cas d’un condensateur, l’équation de fonctionnement s’écrit :
𝑞 = 𝐶 . 𝑢! (𝑡)
(𝐶) (𝐹) (𝑉)
!
𝒅𝒖𝒄 𝒕 (𝑽)
𝒊(𝒕) = 𝑪 .
(𝑭) 𝒅𝒕 (𝒔)
(𝑨)
C est la capacité de la bobine, c’est une constante positive qui s’exprime en
Farad (F).
*Ordre de grandeur : quelques nF ≤ 𝐿 ≤ quelques F
* Caractéristique statique : => APPL 6
𝒅𝒖𝒄 𝒕
* En régime continu, = 0, donc i(t)= 0, l’intensité du courant
𝒅𝒕
traversant le condensateur est nulle bien que la tension à ses bornes ne le
soit pas, comme… un interrupteur ouvert!
* Energie et puissance d’un condensateur: Expérience 2 => APPL 7
Un condensateur de capacité C et de tension uC(t) à ses bornes stocke
!
l’énergie électrique ℰ 𝑡 = ! 𝐶. 𝑢! (𝑡)!
* Conséquence : Continuité de la tension du condensateur
La puissance instantanée P(t) d’un condensateur doit être définie et finie à
chaque instant. Aussi ℰ 𝑡 doit être dérivable, donc uC(t) doit être dérivable.
Ainsi uC(t) est une fonction continue du temps.
Autrement dit, la tension aux bornes d’un condensateur ne peut pas
présenter de discontinuité au cours du temps.
3
Ainsi un condensateur peut réduire les variations brutales de tension
(lissage…)
* Principe de la charge du condensateur : Comment un courant temporaire
peut-il traverser le condensateur alors qu’il comporte un isolant ? Pourquoi
ce courant ne dure-t-il qu’un instant ?
Sous l’action de le tension du générateur (on dit aussi « force
électromotrice »), des électrons libres arrivent et s’accumulent sur l’électrode
1. Par répulsion à distance avec ceux-ci et par attraction du pôle +, des
électrons libres quittent l’armature 2 et migrent vers la borne + du
générateur.
Aussi l’armature 1 se charge négativement +q et l’armature 2 se charge
positivement -q, de sorte que le condensateur demeure électriquement
neutre. Comme l’armature 1 est chargée négativement, il devient de plus en
plus difficile de lui apporter des électrons en répulsion électrique avec
l’armature 1. Ainsi, au bout d’une certain temps, la tension imposée par le
générateur n’est plus suffisante pour augmenter la charge : le condensateur
est chargé et le courant s’arrête.
* Principe de la décharge du condensateur :
4
Quand on branche un condensateur chargé à un circuit avec une résistance,
on offre un chemin permettant aux électrons accumulés sur l’armature 1 (et
qui sont en répulsion mutuelle) de rejoindre les charges positives (atomes
déficitaires en électrons) créées sur l’armature 2 : Le déplacement des
électrons est alors inversé par rapport à la charge du condensateur, qui
fonctionne ici comme un générateur. Le courant cesse dès que les armatures
sont redevenues électriquement neutres.
3) Origines des régimes transitoires :
Bobines et condensateurs sont des réservoirs d’énergie différents. Or les
transferts d’énergie ne peuvent pas être instantanés (car une puissance
infinie n’existe pas). C’est cela qui est à l’origine des régimes transitoires.
Dans le cas où les deux réservoirs sont présents, on peut avoir des
phénomènes oscillants résultants de l’échange successifs d’énergie entre ces
réservoirs (si la dissipation d’énergie est faible).
II/ Lois des circuits en régime non stationnaire et l’approximation des régimes
quasi-stationnaires (ARQS)
1/ Problème d’un régime variable
Soit le circuit élémentaire suivant de longueur 𝔏.
A t<0, on suppose le générateur éteint et aucun courant n’existe (i=0).
A t=0, on allume le générateur de tension sinusoïdale.
Ce générateur crée un champ électromagnétique qui se propage à la célérité c
de la lumière dans le circuit et qui met les électrons libres en mouvement,
créant ainsi le courant. Ainsi chaque point du circuit reçoit « l’ordre » de la
mise en mouvement avec un certain retard par rapport à son voisin.
5
Aussi, en supposant que l’intensité en P est de la forme : iP(t) = [Link](𝜔𝑡)
Alors iN(t) = iP(t-∆𝑡) avec ∆𝑡 retard dû à la propagation du champ
électromagnétique le long du circuit, soit ∆𝑡 = 𝔏/c.
Aussi, en régime variable, à une même date t, l’intensité du courant n’est
pas identique en tous points d’une même branche contrairement au régime
continu !
2) Approximation des régimes quasistationnaires (ARQS) :
* A quelle condition a-t-on malgré tout iN(t) = iP(t) ?
Graphiquement, cela revient à négliger le décalage ∆𝑡 entre les deux courbes
devant la période T , soit ∆𝑡 <<T (1), ou :
la durée de
<<
La durée caractéristique
propagation du champ
d’évolution de i(t)
électromagnétique sur
le circuit
6
ℒ
(1)⇔ ≪ 𝑇 ⇔ ℒ ≪ 𝑇𝑐 = 𝜆
!
Cela veut dire que l’intensité i(t) évolue lentement de sorte qu’elle n’a pas le
temps de changer lors de la propagation de l’onde électromagnétique d’un
bout à l’autre du circuit.
Ou bien que la longueur d’onde de l’onde électromagnétique sur le circuit
est très grande devant sa taille : tous les points du circuit sont dans le même
état, en phase !
On est alors dans l’Approximation des Régimes Quasi-Stationnaires (ARQS) :
non seulement l’intensité est identique en tous points d’une branche à une
date t fixée, mais aussi toutes les lois vues en régime continues restent
valables.
Remarque :La traduction numérique de « très inférieur » est variable mais en
général, on attend qu’il y a au moins un facteur 100 entre les deux grandeurs.
=> APPL 8
Dans la suite de ce chapitre, on se place dans l’ARQS.
3) Associations de bobines et de condensateurs
=> APPL 9
Bilan : les lois d’associations pour les bobines sont les mêmes que pour les
résistances. C’est l’inverse pour les condensateurs.
III/ Systèmes du premier ordre : exemples de RC et RL série
Par la suite, on étudie une résistance R en série avec un dipôle D, qui est soit une
bobine idéale d’inductance L (circuit RL série) soit un condensateur de capacité C
(circuit RC série).
1/ Régime libre :
a) Equation différentielle, résolution et représentation temporelle
A t<0, l’ensemble RD est alimenté par un générateur de tension et on est
en régime continu : La bobine ou le condensateur ont donc de l’énergie
stockée.
7
A t = 0, le générateur de tension est éteint et RD forme un circuit fermé par
un fil.
Ainsi la tension imposée au cours du temps à RD est de la forme :
Quelle est l’évolution de i(t) et de uD(t) pour t≥0?
Remarque : il s’agit d’un régime libre car il n’y a plus de tension imposée par
un générateur à t≥0, le circuit évolue librement.
= > APPL 10 et 11 : Déterminer une équation différentiel et savoir la
résoudre + représentations temporelles = Savoir faire ESSENTIEL !!
Bilan : Pour un circuit RC ou RL, l’équation différentielle en régime libre est
de la forme canonique (canon = référence):
!" ! !
+ = 0 ou 𝑥 + = 0
!" ! !
er
C’est une équation différentielle du 1 ordre (car dérivée première), linéaire,
et homogène (cad avec second membre nul) (EDLH1).
𝜏 est homogène à un temps et se nomme temps de relaxation ou durée
caractéristique du régime transitoire.
Pour RC série, 𝛕 = 𝐑𝐂 ; pour RL série, 𝛕 = 𝐋/𝐑.
Temps de réponse : TR5% = 3. 𝝉 et TR0,7%= 5 𝝉 ≈ TR1%
Retenir l’allure des courbes et la méthode pour trouver 𝛕 graphiquement.
8
b) Trajectoire de phase pour un système à un degré de liberté
Un système à un degré de liberté a son état décrit par une seule variable x.
C’est le cas d’un circuit RC série : la connaissance de x(t) = uC(t) seule permet
de retrouver i(t)…
𝒅𝒙
Définitions. La trajectoire de phase est la représentation de = 𝒙
𝒅𝒕
(ordonnée) en fonction de x (abscisse) pour une condition initiale donnée.
(O, x, 𝑥) est appelé le plan de phase.
P, point de la trajectoire de phase est un point de phase.
L’ensemble des trajectoires de phase pour différentes conditions initiales
constitue le portrait de phase.
Sens d’une trajectoire de phase :
!"
- Si 𝑥 >0, alors >0, donc si dt>0 (t
!"
augmente), dx >0, donc x augmente.
La trajectoire de phase est donc
parcourue dans le sens horaire pour
les ordonnées positives.
!"
- De même, si 𝑥 <0, alors !" <0, donc
si dt>0 (t augmente), dx <0, donc x
diminue.
La trajectoire de phase est donc
parcourue dans le sens horaire pour les ordonnées négatives.
=> Une trajectoire de phase est parcourue dans le sens horaire.
=> APPL 12
c) Bilan d’énergie pour RC série en régime libre :
Entre t et t+dt, la variation d’énergie reçue par un dipôle s’écrit dℰ.
Aussi sur une durée plus longue, entre t1 et t2, la variation d’énergie s’écrit :
! !
∆!!! ℰ = ! ! 𝑑ℰ
!
=> APPL 13
Bilan : En régime libre, pour RC série, toute l’énergie initialement stockée
par le condensateur est dissipée par effet Joule dans la résistance.
9
2/ Régime commandé par un échelon de tension :
a) Equation différentielle, résolution et représentation temporelle
A t<0, l’ensemble RD est fermé par un fil et on est en régime permanent.
A partir de t = 0, on alimente RD par générateur de tension
Ainsi la tension imposée au cours du temps à RD est de la forme :
Une telle tension
imposée est un
échelon de tension.
Quelle est l’évolution de i(t) et de uD(t) pour t≥0?
= > APPL 14 et 15 : Déterminer une équation différentiel et savoir la
résoudre + représentations temporelles = Savoir faire ESSENTIEL !!
Bilan : Pour un circuit RC ou RL, l’équation différentielle en régime
commandé par un échelon de tension est de la forme canonique:
10
!" ! !
+ = 𝑐𝑡𝑒 ou 𝑥 + = 𝑐𝑡𝑒
!" ! !
er
C’est une équation différentielle du 1 ordre (car dérivée première), linéaire,
et non homogène (cad avec second membre non nul) (EDLNH1).
Les solutions sont de la forme : x(t) = xH(t)+xP(t)
!
Avec xH(t) = 𝐴. 𝑒 ! ! , solution de l’équation homogène (décrivant le régime
transitoire)
Et xP(t) solution particulière, que l’on cherche de même forme que le second
membre soit constante ici. Cette solution demeure au bout d’un temps infini
et constitue le régime permanent final.
Retenir l’allure des courbes et la méthode pour trouver 𝛕 graphiquement.
IV/ Systèmes du second ordre : exemples de RLC série
Par la suite, on étudie un circuit RLC série constitué d’une résistance R, d’un
condensateur de capacité C, et d’une bobine idéale d’inductance L en série.
1/ En Régime libre :
a) Equation différentielle et résolution :
A t<0 : RLC alimenté par un générateur idéal de tension de fem=E, régime
stationnaire.
A partir de t=0, on remplace le générateur par un fil.
11
=> APPL16 et 17 : A Savoir refaire absolument !!
Bilan : Pour un circuit RLC série en régime libre ou RL, l’équation différentielle
est de la forme canonique :
𝑑! 𝑥 𝑑𝑥 !
+ 2. 𝜉. 𝜔 ! + 𝜔 ! 𝑥 = 0
𝑑𝑡 ! 𝑑𝑡
!!! !! !"
ou bien + + 𝜔! ! 𝑥 = 0 (EDLH2)
!" ! ! !"
Et savoir retrouver l’équation différentielle, les expressions de 𝜔! , 𝜉 et Q,
connaître leurs noms et dimensions.
!
Retenir que pour RLC série, 𝜔! = !"
.
Savoir retrouver l’EC et son discriminant et apprendre les trois cas possibles
(tout le tableau de l’appl 16) et les solutions réelles associées.
Savoir étudier les CI et résoudre dans un cas précis.
Retenir l’allure des courbes.
b) Bilan énergétique = > APPL 18
L’énergie électrique et magnétique stockée est dissipée par effet Joule dans la
résistance du circuit.
c) Un cas particulier idéal : L’oscillateur harmonique
Dans le cas où la résistance est nulle, il n’y a plus de perte d’énergie dans le
circuit. L’énergie se conserve tout en changeant de forme (oscillations entre
les deux réservoirs que sont le condensateur et la bobine).
L’équation différentielle devient avec R = 0, 𝜉 = 0 et Q→ ∞ soit :
12
𝑑! 𝑥 !
+ 𝜔 ! 𝑥 = 0
𝑑𝑡 !
Equation d’un oscillateur harmonique de pulsation propre 𝜔!
En cherchant des solutions de la forme, 𝒙 𝒕 = 𝑨. 𝒆𝒓𝒕
L’équation caractéristique est : 𝒓𝟐 + 𝜔! ! = 0
de discriminant ∆ = − 4𝜔! ! < 0, et de solutions imaginaires r =±𝑗. 𝜔!
On a des solutions réelles de la forme :
𝒙 𝒕 = 𝑨. 𝒄𝒐𝒔 𝜔0 𝑡 + 𝑩. 𝒔𝒊𝒏 𝜔0 𝑡 ⇔ 𝒙 𝒕 = 𝑪. 𝒄𝒐𝒔 𝜔0 𝑡 + 𝜑
𝟐𝝅
On est en régime périodique de période propre 𝑻𝟎 = .
𝝎𝟎
On constate que dans le cas d’un système périodique, la trajectoire de
phase est fermée.
Dans le cas de la représentation 𝒖𝑪 = 𝒇(𝒖𝑪 ), la trajectoire de phase est une
𝒖
ellipse. Dans le cas de la représentation 𝝎𝑪 = 𝒇(𝒖𝑪 ), la trajectoire de phase est un
𝟎
cercle. L’avantage de cette représentation c’est d’avoir des abscisses et ordonnées
de même dimension.
13
Une ellipse possède deux
foyers F et F’ de sorte que tout point
M de l’ellipse vérifie : MF+MF’ = 2a
avec a longueur du demi-grand axe.
On admet que l’équation
cartésienne d’une ellipse centrée à
l’origine O du repère et dont les axes
de symétries coïncident avec l’axe
des abscisses et des ordonnées est
! ! ! !
de la forme : + = 1
! !
=> APPL 19
2/ En Régime commandé par un échelon de tension :
A t<0, un circuit RLC série est relié par un fil depuis longtemps (régime
stationnaire). A partir de t=0 on l’alimente par un générateur idéal de
tension de fem E.
a) Equation différentielle et résolution : => APPL 20
Bilan : Pour un circuit RLC série en régime libre ou RL, l’équation différentielle
est de la forme canonique :
𝑑! 𝑥 𝑑𝑥 ! !
!
+ 2. 𝜉. 𝜔 ! + 𝜔 ! 𝑥 = 𝜔 ! 𝐸
𝑑𝑡 𝑑𝑡
!!! !! !"
ou bien + + 𝜔! ! 𝑥 = 𝜔! ! 𝐸 (EDLNH2)Les
!" ! ! !"
solutions sont de la forme : x(t) = xH(t)+xP(t)
Avec xH(t), solution de l’équation homogène (décrivant le régime transitoire)
Et xP(t) solution particulière, que l’on cherche de même forme que le second
membre soit constante ici. Cette solution demeure au bout d’un temps infini
et constitue le régime permanent final.
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b) Durée d’un régime transitoire d’ordre 2 => APPL 21
On retiendra :
- Le système d’ordre 2 le plus rapide est le régime pseudopériodique de
valeur Q≈ 𝝃 ≈ 𝟎, 𝟕 mais il y a alors un dépassement de la valeur atteinte
𝟑
finale. Alors le temps de réponse à 5% vaut environ : 𝑻𝑹𝟓% ≈ 𝝎𝟎
.
- Le système d’ordre 2 le plus rapide sans dépassement est le régime critique
pour lequel Q=0,5. Alors le temps de réponse à 5% vaut environ : 𝑻𝑹𝟓% ≈
𝟓
.
𝝎𝟎
c) Mesure du facteur de qualité d’un régime pseudopériodique :
On a montré que pour RLC série soumis à un échelon de tension :
𝑢! 𝑡 = 𝐶. 𝑒 !!!! ! cos 𝜔𝑡 + 𝜑 + 𝐸 = 𝐶. 𝑒 !!!! ! cos 𝜔𝑡 + 𝜑 + 𝑢!
Alors en notant ti ( i = 1 (1er max), 2 (2nd max) etc…) les dates correspondant
aux maximum du cosinus, il vient : 𝑢! 𝑡! = 𝐶. 𝑒 !!!! !! + 𝑢!
D’où le ième dépassement Di à la date ti : Di = 𝑢! 𝑡! − 𝑢! = 𝐶. 𝑒 !!!! !!
En se plaçant à une date ti + NT correspondant à N pseudo-périodes
ultérieures, on a le dépassement :
Di+NT = 𝑢! 𝑡! + 𝑁𝑇 − 𝑢! = 𝐶. 𝑒 !!!! (!! !!")
Le décrément logarithmique 𝜹 est alors défini par :
! !! ! !! !! !!!
𝛿= !
ln !!!!"
= ! ln !! !! !!" !!!
La mesure de 𝛿 permet de remonter au facteur de qualité Q => APPL22
15
Méthode pour étudier les régimes transitoires
1) Lire l’énoncé. Ouvre-t-on ou ferme-t-on l’interrupteur à 𝑡 = 0 ?
2) Etablir les Conditions initiales (CI) :
il est nécessaire de faire d’abord une étude qualitative en déterminant les régimes
établis (schémas équivalents) à = 0− et → +∞ , ainsi que la (les) condition(s)
initiale(s) (règles de continuité) à = 0+.
3) Quand cela est possible, simplifier le circuit à l’aide de transformations d’associations
de générateurs, de résistances, d’inductances ou de capacités.
Toute simplification qui ferait disparaître l’interrupteur ou une variable dont on
demande l’expression est à proscrire !
4) Définir sur le schéma toutes les variables électriques à utiliser : tensions, courants,
en les différenciant clairement par des indices adaptés. En particulier :
→ préciser le sens de chaque courant et représenter les tensions avec la convention
adaptée
5) Regrouper sous forme d’un système toutes les équations nécessaires :
→ lois constitutives (équations de fonctionnement) de chaque dipôle passif.
→ lois des noeuds (autant que de noeuds indépendants)
→ lois des mailles (autant que de mailles indépendantes)
Ce faisant :
- s’efforcer de faire apparaitre au maximum la grandeur étudiée
- faire attention à la convention (récepteur ou générateur) imposée à chaque dipôle
6) Etablir l’équation différentielle à partir du système d’équations précédent.
En circuit série, c’est la loi des mailles qui prime, en dérivation c’est la loi des nœuds.
7) Identifier le type d’équation différentielle (ordre, 2d membre) puis :
a) déterminer la solution particulière de l’équation différentielle avec 2d membre
b) écrire la solution générale de l’équation différentielle sans second membre (ex-
pression à connaitre par cœur)
c) la(les) constante(s) d’intégration se détermine(nt) à l’aide de la (des) condition(s)
initiale(s) qui concerne(nt) la solution totale (sol. particulière + sol. générale).
16