365 Jours PDF
365 Jours PDF
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Bible version Louis Segond 1910 (LSG). La version Segond 21 est indiquée par la men-
tion « (S21) », la Bible du Semeur par « (BSD) », la version Ostervald par « (OST) », la
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Ce livre est sous licence Creative Commons BY-ND 2.0. S’il vous a parlé, vous êtes en-
couragé à l’imprimer en partie ou en totalité et à le distribuer par tous moyens et sous
tous formats à votre convenance, sans pour autant le modifier ni vous en attribuer le
crédit.
TABLE DES MATIÈRES
4
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 6
MÉDITATIONS ......................................................................................................................... 8
Janvier..................................................................................................................................10
Février ..................................................................................................................................42
Mars......................................................................................................................................72
Août................................................................................................................................... 232
Décembre.......................................................................................................................... 360
5
INTRODUCTION
6
L es pensées compilées dans ce livre aux côtés de celles de notre ami David Houstin
sont le fruit de nos propres réflexions à la lecture de la Parole. Elles n’ont pas la
prétention d’enseigner mais plutôt de pousser les lecteurs à la réflexion. Nous souhai-
tons aussi partager toute la richesse qu’il y a dans la Parole de Dieu, une véritable lu-
mière sur notre sentier de la vie. Nous sommes convaincus aussi que ces méditations
peuvent opérer des bouleversements dans votre vie, que la flamme pour le Seigneur
peut à nouveau briller de mille feux. En faire une lecture le matin peut vous aider à
méditer toute la journée et vous faire découvrir un Dieu très proche de vous, un Papa
remplit d’affection qui désire le meilleur pour ses enfants. Que cette lecture vous soit
profitable spirituellement et que vous deveniez un soldat préparé de la grande armée
que Dieu est en train de lever. L'armée en Dieu est en marche et tu en fais partie !
Corinne et Claudy,
ÉZÉCHIEL 37 MINISTÈRES
7
MÉDITATIONS
8
9
JANVIER
10
01 JANVIER SÉPAREZ-VOUS [EZ37M]
I l y a quelque temps, J’ai reçu des échantillons de parfum. Comme tout un chacun,
j’ai voulu essayer l’un de ces parfums. J’en ai aspergé quelques gouttes sur mon poi-
gnet. Quelle ne fut pas ma surprise de sentir une odeur forte, assez entêtante, qui me
collait littéralement à la peau.
J’ai immédiatement pensé au péché. Il nous amorce et nous attire pour que
nous essayions un petit coup et puis… Il nous colle à la peau faisant dégager son odeur
qui nous fait mal à « la tête ». Un petit coup d’essai n’est jamais sans conséquence.
Notre verset du jour nous donne la solution : nous avons besoin de séparer, comme
Dieu l’a fait, la lumière d’avec les ténèbres.
Nous connaissons tous les zones d’ombre qui sont en nous, ces recoins que nous
hésitons à amener à la lumière. Pourtant ce sont eux qui nous tireront vers le bas.
Ayons du courage mes bien-aimés, séparons-nous de tout ce qui n’est pas lumière en
nous. La Parole de Dieu est efficace dans ce domaine, elle est plus tranchante qu’une
épée à deux tranchants (cf. Hébreux 4.12). Elle nous invite aussi à marcher dans la
lumière afin d’être en communion avec le Seigneur (cf. 1 Jean 1.7).
Mon épouse et moi arrivons à la conclusion que David était « l’homme selon le
cœur de Dieu » parce qu’il était foncièrement honnête avec son Seigneur. Il n’hésitait
pas à se mettre à nu devant Lui. Le seul moment où il a « caché » des choses à son Dieu,
il en était tellement mal qu’il s’est finalement répandu en repentance ! Agissons de la
sorte mes bien-aimés, n’acceptons aucune zone d’ombre même pour essayer un petit
échantillon de ce que nous propose le diable. Nous nous sentirons tellement bien.
11
02 JANVIER SEMBLABLES À DIEU [DAVID HOUSTIN]
Dieu dit : « Faisons l’Homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur
les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la Terre, et sur tous les
reptiles qui rampent sur la Terre. » − GENÈSE 1.26
L orsque le Dieu éternel décida de créer l’Homme, Il avait de grands projets pour ce
dernier…
Dans le cœur de Dieu, l’être humain n’est pas destiné à être un simple mammi-
fère semblable à tous les animaux de la création ; il n’est pas appelé à se comporter à
l’image du règne animal dont les principales préoccupations sont centrées sur lui-
même, sur sa survie, sur la recherche de nourriture et le besoin de se reproduire.
L’Homme n’a pas été pensé et conçu pour être cantonné à la recherche de plaisir et à la
satisfaction par le boire et le manger, le repos, l’accumulation de biens ou les satisfac-
tions sexuelles. Non ! L’Homme a été créé au-dessus de ces choses, car il a également
été fait semblable à Dieu, et par ce fait il est appelé à régner sur toute la création !
Notre corps physique ne nous définit pas. Il y a en nous une part de divin (si
tant est que nous ayons reconnu Jésus comme Sauveur et Seigneur) car l’Esprit de
Dieu Lui-même vit en nous. Et tout comme Jésus est Un avec le Père, nous sommes
aussi participants à cette unité divine et royale. Oui ! Notre appel est bien supérieur à
celui de tout ce que l’Éternel a créé (animaux, démons et anges inclus) et, un jour, tous
ceux qui auront gardé la foi en Christ et auront poursuivi la sainteté et l’amour, règne-
ront aux côtés du Seigneur. C’est alors que la raison pour laquelle Dieu nous a engen-
drés sera manifeste pour l’ensemble de la création et pour tout l’univers. « Qu'est-ce
que l'Homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l'Homme, pour que tu prennes
garde à lui ? Tu l'as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l'as couronné de gloire et de magnifi-
cence. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses
pieds… » (Psaumes 8.4-6).
Dès aujourd’hui, prenons pleinement conscience de l’appel royal et divin placé
sur notre vie, car ce ne sont pas tous les Hommes ni même tous les croyants qui règne-
ront de toute éternité avec Christ, mais seulement ceux qui se seront dépouillés de leur
nature animale et auront su dominer sur leurs pulsions et leurs instincts primaires. Et
cela, par la compréhension de la croix et par la puissance du Saint-Esprit…
12
03 JANVIER DESTINÉE ROYALE [DAVID HOUSTIN]
Dieu créa l’homme à Son image, Il le créa à l’image de Dieu, Il créa l’homme et la femme. −
GENÈSE 1.27
13
04 JANVIER BESOIN DE REPOS [DAVID HOUSTIN]
Dieu acheva au septième jour Son œuvre qu’Il avait faite, et Il se reposa au septième jour de
toute Son œuvre. − GENÈSE 2.2
N ous avons tous besoin de repos. Personne ne peut être constamment gonflé à
bloc, sur le qui-vive, toujours réactif et disponible. Il est essentiel de faire des
pauses pour ne pas craquer et s’éviter un burn-out ou une dépression liés à un trop-
plein d’activité. Dieu Lui-même, après avoir créé toutes choses s’est reposé.
L’Éternel n’est pas un être charnel, et pourtant Il a instauré le repos. C’est pour-
quoi il est important de ne pas considérer les temps de pause comme relevant essen-
tiellement d'un besoin physique, mais d’y voir aussi un besoin spirituel indispensable.
Il devient parfois nécessaire de nous déconnecter des tâches qui nous incombent, de
mettre notre cerveau sur OFF, de ne plus enchaîner les automatismes pour pouvoir
recharger les batteries et mieux repartir dans l’action. Certains penseront qu’il leur est
difficile de lever le pied au travail ou dans d’autres domaines qui les accaparent, alors
que le repos est l’une des premières institutions de Dieu. Ainsi donc, lorsqu’une activi-
té, fût-elle pour le service du Seigneur, ne nous laisse pas de moments de répit, c’est
que très certainement nous ne sommes pas dans la volonté de Dieu.
Outre le fait d’être utile pour reprendre des forces spirituelles et physiques, le
repos est nécessaire pour court-circuiter le grand nombre d’informations qui envahis-
sent notre esprit au quotidien et nous permettre d’être plus attentifs à la voix du Sei-
gneur. Par exemple, beaucoup se jettent à corps perdu dans un travail (ministériel ou
non) sans avoir pris le temps d’écouter Dieu, puis laissent défiler les mois et les années
sans se poser et faire le point. Ils se pensent dans Son plan par leur hyper activisme,
alors qu’ils ne sont pas ou plus à la place où le Seigneur les attend.
À l’ère du numérique, prendre du repos implique aussi de « débrancher » et de
« se débrancher ». La plupart d’entre nous avons le regard rivé sur nos messages élec-
troniques ou passons des heures à lire ou commenter des publications sur les réseaux
sociaux. Cela a notamment pour conséquence de considérablement réduire notre
temps d’attention, d’aide et d’écoute pour notre prochain.
Ne pas vouloir ou ne pas savoir s’arrêter est souvent le résultat désastreux d’un
manque d’humilité face au respect du repos instauré par Dieu lui-même. Sachons
donc et acceptons de faire de vraies pauses avant que notre corps ne nous lâche et que
notre esprit ne sature et n’implose. Déposons nos fardeaux (soucis, tracas quotidiens,
travail personnel et professionnel envahissant et excessif, engagements nombreux,
etc.) à la croix. Puis, par la prière, demandons au Seigneur l’équilibre en toutes choses,
et laissons-Le nous soulager et nous remplir de Sa paix.
14
05 JANVIER BRAVER L’INTERDIT [EZ37M]
15
06 JANVIER L’ÉPOUSE DE JÉSUS-CHRIST [DAVID HOUSTIN]
L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’Il avait prise de l’homme, et Il l’amena vers
l’homme. − GENÈSE 2.22
A u commencement, Dieu créa une femme, car selon Sa pensée, à une période de
son développement, l’homme a besoin d’un vis-à-vis, de complémentarité et de
soutien : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui »
(Genèse 2.18).
En Genèse, les Écritures relatent l’histoire de la première union entre deux êtres
différenciés (homme et femme) et destinés à ne faire qu’un. Dans la volonté de Dieu, il
s’agit par l’union de ce couple d’illustrer l’alliance entre Jésus et son Épouse (l’Église ou
la communauté de chrétiens), en comprenant que l’Épouse n’est pas l’ensemble des
croyants, mais seulement une partie ; cela nous est d’ailleurs montré à travers la para-
bole des dix vierges fiancées dont la moitié ne s’était pas préparée et n’a pu prendre
part à la cérémonie : l’époux affirmant ne pas les connaître, il leur refusa l’accès à la
salle des noces (cf. Matthieu 25.1-13).
Tout comme la femme a été créée à partir d’une côte de l’homme (symbolisant
son côté) pendant son sommeil, l’Épouse de Christ fut engendrée à la croix lorsque le
côté de Jésus (endormi dans la mort) fut percé, et que le sang et l’eau s’en écoulèrent
(cf. Jean 19.34). C’est ce sang qui nous rachète au Royaume des ténèbres, et c’est cette
eau de la Parole de Dieu qui nous unit à Lui si nous croyons en Son sacrifice d’amour.
L’être humain n’a pas vocation à vivre seul une vie misérable. Le plan parfait du
Créateur surpasse tout entendement. Par Sa grâce infinie et dans Sa sagesse incom-
mensurable, Dieu avait projeté depuis l’origine des temps de créer l’être humain et de
s’unir à Lui dans la confiance et dans l’amour. Et quel amour insondable ! Celui par qui
tout existe, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, nous aime au-delà de notre pen-
sée limitée et désire partager Son Ciel de gloire avec nous, dans une communion par-
faite et une joie complète !
Aujourd’hui, posons-nous la question : voudrions-nous être cette Fiancée qui
soupire après son Fiancé et aspire à devenir l’Épouse de Jésus Christ pour l’Éternité ? Si
la réponse est : « Oui, je le veux », alors il nous faut revêtir au plus vite les habits de
sainteté, car toute fiancée doit se préparer pour les noces. En effet, quelle est la future
mariée qui se présenterait à la cérémonie avec des vêtements sales et abîmés ? Et quel
est le fiancé qui voudrait d’une telle épouse ?
16
07 JANVIER UNE SEULE CHAIR AVEC CHRIST [DAVID HOUSTIN]
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils de-
viendront une seule chair. − GENÈSE 2.24
C omme l’explique Paul par rapport à ce verset dans sa lettre aux Éphésiens (5.32), «
Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. » Le mystère dont il
est parlé se rapporte à Christ et à l’Église universelle. L’espèce humaine a été créée
pour être unie à Jésus dans l’éternité. Cette union instituée par Dieu et que nous pou-
vons comparer au mariage, est une alliance que nul ne peut défaire et que l’Éternel
Lui-même ne peut renier (cf. Marc 10.2-16).
Réalisons-nous qu’alors que nous sommes déjà enfants de Dieu et que nous
sommes au bénéfice de Ses richesses, ô combien notre joie et nos richesses seront bien
plus grandes et plus élevées lorsque nous ne ferons plus qu’un avec Jésus ? Aucun plai-
sir sur Terre n’a d’équivalent avec ce que nous partagerons pour toujours et à jamais
avec le Seigneur si nous Lui sommes restés fidèles durant le temps des fiançailles,
c’est-à-dire lors de notre vie sur Terre, à partir de notre engagement avec Lui !
Pour la fiancée, la condition pour aller vers son futur époux, s’attacher à lui et
ne plus former qu’une seule chair, c’est d’abord quitter « son père et sa mère », c’est-à-
dire de se détacher, de se séparer de tout ce qui la relierait encore à son enfance et la
priverait de la maturité nécessaire pour savoir gérer son propre foyer (cf. Éphésiens
5.31). Ainsi, alors que physiologiquement et légalement, l’enfant n’est pas apte à se
marier, le bébé spirituel ne l’est pas non plus. Encore en développement, il est inca-
pable de maîtriser ses pulsions ou de contraindre ses envies, alors que l’adulte spiri-
tuel qui s’est affermi en grandissant dans la foi a appris à ne pas céder à ses plus bas
instincts grâce à la puissance du sang de Jésus, à l’action du Saint-Esprit et à l’eau de la
Parole. Et cette maturité indispensable pour connaître l’union parfaite en Christ est un
processus divin, certes tributaire de la volonté de l’Homme, mais ne dépendant pas de
ses propres forces.
Et puisque c’est Dieu seul qui fait croître, plaçons dès aujourd’hui notre foi dans
la pensée que Celui qui a commencé cette bonne œuvre en nous, l’achèvera jusqu’à la
journée de Jésus-Christ (cf. Philippiens 1.6).
17
08 JANVIER SAVOIR DEMANDER PARDON [EZ37M]
L’Éternel dit à Caïn : « Où est ton frère Abel ? » Il répondit : « Je ne sais pas ; suis-je le gar-
dien de mon frère ? » − GENÈSE 4.9
C aïn venait de tuer son frère Abel par « jalousie ». L’Éternel Dieu était parfaitement
au courant de ce qui s’était passé ! Alors pourquoi pose-t-Il cette question à Caïn ?
Avez-vous déjà médité sur cela ?
Je n’y vois qu’une seule réponse : Dieu désirait entendre de la bouche de Caïn
qu’il regrettait son geste ! Mais celui-ci, comme ses parents Adam et Ève l’avaient fait,
s’est retranché derrière des excuses. Ève trouva l’excuse que c’était le serpent, Adam
rejeta la faute sur Ève et Dieu : « C’est la femme que Tu m’as donnée… » Caïn, n’ayant
trouvé personne à accuser à sa place, mentit honteusement en se déchargeant de toute
responsabilité.
Si je parle de ceci aujourd’hui c’est parce que la nature humaine est comme cela.
Nous avons un mal terrible à demander pardon de la bonne manière. Déjà de dire : « Je
m’excuse pour ce qui arrive mais c’est à cause de… » nous coûte un effort extrême,
alors de dire : « Je te demande pardon, j’ai fait le mal, je n’ai aucune excuse et je suis
indigne… » devient mission impossible. Pourtant si vous relisez l’histoire du fils pro-
digue dans Luc 15, c’est ce qu’il a dit !
Mes bien-aimés, si nous voulons être au bénéfice de la puissance extraordinaire
du pardon, nous devons parler et agir de la sorte, envers Dieu, mais aussi envers notre
prochain. C’est un leurre et une tromperie gigantesque de croire que nous vivrons la
puissance libératrice du pardon si nous nous cherchons des « circonstances atté-
nuantes », si nous minimisons la faute, ou pire, si nous voulons faire endosser à un
autre la responsabilité de notre mauvaise action ou parole !
La liberté est dans la vérité ! Reconnaître honnêtement notre faute sans fiori-
ture, voilà la clé de la liberté !
18
09 JANVIER L’ADULTÈRE SPIRITUEL [DAVID HOUSTIN]
L ’adultère dans le Petit Larousse (2006) est définit comme suit : « Le fait pour un
époux de violer son serment de fidélité, de partage, et d’avoir des relations
sexuelles avec une personne autre que son conjoint envers qui il a affirmé ce serment ».
En parcourant la Parole de Dieu (la Bible), on comprend vite que ce comman-
dement révélé à Moïse et transmis à son Peuple revêt une importance particulière. Jé-
sus ajoutera en outre lors du « Sermon sur la montagne » que sans être passé à l’acte ni
même avoir flirté, le simple fait d’avoir du désir pour un ou une autre que son conjoint,
ou s’imaginer avoir des relations sexuelles avec quelqu’un d’autre que ce dernier, est
assimilé à un adultère (cf. Matthieu 5-7).
En plus de l’adultère physique et de l’adultère de cœur (émotionnel), il en existe
un troisième que Dieu déteste davantage, c’est l’adultère spirituel. Dans l’Ancien Tes-
tament, il en est fait mention à plusieurs reprises. Notamment, l’Éternel reproche au
peuple d’Israël son adultère, c’est-à-dire son infidélité par le fait de s’être éloigné de
Lui pour se tourner vers des idoles (faux dieux). Et si dans notre société moderne,
l’Homme se confie beaucoup moins dans des statues ou des images, de nombreuses et
de nouvelles idoles leur ont apparition. Ainsi, tout ce qui nous accapare et remplace le
temps, l’honneur, l’argent ou encore nos pensées qui devraient être dévolus à Dieu
(réseaux sociaux, jeux, loisirs, télévision, paresse, vie centrée sur soi et son bien-être,
etc.) est assimilé à de l’idolâtrie. L’amour de soi, de son image, de sa représentation à
travers les selfies, Instagram ou autres, est un phénomène tellement exponentiel que
l’Homme est d’ailleurs aujourd’hui devenu sa propre et principale idole. De nos jours,
le « Moi » est, pour ainsi dire, élevé au rang d’un dieu. Eh oui, nos idoles sont partout !
Sans que nous en ayons toujours conscience, nos centres d’intérêt, nos nombreuses
occupations et toutes les activités qui s’accumulent et grignotent nos journées sont
aussi des idoles qui volent notre temps et nos pensées pour le Seigneur. Assurément,
tout ce qui passe avant Dieu ou prend régulièrement Sa place est une idole qui fait de
nous une personne adultère spirituellement !
L’avertissement est sérieux : de nombreux passages de la Bible attestent en effet
que les personnes spirituellement adultères n’hériteront pas du Royaume des Cieux
(cf. 1 Corinthiens 6.9). Ainsi, si nous reconnaissons que nous sommes adultères d’une
façon ou d’une autre, alors repentons-nous et souvenons-nous de l’histoire de la
femme adultère (cf. Jean 8.1-11). Dieu est lent à la colère et riche en bonté. Il ne nous
juge pas et, si nous sommes sincères, il est juste et fidèle pour pardonner nos erreurs,
et pour nous aider à changer nos pensées et à marcher dans la sainteté.
19
10 JANVIER UNE HISTOIRE DE « CASSEROLES » [EZ37M]
Pendant le voyage, en un lieu où Moïse passa la nuit, l’Éternel l’attaqua et voulut le faire
mourir. Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds de
Moïse, en disant : « Tu es pour moi un époux de sang ! » − EXODE 4.24-25
20
11 JANVIER NE CONTESTONS PAS ! [EZ37M]
Comme la chair était encore entre leurs dents sans être mâchée, la colère de l’Éternel
s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’une très grande plaie. −
NOMBRES 11.33
21
12 JANVIER L’ÉPOUSE GLORIEUSE [DAVID HOUSTIN]
Il ne prendra ni une veuve, ni une femme répudiée, ni une femme déshonorée ou prostituée ;
mais il prendra pour femme une vierge parmi son peuple. − LÉVITIQUE 21.14
C ette ordonnance dans le Lévitique a été donnée à Moïse pour les sacrificateurs,
mais comme dans de nombreux autres passages de la Parole de Dieu, on peut y
voir une image de l’Épouse que le Père désire donner à Son fils Jésus…
« Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les
Cieux, Jésus, le fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. » (Hébreux
4.14). En analogie avec les ordonnances citées en Lévitique 21, Jésus est ce sacrifica-
teur qui recherche « une vierge parmi son peuple ».
Depuis l’aube de la création, Dieu avait prévu de donner à Son Fils, une Épouse
qui ne serait pas un être de chair, mais une Épouse spirituelle conçue à partir de Son
sang versé, et nommée à juste titre « Corps de Christ ». Dans les Écritures, l’allusion à
cette union voulue de Dieu se retrouve partout de la Genèse à l’Apocalypse.
À quoi ressemble cette Épouse si souvent évoquée ? Elle est glorieuse, sans
tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible (cf. Éphésiens 5.27).
Par la parabole des dix vierges et le présent verset tiré du Lévitique en outre, nous sa-
vons également que c’est une vierge, c’est-à-dire qu’elle se garde pour son futur Époux
et ne commet pas d’adultère (spirituel). En somme, l’Épouse selon Dieu n’a ni d’intérêt
ni d’attrait pour les choses du monde, mais elle garde les yeux fixés sur l’Époux. En
nous alignant sur la définition précitée de l’Épouse sans tache, ni ride, nous qui à un
moment ou à un autre de notre chemin de vie, avons goûté et apprécié les plaisirs du
monde, nous avons été ou bien nous sommes encore des infidèles. Mais sans regarder
à nos erreurs passées et pardonnées, même si nous sommes toujours adultères, il nous
suffit de placer notre foi dans le TOUT ACCOMPLIT de Jésus, notre Souverain sacrifica-
teur à la croix. Oui, il est urgent de rompre avec ce qui nous détourne ou nous éloigne
de Dieu, de ne plus aimer les choses du monde, de choisir de nous consacrer pleine-
ment à Lui et Lui redonner la première place ! Et si l’idée même de devoir abandonner
notre « ex » spirituel nous semble difficile, rappelons-nous que si nous le Lui deman-
dons et si nous coopérons avec Lui, le Saint-Esprit qui vit en nous est la puissance qui
nous rend purs et sans tache, chacun à notre rythme et selon notre disposition de
cœur.
22
13 JANVIER C’EST LA FAUTE DES AUTRES [EZ37M]
Mais l’Éternel s’irrita contre moi, à cause de vous, et Il ne m’écouta point. L’Éternel me dit :
« C’est assez, ne me parle plus de cette affaire. » − DEUTÉRONOME 3.26
J ’aile peuple
toujours trouvé ce passage très dur jusqu’il y a peu de temps. Moïse avait conduit
d’Israël, un peuple très rebelle, pendant quarante ans. La Bible dit que
c’était un homme fort patient (cf. Nombres 12.3). Cependant, il s’était « énervé » une
seule fois en frappant un rocher au lieu de lui parler comme Dieu lui avait dit et suite à
cet incident, Dieu lui avait « interdit » l’entrée dans Canaan. Cette « sanction » semble
tellement injuste et nous comprenons l’exaspération de Moïse face à ce peuple. Néan-
moins quand Moïse voulait en parler avec son Dieu celui-ci avait répondu : « Ça suffit !
Laisse-moi tranquille avec cette affaire ».
Ce que j’ai compris il y a peu, c’est que Moïse n’a jamais accepté sa responsabilité
dans cette « désobéissance ». Plusieurs fois il dira aux Israélites : « C’est à cause de
vous ! C’est de votre faute si Dieu s’est fâché avec moi ». C’était faux ! Dieu reprenait
son serviteur à cause de sa « faute » qui ne trouvait aucun justificatif dans l’attitude
des autres.
Combien de fois nous justifions nos attitudes en imputant la responsabilité aux
autres ? Comme Adam qui rendait Ève responsable de sa chute ainsi que Dieu qui lui
avait donné pour femme. « Chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. » (Romains
14.12). Cela ne servira à rien de Lui dire : « C’est à cause de mon conjoint, de mon pa-
tron, du voisin, de mon pasteur… C’est de LEUR faute ». Finalement je crois que Moïse
aurait pu entrer dans Canaan s’il avait eu ce genre de prière : « Seigneur je te demande
sincèrement pardon, j’ai mal agi et je n’ai aucune excuse à cela, mais j’en appelle à ta
grâce et à ta miséricorde ! ».
Mes bien-aimés, sachons reconnaître nos erreurs avec simplicité sans se cacher
derrière des « circonstances atténuantes ». Faisons tous nos efforts pour faire ce que
Dieu nous demande sans se soucier si les autres font ou ne font pas pareil. Faisons aux
autres ce que nous aimerions qu’ils nous fassent même si eux ne le font jamais (cf.
Matthieu 7.12). Dieu nous bénira en surabondance dans cette démarche et nous se-
rons porteurs de vie et de gloire.
23
14 JANVIER LA BÉNÉDICTION ET LA MALÉDICTION [DAVID HOUSTIN]
24
15 JANVIER LA TÊTE ET NON LA QUEUE [EZ37M]
Tu seras la tête et non la queue, tu seras toujours en haut, et tu ne seras jamais en bas… −
DEUTÉRONOME 28.13
25
16 JANVIER CHOISIS LA VIE [EZ37M]
J’ai mis devant toi la vie et la mort… Choisis la vie ! − DEUTÉRONOME 30.19
C e verset fait référence à l’interpellation de Dieu au peuple d’Israël après lui avoir
donné Ses prescriptions. Chacun se trouvait devant un choix, celui de vivre dans
le respect de Dieu ou non. Adam et Ève étaient face à ce même choix dans le jardin
d’Éden : choisir l’arbre de vie ou l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Malheu-
reusement nous savons qu’ils ont choisi le mauvais côté.
À cette lecture, j’aimerais que nous soyons interpellés par cette question :
« Qu’est-ce que je vais choisir aujourd’hui ? » En effet, cette question revient sans cesse
dans notre quotidien. Notre vie est peuplée d’évènements qui pourraient nous pousser
à renoncer, à nous laisser aller, à nous laisser mourir. Le découragement fait partie de
beaucoup de quotidiens et le diable de susurrer : « À quoi bon continuer ! » Dieu nous
crie avec force : « Choisis la vie ! Je n’en ai pas fini avec toi ! Je veux que tu vives et que
tu serves à ma gloire. »
« Certes tu auras un avenir heureux, » nous dit Jérémie.
Il y a quelques années, un serviteur de Dieu faisait de la CB (c’est-à-dire de la ra-
dio amateur). Il avait écrit une lettre pleine d’espoir à des personnes qu’il connaissait
et dont le mari était très malade et souffrait beaucoup. Un matin, l’épouse avait décidé
de tuer son mari et de se suicider ensuite. L’arme était prête et une enveloppe conte-
nant de l’argent pour les obsèques et une lettre d’explication était sur la table pour la
famille. Elle attendait on ne sait quoi quand le facteur apporta la lettre pleine d’espoir.
Elle se mit à pleurer et renonça à ses funestes projets. Deux semaines plus tard, ils
donnaient leur cœur à Dieu.
Je ne sais pas la mesure de ton désespoir aujourd’hui mais laisse-moi te crier :
« Choisis la vie ! »
26
17 JANVIER NOUS AVONS BESOIN DE LE DIRE [EZ37M]
Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidè-
lement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entre-
prises, c’est alors que tu réussiras. − JOSUÉ 1.8
C e conseil a été donné à Josué alors qu’il était sur le point de faire entrer le peuple
d’Israël dans la terre promise. Mais ce qui m’interpelle aujourd’hui c’est : « qu’il ne
s’éloigne pas de ta bouche » ! Quel rapport avec la méditation quotidienne de la Parole ?
Pourquoi faire référence à la bouche ?
Mes bien-aimés, nous devons passer le stade de lire la Bible. Même si c’est une
excellente chose de le faire, il y a plus. Nous devons même dépasser le stade de la mé-
diter : nourrir notre âme des paroles de notre Dieu est certes une immense bénédiction,
mais il y a plus. Nous devons PROCLAMER la Parole ! Nous devons la parler, la crier, la
proclamer avec autorité.
Romains 10.10 nous dit : « C’est en confessant de la bouche qu’on parvient au Sa-
lut. » Le Salut, les grâces, les bénédictions, l’accomplissement des promesses est à
notre portée mais nous avons besoin de LE DIRE, de l’« appeler à la vie ». Quand je lis
une Parole de Dieu pour moi, que je la médite et que je la « ressasse » dans mon cœur, je
dois aller plus loin : je dois la proclamer à voix haute, la confesser avec force et foi.
C’est ainsi que les choses vont bouger.
Savez-vous que le Seigneur se cherche des bouches pour proclamer Sa Parole. Si
vous relisez Ézéchiel 37, méditez ceci : l’Éternel aurait pu très bien parler aux osse-
ments Lui-même, mais Il dira à son prophète : « Prophétise et dit… ainsi parle
l’Éternel ! ». Le Seigneur cherche en toi quelqu’un qui va proclamer Sa Parole, sur ta
propre vie, sur ta famille, sur ta communauté, sur ta ville, sur ta nation, sur les extré-
mités de la terre.
Que la Parole de Dieu ne s’éloigne jamais de notre bouche !
27
18 JANVIER UN SEUL PAS DE PLUS [EZ37M]
Ne t’ai-je pas donné cet ordre : « Fortifie-toi et prends courage. » ? Ne t’effraie point et ne
t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. −
JOSUÉ 1.9
J ’aipauvre,
relevé que cette recommandation a été donnée au moins cinq fois à Josué. Le
il devait être de la « même nature » que nous et crouler devant la tâche qui
l’attendait. Qui pourra dire qu’il est suffisant pour affronter tous les défis qui se pré-
sentent devant lui ? Bien souvent nous sommes complètement désemparés et nous
n’avons qu’une envie : celle de nous enfuir !
Le Seigneur, avec la douceur qui le caractérise nous dit encore en ce jour : « N’aie
pas peur, prends courage et fortifie-toi au travers de ma Parole. Je suis avec toi, je ne
t’ai pas abandonné ni délaissé, je suis là juste à tes côtés. Peut-être que tu ne me vois
plus tellement tes soucis semblent insurmontables, mais soit confiant, je suis là, tout
puissant pour te faire réussir ! ».
Il ne faut parfois qu’un seul pas de plus pour y arriver. Il ne faut parfois qu’une
seule prière de plus pour que l’exaucement arrive ! Sans cesse, l’ennemi, qui aime tant
à nous voir défait, nous harcèle avec ses : « Tu n’y arriveras pas », « Dieu t’a abandon-
né », « C’est moi qui t’aurai », « Regarde comment tu es », etc. Fermons-lui la bouche
une bonne fois pour toutes en proclamant ce que Dieu a dit sur notre vie !
Mes bien-aimés, reprenons courage et donnons-nous la main d’association. Le
temps est proche où ce découragement ne sera plus qu’un mauvais souvenir parce que
nous aurons expérimenté la puissance et la grandeur de notre Dieu qui est capable et
désireux de transformer nos vies et nos circonstances.
28
19 JANVIER L'ŒIL PERÇANT DE DIEU [EZ37M]
Elle les fit descendre avec une corde par la fenêtre, car la maison qu’elle habitait était sur
la muraille de la ville. − JOSUÉ 2.15
D ans la ville de Jéricho vivait une prostituée du nom de Rahab. Qui aurait pu croire
que cette femme aurait eu le destin d’être une aïeule du Seigneur Jésus ? Pourtant
l’œil perçant du Seigneur avait vu dans le cœur de cette femme quelque chose que nul
être humain ne pouvait voir : la foi sous la manifestation de la crainte de Dieu !
Rahab avait entendu les récits de la sortie d’Égypte. Elle avait entendu les té-
moignages des miracles qui avaient accompagné cette sortie. Elle n’avait pas cédé seu-
lement à la crainte et au découragement comme le reste de son peuple mais elle avait
cru qu’en étant bienveillante avec les espions envoyés par Josué, elle pourrait être sau-
vée, elle ainsi que sa famille. Elle aussi avait percé le cœur de Dieu : un cœur de com-
passion.
De ce fait, le Seigneur va conduire les événements d’une main de Maître.
D’abord les espions vont se réfugier chez elle, la seule qui pouvait être une aide pour
eux. Elle leur permettra de s’enfuir et de revenir ainsi sain et sauf de leur mission. En-
suite, quand les murailles vont s’écrouler, sa maison restera intacte bien qu’elle se
trouvât sur ladite muraille. Enfin, elle « tombera amoureuse » de Salomon qui la pren-
dra pour femme, la faisant entrer dans la lignée de Jésus.
Mes amis, réfléchissons un moment ! Même si notre vécu est aussi « lourd » que
celui d’une prostituée, il y a un espoir immense. Dieu nous a déjà « repérés » au milieu
d’une foule. Il est prêt à nous envoyer Ses messagers, prêt à nous garder de tout mal
même si tout s’écroule autour de nous. Il est prêt à nous accueillir dans sa famille ! La
seule chose que l’œil perçant du Seigneur cherche dans notre cœur, c’est cette crainte
respectueuse et cet indicible espoir d’être au bénéfice de Sa miséricorde.
Quand le Seigneur scrute du regard la terre, repère-t-Il ce qu’Il cherche dans
notre cœur ? Dieu cherche un homme, une femme, qui mettra sa vie à son service pour
qu’Il puisse manifester Ses plans, Ses desseins bienfaisants pour l’humanité. Seras-tu
cet homme ou cette femme ?
29
20 JANVIER VAILLANT HÉROS ! [DAVID HOUSTIN]
C ette proclamation faite par l’ange de l’Éternel (que d’aucuns pensent qu’il s’agit de
Jésus) à l’intention de Gédéon, un homme pauvre et si effrayé par Madian qu’il se
cachait dans le pressoir pour battre son froment (cf. Juges 6.11), précéda une prophé-
tie de l’Éternel révélant l’avoir choisi pour délivrer Israël de l’oppression des Madia-
nites. Cependant, malgré les paroles puissantes de l’ange de l’Éternel et Sa présence
surnaturelle et extraordinaire à ses côtés, Gédéon – qui était loin de se voir dans la
peau d’un vaillant héros, qui plus est libérateur d’un peuple – restait incrédule et se
retranchait derrière ses manques et ses faiblesses. Par la suite, malgré les encourage-
ments de l’Éternel, Gédéon, qui doutait encore, Lui demandera des signes pour con-
firmer cet appel et sera exaucé.
Au-delà de l’incrédulité, Gédéon était également terrifié de devoir répondre à
cet appel divin. Et pourtant, Dieu, qui connaissait d’avance sa réaction, l’appela « vail-
lant héros ! » Il est certain qu’au début de la rencontre entre Dieu et Gédéon, à la lecture
de leurs premiers échanges, on peut légitimement se dire qu’il y avait erreur sur la
personne. Toutefois, malgré les apparences, le choix de Dieu était le bon puisqu’au fi-
nal Gédéon devint un libérateur qui délivra Israël des mains de Madian.
Gédéon avait une piètre estime de lui et aucune conscience de ses capacités en-
fouies. De plus, il est probable que ceux qui le côtoyaient partageaient le même avis.
Voilà d’ailleurs ce que Gédéon disait à son propos : « Voici, ma famille est la plus pauvre
en Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père. » (Juges 6.15). Cependant,
Le Seigneur ne tient pas compte des jugements de valeur des Hommes. Il connaît et
voit notre potentiel au-delà de nos faiblesses, et le déclare dans Sa Parole : « Dieu choisi
les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à
néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. » (1 Corinthiens 1.28).
Changeons donc notre regard sur nous-même mais aussi sur les autres ! Appre-
nons à ne pas mépriser nos frères et nos sœurs en nous arrêtant sur leur âge, leur ap-
parence, leur genre, leur nationalité, leur passé, leur appartenance sociale, leur envi-
ronnement, leur bagage intellectuel, leur inexpérience ou encore leur déficience, et
croyons que Dieu peut faire de grandes choses avec qui Il veut et de la manière dont Il
le veut ! Encourageons-nous les uns les autres, et supportons-nous mutuellement
dans l’amour afin d’honorer Dieu et Sa Parole (cf. 1 Thessaloniciens 5.11).
30
21 JANVIER COMME SAMUEL [EZ37M]
Samuel grandissait. L’Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de Ses pa-
roles. − 1 SAMUEL 3.19
N ous aimerions tous que l’Éternel soit avec nous ! Samuel en avait trouvé le secret,
il ne laissait tomber à terre aucune de Ses paroles. Samuel passait beaucoup de
temps à l’écoute de Dieu et lui n’avait pas toute la Bible comme nous.
Beaucoup d’entre nous se débattent dans les problèmes parce qu’ils sont igno-
rants des promesses de Dieu. Ils perdent leur identité de chrétiens parce qu’ils sont
oublieux de ce qui fait notre force : l’épée de l’Esprit qu’est la Parole de Dieu (cf. Éphé-
siens 6.17).
Regardons à Jésus dans le désert, au moment de la tentation… Il a remporté une
victoire éclatante parce qu’Il a brandi cette épée à trois reprises face aux attaques du
diable. Comment ? En disant simplement : « Il est écrit ! » (Cf. Matthieu 4.1-11).
Face aux assauts de l’ennemi de notre âme, nous avons tendance à nous retran-
cher derrière nos actions, ou une justification, et notre conscience nous trouble. Ce-
pendant, nous n’avons pas besoin de nous justifier face au diable alors qu’il suffit de
brandir la Parole de Dieu en disant : « il est écrit ! »
Samuel grandissait, il prenait de l’assurance et de l’autorité parce qu’il était à
l’écoute de la Parole de Dieu, toute la Parole de Dieu. Pas seulement ce qui semblait
plaisant et confortable, toute ! Et comme le psalmiste, il la serrait sur son cœur, ce qui
a fait de lui un des plus grands prophètes de l’Ancien Testament. C’était un homme de
foi qui a reçu beaucoup de révélations. Pourquoi ? Parce que la foi vient de ce qu’on
entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu (cf. Romains 10.17).
31
22 JANVIER CE N’EST PAS MA FAUTE [EZ37M]
Samuel dit : « Qu’as-tu fait ? ». Saül répondit : « Lorsque j’ai vu que le peuple se dispersait
loin de moi, que tu n’arrivais pas au terme fixé, et que les Philistins étaient assemblés à
Micmasch. » − 1 SAMUEL 13.11
N ous avons dans notre verset la raison pour laquelle Saül a été rejeté comme roi !
Mais là n’est pas mon propos, j’aimerais que nous réfléchissions à la question
suivante : quelle excuse puis-je avancer devant Dieu pour justifier ma mauvaise ac-
tion ? Saül se retranchait devant le fait que Samuel était arrivé « en retard ». Adam, de
la même manière, justifiait sa désobéissance en accusant la femme qui l’avait entraîné
à manger le fruit défendu !
Cette attitude est complètement absurde et ne fait que nous tromper nous-
mêmes. Cela n’a pas empêché Saül de perdre la royauté et Adam de subir les consé-
quences de son geste. Nous sommes « bernés » si nous croyons que nous pouvons nous
cacher derrière les autres pour justifier un mauvais comportement, une mauvaise pa-
role, une mauvaise action, l’acceptation de mauvais sentiments dans notre cœur…
Toutes ces excuses sont du « pipeau » pour notre Dieu !
Quand la Parole de Dieu nous interpelle, cela ne sert à rien de dire : « Mais untel
le fait, mon pasteur le fait, tout le monde le fait… » devant le Seigneur cela ne tiendra
jamais car chacun devra rendre compte à Dieu pour lui-même (cf. Romains 14.12).
Mes emportements ne trouveront pas la rédemption à travers des : « Mais c’est lui qui
m’énerve… » Mes égarements ne trouveront pas le pardon divin à travers des : « Mais
c’est elle qui m’a entraîné… » Aucune médisance ni aucune calomnie ne trouveront de
justification à travers des : « Mais c’est parce qu’il ou elle a péché que j’ai le droit de dire
cela ! »
Mes bien-aimés, le seul chemin du pardon et de la rédemption c’est la confes-
sion et la reconnaissance de nos fautes, sans excuses ni circonstances atténuantes !
Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu nous dit Amos 4.12. Cette rencontre avec la
sainteté et la vérité qui est en Dieu peut arriver à n’importe quel moment de la vie.
N’attends pas d’y être confronté pour assumer, dans un comportement adulte, tes
fautes et de rechercher la grâce et le pardon qui sont dans le sacrifice de Jésus-Christ.
32
23 JANVIER PETITS À NOS YEUX [EZ37M]
Samuel dit : « Lorsque tu étais petit à tes yeux, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël,
et l’Éternel ne t’a-t-il pas oint pour que tu sois roi sur Israël ? » − 1 SAMUEL 15.17
L 'histoire de Saül, le premier roi en Israël est tragique. Cet homme choisi par Dieu
pour diriger son peuple s'est complètement fourvoyé et sa fin a été « lamentable ».
Le prophète Samuel aura beau intercéder pour lui toute une nuit et pleurer sur lui par
la suite, rien n'y fera (cf. 1 Samuel 15.11 ; 1 Samuel 15.35) ! Les mots « Lorsque tu étais
petit à tes yeux » sont lourds de sens !
Quand l'appel de Dieu et l'onction qui l'accompagne viennent sur nos vies, nous
sommes dans les dispositions idéales pour servir le Seigneur. Nous nous sentons inca-
pables et bien petits. Mais au fur et à mesure que le Seigneur nous utilise et que nous
voyons Sa gloire se manifester, la tentation est grande d'oublier qui nous étions et d'où
nous sommes sortis pour nous prendre pour un personnage important. L'orgueil mes
bien-aimés est un mal terrible !
Jésus nous a dit : « C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit en-
fant sera le plus grand dans le Royaume des Cieux. » (Matthieu 18.4). Paul nous dit aussi :
« Mes frères, ne soyez pas des enfants dans votre façon de juger des choses. Pour le mal,
soyez des petits enfants, mais dans le domaine du jugement, montrez-vous des adultes. » (1
Corinthiens 14.20).
Il n'y a pas de contradiction dans ces deux versets. Si nous désirons être «
grands » dans le Royaume, il nous faut garder la candeur d'un cœur d'enfant, cette in-
nocence et cette pureté qui leur sont propres. Quant à notre manière de juger des
choses et de raisonner, il nous faut être matures. Un petit enfant n'est pas « pollué »
dans son esprit par toutes les perversions que l'on retrouve dans le monde des «
grands ». Un petit enfant ne manifeste pas d'orgueil même s'il peut être fier quand ses
parents sont contents de lui. Ah Seigneur, que nous puissions garder un cœur d'enfant
devant ta face !
Mes bien-aimés, ce qui compte ce n'est pas le début de l'histoire, c'est la fin.
Quelle sera notre fin. Garderons-nous jusqu'au bout le bon dépôt de l'innocence ? Ou
sombrerons-nous dans les affres du tourment de l'orgueil ? Restons petits à nos yeux
jusqu'à la fin et comme Salomon l'a si bien dit : « Que ta bouche ne chante pas tes
louanges, laisse aux autres le soin de le faire. Oui, que ce ne soit pas toi, mais quelqu'un
d'autre, qui fasse ton éloge. » (Proverbes 27.2).
33
24 JANVIER LE REJETÉ DE LA FAMILLE [EZ37M]
Puis il ajouta : « Sont-ils tous là ? ». « Non, répondit Jessé ; il y a encore le plus jeune, David,
qui garde les moutons. ». « Envoie-le chercher, ordonna Samuel. Nous ne commencerons
pas le repas sacrificiel avant qu’il soit là. » − 1 SAMUEL 16.11 (BFC)
S amuel avait été envoyé dans la maison de Jessé pour oindre le nouveau roi en
Israël. Jessé avait présenté « tous » ses fils, du moins ceux qu’il considérait comme
tel. David était l’exclu de la famille, celui dont on ne voulait pas, celui à qui l’on con-
fiait les sales besognes pour se débarrasser de lui, la Cendrillon de la famille !
C’est un phénomène que nous retrouvons dans presque chaque famille, un des
enfants est rejeté pour toutes sortes de raisons que je ne vais pas développer ici. La
bonne nouvelle, c’est que mainte et maintes fois, le Seigneur a posé Son élection sur
ces « bannis ».
Ce que j’aime dans cette histoire, ce n’est pas seulement que David sera le choix
de Dieu pour la royauté, mais qu’Il va en faire le personnage le plus important ce jour-
là. Jessé, plein de mépris, ne l’avait pas invité à la fête, mais par la bouche de Samuel,
Dieu dira : « Il n’y aura pas de fête si David n’est pas présent ! » C’était un honneur pour
une famille que le prophète vienne faire un repas sacrificiel dans leur maison, or ce
repas n’aurait pas lieu si le « rejeté » n’était pas présent. J’aime trop quand Dieu élève
de cette manière quelqu’un qui a été abaissé par les hommes.
Si tu es un de ces « bannis », j’espère de tout cœur que tu seras encouragé par
cette lecture. Souviens-toi de tous ces hommes que Dieu a honorés alors que le monde
les considérait comme moins que rien… Je voudrais aussi interpeller ceux qui ont reje-
té quelqu’un, quelle qu’en soit la raison. Vous risquez d’être privés de l’honneur du
repas sacrificiel à cause de votre choix car l’Éternel ne regarde pas aux apparences
mais Il regarde au cœur, Lui seul sait ce qui s’y passe vraiment.
Peu importe le regard sur toi des gens qui t’entourent ! L’important c’est que
ton Dieu te voit dans ta solitude « près des moutons » et Il sait parfaitement ce qui se
passe dans ton cœur. L’important c’est ce qu’Il pense de toi et ce qu’Il dit de toi. Sa pa-
role sur toi est-elle : « Voici un homme selon mon cœur ? »
34
25 JANVIER LE BON COSTUME [EZ37M]
David ceignit l’épée de Saül par-dessus ses habits, et voulut marcher, car il n’avait pas en-
core essayé. Mais il dit à Saül : « Je ne puis pas marcher avec cette armure, je n’y suis pas
accoutumé. » Et il s’en débarrassa. − 1 SAMUEL 17.39
35
26 JANVIER À PROPOS D'AMITIÉ [EZ37M]
Jonathan fit de nouveau prêter serment à David au nom de son affection pour lui, car il
l’aimait comme lui-même. − 1 SAMUEL 20.17
I l existe dans la Parole de Dieu des personnes dont on parle peu et Jonathan en fait
partie. Pourtant il est l’exemple d’une amitié sincère et fidèle. Si nous remettons les
choses dans leur contexte, Jonathan était un prétendant au trône. David, celui qui de-
viendra son ami, était un concurrent très sérieux surtout que celui-ci avait reçu le
mandat et l’onction de Dieu pour devenir roi en Israël. Beaucoup auraient vu en lui un
ennemi à abattre mais Jonathan l’aima au point de sceller cette amitié par une alliance.
Cette alliance n’était pas intéressée mais basée sur une affection vraie et sincère.
Plus tard Jonathan affrontera la fureur de son père Saül et mettra sa propre vie
en danger pour protéger son ami. Jusqu’à sa mort Jonathan restera fidèle à cette amitié,
comme s’il était pleinement d’accord avec le choix de Dieu pour la succession sur le
trône.
Devant cet exemple, pouvons-nous soupeser le poids de notre amitié envers les
autres ? Sommes-nous capables de nous effacer devant les choix de Dieu ? Plus,
sommes-nous disposés à aider les autres à atteindre leur plein potentiel, quitte à nous
mettre dans une position délicate ?
Je nous souhaite à tous d’avoir des amis de la trempe de Jonathan ! Et d’être
pour nos « David » des amis aussi fidèles et loyaux.
36
27 JANVIER NE TE LAISSE PAS CORROMPRE [EZ37M]
David répondit au sacrificateur Achimélec : « Le roi m’a donné un ordre et m’a dit : ‘Que
personne ne sache rien de l’affaire pour laquelle je t’envoie et de l’ordre que je t’ai donné.
J’ai fixé un rendez-vous à mes gens.’ » − 1 SAMUEL 21.2
D avid fuit le roi Saül qui veut le tuer. David ment au sacrificateur pour obtenir de
la nourriture et celui-ci lui donne des pains de proposition. Comme le dira Jésus,
seuls les prêtres pouvaient manger ces pains de proposition, dans un lieu saint, quand
ils étaient retirés et remplacés par d’autres le jour du sabbat (cf. Matthieu 12.3-4 ; Lévi-
tique 24.5-9).
Jusqu’à il y a peu, puisque Jésus « justifiait » ce geste, je pensais que c’était une
bonne chose mais au regard des conséquences (quatre-vingt-cinq hommes portant
l’éphod assassinés et la ville de Nob passée au fil de l’épée, j’ai médité sur ce passage et
voici ma réflexion (cf. 1 Samuel 22.16-19).
Achimélec ne pouvait pas donner ces pains à David même s’il avait de
l’affection pour lui. En agissant ainsi, il transgressait la Loi de Dieu et si nous lisons le
verset premier de notre chapitre, nous nous rendons compte qu’il était effrayé. La
peur est toujours très mauvaise conseillère. David l’a trompé et il s’est laissé cor-
rompre.
Mes bien-aimés, n’acceptez jamais de vous corrompre pour quelqu’un, même
s’il a « l’onction royale ». Ne vous laissez pas tromper par l’affection ou la crainte. Da-
vid n’a subi aucune conséquence de son acte même s’il va en endosser la responsabilité
(cf. 1 Samuel 22.22). Je sais, c’est difficile de comprendre le pourquoi, mais c’est ainsi.
Quelle que soit son onction, un homme de Dieu reste un homme et il peut « dé-
raper ». Dans son dérapage, il peut entraîner à sa suite beaucoup de personnes qui lui
vouaient une confiance aveugle. Je ne suis pas en train de dire qu’il faille vivre sans
cesse dans la suspicion, mais dans « la veille » certainement que oui. Si vous « portez
aux nues » un ministère, vous le mettez en danger et vous vous mettez en danger aussi,
car l’Éternel ne donnera Sa gloire à personne (cf. Ésaïe 42.8).
À vrai dire, le seul qui soit digne de notre confiance absolue, c’est le Seigneur
Lui-même. Nous pouvons être reconnaissants pour les hommes que Dieu suscite et
bénéficier de ce qu’Il leur a donné, mais n’oublions jamais qui est l’auteur de la source
de bénédictions et laissons-nous interpeller par cette petite voix qui nous dit : « Sois
prudent » !
Mes frères et sœurs dans le service, veillez à ne pas être idolâtrés ! N’attirez pas
les gens vers vous mais vers le Seigneur. Effacez-vous devant Sa Majesté. Faite vôtre la
« prière » de Jean le Baptiste : « Il faut qu’Il grandisse, et que moi, je diminue. » (Jean
3.30).
37
28 JANVIER PENSONS LA FOI [EZ37M]
David dit en lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül. » − 1 SAMUEL 27.1
L a vie du roi David est un exemple de la providence de Dieu. Il a souvent été con-
fronté à des « périls », mais le Seigneur a toujours été fidèle en intervenant pour
son serviteur. Jamais il n’a été abandonné à son sort. Alors, comment un homme ayant
vécu autant la fidélité de Dieu peut-il avoir ce genre de pensée ?
Justement, David était un homme comme vous et moi, avec ses faiblesses, ses
lacunes, ses doutes… Confronté à la difficulté, des pensées angoissantes venaient faire
la guerre à sa foi en Dieu : « Et si cette fois-ci, le Seigneur me laissait tomber ? »
Ne vous est-il jamais arrivé de penser cela ? Pire, ne vous est-il jamais arrivé de
le confesser par des paroles ? Je me rappelle, à notre ancien appartement, l’escalier de
sortie était assez étroit. Un jour j’ai trébuché mais je me suis rattrapé en m’appuyant
sur le mur. Je me suis entendu dire : « Un de ces jours, je vais me casser la figure dans
cet escalier ! » Prenant de suite conscience de cette mauvaise parole, je me suis humilié
devant Dieu et j’ai confessé : « Non, cela ne m’arrivera pas, le Seigneur veille sur moi ! »
Et je ne suis jamais tombé dans cet escalier, même en descendant nos affaires pendant
le déménagement !
Nous ne prenons pas toujours conscience de la portée des pensées que nous en-
tretenons et des paroles que nous prononçons ensuite. Cela a beaucoup plus
d’importance qu’il n’y paraît. Peut-être que le Saint-Esprit va vous parler maintenant
sur des propos « défaitistes » que vous avez prononcés et sur leurs conséquences dans
votre vie !
Mes bien-aimés, le juste VIVRA par la foi nous dit la Parole (cf. Romains 1.17).
Pensons la foi, méditons la foi, parlons la foi, agissons avec foi et nous vivrons la fidéli-
té de Dieu dans notre vie !
38
29 JANVIER LE ROI EST MORT [EZ37M]
David saisit ses vêtements et les déchira, et tous les hommes qui étaient auprès de lui firent
de même. Ils furent dans le deuil, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül, de
Jonathan, son fils, du peuple de l’Éternel, et de la maison d’Israël, parce qu’ils étaient tom-
bés par l’épée. − 2 SAMUEL 1.11-12
Q uelle serait notre réaction si celui ou celle qui nous a fortement compliqué la vie
venait à disparaître ? Serions-nous dans la joie, bénissant Dieu pour cette déli-
vrance qui arrive enfin ? Danserions-nous en nous écriant : « Enfin, je vais pouvoir
prendre MA place et entrer dans ma destinée ? » L’annonce de la mort de Saül n’a pas
réjoui David, au contraire, elle l’a plongé dans une profonde tristesse.
Nous savons que Saül était un cauchemar dans la vie de David ; il l’a poussé à
fuir sans cesse car il voulait le tuer. Pendant des années, David a vécu dans des ca-
chettes, sans repos, toujours à l’affût, voyant la promesse de devenir roi s’éloigner
chaque jour un peu plus. Mais pourquoi n’était-il pas dans la réjouissance ? Après tout,
Saül n’avait eu que ce qu’il méritait !
Ce qui a attristé David, c’est la honte, le désarroi, la blessure profonde qui était
infligée à son peuple. La défaite cuisante qu’Israël avait vécue était un drame pour lui.
Combien cet homme aimait le peuple de l’Éternel ! Pas étonnant qu’il soit un homme
selon le cœur de Dieu…
Ma réflexion est la suivante : quand l’Église est dans la honte parce que l’un de
ses membres est tombé sous le feu de l’ennemi, quelle est ma réaction ? Suis-je indiffé-
rent ? Suis-je de ceux qui disent : « Bien fait pour lui » ? Suis-je de ceux qui calculent le
bénéfice qu’ils pourront tirer de cette situation ? Suis-je de ceux qui accablent encore
plus « la victime » par des jugements et des médisances cruels ? Ou suis-je profondé-
ment attristé parce que l’un de nous est tombé, expérimentant dans mes entrailles ce
que Paul dit : « Quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui. » (1 Corin-
thiens 12.26).
Avons-nous bien analysé cette image ? À quel moment un membre de mon
corps est-il exposé à la souffrance ? Quand il est victime d’une agression extérieure ou
quand il se détériore par l’usure de la vie !
Savez-vous quelle est la maladie qui entraîne une insensibilité à la douleur ? La
lèpre. L’Église de Jésus-Christ n’est-elle pas atteinte par la lèpre du péché quand elle est
insensible à la souffrance, même à la perte de ses membres ?
Mes bien-aimés, quand l’un de nous chute, faisons bloc pour enrailler
l’agression du diable et que toute notre énergie, tels les anticorps, se mette en route
pour venir au secours du membre en souffrance. C’est ainsi que l’Église sera forte et
inébranlable.
39
30 JANVIER TU ES CET HOMME-LÀ ! [EZ37M]
40
31 JANVIER PARDONNER, MAIS PAS À TOUS PRIX [EZ37M]
Joab se rendit auprès du roi et lui fit un rapport. Le roi fit appeler Absalom qui vint auprès
de lui et se prosterna face contre terre devant le roi. Alors le roi embrassa Absalom. − 2
SAMUEL 14.33 (TOB)
J eTamar.
vous explique en quelques lignes ce qui s’est passé. Absalom a une sœur appelée
Son demi-frère Amnon la viole. Deux ans plus tard, Absalom la venge en
tuant Amnon. Ensuite Absalom s’enfuit à Guéchour. Après trois ans, Joab, le chef de
l’armée, incline le cœur du roi David, le père d’Absalom, pour faire revenir celui-ci à
Jérusalem. David accepte sa demande mais refuse de voir Absalom. Il se passe encore
deux années. Absalom ne veut pas se plier à cette situation, il fait incendier le champ
de Joab, celui qui l’a fait revenir, pour mettre la pression. Finalement David accepte de
le rencontrer. Et juste après cet épisode… Absalom fomente un coup d’État pour pren-
dre le pouvoir à son père.
Il y a, dans le peuple de Dieu, une incompréhension par rapport au pardon. Par-
donner, pour beaucoup, est synonyme de « renouer la relation ». Or, l’exemple
d’Absalom vient nous montrer tout le danger qu’il y a à agir de la sorte.
Absalom était un homme très beau à l’extérieur, mais son cœur était très mau-
vais. À aucun moment il ne s’est repenti pour le meurtre qu’il a commis. Joab prend
son parti et en « reconnaissance » il fait incendier son champ. Il fait « l’enfant gâté »
pour obtenir une audience auprès du roi pour mieux le « poignarder dans le dos » en-
suite…
Si la Parole de Dieu nous invite à pardonner, c’est parce que cette décision est
une puissance libératrice pour nous. Mais attention, renouer la relation avec notre
offenseur ne peut s’envisager que si celui-ci change et s’il démontre un repentir sin-
cère. Si nous ne prenons pas cet avertissement au sérieux, nous serons blessés à nou-
veau au point peut-être d’être anéantis.
Mes bien-aimés, nous sommes appelés à vivre en paix. Paul dira : « Autant que
cela dépende de vous. » (Romains 12.18). Cela sous-entend que cela n’est pas toujours
possible. Si vous êtes tributaires d’une relation destructrice, coupez cette relation, elle
ne vous fera que du tort. N’acceptez pas la culpabilisation que l’on va mettre sur vos
épaules en disant : « Tu n’as pas pardonné ! » Pardonner et restaurer une relation sont
deux choses très différentes.
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FÉVRIER
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01 FÉVRIER LE RENONCEMENT ET LA JUSTICE [EZ37M]
Et le roi dit : « Coupez en deux l’enfant qui vit, et donnez-en la moitié à l’une et la moitié à
l’autre ». Alors la femme dont le fils était vivant sentit ses entrailles s’émouvoir pour son
fils, et elle dit au roi : « Ah ! Mon seigneur, donnez-lui l’enfant qui vit, et ne le faites point
mourir. ». Mais l’autre dit : « Il ne sera ni à moi ni à toi ; coupez-le ! » − 1 ROIS 3.25-26
V ous connaissez cette histoire qui a rendu célèbre la sagesse du roi Salomon. Deux
femmes se disputent un enfant, chacune disant que c'est le sien. Pour faire
triompher la vérité, Salomon trouvera cette « astuce » et finalement l'enfant sera ren-
du vivant à sa vraie mère.
Mon propos aujourd’hui est le suivant : pour vivre la justice de Dieu, il faut un
renoncement. Quand cette mère a renoncé à son enfant, préférant le voir vivre avec
une autre plutôt qu'il ne soit tué, elle a été bénéficiaire de la justice de Dieu, la vérité a
éclaté et son enfant lui a été rendu.
Le Psaume 37.5-6 nous dit : « Recommande ton sort à l’Éternel, mets en Lui ta con-
fiance, et Il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, et ton droit comme le soleil à
son midi. » Quand nous sommes lésés, nous sommes tous devant un choix : soit nous
décidons de nous battre par nous-mêmes, soit nous nous recommandons à l'Éternel !
Nous pouvons nous mettre en colère, crier à l'injustice, nous défendre becs et ongles,
Dieu ne s'imposera jamais. Mais si nous voulons vivre la justice de Dieu, nous avons
besoin de renoncer à toutes ces attitudes, humaines certes, mais un véritable obstacle
à l'action de Dieu.
Jésus a dit de ne pas résister au méchant (cf. Matthieu 5.39). Pourquoi ? Parce
qu'Il sait très bien que la justice de Dieu ne pourra pas se lever sur notre vie si nous
agissons ainsi. Et c'est bien ce que le diable veut nous faire faire ! Il veut nous pousser à
nous rebeller, à ne pas se laisser faire, amenant le doute sur l'intérêt de Dieu pour
notre vie. Pourtant la paix de Dieu vient dans le cœur de ceux qui se confient en Lui et
Il intervient toujours.
Mes bien-aimés, nous sommes peut-être devant un choix aujourd’hui : agir par
nos propres forces ou nous plonger dans la justice de Dieu. Ne dites pas que j'ai dit que
c'est le chemin facile. Il faudra un temps de persévérance et une attitude de combat
face aux sentiments négatifs qui vont essayer de nous envahir. Mais cela vaut la peine
car quand Dieu rend justice et rétablit quelqu'un dans la vérité, toute honte, toute
peine et tout manque sont anéantis.
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02 FÉVRIER BESOIN DE L'AUTRE [EZ37M]
Mes serviteurs seront avec les tiens, et je te paierai le salaire de tes serviteurs tel que tu
l’auras fixé ; car tu sais qu’il n’y a personne parmi nous qui s’entende à couper les bois
comme les Sidoniens. − 1 ROIS 5.6
J eavait
vous invite à nous replonger dans le contexte de cette histoire. Hiram, le roi de Tyr,
envoyé auprès du Roi Salomon une délégation de ses serviteurs pour le « félici-
ter » de sa nomination comme roi. Hiram avait toujours aimé le père de Salomon, le roi
David. Salomon en profita pour partager sa vision de bâtir une maison à l’Éternel et
son besoin d’aide. Le roi Hiram accueillit cette demande de partenariat avec une
grande joie.
J’aimerais tirer de cette histoire quelques réflexions. La première, c’est que Dieu
peut créer des connexions qui vont permettre à la vision de se développer. Une vision
n’aboutit à une réalisation que très rarement par les mains du visionnaire seules.
Soyons attentifs car le Seigneur va nous faire croiser le chemin de personnes qui se-
ront envoyées par Lui. Cela nécessite que nous soyons prêts à partager la vision qui
brûle dans notre cœur car elle trouvera certainement écho chez quelqu’un, et que nous
soyons ouverts aux autres.
La deuxième, c’est de savoir reconnaître ses limites. Il y avait des hommes de
qualité en Israël, mais les bûcherons… rien à voir avec les Sidoniens, experts en la ma-
tière. Ce n’est pas facile de laisser « sa » place dans un domaine pour quelqu’un qui est
plus expérimenté que nous et qui a reçu l’onction pour cela. C’est le chemin de
l’humilité, indispensable à la croissance.
Mes bien-aimés, nous vivons dans un temps où l’Église a un cruel besoin de re-
trouver le chemin du partenariat des ministères. Il y a encore aujourd’hui une pauvre-
té spirituelle énorme dans la francophonie. Bâtissons ensemble la « maison de Dieu »,
chacun avec sa spécificité, son expérience, son charisme et son onction. Voyons plus
loin, voyons plus grand, voyons plus miraculeux… « Élargis l’espace de ta tente ; qu’on
déploie les couvertures de ta demeure : Ne retiens pas ! Allonge tes cordages, et affermis tes
pieux. » (Ésaïe 54.2) !
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03 FÉVRIER SONDE MON CŒUR [EZ37M]
D
yeux.
ieu connaît notre cœur en profondeur. Il sait parfaitement ce qui s’y passe : nos
pensées et nos motivations, nos sentiments nobles et vils, rien n’est caché à Ses
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04 FÉVRIER LA BÉNÉDICTION : UN PIÈGE ? [EZ37M]
Il eut sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines ; et ses femmes détournè-
rent son cœur. − 1 ROIS 11.3
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05 FÉVRIER DIEU TÉMOIGNE [EZ37M]
Tu n’as pas été comme mon serviteur David, qui a observé mes commandements et qui a
marché après moi de tout son cœur, ne faisant que ce qui est droit à mes yeux. − 1 ROIS
14.8
Q uand nous pensons au roi David, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à
sa « chute » avec Bath-Shéba. Pourtant, quand Dieu parle de son serviteur, il ne
fait pas mention de cet épisode démontrant bien que quand Il pardonne, Il « oublie »
nos fautes. En s’adressant à Jéroboam, Dieu atteste de ce merveilleux témoignage que
David n’a fait que ce qui est droit à Ses yeux.
Quand un de nos frères ou une de nos sœurs tombe dans le péché alors qu’il ou
elle connaît le Seigneur, pour beaucoup d’entre nous, il ou elle n’est plus bon qu’à être
jeté en enfer. Il ne faut plus écouter cette personne, il ne faut plus l’approcher. « La
lèpre est contagieuse » et qui sait si elle ne nous sauterait pas dessus. Le Seigneur a
beau rétablir et restaurer, comme Il l’a fait pour Pierre ou le fils prodigue, nous conti-
nuons à coller l’étiquette « plus bon à rien » sur ces personnes, bien souvent imbus de
notre propre justice. Par cette attitude, ne prenons-nous pas la place de Dieu et ne
sommes-nous pas plein d’un esprit de jugement ?
Mes bien-aimés, cette attitude de condamnation n’est pas bonne et elle dénote
un manque profond de la connaissance de la miséricorde de Dieu ! Que le Seigneur
puisse changer nos cœurs de pierre en cœurs de chair. Que nous puissions participer à
Son œuvre de restauration en accueillant pleinement celui qui a faibli ou chuté. Ne
donnons pas accès au diable en le laissant utiliser notre bouche pour faire son sale tra-
vail d’accusation.
Oui, si tu as chuté et que tu t’es repenti en revenant de tout ton cœur à Dieu,
Dieu parle de toi en ces termes : « Mon serviteur n’a fait que ce qui est droit à mes
yeux ! »
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06 FÉVRIER UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX [EZ37M]
À cette époque-là, un homme de Béthel, appelé Hiel, reconstruit la ville de Jéricho. Mais
quand il creuse ses fondations, cela lui fait perdre son fils aîné, Abiram. Quand il pose les
portes de la ville, cela lui fait perdre son fils plus jeune, Segoub. C’est ce que Josué, fils de
Noun, a annoncé de la part du Seigneur. − 1 ROIS 16.34 (PDV)
J ’aisieurs
trouvé cette histoire surprenante ! Josué avait « prophétisé » cette parole plu-
siècles avant que Hiel décide de rebâtir Jéricho et qu’il perde dans cette aven-
ture deux de ses fils. Comment aurait-il pu être au courant ? Cependant, le rédacteur
du premier livre des Rois était lui bien au courant des propos de Josué. J’en arrive à la
conclusion qu’il existait des écrits qu’Hiel aurait pu consulter, s’il l’avait voulu.
J’en viens à ma première réflexion. Nous avons trop tendance à attendre « une
Parole de Dieu ». La démarche qu’Il attend de nous, c’est que nous cherchions ce qu’Il a
déjà dit ! Et quoi de mieux que Sa Parole pour se faire ? Au niveau prophétique aussi,
nous ne prenons pas assez garde à ce que Dieu nous dit par Ses prophètes contempo-
rains. Comme le livre de Job nous le dit : « Dieu parle cependant, tantôt d’une manière,
tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde. » (Job 33.14). Et ensuite, nous nous
étonnons qu’il nous arrive des « bricoles ». Tout ce que le Seigneur dit est à prendre
avec le plus grand sérieux.
Ma deuxième réflexion est celle-ci : il y a des choses détruites qu’il ne faut pas
chercher à reconstruire, sous peine d’en souffrir énormément. L’Éternel n’a-t-Il pas
envoyé Jérémie pour arracher, abattre, ruiner et détruire (cf. Jérémie 1.10) ? Quand
Dieu dit « STOP », il vaut mieux ne pas chercher à rebâtir.
Cette « chose cassée » peut être un projet, une ambition mais aussi une relation !
La chrétienté, parce qu’elle croit à un monde de « bisounours », sous le sacro-saint
signe du pardon, met parfois la « pression » pour que se renouent des relations
toxiques. Dieu est capable de reconstruire ce qui a été détruit par le diable dans ta vie,
mais si c’est le Seigneur, pour ton bien, qui a conduit les circonstances pour que cette
relation s’arrête, restes dans la paix et ne regarde pas en arrière !
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07 FÉVRIER LE TORRENT DE KERITH [EZ37M]
Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec, car il n’était point tombé de pluie dans
le pays. − 1 ROIS 17.7
L e prophète Élie avait été envoyé par Dieu au torrent de Kerith. Il y avait une séche-
resse et une famine en Israël. Dans cet endroit préparé par Dieu, Élie pouvait
s’abreuver et des corbeaux lui amenaient de la nourriture le matin et le soir. Dieu était
vraiment aux petits soins pour Son serviteur jusqu’au moment où le torrent s’assécha.
Mais Dieu, dans Sa providence, avait préparé un autre lieu chez une veuve à Sarepta.
Il y a des saisons dans nos vies ! Il y a des bénédictions de Kerith et de Sarepta !
Malheureusement, les enfants de Dieu sont souvent atteints d’immobilisme et ils ont
une tendance fâcheuse à sombrer dans une vie faite de traditions. Ils n’arrivent pas à
quitter leur « torrent de Kerith » et sont dans le questionnement sur le pourquoi il est
devenu tout sec ! Mes bien-aimés, il est probablement temps pour vous de vous mettre
en route vers Sarepta où vous attendent une nouvelle fraîcheur, une nouvelle onction
et plein de grâces nouvelles si votre torrent est à sec !
C’est toujours une mauvaise chose de rester attachés aux bénédictions du passé.
Dieu renouvelle Ses bontés chaque matin, que ce soit au torrent de Kerith ou chez la
veuve de Sarepta qui a vu sa farine et son huile être réapprovisionnées chaque jour (cf.
Lamentations 3.22-23). Quand le torrent est épuisé, c’est le moment pour toi de partir !
Peut-être que Dieu t’appelle à changer de région pour te défricher un champ nouveau,
à changer de travail pour pouvoir continuer à assumer tes responsabilités, ou à chan-
ger de communauté parce que celle où tu es maintenant ne peut plus répondre à ta
soif et à ta faim de Dieu..! (Cf. Osée 10.12).
Il n’est pas question ici de foncer tête baissée dans une mauvaise direction mais
d’être sensible à la mouvance de l’Esprit en oubliant ce qui est en arrière pour se porter
vers l’avant ! (Cf. Philippiens 3.13).
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08 FÉVRIER LE TEMPS DU CHOIX [EZ37M]
Alors Elie s’approcha de tout le peuple, et dit : « Jusqu’à quand clocherez-vous des deux
côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! » − 1 ROIS 18.21
A ujourd’hui, je crois que c’est ce que le Seigneur dit à chacun d’entre nous. Il est
temps mes amis de dire « STOP ! » Cela suffit ! Il est temps d’aller après notre Dieu,
le Chef de l’armée.
Dans ces temps particuliers, Dieu est en train de faire lever une armée
d’hommes et de femmes, mais celle-ci ne peut clocher des deux côtés. Nous arrivons
dans un temps, tout comme à l’époque du prophète Élie, où il nous faut faire un choix,
celui de suivre Christ. On ne peut servir deux maîtres. Malheureusement, aujourd’hui,
force est de constater qu’un bon nombre sert deux maîtres.
Ceux et celles qui sont au service de Dieu ne sont pas exempts de cette décision
à prendre, que du contraire. La notoriété, l’estrade, la réussite dans le ministère peu-
vent nous amener à nous détourner progressivement de l’objectif donné par Dieu, ce-
lui de faire des disciples mais aussi de participer à la propagation de l’Évangile.
Il peut arriver à un enfant de Dieu de tomber et même très bas. Néanmoins la
grâce de Dieu est là agissante pour qu’il se relève et reprenne son chemin. C’est un
message que nous portons au plus profond de nos entrailles. Cependant, la sensation
de pouvoir, l’argent, l’attrait de notre personne par des personnes du sexe opposé en
amènent certains et certaines à jouer avec le péché, clochant sans cesse des deux pieds,
ayant deux visages, deux discours, deux maîtres. C’est le temps aujourd’hui où Dieu
dit « STOP ».
Es-tu tombé ? Dieu veut te relever, mais tu dois faire le choix de Le suivre et de
ne plus suivre tes désirs, tes passions, tes convoitises. Tu dois faire le choix au-
jourd’hui de qui tu veux servir. Tu dois décider de détrôner les idoles que tu as accepté
de construire dans ton cœur. Ces idoles aux faux dieux : l’argent, les relations mal-
saines, le succès, le pouvoir… Tout cela ne t’amènera pas au Ciel et peut s’arrêter du
jour au lendemain.
C’est le temps de t’arrêter devant ton Dieu, de t’humilier sous Sa main puissante
et de décider enfin de Le suivre, Lui et rien que Lui. N’attends pas, c’est peut-être au-
jourd’hui, le seul jour qui te reste pour faire ce choix.
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09 FÉVRIER RÉTABLIR L’AUTEL [EZ37M]
Élie rétablit l’autel de l’Éternel qui avait été renversé. − 1 ROIS 18.30
L e Seigneur m’a interpellé sur le fait de « rétablir l’autel ». Nos vies sont quelquefois
dévastées et l’autel de l’Éternel dans nos âmes a été renversé. Nous comprenons
bien qu’il ne s’agit plus d’un autel physique comme du temps d’Élie le prophète mais
d’un autel spirituel et il nous appartient de le rétablir si nous voulons être au bénéfice
de la restauration.
L’autel est un point de contact entre Ciel et Terre. C’est là que s’établit la com-
munication entre Dieu et les hommes et c’est bien souvent aussi l’endroit où l’alliance
est conclue (voir l’exemple de Noé, Abraham, Jacob, etc.). Rétablir l’autel dans notre
cœur, c’est restaurer le point de contact avec notre Dieu qui a fait alliance avec
nous par le sacrifice de Jésus-Christ. Dieu est le Dieu de la restauration mais c’est à
nous de rebâtir cet endroit. Le fils prodigue a été au bénéfice de la grâce quand il est
revenu vers son père.
L’autel est aussi l’endroit de la louange. Le roi Manassé, qui était un roi impie,
s’humilia profondément. Et après s’être repenti, il rétablit l’autel de l’Éternel et y offrit
des sacrifices d’actions de grâces et de reconnaissance (cf. 2 Chroniques 33.16). Quand
l’autel de l’Éternel est renversé dans nos vies, nous perdons cette intimité de la
louange avec notre Dieu. Or, elle est une base essentielle de notre communion avec Lui.
Revenons à ces temps de notre premier amour en le manifestant par notre adoration.
L’autel est aussi l’endroit du sacrifice. Quand nous rétablissons l’autel dans
notre cœur, c’est aussi et surtout pour nous y mettre. « Offrez vos corps comme un sacri-
fice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable, » nous dit
Paul (cf. Romains 12.1). Faisons tout à nouveau don de notre vie.
Mes bien-aimés, prenons le temps d’examiner l’autel de l’Éternel dans notre
âme. Est-il bien droit ou est-il renversé ? S’il est en piteux état, le Seigneur de gloire ne
se lasse pas de pardonner et de restaurer. Rétablis le contact, reviens à la louange et à
l’adoration, offre à nouveau ta vie. Ton Dieu ne t’abandonnera pas et Il confirmera Son
alliance avec toi.
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10 FÉVRIER QU’AS-TU À LA MAISON ? [EZ37M]
U ne veuve était dans la détresse, non seulement elle pleurait la perte de son mari,
mais des soucis financiers la menaçaient, et ses enfants pouvaient être vendus
comme esclaves. Elle interpelle le prophète Élisée dans l’attente qu’il fasse un miracle.
La question de celui-ci est alors : « Qu’as-tu dans ta maison ? » Lors de la rencontre de
Moïse avec l’Éternel dans le buisson ardent, Celui-ci va lui poser la même question :
« Qu’y a-t-il dans ta main ? » (Exode 4.2).
Dans notre conception du miracle, nous nous attendons probablement tous à ce
que cela soit Dieu qui agisse en tant que Créateur. Je pense que Dieu ne créera plus « ex
nihilo », c’est-à-dire à partir de rien, du néant ! Il l’a fait une fois pour toutes lors de la
création initiale. Aujourd’hui l’Éternel s’appuie toujours sur ce qui existe déjà pour
créer le miracle, même si cela est infime : de l’eau transformée en vin, cinq pains et
deux poissons pour nourrir cinq mille hommes, de la boue comme remède à la cécité…
Mais ma réflexion profonde c’est cette interpellation de Dieu quand nous avons
besoin d’un miracle dans notre vie : « Qu’as-tu à ta disposition ? Qu’es-tu prêt à
m’offrir pour que Je me glorifie ? » Nous sommes tous à la recherche de l’intervention
« du Ciel » mais « le Ciel » nous répond : « Donne-moi ce que tu as et je multiplierai,
même si tu possèdes très peu ! » Nous avons besoin que le Saint-Esprit nous ouvre les
yeux pour voir ce qui est à notre portée car Dieu commencera toujours à agir à partir
de quelque chose que nous Lui donnons.
Si tu as des besoins financiers, donne ton petit peu ! Si tu as besoin d’affection,
donne un peu d’amour ! Si tu as besoin de pardon, pardonne ! Si tu as besoin de puis-
sance dans ton ministère, donne ta force humaine ! Sème ta petite graine, ne la retient
pas dans le creux de ta main et elle deviendra un arbre gigantesque !
Ne croyons pas que nous n’avons absolument rien à notre disposition car Dieu
nous a tous doté d’un don. Quand celui-ci retrouvera le chemin de sa destinée, celui
d’être offert gratuitement, il multipliera en bénédiction.
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11 FÉVRIER TOUT VA BIEN ! [EZ37M]
C ette réponse est peut-être la plus belle déclaration de foi que nous puissions trou-
ver dans la Parole de Dieu. La femme qui l’a prononcée était une Sunamite, stérile,
mais pour qui le prophète Élisée avait prophétisé la naissance d’un enfant. Et en effet,
l’enfant était venu au monde mais quelque temps plus tard, souffrant de maux de tête,
il était mort dans les bras de sa mère.
Quand son mari demanda le pourquoi de son désir précipité d’aller voir le pro-
phète, elle lui fit cette déclaration : Tout va bien ! Son enfant était mort, étendu sur un
lit, elle devait avoir le cœur en morceaux mais, au lieu de considérer ce que ses yeux et
ses sens pouvaient constater, loin de sombrer dans le désespoir et la panique, elle af-
firma sa foi et j’imagine qu’elle pensait que Dieu pouvait renverser la situation, aussi
dramatique soit-elle, à travers son serviteur Élisée.
Quel est le constat que nos yeux, nos sens et notre logique font sur notre vie au-
jourd’hui ? Cette « réalité » nous pousse-t-elle à dire : « Tout va mal ! » Si nous nous en
tenons à ces seuls facteurs, cela semble vrai ; parfois tout nous semble définitivement
« mort », perdu et irrémédiable.
La foi a un tout autre regard car elle ne se laisse pas arrêter par ce premier cons-
tat. Elle garde les yeux ouverts sur les réalités spirituelles et notamment celles-ci :
Dieu est sur Son trône, Il règne et Il est capable de remédier à l’irrémédiable. La Suna-
mite ne ment pas quand elle dit : « Tout va bien ! » Ce n’est pas du positivisme à la mé-
thode Coué mais c’est une démonstration de ce qui ne se voit pas encore mais qui fait
partie des réalités de notre Père Céleste (cf. Hébreux 11.1).
Nous savons que dans les temps difficiles, il faut une grâce de Dieu pour faire ce
genre de déclaration mais soyons encouragés par la suite de l’histoire : Élisée s’est dé-
placé et l’enfant est revenu à la vie.
Quelle que soit la noirceur de ta situation, tourne-toi vers le Créateur de
l’univers et mets ta foi en action. Invoque-le et demande-Lui cette grâce, Il agira c’est
sûr. Laisse-toi pénétrer par ces paroles d’Ésaïe 41.10 : « Ne crains rien, car je suis avec
toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton
secours, je te soutiens de ma droite triomphante. »
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12 FÉVRIER GARDE TON CŒUR DE L’AMERTUME [EZ37M]
Ils se dirent alors l’un à l’autre : « Ce que nous faisons là n’est pas bien : aujourd’hui nous
connaissons une bonne nouvelle et nous la gardons pour nous. Si nous attendons qu’il fasse
jour pour la publier, nous serons certainement punis. Allons ! Nous devons porter cette
nouvelle au palais royal. » − 2 ROIS 7.9 (BFC)
S amarie était assiégée par les Syriens. Quatre lépreux désespérés avaient rejoint le
camp ennemi pour trouver de la nourriture. Là, ils avaient pu constater la déli-
vrance opérée par Dieu car le camp était vide de présence humaine, mais plein de bu-
tin. Leur première réaction avait été de se « servir » égoïstement mais, repris dans leur
conscience, ils ont décidé d’en informer la ville qui souffrait de la famine.
Ma question aujourd’hui est la suivante : Mon cœur est-il guéri de l’amertume ?
Ces quatre hommes, à cause de leur maladie, avaient été exclus de la communauté. Ils
ne pouvaient même plus vivre dans la ville, ils en avaient été chassés. Ils n’étaient pas
seulement considérés comme des pestiférés, mais ils étaient traités comme tels. Le
rejet provoque toujours une pointe d’amertume et si nous la laissons pousser, elle va
envahir toute notre âme de son poison. C’est une réaction humaine normale mais Dieu
veut nous en guérir !
Au temps de Dieu, nos quatre lépreux ont été profondément bénis. D’un seul
coup, tous leurs besoins matériels trouvaient une solution. C’est là que le Saint-Esprit
les a convaincus que s’ils ne partageaient pas cette bénédiction avec ceux qui les
avaient rejetés, ils n’agissaient pas bien. Il en est ainsi avec le Seigneur. Garde ton cœur
libre de l’amertume et quand Dieu te donnera Sa faveur, soit une source de bénédic-
tions pour les autres.
Nous voudrions nous adresser aussi à ceux qui rejettent les autres à cause de
leur « lèpre », peu importe le nom qu’on lui donne. Vous vous exposez à ce que ces per-
sonnes que vous rejetez deviennent le seul moyen de délivrance et de bénédiction que
Dieu vous accordera. La justice de Dieu agit souvent ainsi car ce qui importe pour Dieu,
c’est le cœur ! Que se passe-t-il dans ton cœur ?
Une chose est sûre mes bien-aimés, le Seigneur aime un cœur honnête et bon,
libre de tous préjugés et de toute amertume. C’est là que Sa Parole plante le bon grain.
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13 FÉVRIER FOCUS ! [EZ37M]
Ézéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où étaient ses choses de prix,
l’argent et l’or, les aromates et l’huile précieuse, son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans
ses trésors… − 2 ROIS 20.13
S ur qui, sur quoi faisons-nous le focus ? Aujourd’hui, les réseaux sociaux nous
poussent à nous immiscer de façon plus ou moins silencieuse dans la vie des
autres, notamment celle de ceux qui exhibent leurs richesses, leur corps, leurs voyages,
etc.
Nous nous laissons tous aller plus ou moins à ces deux modes de fonctionne-
ment : nous sommes tantôt l’un, tantôt l’autre. Pour ceux d’entre nous qui étalent ri-
chesses, maisons, voyages, bénédictions en tous genres : par quoi est animé cet étalage
si ce n’est par le fait de paraître et de dire, en restant silencieux : « Je suis quelqu’un. »
Nous pouvons dire que cela n’est pas vrai mais pourtant, si nous sondons nos cœurs,
nous pourrons faire face à ce qui nous anime réellement derrière cette façon de faire.
Et qu’en est-il de ceux et celles qui visionnent toutes ces choses ? Regardons-
nous tout cela en nous réjouissant du bonheur d’autrui ou y a-t-il un petit pincement
au niveau de notre cœur, un sentiment d’injustice, une jalousie inavouée ?
Mes amis, regardons les choses en face et réalisons combien nous avons besoin
de changer nos comportements. La Bible ne nous enseigne-t-elle pas à ne pas convoi-
ter la maison de son prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son
bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à son prochain ? (Cf. Deutéronome
5.21).
La Parole nous enseigne également d’être sobre (qui montre de la mesure, de la
réserve). 1 Pierre 3.8 nous dit : « Enfin soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes
sentiments pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité. » La Parole nous en-
seigne encore dans Romains 14.13 à ne rien faire qui soit pour notre frère une pierre
d’achoppement ou une occasion de chute.
Ne nous laissons plus aller les uns et les autres à tous ces comportements. En-
trons en nous-mêmes, humilions-nous sous Sa main puissante, que nos regards chan-
gent de direction et que notre focus soit sur notre Seigneur Jésus et sur Sa Parole, Lui
qui ne se lasse pas de nous pardonner.
Notre seul paraître devrait être l’image de Christ et notre seul désir : ressembler
toujours plus à Celui-ci.
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14 FÉVRIER UNE FIN HEUREUSE [EZ37M]
Il mourut dans une heureuse vieillesse, rassasié de jours, de richesses et d’honneur. Puis
Salomon son fils régna à sa place. − 1 CHRONIQUES 29.28
U n serviteur de Dieu disait récemment que ce qui compte, c’est de voir la fin des
« choses ». Le roi David est une figure emblématique de l’Ancien Testament :
l’homme selon le cœur de Dieu ! De suite nous pensons à sa chute adultérine avec
Bath-Shéba, chute compliquée par un meurtre commandité, n’ayons pas peur des
mots. Un homme capable de ces « infamies » était-il en mesure d’avoir un avenir, sur-
tout un avenir en Dieu ? N’oublions pas que ces actes n’avaient pas été faits avant sa
« conversion » mais bien quand il était pleinement dans l’appel de Dieu pour sa vie !
Quand la Bible nous dit qu’il était « l’homme selon le cœur de Dieu », cela veut
dire qu’il avait compris le cœur de Dieu ! Les psaumes qu’il a écrits nous montrent
toute la connaissance qu’il avait du caractère de Dieu. Si un homme pouvait se « rele-
ver » de ses erreurs c’était bien lui car bien qu’il ait vécu mille ans avant l’ère de la
grâce, il en avait compris déjà tout le sens. La force de David, c’est qu’il pouvait se pré-
senter devant Dieu tel qu’il était, avec toutes ses insuffisances humaines, ses lacunes
et son caractère d’humain dépravé. Même s’il avait à redouter le châtiment de Dieu, il
préférait « tomber » entre Ses mains car il savait, au plus profond de lui, que son Dieu
est juste et compatissant.
N’en déplaise aux détracteurs de la grâce, David a eu une heureuse vieillesse et
sa « fin » a été de toute beauté. De plus, son « successeur » sur le trône a été le second
fils qui est né de son mariage avec Bath-Shéba, Salomon entrant ainsi dans la lignée de
Jésus. Fameux pied de nez à tous ceux qui auraient voulu le voir pulvérisé, banni, reje-
té par Dieu et candidat en puissance pour l’enfer !
Nous ne savons pas où tu te trouves aujourd’hui. Peut-être que tu vis
l’expérience du Psaume 51 où tu es confronté à tes fautes. Si, à l’image de David, tu
laisses ton esprit être contrit et si tu t’en remets au pardon de Dieu, Il te relèvera.
Certes tu auras un avenir heureux et ta fin sera à la gloire de Dieu (cf. Jérémie 15.11).
Bien au-delà de ce que tu peux imaginer, Dieu pourra utiliser pour Sa gloire tes propres
« erreurs ». Deviendras-tu un homme, une femme, selon le cœur de Dieu ?
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15 FÉVRIER IL NE PROPHÉTISE RIEN DE BON [EZ37M]
Le roi d’Israël répondit à Josaphat : « Il y a encore un homme par qui l’on pourrait consul-
ter l’Éternel ; mais je le hais, car il ne me prophétise rien de bon, il ne prophétise jamais que
du mal : c’est Michée, fils de Jimla. » − 2 CHRONIQUES 18.7
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16 FÉVRIER LES YEUX FIXÉS SUR JÉSUS [EZ37M]
Ô notre Dieu, n’exerceras-Tu pas tes jugements sur eux ? Car nous sommes sans force de-
vant cette multitude nombreuse qui s’avance contre nous, et nous ne savons que faire,
mais nos yeux sont sur Toi. − 2 CHRONIQUES 20.12
N ous avons beau être prévenus que dans les derniers temps, la méchanceté gran-
dira dans une injustice totale, quand nous y sommes confrontés, nous restons
sans voix et sans force. Israël, sans cause et sans raison, a souvent été l’objet de cette
haine féroce à son égard et ce passage de Chroniques nous en trace l’histoire.
Avez-vous déjà ressenti ce sentiment d’être haïs, rejetés, ignorés, jugés, calom-
niés, bref injustement pas aimés ? Les gens ne vous connaissent pas et pourtant, ils
ont une aversion pour vous. Vous ne leur avez causé aucun dommage mais ils vous en
veulent et cherchent votre destruction. Ils ne viennent peut-être pas contre vous avec
l’épée mais leurs propos sont pleins d’un venin mortel et blessent comme un poignard.
Comme les Israélites de notre texte, nous ne savons que faire si ce n’est de re-
garder avec espoir vers notre Dieu, confiants en Ses jugements. Loin d’être une atti-
tude puérile ou lâche, c’est la meilleure chose que nous puissions faire. Le diable serait
tellement satisfait si nous répondions à ces attaques par de la rancœur, de l’amertume
ou un désir de vengeance. Il sait très bien qu’alors, il aurait un accès dans notre âme
pour nous faire souffrir encore plus.
Mes bien-aimés, cette pensée n’a qu’un seul but : celui de fixer les regards sur
Jésus. Nous rencontrerons probablement sur notre chemin des gens haineux, chré-
tiens ou pas, qui nous ferons les pires misères gratuitement. Comme le Psaume 37.8 le
dit : « Laisse la colère, abandonne la fureur ; ne t’irrite pas, ce serait mal faire. » En ne
fixant les regards que sur ton Dieu, tu verras Sa délivrance et avec quelle promptitude
Il interviendra.
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17 FÉVRIER AVEC QUI ES-TU ASSOCIÉ ? [EZ37M]
Après cela, Josaphat, roi de Juda, s’associa avec le roi d’Israël, Achazia, dont la conduite
était impie. Il s’associa avec lui pour construire des navires destinés à aller à Tarsis, et ils
firent les navires à Etsjon-Guéber. Alors Eliézer, fils de Dodava, de Maréscha, prophétisa
contre Josaphat, et dit : « Parce que tu t’es associé avec Achazia, l’Éternel détruit ton
œuvre. ». Et les navires furent brisés, et ne purent aller à Tarsis. − 2 CHRONIQUES 20.35-37
I l est triste de constater que nous ne faisons pas attention aux alliances que nous
contractons. Cela peut être dans le cadre du mariage, d’un partenariat d’entreprise,
d’association avec un groupe… et nous constatons par ailleurs que dans le ministère,
nombreux sont ceux qui sont prêts à donner la main d’association avec des personnes
qui leur permettront d’avoir une « place pour prêcher », qui pourront leur permettre
d’avoir « la renommée », ou encore d’avoir de l’argent et ce, sans consulter l’Éternel.
Au premier abord, cette alliance peut sembler une bonne chose mais comme
elle est contractée sans la volonté de Dieu, elle est vouée à l’échec comme dans nos
versets du jour. Toute association n’est pas de Dieu et ce, même pour le « service de
Dieu ».
Josaphat a subi les conséquences de cette mauvaise association. En effet, le pro-
phète Éliézer lui dira : « l’Éternel détruit ton œuvre. » Cette Parole est forte, vous ne
trouvez pas ?
Dans tous les cas, elle l’est suffisamment, à mon avis, pour réfléchir et surtout
attendre l’avis de Dieu avant de donner la main d’association à une personne et ce,
même si ce qui nous est présenté est alléchant et semble venir de Dieu.
Ne mettons pas Dieu dans nos projets mais laissons Dieu conduire nos projets
et nos vies. Que le Seigneur conduise chacun de vos pas !
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18 FÉVRIER FACE À L’ACCUSATEUR [EZ37M]
Et Satan répondit à l’Éternel : « Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? » −
JOB 1.9
L e livre de Job est peut-être un livre poétique, il n’en demeure pas moins plein
d’enseignements très réalistes ! Et l’un de ces enseignements, c’est que le diable
n’hésite pas à te « massacrer » par ses médisances devant le trône de Dieu ! D’ailleurs
Apocalypse ne nous dit-il pas la même chose : « Il a été précipité, l’accusateur de nos
frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. » (Apocalypse 12.10).
Oui Job était un homme intègre et non il n’était pas « intéressé » dans sa rela-
tion avec son Dieu. Il craignait Dieu parce qu’il avait entendu parler de Lui et cherchait
à Lui plaire avec le peu de connaissance qu’il en avait. Mais le diable aime à tordre les
choses, à créer la suspicion, à salir tout ce qui est beau… Il prend un malin plaisir à
faire planer le doute, à suggérer que derrière des sentiments nobles, il y a des senti-
ments vils et condamnables. Et ne pensez pas que ce sale boulot, il ne le fait que devant
le trône de Dieu ! Sans arrêt, il accomplit sa sale besogne à nos oreilles, injectant le
doute au plus profond de nos pensées. Avec 5 % de pseudo-vérité, il fait 100 % de per-
version !
Permettez-moi de vous dire que la médisance, quelle qu’elle soit, est
d’inspiration diabolique et que celui qui prête sa bouche à cela est directement inspiré
par l’enfer (cf. Jacques 3.6).
Devant ce fléau mes bien-aimés, un seul remède : « Mais eux, ils l’ont vaincu par
le sang de l’Agneau. » (Apocalypse 12.11). C’est en nous mettant sous le sang de
l’Agneau, qui nous justifie pleinement, que sa « gueule » de lion sera fermée. Job ne
connaissait pas encore le sacrifice de Jésus mais nous, aujourd’hui, nous en sommes
les bénéficiaires. Quand le diable médit sur vous, ne répondez pas à ces tristes accusa-
tions, mais proclamez haut et fort : « C’est Dieu qui me justifie. » (Romains 8.33).
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19 FÉVRIER FOI SATANIQUE [DAVID HOUSTIN]
Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive ; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint. − JOB 3.25
L a crainte est l’une des armes préférées de Satan. On pourrait la qualifier de « foi
satanique » car là où la foi en Dieu est tel un bras spirituel pour saisir les bénédic-
tions et les promesses de Dieu, la crainte est un aimant spirituel pour attirer les malé-
dictions sur soi.
« Or, sans la foi il est impossible de lui être agréable, car il faut que celui qui
s’approche de Dieu croie que Dieux existe, et qu’Il est le rémunérateur de ceux qui le cher-
chent. » (Hébreux 11.6). La crainte, c’est croire que Dieu est moins puissant que Satan,
ou bien que ce dernier possède plus de pouvoir pour nous détruire que le Seigneur n’en
aurait pour nous protéger et nous garder de tout mal… L’Homme qui vit dans la
crainte déplaît à Dieu contrairement à l’Homme de foi qui vit dans l’assurance qu’il
peut tout par Celui qui le fortifie (cf. Philippiens 4.13). Nos craintes peuvent être nom-
breuses. Nous pouvons craindre par exemple d’avoir un accident, de contracter une
maladie, de vivre le décès d’un proche ou une séparation, de subir un échec ou des dé-
boires financiers, ou encore de perdre un emploi. La crainte est un sentiment intrin-
sèque à la nature de l’Homme, mais incompatible avec la foi et les promesses de Dieu,
lequel a pour nous des projets de paix et non de malheur (cf. Jérémie 29.11). Cette Pa-
role ne veut pas dire que nous n’aurons pas d’épreuves, puisqu’il pleut sur les justes
comme sur les injustes, néanmoins ceux qui marchent par la foi ne seront pas seuls et
sans défense dans la fournaise, car Dieu y sera avec eux (cf. Matthieu 5.45). De surcroît,
ils ne verront pas l’épreuve comme un malheur atroce car ils savent qu’ils en sortiront
vainqueurs (cf. Psaumes 34.18-20). À la différence, les malheurs liés aux malédictions
n’ont pour objectifs que de détruire et de dévorer. Il nous faut donc être prudents et
rester vigilants afin de ne pas laisser de prise à l’ennemi.
La Parole de Dieu déclare : « Vous n’avez point reçu un esprit de servitude pour être
encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption par lequel nous crions :
‘Abba ! Père !’ » (Romains 8.15). Entretenir la peur aurait pour conséquence d’ouvrir
une porte aux mauvais esprits qui rôdent et s’engouffrent dans les failles pour nous
oppresser et davantage nous tourmenter dans nos pensées. C’est pourquoi, lorsque la
crainte se manifeste, ne la laissons pas s’ancrer en nous, puis déclarons à haute voix et
avec foi : « Je ne suis plus esclave de la peur, je suis enfant de Dieu ! » Ainsi, celui qui
s’attend à voir Dieu le guérir et le délivrer avec puissance, triomphera (cf. Matthieu
8.13).
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20 FÉVRIER MAIS JE SAIS QUE… [EZ37M]
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21 FÉVRIER VOTRE VIE EST CACHÉE [EZ37M]
Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et
dont le feuillage ne se flétrit point : tout ce qu’il fait lui réussit. − PSAUMES 1.3
N ous savons tous que l’arbre que nous voyons tire sa vie des racines, beaucoup
plus profondes que celui-ci, et qui elles sont cachées ! Un arbre qui n’aurait pas
cette « vie secrète » ne pourrait pas subsister. Le fruit qui se voit en sa saison n’est le
résultat que de cette « vie intérieure ». Paul nous dit dans Colossiens 3.3 : « Votre vie est
cachée avec Christ en Dieu ! »
Malheureusement l’esprit du « paraître » qui anime le monde d’aujourd’hui a
largement contaminé l’Église. La « vie cachée » avec Christ est devenue une denrée
rare. Je ne jette la pierre à personne, les ministères actuels sont tellement sollicités
qu’il leur devient presque impossible de passer ce temps avec Dieu loin des regards et
des projecteurs ! Pourtant force est de constater que notre modèle parfait, le Seigneur
Jésus, avait cette communion intime et cachée avec Son Père.
Lors de ma formation biblique, j’ai rencontré un pasteur d’une église de Lis-
bonne au Portugal. Cette église avait douze ministères à plein temps. Tous avaient la
matinée de chaque jour pour entretenir cette vie cachée et, à l’heure du midi, ils se re-
trouvaient ensemble pour prier. Enfin les activités de l’église ne commençaient que
l’après-midi. Pas étonnant que cette communauté ait quadruplé en quelques années.
Mes bien-aimés, si nous voulons que nos « leaders » portent du fruit en leur sai-
son, donnons-leur l’opportunité de développer cette vie cachée avec leur Seigneur.
Et toi mon ami qui te prépare au « ministère », cherche cette excellence. Prends
exemple sur Jean-Baptiste qui, avant de paraître en public, passa de nombreuses an-
nées, seul à seul avec Dieu dans le désert.
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22 FÉVRIER À PUBLIER SUR VOTRE PROFIL… [EZ37M]
I l y a quelques années, la Grande Bretagne était secouée par le suicide d’une adoles-
cente suite aux agressions verbales qu’elle subissait sur Ask.fm, considéré comme
le Facebook des ados 13/18. Un américain de Miami, quant à lui, publiait sur son profil
la photo ensanglantée de son épouse qu’il venait d’abattre en expliquant son geste
meurtrier. Dans le même temps une ado proche de nous découvrait qu’elle avait été
trompée pendant plusieurs mois par des mensonges d’une « amie » facebookienne.
Bienvenus dans le monde cruel des réseaux sociaux !
Ma réflexion de ce jour est la suivante : pourquoi, en tant que chrétien, suis-je
sur Facebook ou un autre réseau social similaire ? Nous voyons tellement de choses
attristantes sur les « murs » de nos frères et sœurs… Certains s’affichent, se pavanent
ou sont grossiers donnant un bien triste témoignage. D’autres, comble de l’hypocrisie,
affichent des photos « chocs » en criant au scandale, alors qu’ils propagent sur leur
propre profil ces insanités. D’autres encore se querellent, s’insultent, traînant dans la
boue le beau nom qu’ils portent !
Revenons à cette proclamation de David : « Je publierai (sur mon profil) Ton
nom ». Le Web peut être un outil excellent pour diffuser de bonnes choses, qui sont à
la gloire de Celui en qui nous avons cru. Nous pouvons en pleine liberté célébrer notre
Dieu par des paroles qui édifient, encouragent et consolent. Si nous sommes « en véri-
té », nous avons l’opportunité de faire énormément de bien à nos contacts. La « face du
bouc » sera-t-elle changée en « visage » compatissant de l’Agneau parce que Ses en-
fants le célébreront sur leur « mur » ? Que le Seigneur nous fasse grâce !
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23 FÉVRIER JE NE MANQUERAI DE RIEN [EZ37M]
L e roi David est un personnage très attachant. Dans ce Psaume 23 que nous allons
méditer, il existe une richesse poétique très forte et une démonstration de con-
fiance hors du commun, n’oublions pas que nous sommes bien avant la naissance de
Jésus. David démontre déjà une grande connaissance de son Dieu et cette connais-
sance ne peut se recevoir que dans l’intimité avec Lui.
L’Éternel est-Il celui qui me conduit ? La promesse qui suit : « je ne manquerai
de rien » est directement conditionnée par la réponse à cette question : « Qui dirige ma
vie ? ». On dépasse ici largement la notion de simplement croire en Dieu ; le Berger de-
vient le Maître, le Guide, Celui à qui la brebis se soumet joyeusement ; un abandon
complet, comme un autre Psaume le dit : « Remets ta vie au Seigneur, compte sur Lui, et
il fera le nécessaire. » (Psaumes 37.5). Au volant de la voiture de ta vie, il ne peut pas y
avoir deux conducteurs, c’est toi ou c’est le Seigneur. Il ne va pas arracher le volant de
tes mains, Il attend que tu te décides à le Lui donner librement. Quand tu as fait ce
choix, Il est fidèle à Sa promesse et tu ne manques de rien, c’est-à-dire que tu as ce dont
tu as besoin, pas le futile mais le nécessaire, matériellement mais aussi émotionnelle-
ment.
Le sentiment de manque provoque de l’angoisse, une insécurité et de
l’insatisfaction. Bien des personnes ont fait de mauvais choix, aux conséquences
lourdes, parce qu’elles étaient tenaillées par le manque. Accepte que le Seigneur de-
vienne le Berger de ta vie et Il comblera le vide du manque par Sa grâce, son amour et
Sa présence.
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24 FÉVRIER LA VALLÉE DES TÉNÈBRES [EZ37M]
tre guidé par le Bon Berger demande parfois du courage et une pleine confiance en
Ê Lui. Ici, la vallée remplie de ténèbres et de mort représente les dangers quotidiens
auxquels nous sommes confrontés mais aussi les esprits impurs et mauvais qui nous
entourent.
Il y a de ces moments dans nos vies où tout bascule, la crainte se saisit de nous,
l’angoisse nous étreint, nous sommes happés par le vide et nous prenons conscience
de toute la méchanceté du monde des ténèbres. C’est à cet endroit que notre confiance
en Jésus sera salutaire. David criera haut et fort : « Je ne crains aucun mal ! » Aucun
mal ! Seigneur Tu es auprès de moi, aucun mal ! Ta houlette me conduit à travers cette
vallée, aucun mal ! Tu as ton bâton pour battre ceux qui voudraient me faire du mal,
Toi l’Éternel Dieu, Tu me protèges : JE NE CRAINS AUCUN MAL !
La question est : avons-nous cette confiance ? Suis-je là à me plaindre : « Sei-
gneur pourquoi m’as-tu amené ici ? » Ou suis-je prêt à accepter le défi en sachant
qu’après cette traversée, je serai plus fort spirituellement, plus affermi, plus près du
cœur du Berger ? La vie avec le Seigneur n’est pas un long fleuve tranquille, c’est une
aventure palpitante. La maturité s’acquiert après ces confrontations avec le monde
des ténèbres, notre destinée est d’être « plus que vainqueurs » mais n’oublions jamais
que c’est AVEC notre Bon Berger.
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25 FÉVRIER LES YEUX FIXÉS SUR LE SEIGNEUR [DAVID HOUSTIN]
Mes yeux sont constamment tournés vers l’Éternel car c’est Lui qui dégage mes pieds pris
au filet. − PSAUMES 25.15 (BDS)
S ur notre chemin de vie, il nous arrive de nous emmêler les pieds dans des filets qui
ralentissent notre marche. Pour l’un, ce sera la maladie, pour l’autre les ennuis
financiers, pour l’autre encore ce sera le deuil, l’abandon, le rejet, etc. Ces catastrophes
plus ou moins grandes, plus ou moins douloureuses et supportables selon nos sensibi-
lités, peuvent littéralement nous mettre à terre et nous empêcher de poursuivre la
route, pour peu que nous ne comptions que sur nos propres forces pour parvenir à
nous relever, ne pas flancher et tenter d’avancer…
Avez-vous remarqué combien il est facile d’avoir les yeux fixés sur nos pieds
enchevêtrés dans ces filets, et d’instinctivement chercher une solution humaine pour
nous en défaire, plutôt que de lever les yeux au Ciel et nous appuyer sur la puissance
de Dieu ? Que de temps perdu… Que d’énergie déployée pour rien… Que de larmes
inutiles… Tandis que nous regardons vers le bas et nous débattons pour être délivrés
de cette entrave, Dieu est en haut. Il attend que nous attrapions Sa main pour nous
rassurer et nous aider mais, bien souvent, nous n’avons pas l’instinct de relever la tête
et de nous accrocher à Lui (cf. Psaumes 91.3).
À chaque épreuve, à chaque moment compliqué de la vie, rappelons-nous que
nous avons un Souverain dans les Cieux à qui toutes choses sont soumises, et qui dé-
tient d’avance la solution pour nous libérer de nos impasses, ou tout au moins pour
nous soutenir et nous permettre de traverser ces épreuves en paix. Oui, Dieu connaît
nos besoins, nos questionnements et notre détresse. Il ne prend pas plaisir à nos mal-
heurs mais pour qu’Il puisse agir, il nous faut reconnaître notre faiblesse et avoir con-
fiance dans le moyen et le temps qu’Il utilisera pour venir nous secourir. Dieu attend
de nous une foi inébranlable, une conviction absolue qu’à Lui, tout est possible (cf. Luc
1.37 ; Matthieu 19.26). Soyons donc comme le psalmiste qui a écrit le psaume de cette
méditation : malgré les épreuves que nous subissons et ne comprenons pas toujours,
choisissons de regarder constamment à Celui qui est au-dessus de toutes choses et de
toutes circonstances !
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26 FÉVRIER PÉCHÉ, MANQUE DE PARDON ET MALADIE [DAVID HOUSTIN]
Tant que je taisais ma faute, je m’épuisais à gémir sans cesse, à longueur de jour. Sur moi,
le jour et la nuit, ta main s’appesantissait, ma vigueur m’abandonnait comme l’herbe se
dessèche lors des ardeurs de l’été. − PSAUMES 32.3-4 (BDS)
S uite à son adultère avec Bethsabée et à la mise à mort de l’époux de celle-ci, David
pleura sur son péché. Condamné par la Loi qu’il connaissait parfaitement et qui
déclarait : « Tu ne tueras point. Tu ne commettras point d’adultère, » le roi était terrible-
ment affligé d’avoir transgressé les ordres de Dieu et en tomba malade (Exode 20.13).
Face à la gravité de ses fautes, que pouvait faire David pour ne plus être cons-
tamment repris par sa conscience et pouvoir réentendre à nouveau l’Esprit de l’Éternel
qui l’avait autrefois puissamment saisi et qui, auparavant, le guidait dans chaque dé-
cision importante ? À ce moment de l’histoire, David déplorait d’avoir écouté ses dé-
sirs charnels au lieu de l’Esprit de Dieu pouvant l’avertir ainsi : « Certainement, si tu
agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs
se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. » (Genèse 4.7). Mais tel qu’il est précisé au
début du verset en Psaumes 32.3 (« Tant que je taisais ma faute »), David a compris que
pour se défaire de cette culpabilité, il lui fallait confesser son péché à Dieu. De la sorte,
sa repentance sincère a aussitôt chassé sa dépression (cf. Psaumes 51).
Le manque de repentance ou de pardon est dangereux pour notre âme et notre
corps. C’est un lien de cause à effet, insuffisamment enseigné dans nos églises et as-
semblées par crainte d’être étiqueté « d’accusateur ou de sans-cœur ». C’est pourtant
une vérité ! Dans la Bible, il nous est parlé de maladies générées par le non-pardon ou
l’absence de repentance. Ainsi, au paralytique qui recherchait ardemment la guérison,
Jésus a mentionné le pardon des péchés (guérison intérieure) avant de le guérir physi-
quement (cf. Marc 2.1-12).
« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-
Christ. » (Romains 8.1). Par la foi, sur la base de Sa Parole, Dieu nous dit que Christ a
pris TOUTES nos condamnations (auto-accusations ou accusations du diable) et
TOUTES nos maladies en mourant à la croix. Il nous faut donc confesser nos péchés
afin d’être pardonnés, puis délivrés de la maladie liée à la malédiction du péché (cf. 1
Jean 1.9).
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27 FÉVRIER SILENCE [EZ37M]
V oilà quelque chose qui est peu coutumier dans nos moments de prière : garder le
silence ! Nous avons tant de choses à dire, à demander, à invoquer, ou encore à
revendiquer, que nos temps de prière ressemblent souvent à un monologue. Ce n’est
pas parce que Dieu ne veut pas nous parler mais Il n’arrive pas à en « placer » une. Et
après nous être « déversés », nous nous levons en nous disant : « Ah, ça fait du bien. »
Nous n’imaginons pas ce que nous ratons.
Êtes-vous conscients que le Seigneur, le Père céleste, veut vous parler à vous
personnellement, et ceci régulièrement. Mais pour cela, il faut nous y prédisposer !
Dieu n’a pas pour habitude de parler dans le vide, Il attend souvent que nous nous
soyons disposés à l’écouter.
Le silence devant Dieu est très bénéfique non seulement pour l’entendre mais
encore pour entrer dans la contemplation. Il y a un domaine d’adoration qui dépasse
les mots. Devant la majesté et la grandeur de la personne de Dieu, devant Son œuvre
extraordinaire, nous ne pouvons que rester muets d’admiration. Ces moments nous
imprègnent de Sa gloire.
Enfin le silence nous fait entendre aussi nos « voix » intérieures, c’est-à-dire ce
qui se passe dans le monde de nos pensées et de nos sentiments. Le silence devant
Dieu nous sonde, nous scanne, nous dénude… Sa présence nous illumine sur qui nous
sommes vraiment et apporte à la lumière le très fin fond de notre cœur. Cet « exa-
men » n’est pas et ne sera jamais pour la condamnation mais il est pour nous amener à
une vraie liberté, à une transparence éclatante. Prenez pour exemple une vitre : elle
semble propre mais si le soleil brille sur elle, on aperçoit plein de traces. Notre cœur est
ainsi mais si le divin Consolateur vient le nettoyer, il est éclatant de transparence !
Mes bien-aimés, c’est tout à notre avantage de prendre régulièrement des temps
de silence devant notre Dieu. Nous pourrons l’entendre nous parler, nous pourrons le
contempler et nous pourrons Le laisser nous sonder.
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28 FÉVRIER DIEU DOMINE [DAVID HOUSTIN]
Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : je domine sur les nations, je domine sur la Terre. −
PSAUMES 46.11
D es évènements tragiques ou contraires peuvent nous faire voir notre vie comme
un échec ou un désastre, mais la réalité de Dieu n’est pas notre réalité et Ses voies
ne sont pas nos voies (cf. Ésaïe 55.8). Oui, tout peut s’agiter, vaciller, s’écrouler autour
de nous, mais si nous regardons à Jésus, nous ne serons pas ébranlés et nous resterons
confiants et en paix. Et cette attitude de cœur qui nous vient du Saint-Esprit dépasse la
logique de ceux qui ne L’ont pas reçu et qui trouveraient normal qu’au milieu de nos
drames et de nos catastrophes, nous éprouvions de l’angoisse, du découragement ou
encore de la colère. Certains ne s’étonneraient même pas que lors de situations ter-
ribles, inextricables, cruelles et injustes, nous ayons des envies de suicide.
Il est une vérité : quiconque a placé sa foi dans le Dieu d’amour et de grâce, rece-
vra du Consolateur (le Saint-Esprit), Sa paix au cœur de la tourmente et tiendra bon. La
parabole de la maison construite sur le roc illustre parfaitement cette pensée (cf. Mat-
thieu 7.24-29). Le roc est la représentation de Dieu dans ce verset. Ainsi, lorsque les
éléments se sont déchaînés contre cette première maison, elle n’est pas tombée car elle
a été fondée sur le Rocher inébranlable.
Personne n’est épargné par les tempêtes de la vie (cf. Luc 8.22-25). Elles sont
inévitables, mais la question est de savoir si nous tiendrons ferme face à elles ? Pour
résister à la tempête, ne laissons pas les émotions nous dominer, ne cherchons pas à
savoir le pourquoi du comment et ne réprimons pas le Seigneur, mais plaçons et gar-
dons notre foi en Lui car Il est la source de toutes choses, et toutes choses Lui sont
soumises. Oui, avec Lui, il nous est possible de demeurer dans le calme et la confiance,
de surmonter et d’affronter les vents violents (cf. Ésaïe 30.15).
Ainsi, si nous sommes aspirés par une tornade, et que la peur, le chagrin ou la
colère nous submergent, rappelons à notre âme (de vive voix si cela est possible) que
Dieu règne, que rien dans l’univers n’est au-dessus de Lui, et qu’aucune de nos tem-
pêtes n’est trop grosse, trop petite ou trop loin de Sa main. Puis, courrons nous réfu-
gier à l’abri sous Ses ailes ! (Cf. Psaumes 57.1).
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29 FÉVRIER LA SOURCE DE TOUTES CHOSES [DAVID HOUSTIN]
J ésus a dit que celui qui boira de l’eau qu’Il lui donnera n’aura plus jamais soif (cf.
Jean 4.14). Il est la fontaine de la bénédiction à laquelle, chaque jour, nous pouvons
venir boire, puiser de la vigueur, rafraîchir notre âme et trouver l’apaisement. Car oui,
Dieu est la source intarissable qui nous offre en continu et gratuitement Ses bénédic-
tions.
La plénitude qui ne dépend pas des circonstances est un trésor que tout le
monde voudrait et que beaucoup cherchent ardemment. Certains y goûtent par
l’utilisation de drogues douces ou en s’aidant de musiques relaxantes, de techniques
de méditation comme le yoga, le zen ou le mantra, mais ils n’obtiennent que des paix
illusoires qui sont dangereuses, ne durent pas et laissent un sentiment de vide.
D’autres prient les défunts et communient avec des Saints décédés afin d’être exaucés
et soulagés dans leur détresse, mais les morts ne peuvent intervenir en faveur des vi-
vants. Seul Christ, qui est Dieu omniscient et tout-puissant, peut répondre aux prières
qui s’élèvent de par le monde. « En effet, il y a un seul Dieu, et de même aussi un seul mé-
diateur entre Dieu et les Hommes, un Homme : Jésus-Christ. » (1 Timothée 2.5, BDS).
Aucune méthode ne peut donner la paix véritable qui nous vient de Dieu. Sa
paix est un cadeau de grand prix pour ceux se confient en Lui seul et qui aiment Sa loi
(cf. Jean 14.27 ; Ésaïe 26.3 ; Psaumes 119.165). Il en est de même de la joie, de l’amour,
etc., lesquels sont les fruits de l’Esprit manifestés en nous et résultant d’une proximité
profonde avec Jésus.
Si nous voulons vivre les bonnes choses prévues d’avance pour nous, Christ
doit être au centre de notre vie ; alors prions en ce jour : « Toutes mes sources sont en
toi Jésus. Tu es mon seul berger, mon unique provision et mon plus grand bienfait.
Rien ni personne d’autre que Toi ne me procure une telle paix, ni me comble autant.
Tu es mon TOUT et, en Toi j’ai tout reçu et je reçois tout. »
71
MARS
72
01 MARS LES BIENFAITS DU SEIGNEUR [DAVID HOUSTIN]
Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de Ses bienfaits ! − PSAUMES 103.2
L a plus connue des qualités du roi David était son cœur d’adorateur. À la lecture de
ses psaumes, on voit à quel point il répandait son âme devant Celui qu’il vénérait,
louait et glorifiait. Avec ferveur et dans les larmes, David rendait grâce à Dieu pour Ses
bienfaits et célébrait Sa grandeur, Son amour, Sa bonté, Sa puissance, Sa justice, etc.
Dieu aime et cherche toujours de vrais adorateurs en esprit et en vérité (cf. Jean
4.24). Son cœur de Père est touché par les prières d’adoration et les louanges sponta-
nées qui s’élèvent jusqu’à Son Trône et montent vers Lui comme un parfum de bonne
odeur. Ainsi, lorsque tout va bien, bénissons l’Éternel pour Sa bienveillance et Sa bonté,
et lorsque le malheur nous environne et veut ravir notre joie, bénissons aussi l’Éternel !
Dans le bonheur ou l’affliction, ne cessons jamais de louer Dieu car cela met en action
Son puissant bras pour faire sauter les verrous et faire s’écrouler les murailles. La libé-
ration miraculeuse de Paul et Silas en est d’ailleurs un merveilleux exemple ! (Cf. Actes
16.25-34).
Les bienfaits du Seigneur ne sont pas épuisés. Au jour du besoin, rappelons-nous de ce
qu’Il a déjà fait pour nous ou pour nos proches, de ce qu’Il a accompli dans la vie de
celui-ci ou de celle-là, dans l’Église ou dans la Bible. Rappelons-nous que Ses bontés se
renouvellent chaque matin et ce qu’Il a accompli pour l’un ou pour l’autre, peut
s’accomplir aussi pour nous (cf. Lamentations 3.22-23). Face aux circonstances, acti-
vons notre foi et appuyons-nous sur les miracles et les interventions divines dont
nous avons été témoins, et demandons au Père la même faveur attribuée par le passé.
Puis, dans le calme et la confiance, attendons qu’Il réponde et accède à nos prières. Car
oui, Dieu prend plaisir à donner à l’Homme juste qui place sa foi en Lui sans douter (cf.
Matthieu 7.7 ; Jacques 1.6-7).
Dieu, le Père par excellence, veut le meilleur pour nous Ses enfants. Il veut que
nous marchions dans la victoire, que nous soyons libres et guéris, que nous prospé-
rions à tous égards et que nous remportions le prix de la course.
Aussi, quand arrive l’exaucement, ne soyons pas des enfants oublieux et ingrats,
glorifions le Seigneur pour Son amour infini, remercions-Le pour Sa fidélité, témoi-
gnons de ce qu’Il a fait, élevons vers Lui des chants de louange et de reconnaissance.
Oui, lorsque la bénédiction est là, gardons à l’esprit que Dieu ne nous est pas redevable,
que nous ne méritions rien et que tout nous est offert et accordé par grâce.
73
02 MARS LA LUMIÈRE DE LA PAROLE [DAVID HOUSTIN]
Ta parole est comme une lampe qui guide tous mes pas, elle est une lumière éclairant mon
chemin. − PSAUMES 119.105 (BDS)
D ans ce psaume, David reconnaît déjà l’importance de la Parole de Dieu, alors qu’à
son époque il n’en avait qu’un accès partiel (le Pentateuque). Or, nous qui au-
jourd’hui disposons de l’intégralité de cette Parole au travers de la Bible, avons-nous
cette même révélation ? Quelle place la Parole de Dieu a-t-elle dans notre vie ?
Combien se plaignent de ne pas avoir de direction de Dieu lorsqu’ils font face à
l’imprévu ? D’aucuns Lui reprochent de ne rien leur dire, alors qu’il leur suffirait
d’ouvrir leur Bible pour que Dieu leur parle. Celle-ci est un écrit vivant, plein de pro-
messes et riche d’enseignements que le Saint-Esprit utilise pour communiquer et nous
éclairer. Ainsi donc, celui qui cherche à entendre Dieu sans ouvrir Sa Parole est sem-
blable à quelqu’un qui attendrait un coup de fil, mais n’allumerait pas son téléphone !
Et si la Parole de Dieu est une lumière qui nous guide, ainsi que le dit le roi Da-
vid, elle n’éclaire pas seulement pour nous éviter de trébucher ou de nous tromper de
route, elle nous aide aussi à en savoir plus sur Dieu, et apprendre ce qui Lui convient et
ce qu’Il a en horreur. Oui, il est essentiel de connaître Dieu et d’être connu de Lui, et
pas uniquement en surface, mais intimement… Car celui qui dit le connaître sans
chercher à comprendre Ses multiples facettes, sans vouloir entrer en dialogue avec Lui,
sans désirer de partage profond avec Lui ou sans avoir un cœur disposé à L’écouter et à
Lui obéir, celui-là risque d’être repoussé des portes du Royaume céleste et s’entendre
dire : « Ceux qui me disent : ‘Seigneur, Seigneur !’ n’entreront pas tous dans le Royaume
des Cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux. » (Mat-
thieu 7.21). En outre et entre autres avantages, la lecture régulière de la Bible permet
de saisir pleinement notre identité en Christ et également de découvrir nos droits en
tant qu’enfants de Dieu. Tout ce que le Père nous a donné et se dévoile au fil des his-
toires bibliques, des prophéties et des promesses qui y sont contenues. Dès lors, celui
qui se prétend chrétien mais ne connaît pas la Parole de Dieu ou n’a pas d’intérêt pour
elle, est comparable à un soldat partant sur le champ de bataille désarmé et sans pré-
paration !
Enfin, n’attendons pas que les ténèbres nous environnent pour nous équiper de
la lampe de la Parole qui nous montre le chemin de jour comme de nuit. Et lorsque
tout est sombre autour de nous et que nous sommes menacés, empêchés ou persécu-
tés à cause de Son Nom, et dans l’éventuelle impossibilité d’avoir accès à la Bible, ap-
puyons-nous sur le Saint-Esprit qui s’exprime dans notre être intérieur, qui nous
donne toute la connaissance et nous rappelle ce que nous avons déjà lu ou entendu de
Sa Parole (cf. Jean 14.26).
74
03 MARS DONNE-MOI L’INTELLIGENCE [EZ37M]
Q uatre fois dans ce psaume, le psalmiste fait cette prière à Dieu : « Donne-moi
l’intelligence ! » Le mot « intelligence » ici n’a pas le sens de facultés intellectuelles
spéciales mais a le sens de discernement, de compréhension par l’esprit. Or, le psal-
miste demande cela en rapport avec la Parole de Dieu.
Combien de fois dans notre vie avons-nous demandé à Dieu : « Donne-moi » ?
Probablement que nous l’avons dit souvent, mais qu’avons-nous ajouté ? Donne-moi
la prospérité, donne-moi un conjoint, donne-moi du travail, donne-moi un logement,
donne… Salomon pouvait demander ce qu’il voulait mais sa prière a été : « Accorde
donc à ton serviteur un cœur intelligent pour juger ton peuple. » (1 Rois 3.9). Non seule-
ment Dieu lui a accordé ce qu’il demandait – et nous savons combien la sagesse de Sa-
lomon était réputée, mais il a obtenu aussi les richesses et la gloire.
Quand nous ouvrons la Parole de Dieu, nous avons un profond besoin d’avoir
du discernement. Comprendre par révélation ce que Dieu veut nous dire est le plus
beau des cadeaux. Si nous discernions pleinement la Parole de Dieu, nous hériterions
de tout le reste. Malheureusement, pour beaucoup, la lecture de la Parole est un acte
religieux auquel il faut s’astreindre régulièrement.
Mes bien-aimés, le Seigneur ayant révélé Sa Parole aux enfants, même si le
monde nous prend pour des « idiots », nous pouvons avoir beaucoup d’intelligence
pour Dieu. Ce qui est important, c’est de discerner qui est Dieu au travers de ce qu’Il dit.
Pour ce faire, il ne faut pas être religieux mais amoureux du Seigneur. La lecture de Sa
Parole deviendra alors un vrai régal.
75
04 MARS MON ÂME SOUPIRE [EZ37M]
J’étends mes mains vers Toi ; mon âme soupire après Toi comme une terre desséchée. −
«
PSAUMES 143.6
Mon âme soupire après toi comme une terre desséchée. » N’avez-vous jamais crié
cela à Dieu ?
Il peut nous arriver de nous sentir secs, tellement secs. Nous demandons alors à
Dieu de faire pleuvoir sur nous sa pluie. « Seigneur, viens nous rafraîchir, viens en
mon cœur faire ton œuvre Esprit du Dieu vivant ! Viens ! »
Peut-être, toi qui lis ces lignes, as-tu fait cette prière au Seigneur et il semble
que rien ne se soit passé. Si nous regardons la nature, nous pourrons constater qu’une
terre qui a subi la sécheresse, s’il pleut à verse, ne va pas s’imprégner de cette eau mais
que cette eau va rester en surface et glisser. Il en est de même pour nos cœurs secs. Le
Seigneur répond et il fait pleuvoir sa pluie mais ce sont de petites gouttes qu’Il fait
pleuvoir afin que notre cœur s’en imprègne. Oh, cela peut paraître invisible mais la
terre de ton cœur commence à s’humidifier et progressivement, elle va être en possibi-
lité d’accueillir la forte pluie du Seigneur. Reste donc patient et sois certain que Dieu
est à l’œuvre.
Il y a aussi un autre phénomène dans ce monde qui nous entoure. Dans beau-
coup de villes, les arbres, les espaces verts, les chemins de terre ont été remplacés par
du bitume, des constructions de briques et de béton. Tous ces espaces naturels ont été
changés par la main de l’homme. Aussi, quand il arrive de fortes pluies, et bien, plus
une parcelle de terre, plus de nature pour absorber la pluie qui tombe et l’eau monte :
c’est l’inondation. L’eau glisse ! Dans nos cœurs, c’est pareil. Par combien de choses
humaines avons-nous rempli nos cœurs ? Toutes ces choses sont là et nous empê-
chent d’être désaltérés par la Parole de Dieu et par Sa présence.
Si tel est ton constat, c’est le temps pour toi de dire au Seigneur : « Seigneur, je
désire que Tu renverses toutes ces constructions faites de main d’homme qui sont
dans mon cœur et que Tu viennes me désaltérer. Seigneur, étanche ma soif, c’est Toi
que je veux, c’est Ta présence dont j’ai besoin dans ma vie. » Dieu ne manquera pas de
répondre à une telle prière !
76
05 MARS LE POUVOIR DE LA LANGUE [DAVID HOUSTIN]
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : vous aurez à vous rassasier des fruits que
votre langue aura produits. − PROVERBES 18.21 (BDS)
D ans son épître, Jacques écrit combien il est difficile de dompter la langue qui, par
son action bonne ou mauvaise, peut amener la malédiction ou la bénédiction sur
soi ou sur les autres. Comme le dit la Parole de Dieu, ce petit membre peut être source
de mort ou de vie… (Cf. Jacques 3). Si nous ne la maîtrisons pas, elle peut détruire à
petit feu, infliger une blessure mortelle dans un cœur ou mettre à terre quelqu’un de
faible et de fragilisé, qui avait besoin d’amour plutôt que de jugements, de critiques,
ou d’accusations. En outre, quiconque utilise sa langue pour manipuler, abuser, sé-
duire, tromper, s’enrichir ou voler, est en abomination à Dieu et n’habitera pas Sa mai-
son (cf. Psaumes 101.7).
Par nos mots, nous pouvons exercer l’amour de Christ en encourageant et en
bénissant notre prochain. Voilà d’ailleurs le genre d’eau vive qui devrait jaillir de la
bouche de l’enfant de Dieu renouvelé dans son cœur et son intelligence ! Par notre
bouche, nous pouvons louer Dieu et Lui rendre gloire pour toutes choses et, par elle,
nous avons aussi la capacité physique de nous repentir, de Lui confesser nos péchés et
de Lui demander pardon, de reconnaître le sacrifice de Jésus-Christ à la croix,
d’accepter Sa Seigneurie, et d’exprimer le désir de marcher dans Ses pas (cf. Romains
10.9).
Jésus Lui-même, notre modèle, nous a montré le pouvoir de la Parole déclarée
lors de l’épisode de la tentation dans le désert. Après quarante jours de jeûne, Il fut ten-
té par Satan qui chercha à le séduire et le corrompre en détournant la Parole de Dieu,
mais Il répliqua d’une voix ferme par cette même Parole tranchante et efficace. Face à
l’assurance et aux réponses de Jésus, Satan, dévoilé dans sa tromperie, cessa son jeu de
dupes et s’en alla. Par cet exemple, le Seigneur nous montre comment utiliser les ver-
sets tirés de la Bible pour désarmer Satan et le faire taire. La Parole de Dieu est une
arme redoutable. Or, ce que le Maître a fait dans le désert, il nous est également donné
de le faire. De la sorte, lorsque nous sommes tentés, en proie au doute, à la peur ou à
des difficultés, faisons reculer l’adversaire en proclamant les vérités bibliques à haute
voix et avec confiance ! C’est alors que nous triompherons de nos ennemis et que nous
aurons la victoire sur les ténèbres !
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06 MARS HEUREUX L’HOMME BIENVEILLANT [DAVID HOUSTIN]
L’Homme dont le regard est bienveillant sera béni parce qu’il donne de son pain au pauvre.
− PROVERBES 22.9
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07 MARS DONNE-MOI TON CŒUR [EZ37M]
N ous pouvons donner beaucoup de choses au Seigneur : notre temps, notre argent,
notre louange, nos prières… Pourtant une seule chose va le satisfaire vraiment :
notre cœur !
Dès le début de la Bible nous pouvons comprendre pourquoi Dieu a créé l’être
humain. Celui-ci a été créé à Son image, à Sa ressemblance, comme si le Créateur cher-
chait en l’homme un vis-à-vis. Dans l’harmonie du jardin d’Éden, le Seigneur prenait
plaisir à venir converser avec Adam et cela probablement chaque soir. Comme un ami
cherche la compagnie de son ami, de même le Dieu trois fois Saint cherche l’amitié de
l’être humain, Il désire son affection, Il désire son cœur.
Combien l’Éternel doit être frustré dans son affectif. Même Lui ne forcera ja-
mais personne à L’aimer même s’Il a tout ce qu’il faut pour l’être. Comprenons bien
cela mes bien-aimés, la relation qui unit le Seigneur avec l’être humain n’est en rien
semblable avec aucune autre créature de l’univers, pas même les anges. Cette relation
ne se fonde pas sur la religion, quelle qu’elle soit, mais elle se construit sur un cœur à
cœur.
Comme je le disais au début, nous pouvons offrir beaucoup de choses à Dieu
mais si nous ne sommes pas motivés par l’amour et si nous ne le faisons pas de tout
notre cœur, cela n’a aucun prix à Ses yeux. Notre affection pour Lui a une valeur
énorme, surtout quand elle devient spontanée et naturelle.
Mes bien-aimés, aujourd’hui encore le Seigneur nous dit avec insistance : « Mon
fils, ma fille, donne-moi ton cœur, donne-moi ton amour, donne-moi ton affection…,
et mon cœur de Père sera réjoui et satisfait. Tu trouveras le réel sens de ton existence
et Je pourrai, à mon tour, te manifester toute ma tendresse. »
79
08 MARS UN SIMPLE MERCI [EZ37M]
Qu’un autre te loue, et non ta bouche, un étranger, et non tes lèvres. − PROVERBES 27.2
L ’orgueil est un bien vilain sentiment qui, si nous n’y prêtons pas garde, atteint
facilement notre cœur. De ce fait, nous devons rester prudents. Néanmoins, cette
prudence n’est que trop souvent dirigée vers les autres et non, vers nous-mêmes. En
effet, la chrétienté a difficile à honorer une personne, à complimenter, c’est vrai on ne
sait jamais… cette personne pourrait s’enorgueillir ! Par contre, si on pouvait me faire
des compliments, des félicitations, moi, je serais assez humble pour que cela ne me
prenne pas « le chou » ! D’ailleurs c’est Dieu qui fait !
S’il est vrai que c’est Dieu qui fait, il n’en demeure pas moins que Dieu s’est
choisi des hommes et des femmes pour collaborer avec Lui et pour manifester Sa
gloire. Il y a des gens qui jour après jour, donnent de leur personne, parfois même dans
l’anonymat pour servir… Il y a des hommes et des femmes qui sans relâche bénissent,
consolent, écoutent, partagent… C’est Dieu qui agit à travers eux mais ils ont accepté
de se lever et de dire « oui » au Seigneur ! La Parole de Dieu nous encourage à leur dire
merci, à leur dire que ce qu’Ils font nous bénit, qu’ils sont précieux…
Il ne s’agit pas là de « cirer les pompes » à qui que ce soit mais juste de recon-
naître la valeur de certaines personnes et de les honorer parce que c’est bien. Au-
jourd’hui même, encouragez quelqu’un, remerciez quelqu’un, félicitez quelqu’un.
N’attendons pas que les gens ne soient plus là pour les honorer.
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09 MARS LE TEMPS DU COCON [EZ37M]
Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux. − ECCLÉSIASTE 3.1
L ’Ecclésiaste nous dit qu’il y a un temps pour toute chose. Il y a, dans nos vies, des
temps de métamorphose, des temps où Dieu nous « enferme » dans un cocon. Fini
le « paraître au grand jour », le « haut de l’affiche », « l’estrade », le mouvement et ses
milles préoccupations…
Le but du Seigneur, c’est de nous faire passer de l’état de chenille à papillon, de
nous émonder, de nous parfaire, de nous mener plus loin et plus haut. Ce processus
prend du temps et il est indispensable qu’aucun facteur extérieur ne vienne entraver
cette métamorphose. Même si se retrouver dans un cocon n’est pas toujours « confor-
table » et agréable, si notre nature nous pousse à précipiter les choses, si d’autres met-
tent la pression pour accélérer ce processus, le papillon en devenir mourra. Laissons
au temps de Dieu le temps de faire Son œuvre. Le résultat sera grandiose et magni-
fique.
On ressent tout de suite quand quelqu’un a passé par le « cocon » de Dieu. Il est
marqué par une « beauté » que seul un tête-à-tête avec Dieu peut produire. Ce temps
qui semble improductif à produit en lui un beau fruit mûr de l’Esprit.
Oui, le résultat sera grandiose et magnifique, tu ne seras plus à terre mais tu
pourras voler. Alors attends !
81
10 MARS LA PENSÉE DE L’ÉTERNITÉ [EZ37M]
Il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir
l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. − ECCLÉSIASTE 3.11
I l y a dans le cœur de l’homme des pensées qui le poussent à croire à l’existence d’un
dieu. J’ai rarement rencontré de vrais athées qui étaient satisfaits intellectuelle-
ment de leur croyance. Au contraire, beaucoup de « non croyants » que j’ai rencontrés
ici et là, avaient déjà prié sans savoir à qui ils s’adressaient. Nous devrions être pro-
fondément encouragés à partager notre foi car le monde sans Dieu cherche et cherche
encore le pourquoi de son existence !
Nous devrions vivre avec cette notion de l’éternité ! Malheureusement, beau-
coup d’enfants de Dieu vivent sur cette Terre sans se préoccuper de leur éternité. Ils
bâtissent, font des projets, se marient et marient leurs enfants comme Jésus l’a dit,
sans prendre le temps de réfléchir à l’au-delà et à la rapidité des jours qui nous sont
donnés (cf. Luc 17.27). Un serviteur de Dieu a dit : « Je pense à aujourd’hui et à ce jour-
là », c’est-à-dire qu’il vivait pleinement son présent tout en ayant le regard sur le jour
de son départ ou du retour de Jésus.
Je ne nous invite pas à vivre dans une psychose de la mort mais à entrer plei-
nement dans cette destinée qui est la nôtre en sachant que nous sommes des voya-
geurs sur la Terre. En cherchant la face de ce Dieu merveilleux et immense qui nous a
envoyé Jésus comme moyen de salut, nous allons comprendre petit à petit Son œuvre
du commencement à la fin.
82
11 MARS VIENS MA BELLE [EZ37M]
Mon bien-aimé élève la voix, il me dit : « Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, viens. » − CAN-
TIQUE DES CANTIQUES 2.10
83
12 MARS PLAIRE AU SEIGNEUR [DAVID HOUSTIN]
Tu me ravis le cœur, ma sœur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l’un de tes regards, par
l’un des colliers de ton cou. − CANTIQUE DES CANTIQUES 4.9
L e livre des Cantiques, attribué à Salomon, illustre l’image d’une relation entre Jé-
sus et Sa fiancée qui est issue de l’Église universelle.
Dans le Nouveau Testament, Paul nous révèle le mystère de cette alliance. Il di-
ra en outre : « Je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une
vierge pure. » (2 Corinthiens 11.2). Chaque chrétien qui a reçu Jésus et l’a accepté
comme son Seigneur et Sauveur est préparé individuellement pour devenir une seule
et même unité appelée « Corps de Christ », lui-même destiné à être l’Épouse unie à Jé-
sus dans l’Éternité. Pour l’instant, nous ne sommes encore que La Fiancée, et les «
vierges » que nous sommes ne sont pas toutes appelées à devenir l’Épouse (cf. Mat-
thieu 25).
Il n’est donc pas question ici de Salut, mais d’un grand honneur de pouvoir
s’unir au Roi des rois, d’avoir part à l’héritage, d’être rendus purs et sans tâche, et
d’être couronnés. Ce privilège immérité nous est accordé par grâce, mais il nous re-
vient de persévérer, de combattre le bon combat de la foi, d’achever la course et de sai-
sir la vie éternelle à laquelle nous avons été appelés (cf. 1 Timothée 6.12 ; 2 Timothée
4.7). En outre, cette alliance promise concerne uniquement le chrétien qui aura fait
sienne la volonté de Dieu et renoncé à ses propres ambitions (cf. Matthieu 12.50).
Légitimement, nous pouvons nous questionner sur la façon de plaire au Sei-
gneur et vouloir être certain de correspondre à l’Épouse qu’Il doit revenir chercher,
mais il n’y a en réalité rien de compliqué. Les critères et les conseils de Dieu sont
simples. Dans l’attente des noces de l’Agneau, il nous suffit d’avoir une communion
régulière et profonde avec Lui, d’aspirer à être doux, patients et humbles de cœur, à
Son image, d’avoir un cœur ouvert et disponible, de pratiquer le pardon, de l’écouter,
d’être soumis à Sa Parole. Dès lors, tout comme les jeunes amoureux qui veulent se
voir le plus souvent possible et se parler longuement, par cette connexion et cette atti-
tude proche et fréquente avec Dieu, nous Lui exprimons notre attachement. Il en va de
même en cherchant dans Sa Parole ce qu’Il aime, puis en nous revêtant par l’Esprit
Saint de ces qualités afin de Lui plaire. De la sorte, nous réalisons par exemple que le
fruit de l’Esprit manifesté en nous est comme un bijou précieux qui accroît notre «
beauté spirituelle ».
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13 MARS BEAUTÉ SPIRITUELLE [DAVID HOUSTIN]
Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée ! Comme ton amour vaut mieux que
le vin, et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates ! − CANTIQUE DES
CANTIQUES 4.10
N otre « beauté spirituelle » ainsi que le parfum qui émane de notre vie et se pro-
page autour de nous sont-ils agréables à Jésus, notre Fiancé ? Bonne ou mauvaise,
quelle est notre « odeur spirituelle » ?
Chaque fois que par amour et saint respect pour Dieu nous résistons à la tenta-
tion, nous lisons Sa Parole, nous prions selon Sa volonté, nous Le célébrons de tout
notre cœur et par nos bouches, nous délaissons nos projets au profit des Siens ou nous
aimons notre prochain comme nous-mêmes en action et en vérité, c’est comme autant
de mots d’amour adressés au Fiancé et déversés sur Sa tête et Ses pieds comme un par-
fum de grand prix. Et tel le cantique des cantiques où le fiancé est passionné par l’élan
amoureux de sa promise pour lui, Jésus est Lui aussi passionné par notre être entière-
ment disposé et tendu vers Lui, et par les gestes qui découlent de ce cœur amoureux.
Quelles plus belles preuves d’amour de la Fiancée pour son Fiancé ? Notre atta-
chement à Jésus, nos prières et notre témoignage, font de nous la bonne odeur qui
monte jusqu’au trône de Dieu et nous identifie comme étant le parfum de Christ, par
lequel Il nous reconnaît et nous distingue et dont Il se sert pour répandre Sa connais-
sance en tout lieu (cf. Philippiens 4.18 ; 2 Corinthiens 2.14-16).
Aspirons à être la merveilleuse fragrance de Jésus, notre adoration et bientôt
notre Époux. Oui, dégageons un parfum de bonne odeur qui donne la vie parmi ceux
qui sont sauvés et ceux qui périssent, plutôt que de répandre l’odeur du péché qui
donne la mort.
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14 MARS MANIFESTER LA DOUCEUR [DAVID HOUSTIN]
Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; il y a sous ta langue du miel et du lait. − CANTIQUE
DES CANTIQUES 4.11
J ésus, lors de son célèbre sermon sur la montagne, a déclaré que c’est de l’abondance
du cœur que la bouche parle (cf. Luc 6.45). Par cette affirmation, Il indiquait que les
mots que nous prononçons dans une situation fâcheuse ou face à une personne désa-
gréable, reflètent nos pensées intérieures, exposent au jour l’état de notre âme… Cer-
tainement, si la bonté est en nous, cela s’entendra aussi dans notre bouche. Nous au-
rons des paroles qui ne seront pas destinées à faire le mal, mais seront apaisantes, en-
courageantes… (Cf. Proverbes 16.24). Si, pour plaire à Christ notre Fiancé, nous vou-
lons que nos « lèvres distillent le miel », alors le nectar de la douceur doit enrober notre
âme et nos pensées. Et cette douceur qui fait partie des fruits de l’Esprit n’est pas une
attitude qui dépend des circonstances, qui est feinte et éphémère pour celui qui l’a re-
çu (cf. Galates 5.22-23).
La douceur est un magnifique ornement que revêt la Fiancée pour être belle et
plaire à son futur Époux. Aucun guide de développement personnel qui nous promet-
trait d’acquérir la douceur en vingt étapes, aucun coach, aucune thérapie, aucune
technique ni aucun effort personnel ne pourra nous parer de ce que seul le Saint-
Esprit peut nous donner parfaitement.
Ne soyons pas connus pour nos paroles méchantes et blessantes, mais travail-
lons à développer la bonté en nous pour l’amener à la perfection. Ne laissons pas notre
caractère, nos vieilles habitudes, notre ancienne nature que l’on nomme « le vieil
Homme » ou encore « la chair » agir à notre place, mais laissons plutôt l’Esprit de Dieu
exprimer Sa douceur et Sa bonté à travers nous. Prions pour que ces nobles fruits
soient mis en pratique en toutes occasions, et que l’insensé connu pour ses disputes, sa
dureté, son amertume, ses colères, ou encore sa brutalité, soit enfin reconnu pour sa
grande compassion, sa patience infinie et sa sagesse.
Par notre volonté à vouloir faire le bien plutôt que le mal, et par notre désir ar-
dent de grandir en maturité jusqu’à atteindre la stature parfaite de Christ, Dieu nous
prépare Lui-même pour le jour des noces comme une Épouse glorieuse, sans tache, ni
ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible (cf. Éphésiens 5.27). Oui,
soyons sûrs que selon notre obéissance, notre soumission, notre sincérité et notre
humilité, le Saint-Esprit convertira nos faiblesses en forces, nous parfumera du plus
odorant et du plus fin des nectars, nous parera de bijoux précieux et nous revêtira
d’une magnifique tunique blanche.
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15 MARS LE ROCHER ÉTERNEL [DAVID HOUSTIN]
Placez votre confiance toujours en l’Éternel, car l’Éternel est le rocher de toute éternité. −
«
ÉSAÏE 26.4 (BDS)
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16 MARS JUSTE UNE QUESTION DE TEMPS [EZ37M]
C ette promesse semble future, pourtant dans la forme hébraïque, elle est au temps
parfait, c’est-à-dire qu’elle est déjà accomplie. Comme le Seigneur est dans
l’éternité, c’est-à-dire hors du temps, ce n’est pas toujours facile de comprendre qu’Il
puisse parler d’une chose dans notre avenir comme d’une chose déjà passée. Un bon
exemple, c’est Ésaïe 53 qui parle du sacrifice de Jésus à la croix comme un événement
passé alors qu’il faudra encore plus de 700 ans avant qu’il n’arrive.
Une chose est sûre, c’est que l’Éternel voit déjà notre avenir. Vous comprenez
que quand Il annonce l’exaucement, le secours et Sa protection, c’est pour Lui une
chose déjà accomplie. Ceci devrait nous donner une pleine confiance sur la véracité et
l’accomplissement certain des promesses de Dieu pour notre vie.
Dans le temps qui sépare la promesse de l’exaucement, nous avons une forte
tendance, et c’est très humain, à nous décourager. Si nous prenions de la hauteur et si
nous demandions à Dieu de nous faire voir les circonstances de notre vie comme Lui
les voit, Il nous répondrait certainement ! Le temps qui passe n’est pas inutile si nous
l’envisageons dans cette optique. Nous serons poussés dans une attente active au lieu
d’être passive.
Comme pour vous, il y a des promesses de Dieu sur nos vies qui ne se sont pas
encore réalisées, du moins dans notre histoire. Mais pour notre Seigneur, elles sont
déjà une vérité, Lui qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient (cf.
Romains 4.17). J’espère de tout cœur mes bien-aimés que ces quelques lignes vous fe-
ront regarder vers l’avant avec une profonde espérance et une attente confiante en-
core plus forte en votre Dieu, qui est le Père Éternel !
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17 MARS MIROIR, MON BEAU MIROIR… [EZ37M]
Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et Son aspect n’avait rien pour nous
plaire. − ÉSAÏE 53.2
V ous savez probablement que ce verset parle du Seigneur Jésus. Or, nous les en-
fants de Dieu, ne sommes-nous pas appelés à imiter notre Seigneur ? Et si c’est le
cas, pourquoi nous donnons-nous tant de mal pour notre apparence ? Pourquoi les
enfants de Dieu cherchent-ils tant à plaire aux autres si pour Dieu cela n’a aucune im-
portance ? Paul va même plus loin en disant : « Car, maintenant, est-ce que je cherche la
faveur des hommes ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si j’en
étais encore à plaire aux hommes, je ne serais plus serviteur de Christ. » (Galates 1.10,
TOB).
Bien-aimés, réfléchissons sérieusement à l’état d’esprit qu’il peut y avoir dans
ce désir de plaire. Cet état d’esprit c’est la séduction, qui est une des caractéristiques du
diable lui-même. Posons-nous sérieusement les questions suivantes… A qui voulons-
nous attirer les gens : à nous-mêmes ou à Dieu ? Qu’est ce qui est le plus important :
l’image que je vais projeter ou ce que je vais dire de la part du Seigneur ? Depuis quand
la puissance est dans l’emballage plutôt que dans le contenu du message de l’Évangile ?
Honnêtement, frères et sœurs, combien de temps passez-vous à soigner votre
apparence en comparaison du temps que vous passez à soigner votre cœur ? Combien
investissez-vous pour être « branchés » en comparaison de votre investissement fi-
nancier dans le Royaume de Dieu ?
En sommes-nous encore à mépriser ceux qui passent inaperçus et qui ne sont
pas considérés par le monde ? Si c’est le cas, nous aurions laissé passer le Seigneur sans
le voir ! De plus n’oublions pas que le Seigneur choisit justement ceux qui ne sont pas
considérés pour manifester Sa gloire (cf. 1 Corinthiens 1.28).
N’aurions-nous pas raison de dire que bien des communautés sont une femme
adultère ? Elles se parent de mille feux pour séduire leur amant : le monde ! Elles
s’évertuent à nettoyer l’extérieur du plat alors que l’intérieur est bien sale…
89
18 MARS PARDONNÉS, SAUVÉS ET GUÉRIS [DAVID HOUSTIN]
C’est pour nos péchés qu’Il a été percé, c’est pour nos fautes qu’Il a été brisé. Le châtiment
qui nous donne la paix est retombé sur Lui et c’est par Ses blessures que nous sommes gué-
ris. − ÉSAÏE 53.5
90
19 MARS UN CŒUR ORNÉ [EZ37M]
Malheureuse, battue de la tempête, et que nul ne console ! Voici, je garnirai tes pierres
d’antimoine, et je te donnerai des fondements de saphir ; je ferai tes créneaux de rubis, tes
portes d’escarboucles, et toute ton enceinte de pierres précieuses. − ÉSAÏE 54.11-12
91
20 MARS LE JEÛNE AUQUEL DIEU PREND PLAISIR [EZ37M]
Voici le jeûne auquel je prends plaisir : détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les
liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, et que l’on rompe toute espèce de joug ;
partage ton pain avec celui qui a faim et fais entrer dans ta maison les malheureux sans
asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne de détourne pas de ton semblable. − ÉSAÏE
58.6-7
92
21 MARS RÉPARATEUR DE BRÈCHES [EZ37M]
E n relisant cette parole d’Ésaïe, nous pensons tout de suite aux brèches qui existent
dans la chrétienté. Tant de divisions, de querelles, d’espaces ouverts où l’ennemi
s’infiltre pour faire son œuvre de destruction. Serviteurs de Dieu, nous avons une mis-
sion : celle de relever les fondements antiques !
Paul dira : « J’ai posé le fondement… savoir Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 3.10-11).
Quelle que soit notre dénomination, nous devrions tous avoir ce même fondement, la
foi en Jésus-Christ. Nous sommes tellement obnubilés par nos différences que nous
oublions facilement notre point commun, immuable et éternel. L’histoire de l’Église
ne serait pas ce qu’elle est si nos prédécesseurs étaient restés fermement sur ce fon-
dement ! La prière de Jésus n’était-elle pas : « Qu’ils soient un comme moi Je suis en toi. »
(Jean 17.21).
Dieu ne change pas et nous avons besoin de revenir à cette vision de l’Église. Le
Seigneur Jésus n’est pas polygame et Il n’a qu’une seule Épouse. Les membres du Corps
de cette Épouse sont disséminés dans le flot de congrégations et c’est important que
nous en prenions conscience pour nous associer à eux.
Comment pouvons-nous réparer ces brèches ? La première des choses, c’est de
reconnaître l’appartenance au Corps de tous ceux qui se revendiquent de la foi en Jé-
sus-Christ, quelle que soit l’appellation de leur « mouvement ». Ensuite, dans un esprit
de respect et d’unité, d’entamer le dialogue sur ce qui nous rassemble, n’hésitant pas à
se repentir de nos erreurs passées. Enfin d’œuvrer ensemble à la reconstruction de
cette Église glorieuse, pour la faire paraître sans tâche ni ride (cf. Éphésiens 5.27).
Mes bien-aimés, le temps n’est plus aux inimitiés, aux querelles, aux jalousies,
aux animosités, aux disputes, aux divisions et aux sectes qui sont des œuvres de la
chair, mais le temps est à la paix, à la bonté, à la douceur et à la tempérance, ce qui dé-
montrera notre caractère profondément spirituel et rempli du fruit du Saint-Esprit !
(Cf. Galates 5.20).
93
22 MARS VOTRE MISSION, SI VOUS L’ACCEPTEZ… [DAVID HOUSTIN]
L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes
nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour pro-
clamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance. − ÉSAÏE 61.1-2
A lors que Jésus revient du désert, là où Il fut tenté par Satan, Il se rend dans une
synagogue à Nazareth où Il lit ce passage d’Ésaïe 61.1-2, puis déclare : « Au-
jourd’hui, cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. » (Luc 4.21).
Jésus se présentait comme l’Oint de Dieu, envoyé pour annoncer la bonne nouvelle du
Salut, la guérison des malades et la libération des captifs.
Oui, Jésus a pris notre place pour nous réconcilier avec Dieu le Père, pour nous
donner la vie éternelle, pour nous guérir de toutes nos maladies, physiques, mentales,
psychologiques, affectives, psychiques, comportementales et spirituelles, mais aussi
pour nous délivrer de tous liens démoniaques comme l’oppression (cf. Psaumes 34.18).
De la sorte, que celui qui souffre dans son corps ou dans sa tête, qui est dépendant de
l’alcool, de la cigarette, de la pornographie, des drogues, des écrans (jeux, téléphone,
tablette, ordinateur, etc.) sache qu’en Jésus se trouve la solution pour être libre, en
paix et en santé.
En outre, apporter la Bonne Nouvelle, mandat d’abord attaché à Jésus, nous a
été transmis à la Pentecôte par la venue du Saint-Esprit. C’est à nous qui avons cru à
toute l’œuvre annoncée, à nous qui avons tout reçu pleinement, gratuitement et en
abondance, qu’il appartient dorénavant de marcher dans les traces de notre Sauveur
et Seigneur, et de prêcher le plein évangile à toute la création (cf. Marc 16.15 ; Mat-
thieu 28.19). « Aller, prêcher, annoncer, transmettre, partager, guérir et rendre libre »,
voilà résumé en quelques mots le message de la mission dévolue à l’Église.
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23 MARS LES VÊTEMENTS DE LA JUSTICE [DAVID HOUSTIN]
Je serai plein de joie, l’Éternel en sera la source. J’exulterai à cause de mon Dieu parce qu’Il
m’aura revêtu des habits du Salut et qu’Il m’aura enveloppé du manteau de justice, comme
le fiancé se pare d’un turban tout comme un prêtre, et comme la mariée s’orne de ses bijoux.
− ÉSAÏE 61.10
N ous qui avons reconnu le sacrifice de Christ en notre faveur et sommes au béné-
fice de Sa mort, réjouissons-nous, parce qu’un jour Celui qui a pris sur Lui tous
nos péchés, qui nous a revêtu d’un vêtement blanc et nous a offert le Salut, et dont
nous avons l’honneur et le privilège d’être la Fiancée, deviendra un jour notre Époux.
Oui, soyons dans l’allégresse, car c’est une éternité glorieuse dans Sa présence qui
nous est réservée, à nous Sa promise !
Sans ce nouvel habit de Sainteté et de Justice donné par Dieu, nous serions
comme Adam et Ève, troublés par leur nudité, alors qu’avant la transgression ils n’en
avaient point honte (cf. Genèse 2.25). Après avoir péché, les Écritures révèlent que,
tremblants de peur et de honte, Adam et Ève s’étaient dissimulés parmi les arbres du
jardin, et s’étaient confectionnés des pagnes avec des feuilles de figuier (cf. Genèse 3.7-
8). Mais ces quelques artifices pour recouvrir leurs corps ne masquaient toutefois pas
leurs fautes au regard de Dieu et ne les effaçaient pas davantage. En se cachant ainsi,
Adam et Ève apaisaient un peu leur conscience et pensaient échapper au jugement de
l’Éternel qui savait tout, qui avait tout vu et aussi tout entendu. La colère de Dieu était
sur eux. Souillés par leurs péchés, ils furent chassés du jardin d’Éden, puis ils com-
mencèrent un chemin de douleur sur la Terre. Cependant, s’ils avaient attiré la malé-
diction sur eux par leur désobéissance à Dieu et devaient désormais en supporter les
conséquences, l’Éternel fit preuve de compassion en leur donnant de nouveaux vête-
ments faits de peaux de bêtes sacrifiées, en remplacement de leurs pagnes de feuilles
et, par ce geste, Dieu leur montra qu’Il ne les abandonnait pas et pourvoirait à leurs
besoins.
Ce premier sacrifice de l’histoire de la création préfigure celui de Christ 4 000
ans plus tard. Par Sa mort expiatoire pour le pardon de tous, Jésus, l’Agneau de Dieu,
suppléa parfaitement et abrogea définitivement les sacrifices d’animaux considérés
comme imparfaits, et paya la dette pour toujours. À la croix, les péchés passés, pré-
sents et à venir sont expiés, et le sang de Jésus éloigne la malédiction qui devrait nor-
malement retomber sur le pécheur (cf. Galates 3.13).
Cette œuvre de rédemption parfaite est une grâce pour nous qui confessons que
Jésus est mort pour nous réconcilier avec le Père et qui croyons qu’Il nous a revêtus
d’un vêtement de pureté et de sainteté pour notre Salut !
95
24 MARS JE ME SOUVIENS DE TON AMOUR… [DAVID HOUSTIN]
Ainsi parle l’Éternel : « Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, de ton affection
lorsque tu étais fiancée, quand tu me suivais au désert, dans une terre inculte. » − JÉRÉMIE
2.2
96
25 MARS LA TRISTESSE DU SEIGNEUR [DAVID HOUSTIN]
Mon peuple a commis un double péché : il m’a abandonné, moi qui suis une source d’eau
vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau. − JÉ-
RÉMIE 2.13
L a communion quotidienne avec Dieu devrait être notre priorité, la première ac-
tion déterminante pour bien démarrer notre journée. Chaque jour, entrons dans
Sa présence par le silence, la prière ou la louange, parlons-Lui, demandons-Lui la di-
rection pour les heures à venir, remercions-Le pour ce qu’il a préparé pour nous, re-
nouvelons-Lui notre confiance, demeurons dans Sa paix, lisons Sa parole et prenons le
temps pour la méditer. Avoir un temps de qualité dès le matin avec notre Seigneur,
c’est Lui donner nos prémices, c’est l’honorer, c’est attester qu’Il est le Maître et le Ber-
ger de notre vie, c’est L’écouter et s’attendre à recevoir le pain de ce jour, c’est se pré-
senter devant Lui comme un sacrifice vivant qui soumet sa volonté à la Sienne (cf.
Matthieu 6.11).
Toutes nos sources (c’est-à-dire toutes nos voies et toutes les réponses à nos be-
soins) sont en Dieu (cf. Psaumes 36.8-9, 87.7). Dès lors, si nous négligeons notre rela-
tion avec Lui et oublions de nous rafraîchir au torrent de Sa grâce, si nous ne nous dis-
ciplinons pas pour communier régulièrement avec Lui en cœur à cœur, alors nous al-
lons spirituellement nous dessécher et nous ne porterons plus les bons fruits de
l’amour, de la joie, de la paix, de la bonté, etc. En nous éloignant peu à peu de la Source
véritable, notre cœur va devenir sec et nous serons comme des citernes crevassées qui
ne retiennent pas l’eau. Notre soif ne pourra plus être étanchée, car rien ni personne
d’autre que Dieu ne peut rassasier et donner la vie en abondance !
Au-delà de l’aspect purement spirituel, il nous faut compter sur le Seigneur
notre source pour nos besoins matériels et physiques… À titre d’exemple, en période
de stress, certains perdent de vue que Dieu pourvoit à tous nos manques et à tous nos
besoins, et cherchent la solution à leurs problèmes dans des substituts, des dérivatifs
et des méthodes du monde, alors qu’en Christ TOUT nous est donné (cf. Philippiens
4.19). D’autres encore, dépensent de l’énergie et gaspillent beaucoup de temps pour
trouver des moyens de combler leurs besoins physiques, financiers et matériels, pour-
tant la Parole nous assure que le Père prend Lui-même soin de Ses enfants (cf. Luc
11.9-13, 12.27-32). Ainsi, placer son espérance en quelqu’un ou en autre chose qu’en
Dieu, notre pourvoyeur et notre Père, c’est ne pas croire en Ses promesses et donc pé-
cher !
Cessons donc d’attrister le Seigneur par une foi tiède, sèche ou immature, et dé-
clarons qu’en Lui nous avons la vie et que nous sommes dans l’abondance (cf. Jean
10.10).
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26 MARS OÙ EN EST NOTRE RELATION AVEC DIEU ? [DAVID HOUSTIN]
La jeune fille oublie-t-elle ses ornements, la fiancée sa ceinture ? Et mon peuple m’a oublié
depuis des jours sans nombre. − JÉRÉMIE 2.32
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27 MARS SOMMES-NOUS DES ADULTÈRES SPIRITUELS ? [DAVID HOUSTIN]
J’ai vu tes adultères et tes hennissements, tes criminelles prostitutions sur les collines et
dans les champs, j’ai vu tes abominations. Malheur à toi […] ! Jusqu’à quand tarderas-tu à
te purifier ? − JÉRÉMIE 13.27
99
28 MARS PAR AMOUR [EZ37M]
100
29 MARS CES OS POURRONT-ILS REVIVRE ? [DAVID HOUSTIN]
D ans ce verset, Ézéchiel rapporte la vision qu’il a reçue du Seigneur d’une vallée
remplie d’ossements. On apprend par la suite que le désir de l’Éternel est de re-
donner vie à ces os secs… Cette vision concernait le peuple d’Israël, mais de nombreux
passages et plusieurs histoires ou paraboles de la Bible sont à double sens, et
s’appliquent pour nous en tant qu’Église de Jésus-Christ. Et c’est notamment le cas ici.
En effet, il est possible de comparer une partie de l’Église à cette vallée d’ossements
desséchés, car si certains chrétiens sont actifs, inspirés par l’Esprit de Dieu et entre-
tiennent la flamme, d’autres sont spirituellement endormis. Sûrement, ils croient tou-
jours en Dieu et reconnaissent encore en Jésus leur Sauveur, pour autant, leur manque
de fruits témoigne qu’ils ne vont plus boire à Sa source ou alors très rarement. Et cette
distance avec l’eau de la Parole et l’Esprit qui vivifie, les rend secs, pareils à des arbres
sans sève et stériles.
Lorsque nous sommes asséchés, que nous avons ralenti ou rétrogradé dans
notre marche avec Dieu, la Parole nous assure que Lui reste néanmoins fidèle à Ses
promesses, et que le bois sec peut être revivifié et fécond, que les ossements desséchés
peuvent reprendre vie. Oui, la braise peut se réanimer et se réenflammer ! (Cf. Ro-
mains 11.29). Lorsque le Saint-Esprit nous révèle l’aridité de notre cœur, c’est pour
nous redonner la vie en abondance. Oui, notre espérance est en Dieu qui a ressuscité
Christ (cf. Romains 8.11).
L’Esprit crie aujourd’hui : « Réveille-toi, toi qui dors ! Laisse-toi de nouveau gui-
der par moi, abreuve-toi à nouveau aux sources de la Parole, car voici, l’Époux revient
bientôt à la rencontre d’une Épouse pleine de vie dont le feuillage abondant ne trahit
pas un manque de fruit. Oui, le cœur de son bien-aimé se délecte de ce fruit généreux !
»
101
30 MARS PASSES-TU PAR UN MOMENT DE SÉCHERESSE ? [EZ37M]
Nos os sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus ! − ÉZÉCHIEL
37.11
C ’est le cri de la maison d’Israël et c’est peut-être le nôtre aussi aujourd’hui. Nous
passons en effet tous par des temps où tout semble desséché. Notre cœur est sec,
notre vision, notre espérance est détruite, nous sommes découragés, à terre et nous
avons l’impression que c’est fini pour nous. N’êtes-vous jamais passé par des périodes
comme cela ? Si aujourd’hui tu passes par un temps de sécheresse, j’ai un message
pour toi…
L’automne s’est bien installé et l’hiver s’ensuivra. Il nous faudra nous chauffer
et pour cela, certains, qui ont une cheminée sortiront le bois qui est à l’abri et le met-
tront dans la cheminée. Ce bois était au départ un arbre verdoyant, plein de force et
s’élevant vers le ciel. Puis, le bûcheron est venu le couper : ce bois a été mis quelque
part dans un endroit protégé. Au fil des mois, voire des années, il a séché. C’est seule-
ment quand le bois est complètement sec qu’il peut enfin être utilisé. Il s’embrase et
ses flammes diffusent la chaleur.
Notre vie ressemble parfois à cela. Nous sommes plein de force, verdoyant et
nous nous élevons vers le ciel. Et, pour toutes sortes de raisons, nous voilà cassés, bri-
sés en mille morceaux. Nos rêves, notre vision, nos ambitions et notre espérance sont
détruits. Le temps passe dessus et plus celui-ci avance, plus nous nous sentons secs à
l’intérieur de nous. C’en est-il fini ?
Vous l’aurez compris, rien n’est fini et au contraire, ce n’est peut-être en fait que
le début. Le cœur de l’homme est tortueux plus que tout et celui-ci a besoin d’être épu-
ré de ses mauvaises ambitions, de ses illusions sur lui-même, de tout ce qui empêche
l’action de Dieu en lui. C’est ainsi qu’à l’image de l’arbre, nous voilà « coupés », retran-
ché et mis dans un endroit, protégé de Dieu, mais où progressivement, au fil des mois,
même parfois années, nous allons devenir secs.
Nous avions pourtant déposé pleins de choses sur l’autel, cela peut être notre
profession, notre argent, notre temps… Mais là, c’est autre chose qui doit être placé
sur l’autel, c’est notre moi. Oui, notre personne toute entière. Quand ce temps de sé-
chage est à son comble, il est temps pour nous de monter sur cet autel et d’attendre
que le feu de Dieu vienne inonder notre cœur de Son amour, de Sa présence, de Sa sain-
teté, de tout ce qui est Dieu.
Les apôtres ont dû attendre un moment dans la chambre haute pour recevoir la
promesse, ce feu venant du Ciel et embrasant leur cœur d’une passion pour Dieu. Ce-
pendant, au temps marqué par Dieu, la promesse s’est accomplie. C’est peut-être le
temps pour toi de déposer ton offrande : ta vie entière sur l’autel et de dire à Dieu :
« Seigneur, envoie ton feu et viens transformer ma vie. » Son feu viendra embraser ton
cœur, tu seras transformé et la chaleur et la force qui se dégageront de ta vie se répan-
dra partout où tu iras.
102
31 MARS PERDRE PIED DANS SON AMOUR [EZ37M]
Il mesura encore mille coudées ; c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau
était si profonde qu’il fallait y nager ; c’était un torrent qu’on ne pouvait traverser. − ÉZÉ-
CHIEL 47.5
N e vous êtes-vous jamais dit : « En ce moment je stagne, je dois aller plus loin avec
le Seigneur, ça ne peut plus durer ainsi. » Je crois que nous nous le disons tous à
un moment donné ou à un autre de notre parcours.
À l’instar d’Ézéchiel, le Seigneur désire faire entrer dans Son torrent de vie. Tout
d’abord, nous allons y entrer jusqu’aux chevilles, cela nous sécurisera pour un temps.
Cependant, le Seigneur a plus pour nous, il nous demandera donc de nous y avancer
jusqu’aux genoux. Là, c’est déjà moins sécurisant ! Et puis, jusqu’aux reins, là, nous
sommes presque immergés mais pas encore complètement. Cependant, voilà un trou
au fond de l’eau et nous voilà à boire la tasse illico !
Pour ceux qui aiment à se baigner, vous aurez remarqué que tant que nous ne
sommes pas plongés complètement dans le milieu aquatique, il est difficile d’avancer
et de plus, nous avons souvent froid. Le remède à cela, c’est de nous plonger complè-
tement dans l’eau et de commencer à nager et sans nous en rendre compte, nous pou-
vons ainsi perdre pied sans aucune crainte.
Nous croyons que le désir du Seigneur, pour Ses enfants et particulièrement
pour toi qui lis ces lignes aujourd’hui, c’est que tu rentres dans Son torrent d’amour
jusqu’à perdre pied en celui-ci : là où il n’y aura plus que Sa présence et Son amour qui
te porteront. Il te dit : « Avance mon enfant, ne crains pas ! » Pendant que tu seras là,
perdant pied dans Son amour, des choses se passeront en toi mais aussi tout autour de
toi. Oui, quand tu sortiras du fleuve, la vie aura fait Son œuvre, tu pourras voir les
fruits et la guérison se manifester.
Alors n’attend plus, plonge-toi dans son torrent d’amour.
103
AVRIL
104
01 AVRIL SANS COMPROMIS [EZ37M]
Sache toutefois que notre Dieu, le Dieu que nous servons, est capable de nous sauver ; oui, Il
nous arrachera à la fournaise et à ton pouvoir. Et à supposer qu'Il ne le fasse pas, sache
bien que nous refuserons quand même de servir tes dieux et d'adorer la statue d'or que tu
as fait dresser. − DANIEL 3.17-18 (BFC)
L e roi de Babylone avait fait ériger une statue et il entendait bien que tous ses su-
jets l’adorent. Des gens « bien intentionnés » étaient venus cafeter auprès du roi
que les trois amis de Daniel ne respectaient pas l’ordre de celui-ci. Sur ce, il les con-
voque pour les astreindre à s’exécuter ; mais ceux-ci, imperturbables malgré la menace
de mort qui plane sur eux, refusent catégoriquement de se soumettre à cette intimida-
tion. Si vous lisez la suite de l’histoire, vous verrez comment Dieu les a tirés de ce
mauvais pas avec puissance.
Nous ne sommes probablement pas tous intimidés au point de mettre notre vie
en danger, mais nous sommes tous confrontés au monde qui veut imposer sa loi et ses
mœurs dans nos vies, et ceci bien sûr au détriment de la Parole de Dieu. Nous sommes
sans cesse confrontés à la manipulation avec ce genre de discours : « Si tu ne fais pas
comme les autres on va te rejeter », « Tu vas perdre ta place », « Tu seras ridicule »,
« Un petit mensonge ce n’est pas si grave », « Tout le monde le fait », etc. Le but étant
de nous faire entrer dans un moule qui n’est pas le nôtre et de perdre cette merveil-
leuse liberté que nous avons en Jésus.
Nager à contre-courant n’est pas facile et nous ne jetons pas la pierre à ceux qui
ont cédé à la pression environnante. Cependant si nous voulons retrouver notre paix
et la joie de notre appartenance à Christ, il nous faut savoir trancher. Les désagré-
ments d’affirmer notre foi et de prendre position pour la vérité ne sont rien en compa-
raison de la souffrance que provoque une conscience blessée.
Mes bien-aimés, dans ces temps troubles, les chrétiens ont besoin de retrouver
leur courage pour se démarquer d’une bonne manière. Le monde a besoin d’un chris-
tianisme vrai et authentique, et il y aura un prix à payer pour cela mais soyons certain
que Dieu sera en mesure de nous porter secours. À l’image des amis de Daniel, clamons
haut et fort dans une assurance complète qu’il y a des choses dans ce monde qui sont
inadmissibles, même si pour cela nous devons braver, néanmoins avec respect, les
gouvernements et leurs lois iniques !
105
02 AVRIL NE PAS LIRE LA BIBLE TUE [DAVID HOUSTIN]
A voir soif de comprendre qui est Dieu, creuser dans Sa Parole plus intimement et
plus en profondeur afin de mieux Le connaître, saisir la dimension de Son amour
dans un cœur à cœur régulier, éprouver Sa puissance en s’appuyant sur Ses promesses,
chercher et creuser dans Sa Parole afin de mieux Le connaître, pour trouver des ré-
ponses, avoir des convictions et obtenir des clés… sont des preuves de notre attache-
ment et de notre soumission au Seigneur. En effet, lorsqu’on aime véritablement, il est
naturel et spontané de désirer savoir ce qui plaît à l’autre et, inversement, ce qu’il dé-
teste afin de répondre à ses attentes, lui faire du bien et non du mal.
La connaissance de Dieu se trouve en partie dans Sa Parole. Paul l’explique
d’ailleurs dans sa seconde lettre à Timothée (3.16) : « Toute l’Écriture est inspirée de
Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie conforme à la
volonté de Dieu. » Et puisque Dieu se découvre à travers la Bible, il nous faut la lire et la
retenir avec l’aide de Son Esprit qui nous éclaire, qui nous instruit et nous remet en
mémoire ce dont nous avons besoin au moment favorable.
Jésus a dit en Jean 14.26 : « Le consolateur, le Saint-Esprit, que le Père enverra en
mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Et
toutes ces choses annoncées par Jésus, nous sont transmises par la lecture de la Bible !
Nombre de chrétiens consacrés ayant une lecture assidue des Écritures assurent que
lorsqu’ils évangélisent, prêchent, prophétisent ou encouragent, l’Esprit Saint leur rap-
pelle toujours un passage biblique lu ou entendu précédemment. Et tandis que leur
discours répond précisément aux questionnements de leur interlocuteur ou du public,
et touche les cœurs, ils ont la confirmation d’être dirigés par le Seigneur. Ainsi, l’Esprit
de Dieu s’allie à Sa Parole et utilise nos bouches et nos pensées pour s’adresser direc-
tement et personnellement à celui qui est en recherche, qui a besoin d’être compris,
guidé et transformé.
Celui qui aime Dieu et désire Lui plaire veut Le connaître toujours plus. Par la
lecture des Écritures, il démontre sa volonté de Lui obéir avec amour. Celui qui aime
Dieu s’attache à ne pas simplement intellectualiser les conseils et les commandements
divins, mais il a de la joie à les écouter et à les suivre. « Ce ne sont pas, en effet, ceux qui
écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui
seront justifiés. » (Romains 2.13).
106
03 AVRIL TOUT CONTRE LUI [EZ37M]
Je les menais avec des attaches humaines, avec des liens d’amour, j’étais pour eux comme
ceux qui soulèvent un nourrisson contre leur joue et je lui tendais de quoi se nourrir. − OSÉE
11.4 (TOB)
Q uand nous lisons l’Ancien Testament, nous avons l’impression d’être devant un
Dieu sévère et exigeant. Ce texte d’Osée, qui explique la relation de l’Éternel avec
Son peuple, nous démontre tout le contraire. Dieu n’hésite pas à faire passer à travers
la bouche de Son prophète cette analogie avec la tendresse qui unit un parent avec son
petit enfant. C’est ce que le Seigneur a été pour ce peuple pourtant tellement rebelle et
têtu, Il en a pris grand soin avec une douceur et une attention incomparables.
Ma réflexion est la suivante : comment voyons-nous Dieu ? Malheureusement
pour beaucoup, l’image de Dieu est déformée par les mauvaises expériences qu’ils ont
vécues avec leurs propres parents. Parents absents, autoritaires, violents, abuseurs
même… Tant de blessures qui rejaillissent sur leur relation avec le Père d’amour.
Le Seigneur Jésus est venu présenter ce Père d’amour. Tout en Lui n’a été que
compassion et miséricorde jusqu’à faire le don merveilleux de Sa vie pour que tu sois
sauvé ! Il nous a encouragés à nous approcher de Dieu dans la prière en l’appelant
« Abba », un terme très affectueux pour dire « Père ». Cette relation étroite, chaude,
empreinte d’amour et de tendresse, Dieu la recherche ardemment avec nous. Il ne dé-
sire pas seulement être vénéré comme Dieu mais Il a la volonté profonde de nous faire
goûter à Son amour, Son Amour avec un grand A.
Mes bien-aimés, ne restons pas orphelins. Laissons-nous envelopper par les
bras d’amour du Père et laissons-Le nous soulever tout contre Sa joue. Recevons de Lui
un baiser plein d’affection et de gentillesse. C’est le Dieu en qui je crois, un être d’une
extrême bonté, veux-tu l’expérimenter toi aussi ?
107
04 AVRIL LE TEST DE LA CONFIANCE [EZ37M]
Tu dois revenir à moi, ton Dieu. Pratique la bonté et respecte le droit. Ne cesse jamais de
compter sur moi, ton Dieu. − OSÉE 12.7 (BFC)
C ela fait partie de l’école de la vie, nous sommes confrontés à l’injustice et au mal.
Combien d’entre nous ont été tentés de baisser les bras, de nous venger ou de de-
venir indifférents ? C’est tout à fait humain comme réaction mais le Seigneur attend
plus de nous.
Sans être trop limitatif, il existe un but principal au test de l’épreuve : nous ap-
prendre à compter sur Dieu, à Lui faire une confiance aveugle. Bien souvent, au début
de notre conversion, nous sommes submergés de grâce et de bénédictions. Mais après
quelque temps, nous avons l’impression que le Ciel se ferme et que Dieu nous aban-
donne dans ce monde cruel et froid. C’est là que le test de notre confiance commence !
Après bien des années de marche avec le Seigneur, nous pouvons dire qu’Il n’a
jamais fait défaut et qu’Il est parfaitement digne que nous nous abandonnions entiè-
rement à Lui. Sans cesse, nous devons revenir à Lui avec nos bobos. Il nous demande
de persévérer dans une bonne attitude de bonté et de droiture car c’est en cela qu’Il
prend plaisir. Tôt ou tard, Il nous fera justice.
Pour marcher sur l’eau et ne pas sombrer dans les flots de l’amertume et de la
déception, il est primordial de regarder constamment à Jésus. Auprès de Lui, nous al-
lons trouver réconfort, amitié et compassion. Si nous faisons confiance à notre Dieu, Il
nous élèvera au temps convenable et Il nous préservera de bien des embûches. Mes
bien-aimés, revenons sans cesse à Lui et pourquoi pas dès maintenant ?
108
05 AVRIL PARLONS DE L’HUMILITÉ [EZ37M]
Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, et revenez à l’Éternel, votre Dieu ; car Il est com-
patissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté. − JOËL 2.13
C ette exhortation du prophète Joël nous interpelle particulièrement ! Elle nous in-
vite à manifester de l’humilité, non pas une humilité extérieure mais une humili-
té profonde et de cœur.
Jésus a souvent condamné cette attitude des pharisiens qui, dans la recherche
de l’approbation, étalaient leur pseudo-humilité. Aujourd’hui, avec les moyens du net,
nous pouvons être tentés par la même chose. Jésus nous dit : « Ils reçoivent leur récom-
pense. » (Matthieu 6.16). N’oublions pas que si nous agissons ainsi, nous perdrons
l’élévation que Dieu envisage pour nous puisque nous avons déjà reçu notre récom-
pense. Quand Il promet qu’Il élèvera celui qui s’abaisse, cela concerne ceux qui déchi-
rent leur cœur, qui vivent une vraie humilité manifestée dans leur être intérieur loin
des regards ! (Cf. Luc 18.14).
L’humilité ne saurait cohabiter avec la dureté du cœur. Elle se manifeste à
l’extérieur non pas en geste religieux mais en compassion et en miséricorde, en un ca-
ractère lent à la colère et plein de bonté. Trop d’hommes et de femmes de Dieu vivent
encore dans la duplicité (avoir deux visages). Ils sont tout doux et mielleux à l’église
mais sont « infects » dans leur vie privée et notamment avec leurs enfants et leur con-
joint ! Ce comportement ne pourra rester indéfiniment caché car Jésus l’a dit : « Car il
n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour. »
(Marc 4.22).
Mes bien-aimés, déchirons nos cœurs de pierre pour qu’ils deviennent des
cœurs de chair avant que nous soyons dans la confusion. Il y a un terrain ou l’ennemi
de nos âmes est battu à plates coutures, c’est celui de la vérité, de l’humilité et de
l’amour. Il est incapable de se tenir dans la vérité, il est orgueilleux au possible et il n’y
a aucun amour en lui ! Alors Dieu nous élèvera face aux hommes et face à toutes les
puissances des ténèbres. Le Seigneur pourra dire avec fierté : « As-tu vu mon servi-
teur ? »
109
06 AVRIL SACRÉ JONAS ! [EZ37M]
Quand j'étais dans la détresse j'ai crié vers Toi, Seigneur, et Tu m'as répondu ; du gouffre de
la mort j'ai appelé au secours et Tu m'as entendu. − JONAS 2.3 (BFC)
J erique
n’aime pas la personnalité du prophète Jonas ! C’était un homme insensible, colé-
et rebelle à Dieu. Je pense qu’aucun leader de communauté n’aurait voulu d’un
tel homme dans son équipe. Et pourtant, c’est lui que le Seigneur a choisi pour être
l’instrument d’un des plus grands réveils de l’Ancien Testament.
J’aimerais vous lancer quelques pistes de réflexion. Quelle serait notre attitude
face à Dieu s’Il nous envoyait vers nos ennemis avec un message menaçant de juge-
ment ; mais que nous soyons persuadés qu’Il fera grâce et que nous serons finalement
celui qui fera le bonheur des gens que nous détestons ? C’est important de nous sonder
par rapport à ce qui nous anime quelquefois.
Quelle serait notre réaction si un homme comme Jonas nous demandait de
l’aide alors qu’il est dans une « galère » par sa propre faute et par ses mauvais choix ?
Aurions-nous le cœur du Père pour le secourir ?
Je m’adresse aussi à ceux qui ont un mauvais caractère, bien loin du fruit de
l’Esprit que nous sommes tous appelés à porter. Jonas a pu être une bénédiction de
Dieu pour les autres, certes, cela fait partie des « mystères de Dieu » ! Mais pour lui ? Il a
touché une première fois le fond bien que Dieu l’ait sorti de là à cause de son repentir
mais son livre se termine brutalement, comme si sa vie avait été écourtée !
Mes bien-aimés, le mauvais caractère ne s’excuse pas ! Ne nous retranchons pas
derrière le fait que le Seigneur nous utilise quand même, c’est Son amour et Sa com-
passion qui sont la cause de ce fait. Avoir un caractère acariâtre comme Jonas provient
toujours de l’orgueil et Dieu résiste aux orgueilleux (cf. Jacques 4.6). Tôt ou tard, nous
allons faire les frais de nos comportements et le Seigneur va nous briser, bien que ce
soit là encore un geste d’amour de sa part.
110
07 AVRIL L’EXIGENCE DE DIEU [EZ37M]
On vous a enseigné la conduite juste que le Seigneur exige des hommes : Il vous demande
seulement de respecter les droits des autres, d'aimer agir avec bonté et de suivre humble-
ment le chemin que Lui, votre Dieu, vous indique. − MICHÉE 6.8 (BFC)
S i nous sommes un chrétien quelque peu engagé, nous allons chercher ce qui est
« bien » pour Dieu. Or le prophète Michée nous le dit clairement : ce que Dieu at-
tend de nous c’est d’être juste, bon, et humble. En outre, être une bouche pour le muet
et exercer la miséricorde envers les démunis, a beaucoup d’importance pour Dieu.
Ésaïe nous le dit aussi : « Efforcez-vous de pratiquer le bien, d’agir avec droiture, assistez
l’opprimé, et défendez le droit de l’orphelin, plaidez la cause de la veuve ! » (Ésaïe 1.17).
Jacques va jusqu’à dire que c’est cela la « religion » pure et sans tache, une vie marquée
non pas par des signes ostentatoires de spiritualité mais par des gestes simples et con-
crets de miséricorde (cf. Jacques 1.27).
Ma réflexion est la suivante : et si ce qui déplaît le plus à Dieu n’était pas ce que
nous croyons ? Une chose est sûre, l’indifférence et le manque d’intérêt envers les plus
« petits » (entendez dans ce terme les « laissés pour compte »), sera source de damna-
tion éternelle (cf. Matthieu 25.31-46). Vous ne trouvez pas que cela nous donne ma-
tière à réflexion ?
Je pense que nous devrions « réformer » notre manière de penser, ne plus voir la
paille mais la poutre ! La poutre de l’individualisme nous aveugle sur les besoins qui
nous entourent. Nous haussons les épaules devant l’affamé, le brimé en pensant :
« C’est dommage pour toi ». Nos entrailles devraient frémir de compassion et du désir
d’aider ! Si les enfants de Dieu ne se lèvent pas pour crier à l’injustice, qui le fera ? Ne
sommes-nous pas honteux quand le Seigneur doit susciter un homme qui ne Le con-
naît pas pour lutter contre les discriminations ?
Ne croyez pas que Dieu ne « souffre » pas pour les malheureux, même si ces
derniers ne le connaissent pas. Dieu est loin d’être indifférent à la misère humaine et Il
se cherche un homme, des hommes pleins de Son cœur pour apporter la justice sur la
planète Terre ! Notre Seigneur Jésus en est l’exemple parfait. De la Genèse à
l’Apocalypse, vous retrouverez ce « souci » de Dieu. Aujourd’hui donc, si nous en avons
l’opportunité, exerçons la justice et le droit, donnons de notre amour et de nos biens
pour soulager un peu la misère de ce monde.
111
08 AVRIL GRAVE-LA SUR TON CŒUR [EZ37M]
Le Seigneur me répondit ainsi : « Écris ce que je te révèle, grave-le sur des tablettes de telle
sorte qu'on puisse le lire clairement. » − HABAKUK 2.2 (BFC)
L a chose la plus difficile dans la vie chrétienne est probablement l’attente ! Dieu
nous parle en promesses et nous les accueillons avec enthousiasme, puis vient la
terrible épreuve de l’attente, épreuve suscitant en nous toutes sortes de réactions,
pouvant produire les plus profondes vallées du désespoir.
Un des derniers mots du Seigneur Jésus sur la terre a été : attendre ! (Cf. Actes
1.4). Cette attente n’a duré que dix jours, mais vous le savez par expérience, il y en a de
bien plus longue que celle-là. Le peuple juif était en attente de la venue du Messie et
Siméon pourra se réjouir en voyant Jésus au temple, mais il faudra encore trente ans
avant qu’Il exerce son ministère. Cette attente fut tellement longue que le peuple juif
n’a pas reconnu son Messie.
Et c’est bien là le danger, le temps efface la mémoire et la promesse s’estompe
au point de disparaître de notre confiance. Pourtant, la promesse de Dieu est certaine
et elle s’accomplira.
Le Seigneur nous donne un « secret », écris la promesse et retourne la lire sou-
vent. Fais comme Marie qui gardait et repassait ces choses dans son cœur (cf. Luc 2.19).
Grave ce que Dieu t’a promis sur les tablettes de ton âme ! Cela permettra au feu de res-
ter allumé et surtout de voir, comme Siméon, les prémices de l’exaucement. Entretenir
la Parole de Dieu pour toi te donnera du courage et de la détermination. Aux heures
sombres de ta vie, elle sera comme un phare dans la nuit.
L’attente a ceci de constructif, c’est qu’elle crée en nous la patience, l’endurance
et la persévérance. Jésus nous a aussi donné cette promesse : « Il leur fera promptement
justice ! » (Luc 18.7-8). Encore faut-il que ses élus crient à Lui jour et nuit ! La promesse
que Dieu t’a faite est un contrat sur son honneur signé par son sang. Alors garde soi-
gneusement ce contrat et relis-le souvent.
112
09 AVRIL PRESQUE PARFAIT [EZ37M]
Cherchez l’Éternel, vous tous, humbles du pays, Qui pratiquez ses ordonnances ! Recher-
chez la justice, recherchez l’humilité ! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de
l’Éternel. − SOPHONIE 2.3
113
10 AVRIL DIEU RAYONNE DE BONHEUR [EZ37M]
Le Seigneur ton Dieu est avec toi : Il est fort et t'assure la victoire, Il rayonne de bonheur à
cause de toi, Son amour te donne une vie nouvelle, Il pousse des cris joyeux à ton sujet. −
SOPHONIE 3.17 (BFC)
J ’aime ce verset parce qu’il nous montre un visage de l’Éternel dont on ne parle pas
souvent, ou pas assez à mon goût. Pouvons-nous imaginer que le Créateur de
l’univers rayonne de joie à cause de nous et qu’Il pousse des cris joyeux à notre sujet ?
Bien que le Seigneur Jésus nous ait montré que Dieu souhaitait être notre Père
aimant, notre Papa du ciel, nos esprits sont trop souvent empreints encore de l’image
d’un Dieu lointain et sévère, exigeant et intransigeant. Pourtant le prophète nous dé-
voile ce Père qui a le cœur plein de joie et de réjouissance à cause de Ses enfants !
Ce verset contient aussi une très belle promesse. L’Éternel est avec nous, Il est
fort et Il met cette force en action pour nous assurer la victoire. Son amour passion
pour Ses enfants se manifeste par le don gratuit et désintéressé d’une vie nouvelle. Pas
seulement la promesse d’une vie meilleure dans l’au-delà, mais une vie nouvelle qui
commence dès aujourd’hui ! Dans le verset 18, Il dit : « Je supprimerai le malheur, dit le
Seigneur, j’enlèverai la honte qui pèse sur vous. » C’est toute la beauté de la Bonne Nou-
velle que nous annonce l’Évangile.
Trop d’enfants de Dieu se battent avec une image tronquée d’eux-mêmes. Ils se
sentent sales et désespérément pécheurs, se privant finalement eux-mêmes de cette
relation intime père-fils ou père-fille que Dieu désire tellement ardemment.
Ces quelques lignes sont pour toi bien aimé, ton Papa céleste t’attend ! Il est prêt
à te donner cette vie nouvelle et passionnante, Il est prêt à se battre pour t’assurer la
victoire sur tout ce qui te tient esclave, Il est prêt à avoir des transports d’allégresse
parce qu’Il peut te faire du bien. L’Éternel est un Dieu de fête et Il éprouve une joie
immense à te bénir, te restaurer, te pardonner, te guérir, te démontrer son affection
paternelle…
114
11 AVRIL NI PAR FORCE NI PAR PUISSANCE… [DAVID HOUSTIN]
« Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit », dit l’Éternel des
armées. − ZACHARIE 4.6
C ette Parole de Dieu qui déclare à la suite : « Qui es-tu, grande montagne […] ? Tu se-
ras aplanie » est l’un des versets les plus puissants de la Bible !
Physiquement ou mentalement, l’Homme peut accomplir des prouesses et re-
lever des défis, mais face à la montagne de la peur, de la maladie, du deuil, du déboire
financier, de la perte d’un travail, de la précarité, du rejet, du mépris, de l’injustice ou
de la difficulté qui se dresse devant lui subitement, il est parfois démuni, découragé et
sans force. Dans de telles circonstances, il peut nous sembler difficile, voire impossible
de gravir et de dépasser les obstacles pour de nouveau avancer.
Certes, le monde propose quelques moyens pour surmonter les épreuves de la
vie. Ainsi, la peur, l’angoisse, la dépression ou encore la phobie peuvent être canalisées
ou diminuées avec l’appui d’un thérapeute spécialisé. En ce qui concerne la pornogra-
phie sur Internet, il existe des filtres à installer. Pour la dépendance à la cigarette, on
trouve des substituts nicotiniques. Pour l’alcool et la drogue, il y a des groupes
d’entraide et de soutien, des professionnels de santé, des traitements médicaux et des
cures de désintoxication… Assurément ces méthodes peuvent aider un certain temps
et laisser penser que nous avons réussi à vaincre nos « géants », seulement tôt ou tard,
ils se représentent devant nous et nous renvoient nos faiblesses en pleine figure. Nous
comprenons alors que nous demeurons fragiles et à la merci de ces « lions rugissants »
qui cherchent qui dévorer. Et notre seule solution est en Christ ! Lui seul peut nous
aider à avoir une victoire totale et durable si nous reconnaissons notre impuissance, et
si nous déposons toutes nos faiblesses au pied de la croix. Oui, si nous remettons et
soumettons toutes choses à Sa grandeur et à Son autorité, alors Il nous soulage, nous
guérit, nous libère ; Il se charge de nos fardeaux et nous donne un joug léger. Et par la
paix et l’assurance qu’Il nous donne, ces montagnes qui nous paraissaient alors in-
surmontables et inatteignables, s’aplanissent (cf. Pierre 5.7).
Nous avons un grand Dieu, bien plus grand que tous les ouragans de la vie, bien
plus grand que tous les Goliaths du monde, de la chair et des pensées qui cherchent à
nous asservir, nous faire peur et nous tuer. C’est pourquoi, cessons de lutter par nos
propres forces en cherchant de droite et de gauche des pis-aller pour nous en sortir.
Dès aujourd’hui, choisissons de déposer les armes et confions ce combat au Seigneur
car Il est l’Éternel des armées qui déploie Ses anges et livre pour nous des batailles
dans le Ciel et sur la Terre. Oui, arrêtons-nous et reconnaissons qu’Il est Dieu qui a
TOUS pouvoirs et domine sur TOUTE la création ! Ne gaspillons plus notre temps et
notre énergie à donner des coups d’épée dans l’eau et combattons le bon combat : celui
de la foi et de la persévérance dans la foi (cf. 1 Timothée 6.12).
115
12 AVRIL GRÂCE ET UNION [EZ37M]
Je me mis donc à faire paître les brebis destinées au carnage, et surtout les plus misérables
du troupeau. Je pris deux houlettes, je nommai l'une Grâce, et l'autre Union. Puis je me mis
à faire paître les brebis du troupeau. − ZACHARIE 11.7
S i vous lisez l’Ancien Testament, vous verrez qu’à plusieurs reprises l’Éternel fait
des reproches aux bergers. Ces reproches concernent le manque de soin que ceux-
ci apportent aux brebis. Par le terme « bergers », entendez tous ceux qui ont la respon-
sabilité d’êtres plus fragiles. Zacharie nous révèle deux qualités qui sont indispen-
sables pour paître le « troupeau » que Dieu nous confie, que ce soit une communauté
ou notre foyer !
La première de ces qualités, c’est la Grâce. Le mot hébreu traduit par « Grâce »
contient l’idée de bonté, de gentillesse et de faveur. Notre Dieu est un Dieu de Grâce. Le
problème du péché ayant été une fois pour toutes réglé à la mort de Jésus sur la croix,
l’Éternel peut nous faire Grâce, c’est-à-dire que son regard sur nous est plein de bonté,
de gentillesse et de faveur ! Il attend de ses serviteurs qu’ils manifestent cette même
Grâce envers ceux qui leur sont échus, d’autant plus encore envers ceux qui sont
« méprisés ». Mes chers frères, comment le Seigneur nous accueillera-t-Il si nous
sommes légalistes, sectaires, autoritaires et sans miséricorde ? Nous avons tellement
besoin de développer la houlette de la Grâce dans nos vies !
La deuxième de ces qualités, c’est l’Union ! Le dicton s’est tellement répandu :
« Diviser pour mieux régner ». Un berger selon le cœur de Dieu sera un rassembleur. Il
mettra toute son énergie à faire tomber les barrières, à régler dans la paix les conflits, à
prendre la défense des plus « faibles » face aux plus « forts » dans un esprit de douceur
mais aussi avec fermeté. J’ai toujours cru que la première des qualités d’un ministère
apostolique n’est pas l’implantation d’églises mais la conciliation. Apprendre à ceux
que le Seigneur leur a confiés, à vivre ensemble, en paix, en tranquillité et en harmo-
nie !
Que le Seigneur nous fasse de nous ces hommes pleins de Grâce et d’Union, que
cela soit pour notre communauté ou notre foyer !
116
13 AVRIL LA PRÉDICATION DE LA CROIX [EZ37M]
Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : « Repentez-vous, car le Royaume des
Cieux est proche. » − MATTHIEU 4.17
117
14 AVRIL LE SEL DE LA TERRE [DAVID HOUSTIN]
Vous êtes le sel de la Terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne
sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les Hommes. − MATTHIEU 5.13
118
15 AVRIL LA LUMIÈRE DU MONDE [DAVID HOUSTIN]
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. −
MATTHIEU 5.14
J ésus dit qu’Il est la lumière du monde et que celui qui Le suivra ne marchera pas
dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie (cf. Jean 8.12). Et puisqu’en tant que
disciples, nous portons en nous Sa lumière, notre mission est d’aller dans le monde et
de briller dans les ténèbres, d’être des lampes qui éclairent généreusement ceux qui se
trouvent encore dans l’obscurité (cf. Matthieu 5.14-15).
Jésus a dit que bien que nous sommes dans le monde, nous ne sommes pas du
monde ; autrement dit, nous sommes au milieu des ténèbres, mais nous
n’appartenons pas aux ténèbres (cf. Jean 17.14-18). Nés de nouveau, nous devrions
être différents et reconnus par notre changement intérieur, par l’amour de Christ en
nous, par notre lumière intérieure qui devrait luire, interpeller et éclairer ceux qui ne
l’ont pas reçue. Cependant, beaucoup de ceux qui se disent « chrétiens » ne reflètent
pas cette lumière. Ils mettent leur lampe sous le boisseau en se conformant au siècle
présent, en affectionnant les plaisirs du monde que le Seigneur appelle « ténèbres », ils
se conforment au siècle présent. Désobéissants selon la Parole, ils sont semblables à
des aveugles qui conduiraient d’autres aveugles (cf. Matthieu 15.14).
Il est un autre triste constat : celui des chrétiens qui ne partagent pas avec leur
prochain la flamme de l’espérance, de l’amour et de la foi qui brûle en eux et leur a été
donnée par grâce. Ne pas le faire est un péché, puisque c’est désobéir à la mission de
Dieu pour nous (cf. Matthieu 28.19). Oui, le feu qui consume l’huile de notre lampe
devrait être « contagieux » et non pas rester égoïstement caché ou enfermé. Attendu
que nous sommes la lumière du monde, illuminons le monde et soyons comme des
phares dans la nuit pour indiquer la direction aux âmes perdues dans l’océan du pé-
ché !
Comment donc pouvons-nous être cette lumière ? Tout comme Moïse dont le
visage brillait de la lumière divine après être monté sur la montagne de l’Éternel et
L’avoir rencontré, il nous faut passer régulièrement du temps dans la présence de Dieu
(cf. Exode 34.29-35). Ainsi, nous rayonnerons de Son éclat, et toutes nos œuvres, tout
notre être, tout ce que nous faisons et disons, tout ce qui nous constitue (esprit, âme et
corps) reflétera la gloire de Christ qui vit en nous !
119
16 AVRIL LE FEU EST-IL ALLUMÉ ? (1) [EZ37M]
On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chande-
lier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. − MATTHIEU 5.15
U n des aspects positifs du feu est qu’il a la capacité d’éclairer. À l’époque du Nou-
veau Testament, une lampe était une flamme alimentée par de l’huile, un petit
feu en fait. Cette flamme qui nous anime n’est pas destinée à être cachée sous quoi que
ce soit, elle est destinée à éclairer le « monde » qui nous entoure.
La lumière a une faculté extraordinaire : celle d’annihiler les ténèbres. Même la
plus petite lumière chasse l’obscurité la plus profonde ! Si chaque petit feu du Saint-
Esprit se met à briller, la nation entière pourra être éclairée.
Malheureusement, bien des enfants de Dieu se cachent sous le boisseau. La con-
joncture actuelle, le « qu’en-dira-t-on », certains « pompiers »… empêchent les « ti-
mides » de croire qu’ils peuvent éclairer ce monde, qu’ils peuvent changer les choses,
qu’à leur niveau ils peuvent faire quelque chose. Pourtant, bien-aimé, si tu te laisses
embraser par le feu, tu vas éclairer tout le coin, et il peut être immense, où tu te
trouves.
Nous sommes la lumière du monde, c’est un acquis, Jésus Lui-même l’a décrété
(cf. Matthieu 5.14). Notre pas de foi, c’est de ne plus nous cacher, de nous laisser
transporter sur « le chandelier », d’accepter d’être utilisés pour la gloire de notre Sei-
gneur. « Ta Parole est une lampe à mes pieds, » a dit le psalmiste (cf. Psaumes 119.105),
souvenons-nous que les porteurs de la Parole, les bouches de Jésus, c’est nous bien-
aimés.
120
17 AVRIL AMOUR DE FAÇADE ? [DAVID HOUSTIN]
Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite
d’être puni par les juges. » Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son
frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : « Raca ! » mérite d’être
puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : « Insensé ! » mérite d’être puni par le feu de
la géhenne. − MATTHIEU 5.21-22
C ertains disent être de bonnes personnes sous prétexte qu’ils n’ont jamais tué
quelqu’un. Pour eux, nul besoin de se remettre en question ou d’être libérés du
péché. Pourtant, lorsque Jésus a fait ce sermon sur la montagne, c’était pour révéler
notre condition de pécheurs au regard de Sa pensée et non selon notre mesure et notre
appréciation toute personnelle, selon notre morale relative et variable suivant les
époques et le courant de pensée, ni selon notre conscience et nos acceptations, notre
degré de culpabilité, les balances de notre vie entre nos actions louables et mauvaises,
etc. Par ce sermon, le Seigneur démontrait et avertissait que nous sommes TOUS pé-
cheurs, qu’il nous faut TOUS nous repentir et reconnaître Son sacrifice pour être par-
donnés, purifiés, sauvés… (Cf. Ecclésiaste 7.20 ; Romains 3.23 ; 1 Jean 1.8-10).
Ce passage de la Parole établit que le mal que l’on nourrit dans notre cœur à
l’égard de l’autre, ou bien l’emportement ou encore la violence verbale sont considérés
par Dieu comme un meurtre. C’est un péché qu’on ne peut prendre à la légère. Dieu
réprouve et condamne les pensées de haine, la méchanceté alimentée puis déployée
envers son prochain, car l’amour est l’essence même de Dieu, et sans amour nous ne
sommes que des cymbales qui retentissent (cf. 1 Corinthiens 13.1).
Ainsi, si quelqu’un se prétend chrétien, mais manque cruellement de compas-
sion envers les veuves, les orphelins ou les pauvres, ou bien si quelqu’un déteste son
frère dans la foi, il est un menteur. Et suivant ce que dit le Seigneur, celui-ci se trouve
dans les ténèbres et ne peut-être Son disciple (cf. 1 Jean 2.9, 3.15, 4.20). C’est pourquoi,
dès à présent, examinons-nous à la lumière de Sa Parole avec l’aide du Saint-Esprit afin
de discerner l’état de notre cœur. De quelle substance est notre amour ? Est-ce un
amour de surface ou de façade, un amour sous condition et sous contrôle ? Ou bien,
sur le modèle de Christ notre Seigneur, pouvons-nous dire que notre amour est sincère,
qu’il se donne à tous sans rien attendre en retour ?
Si nous comprenons que cet amour n’est pas en nous, exposons notre faute à
Dieu, apportons-Lui ce péché que nous minimisons et négligeons depuis bien trop
longtemps, mais qui peut nous séparer de l’amour de Christ car il fait de nous un men-
teur, un hypocrite voire même un meurtrier. Repentons-nous sans attendre ! Confes-
sons avec sincérité notre triste condition et soyons certains que notre Dieu pardonne,
restaure et transforme de gloire en gloire à Son image (cf. 2 Corinthiens 3).
121
18 AVRIL AVANT D’ADORER DIEU… [DAVID HOUSTIN]
Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a
quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier
avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. − MATTHIEU 5.23-24
I l faut retenir de ce verset que Dieu préfère que règnent l’amour et la paix entre Ses
enfants, plutôt que de recevoir des offrandes provenant de cœurs qui ne sont pas
en paix car n’auraient pas pardonné.
Nous sommes le Corps de Christ et nous représentons Ses membres, chacun
pour notre part (cf. 1 Corinthiens 12.27). Nous formons une unité soudée et reliée par
l’amour et le sacrifice de Jésus. De la sorte, si nous formons l’Église appelée aussi
l’Épouse, alors tout comme le cerveau guide nos pensées et accorde nos mouvements,
nous qui avons reçu le même Esprit, il nous faut rester unis en Christ et ne pas causer
de divisions. Ainsi, la main droite ne peut être en conflit avec la gauche, ni le pied droit
s’opposer au gauche et désynchroniser tout le corps. « Heureux ceux qui procurent la
paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » (Matthieu 5.9). Efforçons-nous donc de conser-
ver l’unité par le lien de la paix car quiconque est au cœur de querelles, de divisions, de
jalousies ou de rivalités sans forcément en être à l’origine, doit obéir à la Parole de Dieu
et faire son possible pour se réconcilier. Quant à celui qui est à la source de telles dis-
cordes, il prend le risque de perdre l’héritage du Royaume des Cieux (cf. Éphésiens 4.3 ;
Galates 5.20 ; Romains 16.17).
Jésus nous invite à être des messagers de paix, des raccommodeurs de liens. Et
même si nous pensons être innocents d’une histoire dont on nous accablerait ; même
si nous nous estimons davantage victime que coupable d’une fâcherie, d’une injus-
tice…, même si l’on nous reproche d’être à l’origine de mauvais sentiments (colère,
jalousie, etc.), chez un frère ou une sœur en Christ, il nous faut obéir au Seigneur et
régler le problème au plus vite et dans l’amour. Et là où la nature humaine nous pous-
serait à dire : « Je n’y suis pour rien, ce n’est pas ma faute. Je n’ai rien fait, cela ne me
concerne pas, » nous sommes appelés à rechercher ce qui contribue à la paix et
l’édification mutuelle là où il y a la discorde. « S'il est possible, autant que cela dépend de
vous, soyez en paix avec tous les Hommes. » (Romains 12.18).
Que nous soyons responsables ou pas d’une division, impliqués directement ou
pas dans un différend, il est contraire à la Parole de Dieu de laisser les choses
s’envenimer et contaminer le Corps de Christ. Ainsi, il nous faut nous charger de notre
croix et faire le premier pas de pardon, le premier pas d’humilité, le premier pas vers la
réconciliation. Oui, au lieu de fuir, d’enfouir ou d’ignorer le problème, le Seigneur nous
demande de tout faire pour demeurer unis en Lui dans la paix et de conserver l’unité. «
À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns
pour les autres. » (Jean 13.35).
122
19 AVRIL SE SÉPARER DE CE QUI NOUS FAIT PÉCHER [DAVID HOUSTIN]
Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il
est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille
pas dans la géhenne. − MATTHIEU 5.30
123
20 AVRIL LÀ OÙ EST TON TRÉSOR [EZ37M]
Q uelqu’un a dit dans la prière : « Je ne te demande pas le Ciel mais je te demande Toi,
car là où Tu es, c’est le Ciel ! ». J’ai trouvé que cette prière était forte à propos. Nous
demandons souvent plein de choses dans notre prière et nous disons si rarement, pour
ne pas dire jamais : « je Te veux Toi Seigneur ». Pourtant, si le Seigneur se donne à nous,
nous aurons toutes choses avec Lui (cf. Romains 8.32).
« Garde ton cœur plus que toute autre chose, » nous disait Salomon (cf. Proverbes
4.23). Pour le protéger des dangers, nous devons veiller à ce qui fait notre trésor, car
c’est là que notre cœur voudra aller ! Ce n’est pas trop difficile de savoir ce qui fait
notre « trésor », il suffit de nous écouter quand nous parlons car « C’est de l’abondance
du cœur que la bouche parle. » (Matthieu 12.34). Quels propos sortent de ma bouche ?
Quelle compagnie je recherche ? Quels sont mes sujets de prière ? Autant d’indices
pour savoir si notre « trésor » est bien celui qu’il devrait être, à savoir : mon Seigneur.
Le danger pour nous chrétiens, c’est de croire que Jésus est notre « trésor » alors
que ce n’est pas le cas. Notre cœur peut être attaché à l’église, à notre ministère, à telle
ou telle personne du corps de Christ, à la louange, à un prédicateur éloquent, à
l’atmosphère de la communauté, à la bénédiction, aux expériences supra spirituelles,
aux dons… Tout cela n’est pas mauvais en soi, mais ce n’est pas la « Perle de grand
prix » !
Mes bien-aimés, que notre cœur soit pleinement attaché à Dieu ! En Lui, nous
avons tout et l’amour qu’Il nous a manifesté par sa grâce est tellement extraordinaire.
On peut tout nous voler, tout peut se détériorer, sauf le Seigneur ! Personne ne pourra
nous le ravir et Il demeurera éternellement le même, plein de compassion, de miséri-
corde et d’amour. Prions ensemble : « Oui Seigneur, je Te veux Toi, car quand je suis
avec Toi, je suis au Ciel. »
124
21 AVRIL OBSERVEZ LES LYS [EZ37M]
V ous aimez les bouquets de fleurs ? Nous aussi. En ce moment nous avons des lys.
Mon épouse et moi nous les observons attentivement. L’un après l’autre, ils se
gonflent, deviennent jaune orange et à un moment, on pourrait croire qu’ils vont ex-
ploser. Le lendemain quand nous nous levons, le lys est pleinement ouvert et magni-
fique. Vous savez pourquoi il s’ouvre ? C’est pour accueillir la vie, c’est-à-dire le pollen
qui va le féconder.
Ma réflexion est la suivante : ne sommes-nous pas parfois comme ces lys ? Nous
sentons une poussée en nous, provoquée par le Saint-Esprit mais nous restons fermés.
Parfois cette poussée devient si forte que nous avons le sentiment que nous allons ex-
ploser ! Pourquoi le Saint-Esprit nous pousse-il ainsi ? Parce qu’Il souhaite que nous
nous ouvrions au Soleil de la justice pour recevoir sa vie. Cette vie implantée en nous
va nous féconder, c’est-à-dire que nous allons enfanter des bonnes œuvres, une vision,
une vocation ou encore des fils et des filles spirituels.
La durée de vie d’un bouquet est malheureusement courte, une semaine, deux
tout au plus. Plus je vieillis, plus je trouve que le temps passe à une vitesse incroyable,
pas vous ? Ne résistons pas à cette poussée de l’Esprit mais ouvrons-nous tout grand.
Plus vite ce sera, mieux ce sera !
125
22 AVRIL LE ROYAUME EN PREMIER [DAVID HOUSTIN]
Cherchez premièrement le Royaume de Dieu et Sa justice, et toutes ces choses vous seront
données par-dessus. − MATTHIEU 6.33 (OST)
C ombien de chrétiens connaissent par cœur ce verset ? Il est si connu qu’un vieux
cantique chrétien lui est même consacré.
Notée par deux fois dans la Parole, cette promesse démontre que le Seigneur a
voulu que nous la retenions et que nous nous appuyions dessus comme une certitude
(cf. Luc 12.31). Pourtant, face à nos difficultés, au regard de nos désirs et pressés par
nos besoins quotidiens, bien souvent nous balayons d’un revers de la main ce serment
dont nous ne saisissons pas la profondeur et le gain pour notre vie de foi. En agissant
aussi légèrement, nous oublions que Dieu a des plans de paix et de bonheur pour cha-
cun de Ses enfants et qu’Il désire nous bénir au-delà de nos raisonnements humains
(cf. Jérémie 29.11).
Chacun de nous a été formé et appelé à quelque chose de spécial et de personnel
bien avant sa conception, c’est pourquoi il nous faut nous reposer dans les mains de
Celui qui promet dans Sa Parole d’être fidèle et présent lorsque nous lâcherons TOUT
pour Lui, et que nous Le laisserons s’occuper de TOUTES les sphères de notre vie ! (Cf.
Psaumes 139.13-16). L’incrédulité nous met en danger alors que notre confiance ré-
jouit le cœur du Père et ouvre Ses mains. Forts de cette vérité, ne soyons plus dans la
crainte du lendemain, n’agissons plus comme l’Homme sans Dieu qui organise sa vie
tout seul, et cessons de nous confier dans des idoles sans vie qui ne nous concèdent au
final que quelques petites miettes, quand le Seigneur veut nous donner du pain en
abondance et nous céder un si grand héritage !
Ne nous soucions pas du manger, du boire, du vêtir et autres besoins matériels
mais donnons la primeur au Royaume de Dieu par notre sanctification, par notre
loyauté, par notre témoignage, par notre disponibilité, par notre disposition de cœur,
par notre service. Oui, mettons nos capacités, notre temps, nos talents, nos expé-
riences au service de la propagation de la Bonne Nouvelle et à être des ambassadeurs
du Christ ! Acceptons qu’Il bouscule notre planning et renverse nos projets, et exultons
face à la provision surnaturelle dont chaque jour nous serons les premiers et heureux
bénéficiaires ! Oui, admirons Sa bienveillance envers nous, mesurons la grandeur de
Sa fidélité, louons Sa générosité, Son amour et Sa puissance !
En faisant la volonté du Père, nous sommes assurés de ne manquer de rien ni
sur Terre ni dans l’éternité, alors marchons sans crainte vers notre destinée, dans les
plans prévus d’avance pour nous ; c’est alors que Sa faveur coulera sur nous (cf. Mat-
thieu 6.25-36 ; 2 Corinthiens 9.8).
126
23 AVRIL LA PAILLE ET LA POUTRE [EZ37M]
Ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de
ton frère. − MATTHIEU 7.5
127
24 AVRIL BESOIN DE RÉVÉLATION [EZ37M]
Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira la
porte. − MATTHIEU 7.7
J ésus nous a dit : « Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. »
(Luc 17.20). Sous cette affirmation, il y a l’idée que pour trouver, cela nécessite une
observation attentive, une recherche approfondie. Pour déceler la nature, le fonction-
nement et les caractéristiques du Royaume de Dieu, il nous faut les chercher avec in-
sistance. Si Dieu se laisse trouver par ceux qui ont besoin de salut, l’héritage de notre
statut d’enfants de Dieu ne se trouve qu’en cherchant, en frappant à certaines portes
et en demandant avec insistance (cf. Jérémie 29.14).
Malheureusement nous nous sommes trop souvent laissés conditionner par le
siècle présent et sa mentalité du « tout cuit » ! Très peu d’enfants de Dieu ont encore la
notion de révélation parce que celle-ci demande de la détermination et une recherche
persévérante. Nous sommes trop habitués à la facilité, ce qui nous laisse pauvres dans
la connaissance de la révélation qui émane du Saint-Esprit. Un peu plus en amont de
notre texte Jésus nous dit : « Cherchez premièrement… »
Pierre nous explique que les prophètes de l’Ancien Testament avaient une révé-
lation de la grâce et du salut de Dieu parce qu’ils ont fait des recherches et des investi-
gations à ce sujet (cf. 1 Pierre 1.10). Salomon disait aussi : « La gloire de Dieu, c’est de
cacher les choses ; la gloire des rois, c’est de sonder les choses. » (Proverbe 25.2) ajoutant :
« Moi, je m’appliquerai de tout cœur à connaître, à explorer… » (Ecclésiaste 7.25). Salo-
mon est une icône de la sagesse, de la connaissance et de l’explication des énigmes !
Tout ceci mes bien-aimés pour dire que nous avons besoin d’appliquer notre
cœur à rechercher la révélation que seul Dieu peut donner. Dans ces temps troubles où
toutes sortes de doctrines circulent, nous avons un besoin vital de connaître la vérité
en ce qui concerne le Royaume. Cette révélation ne viendra pas par les autres même
s’ils peuvent y contribuer, mais elle viendra dans cette recherche assoiffée de la face
de Dieu. Nous le disons souvent dans nos lignes, mais il est primordial de revenir à une
intimité avec Dieu par la prière personnelle et/ou en couple, par une méditation ap-
profondie de la Parole de Dieu et par une bonne relation avec le Saint-Esprit.
128
25 AVRIL DIEU POURVOIT [DAVID HOUSTIN]
Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à
combien plus forte raison votre Père qui est dans les Cieux donnera-t-Il de bonnes choses à
ceux qui les Lui demandent. − MATTHIEU 7.11
D ieu n’est pas seulement notre Créateur, Il est notre Père, à nous qui avons recon-
nu le sacrifice de Jésus et l’avons accepté en tant que Seigneur et Sauveur. Par
Christ, à la conversion, Dieu se présente comme le Père qui prend soin de Ses enfants,
ne les abandonne pas et pourvoit à leurs besoins. Et cela nous est enseigné par le Fils
de Dieu dans la prière du « Notre Père » (Pater Noster – cf. Matthieu 6.9-13).
Quelques-uns, parmi nous, ont peut-être eu ou ont dans le naturel un père im-
parfait : un père abusif, violent, froid ou même absent. Mais Dieu déclare être le Père
de tous, au-dessus de tous, parmi tous et en tous (cf. Éphésiens 4.6). Il est le Père cé-
leste parfait dont l’amour dure à toujours (cf. Psaumes 136).
« Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. » (Jean 16.24). Dieu
écoute nos requêtes, et Il ne tarde pas à répondre à nos besoins selon Ses richesses, et
non à nos désirs. Lorsque nous prions et réclamons, il arrive que nous ne soyons pas
exaucés car nous doutons de recevoir ou nous demandons mal dans le but de satisfaire
nos passions (cf. Jacques 1.6-7, 4.3). En tant que Père, Dieu nous assure cependant la
provision pour le corps et la nourriture spirituelle. Il nous donne fidèlement notre
pain quotidien, car c’est ici l’attitude première d’un père envers son fils ou sa fille. Le
Dieu qui nourrit les oiseaux du ciel ne manquera pas de nourrir Ses enfants en Jésus !
(Cf. Matthieu 6.26). À titre d’exemple, je me souviens que, petit garçon, alors que mes
parents avaient du mal à joindre les deux bouts pour nourrir leurs quatre enfants, vint
un jour où nous n’avions plus rien à manger. Paisible, mon père nous avait demandé
de nous installer à table, puis devant notre assiette vide, de rendre grâce au Seigneur
qui pourvoit toujours aux besoins des siens. Juste après notre « amen » collectif,
quelqu’un avait sonné à la porte et nous sommes allés ouvrir. Il n’y avait personne,
mais seulement un panier posé sur le sol et rempli de provisions ! Alléluia, Dieu est
fidèle à Sa Parole ! Ce jour-là comme d’autres jours encore, Il avait répondu à la prière
du juste qui n’avait point douté en demandant, et croyait qu’Il lui répondrait certai-
nement. En effet, le Seigneur nous avait exaucé, non parce que nous étions parfaits en
tant que chrétiens, mais sur la base de notre foi ! (Cf. Marc 11.24).
Outre les exaucements aux besoins du corps, le Père satisfait aussi ceux de
notre esprit. De la sorte, si nous Lui demandons avec foi de nous guérir ou de nous dé-
livrer du mal, Il nous le fera assurément selon ce que déclare Sa Parole ! De la même
manière, Il nous donnera la sagesse d’en Haut, l’intelligence, l’amour et l’humilité se-
lon Ses préceptes, si nous y aspirons et croyons fermement qu’Il le fera.
129
26 AVRIL LA PORTE DU ROYAUME [DAVID HOUSTIN]
Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la
perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le che-
min qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. − MATTHIEU 7.13-14
130
27 AVRIL ACCOMPLIR LA VOLONTÉ DE DIEU [DAVID HOUSTIN]
Ceux qui me disent : « Seigneur, Seigneur ! » n’entreront pas tous dans le Royaume des
Cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux. − MATTHIEU
7.21
O n peut prétendre connaître Jésus et l’appeler « Seigneur » sans qu’Il soit vérita-
blement le Seigneur de notre vie ! Cette appellation est employée si couramment
dans nos églises et dans le milieu chrétien que beaucoup n’en comprennent ni le véri-
table sens ni ce que cela implique. Le Nouveau Testament emploie le mot grec theos
pour désigner Dieu, parallèlement au mot kurios qui se traduit par « seigneur » ou
« maître », et indique une personne de haut rang, une personne de réputation, investie
d’un certain pouvoir, d’une certaine autorité. Le mot « seigneur » désigne à l’origine le
propriétaire de grandes terres, le possesseur d’un pays, d’un territoire, d’un état, d’un
fief… C’est quelqu’un à la tête d’un royaume, quelqu’un qui a une place d’autorité, un
pouvoir de décision. Par exemple, au moyen-âge, le seigneur était propriétaire de serfs
(des paysans qui s’occupaient de son domaine). Ils lui appartenaient totalement et il
avait tous les droits sur eux.
Dieu siège sur le trône de l’univers. Il est le Tout-puissant, Créateur des Cieux et
de la Terre, et nul n’est au-dessus de Lui. Il règne en Maître sur toutes choses et sur
toutes les créatures (cf. Jean 13.13). Jésus lui-même est soumis au Père, et il nous in-
combe d’être soumis au Fils qui a reçu l’autorité de Son Père. Ainsi donc, en tant que
chrétiens, nous appartenons de droit à Jésus. Nous sommes Son bien car nous L’avons
accepté non seulement comme Sauveur ayant donné Sa vie pour le rachat de nos pé-
chés, mais aussi comme Seigneur (cf. 1 Corinthiens 6.20). Et cette reconnaissance ac-
compagnée de notre confession quant à Sa seigneurie sur notre vie, notre corps, notre
âme, notre esprit, requiert un désir, une disposition à nous laisser guider par Son Es-
prit, à écouter Ses enseignements et à Lui obéir. Dans les faits, ce n’est cependant pas
toujours le cas puisqu’il est dit : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne
faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6.46).
Ceux qui œuvrent réellement et sincèrement pour Dieu sont peu nombreux au
regard des millions de chrétiens qui se revendiquent de Jésus. La moisson est blanche,
mais les ouvriers manquent à l’appel pour répondre à la mission première du chrétien
de faire des nations des disciples. Comprenons que seuls ceux qui auront écouté, parti-
cipé et travaillé dans le champ de mission du Seigneur auront part à l’héritage du
Royaume des Cieux. Et puisque la Parole dit que l’ouvrier mérite son salaire, au-delà
d’avoir part à une éternité dans Sa présence, des récompenses attendent les bons et
fidèles serviteurs qui auront su entendre et répondre à la voix du Maître, qui auront
accepté de faire avancer Son Royaume sur la Terre au sacrifice de leur confort et de
leurs désirs personnels (cf. Luc 10.7, 13.25).
131
28 AVRIL SOMMES-NOUS CONNUS DE DIEU ? [DAVID HOUSTIN]
C e passage des Écritures nous révèle qu’il n’est pas suffisant d’agir au Nom du Sei-
gneur pour effectivement Le connaître et hériter du Royaume des Cieux… En ef-
fet, la Parole de Dieu nous dit qu’il est tout à fait possible d’annoncer la Bonne Nou-
velle de l’Évangile, de chasser les démons et de faire des miracles, mais qu’en réalité, ce
n’est pas là l’essentiel…
Le Royaume des Cieux est le lieu saint où Dieu demeure. Rien d’impur ni de
souillé ne peut y entrer (cf. Apocalypse 21.27). Et puisque la sainteté convient à Sa
maison, celui qui n’a pas été lavé de ses péchés par le sacrifice de Christ, qui n’a pas été
purifié par Son sang et n’a pas su se consacrer comme le demande la Parole, ne pourra
y habiter (cf. Psaumes 93.5 ; Apocalypse 22.14). La consécration n’est pas le fait de ne
jamais pécher (ce qui est impossible à l’Homme tant qu’il vit dans sa chair), mais c’est,
par amour et respect pour le Seigneur et aidé de Son Esprit, essayer de marcher jour
après jour dans la pureté, porter de bons fruits et reconnaître Sa main dans chacune de
nos œuvres. Car oui, c’est uniquement par la puissance du Saint-Esprit et par l’autorité
du nom de Jésus-Christ que nous pouvons prophétiser, enseigner, prêcher, guérir les
malades, accomplir des prodiges et rendre la liberté aux captifs (cf. Jean 15.5).
Où notre relation avec Dieu en est-elle ? La qualité, la profondeur, la couleur de
notre relation avec Lui est-elle plus forte aujourd’hui qu’hier ? Si oui, alors continuons
de l’enrichir, de l’entretenir... Si non, alors il est urgent de remédier au problème et de
recréer le lien avec Jésus. Prenons garde et examinons-nous honnêtement et modes-
tement. Reconnaissons notre état, car il se peut que nous nous revendiquions d’un
Dieu que nous ne connaissons finalement pas. Peut-être L’avons-nous fréquenté su-
perficiellement ou rencontré brièvement sans jamais avoir été véritablement Son in-
time, Son ami, Son enfant… (Cf. Jean 15.14). Si tel est le cas, approchons-nous hum-
blement et sincèrement du Seigneur, puis repentons-nous plutôt que d’être trouvés
légers, hypocrites, adultères, menteurs… et nous voir condamnés et interdits d’entrer
dans le lieu saint, tout comme les vierges folles qui ont trouvé porte close. Il est donc
important de savoir que les piliers essentiels du disciple qui possédera le Royaume,
sont de chercher à Le connaître toujours et davantage à travers Sa Parole, d’avoir une
communion vivante avec Lui par la prière régulière, de poursuivre la sainteté, de mar-
cher dans l’amour et de faire Sa volonté.
132
29 AVRIL LE MOT DE DIEU QUI CHANGE TOUT [EZ37M]
N ous avons tous un jour rencontré une difficulté qui humainement nous parais-
sait comme une montagne infranchissable. Tout comme le centenier de notre
histoire, nous nous sommes approchés de Jésus et lui avons expliqué notre situation :
nous l’avons prié.
Vous remarquerez que Jésus a écouté cet homme et qu’Il allait faire route avec
lui jusqu’à la difficulté afin de manifester la gloire de Dieu. Mais l’homme l’a arrêté et
lui a dit : « Dis seulement un mot. » Jésus dit d’ailleurs de cet homme qu’Il n’a jamais
rencontré une si grande foi et Il lui répond : « Va, qu’il te soit fait selon ta foi. » Et la
Bible nous rapporte qu’à l’heure même son serviteur fut guéri.
Dans Jean 1.1 il est écrit : « Au commencement était la Parole, et la Parole était
avec Dieu, et la Parole était Dieu. » La Parole, c’est Dieu Lui-même. Notre Dieu qui dit et
la chose arrive.
Les écritures nous disent aussi que la foi vient de ce qu’on entend et que ce
qu’on entend vient de la Parole de Christ (cf. Romains 10.17). Si les écritures nous ont
été laissées c’est afin que cette Parole, Christ Lui-même, prenne vie en nous.
Lis, médite, écoute ce que Dieu veut te dire en ce jour et laisse cette Parole tou-
cher ton corps malade, ton cœur brisé, ta situation compliquée. Aujourd’hui même,
Dieu veut prononcer un mot sur ta vie. Et ce que Dieu dit, Il l’accomplit !
133
30 AVRIL POURQUOI AVEZ-VOUS PEUR ? [DAVID HOUSTIN]
134
135
MAI
136
01 MAI GRATUIT ! [EZ37M]
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02 MAI NON PAS LA PAIX MAIS L’ÉPÉE [DAVID HOUSTIN]
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la Terre ; je ne suis pas venu apporter la
paix, mais l’épée. − MATTHIEU 10.34
S uite à ce verset, Jésus ajoute : « Je suis venu mettre la division entre l’homme et son
père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; […] Celui qui aime
son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. » De prime abord, ces annonces
peuvent choquer, mais c’est oublier que Jésus emploie souvent d’un langage imagé
pour nous enseigner et nous faire comprendre Ses messages. De surcroît, si on prend
cette déclaration au premier degré, on s’aperçoit que le fait de devoir honorer son père
et sa mère est en contradiction avec le verset précédent (cf. Exode 20.12). Or, Jésus ne
peut renier Ses commandements, ni rien de ce qu’Il dit (cf. Nombres 23.19).
Dieu est prince et paix, mais à travers le passage de Matthieu 10.34-37, Il parle
implicitement des divisions entre les croyants et les non-croyants, du fait que les
proches peuvent devenir des ennemis de notre nouvelle identité en Christ. À cela, se
rattachent nos liens avec le passé, nos anciennes habitudes et notre vieille nature avec
lesquelles il nous faut rompre (cf. Ésaïe 43.18 ; 2 Corinthiens 5.17). Nous sommes de
nouvelles créatures dotées d’un cœur nouveau et d’un esprit nouveau, en vertu de
quoi nous devons nous séparer spirituellement et parfois physiquement de tout ce qui
pourrait voler la paix que Christ nous a offert au sacrifice de Sa vie, nous freiner, nous
contraindre, nous empêcher de grandir dans la foi jusqu’à compromettre notre Salut.
Il nous faut prendre la décision, quelquefois difficile, mais ô combien nécessaire, de
nous éloigner de personnes qui nuisent à notre consécration, s’opposent ouvertement
à nos croyances ou nous tirent vers le bas.
Notre famille est en Christ. De même, lorsqu’Il marchait sur Terre, Jésus a dit
que les siens étaient ceux qui faisaient la volonté de Son Père, et non pas Sa mère et Ses
frères naturels (cf. Matthieu 12.46-50). Ainsi, chaque chrétien né de nouveau et con-
sacré est appelé « fils » ou « fille » de Dieu, et constitue l’Église. C’est pourquoi, nous
qui sommes Sa famille, veillons à conserver l’unité et l’amour entre frères et sœurs
pour la gloire de Son nom !
S’il est vrai qu’avec l’épée de Sa Parole et l’assistance du Saint Esprit, Dieu met à
part et crée une séparation entre Ses enfants et le reste du monde, Il leur épargne ainsi
bien des guerres, des souffrances, des tentations, des fardeaux et des blessures inu-
tiles…
138
03 MAI PARABOLE DU SEMEUR (1) [EZ37M]
N ous devons constater que Dieu n’est pas avare dans la propagation de sa Parole, Il
la sème partout, que l’endroit soit propice ou non, Il donne à tous, la même
chance de la recevoir.
Beaucoup plus souvent que l’on ne pense, la Parole de Dieu ne pénètre pas dans
notre cœur, simplement parce que nous n’avons pas une attitude d’écoute ; mais,
comme Jésus le dit, c’est aussi souvent parce que nous ne la comprenons pas. La Parole
de Dieu est claire et limpide, il n’y a aucune raison pour ne pas la comprendre si, et
c’est là qu’est la clé, nous sommes décidés à la comprendre. Nous devons prendre la
décision de la méditer, de la « réfléchir », de la sonder pour que toute la lumière qu’elle
contient se révèle à nos cœurs. Le Saint-Esprit, dans son rôle d’enseignant, se tient
juste à nos côtés comme un ami intime pour nous la faire comprendre. C’est Lui qui a
inspiré cette Parole et Il est le plus apte à nous apporter l’éclaircissement dont nous
avons besoin.
C’est effarant de voir le peu de cas que les chrétiens font de la Parole de Dieu. Ils
ont tendance à retenir ce qui les arrange mais beaucoup de semence est perdue. Ne
nous laissons plus voler par le malin ! Soyons remplis de la Parole, qu’elle s’enracine
dans nos cœurs et notre âme et qu’elle soit proclamée par notre bouche à chaque ins-
tant.
139
04 MAI PARABOLE DU SEMEUR (2) [EZ37M]
Puis il y a celui qui reçoit la semence sur le sol rocailleux : quand il entend la Parole, il
l’accepte aussitôt avec joie. Mais il ne la laisse pas prendre racine en lui, car il est incons-
tant. Que surviennent des difficultés ou la persécution à cause de la Parole, le voilà qui
abandonne tout. − MATTHIEU 13.20-21
C ette image du sol rocailleux nous fait penser tout de suite à un cœur dur et super-
ficiel. La Parole de Dieu ne pénètre pas là où elle doit s’installer, c’est-à-dire au
plus profond de notre être intime. Le Seigneur n’aime pas les formules religieuses ex-
ternes, Jésus Lui-même a repris fermement les pharisiens pour leur dévotion qui
n’était que finalement de l’hypocrisie. « Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au
fond de son cœur, il est bien loin de moi ! » (Marc 7.6).
Non, le Père Céleste te cherche toi, Il te connaît à fond mais Il attend que tu Lui
ouvres tout grand ton être intérieur. Jésus nous précise qu’après la semence de la Pa-
role de Dieu surviennent les difficultés, Il n’a jamais promis une vie sans combat mais
Il nous promet une vie victorieuse. La Parole de Dieu possède une puissance libératrice
face à l’adversité, aucune force spirituelle ne peut lui résister. Quand elle est bien en-
racinée en nous, même la persécution ne peut nous ébranler, l’expérience des premiers
chrétiens nous sert de témoignage. Mes amis, le Seigneur a beaucoup de compassion
pour nous, si nous crions à Lui, Il changera notre cœur et sa Parole pourra y prendre
toute la place.
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05 MAI PARABOLE DU SEMEUR (3) [EZ37M]
Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais en qui les
soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette Parole, et la rendent infruc-
tueuse. − MATTHIEU 13.22
D ans la parabole du semeur, cette réaction à la Parole est peut-être la plus triste. Ici,
la Parole de Dieu a atteint son but, le cœur de l’homme mais il s’y trouve telle-
ment de choses qu’elle est étouffée avant de pouvoir produire son effet. Et c’est bien là
le drame, la Parole produit de la vie à l’intérieur de nous, elle nous rend fort émotion-
nellement et nous délivre de nos faiblesses, c’est une perte énorme quand elle ne peut
pas atteindre son objectif.
Déjà à l’époque du Seigneur les soucis du siècle arrivaient à étouffer la Parole,
imaginez aujourd’hui dans notre société de consommation. Nous sommes bombardés
d’actualités négatives, de tracas quotidiens, de suggestions à posséder, de clichés plus
futiles les uns que les autres… Notre corps en perd le sommeil et du même coup sa
santé. La course après le vent et l’inutile. Sans oublier les mauvaises herbes de
l’amertume et de la médisance dont nous parle Hébreux 12.15. Voilà ce qui étouffe nos
vies mes amis, qui nous empêche d’entrer dans la dimension de la Parole de foi et vivre
la puissance de Dieu. Nous avons troqué le miracle pour une babiole. Il est temps de
faire le jardin de notre cœur et de pulvériser tous ces tracas futiles pour que la Parole
de Dieu puisse germer et grandir.
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06 MAI PARABOLE DU SEMEUR (4) [EZ37M]
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la com-
prend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente. −
MATTHIEU 13.23
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07 MAI DONNEZ-LEUR VOUS-MÊME [EZ37M]
Jésus leur répondit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller ; donnez-leur vous-mêmes à man-
ger. » − MATTHIEU 14.16
D emande à Dieu qu’Il t’aide dans ton travail mais ne demande pas qu’Il le fasse à ta
place. Ce n’est pas un verset biblique mais c’est un dicton que j’aime bien. Sou-
vent, nous nous reposons sur nos lauriers prétextant que Dieu fait tout, est au con-
trôle de tout et peut tout.
Si cela est exact que Dieu est au contrôle de tout et qu’Il peut tout, il est faux de
dire que Dieu fait tout. Dans certaines situations, seule l’intervention de Dieu et de Lui
seul se fera, il n’en est pas moins vrai que souvent, il nous demandera de nous lever et
de nous mettre à l’action avec sa collaboration. Il est bien évident que Dieu pourrait se
passer de nos actions, mais Il aime et désire œuvrer avec nous et au travers de nous.
Prenons quelques exemples : des gens sont dans le besoin et manque du néces-
saire. Beaucoup vont dire : « Je vais prier pour toi », mais combien vont aller au super-
marché du coin faire un peu de courses pour ces nécessiteux ? Si quelqu’un est souf-
frant, idem : « Je vais prier pour toi », mais combien vont aller visiter cette personne
pour la soutenir, prier pour elle et pourquoi pas lui faire un peu de ménage ? Une ma-
man est souffrante. Là encore, nous serons disposés à prier pour elle mais combien
d’entre nous allons nous proposer de la soulager en gardant ses bambins pour qu’elle
puisse se reposer et récupérer ?
La Parole de Dieu nous dit : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour
vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. » (Matthieu 7.12). Si
nous méditons ce verset, je pense que chacun de nous changera d’attitude dans beau-
coup de domaines, vous ne croyez pas ? Nous allons ainsi commencer à nous mettre à
l’action en demandant à Dieu toute la grâce pour agir comme Lui agirait. Aussi, si au-
jourd’hui nous réfléchissions à ce que nous aimerions que les autres fassent pour nous
et que nous commencions à le faire pour eux !
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08 MAI AVANT DE BOIRE LA TASSE [EZ37M]
Mais quand il remarqua combien le vent soufflait fort, il prit peur et, comme il commen-
çait à s'enfoncer, il s'écria : « Au secours ! Seigneur. » − MATTHIEU 14.30 (BDS)
144
09 MAI SOUFFLE SUR NOUS SEIGNEUR ! [EZ37M]
Je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. −
MATTHIEU 16.18
Q uelle forte déclaration de Jésus : « Je bâtirai mon Église. » Quelle harmonie entre les
trois personnes divines : le Père donne le Saint-Esprit qui va construire l’Église
comme Jésus le souhaite. Cette déclaration explique toutes les dérives de l’Église en
deux mille ans d’histoire : dans de nombreux cas, l’Église n’a plus été bâtie pas Jésus le
Christ, puisqu’on a « éjecté » le Saint-Esprit et ses précieux conseils pour faire ce qui
est « raisonnable ».
L’Église est devenue une institution et le diable y a semé son ivraie grâce à ses
trois tentations : l’avoir, le pouvoir et le paraître. L’avoir des richesses, des bâtiments,
de devenir un empire… le pouvoir de dominer, de rendre dépendant, de diviser pour
mieux régner… de paraître glorieuse et parfaite, alors qu’elle est si souvent un sé-
pulcre blanchi plein d’ossements !
Pas étonnant que l’Église ne soit plus vainqueur du séjour des morts et qu’elle se
pose la question : « Mais pourquoi avons-nous si peu de puissance ? » Le Saint-Esprit !
Réinvite le Saint-Esprit sur ta vie, sur ta famille, sur ta communauté… Ne
t’offusque pas en disant : « Oh, le Saint-Esprit je connais ! » Il est trop puissant, trop
incommensurable, trop insondable, trop Dieu pour le connaître. Il restera toujours à
découvrir, à expérimenter… Mets le Saint-Esprit à la tête de la communauté, Il sait
comment Jésus veut bâtir son Église… Renverse les autels aux idoles et ne pense pas
qu’il n’y en a que chez le voisin, peut-être qu’il y en a un chez toi à ton propre nom…
Alors l’Église retrouvera toute sa puissance et son autorité sur la puissance des
ténèbres et les captifs seront libérés, délivrés et sauvés… « Saint-Esprit, souffle sur
nous, ranime la flamme dans nos cœurs… »
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10 MAI PARLER À LA MONTAGNE [DAVID HOUSTIN]
Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à
cette montagne : « Déplace-toi d’ici jusque-là », et elle se déplacerait ; rien ne vous serait
impossible. − MATTHIEU 17.20 (S21)
146
11 MAI LE PLUS GRAND DANS LE ROYAUME DES CIEUX [DAVID HOUSTIN]
Quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le Royaume des
Cieux. − MATTHIEU 18.4
L ’humilité n’est pas une qualité innée chez l’Homme. Par nature, ce dernier est or-
gueilleux et aspire aux places d’honneur… L’orgueil nous pousse à vouloir être
au-dessus de nos contemporains, physiquement, intellectuellement ou encore finan-
cièrement. Mais, à l’inverse, Dieu dans Sa Parole nous demande de marcher dans
l’humilité, de considérer notre prochain comme supérieur à nous, et de ne pas pour-
suivre de vaines gloires (cf. Philippiens 2.3 ; Proverbes 29.23).
Assistés de Son Esprit et de Sa Parole, Jésus nous aide à changer de mentalité et
nous encourage à redevenir comme des petits enfants pour ne pas risquer d’être dis-
qualifiés pour le Royaume des Cieux (cf. Matthieu 18.3). L’orgueil est un péché réguliè-
rement dénoncé dans la Bible. L’Évangile de Luc rapporte que des disciples de Christ se
demandèrent lequel d’entre eux était le plus grand au regard du Seigneur et se ques-
tionnèrent une autre fois là-dessus peu de temps avant la crucifixion (cf. Luc 9.46,
22.24). Ce genre de débat est plutôt surprenant pour des hommes ayant marché du-
rant trois ans avec le Christ. À juste titre, on aurait pu penser que, du fait de leur
proximité avec Jésus qui était doux et humble de cœur, et qui répétait qu’il fallait
s’abaisser sur Terre afin d’être élevé dans le Ciel, ce genre de discussion ne pouvait pas
s’entendre. Et pourtant… Malgré l’enseignement reçu au quotidien et l’exemple du
Maître, quelques apôtres avaient encore en eux des racines de jalousie, de rivalité et
manquaient d’humilité. Et ce n’est que devant le sacrifice de Jésus qui s’est humilié
lui-même jusqu’à la mort qu’ils ont certainement enfin compris que le disciple qui
aime le Seigneur de tout son cœur et de toute son âme doit d’abord et avant tout Le
glorifier Lui, L’honorer et L’élever, puis se faire serviteur pour son prochain, en sui-
vant Son exemple.
Certains chrétiens aspirent à avoir un ministère puissant et s’emploient à être
reconnus. Cependant, malgré les raisons respectables mises en avant pour vouloir
faire mille choses et être sur le devant de la scène afin de toucher le plus de monde
possible et évangéliser les foules, ce n’est pas forcément celui qui aura eu un grand
ministère sur Terre qui aura la « meilleure place » dans l’éternité comme le laisse en-
tendre Jésus lorsqu’Il déclare : « Parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru
de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le Royaume des Cieux est
plus grand que lui. » (Matthieu 11.11).
Arrêtons de vouloir nous faire un nom, de courir après le succès et la reconnais-
sance, de nous croire supérieur, mais servons-nous plutôt les uns les autres pour res-
sembler davantage à Jésus, notre Maître, qui par amour s’est Lui-même rabaissé et
s’est fait serviteur de tous… (Cf. Luc 22.27).
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12 MAI SERVIR PLUTÔT QU’ÊTRE SERVI [DAVID HOUSTIN]
Le Fils de l’Homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner Sa vie. − MAT-
THIEU 20.28
J ésus, fils du Dieu Très-haut, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, a délaissé Son
Ciel de gloire pour s’incarner en Homme sur Terre et obéir à Son Père. C’est sans ri-
chesse ni puissance que Jésus s’est présenté à nous et c’est dans une modeste étable
qu’Il est né ; que nu, sans défense et dépendant de Ses parents, Il a endossé notre na-
ture et nous a fait grâce de Sa venue. C’est donc de la manière la plus humble qui soit
que Dieu s’est abaissé pour se revêtir de notre humanité dans un manteau de dénue-
ment, de serviteur, de don de soi et d’amour…
Le service est un thème récurrent dans les Écritures. Cela montre à quel point
« s’offrir aux autres et pour les autres » est une donnée importante que le Seigneur
veut nous apprendre. Lui qui est Dieu et le plus grand des fils de l’Homme n’a jamais
cherché à s’élever ni à dominer sur les autres, mais s’est dépouillé de Sa puissance et,
par amour, s’est fait serviteur de Ses disciples allant jusqu’à leur laver les pieds (cf.
Jean 13.1-18 ; Philippiens 2.7). De Sa naissance à la croix, Jésus s’est mis au niveau des
plus petits, des plus pauvres et des malades pour les servir, les relever et les accueillir
humblement et sans jugement. À l’exemple du Maître, nous sommes ainsi appelés à
avancer dans la charité, la douceur et la simplicité.
Le Seigneur nous rappelle en Matthieu 23.11 que « Le plus grand parmi vous sera
votre serviteur ; quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. »
Ainsi, selon ce qu’il est dit, celui qui aura servi Dieu et les Hommes avec sincérité,
amour et humilité, aura sa juste récompense dans le Royaume à venir, alors que celui
qui aime recevoir les honneurs des Hommes et place ses désirs avant l’obéissance re-
cevra le jugement des hypocrites… (Cf. Matthieu 6.5, 23.13).
Nous devons comprendre que Dieu nous appelle à aider et encourager notre
prochain, et que le ministère n’est pas donné pour l’élévation personnelle, mais pour
l’édification et la croissance de l’Église. C’est pourquoi, travaillons à devenir et à être
de bons et fidèles serviteurs. Défaisons-nous de notre ego au profit du service pour les
autres.
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13 MAI LE PLUS GRAND COMMANDEMENT [DAVID HOUSTIN]
« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée
», c’est le premier et le plus grand commandement. − MATTHIEU 22.37
C ette réponse de Jésus à la question d’un enseignant de la Loi : « Maître, quel est le
plus grand commandement de la Loi ? » est identique au commandement antérieur
de Dieu à Moïse et transmis au peuple d’Israël : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout
ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » (Deutéronome 6.5).
Au-delà du sentiment et des émotions, l’amour pour Dieu est une décision et si
nous ne soufflons pas régulièrement sur les braises pour réanimer le feu, ou si nous ne
veillons sur les flammes ardentes, cet amour peut se réduire, puis s’éteindre pour
n’être plus que des cendres fumantes. Certes, ce n’est pas facile de garder le feu de la
passion si nous laissons notre chair nous diriger, mais avec l’aide du Saint-Esprit, nous
devons discipliner nos émotions, décider d’aimer et disposer notre cœur à louer notre
Père céleste, non pas au nombre de Ses bénédictions, mais simplement parce qu’Il est
Dieu bon et tout-puissant. En cela, l’histoire et l’attitude de David qui était un homme
selon le cœur de Dieu, nous éclairent (cf. Actes 13.22 ; 1 Samuel 13.14). En effet, à la
lecture des psaumes qu’il a écrits, on découvre le cœur d’adorateur de ce roi qui n’a eu
de cesse de louer l’Éternel, d’abord pour ce qu’Il est (Sa grandeur, Sa puissance, Sa bon-
té, Sa justice, Son amour, etc.), ensuite pour ce qu’Il a fait… Ainsi, reconnaître et louer
Dieu dans toutes Ses facettes, dans toutes Ses dimensions, dans toutes Ses manifesta-
tions, puis reconnaître et louer Ses bienfaits dans notre vie personnelle et dans celle
des autres, c’était précisément le gage d’amour de David.
Aujourd’hui encore, le Seigneur recherche des adorateurs en esprit et en vérité
qui s’émerveillent de Ses œuvres et le reconnaissent dans TOUTES leurs voies, des
hommes et des femmes qui savent que TOUT leur vient de Dieu, qui Le remercient
pour les petites et les grandes choses, qui Lui rendent grâce pour Ses bontés qui se re-
nouvellent chaque matin, qui se soumettent à Lui. Oui, le véritable adorateur ne peut
en effet se répandre en louanges sans vouloir plaire à Dieu dans l’obéissance, sans Lui
montrer son amour en action, sans conserver Sa Parole sur son cœur, sans observer
Ses préceptes, Ses lois, Ses ordonnances, Ses commandements (cf. Psaumes 119.72-
144 ; Deutéronome 11.1 ; 1 Jean 2.5).
Enfin, notre adoration et notre reconnaissance ne doivent pas dépendre de
notre réalité, mais bien du fait que Christ nous a aimé le premier, du fait qu’Il a TOUT
donné, TOUT porté et supporté pour nous parce que nous sommes Sa précieuse fa-
mille, et parce qu’Il nous réserve la vie éternelle dans Sa présence (cf. Jean 4.23 ; La-
mentations 3.22-23 ; 1 Thessaloniciens 5.18 ; Éphésiens 5.20).
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14 MAI AIMER SON PROCHAIN AUTANT QUE DIEU [DAVID HOUSTIN]
Et voici le second [plus grand commandement], qui lui est semblable : « Tu aimeras ton
prochain comme toi-même. » − MATTHIEU 22.38
A imer Dieu est le premier et le plus grand commandement, mais aimer son pro-
chain se place tout de suite après. C’est dire l’importance pour le Seigneur que
nous nous aimions les uns les autres (cf. Matthieu 22.37).
De fait, nous devons répondre à l’instruction d’aimer sans faire acception de
personne ni avoir égard à l’apparence. Cependant, sans l’amour du Père, il nous est
impossible d’ouvrir notre cœur largement et généreusement à ceux qu’Il nous envoie
et met sur notre route. C’est pourquoi, cet amour que nous devons déployer et distri-
buer n’est pas naturel, mais il nous vient du Saint-Esprit. En vertu de quoi, s’il nous est
difficile d’éprouver de la compassion et d’être bienveillants envers notre prochain,
posons-nous la question du changement de notre cœur et de notre conversion. Inter-
rogeons-nous sur notre conduite. Car cet amour qui doit se manifester, témoigne que
nous sommes bel et bien enfants de Dieu : « Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu
a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l'amour de-
meure en Dieu, et Dieu demeure en lui. » (1 Jean 4.16).
Si nous demeurons dans l’amour, L’Esprit de Dieu demeure en nous. À l’inverse,
si quelqu’un n’a pas d’amour pour les autres ou n’est en mesure que d’aimer son en-
tourage et tous ceux qui lui font du bien, alors celui-là démontre par son amour limité
qu’il ne connaît pas Dieu et n’est donc pas connu de Lui. « Si quelqu’un dit : ‘J’aime
Dieu’, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il
voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? Et nous avons de lui ce commande-
ment : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. » (Cf. 1 Jean 3.17, 4.20-21).
C’est de l’amour infini de Dieu dont on ne peut mesurer la pleine hauteur, la
profondeur et la largeur que nous avons été créés. Et c’est par ce même amour qu’Il a
donné Son fils Jésus pour la rédemption de nos péchés, qu’Il nous a déposé dans un
cocon appelé Terre, qu’Il nous a donné l’autorité sur TOUTE la création, qu’Il nous a
ouvert Son Ciel de gloire et qu’Il nous appelle à régner. Si donc notre cœur est sec ou
refroidi, mais qu’il suffit d’une étincelle pour qu’il s’enflamme à nouveau pour Lui et
pour les âmes qui se perdent, alors demandons-Lui de nous remplir de Son amour au
point de nous inonder et de déborder, afin qu’une fois remplis nous puissions être uti-
lisés par le Seigneur comme des messagers dignes de Son Royaume, comme de fidèles
dispensateurs de Ses bienfaits, comme de « bons Samaritains » (cf. Luc 10.25-37).
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15 MAI VIERGES FOLLES ET VIERGES SAGES [DAVID HOUSTIN]
Le Royaume des Cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à
la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. − MATTHIEU 25.1-2
I l faut d’abord nous rappeler que c’est à Ses disciples que Jésus s’adressait lorsqu’il
partagea cette parabole de la fin des temps mentionnant dix vierges qui connais-
saient l’époux. Celle-ci a donc été racontée puis écrite pour les chrétiens qui connais-
sent tous Jésus, l’Époux qui doit revenir prendre Son Église.
Ici, nous voyons dix vierges, toutes persuadées de connaître leur futur époux et
d’être connues de lui, et toutes certaines de participer aux noces. En prévision, cinq
d’entre elles s’étaient préparées pour garder suffisamment d’huile et pouvoir s’éclairer
jusqu’au retour de leur bien-aimé, au cas où celui-ci reviendrait en pleine nuit, tandis
que les cinq autres ne s'en sont pas préoccupées et, le temps passant, se sont affairées à
bien d’autres choses. Cela n’est pas précisé dans le texte, mais on peut supposer que
l’époux s’est fait longuement attendre et que les vierges folles qui n’ont pas fait de sa
venue leur priorité, ont donc manqué d’huile lorsqu’il est arrivé à l’improviste. Hélas
pour ces cinq vierges folles qui manquant d’huile pour allumer leur lampe, se sont
présentées beaucoup trop tard devant la salle des noces. Elles trouvèrent porte close et
l’époux leur refusa l’entrée. Cette parabole dans laquelle Jésus est apparenté à un
époux nous montre la nécessité de nous tenir prêts pour la venue du Seigneur dont
personne ne connaît ni l’heure ni le jour (cf. Matthieu 25.10-12).
L’huile correspond au Saint-Esprit reçu à la conversion, qui nous prépare en
tant que Fiancée, et nous invite à marcher dans la sainteté en vue de la rencontre avec
Jésus, notre futur Époux. Et selon notre malléabilité, la Parole de Dieu nous indique
que ce divin potier veut faire de nous des vases d’honneur, qu’Il nous façonne et nous
transforme de gloire en gloire à Son image (cf. 2 Corinthiens 3.18). À nous donc,
d’accepter d’être modelés, au prix d’un profond changement intérieur et d’un abandon
de nos désirs personnels, ou bien alors de refuser d’être l’ouvrage dans Sa main, ou de
reléguer cette préparation au second plan de nos projets, et de trouver fermée la porte
du Royaume des Cieux (cf. 2 Timothée 2.20 ; Ésaïe 64.8 ; Éphésiens 4.23).
Ainsi, dans l’attente du retour de l’Époux et dans l’espoir d’être unis pour
l’éternité au Roi des rois, nous devons marcher dans la sainteté et veiller à ne pas lais-
ser s’éteindre la flamme de l’amour. De la sorte, permettons à l’Esprit de Dieu de nous
apprêter comme une belle fiancée, soyons disposés à L’écouter et à Lui obéir, prions et
méditons la Parole, repentons-nous et avançons par la foi, gardons notre cœur plus
que tout autre chose, purifions-nous de toutes iniquités et ne nous laissons pas souil-
ler, noyer, étouffer par les tracas et embarquer dans les aspirations du monde (cf. Pro-
verbes 4.23 ; Romains 12.2).
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16 MAI SERVITEURS EN AMBASSADEURS DU ROYAUME [DAVID HOUSTIN]
Son maître lui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te
confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. » − MATTHIEU 25.23
C e verset conclut la « parabole des talents ». Mais que sont les « talents » dont il est
question dans ce texte ? Dans le texte, Jésus emploie ce mot pour définir une
somme d'argent de l’époque, mais de nos jours « talent » désigne également «
l’aptitude » ou « le don ». Et c’est avec cette définition que le Seigneur s’adresse à nous
et nous explique qu’Il nous appelle tous à participer à Son œuvre, mais chacun avec ses
capacités pour une mission propre et spécifique. De ce fait, Il a placé en nous des dons,
des talents ou aptitudes qu’il nous faut découvrir, développer et utiliser pour
l’avancement du Royaume de Dieu sur Terre… Et selon que nous l’ayons ou les ayons
fait fructifier ou bien enterrés, le Seigneur nous demandera des comptes et nous ré-
compensera en fonction du ou des talents en notre possession.
Puisque Christ est notre maître, nous devons le servir et l’honorer, mais beau-
coup d’entre nous pensent que le service pour Dieu n’est réservé qu’à quelques leaders
charismatiques. Ce n’est pourtant pas ainsi que le Seigneur voit les choses, puisqu’Il
dit que chaque disciple doit utiliser ses dons pour le service. De la sorte, chacun de-
vrait au minimum participer à l’annonce de l’Évangile dans sa sphère d’influence (fa-
mille, amis, collègues, connaissances et autres). Paul dira d’ailleurs à ce sujet : « Si
j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est im-
posée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! » (1 Corinthiens 9.16).
Quels que soient nos talents (naturels ou spirituels), il y a forcément un ou plu-
sieurs domaines dans lesquels nous sommes doués, avec lesquels nous à l’aise profes-
sionnellement, intellectuellement, manuellement, artistiquement… et que nous pou-
vons mettre à profit pour l’Église, pour Dieu et pour la cause de l’Évangile ! Là où nous
sommes, réfléchissons à cette capacité particulière, que nous dénions ou taisons par
peur de la critique, de la moquerie, par paresse, par manque de temps, par timidité, par
complexe, ou encore par crainte, car il est dit en Matthieu 25.30 que le serviteur inu-
tile qui aura enterré son talent sera jeté dans les ténèbres du dehors, où il y aura des
pleurs et des grincements de dents. L’avertissement est sérieux : c’est de notre éternité
dont il s’agit ! Il est donc urgent de nous lever, d’apporter ce talent à Dieu, afin de le
faire grandir, multiplier et qu’il porte de bons fruits !
Dieu est en train de bâtir un Royaume, et Il est actuellement à la recherche de servi-
teurs qui seront dignes de gérer les affaires royales dans l’éternité. Les quelques mil-
liers d’années qui se sont écoulées depuis la création de l’Homme à aujourd’hui, ne
représentent que le début de l’établissement d’un Royaume qui n’aura jamais de fin.
Quelle en sera notre place ? Cela dépendra de notre capacité à gérer ce que Dieu nous a
donné, ici-bas !
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17 MAI PRENDRE SOIN DE JÉSUS [DAVID HOUSTIN]
Chaque fois que vous n’avez pas fait cela au moindre de ceux que voici, c’est à moi que vous
avez manqué de le faire. − MATTHIEU 25.45 (BDS)
Q uand nous voyons quelqu’un dans le besoin et que nous détournons le regard,
c’est comme si nous détournions nos yeux de Jésus Lui-même, car selon Matthieu
25.34-46, nous sommes appelés à donner à manger à celui qui a faim, à donner à boire
à celui qui a soif, à vêtir celui qui est nu, à accueillir l’étranger, à visiter le malade et le
prisonnier. En faisant cela aux plus nécessiteux d’entre nous dans l’obéissance à la
Parole, dans l’amour et le don de nous-mêmes, c’est comme si nous le faisions pour le
Seigneur Lui-même.
Il devrait être facile et spontané pour l’enfant de Dieu de tendre la main à
l’indigent que le Seigneur met sur sa route, simple de lui ouvrir les bras, de l’écouter,
d’être bienveillant et patient envers lui. Et pourtant, combien de fois avons-nous été
intolérants ou sommes-nous restés indifférents face à celui qui avait besoin d’être aidé
physiquement, moralement, spirituellement, psychologiquement ? Combien de fois
sommes-nous restés sourds, alors même que le Saint-Esprit nous demandait d’aller
secourir le malheureux avant de le nourrir du pain de la Parole ? Combien de fois
avons-nous répondu à l’appel du Seigneur et avons-nous aimé, entouré, secouru et
parlé de la Source qui abreuve à celui qui mourrait de soif ? Combien de fois avons-
nous témoigné de l’amour Seigneur et de l’espérance parfaite en la grâce qu’apportera
la révélation de Jésus-Christ, dans nos familles, avec nos proches, auprès de nos amis ?
(Cf. 1 Pierre 1.13).
Plus nous grandissons dans la connaissance de Christ, et plus nous devrions
partager avec ceux qui ont faim et soif de connaître la vérité, plus nous devrions leur
faire goûter les bontés du Seigneur et avoir envie d’allumer en eux le désir et
l’espérance de la gloire. À ceux que nous croisons et qui se sentent sales, à cause de
leurs péchés, nous devrions joyeusement parler du vêtement blanc de justice en la
personne de Christ. Et à ceux qui sont prisonniers des chaînes du mal, nous devrions
nous empresser d’annoncer Celui qui libère ! Mais est-ce cela que nous faisons ?
Sommes-nous animés par l’amour selon 1 Jean 4.7 ?
« On reconnaît un arbre à ses fruits », et le fruit de l’Esprit le plus évoqué dans la
Bible, c’est l’amour. Ainsi donc, celui qui n’a pas d’amour pour son semblable est pareil
à un arbre mort qui sera coupé, puis jeté au feu (cf. Matthieu 7.16-19). Et celui qui n’a
pas compassion de son prochain, montre que lui-même est nu, pauvre, dévêtu et per-
du… (Cf. 1 Jean 3.10 ; Apocalypse 3.17-18).
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18 MAI FORMONS DES DISCIPLES ! [DAVID HOUSTIN]
Jésus dit : « Allez, faites de toutes les nations des disciples […] et enseignez-leur à observer
tout ce que je vous ai prescrit. » − MATTHIEU 28.19-20
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19 MAI EXERCER LE MINISTÈRE, EST-CE LE PLUS IMPORTANT ? [EZ37M]
Que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? − MARC 8.36
Q uand nous avons reçu un appel sur notre vie, au temps opportun choisi par Dieu,
il est important de le lever et d’œuvrer dans le cadre de cet appel. Cependant, pour
beaucoup, œuvrer dans l’appel est devenu la priorité de leur vie alors qu’ils devraient
plutôt s’arrêter.
Vous savez que nous sommes de ceux qui encouragent à se lever ou se relever.
Pourtant aujourd’hui, force est de constater que nombreux sont ceux qui se lèvent et
pour certains, sans avoir reçu l’appel et pour d’autres, ils ont reçu l’appel mais Dieu
demande un temps d’arrêt. Mais un arrêt pour quoi faire ?
Ils sont nombreux ceux d’entre nous qui font et font encore, mais ils ont laissé
Jésus sur le bord du chemin. Ils conduisent leur vie eux-mêmes, leur ministère sans les
directives de Dieu. Pour d’autres, c’est le temps de faire un arrêt car ils sont enlacés
dans le piège du péché.
Il peut arriver à un chrétien de tomber et ce, même très bas. Il marquera alors
un temps d’arrêt dans l’œuvre de Dieu qui lui permettra de retrouver sa pleine identité
d’enfant de Dieu, tel le fils prodigue qui est rentré en lui-même, et qui a dit, je me lève-
rai et j’irai vers mon Père. Cependant, il est triste de voir que beaucoup pratiquent le
péché, usant de leur notoriété dans le ministère, de leur « intouchabilité » pour faire ce
qui est mal et sans jamais se remettre en question. Ils continuent d’œuvrer sans
s’arrêter et sans régler le problème à la racine.
C’est là que vient notre question : « Le ministère est-il le plus important ? »
Ne devrions-nous pas régler les choses devant notre Dieu ? Faire un arrêt pour
nous retrouver à ses pieds, pour implorer son pardon mais également la guérison ou la
libération complète afin de ne plus retomber de la sorte. Sommes-nous devenus im-
perméables à un tel point que nous n’entendions plus le Saint-Esprit nous parler ?
Si c’est ton cas, mon ami, il est plus que temps de t’arrêter. Exercer le ministère,
même si au départ cela est réellement l’appel de Dieu sur ta vie, n’est pas le plus impor-
tant pour aujourd’hui. Reviens à ses pieds et détourne-toi du mal. Ne te cherche plus
d’excuses. Viens tel que tu es, c’est là que tu pourras à nouveau entendre sa voix qui au
temps opportun te dira : « Va, relève-toi, et ne pèche plus. »
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20 MAI PORTER LA CROIX DE JÉSUS [EZ37M]
Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène,
père d’Alexandre et de Rufus. − MARC 15.21
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21 MAI LES SIGNES QUI NOUS ACCOMPAGNENT [DAVID HOUSTIN]
Jésus dit : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils
chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils
boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux
malades, et les malades, seront guéris. » − MARC 16.17-18
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22 MAI PARTAGER POUR AIMER [DAVID HOUSTIN]
Que celui qui a deux chemises partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi
manger fasse de même. − LUC 3.11
L a charité est une manifestation de l’amour divin. Ainsi, celui qui aime Dieu
n’oublie pas ceux qui sont dans le besoin. Dans les versets précédents ce troisième
chapitre de Luc, Jésus reprend les pharisiens qui connaissaient parfaitement la Loi et
montraient un bel extérieur. Il les qualifie de « sépulcres blanchis », tout en leur repro-
chant de n'avoir en dedans aucune compassion pour celui qui n’a rien. De la sorte, Il
leur fait comprendre que l’amour véritable ne provient que d’un cœur renouvelé et
que leurs connaissances ne valent rien au regard de leur mépris.
L’amour est un fruit visible de la repentance… Lorsque nous donnons notre vie
à Christ et que l’Esprit de Dieu fait Sa demeure nous, nous naissons de nouveau (cf.
Jean 3.1-15). C’est alors que, par Son Esprit, le Seigneur commence à modifier notre
tempérament afin qu’il s’aligne avec celui du Père. Le Saint-Esprit en nous produit
ainsi des fruits qui sont l’expression de notre appartenance à Jésus-Christ et dont
l’amour est le fruit que Dieu place au-dessus de tous les autres (cf. Galates 5.22-23). De
ce fait, si nous reconnaissons ne pas avoir développé cet indispensable fruit de l’Esprit,
alors il nous faut nous repentir et demander à Dieu que Son amour nous embrase. Lui
qui ne nous juge pas, nous pardonnera et nous donnera alors un cœur nouveau (cf.
Ézéchiel 36.26).
1 Corinthiens 13.5 dit que l’amour ne cherche pas son propre intérêt. En effet,
remplis du Saint-Esprit nous devrions être portés vers les autres avant de satisfaire
nos envies personnelles. Et si nous sommes bénis financièrement, c’est aussi pour bé-
nir les autres et non pour nous amasser des trésors sur la Terre. Cela nous est d’ailleurs
montré dans le verset du jour dans lequel il est dit que si nous possédons deux che-
mises et que nous croisons un nécessiteux, nous devons partager avec lui ce que nous
possédons ! Ici, nous voyons qu’il est parlé de bénir avec la moitié de nos biens, mais si
nous réservions au moins notre superflu pour bénir celui qui n’a rien, qui est seul et
abandonné, qui a un besoin particulier… concrètement nous manifesterions déjà une
part de l’amour de Dieu en nous. Mais le faisons-nous ? « Jésus lui dit : ‘Si tu veux être
parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le
ciel. Puis viens, et suis-moi.’ » (Matthieu 19.21).
Avez-vous remarqué que les épouses de présidents et de rois s’engagent sou-
vent pour des organismes humanitaires ? J’y vois là comme une image naturelle de
l’attitude que devrait avoir l’Épouse du Roi des rois ! Car n’oublions pas que nous
sommes les membres du Corps du Christ qui nous prescrit de poursuivre Sa mission,
celle d’annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres (cf. Luc 4.18).
158
23 MAI POURQUOI SUIS-JE NÉ ? [EZ37M]
Alors Jésus dit à Simon : « Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. » − LUC
5.10
S imon Pierre était marin pécheur de métier. Il avait une petite entreprise mais les
seuls exemples de son expérience professionnelle que nous rapporte la Parole se
soldent par des échecs ! Deux nuits de pêche sans rien prendre et une tempête où il
croyait, avec les autres disciples, mourir. Ceci me pousse à la réflexion suivante…
Il y a dans chaque être humain une destinée qui se dessine bien avant la con-
version. Les échecs consécutifs ne sont pas la preuve que ce n’est pas notre identité. En
fait, il y a en nous tout le potentiel pour être et faire ce pour quoi nous avons été créés,
mais le diable sabote tout jusqu’au jour où, cette destinée est pleinement dans les
mains de Dieu.
Pierre avait l’âme d’un marin pécheur et sa destinée était de devenir pécheur
d’hommes entre les mains de Dieu. C’est lui que Jésus avait choisi pour pêcher le
« poisson au statère », reconnaissant son identité (cf. Matthieu 17.27). Mais son don
n’est devenu « efficace » que quand il a été mis au service de Dieu et des autres. Il au-
rait pu se dire : « Avec ma petite entreprise de pêche, je vais soutenir les campagnes
d’évangélisation de Jésus ; la première pêche miraculeuse sera un fonds de place-
ment. » Mais ce n’était pas sa destinée.
Tout cela bien-aimé pour dire : la vision qui brûle au fond de ton cœur depuis
très longtemps est probablement le don de ta destinée. Qu’importent les échecs que tu
as essuyés jusqu’à aujourd’hui, cela ne veut rien dire. Mets-toi pleinement au service
de Dieu et des autres avec ce que tu es et ce que tu sais faire et le temps de la réussite
viendra ! Oh, elle ne sera peut-être pas spectaculaire, mais tu auras le sentiment
d’entrer dans le pourquoi tu es né !
159
24 MAI L’AMOUR INCONDITIONNEL [DAVID HOUSTIN]
Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudis-
sent, priez pour ceux qui vous maltraitent […] Et votre récompense sera grande, et vous
serez fils du Très-Haut, car Il est bon pour les ingrats et pour les méchants. − LUC 6.27-35
N ous sommes les enfants bien-aimés du Père, il nous faut donc, avec l’aide de Son
Esprit, être Ses imitateurs et refléter Sa Sainteté, Son humilité, Son amour et Sa
compassion (cf. Éphésiens 5.1 ; Luc 6.36).
N’aimons pas uniquement les frères dans la foi qui nous saluent, ni ceux de nos
amis et de nos proches qui nous aiment, car cela est facile, ordinaire et donné à
n’importe qui, mais aimons nos ennemis, allons vers ceux qui ne nous attirent pas
spontanément, et même vers ceux qui nous repoussent… Soyons parfaits à l’image de
Jésus et notre récompense sera grande (cf. Luc 6.35 ; Matthieu 5.46-47).
L’amour fait partie intégrante de la nature de Dieu. Il est amour et aime sans
distinction. Il ne fait acception de quiconque, alors que notre amour charnel est im-
parfait et conditionnel. Ainsi, celui qui ne connaît pas Dieu ne peut comprendre ce que
veut dire « soyez miséricordieux », « bénissez ceux qui vous maudissent », « priez pour
ceux qui vous maltraitent », ou encore « tendez l’autre joue si l’on vous frappe » (cf.
Luc 6.28 ; Matthieu 5.39). Il y a une grande différence entre l’amour agapè de Dieu et
l’amour élémentaire que tout le monde peut ressentir et offrir, mais qui n’est en réalité
qu’une émotion éphémère, dépendante des circonstances et des personnes qui nous
l’inspire. Aimer de façon inconditionnelle est impossible à l’Homme. Nous ne pouvons
naturellement éprouver de l’affection ou témoigner de la tendresse pour celui qui
nous blesse et nous méprise. Cet amour est divin. Il nous vient de l’Esprit de Dieu qui
vit en nous et qui se manifeste lorsque nous privilégions notre relation avec Dieu au
détriment des désirs de notre chair. Cet amour agapè donné par Dieu nous permet
d’être en paix avec ceux qui nous font du mal et de les aimer malgré eux. Cet amour
nous pousse à prier pour leur Salut, à leur faire du bien en action et en vérité, de ma-
nière désintéressée. C’est par ce même amour que Jésus a pu bénir et pardonner ceux
qui l’ont fouetté, insulté, humilié, blessé, puis cloué à la croix. Lui qui est le Fils du
Dieu Très-Haut, Créateur du Ciel et de la Terre, ne s’est pas rebellé et ne s’est pas dé-
fendu. Il a eu compassion de Ses persécuteurs et bourreaux. Tel un agneau qu’on mène
à l’abattoir, il a accepté de souffrir selon la volonté du Père et d’être fait péché pour
nous afin que devenions en lui justice de Dieu (cf. Ésaïe 53.7 ; Galates 3.13 ; 2 Corin-
thiens 5.21). Cela, afin de démontrer l’amour parfait du Père.
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25 MAI SEMBLABLES AU MAÎTRE [DAVID HOUSTIN]
Tout disciple bien formé sera comme son maître. − LUC 6.40 (BDS)
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26 MAI OBÉISSANCE ACTIVE OU PASSIVE ? [EZ37M]
I maginons que vous rouliez à 110 km/h sur une nationale. Un automobiliste qui
vient en face vous fait des appels de phares. Subitement vous êtes à 80 km/h juste
avant de passer devant le radar mobile ! C’est l’obéissance passive. Bien souvent nous
ne respectons les règles que par crainte du châtiment, en dehors de cela, nous trou-
vons toutes les excuses possibles pour ne pas obéir.
L’obéissance active est différente. Dans le contexte de notre automobiliste, il
roule à 80 km/h parce qu’il a compris le bien-fondé de cette mesure. Il sait qu’il peut
mettre sa vie en danger, ainsi que celle des autres, s’il ne respecte pas le Code de la
route.
Dans le domaine spirituel c’est la même chose. Si nous n’avons pas confiance en
Dieu, en Sa sagesse et Son amour, nous serons fortement tentés d’en faire à notre tête,
sauf quand cela commencera à « chauffer » pour nous.
Un jour j’ai prêché sur les impératifs de la louange dans les Psaumes. Chantez,
dansez, criez, célébrez… Ma prédication a rencontré beaucoup d’opposition ! On
m’accusait de vouloir enseigner une technique. Je suis « rentré en moi-même » et j’ai
cherché le Seigneur. Il m’a dit : « Quand Je dis ‘aimez-vous les uns les autres’, on trouve
cela raisonnable. Alors pourquoi ne pas obéir quand Je demande d’autres choses ? ».
J’étais apaisé.
La Parole nous dit : « Demandez la paix de Jérusalem », « Ne t’irrite pas, ce serait
mal faire », « Ne vous inquiétez de rien », « Pardonnez », « Soyez soumis, à cause du
Seigneur, à toute autorité établie » ! (Cf. Psaumes 123.6 ; Psaumes 37.8 ; Philippiens
4.6 ; Luc 6.37 ; 1 Pierre 2.13). Toutes sortes de « bonnes » raisons vont se bousculer
dans notre tête pour ne pas faire ce qui nous est demandé. Si nous avons une pleine
confiance en Dieu et en sa Parole, nous serons convaincus que s’Il nous demande cela,
c’est qu’Il a de bonnes raisons !
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27 MAI PARDON ET AMOUR [EZ37M]
Si je te déclare que ses nombreuses fautes ont été pardonnées, c’est parce qu’elle a montré
beaucoup d’amour. Mais celui à qui l’on a peu pardonné ne manifeste que peu d’amour. −
LUC 7.47
D ans ce passage nous voyons deux attitudes très différentes envers le Seigneur
Jésus. D’un côté un pharisien qui L’invite à sa table mais qui manque de la plus
élémentaire hospitalité pour l’époque et de l’autre côté, une femme de mauvaise vie
qui Lui prodigue beaucoup de « soins » attentionnés. En conclusion de la parabole des
deux débiteurs (je vous invite à lire le contexte), Jésus arrivera à la conclusion que cite
notre verset.
Le problème n’est pas la quantité de choses que Dieu doit nous pardonner,
parce que nous sommes, ou avons été, tous de grands offenseurs ! Nous pouvons, à
l’image de ce pharisien, nous cacher derrière notre propre justice, il n’en demeure pas
moins que pour Dieu, notre justice est comme un vêtement souillé (cf. Ésaïe 64.6).
Non, la différence se situera à la compréhension que nous aurons de ce pardon que
Dieu nous accorde.
Oui, c’est une réalité profonde : ceux qui prennent conscience de l’immensité de
la grâce sont ceux qui vont manifester un amour débordant pour le Seigneur. A con-
trario, ceux qui sont aveuglés sur leur propre condition seront peu enclins à exprimer
ces sentiments d’amour pour Dieu.
Si nous voulons grandir dans notre affection pour le Seigneur, demandons au
Saint-Esprit toute la profondeur et la grandeur du Salut que Jésus-Christ nous a acquis.
Laissons-nous pénétrer par Sa conviction de péché et mesurons toute l’atrocité du sa-
crifice de la croix pour ce péché. La seule réponse adéquate de notre âme sera d’aimer
ce merveilleux Sauveur de tout notre être.
Manifestant avec empressement cet amour, Jésus pourra nous citer « en
exemple » à ceux qui ont encore besoin de recevoir cette révélation.
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28 MAI JÉSUS VS LE DIABLE [EZ37M]
Il avait une fille unique d’environ douze ans […] une femme atteinte d’une perte de sang
depuis douze ans… − LUC 8.42-43
B eaucoup d’entre nous avons déjà entendu cette histoire. Jaïrus vient voir Jésus
pour sa fille de douze ans qui est malade. Pendant que Jésus fait route vers sa mai-
son, une femme qui souffre d’une perte de sang depuis douze ans touche le bord du
vêtement de Jésus et est guérie instantanément. Pendant que ce miracle se produit,
des gens de la maison de Jaïrus viennent le prévenir que sa fille est morte.
Ma réflexion est la suivante : combien de fois vivons-nous un authentique mi-
racle de Dieu dans notre vie et de suite il y a une contre-attaque de l’ennemi. C’est
comme si le diable disait à Jésus : « Tu as libéré cette femme de sa souffrance mais moi
je prends, en contrepartie, la vie de cet enfant ! »
Dans le domaine prophétique nous avons vécu souvent cela. Le Seigneur donne
une belle promesse et la situation s’empire, un peu comme Moïse qui annonce aux Hé-
breux qu’ils vont être libérés de leur esclavage et qui voient leurs travaux devenir en-
core plus pénibles. Quand Dieu intervient dans une vie il y a un vrai bras de fer qui
s’engage avec les forces des ténèbres. C’est le combat de la foi contre la crainte et le
doute. Vous voyez de quoi je parle ? Notre être intérieur devient un vrai champ de ba-
taille.
L’ennemi ne sait pas ce qu’il fait en s’attaquant au Roi des rois ! La fille de Jaïrus
sera ressuscitée, faisant encore plus éclater la gloire de Dieu. En s’acharnant sur toi, le
diable lance un défi au Ciel, plus grande sera sa déconvenue et plus éclatante sera la
toute victoire de Dieu. Ne cède pas un pouce à la crainte ni au doute, si tu le comprends
et le confesses, ce n’est plus toi qui es en jeu mais l’honneur du nom de notre Dieu. Où
est le pharaon d’Égypte ; où est l’esprit de mort qui voulait tuer cette jeune fille ; où est
la maladie qui provoquait cette perte de sang ? Ils sont dans l’abîme de l’oubli avec la
mention : looser (perdant) !
Réjouis-toi de l’intervention du Seigneur qui sera complète, parfaite et sans
faille !
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29 MAI ABANDONNER SA VIE [DAVID HOUSTIN]
Jésus dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge
chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais
celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. » − LUC 9.23
165
30 MAI POUR LE PLAISIR… [DAVID HOUSTIN]
Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-
même ? − LUC 9.25
N otre vie sur Terre n’est qu’un souffle face à l’éternité qui nous attend. Certains
considèrent que puisque la vie est courte, il est préférable d’en profiter au
maximum et de tout s’autoriser, mais ce sont de faux calculs et de mauvais raisonne-
ments lorsqu’on réalise que 80, 90, 100 ans pour les plus vaillants, ne sont rien en
comparaison de la vie éternelle ! Ne soyons pas comme ces personnes qui n’ont pas
dans leur cœur la pensée de l’éternité, et préparons-nous pour entrer dans la gloire du
Seigneur au lieu de nous préoccuper des affaires du monde et ne vivre que l’instant
présent sans nous soucier des conséquences.
Nous avons été créés à l’image de Dieu. Et même si notre corps redeviendra
poussière, la partie spirituelle de notre être nous survivra. Nous voyons écrit dans la
Parole qu’un temps viendra où tous les morts ressusciteront et passeront en jugement
devant Dieu. Mais les jugements ne seront pas les mêmes selon que nous aurons cru au
sacrifice de Jésus et que nous l’auront accepté en tant que Seigneur et Sauveur, et selon
que nous l’aurons ignoré notre vie durant. Les chrétiens comparaîtront devant le tri-
bunal de Christ afin de recevoir selon le bien ou le mal qu’ils auront fait pendant leur
existence, et les autres seront jetés dans l’étang de feu (cf. 2 Corinthiens 5.10 ; Apoca-
lypse 20.15).
Posons-nous donc la question : est-il préférable de vivre pour soi en accumulant
des biens pour son plaisir personnel, en ne se privant d’aucun avantage sur Terre mais
de passer l’éternité loin de la présence de Dieu, dans les pleurs et les lamentations, ou
bien vaut-il mieux suivre le Maître et Ses préceptes afin de jouir éternellement de Sa
gloire ? En prenant conscience que tout est passager sur Terre, faisons le pari de Dieu
et misons tout sur notre éternité. Et tel que l’a écrit le philosophe : « Pesons le gain et la
perte, en pariant que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez
tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’Il est, sans hésiter. » (Blaise
Pascal, Pensées, fragment 397).
Si nous restons obéissants et fidèles à notre Bien-aimé Jésus, à Son retour nous
serons récompensés d’une couronne incorruptible et nous recevrons en héritage, le
Royaume des Cieux (cf. 1 Corinthiens 9.25 ; Matthieu 7.21-23).
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31 MAI RÉVEILLONS-NOUS ! [DAVID HOUSTIN]
Laisse les morts ensevelir leurs morts et toi, va annoncer le Royaume de Dieu. − LUC 9.60
P lus nous passons de temps dans la prière et la lecture de la Parole, plus l’Esprit de
Dieu nous montre les œuvres mortes dont il faut nous défaire au quotidien afin
de grandir spirituellement et récupérer du temps précieux pour l’avancement du
Royaume du Seigneur sur Terre (témoignage, évangélisation, œuvres bonnes pour Sa
gloire, édification de l’Église…).
Avec l’écriture de ce livre, j’ai fait le choix de me consacrer à l’œuvre de Christ,
au lieu d’« ensevelir les morts », c’est-à-dire au lieu de perdre trop de mon temps avec
des choses vaines comme regarder ses séries télévisées ou encore jouer aux jeux vidéo.
Jour après jour, l’Esprit de Dieu qui avait déposé en moi une graine, l’a fait pousser. Et
c’est comme ça que, petit à petit, j’ai senti un désir d’écrire monter en moi, un désir
d’encourager l’Église de Christ à grandir et à se rapprocher de Jésus. Et moi qui étais, et
suis encore dans certains domaines, en lutte avec des tentations de ma chair, j’ai déjà
en partie abandonné ces œuvres mortes et chronophages, que désormais j’estime inu-
tiles voire dangereuses pour ma consécration, au profit du travail pour le Seigneur.
Bien sûr, il m’arrive encore de céder quelquefois en outre à la paresse, mais nous ser-
vons un Dieu de grâce qui ne nous culpabilise pas, qui ne nous accuse pas et ne nous
impute pas notre péché si nous revenons à Lui avec un esprit bien disposé et une vo-
lonté de nous soumettre ! Oui, Dieu connaît nos cœurs et voit nos intentions (cf. Jéré-
mie 17.10).
Jésus revient bientôt ! Le temps qu’il nous reste est court. Dans les nations ainsi
qu’en Israël, on en voit déjà les signes avant-coureurs. Nous sommes certainement les
dernières générations avant le retour de Christ et le jugement du monde. Ce n’est donc
plus le temps de s’endormir sur ses lauriers et rester sans rien faire ! L’Époux est à la
porte et cela devrait nous inciter à nous préparer, à nous sanctifier, à nous mettre en
mouvement pour transmettre l’Évangile aux perdus, qu’ils soient près ou loin. Mes
amis, il est urgent de revoir nos priorités, de nous lever pour ceux qui sont morts spiri-
tuellement et de nous occuper des affaires de notre Père !
Une prière pour ce jour : « Saint-Esprit, réveille ton Église, pousse-la à abandon-
ner les œuvres vaines et mortes, à vivre la repentance et à poursuivre la sanctification.
Oint de ton huile chaque membre du Corps de Jésus-Christ afin que nous puissions
tous annoncer dans l’unité, l’amour et la puissance, la bonne nouvelle du Royaume de
Dieu ! Amen ! »
167
JUIN
168
01 JUIN APTE POUR LA MOISSON ? [EZ37M]
Il leur dit : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le Maître de la
moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. » − LUC 10.2
D ans ce verset, le Seigneur nous invite à prier pour que Dieu envoie des ouvriers
dans sa moisson. Combien de fois n’avons-nous pas dit ce verset, combien de fois
n’avons-nous pas aussi fait cette prière : « Seigneur, fais lever des serviteurs pour la
moisson ! » ? Mais alors, que fait Dieu ? N’est-il pas celui qui répond aux prières ?
Ma conviction c’est que Dieu nous répond et qu’Il ne cesse de nous envoyer des
serviteurs pour travailler dans sa moisson. Le hic, c’est que ces serviteurs, souvent, ne
correspondent pas à nos critères. En voici une petite liste non exhaustive : Abraham «
le menteur », Jacob « le roublard », Moïse « le bégayeur », Gédéon « le peureux », David
« l’adultère », Jérémie « le jeunot », Pierre « l’impulsif », Thomas « l’incrédule », Paul «
le meurtrier », … cette liste n’en finirait pas ! Aurions-nous choisi ces personnes ? Je ne
pense pas !
Aujourd’hui, quand Dieu est à l’œuvre à travers des personnes qu’Il s’est choisi,
nous doutons que c’est Dieu qui est à l’action. Et en plus du fait de douter, nous com-
mençons à critiquer et à poser des jugements sur ces personnes. Nous rejetons la
forme parce qu’elle ne correspond pas à « nos critères » sans nous rendre compte que
nous rejetons la bénédiction de Dieu et tous les fruits bienfaisants qui en découlent. Il
est temps d’arrêter cette œuvre de destruction de l’action de Dieu. Ne voyons-nous pas
que, quand nous nous prêtons à ce jeu, c’est l’œuvre du diable que nous faisons et non
celle de Dieu ?
Acceptons que Dieu agisse au travers d’êtres humains imparfaits. D’ailleurs, si
nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous comprendrons que nous en sommes
un exemple vivant. Encourageons celui qui se lève au lieu de tenter de le faire se ras-
seoir. Soyons reconnaissants à Dieu du potentiel qu’Il a déposé en chacun et de ce que
LUI (notre Seigneur) est capable de faire.
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02 JUIN QUI EST MON PROCHAIN ? [EZ37M]
C ette question, posée à Jésus par un docteur de la Loi, précède la parabole du « Bon
Samaritain ». Question importante vous ne trouvez pas ? Puisqu’il faut aimer son
prochain comme soi-même (cf. Luc 10.27). Jésus posera aussi une question : « Lequel
de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des bri-
gands ? » Le docteur de la Loi répondra : « C’est celui qui a exercé la miséricorde envers
lui. », donc le Samaritain (cf. Luc 10.36-37).
À la lumière de ce passage, notre prochain n’est pas n’importe qui ! Mais c’est ce-
lui qui nous a fait du bien ! Quand Jésus nous demande d’aimer notre prochain comme
nous-mêmes, Il nous demande en fait d’aimer ainsi ceux qui nous ont aimés, secourus
et aidés ! Jésus nous demande aussi d’aimer nos ennemis et la Bible nous encourage à
manifester de la compassion même pour ceux qui nous haïssent, mais aimer COMME
SOI-MÊME est réservé à ces bonnes personnes qui nous ont manifesté leur amour.
Jésus dira aussi : « Va, et toi, fais de même. » (Luc 10.37). Le Seigneur nous ap-
pelle à être le « prochain » pour quelqu’un ou mieux, pour plusieurs. Il nous demande
d’exercer la compassion et la miséricorde même si cela nous coûte. Comment je réagis
face à la misère humaine ? Si je rencontrais une victime de violences, baignant dans
son sang, lui porterai-je secours ou m’enfuirai-je en courant ? Tous les gestes d’amour,
d’entraide, de secours, de compassion, d’altruisme… que vous ferez auront une portée
éternelle, parce que l’amour est éternel (cf. 1 Corinthiens 13.8). Vous emporterez ces
« fruits » dans l’éternité de Dieu !
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03 JUIN VAS ET FAIS DE MÊME [EZ37M]
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04 JUIN NE TE LAISSE PAS DISTRAIRE [EZ37M]
Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit : « Sei-
gneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de
m’aider. » − LUC 10.40
J ’aimerais que nous nous plongions dans le contexte de cette histoire. Marthe décide
d’accueillir Jésus dans sa maison. Cela veut dire qu’elle accepte d’inviter aussi toute
sa suite car Il était accompagné au minimum par ses douze disciples. Marthe est com-
plètement absorbée par cette tâche, vous imaginez le stress… De plus, sa sœur, qui
n’avait pas bonne réputation et qui avait probablement été « la honte » de la famille,
reste assise au pied du Seigneur, complètement « désintéressée » par ce que vit sa sœur.
Ceci pour expliquer ce qui s’est passé dans le cœur de Marthe. Partant d’un bon
sentiment, celui de recevoir Jésus comme il se doit, elle est complètement dépassée par
la tâche, elle se sent seule et abandonnée par sa sœur, la colère monte surtout que Jé-
sus est « complice » de cette attitude. Quand elle s’adresse à Jésus, elle est au comble de
l’exaspération.
J’aime beaucoup la parole douce du Seigneur, celle qui peut calmer la fureur (cf.
Proverbes 15.1). Nous retenons trop souvent le « reproche » que Jésus lui adresse mais
nous oublions souvent qu’Il montre la voie de l’excellence. Marthe avait un bon fond et
elle cherchait, à sa manière, à plaire au Seigneur. N’est-ce pas le cas quand une maî-
tresse de maison se met en quatre pour que son repas soit bien réussi pour ses invités ?
Derrière cette parole de Jésus, Il nous dit : « Je suis sensible à tes efforts pour me
plaire et me satisfaire, mais ce que Je préfère par-dessus tout, c’est de passer du temps
avec toi et que tu sois à mon écoute ! » À vrai dire Jésus nous dit : « Tout ce qui te dis-
trait, t’affole, t’accable au point que tu te sentes seul et abandonné, même si c’est pour
moi, laisse-le ! Viens dans mon intimité car c’est là mon plus grand plaisir et désir ! »
En cette journée rappelons-nous le verset de Sophonie 3.17 (TOB) : « Il est tout
joyeux à cause de toi, dans son amour, il te renouvelle, il jubile et crie de joie à cause de
toi. »
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05 JUIN NOTRE PAIN QUOTIDIEN [EZ37M]