Des 3 Hématologie
Des 3 Hématologie
DES 3 PÉDIATRIE
2020-2021
PROGRAMME
1- Anémie du nourrisson
2- Anémie hémolytique
3- Drépanocytose
4- Hémophilies
5- Purpura
6- Thalassémies
7- Évaluation et PEC de la douleur
8- Aplasie médulaire
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PLAN
I-GÉNÉRALITÉS 4-Diagnostic étiologique
II-DIAGNOSTIC Conclusion
DES3 Pédiatrie Année 2020-21
1- Diagnostic positif
Dr. Cheikh Ahmed Tidiane DIOUF
Dr. Alvina ADJOVI-AGBOGBO 2-Diagnostic de retentissement
3- Diagnostic différentiel
1 2
1-DÉFINITION
3 4
1
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2- INTÉRÊT 2- INTÉRÊT
ØEpidémiologique: Problème de
santé publique: 72,4 % de prévalence ØEtiologique: causes multiples, dominées par la carence en fer; nécessite une
en Afrique francophone et 71 % au
démarche étiologique rigoureuse
Sénégal, plus accentuée en zone
ØPronostique: peut mettre en jeu le pronostic vital; fonction de la tolérance et du
rurale (rapport final de l’EDS 2017)
terrain
ØDiagnostique: aisé sur la base de la
clinique et confirmé par ØTraitement: règles transfusionnelles, Prévention+++
l’hémogramme (accessible)
5 6
3- RAPPELS
3- RAPPELS Physiologiques : SITES DE L’ÉRYTHROPOÏÈSE
ØChez l’embryon
-Dès le 19ème jour de la conception (3 SA): Sac vitellin
qPhysiologiques: L’ÉRYTHROPOÏÈSE
-Synthèse d’hémoglobines embryonnaires: Hb Gower1(ζ2ε2) Hb Gower2 (α2ε2) et
• Processus qui conduit à la production de globules rouges à partir d’une cellule Hb Portland (ε2γ2)
souche hématopoïétique totipotente
ØChez le fœtus
• Régulée par l’érythropoïétine; glycoprotéine secrétée par l’action conjuguée du -Fin 2ème mois : Erythropoïèse hépatosplénique avec prédominance hépatique
rein et du foie, dont l’action principale est d’augmenter la production des entre 3 et 6mois
érythrocytes et de favoriser le passage des réticulocytes dans la circulation
- Synthèse des hémoglobines fœtales HbF (α2γ2) et adulte HbA1 (α2β2)
sanguine; et par la vitamine B12 et le fer
-5ème mois (entre 4e-7e mois) : début de l’érythropoïèse médullaire
• Durée de vie moyenne d’un globule rouge : 120 jours (3-4mois)
ØAprès la naissance: Erythropoïèse est exclusivement médullaire (moelle
osseuse)
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2
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30
l’âge de 3 à 6mois (anémie physiologique du nourrisson)
%
9 10
3- RAPPELS 3- Rappels
ØVGM (fl ou μ³) =Ht (%)/GR (10⁶/mm³) Naissance M1 M2 M3-M6 M6-M24 2-6ans
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3
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3- RAPPELS
Physiopathologiques : Mécanismes de l’anémie
Ø Défaut d’apport
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15 16
4
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1- DIAGNOSTIC POSITIF
ØExamen clinique
1- DIAGNOSTIC POSITIF
üSignes physiques
• Constantes et mensuration: retard de croissance, trachycardie, hypotension ØExamens complémentaires
artérielle, polypnée
• Hémogramme : confirmation+++
• Pâleur généralisée, cutanée et muqueuse, nette au niveau palmo-plantaire, de la
langue, des muqueuses buccale et labiale Taux d’Hb (g/dl) en dessous de -2DS par rapport à la moyenne pour l’âge
Rechercher des signes de mauvaise tolérance cardio-vasculaire: cyanose, signes
• Autres paramètres: constantes érythrocytaires (VGM, TCMH et CCMH) et taux
de lutte, OMI, bruit de galop, souffle systolique fonctionnel, hépatomégalie et/ou
splénomégalie réticulocytes permettent de typer l’anémie
NB: l’intensité des signes est corrélée à la sévérité de l’anémie • GsRh doit être systématique
• Faire un examen complet des autres appareils
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19 20
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4- DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
ØEnquête étiologique
3- DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Anamnèse++++
Fausses anémies: Par modification du volume plasmatique total • Antécédents personnels périnataux: suivi de la grossesse, déroulement de
l’accouchement (notion d’hémorragie), grossesse gémellaire
• Hémodilution avec rétention hydro-sodée: (Insuffisance cardiaque, MAS avec • Post nataux: prématurité, RCIU, allaitement, diversification alimentaire, sevrage,
croissance et DPM,
œdème…)
• Habitudes alimentaires (picaphagie, régime lacté), notion de prise
• Acidose médicamenteuse, phytothérapie, exposition à des toxiques, notion de parasitose
intestinale
• Volumineuse splénomégalie
• Antécédents personnels médicaux et chirurgicaux
• Antécédents familiaux: notion de consanguinité familiale, tare familiale, de
maladie génétique, niveau socio économique
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6
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ANÉMIE HYPOCHROME
MICROCYTAIRE ANÉMIE HYPOCHROME
Ø Principaux facteurs de la carence en fer MICROCYTAIRE
Ø Principaux facteurs de la carence en fer
• Réduction du capital ferrique à la naissance: clampage précoce du cordon
ombilical, saignement du cordon, hémorragies fœto-maternelles, petits poids de • Pertes excessives: D’origine digestive+++ (hernies hiatales, malposition cardio–tuberositaires,
diverticule de Meckel et aussi gastro-entérites répétées, gastrites médicamenteuses, colites
naissance, prématurité, gémellité
ulcéreuses, ankylostomiase), rectorragies è à rechercher par échographie abdominale,
• Situations d’apports insuffisants: alimentation lactée prolongée au-delà de fibroscopie haute+/- basse
6mois, régime végétarien, malnutrition, alimentation non diversifiée • Psychologiques ou pathomimiques: géophagie(pica)
• Absorption insuffisante: maladie coeliaque (signes de malabsoprtion à rechercher), • Exagération des besoins: cardiopathies cyanogène ou baisse des besoins: anémie
gastrectomie physiologique
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31 32
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ANÉMIE HYPOCHROME
MICROCYTAIRE ANÉMIE HYPOCHROME
3- ANEMIES SIDEROBLASTIQUES
MICROCYTAIRE
ØDéfaut de la synthèse de l'hème par une incapacité à incorporer le fer malgré un 4- THALASSEMIES
taux de fer dans le sang dans les valeurs de la normale
• Désordres génétiquement déterminés de la synthèse de l’hémoglobine
ØAcquises ou héréditaires
Caractérisées par la réduction ou l’absence de synthèse d’une ou plusieurs des
ØHéréditaire: Anémies autosomiques récessives par défaut total ou partiel de
synthèse d’une des chaines de globine (α, β) chaînes de globine constituant l’hémoglobine
ØAcquises: Saturnisme (intoxication en plomb), carence en B6, idiopathique
• En fonction du type de chaîne de globine dont la synthèse est anormale on
ü Fer sérique augmenté ou normal
distingue deux principaux syndromes thalassémiques: les bêta-thalassémies et les
üFerritine augmenté ou normale
ü Capacité totale de fixation du fer sérique à la transferrine normale ou diminuée alpha-thalassémies,
33 34
35 36
9
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37 38
ANÉMIE NORMOCYTAIRE
NORMOCHROME REGENERATIVE ANÉMIE NORMOCYTAIRE
2- HEMOLYSES NORMOCHROME REGENERATIVE
ØClinique: Sd. Anémique (pâleur, asthénie, dyspnée d’effort) + Sd. Hémolytique (ictère, urines
foncées, splénomégalie) 2- HEMOLYSES
ØTriade de Chauffard: anémie, ictère, splénomégalie vCauses corpusculaires ou constitutionnelles
ØParaclinique: b- Hémoglobinopathies:
• Frottis sanguin: schizocytes, sphérocytes • Thalassémies (cf cours)
• Test de Coombs direct: positif
• Drépanocytose: TAR, anomalie de structure des chaines β de la globine par
vCauses corpusculaires ou constitutionnelles
mutation ponctuelle AA Glu→Val (cf cours)
a- Anomalies de la membrane érythrocytaire :
ü anémie bien tolérée, crises vaso occlusives (sd. pieds-mains)
• Microsphérocytose héréditaire ou maladie de Minkwosky Chauffard: atcd famimiaux,
TAD, sphérocytes au frottis, Complication: lithiase biliaireè echo. abdominale
üFrottis: drépanocytes (hématies falciformes)
• Autres: elliptocytose, stomatocytose, acanthocytose,
üElectrophorèse de l’Hb: HbS majoritaire
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1. CURATIF
ØBut
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1. CURATIF 1. CURATIF
ØMoyens ØMoyens
• Médicamenteux
• Réanimation : remplissage , oxygénation
oFer : 3-6 mg/kg/j
• Transfusion sanguine ( CGR, sang total ) oVitamine B12 : 0,5 à 3 µg/j
oCGR (Hb désirée- Hb initiale) x poids x 3 oVitamine B9 ou Acide folique
oAnti parasitaires
ou bien: Q culot = 10 à 15 ml/ kg
oAntibiotiques
oSang total (Hb désirée- Hb initiale ) x 6 oCorticoïdes: 2mg/kg/j
ou bien: Q sang total = 15 à 20 ml/kg
51 52
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1. CURATIF 1. CURATIF
ØIndications ØIndications
• Carence martiale: sel ferreux++ pendant 3 à 4 mois • Anémie hémolytique auto-immune : Corticothérapie , adjuvant
53 54
2. PREVENTIF 2. PREVENTIF
ØPrévention primaire
o Femmes enceintes: ØPrévention primaire
• Supplémentation en fer dès 8 SA avec alimentation équilibrée Promouvoir une diversification alimentaire correcte qui est une étape
• Accouchent en milieu médicalisé clef de la prévention de l’ anémie par carence martiale du fait que les
• Report du clampage du cordon: délai variable selon les études réserves ferriques innées sont épuisées vers 4 à 6 mois et les besoins
quotidiens en fer augmente rapidement
o Nouveau-né et nourrisson
Ex: les bouillies et porridge à base de céréales, les fruits et légumes sont
• Promouvoir l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois
généralement les premiers aliments complémentaires semi-solides introduits
• En l’ absence d’ allaitement, recommander l’ usage de laits infantiles enrichi en fer dans l’ alimentation du nourrisson.
• Après l’arrêt de l’ allaitement maternel, conseiller une riche en fer apportant environ • Cependant, ces aliments, lorsqu’ils sont préparés à la maison, présentent
1mg/kg/jour généralement une faible teneur en fer et ne permette pas de couvrir les
• Promouvoir une bonne diversification alimentaire avec un sevrage progressif besoins martiaux
• Il est donc recommandé de plutôt utiliser comme complémentaires, de
• Favoriser la prise quotidienne de vitamine C à partir de 6 mois ( jus d’orange) préparations industrialisées des céréales enrichies en fer
55 56
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2. PREVENTIF 2. PREVENTIF
ØPrévention primaire
• Éviter les laits de vache, de chèvre et de soja, avant 9 mois-1 an, en particulier
en l’absence de diversification apportant une quantité suffisante de Fer
(céréales enrichies, laits enrichies, viande…) ØPrévention secondaire
• Traiter préventivement les enfants à risque : fer élément++
oPrématurés: supplémentation mise en route dès que l’alimentation est bien • Éviter les pertes excessives de fer: traiter les maladies parasitaires, hémorragies
tolérée pour une durée de plusieurs mois.
oenfants de petit poids de naissance: supplémentation en fer de 2 à 8 lors d’ une diarrhée
semaines aux doses de 2 à 4mg/kg/j jusqu’à l’âge de 6mois
• Eviction des unions consanguines et conseil génétique pour les causes • Expliquer aux parents les effets secondaires des médicaments
constitutionnelles
• Conseil génétique pour certaines maladies • Proposer un suivi régulier des anémies et affections chroniques
57 58
2. PREVENTIF CONCLUSION
ØPrévention tertiaire
• Motif fréquent de consultation
• Suivi des complications
• Nécessité d’une démarche étiologique logique
• Prise en charge des séquelles
• Causes multiples , dominées par la carence martiale
• Prévention+++
59 60
15
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REFERENCES
1. Prévalence et déterminants de l’anémie chez le jeune enfant en Afrique francophone –
Implication de la carence en fer; Volume 22, Issue 11, November 2015, Pages 1188-1197
2. Prévalence de l’anémie parmi les enfants; Rapport final EDS 2017, Pages 204-205
4. Anémie par carence martiale chez l’enfant (297f),Professeur Dominique PLANTAZ, Novembre
2004
61
16
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Objectifs
1 2
Plan I. Généralités
• Généralités
oDéfinition • Traitement 1.1. Définition
oIntérêt oBut
oPhysiopathologie oMoyens Anémie hémolytique: baisse du taux d’hémoglobine en dessous de moins deux
• Diagnostic oIndications
oTraitement préventif écart-types par rapport à la moyenne pour l’âge, secondaire à une destruction
oPositif
oDifférentiel
• Conclusion prématurée et non compensée des globules rouges (GR).
oDe retentissement
oEtiologique
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1
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1.2. Intérêt
ØEpidémiologique: anémie hémolytique fréquente (3,9% dans un contexte de SHU I. Généralités
selon Keita et al au Sénégal en 2014; 1,9% à Ouagadougou en 2014 selon
Savadogo et al), avec des étiologies dominées en Afrique de l’ouest par:
• Paludisme 46,3% selon Koum au Cameroun en 2013, 60,5% selon Savadogo en 1.2. Intérêt
2014;
ØDiagnostic évoqué par le syndrome hémolytique confirmé par la biologie,
• Drépanocytose : prévalence générale en Afrique 10 à 40% ; 1,75% au Burkina
Faso, 6 à 16% au Mali, 7 à 8% en Mauritanie, 8 à 24% au Niger, 10 à 11 % au étiologies multiples, certaines sous diagnostiquées en Afrique;
Sénégal (guide de prise en charge de la drépanocytose 2018) et de 9 à 10 % à
ØPronostic globalement bon mais anémie sévère met en jeu le pronostic vital et
Madagascar; 12,3 % selon Mbanya, Cameroun en 2008;
• Autres étiologies: déficit en G6PD 55,3% selon Savadogo en 2014, 18,8% en l’hémoglobinurie est délétère pour le fonctionnement rénal;
population néonatale en Tunisie en 2020, selon Dabboubi et al; anémies
ØThérapeutique: traitement symptomatique et étiologique dans la plupart des cas.
hémolytiques auto-immunes: incidence annuelle estimée entre 1/35 000 et 1/80
000 en Amérique du Nord et en Europe occidentale.
5 6
I. Généralités I. Généralités
1.3. Physiopathologie
1.3. Physiopathologie
ØHémolyse physiologique liée à plusieurs facteurs :
ØHémolyse pathologique : modification de la constitution des GR, soit
• Vieillissement du GR.
modification de leur environnement.
• Diminution du stock enzymatique
• Modification de la constitution du GR: anomalies congénitales (anomalies
• Modification de la forme avec gonflement puis lyse
de l’hémoglobine, anomalies membranaires, anomalies enzymatiques)
ØSiège au niveau du système réticulo-endothélial : responsable d’une destruction accélérée des GR.
• Moelle osseuse : 50%, Rate : 25% , Foie : 25%.
7 8
2
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I. Généralités
1.3. Physiopathologie Conséquences de l’hémolyse
• Modification de l’environnement: causes immunologiques et non
immunologiques.
• Causes non immunologiques : destruction des GR par des toxines (ex: plomb,
cuivre, toxines bactériennes), par envahissement et destruction du GR par des
micro organismes (ex plasmodium), syndrome de fragmentation de cellules
(valves mécaniques, microangiopathie, CIVD).
9 10
II DIAGNOSTIC
II DIAGNOSTIC
1. Diagnostic positif
11 12
3
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vSur le Cœur
vSigne de régénération médullaire :
• Dyspnée d’effort,
•Sang: réticulocytose > 120000/mm3 • insuffisance cardiaque (œdème des MI, OAP, galop)
• MO: Erythroblastose médullaire > 30 % vSur le Rein: IRA/ nécrose tubulaire ou /obstructive
vSur la croissance : retard staturo-pondéral
vPsycho-social: absentéisme scolaire, dépenses de soins élevées, dépression
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4
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vExamens complémentaires
vExamens complémentaires • Imagerie:
• Test de fragilité osmotique Radiographie :
• Dosage enzymatique (G6PD, PK) - Anomalies de la voûte du crâne
• Biologie moléculaire: étude génétique - Anomalies morphologiques des mains
Echographie abdominale: lithiase
ETF: ictère nucléaire
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II. Diagnostic
II. Diagnostic
4 Diagnostic étiologique
• Clinique : crise d’hémolyse intra vasculaire survenant 2-3 jours après la • AH chronique non sphérocytaire
• Paraclinique: corps de Heinz (précipitation de l’Hb) au frottis, dosage de • Clinique : ictère chronique, des lithiases biliaires et une splénomégalie
G6PD *+++ • Le diagnostic repose sur la mesure de l'activité enzymatique de la PK
31 32
8
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• Il s’agit de la destruction des GR par les auto-anticorps (AAC) • Causée par les IgG plus rarement les IgM et les IgA
• Ces AAC peuvent être décelés par le test de Coombs direct (TCD)
• Manifestations cliniques non spécifiques et à des degrés variables: syndrome
• Selon le comportement physiopathologique de l’AAC, on classe les
anémique + signes d’hémolyse; ou parfois anémie sévère (hb=3g/dl)
AHAI en AHAI froides et AHAI chaudes
• Les formes sévères et brutales se caractérisent par un tableau d’hémolyse
aigue*
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• Idiopathiques: syndrome d’Evans (avec thrombopénie auto-immune) üInfections: hépatites C, tuberculose, syphilis, brucellose, mononucléose
üAuto-immunes: LED, hépatites auto-immunes, diabète de type I, thyroïdite üMédicaments: antibiotiques, anti-inflammatoires, anticancéreux
üHémopathies malignes
37 38
qAHAI à auto-anticorps froids (AHAI-F) • Infections: pneumonie à mycoplasma pneumoniae, EBV, CMV, VZV, adénovirus
• L’anémie est moins sévère que dans les AHAI-C clinique: fièvre + frissons; douleurs des membres inférieurs, du dos de
l’abdomen; hémoglobinurie; pâleur et ictère.
• Se développent typiquement à la suite d’une infection virale
• Autres: cirrhose
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II. Diagnostic
II. Diagnostic
Classification des AHAI
4 Diagnostic étiologique
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11
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1. But 2. Moyens
• Mesures générales
• Interrompre le processus d’hémolyse
• Mesures hygiéno-diététiques : éviction des médicaments et aliments
• Corriger l’anémie déclencheurs
• Prévenir les complications • Hydratation
• Moyens non médicamenteux
• Traiter l’étiologie
• Transfusion de culot globulaire
• Solutés d’hydratation
• Exsanguino transfusion
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III. Traitement
3.2. Anémies hémolytiques constitutionnelles III. Traitement
ØPrincipes généraux:
• Prévention des infections par une bonne hygiène et la vaccination 3.2. Anémies hémolytiques constitutionnelles
• Supplémentation en acide folique : 5mg/ jour pendant 10 à 20 jours par
ØUtilité de la splénectomie:
mois pour compenser l’hyperactivité de la moelle osseuse;
- Corrige l’anémie
• Supplémentation en fer: 3 à 5mg/jour en cas de carence martiale associée
• Soutien psychologique et suivi régulier - Durée de vie des GR devient quasi-normale
ØSphérocytose : acide folique, érythropoïétine à la période néonatale, ØIndications
splénectomie - indiquée à partir de 6 ans dans les formes sévères, à discuter au cas par cas
ØEnzymopathies: éviter les facteurs déclenchants l’hémolyse dans les formes modérées
ØHémoglobinopathies: hydratation suffisante, vaccination, prise en charge des
- pas indiquée dans les formes mineures asymptomatiques;
épisodes infectieux, suivi régulier, acide folique, traitement spécifique selon
les protocoles de prise en charge. - Splénectomie subtotale possible.
53 54
55 56
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Conclusion
• Anémies hémolytiques: étiologies multiples
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Plan
I. Généralités III. Diagnostic
1. Définition 1. Positif
2. Intérêt 2. Différentiel
Drépanocytose chez l’enfant 3. Physiopathologie 3. Etiologique
II. Signes IV. Traitement
Conclusion
1. TDD
Dr Habi-Batou DIALLO 2. Formes cliniques
Dr Denise NADJALTA
DES3 Pédiatrie 2020-2021
1 2
I. Généralités
Drépanocytose chez l’enfant
Objectifs 1. Définition:
1. Définir la drépanocytose
2. Décrire le syndrome pieds-main chez le nourrisson • Maladie génétique héréditaire caractérisée par la présence
3. Interpréter les résultats des examens d’une hémoglobine anormale: HbS due à une mutation des
complémentaires dans la drépanocytose SS gènes de structure des chaines β-Globine en position 6 sur le
4. Décrire les manifestations de la séquestration chromosome 11.
splénique aiguë chez le nourrisson
5. Décrire le syndrome thoracique aigu • Acide Glutamique remplacé par Valine en position 6 sur la
6. Citer 5 complications chroniques de la drépanocytose chaine β-Globine de l’Hb (mutation GLU> VAL).
7. Enoncer les principes du traitement d’ une crise vaso-
occlusive
3 4
1
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I. Généralités I. Généralités
2. Intérêt:
1. Définitions : • Epidémiologie : maladie génétique la plus répandue au
monde touchant plus de 50 millions de personnes avec une
prévalence de 10 à 40 % en Afrique noire.
• Syndromes drépanocytaires majeurs: homozygotes (SS),
hétérozygotes composites ( SC, Sβ- Thalassémie ou thalasso • Des cas ont été décrits chez d’authentiques caucasiens, des
populations arabes, etc.…
drépanocytose), SD Punjab, SO Arab.
• 5 à 20% en Afrique de l’ouest (1,75% au Burkina Faso, 6 à
• Trait drépanocytaire: hétérozygotes AS (classiquement 16% au mali,
7à 8% en Mauritanie, 8 à 24% au Niger).
asymptomatique)
• 10 à 11% au Sénégal et 0,5% des naissances homozygotes.
5 6
I. Généralités I. Généralités
2. Intérêt
2. Intérêt
• Épidémiologie • Clinique :
syndrome drépanocytaire majeur
3 types de manifestations :
-anémie hémolytique chronique ;
-phénomènes vaso-occlusifs ;
-susceptibilité aux infections (en particulier à germes
encapsulés)
Figure 1: Distribution géographique de la
drépanocytose – La « ceinture cyclémique
7 8
2
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I. Généralités I. Généralités
3. Physiopathologie
2. Intérêt • Hématopoïèse:
• Pronostique : Syndrome thoracique aigu ( STA) Le siège de l’hématopoïèse varie au cours de la vie.
complication grave et première cause de mortalité de la Chez le fœtus, elle s’effectue au niveau du tissu conjonctif
drépanocytose. embryonnaire jusqu’au 2ème mois (Hb embryonnaire).
Elle est localisée dans le foie et la rate du 2ème au 6ème mois
• Thérapeutique : ( HbF et HbA).
Traitement de mieux en mieux codifié Elle devient médullaire (dans les os) à partir du 4ème mois ce
Intérêt de l’hydroxyurée et de la greffe des cellules souches qui coïncide avec le développement des ébauches des os.
hématopoïétiques Après la naissance l’hématopoïèse normale est localisée
Traitement curatif par thérapie génique. exclusivement dans la moelle osseuse. HbA 97% (α2 β2).
9 10
I. Généralités I. Généralités
3. Physiopathologie:
11 12
3
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I. Généralités I. Généralités
3. Physiopathologie:
3.Physiopathologie
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I. Généralités I. Généralités
3.Physiopathologie
3. Physiopathologie
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4
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I. Généralités I. Généralités
3.Physiopathologie
3. Physiopathologie
En résumé
• les hématies déformées sont déshydratées, hyper-concentrées • La falciformation du globule rouge: CVO, les AVC, l’ostéonécrose.
et hyperagrégables.
• Elles augmentent ainsi l’hyperviscosité sanguine et la stase ;
elles-mêmes, facteurs aggravant de l’hypoxie et de l’acidose. • L’hyperhémolyse: l’anémie, l’ictère et la splénomégalie
Le cercle vicieux est alors constitué. complications chroniques comme la lithiase biliaire, l’ulcère de jambe et
• La crise vaso-occlusive résulte de l’obstruction des petits la défaillance organique.
vaisseaux, source d’ischémie.
• L’hyper-hémolyse est la conséquence de la destruction
exagérée des globules rouges en état de falciformation • La susceptibilité aux infections est en partie liée à l’asplénie
irréversible. fonctionnelle et à l’état local des différents organes qui sont
• Quant à la susceptibilité particulière aux infections, elle souvent altérés par la répétition des phénomènes de thrombose.
résulte en partie de l’autosplénectomie progressive (exclusion
fonctionnelle de la rate) et d’une baisse de la capacité
phagocytaire des polynucléaires
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Syndrome pieds-mains
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Douleur sévère : 9-15/15 Douleur légère à modérée : 4-8/15 Inconfort : 0-3 /15
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Hétérozygote Hétérozygote
A S A S
S S A S A S AA
¼ 1/2 1/4
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S C A S AC AA AA A S A a a S
¼ 1/4 1/4 1/4 ¼ 1/4 1/4 1/4
Trait β thal Sβ+ thal
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VI. Traitement
VI. Traitement
Ø Moyens Chirurgicaux:
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VI. Traitement
Ø Moyens Chirurgicaux: VI. Traitement
Ø Autres traitements
- Greffe des cellules souches hématopoïétiques
La greffe de moelle osseuse géno-identique ou phéno-identique, qPrincipes
de sang du • Diagnostic précoce anténatal
cordon riche en cellules souches hématopoïétiques ou la greffe
in utero avec des cellules du foie fœtal. • Suivi régulier (intervalle de 3 à 6 mois)
Elle ne peut être proposée qu’en cas de donneur HLA identique • Dossier bien tenu et régulièrement mis à jour
issu de la fratrie.
Malheureusement elle est limitée par le coût très élevé et le • Information parents , patient et entourage (école+++)
risque de mortalité élevé (10%) lié en grande partie à la réaction
du greffon contre l’hôte. • Bilans cliniques et para cliniques répétés
- Thérapie génique • Equipe multidisciplinaire
C’est l’introduction dans la cellule souche hématopoïétique d’un
gène β de globine normale, permettant la synthèse • Soutien psychosocial
d’hémoglobine A à la place de l’hémoglobine S. • Volet préventif
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VI. Traitement
VI. Traitement
qIndications . qIndications
§ Traitement des complications aigues Traitement des complications aigues
Ø Priapisme :Il est recommandé que l’enfant :
- Anémies aiguës : transfusion sanguine simple de CG 10
boive abondamment ;
à15 ml /kg
-prenne des antalgiques (paracétamol par voie orale) ;
-Infections graves : ATB + transfusion sanguine simple
tente d’uriner.
-Accidents vaso-occlusifs graves : traitement spécifique + -Si le priapisme ne cède pas, une hospitalisation en urgence
transfusion sanguine (simple ou échange) est recommandée
-AVC ou STA : oxygénothérapie et échange transfusionnel (Alpha stimulants, ponction et lavage du corps caverneux).
partiel
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VI. Traitement
VI. Traitement
q Indications qPREVENTION
§ Traitement des Complications chroniques:
ØPrévention primaire
- Rétinopathie : photocoagulation au laser, échange transfusionnel
préopératoire Elle s’appuie sur:
- Lithiase biliaire: cholécystectomie, cure chirurgicale - Le conseil génétique: Il est recommandé d’expliquer aux
-Ostéonécrose aseptique: traitement conservateur associant parents la distinction entre un enfant porteur du trait S ou
antalgiques et AINS
Une mise en décharge, un traitement orthopédique
porteur sain (hétérozygote AS) et un enfant porteur d’un
-Ulcère de jambe : syndrome drépanocytaire majeur et de ne pas hésiter à
• Repos au lit et la surélévation du membre atteint ; répéter ces explications.
• Pansements humidifiés par du sérum physiologique 2 ou 3 fois - Le bilan prénuptial
par jour ; - L’éviction des unions hétérozygotes et les mariages
• Application d’antiseptiques locaux
consanguins
• Traitement antibiotique par voie générale, adapté au germe
retrouvé en cas en de surinfection aiguë. - Le diagnostic anténatal
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CONCLUSION
- Hémoglobinopathie la plus fréquente en Afrique
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Objectifs
1 2
PLAN I-Généralités
I-Généralités II.4-Diagnostic étiologique 1-Définition
I.1-Définition III-Evolution- Pronostic
I.2-Intérêt IV Traitement L’hémophilie est une affection hémorragique héréditaire due à un déficit
I.3-Rappels IV.1- PEC des accidents constitutionnel en facteurs de coagulation VIII (hémophilie A) ou IX (hémophilie
II-Diagnostic hémorragiques B*)
II.1-Diagnostic positif IV.2- Traitement curatif Elle est transmise selon un mode gonosomique récessif, lié au chromosome X (qui
II.2-Diagnostic de retentissement IV.3- Traitement préventif porte les gènes des facteurs de coagulation)
II.3-Diagnostic différentiel V-Conclusion Elle est responsable d’accidents hémorragiques essentiellement musculaires et
articulaires
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I-Généralités I-Généralités
2-Intérêt
• Au Sénégal, en 2002, S. Diop et al trouvaient 54 cas d’hémophiles, tous A, dont
39 âgés entre 0 à 19 ans
ØEpidémiologique : 1 cas/10 000 naissances dans le monde, environ 400 000
personnes malades dans le monde* dont 80-85% hémophiles A et 15-20% • En 2018, le nombre d’hémophiles était estimé à 1500 dont 200 identifiés
hémophiles B • Il y aurait donc 1300 cas d’hémophiles non diagnostiqués
Il y a environ un cas d’hémophilie B pour 5 cas d’hémophilie A**. 99% des sujets
• Outre, les difficultés d’identification des patients, la PEC reste onéreuse. Le coût
sont de sexe masculin.
du traitement est estimé au minimum à 3 millions de FCFA* annuellement par
• Rare en Afrique, sa prévalence est inconnue du fait du déficit de spécialistes, et patient
sa PEC est onéreuse
• Cependant, la Fédération Mondiale de l’Hémophilie contribue à améliorer la
• Au Maroc, en 2014, N. Benajiba et al ont réalisé un état des lieux dans l’Est du
pays retrouvant 16 enfants hémophiles entre 0-18ans dont 15 de type A, avec qualité de cette PEC
25% de consanguinité et 44% des cas avaient une histoire familiale d'hémophilie
5 6
I-Généralités I-Généralités
ØDiagnostique : clinique et biologique, le diagnostic anténatal est possible 3- Rappels
ØPronostique : Risque de séquelles orthopédiques
qGénétique
ØThérapeutique : • La transmission est récessive, liée à l’X
-PEC pluridisciplinaire (Pédiatre, Kinésithérapeute, Infirmière) • Anomalies à type de mutations (30% des cas, parfois partielles et difficiles à
-Traitement substitutif mettre en évidence), de délétions (plus ou moins étendues), inversion…
-Thérapie génique (bons résultats) • Seuls les garçons porteurs du gène malade manifestent la maladie (leur
chromosome X est unique). Cependant, il existe de rares cas féminins.
• Le gène muté ne peut pas être compensé par l’autre chromosome sexuel (Y), le
sujet n’aura qu’une seule copie des gènes codant pour le facteur
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Transmission
de l’hémophilie*
I-Généralités
• Une femme est dite conductrice de l’hémophilie si elle a reçu d’un de ses parents,
un chromosome X portant une anomalie génétique ; les filles d’un homme
hémophile sont donc systématiquement conductrices
• Les filles d’une conductrice ont 50 % de risque d’être conductrice.
• Les femmes conductrices ont un risque de 1 garçon sur 2 atteint et une fille sur 2
conductrice
• Dans 30% des cas, il n’y a pas d’antécédents familiaux d’hémophilie* : on parle
alors d’une néo-mutation**, apparue chez la mère ou les grands-parents
maternels
9 10
I-Généralités I-Généralités
üHémophilie féminine : cas exceptionnel, survient dans certaines situations : qPhysiologie de l’hémostase
-Syndrome de Turner avec ou sans mosaïque • Hémostase = Ensemble des phénomènes physiologiques permettant
-Sujet de caryotype XY avec testicule féminisant ou avec agénésie gonadique d’arrêter un saignement
-Fille homozygote née d’un couple de père hémophile et de mère conductrice • Classiquement, elle se déroule en trois temps :
-Fille hétérozygote avec lyonisation ou inactivation physiologique de l'X -Hémostase primaire
(elle possède un chromosome X anormal et un X normal mais inactif du -Coagulation ou hémostase secondaire
point de vue de la fabrication de la protéine de coagulation)
-Fibrinolyse
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3
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I-Généralités I-Généralités
Explorée par le TS, qui est le temps d’occlusion plaquettaire (PFA-100 = Platelet
function analyzer).
13 14
I-Généralités I-Généralités
üCoagulation ou hémostase secondaire* : Cascade de réactions
enzymatiques => formation d’un réseau de fibrine qui consolide l’amas
plaquettaire et passe par deux voies d’activation :
-Voie intrinsèque (endogène)** : tous les éléments nécessaires à la coagulation
sont présents dans le plasma, sans apport extérieur.
-Voie extrinsèque+++(exogène)*** : nécessite la présence d’éléments tissulaires
appelés thromboplastine tissulaire (ou facteur tissulaire FT) pour être activée.
Explorée par le temps de céphaline avec activateur (TCA), le temps de Quick
(TQ) et le taux de prothrombine (TP).
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4
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I-Généralités I- Généralités
üFibrinolyse* : Processus enzymatique de dissolution de la fibrine qui tend à
empêcher l’installation et l’extension du caillot en détruisant les polymères de
fibrine une fois l’endothélium réparé
Lorsque le caillot est formé, la fibrinolyse physiologique peut donc restituer la
perméabilité du vaisseau
Activateurs : Activateurs tissulaires du plasminogène, Urokinases
Inhibiteurs : Anti plasmine
17 18
II-Diagnostic II-Diagnostic
1-Diagnostic positif
TDD : Hémophilies constitutionnelles A et B qDépistage : Si antécédents familiaux d’hémophilies*, en anténatal par biopsie de
a) Circonstances de découverte
trophoblaste (9-10e SA), Amniocentèse ou ponction du cordon échoguidée (vers
qPériode néonatale : Devant un syndrome hémorragique* : céphalhématome la 20e SA) chez le fœtus dont le sexe masculin a été reconnu à l’échographie.
volumineux, hématome du scalp, saignement ombilical, hémorragie digestive,
saignement prolongé
qNourrisson : Ecchymoses multiples et récidivants, Hématome du front ou de la qSystématique: au cours d’un bilan pré-opératoire
fesse (à l’âge d’apprentissage de la marche), Saignement prolongé aux points de
prélèvement sanguin ou d’injection (IM ou vaccination) ou lors de la circoncision qDevant des complications : Arthrose, Ankylose
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II-Diagnostic II-Diagnostic
üAntécédents familiaux : Cas similaire dans la famille, Consanguinité partout sur le corps, et leur gravité dépend de leur localisation, et de
21 22
II-Diagnostic II-Diagnostic
qSignes physiques : üHématomes de localisations dangereuses : Plancher buccal (asphyxie), Rétro-
üEcchymoses apparaissent au niveau des jambes, des genoux… sans gravité car orbitaire (cécité), Profonds rétro-péritonéaux du psoas (pouvant simuler diverses
elles sont superficielles. affections chirurgicales telle une appendicite aiguë*ou une hémarthrose de la
hanche), Autres (cou, face antérieure de l’avant-bras, langue, muscle grand droit)
üHématomes : Epanchement de sang dans un tissu pouvant toucher n’importe
quel tissu ou organe (muscle, foie, œil…). Ils peuvent être dangereux par leur
volume ou leur localisation :
-Hématomes sous-cutanés très étendus
-Hématomes profonds, musculaires provoqués par des chutes, des injections
intramusculaires, ou aponévroses
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II-Diagnostic II-Diagnostic
üHémarthroses++ (vers 2 à 4 ans) : Épanchements sanguins intra articulaires
(genou, coude, cheville)
-Conséquences : Dépôt de fer dans l’articulation (toxicité)
Réaction inflammatoire locale
Déformation articulaire
Atrophie musculaire
Risque de pseudo-tumeurs (1 à 2%)
-SF : douleur et tuméfaction de l’articulation, impotence fonctionnelle
-SP : gonflement articulaire, signes inflammatoires locaux (douleur, chaleur,
rougeur, tuméfaction), attitude antalgique et épanchement articulaire
25 26
II-Diagnostic II-Diagnostic
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II-Diagnostic II-Diagnostic
üHémorragies extériorisées : c) Signes paracliniques :
-Hémorragies des plaies cutanées ++ qBiologie :
-Hémorragie bucco-dentaire : plaie de la langue, de la joue, de la gencive ou üNFS : Taux de plaquettes normal, Hb? VGM? (retentissement)
saignement suite à une extraction dentaire üTaux de prothrombine (TP) normal
-Epistaxis : fréquent chez l’enfant avec risque d’anémie üTemps de Saignement normal
-Hématurie : spontanée, prolongée ou récidivante pouvant évoluer vers une üTQ normal
colique néphrétique
üTemps de Céphaline avec Activateur (TCA) constamment allongé*!
-Hémorragies digestives (rares) : hématémèse, méléna üDosage des facteurs VIII et IX** => diminués (<4% soit 0,4UI/mL)
-Hémorragies opératoires : Amygdalectomie, Extraction dentaire, Circoncision, etc. üGénétique : biologie moléculaire
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II-Diagnostic II-Diagnostic
c) Signes paracliniques :
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• Drépanocytose : chez le nourrisson devant une tuméfaction des mains et pieds autosomale donc atteignant les deux sexes qui associe dans sa forme
qui peut à tort orienter vers un syndrome pied-main classique une diminution du Facteur de Willebrand entraînant un allongement
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b) Moyens : b) Moyens :
qTraitement symptomatique : qTraitement adjuvant :
• Desmopressine (DDAVP ou Minirin)* : permet de faire relarguer le F.VIII • Traitement local : Toujours associé au traitement substitutif : compression,
endogène et relever suffisamment son taux (2 à 8 fois le niveau de base). immobilisation*, pansement hémostatique, glace, ponction, kinésithérapie
• Perfusion IV lente : 3 à 4 µg/kg (rééducation)
• Présentation par instillation endonasale (Octim Spray®) disponible pour le • Antalgiques : paracétamol +/- codéine, morphine, NE SURTOUT PAS METTRE
traitement à domiciles des petites hémorragies. D’AINS
• Antifibrinolytique : Acide tranexamique (Exacyl®) : 20 mg/kg/j • Corticothérapie : utilisation de courte durée et limitée par la mise en place d’un
• Transfusion de CG, de PFC : 10-20 mL/kg, parfois sang total traitement substitutif précoce
• Réanimation : ABCD • Mesures générales : repos strict, boissons abondantes
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IV- Traitement
c) Indications :
vHémorragies buccales : Traitement substitutif (unique), geste local (nettoyage +
compression manuelle prolongée), Exacyl® pendant 1 semaine, alimentation
semi-liquide et froide pdt quelques jours.
vHémorragies du système nerveux central : traitement substitutif avant toute
exploration après un traumatisme.
vHémophile modéré ou mineur A : Desmopressine (en complément du
traitement substitutif, permet de prolonger la durée de vie du facteur VIII injecté)
vHémophile avec ACC : facteur VII recombinant
vPré, per et postopératoire : Injection de facteurs pour corriger l’hémostase
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3- Traitement prophylactique (des accidents hémorragiques) 3- Traitement prophylactique (des accidents hémorragiques)
vTertiaire :
• La prévention peut être : •chez l’enfant (après l’âge de 2 ans) ou l’adulte lorsqu’il y a eu plus de deux
vPrimaire : conseil génétique avec bilan prénuptial* manifestations hémorragiques, ou avant un risque hémorragique connu tel qu’une
intervention chirurgicale, ou après un traumatisme pour éviter le risque de
vSecondaire : administration systématique chez le jeune enfant hémophile A ou B saignement.
sévère (avant 2 ans) dès qu’il commence à marcher, avant même qu’il ne • Injection systématique de facteur VIII toutes les 48 heures ou de facteur IX tous
les 3 jrs → obtenir en permanence des traces de facteur VIII ou IX circulant →
développe des saignements ou dès le premier accident hémorragique. transformation temporaire de l’hémophilie sévère en modérée et limitation du
nombre des accidents hémorragiques.
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OBJECTIFS
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PLAN I. GENERALITES
I. Généralités III. Traitement 1. Définition
1. Définition IV. Conclusion
2. Intérêt üLe purpura est une tache hémorragique due à l'extravasation de sang dans le
3. Physiopathologie
derme, secondaire à une anomalie de l’hémostase primaire
II. Diagnostic
1. Positif
2. Gravité
3. Différentiel üCes lésions érythémateuses ne s’effacent pas à la vitropression
4. Étiologie
3 4
1
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I. GENERALITES I. GENERALITES
2. Intérêt 2. Intérêt
ü Épidémiologique
• Purpura fulminans meningococcique en augmentation annuelle, endémiques üDiagnostic
dans le monde (500000cas/an) avec une incidence maximale chez les enfants • Le diagnostic d’un purpura est avant tout clinique
de moins de 1 an. • Un purpura fulminan et un purpura avec syndrome hémorragique constituent
• Purpura thrombopénique immunologique fréquent avec un pic d'âge de des urgences diagnostiques et thérapeutiques
survenu entre 2et 5ans ü Thérapeutique
• purpura rhumatoïde se voit à tout âge avec un pic de fréquence entre 4 à 7 La prise en charge est symptomatique et va dépendre de l’étiologie
ans, caractère saisonnier et épidémique
üPronostic
Pronostic vital immédiat est engagé en cas de purpura fulminans
5 6
I. GENERALITES
3. Physiopathologie
üLe purpura est une tache hémorragique due à l'extravasation de sang dans le
derme.
üCette lésion est liée à une anomalie de l'hémostase primaire, impliquant les
vaisseaux ou les plaquettes.
üL’hémostase (H) vise un équilibre physiologique entre un processus coagulant,
susceptible d’entraîner un accident thrombotique, et un processus de fibrinolyse,
à risque hémorragique. Ces processus sont régulés eux-mêmes par des
inhibiteurs et des activateurs (schéma 1).
ü Le déficit d’un de ces acteurs entraînera un risque hémorragique ou au contraire SCHEMA 1
un risque de thrombose chez le patient.
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I. GENERALITES
3. Physiopathologie
ü Physiologie de l’hémostase
• Lors d’une effraction vasculaire, une coupure par exemple, plusieurs
mécanismes cellulaires et moléculaires vont s’activer pour arrêter le
saignement.
(schéma 2 et 3).
SCHEMA 2 SCHEMA 3
9 10
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3
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I. GENERALITES I. GENERALITES
vLes étapes de l’hémostase primaire: • le facteur de Willebrand est synthétisé et stocké dans les granules des
ü Formation du clou plaquettaire:
plaquettes (20 %) et dans les cellules endothéliales des vaisseaux (80 %).
• deuxième étape de l’hémostase primaire , se produit en moins d’une minute et
aboutit à la formation du clou plaquettaire. Les plaquettes adhèrent • Il a deux rôles essentiels :
au collagène du vaisseau sanguin et les unes aux autres, formant ainsi un
bouchon temporaire pour arrêter le saignement. ü favoriser l’adhésion des plaquettes au vaisseau lésé (cellules sous
• Au cours de cette activation, les plaquettes libèrent plusieurs substances telles endothéliales)
que le facteur de Willebrand, l’ADP (adénosine diphosphate) et le thromboxane
ü transporter le facteur VIII.
A2 (de la famille des prostaglandines impliquées dans l’inflammation) qui
favoriseront encore plus l’agrégation des plaquettes.
13 14
I. GENERALITES I. GENERALITES
3. Physiopathologie
üPathologie de l’hémostase: Troubles de l’hémostase primaire:
§ Plaquettes 3. Physiopathologie
• Thrombopénies (diminution du nombre de Plaquette < 150G/L)
• Soit par déficit de production üSur le plan physiopathologique, on distingue :
• Soit par destruction augmentée
• Thrombocytose (augmentation du nombre de Plaquette > 150G/L)
• Le purpura d’origine hématologique :correspond à une extravasation
• Soit secondaire ou reactionnelles secondaire à une thrombopénie ou une thrombopathie
• Soit des syndromes myeloproliferatifs et thrombocytémies
• Thrombopathies: anomalie de la qualité des Plaquettes
• Constitutionnelles
• Acquises • Le purpura d’origine vasculaire : correspond à une atteinte du vaisseau
§ Maladie de Von Willebrand: par déficit ou anomalie génetique du facteur de
§ Atteintes des vaisseaux (vascularites)
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1. DIAGNOSTIC POSITIF
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• Un état de choc
• Des troubles de la conscience
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4. DIAGNOSTIC ETIOLOGOQUE
4. DIAGNOSTIC ETIOLOGOQUE 4.2. 3. Anomalies constitutionnelles de l’hémostase:
4.2.3.2. Purpura thrombotyque thrombocytopénique à révélation pédiatrique
4.2. 3. Anomalies constitutionnelles de l’hémostase: üDéficit fonctionnel sévère en ADAMTS13, la protéase spécifique de clivage du
facteur Willebrand
4.2.3.1. Maladie DE VON WILLEBRAND üResponsable de l’accumulation des multimères de haut poids moléculaire de
facteur Willebrand et de la formation de microthrombi plaquettaires dans la
üMaladie constitutionnelle de l’ hémostase microcirculation
üAnomalie soit quantitative soit qualitative du FVW üAcquise ou héréditaire
üAge: 8 à 15 ans, F++
üTAD le plus souvent et à pénétrance variable, ATCD familiaux üClinique: anémie hémolytique mécanique et d’une thrombopénie de
consommation, parfois associées à des signes d’ischémie multiviscérale
üSyndrome hémorragique (localisation différente, de gravité variable)
üParaclinique: exploration d’ADAMTS13 (activité, IgG anti-ADAMTS13, antigène,
üBiologie: tests d’hémostase et dosages spécifiques séquençage du gène ADAMTS13)
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q Moyens: qMoyens:
üMoyens symptomatiques:
üMoyens de réanimations:
ØAntalgiques: PEC DE LA DOULEUR selon l’intensité de la douleur
Ø Oxygénothérapie, Voie veineuse de bon calibre, Sonde vésicale si nécessaire ØParacétamol: 15mg/kg/prise +/- Ibuprofène
ØCodéines
Ø Solutés: SSI 0,9%, SG5%, SG10%, albumine
ØMorphines: 0,1mg/kg en DC sans dépasser 20mg/j par VO;
Ø Cathécolamines: dopamine, dobutamine, noradrénaline et adrénaline 0,025mg/kg/5mn en titration sans depasser 4mg/j
ØAntispasmodiques: spasfon 1mg/kg/j
Ø Gluconate de calcium: 0,5ml/kg
Ø Produits sanguins labiles: CGR 10 à 15 ml/kg en 4h, PFC, plaquettes si nécessaire
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IV. CONCLUSION
üLe diagnostic d’ un purpura est clinique
üLes purpuras fulminans et nécrotiques constituent des urgences diagnostiques et
thérapeutiques
üDeux étiologies sont fréquentes en pédiatrie: PR et PTI
üLa prise en charge précoce des symptômes et des étiologies améliore la survie
des patients
91
23
Définition
Douleur: évaluation Douleur:
et PEC • Expérience désagréable
• Emotionnelle
Dr Indou Dème/ly
• Sensorielle
• Associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel, ou décrite
par le patient en de tels termes
Définition Intérêt
NB
• Harmoniser les pratiques
• Définition mal adaptée pour ceux qui n’ont pas accès au
Langage (tout-petits, handicapés) • Proposer une PEC adaptée
• CSQ: les altérations du comportement dues à la douleur sont des • Améliorer le confort des patients
équivalents de la douleur
• Raccourcir les délais de sédation
Principes Principes
Évaluer et comprendre la douleur chez l’enfant nécessite:
• Patient: mieux placé pour parler de sa douleur
• Une relation de confiance
• Douleur: mesurable par des outils de mesure validés scientifiquement • Un abord empathique
• Un outil de mesure validé
• Évaluer régulièrement, toujours avec la même échelle
• Seule une évaluation avec un outil fiable, validé, permet une prescription
adaptée • Noter l’évaluation sur le dossier de soins
• Préciser l’échelle utilisée et le moment : avant ou après antalgique
• Utiliser une échelle validée, adaptée à l’âge de l’enfant et à sa situation
Modalités Concepts
• De 0 à 4 ans: difficultés de communication
utiliser les échelles d’observation comportementales • Auto-évaluation: évaluation de la douleur par l’enfant lui-même, par
(hétéro-évaluation) des mots, des chiffres ou un dessin
L’auto-évaluation est toujours à privilégier si possible
• De 4 à 6 ans: tenter auto-évaluation
utiliser échelle de visages • Hétéro-évaluation comportementale
confirmer si nécessaire par l’hétéro-évaluation C’est l’évaluation de la douleur réalisée par quelqu’un d’autre que
• Au-delà de 6 ans: l’enfant peut en général s’évaluer lui-même l’enfant : professionnels de santé, plus rarement les parents
(auto-évaluation) Elle repose sur l’observation du comportement de l’enfant
Modalités Objectifs
L’évaluation permet :
• Expliquer à l’enfant et aux parents l’utilisation des échelles de • de quantifier la douleur
douleur • de la mesurer objectivement
• de sortir du débat "je crois ou je ne crois pas que l’enfant a mal"
• Il faut toujours réévaluer la douleur après l’instauration d’un moyen • d’apprécier l’évolution de la douleur après l’instauration d’un
antalgique traitement ;
(1/2 h à 1 h après) • d’avoir un langage commun entre professionnels de santé à l’intérieur
d’une équipe et d’une équipe à l’autre
• d’aider au diagnostic
Résultats Résultats
• L’intensité de la douleur guide la prescription, non pas le diagnostic
• Le plus souvent, évaluer la douleur d’un enfant n’est pas difficile • Il n’existe pas de seuil parfaitement défini
• L’objectif du traitement de la douleur ou de sa prévention est
• Cependant un temps d’apprentissage est nécessaire d’obtenir :
- Retour aux activités de base de l’enfant : manger, dormir, parler,
• Plus on apprend à évaluer la douleur, plus on la reconnaît bouger, jouer ;
- Satisfaction de l’enfant
• Apprendre à reconnaître la douleur, c’est l’évaluer • Baisse du score des échelles de la douleur au dessous d’un certain
seuil (exemple : EVA ≤ 3/10)
Résultats Résultats
• Les échelles comportementales ne couvrent pas toutes les tranches
d’âge • Jusqu’à l’âge de 5-6 ans, la douleur aiguë est difficile à distinguer
d’autres causes de détresse (anxiété, colère, prostration, frustration)
• Ainsi, par exemple, aucune échelle n’est encore adaptée pour
évaluer spécifiquement la douleur prolongée de l’enfant entre • Les échelles de la douleur aiguë ne sont pas spécifiques
3 mois et 2 ans
Cas pratiques Cas pratiques
ÉCHELLE VISUELLE ANALOGIQUE (EVA)
Explication mode d’emploi Utilisation d’une réglette, l’enfant montre le niveau de sa douleur au
verso, on peut lire le niveau coté
Cas pratiques Cas pratiques
ECHELLE COMPORTEMENTALE ECHELLE DES VISAGES
Echelle utilisée en pédiatrie pour les enfants très jeunes, très
douloureux ou très fatigués
Cas pratiques Cas pratiques
ECHELLE NUMERIQUE ECHELLE EVENDOL
PEC de la douleur PEC de la douleur
TRAITEMENT DE LA DOULEUR PAR PALIER ■ Palier II
■ Palier I
• Paracétamol: 15 mg/kg/6h • Codéine : 1 mg/kg/prise, 3 à 4 prises par jour, dès 1 an
• Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (associée au paracétamol
maximum 30 mg par prise)
- Ibuprofène (AMM dès 6 mois) : 10mg/kg/8h
- Kétoprofène (AMM dès 6 mois) : 0,5mg/kg/8h
• Tramadol : 1 à 2 mg/kg/prise dès 3 ans
3 ou 4 fois par 24h (ne pas dépasser 8 mg/kg/24 heures)
NB: Maximum 100 mg/prise même si poids > 50 Kg
PEC de la douleur PEC de la douleur
■ Palier III ■ Palier III
Morphine Morphine
> Voie orale : > Voie orale :
• Sulfate de morphine à libération immédiate: 0,2 mg/Kg/j en 6 prises • Sulfate de morphine à libération prolongée : 1mg/kg/j en 2 prises
Délai d’action: 30-60mn Délai d’action: 2-4H
Durée d’action: 4H Durée d’action: 12H
Dose maximale: 20mg/prise Dose maximale: 20mg/prise
PEC de la douleur PEC de la douleur
■ Palier III ■ Palier III
Morphine Surveillance traitement par Morphine +++
Voie injectable: 0,1 mg/Kg en bolus • Détresse respiratoire
Délai d’action: 30-60mn • Conscience: sédation
Durée d’action: 4H • Constipation
Dose maximale: 4mg/prise • Nausées, vomissements
NB: Titration: 0,025mg/kg/5mn • Prurit
jusqu’à l’obtention la dose efficace Antidote: Naloxone (Narcan) 0,5 à 1 μg/kg/heure, en perfusion
sous surveillance+++ intraveineuse continue
PEC de la douleur PEC de la douleur
■ Palier III ■ Autres moyens non médicamenteux
Autres: Nalbuphine : 0,1-0,2 mg/kg/4 à 6h
A partir de 2 ans Physiques: massage
Surveillance+++
Psychique: hypnose…
PEC de la douleur Conclusion
• Douleur: expérience désagréable
• Evaluation: capitale
• Choix de l’antalgique
• Le patient au cœur de la PEC
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PLAN
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I. GENERALITES I. GENERALITES
2. Intérêt
1. Définition ØEpidémiologique:
• L'aplasie médullaire (AM) est une insuffisance médullaire • Pathologie relativement rare
quantitative, secondaire à la disparition complète ou partielle du • Incidence: 1 sur 500000 habitants par an en Europe
tissu hématopoïétique R et aux Etats Unis
• L'arrêt de production des cellules souches 7,4 cas par million/an en Chine
hématopoïétiques(CSH) est responsable d'une défaillance globale • Rare chez l’enfant (congenitale ++)
de l'hématopoïèse et d'une pancytopénie
ØDiagnostic: Biopsie ostéomédullaire (BOM) permet de
• C’est une réduction de production médullaire des éléments confirmer le diagnostic
matures du sang conduisant à une pancytopénie périphérique,
plus rarement à une bicytopénie
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I. GENERALITES I. GENERALITES
3. Rappels
2. Intérêt qPhysiologie
Ø L'hématopoïèse représente l’ensemble des événements
ØThérapeutique: difficile dans nos pays du fait de moyens concourant à la production continue et à la maturation des
limités, mais la greffe de la moelle osseuse est le traitement
cellules sanguines avec une régulation continue
le plus efficace
ØVie intra utérine: localisation
ØPronostic: dépend de l’étiologie de l’AM et des
Tissu conjonctif jusqu’au 2ème mois
complications
Foie fœtal du 2ème au 6ème mois
Moelle osseuse à partir du 4ème mois
ØAprès la naissance la localisation est exclusivement moelle
osseuse
5 6
I. GENERALITES
I. GENERALITES
3. Rappels
3. Rappels qPhysiologie
qPhysiologie Les cellules de l’hématopoïèse
L'hématopoïèse se déroule en 4 étapes successives : • Les cellules souches ont 3 propriétés
-Totipotence: Une CSH est capable de donner, après
• Les cellules souches différenciation, naissance à n’importe quelle cellule du
• Les progéniteurs sang
• Les précurseurs -Auto renouvellement: Reproduction à l’identique des CSH
pour maintenir un stock permanent de CSH dans la moelle
• Les cellules matures
-Différenciation: En réponse à un signal, une cellules
ØLe passage d’une étape à une autre est sous influence de souche peut commencer à se différencier de façon
signaux irréversible et s’engager ainsi dans une lignée cellulaire
donnée
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I. GENERALITES
3. Rappels
qPhysiologie
Les cellules de l’hématopoïèse
• Les progéniteurs
-Premier stade du processus de différenciation des cellules
souches
-Morphologiquement identiques aux cellules souches
-Pluripotents
-Capacité de renouvellement, mais plus faible
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I. GENERALITES I. GENERALITES
3. Rappels
qPhysiologie
Les cellules de l’hématopoïèse
• Les précurseurs
• Différenciation vers une lignée cellulaire
• Subissent des modifications spécifiques de chaque lignée au cours de la
différenciation
• Les différents précurseurs sont:
oProérythroblastes è hématies
oMyéloblastes è Polynucléaires
oMonoblastes è Monocytes
oMégacaryoblastes è Plaquettes
oLymphoblastes è Lymphocytes
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3
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I. GENERALITES
3. Rappels
qPhysiopathologie
Classiquement, trois mécanismes sont envisagés dans la genèse de
l’insuffisance médullaire
• Déficit intrinsèque de la cellule souche hématopoïétique: cause
principale des AM constitutionnelles (congénitales)
• Déficit du micro-environnement médullaire
• Déficit de l’hématopoïèse liée à une dysrégulation du système
immunitaire: mécanisme prépondérant dans AM acquises
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II. DIAGNOSTIC
I. GENERALITES
1. Diagnostic positif
3. Rappels
ØCDD
q Physiopathologie
• Fortuite lors d’un bilan (hémogramme)
Ces mécanismes entrainent une insuffisance de production
• Dépistage familial
médullaire des différentes lignées cellulaires , une
• Signes cliniques évocateurs d’un syndrome d’insuffisance
Pancytopénie centrale avec: médullaire
• Anémie normochrome normocytaire arégénérative §Anémie
• Neutropénie §Infections
§Hémorragies
• Thrombopénie
• Complications : septicémie, choc hémorragique ou septique…
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II. DIAGNOSTIC
1. Diagnostic positif
PARACLINIQUE
ü Myélogramme
Le myélogramme se réalise après ponction medullaire qui consiste à
préléver de la moelle osseuse sous anesthésie locale.
Site de ponction : sternum, crête iliaque, crête tibiale (chez le
nourrisson)
• RESULTATS: La moelle pauvre (diminution d’une ou plusieurs
lignées) ou déserte le plus souvent
• La plupart des cellules observées sont des lymphocytes ou des
plasmocytes, il n’y a ni de blastes, ni d’anomalie morphologiques
des cellules médullaires, ni cellules extra hématiques
• Le degré de cellularité médullaire permet de définir une moelle
hypoplasique 20 à 40 % ; aplasique < 20 % ou totalement déserte :
"moelle de sureau".
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II. DIAGNOSTIC
II. DIAGNOSTIC
2. Diagnostic de gravité
Lié à la pancytopénie qui peut mettre en jeu le pronostic vital
.Le degré d’urgence diagnostique et thérapeutique est
d’autant plus grand que la pancytopénie est plus sévère.
üCliniques
• manifestations cliniques de mauvaise tolérance de l’anémie
• manifestations infectieuses graves dues à la neutropénie
• signes hémorragiques dus à la thrombopénie sévère :
purpura extensif cutané ou muqueux (bulles hémorragiques
buccales), saignements viscéraux, hémorragies rétiniennes
25 26
II. DIAGNOSTIC
II. DIAGNOSTIC
2. Diagnostic de gravité
üBiologiques 2. Diagnostic de gravité
ØAplasie médullaire sévère: Index de Camitta: üBiologiques
• Critères sanguins • Aplasie très sévère: (European Group for Blood and Marrow
–PNN ≤ 500/mm³ Transplantation)
–PLT ≤ 20 000/mm³
Critères de Camitta sont présents mais avec une neutropénie<
–Réticulocytes ≤ 20 000/mm³
• Critères médullaires 200/mm³
–Richesse médullaire ˂ 25% de cellules myéloïdes
–Ou comprise entre 25 et 50% avec moins de 30% de cellules NB: L'existence des signes de gravité d'une AM è PEC en
hématopoïétiques résiduelles.
urgence en service d’hématologie ou de pédiatrie
AM sévère= 2 critères sanguins +1 critère médullaire (score
pronostic de Camitta)
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II. DIAGNOSTIC
II. DIAGNOSTIC
ØCAT en urgence
-Mesures d’isolement du malade 3. Diagnostic différentiel
• Myélodysplasies hypoplasiques
-Monitorer
• Hémoglobinurie paroxystique nocturne qui peut évoluer
-Oxygéner
vers l’AM
-Pose de deux voies veineuses de gros calibres
• Syndrome d’activation macrophagique:
-Bilans: NFS, GsRH, CRP, Hémoculture, GE, ECBU • Leucémies à formes aplasiques
-Antibiothérapie à large spectre probabiliste secondairement ajustée à • NB: distinguer les aplasies congénitales des aplasies
l’antibiogramme par voie intra veineuse au plus tard 6heures après le secondaires (toxiques…)
début de la fièvre
-Transfusion de culot globulaire et de concentrés plaquettaires
déleucocytés
29 30
II. DIAGNOSTIC
II. DIAGNOSTIC
3. Diagnostic différentiel
3. Diagnostic différentiel
• Hémoglobinurie paroxystique nocturne (Maladie de
• Myélodysplasies hypoplasiques Marchiafava Michelli ):
Anomalie monoclonale de la cellule pluripotenteè insuffisance L’HPN est une maladie rare acquise, clonale de la cellule-
médullaire qualitative souche hématopoïétique qui associe une anémie
-Clinique: hépato splénomégalie, adénopathies (presence de hémolytique chronique, et des épisodes d’hémoglobinurie,
syndrome tumoral) en particulier nocturnes. Cette maladie peut aussi prendre la
-Hémogramme : pancytopénie avec anémie normo ou forme d’une pancytopénie avec hypoplasie ou AM
macrocytaire arégénérative -Myélogramme: Richesse globale non ou peu modifiée, avec parfois
-Myélogramme: moelle pauvre ou hyper cellulaire avec des excès d’érythroblastes
anomalies morphologiques -Cytométrie de flux mettra en évidence la perte de protéines
-Evolution possible vers la leucémie aigue myéloide membranaires avec pont d’ancrage GPI(glycosyl-
phosphatidylinositol)
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II. DIAGNOSTIC
3. Diagnostic différentiel
ØSyndrome d’activation médullaire: SAM II. DIAGNOSTIC
C’est une entité anatomoclinique due à une stimulation 4. Diagnostic étiologique
inappropriée des macrophages, il demeure rare. Il est caractérisé • Interrogatoire
par un ensemble de signes cliniques et biologiques non -Age de début
spécifiques mais dont l’association doit faire évoquer le
-Mode de survenue aigu ou chronique du syndrome d’insuffisance
diagnostic et conduire à un examen cytologique ou histologique médullaire
permettant de le confirmer. Actuellement, les critères de Henter
sont ceux admis comme critère diagnostiques du SAM, ainsi le -Notion de prise médicamenteuse ancienne ou récente, de
phytothérapie
diagnostic du SAM, est retenu devant la présence de 5 critères -Antécédents personnels (antécédents hématologiques, hépatiques
parmi huit: fiévre, splénomégalie, pancytopénie(hb<9g/dl, et infectieux )
plaquettes<100000, PNN<1000/mm3), une
-Antécédents familiaux (cas similaire, consanguinité)
hypertriglycéridémie>3mmol/l et/ou hypofibrinémie,
hémophagocytose de la moelle, ferritine>500mg/l, CD25 -Notion d’exposition aux toxiques et aux radiations ionisantes
soluble>2400UI/ml et une activité Natural Killer nulle ou (habitation près de haute tension, usine à hydrocarbure)
abaissées
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II. DIAGNOSTIC
Anémie de Fanconi: Anomalie du pouce
II. DIAGNOSTIC
4. Diagnostic étiologique
ØAM CONSTITUTIONNELLES
a. ANEMIE DE FANCONI
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II. DIAGNOSTIC
II. DIAGNOSTIC
4. Diagnostic étiologique 4. Diagnostic étiologique
ØAM CONSTITUTIONNELLES ØAM CONSTITUTIONNELLES
b. Dyskératose congénitale = syndrome de Zinsser-Cole- b. Dyskératose congénitale
Egmann
45 46
• Atteinte phanérienne:
–dystrophie unguéale: ongles plats, atrophiques avec stries
–cheveux rares, parfois séborrhéiques, gris de manière
prématuré
• Atteinte muqueuse:
–leucoplasie buccale +++ 1 Leucoplasie buccale
3 Hyperpigmentation de la peau
–conjonctivale, anale, urétrale ou génitale 2 Dystrophie unguéale
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• Aplasies acquises
• Transfusion de culot globulaire phénotypé ,déleucocyté si -Dans les AM acquises sévères: l’association sérum anti
taux Hb<8g/dl ou anémie mal tolérée lymphocytaire
• Transfusion de concentré plaquettaire déleucocyté: (SAL) et ciclosporine est le traitement de choix en l’absence de
donneur
syndrome hémorragique et taux de PLT<10000/mm³
HLA-identique dans la fratrie.
• ATB (C3G+Genta): neutropénie<500/mm³ ou devant tout -AM due aux toxiques ou aux médicaments: arrêt des produits
épisode fébrile incriminés
• Corticoïdes: prévention de la réaction anaphylactique et de -AM infectieuses : traitement de la cause
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IV. PREVENTION
1. Prévention primaire CONCLUSION
• Conseil génétique pour les AM constitutionnelles
• Les aplasies médullaires restent une entité hématologique
• Eviter les expositions aux toxiques
• Surveillance régulière des patients sous médicaments à toxicité rare, mais très grave, liée à une insuffisance médullaire
hématologique
2. Prévention secondaire quantitative à l’origine d’une pancytopénie
• Surveillance clinique et biologique regulière • BOM pose le diagnostic de certitude
• Changement du mode de vie (hygiène des mains, statut vaccinal à
jour, éviter le sport à risque…)
• Etiologies multiples mais penser aux causes congénitales
• Cotrimoxazol: 20mg/kg/j deux jours par semaine
• Support psychosocial du patient et de la famille chez les enfants
3. Prévention tertaire
Traitement des complications • Traitement souvent inaccessible dans les pays en voie de
développement et repose sur l’allogreffe
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MERCI
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