Matériaux et Fluides : Guide Complet
Matériaux et Fluides : Guide Complet
Historique
1. Définition ………………………………………………………………………………….
2. Généralités
2.1. Introduction…………………………………………………………………………
2.1.1 Définitions d’un Matériau………………………………………………………….
3. Les grandes classes de matériaux
3.1. Les métaux…………………………………………………………………………….
3.1. 1. Alliages à base de fer……………………………………………………………….
3. 1. 2. Alliages non ferreux………………………………………………………………..
3. 2. Polymères : matières plastiques………………………………………………………
3.3. Céramiques……………………………………………………………………………
3. 3. 1. Les verres………………………………………………………………………….
3. 3. 2. Quelques applications des Céramiques…………………………………………….
3. 3. 2. a. Céramiques dans l’automobile…………………………………………………..
3. 3. 2. b. Céramiques pour les outils de coupe……………………………………………
3.3. 2. c. Céramiques en biomécanique……………………………………………………
3. 3. 2. d. Céramiques dans le
nucléaire……………………………………………………
3. 4. Matériaux composites………………………………………………………………...
4. Quelques données économiques sur le marché des céramiques…………………………...
5. Classification des produits céramiques……………………………………………………..
6. classement, utilisations et températures de cuisson des produits céramiques
7. Modes de fabrication…………………………………………………………………………
8. Quelques exemples de compositions céramiques…………………………………………..
9. Les produits céramiques dans la construction……………………………………………...
10. Leur Utilisation……………………………………………………………………………
11. Applications des céramiques……………………………………………………………….
12. Conclusion…………………………………………………………………………………..
5. Conclusion……………………………………………………………………………………..
Bibliographie
3
Chapitre 1 : Subdivision Des Matériaux
Historique
Les céramistes disent par autodérision qu’ils pratiquent le plus vieux métier du monde : les poteries font
partie des plus anciennes traces d'activité humaine. Historiquement, les céramiques, terres cuites, ont été
utilisées :
Leur usage a été limité par leur fragilité, leur faible résistance aux chocs (faible résilience, faible ténacité).
Dans l’industrie moderne, les céramiques prennent de plus en plus d'importance, soit pour des applications
spécifiques, soit en remplacement d'autres matériaux. On a vu un engouement pour les céramiques à usage
mécanique au début des années 1980 avec le projet de « moteur céramique », qui n'a jamais abouti et a
débouché au contraire sur un scepticisme. L'effort de recherche sur ce projet a toutefois permis un grand
développement des applications mécaniques des céramiques [1].
1. Définition :
Les Céramiques sont définies selon le Larousse comme étant « Art de fabriquer les poteries, fondé sur
la propriété des argiles de donner avec l’eau une pâte plastique, facile à façonner, devenant dure, solide
et inaltérable après cuisson ». La société américaine ASTM (American Society for Testing and
Matériels) définit une Céramique comme : « un article ayant un corps vitrifié ou non, de structure
cristalline ou partiellement cristalline, ou de verre, dont le corps est formé de substances
essentiellement inorganiques et non métalliques, et qui est formé par une masse en fusion qui se
solidifie en se refroidissant, ou qui est formé et porté à maturité, en même temps ou ultérieurement, par
l'action de la chaleur. » Les Céramiques sont des matériaux inorganiques, non métalliques, nécessitant
de hautes températures lors de leur fabrication. Il s'agit en général d'oxydes métalliques, et plus
généralement de métaux oxydés, mais pas uniquement. Les céramiques ont en général une structure
cristalline, parfois associée à une phase amorphe. Lorsque la majorité est amorphe, on parle de
vitrocéramique ; lorsque la totalité est amorphe, on parle du verre [1].
2. Généralités
2.1. Introduction
Les Matériaux sont omniprésents dans notre quotidien. Il n'est pas de structures, d'infrastructures sans
matériaux. Il n'est pas de transport ni de production d'énergie sans Matériaux. On les dit aujourd'hui nano
structurés, architecturés ou bien encore intelligents. Ils occupent une place fondamentale dans l'activité
économique mondiale et sont également l'objet d'une attention particulière de la part des acteurs
académiques qui n'ont de cesse de les améliorer, de les adapter et de les optimiser pour répondre aux
exigences technologiques, environnementales et sociétales croissantes.
2.1.1 Définitions d’un matériau
Un Matériau est tout produit (naturel ou artificiel) qui peut être utilisé pour fabriquer des objets.
C’est aussi toute substance, ou matière pouvant destinée à être mise en forme. Il peut être:
Il est caractérisé par une propriété fondamentale : il «prend la trempe», c’est-à-dire qu’il est
susceptible d’acquérir une grande dureté lorsqu’il est chauffé à une température suffisamment
élevée et refroidi à une vitesse assez grande.
Un des défauts majeurs des aciers ordinaires est l’altération par l’action de l’atmosphère
et, plus encore, par l’action des divers produits au contact desquels ils peuvent se trouver. La
rouille est la première manifestation de cette altération, mais des attaques beaucoup plus
profondes peuvent se produire par l’action de gaz ou de liquides plus réactifs [3].
3.3 Céramiques
Celles-ci sont composées d'éléments métalliques et non métalliques. Elles sont généralement des
oxydes, des nitrures, ou des carbures. Le groupe des céramiques englobe une vaste gamme de
matériaux, comme les ciments, les verres, les céramiques traditionnelles faites d'argile, etc.
La structure cristalline des céramiques est plus complexe que celle des métaux, car au moins deux
éléments chimiques différents sont présents. Il existe des céramiques ioniques, composées d'un métal
et d'un non-métal (par exemple: NaCl, MgO) et les céramiques covalentes, composées de deux non
métaux ou d'éléments purs (diamant, carbure de silicium, etc.). La structure des joints de grain est
également plus complexe car des interactions électrostatiques entraînent des contraintes d'équilibre
supplémentaires. Les ions de signes contraires ne doivent donc pas se toucher. C'est pourquoi la
céramique présente une certaine porosité (environ 20 % en volume) [4].
Elles sont caractérisées par des liaisons fortes, ce qui se traduit dans la pratique par une très bonne
tenue en température et une excellente rigidité élastique. La faible tendance à la plasticité qui en
résulte rend ces matériaux fragiles, peu tenaces, peu ductiles, mais en revanche, résistants à l’usure.
Ces matériaux ont de hauts points de fusion et une bonne résistance à la corrosion. Les céramiques
techniques de qualité ont tendance à être chères
Les céramiques ont de nombreux avantages :
propriétés mécaniques : elles présentent, comme les métaux, un module de Young bien défini,
c'est-à-dire que le module reste constant pendant l'application d'une charge (contrairement au polymère
dont l'élasticité n'est pas linéaire). De plus, elles ont la plus grande dureté de tous les matériaux, et sont
d'ailleurs utilisées comme abrasifs pour couper (ou polir) les autres matériaux ;
résistance aux chocs thermiques en raison d'un faible coefficient de dilatation ;
résistance à la corrosion ;
Cette utilisation se réduit à des composants du moteur. Leurs buts sont d’améliorer l’isolation
thermique, la résistance à l’usure par frottement, d’alléger les pièces en mouvement. L’isolation
thermique est l’un des points forts des céramiques, ainsi la préchambre de combustion (moteur diesel),
la tête de piston et les soupapes d’échappement sont revêtues d’écrans thermiques en céramique. Pour
améliorer le rendement du turbocompresseur, certains fabricants ont envisagé la conception du conduit
d’échappement ainsi que la turbine en céramique.
On utilise pour ces applications des inserts en zircon (ZrO 2) et de titanate d’aluminium (Al2TiO5).
La résistance à l’usure par frottement est une des propriétés remarquables des céramiques. Ainsi les
culbuteurs, les guides et les sièges de soupapes sont en céramique (association de zircone et de nitrure
de silicium (Si3N4)). Par souci d'allègement des masses en mouvement, on peut utiliser du nitrure de
silicium pour les axes des pistons, les soupapes [5].
Dans ce cas, on utilise principalement les propriétés de dureté et de tenue à haute température.
Ainsi l’usinage des fontes, des aciers et des superalliages à base de nickel et de cobalt peuvent être
exécutés avec des plaquettes en céramique. Pour les premiers, on utilisera l’alumine (Al 2O3), pour les
seconds, le nitrure de silicium. Le taux d’enlèvement est nettement amélioré (2 à 5 fois par rapport aux
plaquettes carbures) même si le volume enlevé reste du même ordre. Le tournage continu est résolu par
l’utilisation des céramiques mais le fraisage pose le problème des chocs [5].
La chirurgie et l’art dentaire font de plus en plus appel aux nouveaux matériaux pour une bonne
biocompatibilité, une bonne tenue à la fatigue et une résistance élevée à la corrosion. Les céramiques
utilisées comme remplacement des tissus durs (os, dents) peuvent être classés en trois groupes selon
leur réaction avec le milieu physiologique :
les céramiques inertes ou biodégradables (alumine)
les céramiques bioactives (bio verres...) qui permettent une liaison entre le tissu et l’implant,
les céramiques bio résorbables (phosphate de calcium) qui permettent la repousse des tissus [5].
Dans le nucléaire, les céramiques sont utilisées comme combustible : céramiques à base d’uranium,
produits remplaçant l’uranium métallique pour les réacteurs à haute puissance. On les utilise aussi
comme barre de contrôle. Matériau très absorbant neutronique, il sert à contrôler la réaction de fission
nucléaire. Les céramiques servent globalement à la protection thermique et neutronique[6].
3. 4. Matériaux composites
Un matériau composite est un matériau qui associe deux ou plusieurs matières différentes,
appartenant parfois à deux classes distinctes, pour obtenir une combinaison de propriétés qui tire
avantage de chacun. C’est aussi un mélange de deux matériaux (ou plus) de base, distincts à l'échelle
macroscopique, ayant des propriétés physiques et mécaniques différentes.
Ce mélange est effectué de manière à avoir des propriétés optimales, différentes et en général
supérieures à celles de chacun des constituants.
Un composite est constitué au moins d'une matrice (liant) et d'un renfort.
Les constituants sélectionnés (certains sont multifonctions) peuvent améliorer les propriétés suivantes :
rigidité, résistance thermomécanique, tenue à la fatigue, résistance à la corrosion, étanchéité, tenue aux
chocs, au feu, isolations thermique et électrique, allègement des structures, conception de formes
complexes.
la matrice est un liant qui protège les fibres et transmet également les sollicitations aux fibres ;
le renfort ou les fibres apportent la tenue mécanique et supportent les sollicitations ;
Les charges et additifs améliorent les caractéristiques du matériau. Les charges abaissent
souvent le coût de la matière (effet de dilution). Exemples d'additifs : anti-UV, fongicides,
antioxydants [6].
Figure 1.6 : Exemple de matériau composite
4. Quelques données économiques sur le marché des céramiques
Le génie civil consomme plus de 80 % du marché total des céramiques. En Europe à titre
d’exemple est de l’ordre de 30 milliards d’euros/an. Les secteurs les plus importants (Figure
II.1) sont l’industrie des carreaux de revêtement et de dallage (39 %), les tuiles et briques (24
%), les réfractaires (12 %), les céramiques techniques (10 %), les sanitaires (8 %), la vaisselle
et l’ornementation (6 %). La plus grande partie de la production a lieu en Allemagne, Grande-
Bretagne, Espagne et en Italie.
Bridge dentaire
La position des plaquettes règle le débit relatif eau chaude/eau froide (arrivée par les triangles du
haut) ainsi que le débit total (sortie par le rectangle du bas). Le contact entre plaquettes est étanche,
supprimant le recours aux joints
Les propriétés de surface des céramiques permettent d'atteindre un excellent état de surface :
tolérance de sphéricité de quelques dizaines de nanomètres (quelques centièmes de micromètres)
pour une bille de 2 mm de diamètre, et une rugosité de quelques nanomètres. On réduit donc
considérablement l'usure de la pièce antagoniste, ce qui est capital dans le cas des prothèses : on
peut envisager d'implanter une prothèse à vie sur une personne jeune. Dans le cas d'une prothèse de
hanche par exemple, on crée une liaison rotule composée d'une tête sphérique de zircone
(remplaçant la tête du fémur) pivotant dans une cupule en polyéthylène. La stabilité chimique
(absence de dégradation dans le corps humain) et la biocompatibilité (pas de réaction de rejet de la
part de l'organisme) sont également primordiales.
On utilise également fréquemment des nitrures de silicium pour des roulements à billes ; ce sont en
général des roulements hybrides (billes céramiques, bagues métalliques). La grande rigidité permet
de réduire la résistance au roulement : celle-ci est provoquée par la déformation, « l'écrasement »
de la matière qui nécessite de franchir le « bourrelet de matière ». On peut donc réduire la
lubrification voire de la supprimer, ce qui est intéressant par exemple pour les roulettes de dentistes
qui doivent supporter la stérilisation, ou pour les pompes à vide (le lubrifiant étant un « polluant du
vide »).
On utilise également des paliers lisses (coussinets) en céramiques, ainsi que des garnitures de
pompes (joints dynamiques). L'utilisation de paliers lisses en céramiques remonte au début du
XVIIIe siècle avec les rubis d'horlogerie, le rubi étant un monocristal d'alumine (Al2O3).
Dans le domaine de l'usinage, les outils de coupe sont maintenant quasiment tous en céramiques,
essentiellement carbure de tungstène (WC) ; les outils en acier rapide ne sont quasiment plus
utilisés, mise à part pour les forets. On a en général un porte-outil métallique sur lequel on vient
fixer des plaquettes de carbure, mais les outils de petite taille peuvent être entièrement en
céramiques (carbure monobloc). Cela permet d'atteindre des vitesses de coupe très élevées, donc de
gagner en temps d'usinage, pour une usure de l'outil réduite, donc temps de maintenance réduit.
Ceci compense largement le surcoût du matériel. Notons que les températures atteintes en cours
d'usinage peuvent être importantes, le classement en « basse température » vient du fait que la
température environnante est la température « normale ». La dilatation est faible, ce qui permet
d'améliorer la précision de l'usinage (l'outil ne se dilate pas avec l'échauffement).
On utilise également des outils céramique pour l'emboutissage. Outre les avantages déjà cités
(stabilité dimensionnelle, faible usure, pas de collage avec la matière), on a un allègement des
pièces mobiles (-30 % par rapport à un outil métallique). On atteint ainsi des cadences de
production plus élevées avec un coût de maintenance réduit : la durée de vie est multipliée par 2 ou
3 par rapport à un outil métallique.
Si le moteur céramique n'a jamais abouti, de nombreuses pièces de moteur sont maintenant en
céramique, comme les joints de pomper à eau, les patins de culbuteur.
Certains blindage de véhicules et gilets pare-balles utilisent des plaques de céramique (SAPI :
small arms protective insert) en carbure de bore (B4C) et carbure de silicium (SiC). Ces tuiles et
plaques permettent d'arrêter des munition de calibre supérieur aux fibres de Kevlar qui constituent
le blindage de base.
Dans le domaine domestique, les vitrocéramiques sont largement utilisées pour les plaques de
cuisson. Les différentes phases de la plaque ont des coefficients de dilatation différents, certains
positifs, certains négatifs, ce qui permet d’avoir au final un coefficient de dilatation nul. La plaque
a également une faible conductivité thermique (elle n'évacue pas la chaleur vers l'intérieur) et est
bien transparente aux infrarouges (foyers halogènes). Les vitrocéramiques ont été initialement
développées pour les miroirs astronomiques. On utilise principalement des oxydes de lithium,
aluminium et silicium (LAS : Li2O⋅Al2O3⋅nSiO2).
Citons enfin les applications liées à l'eau, en particulier les robinets à mitigeur en alumine, pour
cuisine ou salle de bain, dans lesquels les pièces céramique ont supprimé l’utilisation de joint. Les
tables d'aspiration utilisées dans l’industrie papetière, pour aspirer l'eau de la pâte à papier et
permettre une séchage rapide, sont également en céramique. Les conduits d'évacuation des eaux
usées (égouts) sont fréquemment en grès vitrifié, qui présente de nombreux avantages par rapport
au béton : étanchéité, résistance à l'usure, résistance à la corrosion, poli de surface (moins de pertes
de charge), durée de vie
Les applications à moyenne températures concernent essentiellement les parties chaudes des
moteurs thermiques. Les céramiques sont utilisées pour les soupapes (nitrure d'aluminium, ou bien
sialon : oxynitrure de silicium et d'aluminium) et les roues de turbocompresseur ; on envisage son
utilisation pour les injecteurs à haute pression. La réduction de l'inertie et l'amélioration des
propriétés de contact permet une réduction de la consommation (3 à 7 %en 1995) et du bruit (-10 à
15 dB en 1995). La résistance à la corrosion de ces pièces permet de s'adapter à divers type de
carburant, en particulier le méthanol.
On retrouve aussi des céramiques dans des parties non mécaniques de la voiture : isolation de
l'échappement, pot catalytique, filtre à particules.
Certaines partie du moteur thermique évoquées ci-dessus peuvent se retrouver dans ce domaine.
On y trouve également les chambres de précombustion.
Les céramiques s'utilisent également pour les moteurs à turbine (aéronautique, turbines
industrielles), avec comme conséquence un allègement et une maintenance réduite. L'allègement
est dû au fait que la pièce est plus légère (faible masse volumique), mais aussi au fait que l’on n'a
pas besoin de la refroidir (gain d'un circuit de refroidissement).
On utilise principalement du nitrure de silicium. Soit on a des aubes de turbine céramique sur un
stator ou un rotor métallique, soit un rotor céramique monobloc.
Support de catalyseur
Du fait de leur stabilité chimique, les céramiques sont utilisées comme support de catalyseur, pour
la catalyse hétérogène (catalyseur solide, réactants liquides ou gazeux) : elles n'interfèrent pas avec
la réaction chimique. Le catalyseur est alors déposé en couche mince sur la céramique. Afin
d’avoir une grande surface de contact avec le milieu, la céramique est sous forme de poudre, de
fritté poreux ou de pièce massive de forme complexe (nid d'abeille).
En effet, comme la réaction chimique se fait à la surface du catalyseur, il faut la plus grande
surface de contact possible, pour le moins de matériau possible en raison du coût du catalyseur
(fréquemment du platine, du palladium, du rhodium). Un matériau très fin n'aurait pas de tenue
mécanique suffisante, raison pour laquelle on le dépose sur un support inerte.
Applications optiques
Plaque de cuisson vitrocéramique, laissant passer les infrarouges mais conduisant mal la chaleur
Les oxydes métalliques ont été utilisés très tôt pour colorer les poteries. De nos jours, ils
permettent d’avoir des encres stables à haute température (marquage de pièces par exemple).
On peut aussi exploiter l'émission de lumière. Les oxydes de terres rares sont utilisés pour les
lampes à fluorescence (tubes de néon, ampoules fluocompactes dite « à basse consommation »,
diodes) et pour les luminophores des téléviseurs. Cela permet d’avoir diverses couleurs, et pour les
éclairages d'ambiance, d’avoir une lumière « chaude ». Ce sont aussi des manchons imprégnés
d'oxydes de terres rares (manchon Auer) qui émettent la lumière blanche des lampes à gaz utilisées
en camping ou d'anciens bec de gaz (éclairage public).
Pour les diodes, on utilise par exemple du carbure de silicium (SiC) pour le bleu ou le nitrure
d'aluminium (AlN) pour des ultraviolets. Pour les luminophores rouges des tubes cathodiques, on
utilise de l'oxyde d'yttrium (Y2O3).
Les céramiques permettent également de faire des fenêtres transparentes dans de larges domaines,
des infrarouges aux micro-ondes. Notons l'oxyde d'indium dopé au titane (ITO, induim tin oxide),
un composé conducteur et transparent utilisé pour les écrans de télévision à cristaux liquides, et les
plaques vitrocéramiques transparentes aux infrarouges (plaques de cuisson).
Combustible nucléaire
Le combustible nucléaire se présente sous forme céramique : oxyde d'uranium (UO2) ou mélange
d'oxydes d'uranium et de plutonium (mox, UO2 et PuO2). La forme d'oxyde a été choisie en raison
de son inertie chimique, y compris à haute température et en contact avec de l'eau.
7. Modes de fabrication
Les céramiques sont élaborées selon l’ordre montré dans le tableau II.1 ci-dessous.
Tableau II.1 Ordre des étapes selon lesquelles sont élaborées les céramiques
Les trois modes d’élaboration mettent en œuvre quasiment les mêmes opérations mais
intervenant dans un ordre différent.
La matière premières est obtenue par des argiles résiduelles (Produit de l’altération des roches
initialement formées) ou sédimentaires (Transportées par l’eau et peuvent contenir du
calcaire, de sable, etc.) La fabrication des céramiques d’une manière générale part d'une
poudre. Pour les céramiques traditionnelles, il s'agit de matières premières naturelles (terre
Glaise, argile, kaolin). Pour les céramiques techniques, ce sont des poudres micrométriques
obtenues par synthèse chimique ; on parle souvent de « céramiques fines ». Toutefois et
bien que les deux types de céramiques soient différents, ils ont en commun le fait de mettre
en œuvre le même schéma de fabrication [6].
Dans la plupart des cas, on met en forme cette poudre avant de la « cuire » :
1.7. soit on travaille la poudre sous forme de pâte, en y ajoutant un peu d'eau ou un liant
organique qui sera éliminé lors de la cuisson ; cette pâte peut être travaillée à la main
(poterie traditionnelle) ou injectée dans un moule ;
1.8. soit on la travaille sous forme de barbotine, c'est-à-dire d'une suspension dans l'eau, en
ajoutant beaucoup d'eau et un dé floculant (silicate de sodium) ; ce liquide est versé dans
un moule absorbant l'eau (par exemple en plâtre) et forme une couche mince sur les
parois que l'on peut démouler après séchage ;
1.9. soit on remplit un moule de poudre sèche.
La cuisson est appelée frittage. Au cours de cette opération, les grains se soudent entre eux,
sans qu'il y ait un passage par une phase fondue. Le frittage « simple » laisse une grande
porosité : on conserve les espaces entre les grains.
Le frittage sous pression (HIP, hot isostatic pressing) consiste à mettre la poudre sous
pression (environ 1 000 bar, 100 MPa) pour que la porosité se referme. On utilise un gaz
inerte, en général de l'argon. On a une diminution des dimensions de 10 à 15 % linéaires (25 à
40 % volumique). Lorsque l'on a un mélange de poudres de compositions différentes, on a
parfois des réactions chimiques lors du frittage (frittage réactif).
Les produits non façonnés (PNF) sont des céramiques à usage essentiellement réfractaire,
utilisés pour protéger des pièces contre la chaleur, par exemple des parois de four. Ils sont
fournis aux clients en sac, prêt à l'emploi.
Sur des pièces métalliques, on peut recourir à la projection thermique pour créer un
revêtement de quelques dizaines de micromètres à plusieurs millimètres. La poudre est
injectée dans une flamme ou un plasma (gaz traversé par un arc électrique), le gaz de la
flamme ou du plasma projetant les gouttelettes sur la pièce à recouvrir. Les gouttelettes
s'écrasent et forment des plaquettes qui s’empilent. Grâce au refroidissement à l'air comprimé,
la température de la pièce reste modérée (de l'ordre de 100 °C). Du fait de la structure
obtenue, poreux et sous forme de plaquettes, le revêtement a une faible résistance mécanique,
mais présente une excellente isolation thermique et une bonne résistance aux chocs
thermiques.
Dans certains cas, la poudre est fondue et moulée. On utilise la fusion électrique : la chaleur
est obtenue en faisant passer du courant dans des électrodes de carbone, on parle de
céramiques électro fondues. La fusion à l'arc électrique est aussi utilisée pour l'acier de
recyclage (acier électrique) et l'aluminium, mais on atteint ici des températures beaucoup plus
élevées, entre 1 800 et 2 500 °C. La céramique est coulée dans un moule en sable (usage
Unique), en graphite (réutilisable plusieurs fois) ou en acier refroidit à l'eau (moule
permanent). On fait un refroidissement très lent en four, de 1 à 18 jours, appelé « recuisson ».
L'assemblage des céramiques est problématique. On procède souvent par brasage : « collage »
par un métal fondu, sans qu'il y ait fusion des matériaux pièces à assembler. On peut ainsi
assembler deux céramiques ou bien une céramique et un métal, et avoir une étanchéité. La
différence de coefficient de dilatation entre les matériaux (pièces et brasure) génère des
contraintes lors du refroidissement, contraintes qu'il faut maîtriser. Dans le cas d'un garnissage
réfractaire, on peut assembler les briques avec un mortier de jointement. Les assemblages
vissés sont possibles, mais la déformation élastique des pièces ainsi que l'adhérence de l'écrou
ou de la tête de vis sur la pièce sont importants pour assurer le serrage ; or, les céramiques se
déforment peu (module de Young E élevé) et ont en général un faible coefficient d'adhérence
avec les autres matériaux [6].
8. Quelques exemples de compositions céramiques :
Céramiques classiques :
Produits électrotechniques :
Verres :
Ce sont des terres cuites de même composition que les précédentes, mais dont la surface est
recouverte d'un vernis ou d'un léger émaillage qui les protège contre l'humidité. Les carreaux
de terre cuite vernissée sont ainsi d'entretien plus facile, mais leur teinte naturelle est parfois
modifiée par le vernissage.
Par une addition de quartz au mélange de base, on obtient un produit résistant aux agents
chimiques et aux températures élevées. Les terres cuites réfractaires servent à la fabrication de
briques spéciales destinées aux revêtements intérieurs des foyers de cuisinières, fours ou
barbecues.
La brique
La brique d'argile est l'un des plus anciens matériaux de construction connus. Servit-elle à édifier la
tour de Babel il y a 12 000 ans? La question reste posée, mais la brique servit en tout cas pour
construire Babylone 3 000 ans avant Jésus-Christ, puis les ouvrages colossaux des Romains, la
Grande Muraille de Chine et certaines cathédrales (Lubeck, Albi). Bien utilisée, elle défie les
siècles et les intempéries. De nos jours, la fabrication en est entièrement mécanisée : traitement de
la pâte (autrefois, les ouvriers piétinaient l'argile humide), façonnage, séchage (il durait jadis près
de deux ans) et cuisson.
Les fours modernes peuvent traiter jusqu'à trois millions de briques à la fois, à une température de
900 à 1000 °C, 1250 °C pour les briques vernissées. Parfois, la présence de sel dans l'atmosphère
de cuisson confère aux produits une légère glaçure. La brique bien cuite est lisse d'aspect et rend un
son clair ; la brique mal cuite est friable et rend un son sourd.
Les faïences
Les faïences sont des terres cuites recouvertes en surface d'un émail qui les rend
imperméables aux liquides. La fabrication s'effectue en deux stades : d'abord établissement et
cuisson de l'objet, appelé alors "biscuit de faïence", puis émaillage et nouvelle cuisson pour
durcir le décor. Suivant la composition de la pâte et la nature de l'émaillage, on obtient des
faïences différentes. Elles servent à l'exécution de poteries culinaires, de vaisselle plus ou
moins décorée, d'appareils sanitaires ou de carreaux de revêtement.
Si par émaillage la faïence est rendue imperméable, elle reste toutefois fragile et sensible aux
brusques changements de température. C'est pourquoi les carreaux de faïence, qui offrent un
choix de couleurs et de motifs variés, ne sont utilisés qu'en revêtement mural. Faciles à
entretenir, ils ne sont pas attaqués par les acides et ne se rayent que difficilement. Ils sont
couramment employés pour protéger les murs des locaux humides (salles de bains, cuisines,
etc.) ou pour créer une note décorative sur une table ou sur un plan de travail. En principe, ils
résistent à la chaleur, veillez cependant à ne pas les exposer à une température trop élevée qui
ferait fissurer l'émail et enlèverait au carreau ses qualités d'étanchéité.
Les carreaux de faïence sont en général de forme carrée (150 mm x 150 mm ou 108 mm X
108 mm) ou rectangulaire (100 mm x 150 mm), et d'une épaisseur assez faible, de 4 à 6 mm.
Vous pourrez constater que, parmi les nombreuses fabrications présentées sur le marché, il
existe parfois une énorme différence de prix de vente. Cela provient du mode de fabrication
des carreaux qui peuvent être soit émaillés en continu sur une chaîne automatique (carreaux
unis, jaspés...), soit émaillés, puis décorés à la main un par un pour reproduire un motif donné.
Ce dernier procédé (encore utilisé de nos jours et dans la plus pure tradition artisanale) est
évidemment d'un coût plus élevé.
Les grès
Ils sont composés d'une pâte argileuse, additionnée de minéraux riches en feldspath.Ce
mélange est cuit à une température voisine de 1300 °C, température à laquelle les fondants,
Ainsi que le feldspath, provoquent la vitrification de la pâte. C'est ce phénomène qui assure au
grès son imperméabilité, sa bonne résistance aux chocs et aux agents chimiques et sa très
grande dureté (il raye le verre).
Ces qualités permettent de l'employer dans l'équipement ménager (plats de cuisson, vases,
etc.), mais aussi dans l'équipement des habitations : tuyaux d'écoulement d'appareils sanitaires
ou revêtements de sols et de murs. Les grès se présentent sous différentes formes.
Étant donné sa dureté, un carrelage de grès cérame est pratiquement inusable. Sa non-porosité
le rend insensible aux taches, et, comme il n'absorbe pas l'eau, il ne craint pas le gel. Il peut
donc être utilisé à l'extérieur pour recouvrir une loggia, une terrasse ou même une piscine.
Employé surtout pour les sols, il peut revêtir les murs avec la même endurance ; son entretien
est pratiquement nul.
De même composition que le grès cérame, les carreaux de grès émaillé présentent une surface
émaillée comme s'il s'agissait d'un carreau de faïence. L'apport d'oxydes métalliques permet
d'obtenir des nuances variées qui n'existent pas dans le grès cérame naturel. La surface
émaillée est parfois trop lisse et trop brillante pour un emploi en revêtement de sol. On
préfère, dans ce cas, une utilisation murale, d'autant plus qu'il existe une très grande variété de
couleurs et de motifs sur le marché.
Carreaux de demi-grès
La conception de base est la même que pour le grès cérame, mais la cuisson s'effectue à une
température plus basse (1100 °C), ce qui n'assure qu'une vitrification partielle de la pâte. Le
produit obtenu est légèrement moins dur qu'un grès cérame et il est parfois légèrement
poreux, c'est la raison pour laquelle il est préférable de ne pas l'utiliser comme revêtement
extérieur.
Les dimensions des carreaux de grès sont très variables. Suivant le type de revêtement à
exécuter (sol ou mur), on peut disposer de petits éléments de 1 à 2 cm de côté, de carreaux
ayant sensiblement les cotes d'un carreau de faïence, ou de dalles carrées ou rectangulaires
d'une surface plus imposante.
Les mosaïques
Le terme "mosaïque" définit non pas un produit, mais un assemblage d'éléments de petites
Dimensions formant une fresque ou reproduisant un dessin. Par extension, on désigne par ce
terme les carrelages réalisés à l'aide de petits éléments de 1 à 5 cm de côté. Suivant la forme
de ces éléments, l'assemblage peut être :
1.10. une mosaïque simple, constituée à l'aide de ronds, de carrés ou de rectangles formant
des rangées symétriques et répétitives sur toute la surface ;
1.11. une "mosaïque de hasard", réalisée à l'aide de fragments de formes et de couleurs
variées, disposés sans tenir compte d'un motif précis.
En général, les revêtements mosaïques conviennent à la plupart des réalisations intérieures et
extérieures, car ils sont constitués à l'aide de carreaux de grès cérame, de pâte de verre ou de
fragments de marbre, matériaux qui supportent tous parfaitement les différences de
température. Les mosaïques en pâte de verre sont notamment très appréciées pour leurs
qualités décoratives et leurs très nombreux coloris. Composés en majeure partie de verre
opacifié, ces petits carreaux sont presque toujours translucides, parfois même transparents.
Afin de faciliter la pose de ces revêtements, certains fabricants proposent les mosaïques en
plaques préassemblées d'environ 30 cm de côté (8 ou 9 plaques couvrent 1 m2). Les différents
éléments sont collés soit sur une feuille de papier, soit sur un filet de Nylon, suivant un motif
ou une composition de couleurs choisis à l'avance pour être ensuite scellés aux murs ou sur le
sol comme un carrelage classique.
Les produits céramiques destinés aux revêtements des surfaces forment un assemblage
désigné par le terme classique de "carrelage".
Il faut tout de suite distinguer deux utilisations distinctes : le carrelage des sols, le carrelage
des murs. L'un et l'autre proviennent d'un assemblage de carreaux ou d'éléments similaires,
mais les matériaux et les produits utilisés sont parfois très différents, et il faut savoir les
reconnaître.
Tous les carreaux étant scellés, il faut ensuite combler les joints par un ciment liquide qui
assurera l'étanchéité entre chaque carreau et nettoyer la surface du carrelage pour enlever
l'excédent du ciment avant qu'il ne durcisse. Pour réussir un bon carrelage, il faut, sans doute,
De la patience, de l'ordre et de la méthode, et, si vous n'avez pas l'habitude, il vaut mieux faire
appel à un spécialiste, car il est difficile à un amateur de réussir du premier coup.
Le procédé, sans être tout à fait différent, n'exige pas les mêmes impératifs de solidité. Le
carrelage doit cependant être plan et étanche, mais les carreaux utilisés sont moins
volumineux et moins difficiles à sceller. Il s'agit en général de carreaux de faïence ou de
mosaïque pouvant être scellés avec un ciment-colle ou une colle spéciale, procédé plus souple
d'utilisation et mieux adapté aux travaux d'amateur.
Comme pour le carrelage d'un sol, la pose s'effectue sur un support plan et lisse, mais il n'est
pas impératif de réaliser un enduit au mortier.
On peut poser ce carrelage sur un mur de plâtre ou sur une cloison en briques dont la surface a
été préalablement enduite et lissée comme pour recevoir de la peinture ou du papier peint. (Il
peut tenir également sur une cloison en aggloméré de bois ou même sur le plateau d'une table,
pourvu que les matériaux servant de supports ne soient pas trop sensibles aux variations
atmosphériques.) Sur un support plan, vous pouvez poser vous-même un carrelage en utilisant
un mastic adhésif ou une colle spéciale, ce qui ne demande pas de connaissances techniques
particulières.
Prévoyez simplement un ordre de travail bien déterminé et commencez, si possible, par une
petite surface, afin de vous faire la main.
- Relevez les dimensions de la surface à carreler ainsi que celle de tous les objets qui s'y
trouvent (ce sont tous les éléments fixés au mur tels que lavabos, évier, etc.).
-Dessinez sur un papier, à échelle réduite, la position des lieux, puis, sur un autre papier
transparent, le quadrillage représentant le carrelage terminé.
- Superposez les deux plans pour étudier la disposition la plus logique et comptez le nombre
de carreaux utiles.
- En vous aidant du plan, tracez alors sur le mur une ligne horizontale et une ligne verticale
correspondant à la première rangée de carreaux horizontaux et à la première rangée de
carreaux verticaux. Utilisez un fil à plomb et un niveau pour que ces deux lignes soient
- rigoureusement perpendiculaires.
- Le long de la ligne horizontale, fixez momentanément au mur une règle en bois qui servira
de guide à la première rangée de carreaux.
- Ensuite, préparez vos carreaux, empilez-les en respectant l'ordre qu'ils doivent occuper, puis
encollez le mur.
- Étalez la colle à l'aide d'une spatule crantée, égalisez l'épaisseur du film de colle pour
qu'il soit partout identique (2 à 3 mm).
- Mettez en place la première rangée de carreaux horizontaux, puis la première rangée gauche
de carreaux verticaux. Travaillez avec soin, prenez le temps de vérifier la position de chaque
carreau, la colle ne sèche pas instantanément.
- Continuez en plaçant alternativement une rangée horizontale et une rangée verticale jusqu'à
ce que toute la surface soit carrelée.
Céramiques électroniques
L'électronique est la principale débouchée des céramiques en volume. Les céramiques sont utilisées
pour plusieurs fonctions ; on parle d'ailleurs fréquemment de « céramiques fonctionnelles ». Elles
servent pour faire des composants passifs (R, L, C). Ce sont des poudres complexes, obtenues par
chamottage, c'est-à-dire par réaction à haute température d'oxydes simples.
Céramiques diélectriques
Les céramiques diélectriques, c'est-à-dire isolantes, sont utilisées comme support de circuits
(substrat, plaques de quelques dixièmes de millimètre d'épaisseur) ou comme boîtier. Elles sont en
cela concurrencées par les polymères (plastiques).
Du fait de leur prix, elles sont réservées aux applications de pointe, lorsque la puissance dissipée
est très élevée (résistance au claquage) ou que les conditions environnementales sont agressives
(température, humidité). On utilise principalement de l'alumine (oxyde d'aluminium Al2O3),
éventuellement associée à de la silice (oxyde de silicium, SiO 2) ou de la magnésie (oxyde de
magnésium, MgO), ou éventuellement du nitrure d'aluminium (AlN).
Dans les condensateurs de forte capacité utilisés à fréquence élevée (jusqu'à 100 MHz), on utilise
du titanate de baryum (BaTiO3) comme diélectrique. On a des couches minces de diélectrique, une
trentaine de micromètres, ce qui permet d’avoir des composants compacts.
Céramiques piézoélectriques
Principe de la piézoélectricité
La piézoélectricité, c’est lorsqu'une tension électrique crée une déformation d'un objet, ou à
l'inverse lorsque la déformation crée une tension électrique. Si l’on considère le cristal céramique
comme un cristal ionique, alors si le cristal n’est pas déformé, le barycentre des charges positives
et au même endroit que le barycentre des charges négatives ; on a une neutralité électrique.
Lorsque l’on déforme le cristal, les barycentres se décalent, ce qui crée une différence de potentiel.
À l'inverse, si l’on établit une tension aux bornes du cristal, cela décale les barycentres et donc
déforme le cristal.
actionneurs : ils permettent de faire des mouvements de faible amplitude mais très précis ;
capteur : on peut détecter un mouvement, un effort.
Microphone piézoélectrique
Céramiques conductrices
Certaines céramiques sont semi-conductrices. On peut ainsi faire des composants qui sont isolants
ou conducteurs selon les conditions :
isolants lorsque la tension appliquée est faible, conducteurs lorsque l’on dépasse une
« tension de claquage », par exemple pour protéger des circuits contre une surtension
(oxyde de zinc ZnO) ;
dont la résistance varie avec la température, ce qui permet de mesurer celle-ci (titanate de
baryum BaTiO3, manganite de nickel NiMn2O4).
Mentionnons ici les céramiques supraconductrices qui n'ont pas à proprement parlé d'application en
électronique (pour l'instant). Lorsqu'elles sont refroidies, leur résistance électrique devient nulle ;
au-delà d'une certaine température, elles retrouvent une résistance électrique. Cela permet par
exemple de réaliser des électroaimants très puissants utilisé dans la résonance magnétique
nucléaire (RMN, IRM). Ces céramiques ont permis d’avoir des supraconducteurs à « haute
température critique », c'est-à-dire que la température de transition est supérieure à la température
de l'azote liquide, -196 °C… Les premières céramiques à haute température critique ont été
découvertes en 1986. Ce sont essentiellement des cuprates comme l'oxyde mixte de baryum de
cuivre et d'yttrium (YBCO, de formule YBa2Cu3O7).
Céramiques magnétiques
Transformateurs utilisés en électronique ; les céramiques sont utilisées pour le noyau cylindrique
ou torique
Les oxydes de fer, ou ferrites, sont utilisées pour leurs propriétés magnétiques :
Certaines céramiques (par exemple les oxydes mixtes de zirconium, étain et titane (Zr,Sn)TiO 4)
permettent de faire des résonateurs de petites dimensions pour la détection d'ondes hyperfréquence,
par exemple réception de télévision par satellite ou pour les téléphones portables.
Céramiques réfractaires
Fourneau pour tester la résistance au feu des colonnes de structure ; on voit le garnissage
réfractaire
Les réfractaires, c'est-à-dire les matériaux résistant à plus de 600 °C, sont le deuxième domaine le
plus important des céramiques.
La première application est l'isolation thermique, la protection de pièces contre la chaleur. Ce sont
les garnissages de fours et réacteurs, hauts-fourneaux, … pour les industries métallurgiques,
cimentières, verrières, pétrochimiques, … On utilisait historiquement les argiles (aluminosilicates)
et dolomies (carbonate de calcium et de magnésium CaMg(CO 3)2) extraites de la terre (briques
réfractaires en terre cuite). On utilise maintenant principalement des produits de synthèse,
essentiellement de l'alumine (Al2O3), du carbure de silicium (SiC), de la manésie (MgO) et du
zircon (ZrSiO4).
Les réfractaires isolants sont livrés sous forme de briques ou de tuiles à assembler, ou sous forme
de mortier à couler ou projeter. Il s'agit également de pièces statiques comme des brûleurs à gaz —
les pièces en mouvement sont-elles étudiées dans la partie Céramiques structurales et applications
mécaniques.
On peut aussi utiliser les céramiques comme conducteur de chaleur, par exemple dans un
échangeur thermique. Le carbure de silicium (SiC) par exemple présente une bonne conductivité
thermique (λ = 125 W⋅m-1⋅K-1, meilleur conducteur que le fer et le nickel, moins bon que
l'aluminium et le cuivre), on en fait donc des tubes et plaques d'échangeur.
Outre la tenue en température, les céramiques réfractaires doivent résister à leur environnement ;
en effet, à haute température, tous les produits deviennent réactifs, de nombreuses réactions
chimiques sont thermiquement activées et la diffusion d'éléments en phase solide, point capital des
réactions en phase solide, est également activée. On a des phénomènes similaire à ceux décrits dans
le chapitre sur la corrosion à chaud des métaux. On pense bien sûr à l'environnement gazeux — gaz
de combustion, mais même le dioxygène de l'air est agressif à haute température —, mais aussi les
matériaux fondu : sels fondus (provenant de l'air ou du combustible), eau liquide sous pression,
verre (industrie verrière), métal (métallurgie).
Céramiques électrotechniques
Isolateur électrique
L'électrotechnique représente une des principales utilisations des céramiques en volume. Les
céramiques sont utilisées comme isolants électriques, et ont permis le développement de
l'électrotechnique de puissance. On utilise essentiellement de la stéatite (talc, pierre à savon) et de
l'alumine.
Du fait de leur fragilité, on ne peut pas utiliser les céramiques dans les applications soumises aux
chocs. Leur point fort se situe dans :
la grande rigidité spécifique, qui permet d’avoir des pièces se déformant peu élastiquement
et très légères (donc baisse du coût de manutention et de fonctionnement) ;
la grande dureté, pour les applications de contact (frottement) ; on peut avoir un état de
surface très bien maîtrisé et stable dans le temps ;
la stabilité en température, en particulier résistance au fluage, pour les applications haute
température.
On utilise principalement :
La zircone (ZrO2) est utilisée pour renforcer d'autres céramiques (céramiques composites) :
Dans les applications mécaniques, les céramiques viennent en remplacement d'un matériau, en
général métallique, elles sont donc en concurrence. La mise en œuvre d'une céramique à la place
d'un métal ne se fera donc que si les performances, en général en termes d'augmentation de la
cadence de production, de réduction de la consommation d'énergie et de diminution de la
maintenance, justifie le surcoût de la pièce. Par ailleurs, en raison des impératifs de fiabilité, le
développement des applications est en général long, plus d'une dizaine d'années.
On peut classer les applications selon le domaine de température. Curieusement, c’est aux basses
températures que l’on utilise le plus de céramiques.
12 - Conclusion
On distingue deux grands types de matériaux non métalliques: les polymères organiques et les
céramiques. De manière générale, ces matériaux ont une organisation atomique nettement plus
complexe que celle des métaux.
Il existe deux grands types de polymères organiques: les thermoplastiques qui sont constitués de
macromolécules de taille limitée, et les thermo durcis qui ont une structure réticulée. Ces
polymères réticulés constituent une seule macromolécule de taille macroscopique. À l’état solide et
en fonction de leur structure chimique, les polymères thermoplastiques existent sous une forme
vitreuse amorphe ou sous une forme semi cristalline. Par élévation de température, ces matériaux
passent à l’état liquide.
Les polymères thermo durcis sont des matériaux infusibles dont la structure est presque toujours
amorphe. On fait une distinction entre polymères thermo durcis à haut degré de réticulation, qui
sont des matériaux rigides, cassants et résistants à la température, et les élastomères (caoutchoucs)
caractérisés par des liaisons secondaires extrêmement faibles et un degré de réticulation beaucoup
moins élevé (environ une unité pontale pour 100 motifs). Ceux-ci peuvent subir des déformations
réversibles très importantes.
Les polymères organiques ont en général une résistance thermique et une résistance
mécanique nettement plus faibles que celles des métaux et des céramiques. Ce comportement
résulte de deux caractéristiques importantes:
• Dans les polymères organiques, les chaînes sont reliées entre elles par des liaisons secondaire 10
à 100 fois moins intenses que les liaisons covalentes qui relient les atomes de la chaîne entre eux.
• Les structures poly carbonées sont instables à température élevée (300-400 °C) surtout en
atmosphère oxydante.
La structure des céramiques est également très complexe. On y trouve tous les types de
liaisons: liaisons ioniques, covalentes polaires et covalentes et beaucoup moins fréquemment des
liaisons métalliques et des liaisons secondaires. Un grand nombre de céramiques sont des oxydes
métalliques. Dans un certain nombre de céramiques (silicates par exemple), on rencontre des
structures polymères linéaires, bi- ou tridimensionnelles. Dans les céramiques, la liaison entre les
structures polymères est en général réalisée par des cations métalliques. Cette caractéristique
entraîne des propriétés mécaniques élevées. Beaucoup de céramiques sont chimiquement stables à
haute température (1000-1500 °C). Dans ces conditions, des réactions d’échange peuvent se
produire, ce qui rend possible la déformation plastique de certaines céramiques tridimensionnelles
comme la silice amorphe SiO2. Contrairement aux polymères organiques réticulés, ces céramiques
deviennent donc fusibles et formables à température élevée en dépit de l’existence d’un réseau
tridimensionnel.
Les céramiques peuvent exister sous une forme cristalline (MgO) ou sous une forme amorphe
(verres minéraux) ou semi-cristalline (vitrocéramiques). À l’exclusion d’un certain nombre de
thermoplastiques, les matériaux non métalliques sont généralement des solides à rupture fragile
Chapitre 2 : Les Fluides
1 INTRODUCTION
Les trois états physiques de la matière tels qu'on les enseigne à l'école primaire sont le solide, le
liquide et le gaz. L'état fluide rassemble les deux derniers termes, en soulignant leur parenté.
Encore faut-il savoir que l'on parle du nom plutôt que de l'adjectif : une huile très visqueuse est
un fluide bien peu fluide ! De fait, c'est la capacité à s'écouler, qui ne veut pas dire absence
de viscosité, qui caractérise cet état, dont la frontière avec l'état solide est difficile à établir :
vingt-cinq siècles après Héraclite, on peut dire « tout s'écoule » (panta rhei). La rhéologie est la
science des écoulements de la matière, qui vont des mouvements très lents du manteau terrestre
aux écoulements turbulents de l'air atmosphérique !
En regardant s'écouler du sable entre les doigts ou se soulever une poussière, on peut
comprendre de façon simplifiée, comme les philosophes grecs classiques, l'origine
microscopique de la fluidité. Dans un solide usuel, les atomes (ou molécules) sont fortement
soudés par des liaisons chimiques. Dans un fluide, les molécules en contact entre elles qui
composent un liquide, ou celles beaucoup plus distantes d'un gaz, peuvent se déplacer les unes
par rapport aux autres. Il existe de plus une agitation permanente, liée à la température, qui
facilite ce mouvement relatif des molécules et transmet les mouvements.
Un fluide est un corps dont les molécules ont peu d'adhésion et peuvent glisser librement les
unes sur les autres (liquides) ou se déplacer indépendamment les unes des autres (gaz). Les
fluides n'ont pas de forme propre (à la différence des solides) donc ils se déforment facilement.
Quand vous introduisez un fluide dans un récipient, ce dernier en épouse les formes.
- Les liquides : Corps peu compressibles et dont la masse volumique est importante (eau,
huile,…). Les liquides occupent des volumes bien définis et présentent des surfaces
libres.
Les gaz : corps très compressibles et même extensibles (dioxyde de carbone, Air,…). Les gaz se
dilatent jusqu’à occuper toutes les parties du récipient qui le contient.
- Les fluides parfaits : un fluide parfait est un fluide dont les molécules glissent les unes sur les
autres sans aucun frottement.
- Les fluides réels : un fluide réel est un fluide dont les molécules glissent les unes sur les autres
sans avec frottement.
Contrairement à celle des liquides, la masse volumique des gaz varie avec la pression et la
température. Les liquides sont appelés des fluides compressibles.
2.2.2 La densité « d » :
La masse volumique est le rapport entre la masse d’une matière et son volume.
Généralement elle est exprimée en kg/m3.
La densité d’un corps est le rapport entre la masse volumique de ce corps et la masse
volumique d’un corps de référence. Les deux masses volumiques étant déterminées dans les
mêmes conditions de température et de pression.
- Pour les liquides, cette définition se traduit par la relation suivante :
2.3.1 La viscosité :
On appelle viscosité la propriété qui traduit la résistance d’un fluide à l’écoulement. Elle
caractérise les frottements internes ou intermoléculaires à l’intérieur du fluide. Plus la fluidité
augmente (vitesse d’écoulement du fluide) plus la viscosité diminue et inversement.
3. PROPRIÉTÉS RHÉOLOGIQUES
La rhéologie est une branche de la physique qui étudie l’écoulement ou la déformation des corps
sous l’effet des contraintes qui leur sont appliquées, compte tenu de la vitesse d’application de
ces contraintes ou plus généralement de leur variation au cours du temps.
La Viscosité :
La viscosité est définie comme la résistance à l’écoulement d’un liquide. Beaucoup de matériaux
utilisés par les dentistes passent de l’état liquide à l’état solide dans la bouche du patient. Leurs
propriétés à l’état liquide sont importantes à connaître afin d’ajuster leur comportement à leur
application. Sous l’influence de forces faibles, comme celle de la gravité, certains matériaux
vont pouvoir s’écouler : ce sont les liquides. La gravité a permis de rompre les forces liant les
molécules. Ces mêmes forces se rétablissent ensuite lorsque le système sera à nouveau en
équilibre. Parfois l’écoulement est très facile car les forces sont extrêmement faibles (l’eau, le
mercure, l’alcool…). Si ces forces sont plus importantes et plus nombreuses, alors l’écoulement
devient plus lent et la viscosité du liquide est plus élevée. D’après la théorie des écoulements
laminaires, les liquides sont considérés comme un empilement de couches de liquides. Chaque
couche est animée d’un mouvement relatif par rapport à la couche voisine. Des forces de
frottement F tangentielles apparaissent et sont appelées forces de cisaillement. Par définition, la
viscosité dynamique ou apparente est le rapport entre la contrainte de cisaillement sur le taux de
cisaillement. Le système le plus courant fait appel à la rotation d’un cylindre (principe de Searle)
dans le liquide dont on souhaite évaluer la viscosité. Il est possible de réguler soit le taux de
cisaillement, soit d’imposer la contrainte de cisaillement.
Dans le figure 2, une plaque se déplace tangentiellement à la surface d’un liquide de hauteur h
selon une force appliquée F. Son déplacement, conséquence de l’application de F, est de ΔL. La
surface d’application de la force correspond à l’aire de la plaque A. La contrainte de cisaillement
τ est donnée par la formule :
Cisaillement
Comme le montre ces exemples, la variation de la viscosité varie par puissance de 10.
Un corps Newtonien (Figure 1) est un liquide qui présente une viscosité constante (quel que soit
vitesse de cisaillement ou la contrainte appliquée). L’eau est un corps newtonien. Un corps non
Newtonien est un liquide dont la viscosité mesurée est apparente car elle dépend de la vitesse de
cisaillement ou de la contrainte appliquée. Une autre expression des caractéristiques
rhéologiques d’un liquide est obtenue par la formule : Contrainte de cisaillement = K (taux de
cisaillement)n où K et n sont des constantes (à température et pression fixes) Si n est égal à 1,
alors la contrainte de cisaillement est directement proportionnelle au taux de cisaillement. Dans
ce cas, la viscosité est constante. Le liquide possède alors un comportement Newtonien.
Les fluides rhé fluidifiants ou pseudo plastiques ont une viscosité qui diminue si la contrainte ou
si la vitesse de cisaillement augmente. Les suspensions de particules asymétriques ont souvent ce
comportement : plus on cisaille vite, plus ces particules s’orientent dans le sens de l’écoulement
et leurs interactions de frottement diminuent. C’est le cas du sang, des polymères liquides à
longue chaîne (figure 3). A l’inverse, les liquides rhé épaississants ou dilatants présentent une
viscosité qui augmente si la vitesse ou la contrainte de cisaillement augmente. Certains amidons
dans l’eau présentent ce comportement. Les liquides plastiques ne s’écoulent qu’à partir d’une
certaine contrainte appelée seuil d’écoulement. Ils sont caractérisés par une contrainte de
cisaillement seuil τ c en dessous de laquelle l’écoulement n’est pas possible. Autrement dit,
lorsqu’ils sont soumis à une contrainte très faible, leur viscosité est tellement forte qu’ils ne
peuvent pas s’écouler spontanément à une échelle de temps acceptable pour l’observateur. Une
pâte dentifrice présente ce type de comportement car il ne s’écoule pas spontanément. C’est la
contrainte de brossage qui lui permet de s’écouler. Un fluide est thixotrope si sa viscosité, à
vitesse de cisaillement constante, diminue au cours du temps à condition que ce phénomène soit
réversible. Si le phénomène n’est pas réversible, c’est une modification de structure qui est la
cause de la baisse de la viscosité en fonction du temps. Parmi les matériaux à application
dentaire, nous pouvons citer les ciments eugénate de zinc et les élastomères polyéthers. Afin de
comparer ces corps entre eux on mesure la viscosité limite vers une vitesse de cisaillement nulle.
En effet la plupart des liquides présentent un comportement newtonien aux faibles vitesses de
cisaillement (Figure 4). Figure 4 : Mesures de la viscosité de polysaccharides de différentes
masses moléculaires en solution aqueuse à 3 % en masse.
Mesures de la viscosité en fonction de la vitesse de cisaillement, réalisées à l’aide d’un
Rhéomètre Haake RS 300.
4.1 LA VISCOÉLASTICITÉ
● Un solide viscoélastique montre une contrainte qui relaxe partiellement dans les premiers
instants puis se stabilise. Cette stabilisation est caractéristique du solide.
Les fluides peuvent être classés en fluides parfaits (sans frottement), fluides réels (avec frottement),
fluides incompressibles (liquides) et fluides compressibles (gaz). Les fluides sont caractérisés par
les propriétés suivantes: la masse volumique, le poids volumique, la densité et la viscosité. Ces
propriétés seront utilisées ultérieurement.
Le comportement mécanique et les propriétés physiques des fluides compressibles et ceux des
fluides incompressibles sont différents. En effet, les lois de la mécanique des fluides ne sont pas
universelles. Elles sont applicables uniquement pour une classe de fluides donnée. Conformément
à la classification qui a été faite, les lois relatives à chaque type de fluides seront exposées dans la
suite du cours d’une façon indépendante.
Bébliographie
BAILON JP., DORLOT JM. : Des matériaux, 3ème éd. Montréal, Presses Internationales
Polytechnique, 2000 [6].
https://www.technologuepro.com/cours-mecanique-des-fluides-2/chapitre-1-generalites-sur-
les-fluides.pdf. [7]
● COUARRAZE G., GROSSIORD JL. : Initiation à la rhéologie, Lavoisier - tec & doc 1991,
Paris, France [8].
● COUSSOT P., GROSSIORD J.-L. : Comprendre la rhéologie, EDP sciences 2001, Les Ulis,
France [9].