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Effets de la dispersion de polarisation

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‫الـــــجــــــن ـــــهــــــــــوريــــــة الـــــجـــــــــزائـــــريـــــة الـــــديــــــم ـــــقـــــــــراطـــــيـــــة الـــــشـــــعـــــبــــــيـــــة‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة الــــــــــــثــــــــــــعــــــــــــلـــــــــــــــيــــــــــــــــــــــــــــــــــم الـــــــــــعـــــــــــالـــــــــــــــــــــــــــــــــــي و‬
‫الــــــــــــبـــــــــــــحـــــــــــــــــــــــــــــــث الــــــــــــعـــــــــــــلــــــــــــم ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــي‬
Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université Ziane Achour de Djelfa ‫جاهــعــــــــــت زيـــــــاى عــــــاشــــــــــــــــــــــور بـــالـجـلفــــــــــــــــــــــــــــــــت‬
Faculté des Sciences et de la Technologie ‫كليت العلوم و التكنولوجيا‬
Département des Sciences Technologiques ‫قسن علوم التكنولوجيا‬
Filière de Télécommunications ‫شعبت االتصاالث السلكيت والالسلكيت‬

Mémoire de Master
Présenté au
Département : Sciences Technologiques
Domaine : Sciences et Techniques
Filière : Télécommunications
Spécialité : Réseaux et Télécommunications

Réalisé par :
𝑴𝒆𝒍𝒍𝒆 . Ben Derkouche Meriem
𝑴𝒆𝒍𝒍𝒆 . Zergot Fatima Feriel

Thème
Effets de la dispersion de mode de polarisation dans les systèmes de
communication optique

Devant la commission d’examen composée de :

MM : Ben Masoude Taher M. C. -A- Univ. Djelfa Président

Rabehi Halim Prof. Univ. Djelfa Examinateur

Benhaoues Atef Prof. Univ. Djelfa Encadreur

Année Universitaire : 2018-2019


Dédicaces

A mes très chers parents qui m’ont guidé durant les moments les plus pénibles de ce long
chemin,

ma mère (que dieu ait pitié d'elle).qui a été à mes côtés et ma soutenu durant toute ma
vie, et mon père qui a sacrifié toute sa vie afin de me voir devenir ce que je suis, merci
mes parents.

A toutes personnes qui ma aider à poursuivre mes études

Pour mes frères et sœurs

A Mr Ben Derah Mokhtar (La miséricorde de dieu)

A toute ma famille sans exception.

A tous mes amis (es) : tout la promotion de master2 TELECOMMUNICATION

A celui qui ma collaboré dans la réalisation de ce mémoire, à toi Mr Benhaoues


Atef

Enfin à tous ceux qui nous sont très chers.

Meriem

II
Dédicaces

Je dédie ce projet

A mon grand-mère

A quoi elle m'a poussé à apprendre et à travailler, ma chère mère et son mari Mustafa

A mon cher père et sa femme, et A mes frères

Pour leur soutien et leur amour

Qui n'ont jamais cessé, de formuler des prières à mon égard de me soutenir et de
m'épauler pour que je puisse atteindre mon objectif.

À Ahmed et Bouzid et à tous ceux qui m'ont aidé


A celui qui ma collaboré dans la réalisation de ce mémoire, à toi Mr Benhaoues
Atef

A mes chères amies

A tous ceux que j'aime et ceux qui m'aiment

Fatima Feriel

III
Remerciements

Tout d’abord nous remercions avant tous, dieu le tout puissant qui nous a
donné le

courage, et la volonté pour atteindre notre objectif, et tous les enseignants


qui ont contribués à notre formation durant tous les cycles.

Nous remercions vivement, notre promoteur Mr : Benhaoues Atef de nous


avoir pris

en charges, et pour sa disponibilité, son aide et ses précieux conseils.

Nous portons avec gratitude de reconnaissance pour l’ensemble des


professeurs du département de Science et technologie qui ont contribué à
notre formation d’ingénieur en Réseaux et Télécommunication.

Nous ne saurons oublier de remercier les honorables Membres du Jury qui


nous ont fait l’immense honneur de Présider et d’examiner ce Modeste
travail.

A tous ceux ou celles qui nous apportés leur soutien, trouvent ici,
l’expression de nos vive et sincère reconnaissance.
Tableau de matière

Remerciements _________________________________________________________ II

Tableau de matiére______________________________________________________ V

Liste des figures _____________________________ VI.‫خطأ! اإلشارة الورجعيت غير هعرّفت‬

Liste de tableau ________________________________________________________ X

Listes des Acronymes et Symboles _________________________________________ XI

Introduction générale ___________________________________________________ 1

Chapitre 1 : La fibre optique ______________________________________________ 3

1. Introduction _______________________________________________________ 3

2. Définition _________________________________________________________ 3

3 .Types de fibre : ____________________________________________________ 4


3.1. Fibre multi-mode ________________________________________________ 4
3.1.1. Fibre multi-mode à saut d’indices ________________________________ 4
3.1.2. Fibre multi-mode à gradient d’indices _____________________________ 5
3.2. Fibre monomode _________________________________________________ 5

4. L’atténuation ______________________________________________________ 6

5. Structure d’un système de transmission optique _________________________ 7

6. Les effets linéaires de la fibre _________________________________________ 7


6.1. La dispersion chromatique _________________________________________ 8
6.1.1. Origine de la dispersion chromatique _____________________________ 9
6.2. Impact de la polarisation de la lumière _______________________________ 10

7. Les effets non-linéaires de la fibre ____________________________________ 11


7.1. Effet Kerr _____________________________________________________ 11
7.2. Effet Raman auto induit (SI-SRS) __________________________________ 12
7.3. Effet Brillouin __________________________________________________ 13

Chapitre 2 : La dispersion de mode de polarisation ___________________________ 15


1. La PMD _________________________________________________________ 15

2. Définition ________________________________________________________ 15

3. Impact de la polarisation de la lumière ________________________________ 15

4. La dispersion modale de polarisation _________________________________ 15

5. Polarisation de la lumière: __________________________________________ 20


5.1. Formalisme de Jones ____________________________________________ 21
5.2. Formalisme de Stokes ____________________________________________ 23

6. Origines de la PMD ________________________________________________ 26

7. Les effets de la PMD sur les transmissions numériques __________________ 27

Chapitre 3 : Résultats et discussion________________________________________ 29

1. Introduction ______________________________________________________ 29

2. Chaine de transmission par fibre optique en présence de la PMD __________ 29

3. Résultats de la simulation ___________________________________________ 30


3.1. Simulation du PMD dans la connexion ______________________________ 30
3.1.1. Effet de la PMD sur les impulsions ______________________________ 32
3.1.2. Impact de PMD la sur le facteur de qualité en fonction de la longueur de
fibre ___________________________________________________________ 33
3.1.3. Impact de la PMD sur le facteur de qualité en fonction du débit _______ 34
3.1.4. Impact de la PMD sur le facteur de qualité en fonction du coefficient de la
PMD ___________________________________________________________ 35
3.1.5. Degré de polarisation _________________________________________ 35
3.1.6.Énergie électrique et PMD _____________________________________ 37

4. Techniques de compensation de la PMD ______________________________ 37

5. Chaine de transmission par fibre optique avec compensation de la PMD ___ 40

6. Conclusion _______________________________________________________ 41

Conclusion générale ___________________________________________________ 43


Référence bibliographique_______________________________________________ 44

Annexe ______________________________________________________________ 47
Liste des figures

Figure 1.1 Fibre optique…………………………………………………………………4

Figure 1.2 Fibre optique multimodale à saut d’indice…………………………………..5

Figure 1.3 Fibre optique multimodale à gradient d’indice………………………………5

Figure 1.4 Fibre optique unimodale……………………………………………………..5

Figure 1.5 Atténuation d’une fibre standard en fonction de la longueur d’onde……….6

Figure 1.6 Système de transmission sur fibre optique…………………………………...7

Figure 1.7 Elargissement temporel d’une impulsion dans une fibre dispersive………...8

Figure 1.8 Dispersion totale D et contributions de la dispersion du matériau Dmat et de la


dispersion du guide d'onde Dguide d'une fibre monomode conventionnelle……………..10

Figure 1.9 Illustration de la différence du temps d’arrivée en fin de fibre (ou DGD) de
deux axes d'une impulsion………………………………………………………………11

Figure 1.10 a-Positionnement des raies Stokes et anti-Stoke……………………………13

Figure 1.10 b- montre la réponse spectrale de cet effet………………………………….13

Figure 2.1 DGD (pour Différentiel Groupe Delay)……………………………………..17

Figure 2.2 distribution statistique du DGD ……………………………………………..18

Figure 2.3 Déformation de l’impulsion pour différentes délié entre X et Y……………19

Figure 2.4.a Onde linéairement polarisée dans un plan vertical……………………….20

Figure 2.4 b onde linéairement polarisée dans un plan horizontal……………………...20

VIII
Figure 2.5 polarisation circulaire………………………………………………………21

Figure 2.6 Représentation de la polarisation elliptique de la lumière…………………22

Figure 2.7 Représentation de la polarisation de la lumière par la sphère de Poincaré..24

Figure 2.8 Représentation des différents types de lumière sur la sphère de Poincaré...25

Figure 2.9 Représentation du mouvement de l’état de polarisation de sortie sur la sphère


de Poincaré selon l’équation (2.21)…………………………………………………....26

Figure 2.10 Représentation graphique de la longueur de couplage……………….….27

Figure 3.1 Simulation de connexion optique prenant en compte le PMD…………..30

Figure 3.2 diagramme de l’œil a) PMD =0, b) présence de la PMD………………...31

Figure 3.3 Effet de la PMD sur les impulsions optiques (a) : Signal avant transmission,
(b) : Signal à la sortie de la fibre………………………………………………………33
Figure 3.4 Egaliseur transversal………………………………………………………38

Figure 3.5 Egaliseur DFE…………………………………………………………….39


Figure 3.6 Conception du MLSE……………………………………………………..39

Figure 3.7 Simulation de la compensation de la PMD………………………………..40

Figure 3.8 le signal pour le format de modulation NRZ (a) avant compensation, (b)
après compensation…………………………………………………………………….41

IX
Liste de tableau

Tableau 3.1 Variations du facteur de qualité en fonction de la longueur de fibre ………33


Tableau 3.2 Variations du facteur de qualité en fonction du débit………………………34

Tableau 3.3 Variations du facteur de qualité en fonction du coefficient de PMD….…...35

Tableau 3.4 Variations du degré de polarisation en coefficient de PMD…………….…36


Tableau 3.5 Variations de la puissance électrique en fonction du coefficient de PMD...37

X
Listes des Acronymes et Symboles
Acronymes :

PMD Polarization Mode Dispersion

DGD Différential Group Delay

SOP State Of Polarization

SRS Simulated Raman Scattering

ISI InterSymbolInterference

TE Transversal Equalizer

FFE Feed-Forward Equalizer

DFE Decision Return Equalizer

MLSE Maximum Likelihood Sequence Estimator

BER Bit Error Rate

LED Ligth Emitting Diode

LAN Local Area Network

DQPSK Differential Quadrature Phase Shift Manipulation - Genetic Algorithm

RZ-DPSK Zero Return per Phase in Pifferential Quadrature

WDM Wavelength Division Multiplexing

SPM Auto-modulation de phase

XPM Cross phase modulation

XI
SBS Stimulated Brillouin scattering

FWM Four Wave Mixing

XPM Cross Phase Modulation

DSF Dispersion Shifted Fiber

PSP Principal State of Polarization

PMF Polarization now the fiber

PRBS Binary sequence Pseudo Randon

NRZ Non Return-to-Zero

CW Continuous Wave

DOP Degree Of Polarization

CD Chromatic Dispersion

OSNR Optical Signal to Noise Ratio

GVD Group Velocity Dispersion

XII
Symboles :

ω Vitesse angulaire

 Déviation de la vitesse angulaire

λ Longueur d’onde
π pi
 Facteur de non-linéarité

α Le coefficient d’atténuation
β Constante de propagation en onde guidée
ng Indice de réfraction de gaine
LB Longueur de Battement

Ps/ 𝑘𝑚 unité de la PMD

XIII
Introduction générale

Aujourd’hui, l’optique est le domaine de la physique le plus apte à concevoir les schémas de transports
d’informations sur de longues distances et avec des débits élevés. Mais nous croyons que la lumière
entre dans la fibre par un bout et sort de l’autre bout simplement à première vue. Seulement, la situation
n’est pas aussi simple. En effet les problèmes de la fibre ne se réduisent pas à l'atténuation seulement
mais aussi à la dispersion chromatique due à la variation de l’indice de réfraction en fonction de la
longueur d’onde, qui va entraîner une déformation des signaux transmis et un élargissement temporel
des impulsions qui peut mélanger les «1» (présence d’une impulsion) et les «0» (absence d’une
impulsion).

D’autre part, les opérateurs de télécommunications cherchent toujours à augmenter les vitesses de
transmission sur les fibres optiques. Cette volonté de transmettre plus d’informations plus vite a mis en
évidence un nouveau phénomène de dispersion : la PMD, ou dispersion des modes de polarisation. Cet
effet de dispersion n’affecte en conséquence que les liaisons à taux de transmission élevés.

La PMD est un phénomène stochastique (de nature aléatoire), s’exprimes-en ps / km . Le mode


fondamental d'une fibre unimodale correspond en fait, pour une fibre idéale, à deux modes dégénérés,
polarisés orthogonalement qui se propagent avec les mêmes caractéristiques: vitesse de phase, vitesse
de groupe, dispersion chromatique etc. Mais la structure géométrique et l’isotropie des fibres
unimodales ne sont en pratique jamais parfaites. Puisque au cours du processus de fabrication, la fibre
peut présenter certains défauts tels qu’une ellipticité du cœur ou alors des contraintes résiduelles.
D’autre part, les fibres installées peuvent également subir des contraintes mécaniques par exemple des
fibres installées le long des infrastructures de transport. Tous ces défauts provoquent la levée de
dégénérescence des deux modes et induisent une biréfringence. Cette biréfringence se traduit par une
différence d’indice effectif ou dispersion de polarisation entre les deux polarisations orthogonales, et
fait apparaître localement un axe rapide et un axe lent de propagation.

Ce phénomène induit un élargissement des impulsions transmises et limite le débit de transmission


ainsi que la bande passante de la ligne de transmission à quelques dizaines de mégahertz/kilomètre.

Il existe des fibres à maintien de polarisation comme les fibres à cœur elliptique ou les fibres PANDA
ou TIGER à cause de leur répartition d’indice en forme de nœud papillon, la dispersion du mode de

1
polarisation (PMD) dans ces types de fibre est égale au DGD. Les techniques de compensation
électronique de la PMD rentrent dans le cadre du traitement de signal et elle ne nécessite aucun
composant actif. Elle est généralement basée sur l'égalisation adaptative du signal après le
convertisseur optique/électrique (la photodiode) à l'aide des filtres linéaires et non linéaires dans le but
de minimiser l’interférence entre symboles ISI (Inter Symbol Interference) dans le signal reçu. Les
égaliseurs les plus courants sont : l’égaliseur transversal TE (Transversal Equalizer) appelé aussi
l’égaliseur FFE (Feed-Forward Equalizer), l’égaliseur à retour de décision DFE (Decision Feedback
Equalizer) et l’estimateur de séquence à vraisemblance maximale MLSE (Maximum Like Lihood
Sequence Estimator). Ces égaliseurs peuvent être intégrés au récepteur ce qui réduit le coût de
l’installation.

Dans ce travail pour bien illustré le problème de la PMD dans les systèmes de transmission par fibres
optiques Pour atteindre ces objectifs, le principal apport peuvent être résumées comme suit:

 La simulation d’un système de transmission par optique en utilisant l’OptiSystem7.


 Une étude de l’effet de l’augmentation de débit et la distance de propagation en présence de la
PMD sur le taux d’erreur (BER) et le facteur de qualité.
 En fin nous essayons d’étudier l’importance d’utilisation des égaliseurs électroniques pour
compensé la PMD.

2
Chapitre 1 : La fibre optique

1. Introduction
La transmission d’informations très haut débit sur longue distance nécessite un support de transmission
ayant des caractéristiques spécifiques telles que les fibres optiques qui se sont imposées en quelques
décennies comme le support privilégié dans les télécommunications. Ces fibres ont, tout d’abord, des
avantages en terme de performances : une bande passante optique très grande (25 THz), c’est-à-dire un
multiplexage possible de plusieurs signaux, une portée et une capacité bien supérieures aux autres
supports classiques, une très faible atténuation (jusqu’à 0,2dB / km), ce qui permet de couvrir des
distances plus grandes sans la nécessité d’installer des répétiteurs. En termes de mise en œuvre: faible
poids, faible taille (cœur de quelques microns dans une gaine de quelques centaines de microns),
connexions et raccordements deviennent de moins en moins complexes. En sécurité électrique :
isolation totale entre terminaux, utilisation possible en ambiance explosive sous forte tension,
applications médicale et électromagnétique. La fibre n’est pas sensible aux parasites électriques. En
inviolabilité : difficulté d’interception d’un signal véhiculé sur une fibre optique. Et un avantage
économique : le coût de la transmission optique n’est pas élevé (souvent moins cher que le cuivre).

Quand la lumière est injectée dans la fibre, des phénomènes aussi divers que complexes modifient le
comportement de l’information optique. Le présent chapitre se veut une contribution à l’étude de la
propagation de la lumière dans les fibres optiques.

2. Définition
La fibre optique désigne la technologie de transmission de la lumière à travers des brins de fibre
hautement transparents, généralement de verre ou parfois de plastique. La fibre optique est utilisée dans
les communications, l’éclairage, la médecine, les inspections optiques et la conception de senseurs. Elle
est constituée de deux diélectriques concentriques, l’un interne appelé « cœur » et l’autre externe
appelé « gaine » [2].

3
Gaine plastique (250 um)

Gaine optique (125 um)

Cœur (10 à 85 um)

Figure 1.1 Fibre optique

En communications, la fibre optique fonctionne par l’envoi de signaux de lumière au travers de brins
de fibre de verre (ou parfois de plastique) de l’épaisseur d’un cheveu.

3 .Types de fibre :
Il existe deux types de fibre optique :

- La fibre monomode.
- La fibre multi-mode.

3.1. Fibre multi-mode

Elle a un cœur plus grand (presque toujours 50 ou 62,5 microns – un micron équivaut à un millionième
de mètre) et est utilisée avec le laser ou des sources LED à des longueurs d’onde de 850 et 1300 nm
pour les applications à courte distance comme des LAN ou des caméras de sécurité.

Il existe deux types de fibre multi-mode :

- La fibre multi-mode à gradient d’indices.


- La fibre multi-mode à saut d’indices.

3.1.1. Fibre multi-mode à saut d’indices

Ce type de fibre possède un cœur dont la taille est comprise entre 50 et 62.5µm et dont la propagation
se fait par réflexion totale comme l’indique le schéma qui suit

4
Figure 1.2 Fibre optique multimodale à saut d’indice

3.1.2. Fibre multi-mode à gradient d’indices


Ce type de fibre possède un cœur dont la taille est comprise entre 50 et 62.5µm et dont la propagation
se fait de manière sinusoïdale comme l’indique le schéma qui suit :

Figure 1.3 Fibre optique multimodale à gradient d’indice

3.2. Fibre monomode


C’est le type de fibre qui possède un cœur beaucoup plus petit, de seulement environ 8-9 microns, de
sorte qu’elle ne transmet qu’un seul mode. Elle peut aller sur de très longues distances à des vitesses
très élevées. Le monomode est utilisé pour la téléphonie (longue distance, métropolitain et fibre au
domicile) et la télévision par câble avec des sources laser de 1310 à 1550 nm. Dans la fibre monomode
la propagation se fait de manière axiale.

Figure 1.4 Fibre optique unimodale.

5
4. L’atténuation
La puissance lumineuse est diminuée au cours de la propagation dans une fibre. Les pertes sont
majoritairement induites par l'absorption (OH-) qui résulte de la présence de l'eau (H2O). OH-entre dans
la fibre par un sous-produit de réaction chimique (pendant la fabrication de la fibre), ou comme
humidité dans l'environnement de fonctionnement, et par la diffusion Rayleigh, en raison des impuretés
et des micro-défauts de structure du matériau. L'atténuation typique des fibres classiquement utilisées
en télécommunications est de 0,2 dB/km à 1550 nm. À cette valeur s'ajoutent les pertes dues aux
conditions d'utilisation : les pertes par micro-courbures (dues au conditionnement de la fibre) ainsi que
les pertes aux épissures (raccords entre deux fibres). Il faut noter aussi que certains effets non linéaires
atténuent l'intensité de l’onde comme nous le verrons dans les paragraphes suivants. En général, on
donne la puissance de l’onde électromagnétique, à la longueur d’onde λ qui parcourt une distance z, en
fonction de la puissance incidente par la formule [2],[5] :

𝑙𝑛 (10)
𝑃 𝑧 = 𝑃 0 . exp⁡
(− .𝛼𝑑𝐵 𝜆 . 𝑧) (1.1)
10

Où 𝛼𝑑𝐵 𝜆 est le coefficient d’atténuation , exprimé en dB/km, à la longueur d’onde λ. L’évolution de


ce coefficient en fonction de la longueur d’onde est représentée sur la (Figure 1.5) pour une fibre
standard en silice :

Figure 1.5 Atténuation d’une fibre standard en fonction de la longueur d’onde

L’observation de cette figure nous indique les trois fenêtres de longueurs d’onde utilisables avec des
fibres conventionnelles (autour de 0.9, 1.3 et 1.6 μm) qui présentent une faible valeur de l'atténuation.

6
5. Structure d’un système de transmission optique
Les systèmes de communication sur fibres optiques, comme tous les systèmes de communication, sont
constitués donc d’un émetteur, d’un canal de transmission, et d’un récepteur (Figure 1.6).

Figure 1.6 Système de transmission sur fibre optique

La source (diode laser) et le modulateur permettent de transmettre l’information sur une porteuse
optique. La modulation classique utilisée est une modulation de l’intensité, avec de nouveaux formats
de modulation comme la modulation de phase (DQPSK, RZ-DPSK). Dans le cas d’un système WDM,
on compte autant de sources que de canaux et on utilise les multiplexeurs qui permettent de juxtaposer
les différents canaux dans la bande. L'amplificateur est élément indispensable dans le système de
transmission optique est, il peut être utilisé comme un amplificateur de puissance permettant d’injecter
dans la fibre une puissance suffisante, comme amplificateur en ligne inséré le long de la fibre pour
compenser l’atténuation, et aussi comme un préamplificateur (optique) de réception, pour amplifier un
courant faible issu de la photodiode, bien sûr on a besoin dans le cas d’un système WDM, d'un
démultiplexeur qui permet de séparer les différents canaux. À chaque canal, un photorécepteur
convertit le signal optique en un signal électrique qui, après filtrage et échantillonnage, permet de
restituer l’information transmise.

Il faut noter que le signal transmis est dégradé sous l’effet de plusieurs phénomènes [1] [3] :

- Le bruit du récepteur d’une part, et celui apporté par les amplificateurs en ligne ;
- Les défauts de propagation qui peuvent eux-mêmes se diviser en défauts linéaires (dispersion
chromatique, dispersion modale de polarisation et pertes) et non-linéaires (auto-modulation de
phase SPM, modulation de phase croisée XPM, mélange à quatre ondes FWM, effet Raman
stimulé SRS, effet Brillouin stimulé SBS).

6. Les effets linéaires de la fibre


Comme effet linéaire nous présenterons :

-la dispersion chromatique

7
- la dispersion modale de polarisation

6.1. La dispersion chromatique


Lors de sa propagation dans la fibre, une impulsion lumineuse s’élargit temporellement comme
l'impulsion de lumière blanche, car malheureusement cette impulsion ne peut pas être une onde
monochromatique elle comporte des composantes de fréquences différentes qui ne vont pas à la même
vitesse provoquant l'élargissement de l’impulsion qui entraîne un recouvrement des impulsions
successives générateur d’interférence entre symboles (figure 1.7), même cet élargissement provoque la
remontée des impulsions de symbole "1", au niveau d'amplitude des symboles "0".

Figure 1.7 Elargissement temporel d’une impulsion dans une fibre dispersive.

Dans les fibres optiques, la dispersion chromatique, correspondant aux variations de temps de
propagation des diverses longueurs d'onde, est l'un des facteurs limitant de la bande passante. Elle est
définie comme la dérivée du temps de propagation d'un signal quasi-monochromatique sur une unité de
𝑑𝜏 𝑔
longueur en fonction de la longueur d'onde: 𝑑𝜆 2 , où τg est le temps de groupe, soit l'inverse de la

vitesse de groupe, et λ la longueur d'onde. On l'exprime ainsi souvent en ps / (nm.km).

Mathématiquement on développe en série de Taylor la constante de propagation β du champ électrique


autour de la pulsation centrale 𝜔0 par [5][7] :

𝜔 1 2 1 3
𝛽(𝜔) = 𝑛(𝜔) 𝑐 = 𝛽0 + 𝛽1 (𝜔 − 𝜔0 ) + 2 𝛽2 𝜔 − 𝜔0 + 6 𝛽3 𝜔 − 𝜔0 … (1.2)

Avec

𝑑𝑚 𝛽
𝛽1 = 𝛽 ′ 𝜔0 , 𝛽2 = 𝛽 ′′ 𝜔0 … , 𝛽𝑚 = ( ) , (𝑚 = 0,1,2,3, … . ) (1 .3)
𝑑𝜔 𝑚 𝜔 =𝜔 0

𝛽1 est relié à la vitesse de déplacement de l’enveloppe du signal dite aussi vitesse de groupe, la dérivée
suivante  2 correspond à la dispersion de la vitesse de groupe (GVD) exprimée en s2.

8
m-1, aussi  1 et  2 sont reliés à l’indice de réfraction effectif de la fibre n par les relations suivantes où
ng et Vg sont l’indice et la vitesse de groupe respectivement:

𝑑𝛽 1 𝑑𝑛 𝑛𝑔 1
𝛽1 = 𝑑𝜔 = 𝑐 𝑛 + 𝜔 𝑑𝜔 = =𝑉 (1.4)
𝑐 𝑔

𝑑2𝛽 1 𝑑𝑛 𝑑2𝑛 𝜔𝑑2𝑛


𝛽2 = 𝑑𝜔 2 = 𝑐 2 𝑑𝜔 + 𝜔 𝑑𝜔 2 ≈ (1.5)
𝑐𝑑𝜔 2

La dispersion chromatique notée D qui donne l'écart du temps d'arrivée en picoseconde de deux
impulsions de longueurs d'onde centrales différentes de 1 nm et envoyée en même temps dans une fibre
de 1km de longueur est reliée à  2 par:

2𝜋𝑐𝛽 2 𝜆 𝛽 2 (𝜆) 𝜆𝑑 2 𝑛
𝐷=− = − 6𝜋 × 105 =− (1.6)
𝜆2 𝜆2 𝑐𝑑 𝜆 2

Un autre paramètre important est la longueur d’onde de dispersion nulle λ0, pour laquelle β2(λ0) devient
nul. Dans le cas de la fibre G.652, λ0 se situe autour de 1,3 μm.

6.1.1. Origine de la dispersion chromatique


La dispersion chromatique apparaît comme la somme de la dispersion du matériau : Dmatet de la
dispersion du guide : Dguide Elle s'exprime alors selon

𝐷𝑐𝑕𝑟𝑜𝑚 = 𝐷𝑚𝑎𝑡 + 𝐷𝑔𝑢𝑖𝑑𝑒 (1.7)

La dispersion du matériau se produit car l'indice de réfraction de la silice et des dopants varie avec la
longueur d'onde. Alors que la dispersion du guide, vient du fait que la constante de propagation de
l'onde guidée dépend de la longueur d'onde. La contribution de la dispersion du guide d'onde Dguide au
paramètre de dispersion Dchrom dépend de la fréquence normalisée ν de la fibre [5], donc la dispersion
de guide dépend du profil de la fibre, c'est pour cela qu’il est possible de concevoir une fibre pour
laquelle 0 se situe près de 1.55 m . Ces fibres spéciales sont appelées fibres à dispersion décalée
(DSF).

9
Figure 1.8 Dispersion totale D d'une fibre monomode conventionnelle.

On cherche à l'éviter dans une certaine mesure, ou sinon à la corriger, ce qui permet d'augmenter la
bande passante pour les transmissions. On peut utiliser soit des fibres à dispersion décalée, dont la
dispersion est presque nulle pour la longueur d'onde utilisée, soit des fibres classiques auxquelles on
adjoint un dispositif correcteur, par exemple une fibre dont la dispersion élevée compense celle de la
ligne. Cette dernière méthode a l'avantage de permettre la réutilisation des réseaux préexistants.

6.2. Impact de la polarisation de la lumière


La PMD est un phénomène stochastique (de nature aléatoire), s’exprimes-en ps/ 𝑘𝑚 [1][5].

Le mode fondamental d'une fibre uni modale correspond en fait, pour une fibre idéale, à deux modes
dégénérés, polarisés orthogonalement qui se propagent avec les mêmes caractéristiques: vitesse de
phase, vitesse de groupe, dispersion chromatique etc. Mais la structure géométrique et l’isotropie des
fibres unimodales ne sont en pratique jamais parfaites. Puisque au cours du processus de fabrication, la
fibre peut présenter certains défauts tels qu’une ellipticité du cœur ou alors des contraintes résiduelles.
D’autre part, les fibres installées peuvent également subir des contraintes mécaniques par exemple des
fibres installées le long des infrastructures de transport. Tous ces défauts provoquent la levée de
dégénérescence des deux modes et induisent une biréfringence. Cette biréfringence se traduit par une
différence d’indice effectif ou dispersion de polarisation entre les deux polarisations orthogonales, et
fait apparaître localement un axe rapide et un axe lent de propagation. Il est alors possible de définir en
n’importe quel point (z) de la fibre deux états principaux de polarisation (PSP) correspondant à des
états stationnaires de la polarisation en fonction de la pulsation qui possèdent des vitesses de groupe
différentes, créant ainsi un élargissement temporel de l'impulsion (Figure 1.9).

10
Figure 1.9 Illustration de la différence du temps d’arrivée en fin de fibre de deux axes d'une impulsion.

7. Les effets non-linéaires de la fibre


Un canal de transmission est dit non-linéaire lorsque sa fonction de transfert dépend du signal d’entrée.
L’effet Kerr, la diffusion Raman et l’effet Brillouin sont les principales sources de no-linéarité dans les
fibres optiques.

Les phénomènes non-linéaires jouent un grand rôle dans les systèmes à fibre. Les effets non-linéaires
sont également importants dans les lasers à fibres, l’effet Kerr optique dans les fibres optiques peut être
exploité pour réaliser un effet absorbant saturable effectif capable d’initier des impulsions très courtes
dans la cavité laser. Mais les effets non-linéaires dans les optiques ne sont pas toujours bénéfiques et
peuvent parfois causer des limitations dans les performances des dispositifs à fibres optiques.

7.1. Effet Kerr


Lorsque des impulsions très brèves et très intenses traversent le cœur monomode d’une fibre optique, le
vecteur de polarisation n’est plus proportionnel au champ électrique et l’indice de réfraction devient
alors dépendant de l’intensité de l’onde optique. Le signal verra donc différents indices de réfraction
selon que l’intensité soit faible ou fort [8][9]. Ce phénomène introduit une dépendance en intensité de
réfraction de la forme :

𝑛 𝑡 = 𝑛0 + 𝑛2 𝐼(𝑡) (1.8)

L’intensité optique

Indice non-linéaire pour l’intensité

Indice de réfraction linéaire

Malgré la faible valeur de n2, les fortes intensités crêtes ainsi que la faible section du cœur dans les
fibres monomodes rendent l’effet Kerr significatif dans le cas de la propagation d’impulsion
ultracourte, de l’ordre de la picoseconde.

11
La dépendance en intensité de l’indice de réfraction donne lieu à plusieurs effets intéressants dans les
fibres optiques. Les plus connus sont l’auto-modulation de la phase et la modulation de phase croisée.

On appelle auto-modulation le déphasage auto-induit par une onde se propageant dans une fibre. Elle
est calculée en écrivant la phase accumulée par une onde optique sous la forme :

2𝜋 2𝜋
∅= 𝑛𝐿 = (𝑛0 + 𝑛2 𝐼)𝐿 (1.9)
𝜆 𝜆

La longueur d’onde la longueur de la fibre

La phase non-linéaire due à l’auto-modulation de phase est donnée par :

𝜋𝑛 2 𝐼𝐿
∅𝑁𝐿 = 2 (1.10)
𝜆

L’une des conséquences de l’auto-modulation de phase sur la propagation d’impulsions ultracourtes


dans une fibre optique est l’élargissement du spectre optique, l’auto-modulation de phase présente un
grand intérêt pour le verrouillage de modes passif.

On appelle modulation de phase croisée le déphasage non-linéaire d’un champ optique induit par un
autre champ se propageant simultanément dans la même direction dans la fibre. Dans le cas où deux
champs E+ et E- de même longueur d’onde se propageant dans une fibre optique, alors la phase non-
linéaire de chacun des deux champs s’écrit:

2𝜋 2
∅±
𝑁𝐿 = 𝑛2 𝐿( 𝐸 ± 2
+ 3 𝐸± 2 ) (1.11)
𝜆

Les phases non-linéaires des E+ et E-

L’indice non-linéaire pour le module du champ électrique

Le premier terme de gauche correspond à la contribution de l’auto-modulation de phase et le deuxième


à celle de la modulation de phase croisée.

7.2. Effet Raman auto induit (SI-SRS)


Ce phénomène physique, découvert par C.V. Raman en 1928, représente l’interaction entre le signal et
les phonos de la branche optique du matériau, ce dernier initialement dans son état fondamental,

12
absorbe une fraction 𝑕Ω𝑟 de l’énergie 𝑕𝑤 des photons incidents pour évoluer vers un état excité
correspondant à une résonance de vibrations intramoléculaires [10]. En conséquence, les photons
résultant de ce processus sont réémis de manière copropagative à une fréquence plus basse donnée par

𝜔𝑠 = 𝜔 − Ω𝑟 et sont usuellement appelés photons Stokes (figure 1.10.a), où Ωr représente le « shift »


ou décalage Raman qui est de l’ordre de 13THz (fréquence de résonance de vibration du réseau) pour
une fibre standard Télécom. De manière similaire, si le nombre de molécules dans l’état excité est
suffisamment élevé, celles-ci peuvent interagir avec les photons incidents pour retourner dans leur état
fondamental et ainsi émettre des photons de type Anti- Stokes à la fréquence 𝜔𝑎𝑠 = 𝜔 + Ω𝑟 .

Figure 1.10 a-Positionnement des raies Stokes et anti-Stoke , Figure 1.10 b- montre la réponse spectrale de cet
effet

7.3. Effet Brillouin


L’effet Brillouin se traduit par le transfert de la puissance du signal utile vers une onde
contrapropagative séparée de 11 GHz, appelée onde de Stokes, aux dépens de la pompe. Il en résulte
une atténuation additionnelle du signal transmis et une perturbation par le signal parasite renvoyé par
l’émetteur (ce qui oblige à placer un isolateur en leur sortie). En effet, l’effet de Brillouin se décompose
généralement en un effet correspondant aux ondes acoustiques longitudinales nommé "effet Brillouin"
et un autre effet lié aux ondes acoustiques transverses que l’on appelle "électrostriction". Le premier
crée un réseau d’indice dans la fibre agissant comme un réseau de Bragg qui réfléchit alors une partie
de la puissance des signaux. L’onde rétro diffusée dite onde « Stocke » est décalée en fréquence par
rapport à l’onde incidente, d’une quantité liée à la vitesse de propagation des ondes acoustiques
longitudinales. Le deuxième induit des ondes acoustiques transverses qui se réfléchissant ensuite contre
les parois des couches concentriques constituant la fibre et viennent changer en retour l’indice de
réfraction, cette série de réflexions aussi va moduler la phase du signal optique. La modulation de

13
phase est transformée en fluctuations d'intensité par la dispersion chromatique. L’effet de Brillouin est
caractérisé par un seuil dit seuil de Brillouin (dans une fibre à dispersion décalé à 1.55μm, pour une
aire effective de mode de 50 μm2 la puissance de seuil mesurée est de 9.5dBm) à partir de ce seuil il y a
une perte d’énergie infligée au signal principal, c'est une conséquence gênante dans les systèmes de
transmission optique [5][10].

14
Chapitre 2 : La dispersion de mode de polarisation

1. La PMD
Depuis le milieu des années 80, les opérateurs de télécommunications cherchent encore à augmenter les
vitesses de transmission sur les fibres optiques et à proposer encore plus de services, nécessitant
davantage de largeur de bande spectrale. Cette volonté de transmettre plus d’informations plus vite a
mis en évidence un nouveau phénomène de dispersion : la PMD, ou dispersion des modes de
polarisation. Cet effet de dispersion n’affecte en conséquence que les liaisons à taux de transmission
élevés [24].

2. Définition
La PMD est un phénomène stochastique (de nature aléatoire) de dispersion de l’impulsion lumineuse le
long d’une fibre, dû à l’interaction entre la lumière et le matériau constituant la fibre optique. Elle se
traduit par une perte de puissance et une dispersion temporelle, augmentant ainsi les erreurs de
transmission. Sa mesure repose donc sur une approche statistique. La PMD s’exprime en ps ou
en𝑝𝑠/ 𝑘𝑚.

La PMD est donc un critère important à prendre en compte lorsque l’on conjugue augmentation des
débits et des distances.

3. Impact de la polarisation de la lumière


Ce sont des effets faibles liés à l’existence de plusieurs états de polarisation de la lumière dans la fibre
et peuvent s’accumuler le long de la liaison conduisent à des dégradations importantes en sortie de
ligne .

4. La dispersion modale de polarisation


Une fibre monomodale au sens où on l’entend habituellement autorise la propagation d’un seul mode
(LP01), mais ce mode est dégénéré, c’est-à-dire qu’il peut se décomposer en deux modes de base
indépendants ayant des polarisations orthogonales [5][24].

Les causes de cette levée de dégénérence sont l’anisotropie des guides les contraintes lors de leur
fabrication (une fibre réelle n’est jamais parfaitement circulaire) et les éventuelles courbures ou
contraintes lors de l’utilisation.

15
Avec la considération que l’anisotropie est conservées le long de l’axe de propagation et dans le temps
on peut la considère comme une biréfringence suivant deux axes propres du milieu appelés axe « lent »
et axe « rapide » avec deux indices de réfraction associés ns et nf « Slow et fast » dans ce cas on obtient
a la sortie de la fibre un seul mode lorsque le champ injecté est monochromatique et polarisé suivant un
axe puisque il conservera cette polarisation le long de la propagation, mais en effet l’état de
polarisation varie périodiquement le long de la propagation et ce champ se trouve répartie en
composantes sur deux axes différents , cette répartition en composant sur deux axes devenu plus
critiques à des vitesses plus rapides de transmission si bien que lorsqu’une impulsion est envoyée dans
la fibre, deux impulsions séparées par un retard aléatoire sont reçues à l’extrémité, donnant lieu à un
phénomène d’écho, générateur d’interférence entre symboles.

La biréfringence d'une fibre est donnée par la différence des indices de réfraction des deux axes [16] :
𝛽 = 𝑛𝑠 − 𝑛𝑓 (2.1)

Où ns et nf sont respectivement les indices de réfraction des axes lent et rapide. La biréfringence est
communément définie par la longueur de battement LB, traduisant la longueur de fibre nécessaire pour
que la différence de phase entre les deux polarisations orthogonales soit de 2𝜋 :

𝐿𝐵 = 𝜆/(𝑛𝑠 − 𝑛𝑓 ) (2.2)

L’état de polarisation se retrouvera identique à lui-même sur une longueur dite longueur de battement.

Pour étudié le phénomène de dispersion modale on suppose que l’onde est une impulsion de largeur
spectrale non nulle centrée sur la pulsation ω0, la différence de constante de propagation sur les deux
axes autour de ω0 est développer selon :

1
∆𝛽 = 𝛽𝑠 𝜔 − 𝛽𝑓 𝜔 = ∆𝛽0 + ∆𝛽1 𝜔 − 𝜔0 + 2 ∆𝛽2 (𝜔 − 𝜔0 )2 (2.3)

Ou ∆𝛽0 correspond à une biréfringence indépendante de la longueur d’onde, et ∆𝛽1 Induit une
différence de temps d’arrivée, après une longueur l de fibre, entre les groupes d’ondes situés sur les
axes propres de polarisation. Cette différence de valeur ∆𝛽1 𝐿 est notée DGD (Différential Group
Delay). Au récepteur on ne reçoit pas seulement une impulsion subit un élargissement mais voir deux
impulsions figure (2.1)

16
Figure 2.1 DGD (pour Différentiel Groupe Delay) [14]:

𝐿 𝐿
∆𝜏 = − = 𝐿 𝛽1𝑥 − 𝛽1𝑦 = ∆𝛽1 2.4
𝑣𝑔𝑥 𝑣𝑔𝑦

−1 −1
On remarque que ∆𝛽1 = 𝑣𝑔𝑥 − 𝑣𝑔𝑦 (2.5)

est lié à la différence des vitesses de groupe des deux principales SOP (State Of Polarisation).

Il faut noté que pour les fibres à maintien de polarisation (PMF: Polarization Maintaining Fiber) la
dissymétrie transverse du guide ne variait pas dans le temps ou avec la distance de propagation puisque
ce type de fibre lors la phase de fabrication on induit un dissymétrie intrinsèque relativement forte au
contraire dans les fibres standard cette dissymétrie est faible donc elle varie de plus cette variation est
aléatoire dans le temps ou suivant la localisation dans la fibre en effet cette variation aléatoire provient
lorsque la dissymétrie est varié par courbures, et même si la température varie dans le temps ou le long
de la fibre ,et alors d’un point de vue mathématique la dispersion du mode de polarisation (PMD) est
définie comme la valeur moyenne du DGD(Différentiel Groupe Delay). Il faut noter donc que pour les

17
fibres PMF la dispersion du mode de polarisation PMD est égale au DGD [16].

La dispersion du mode de polarisation (PMD) est définie comme la valeur moyenne du DGD, pour les
fibres standards le DGD a une distribution statistique et suit une loi statistique Maxwellienne de type
[13]:

32 ∆𝜏 2 4 ∆𝜏 2
𝑃 ∆𝜏 = 𝜋 2 𝑃𝑀𝐷 3 exp⁡
(− 𝜋 𝑃𝑀𝐷 2 ) (2.6)

𝑝 ∆𝜏 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟∆𝜏 < 0 Où ∆𝜏 une concaténation d’éléments biréfringents. Ce phénomène induit un


élargissement des impulsions transmises et limite le débit de transmission ainsi que la bande passante
de la ligne de transmission à quelques dizaines de mégahertz/kilomètre.

Il existe des fibres à maintien de polarisation comme les fibres à cœur elliptique ou les fibres PANDA
ou TIGER à cause de leur répartition d’indice en forme de nœud papillon, la dispersion du mode de
polarisation (PMD) dans ces types de fibre est égale au DGD. Les techniques de compensation, qui
doivent nécessairement être adaptatives, n’en sont qu’à leurs débuts, mais font aujourd’hui l’objet de
nombreuses recherches.

Figure 2.2 distribution statistique du DGD

De cette figure on remarque que la probabilité non nulle pour avoir un DGD important mettre difficile
d’avoir une qualité de transmission acceptable en permanence.

18
La PMD exprimé en ps.km-1/2 qui fournira la valeur de la PMD d’une fibre de longueur L en le
multipliant par la racine de L il faut noté aussi que dans les fibres standard l’accumulation est comme la
racine carrée de la distance puisque la PMD est comme noues avons vu est de nature statistique par
contre dans les fibre PMF l’accumulation de la PMD avec la distance est linéaire. Une PMD tolérable
est inversement proportionnelle au Débit de transmission puisque une PMD gênant l’impulsion si
celle-ci sont courte, ce qui nécessite un DGD moindre pour séparer ces impulsions en deux. Il est clair
donc pour les systèmes hauts débit (40Gbit/s, 160Gbit/s…) la PMD devenir un facteur de limitation, on
peut limiter l’effet de la PMD par l’utilisation des fibres pour lesquelles ses PMD a été minimisée lors
de leur fabrication.

Afin d'illustrer bien l’effet de dispersion de polarisation, nous considérons une impulsion gaussienne,
nous supposons que cette impulsion est lancée dans la fibre dans l'état de la polarisation X+Y qui
signifie que la moitié des propagations de puissance sur l'axe X et la moitié de la puissance sur l'axe Y
Après la propagation, il y a retarde entre la propagation sur l’axe X et l’axe Y, figure (2.3).

Figure 2.3 Déformation de l’impulsion pour différentes délié entre X et Y.

Le champ électromagnétique gaussien, injecté avec la polarisation X+Y, devient avec l'effet du
différentiel de retard de groupe

𝑡2 𝑡2 (𝑡−𝜏)2
− 𝐸0
𝐸 𝑡 = 𝐸0 . 𝑒 2.𝜎 2 →𝐸 𝑡 = 𝑒 2.𝜎 2 + 𝑒 2.𝜎 2 (2.7)
2

19
Où le dernier terme est dû au DGD égal au τ. Pour de petites valeurs du τ (comparé à la largeur
d'impulsion). La superposition du signal avec une version retardée crée de l’interférence entre
symboles et une dégradation de la probabilité d’erreur.

5. Polarisation de la lumière:

La polarisation est une notion commune à tous les phénomènes ondulatoires décrits par une grandeur
vectorielle. Nous ne donnerons ici que les grandes lignes pour introduire les notions que nous
utiliserons par la suite.
La lumière est une onde électromagnétique dont le champ électrique E et le champ magnétique
H oscillent perpendiculairement à la direction de propagation de l’onde. Le plan d’oscillation du
champ électrique porte également le nom de polarisation.

Pour comprendre ce qu'est la polarisation de la lumière, revenons au cas d'une onde se propageant sur
une corde. Une telle onde peut le faire dans un plan vertical (figure 2.4.a) aussi bien que dans un plan
horizontal (figure 2.4.b) ou dans tous les plans intermédiaires:

Figure 2.4.a Onde linéairement Figure 2.4.b Onde linéairement polarisée

polarisée dans un plan vertical dans un plan horizontal

Dans les deux cas, nous disons que l'onde est polarisée linéairement, ce qui signifie que les oscillations
se font uniquement et toujours dans le même plan, appelé plan de polarisation. Une telle onde peut
passer à travers une fente verticale si elle est polarisée verticalement, une onde polarisée
horizontalement ne pourra pas.
Si l’on fait vibrer la corde simultanément selon deux plans orthogonaux, nous pouvons obtenir

20
plusieurs configurations. Si les élongations sont en phase ou en opposition de phase, la polarisation sera
linéaire. Mais si les élongations ont une autre relation de phase, on obtient une polarisation elliptique, si
les amplitudes sont différentes, circulaire si les amplitudes sont égales.

Figure 2.5 polarisation circulaire.

Dans ces deux derniers cas, un observateur qui regarde l’onde qui lui arrive de face verra l’amplitude
résultante tourner dans un sens ou dans l’autre. Si l’observateur voit le plan de polarisation tourner dans
le sens des aiguilles d’une montre, la polarisation est dite droite, inversement elle sera gauche.
L'interaction d'une onde électromagnétique avec un milieu quelconque, engendre une altération de l'état
de polarisation incidente, due au caractère physique et géométrique de la cible. Cette interaction est
décrite par des formalismes mathématiques bien définis : le formalisme de Jones et le formalisme de
Stokes.

5.1. Formalisme de Jones [5][13][24][25]


Dans le formalisme de Jones chaque état de polarisation est décrit par un vecteur de deux éléments
complexes qui représentent les deux amplitudes transversales du champ électrique. Supposons une
onde plane de pulsation ω et d'amplitude E0; la projection du champ électrique suivant deux directions
X et Y orthogonales à la direction de propagation Z est caractérisée par un angle ψ de rapport des
amplitudes et un déphasage ϕ0 des composantes.

Le vecteur de Jones de la lumière s'écrit:

21
𝐸0 𝑐𝑜𝑠𝜓𝑒 𝑗𝑤𝑡 +𝜑
𝐸= (2.7)
𝐸0 𝑠𝑖𝑛𝜓𝑒 𝑗𝑤𝑡 +𝜑+𝜑 0

Il s'agit là de la représentation paramétrique bien connue des ellipses (Figure 2.6): l'extrémité du
vecteur champ électrique d'une onde lumineuse monochromatique décrit toujours une ellipse. Dans ses
formes extrêmes, cette ellipse peut être aplatie et l'onde est alors polarisée linéairement ou de
projections égales déphasées du quart de la longueur d'onde lumineuse. Elle est alors circulaire. Les
ellipses de lumière sont également caractérisées par l'angle α de leur grand axe et l'aplatissement λ du
petit axe relativement au grand [24][25] :

Figure 2.6 représentation de la polarisation elliptique de la lumière.

Les angles ψ, λ, α et Δ sont liés par les relations de trigonométrie sphérique suivantes:

− cos 2 ψ = cos 2λ cos2α (2.9)

𝑠𝑖𝑛2ψ cosφ0 = cos2λ sin2α (2.10)

Sin2ψ sin𝜑0 = sin2𝜆 (2.11)

Selon Jones, les polarisations à l’entrée Sin et la à la sortie Soute d’une fibre de longueur L sont liées

22
par une relation matricielle représentée par une matrice 2×2 complexe u:

𝑆𝑜𝑢𝑡 𝜔, 𝑧 = 𝑒 −𝑗 𝜑 0 𝑢(𝜔, 𝑧)𝑆𝑖𝑛 (2.12)

𝑢 1 −𝑢 2∗ 2 2
u= 𝑢 2 𝑢 1∗
, 𝑢1 + 𝑢2 =1 (2.13)

Sachant que 𝜑0 (dans l’équation 2.12) est le déphasage entre les deux composantes du champ
électrique, et que les quatre éléments complexes de la matrice de Jones peuvent être obtenu en intégrant
les équations de couplage de mode.

Une fois que la matrice de Jones est obtenue, la PMD peut être aisément calculée à partir des éléments
de la matrice de Jones selon la relation suivante[24]:

2 𝑑𝑢 1 2 𝑑𝑢 2 2
PMD = + (2.14)
𝐿 𝑑𝜔 𝑑𝜔

5.2. Formalisme de Stokes [5][16][24][25]


Comme seules les intensités lumineuses sont directement mesurables, il est donc préférable de ramener
les mesures d'états de polarisation à des mesures d'intensités lumineuses. Les paramètres de Stokes
conviennent parfaitement pour représenter les états de polarisation en énergies lumineuses. Il est donc
possible de représenter tout état de polarisation à partir d’un vecteur de 4 paramètres de Stokes :

S02 = S12 + S22 + S32 (2.15)

S1 = Ex Ex∗ − Ey Ey∗ (2.16)

∗ ∗
S2 = E45 E45 − E135 E135 (2.17)

S3 = j (Ey Ex∗ − Ex Ey∗ ) (2.18)

𝑆0 représente la puissance totale, 𝑆1 la différence entre les amplitudes des polarisations horizontale et
verticale, 𝑆2 la différence entre les amplitudes des polarisations diagonale et anti-diagonale et 𝑆3 est la
différence entre les amplitudes des polarisations circulaire gauche et circulaire droite. Toute lumière
polarisée peut donc être représentée par un point dans l'espace euclidien tridimensionnel associé aux
trois derniers paramètres de Stokes𝑆1 , 𝑆2 et 𝑆3 : cet espace est l'espace de Poincaré, par extension de la
représentation des états de polarisation sur une sphère par Poincaré (figure suivante) :

23
Figure 2.7 Représentation de la polarisation de la lumière par la sphère de Poincaré

L'axe 𝑆1 représente les composantes polarisées suivant X et Y. L'axe 𝑆2 représente les composantes
polarisées à 45° et 135° de la direction X. L'ensemble des lumières linéairement polarisées est disposé
dans le plan équatorial 𝑆1 𝑆2 .L'axe 𝑆3 représente les lumières circulairement polarisées : le pôle C est la
lumière circulaire gauche et le pôle C' la lumière circulaire droite. Tous les points hors du plan
équatorial représentent des lumières elliptiques gauches pour l'hémisphère nord et droit pour
l'hémisphère sud.

Dans le formalisme de Stokes, les matrices de Muller, R (ω,z), matrices 3×3 réelles décrivent
l’évolution d’un état de polarisation à la traversée d’une fibre optique. Les polarisations à l’entrée Sin et
à la sortie Sout sont liées par la relation matricielle suivante [25] :

Sout ω, z = R(ω, z)Sin (2.19)

L’évolution d’un état de polarisation à travers un système optique se traduira par le déplacement du
point représentatif de cet état sur la sphère de Poincaré. Dans le cas d’une lumière partiellement
polarisée, les points représentatifs ne sont pas regroupés uniformément mais se regroupent autour du
point correspondant à la valeur la plus probable de l’état de polarisation (figure 2.8). Plus la distribution

24
sera étroite autour du point central, plus la lumière se comportera comme une lumière polarisée
caractérisée par un état donné.

Figure 2.8 Représentation des différents types de lumière sur la sphère de Poincaré.

Dans l’espace de Stokes chaque point sur la sphère de Poincaré représente un état de polarisation
spécifique. La PMD est caractérisée géométriquement par le vecteur PMD Ω,

Celui-ci décrit à la fois les PSP et le DGD dans la fibre optique:

Ω=∆𝜏𝑃𝑟 , Ω =∆𝜏 = DGD (2.20)

𝑃𝑟 est le vecteur de Stokes associé au PSP possédant la vitesse de groupe la plus grande.

Dans le formalisme de Stokes, les matrices de Muller R (ω,z), matrices 3 × 3 réelles, décrivent
l’évolution d’un SOP à la traversée d’une fibre optique selon l’équation 2.19. En dérivant cette
équation par rapport à ω on obtient:

𝑑𝑆𝑜𝑢𝑡
= Ω × 𝑆𝑜𝑢𝑡 (2.21)
𝑑𝜔

𝜕𝑅 (𝜔 ,𝑧)
Ω × 𝑆𝑜𝑢𝑡 = 𝑅 −1 (𝜔,z) (2.22)
𝜕𝜔

(x est le produit vectoriel usuel)

Au 1er ordre, le vecteur PMD est de direction fixe et de module constant. L’équation obtenue traduit le
fait qu’une variation de fréquence δω du signal d’entrée conduit à une rotation uniforme de l’état de
polarisation de sortie autour du vecteur PMD d’un angle Δϕ = Δη δω comme indiqué sur la Figure 2.9.

25
Figure 2.9 Représentation du mouvement de l'état de polarisation de sortie sur la sphère de Poincaré

l’équation (2.21)

Le vecteur PMD en un point de la fibre décrit l’ensemble des caractéristiques de la biréfringence qui
sont distribuées le long de la fibre. Pour cette raison, on utilise généralement une concaténation de
tronçons biréfringents ; chaque tronçon possède individuellement des caractéristiques de biréfringence
constantes. En revanche, d’un tronçon à l’autre les caractéristiques de la biréfringence évoluent
aléatoirement. Le vecteur Ω𝑁 associé à une concaténation de N tronçons est donné par:

Ω𝑁 = ∆𝜏𝑁 + 𝑅𝑁 Ω𝑁−1 (2.23)

Δη 𝑁 et 𝑅𝑁 sont le vecteur de PMD et la matrice de Mueller du Nième tronçon, respectivement.

Le calcul de la dernière équation de récurrence, qui représente la brique de base pour étudier
l’évolution de la PMD dans la fibre, permet d’obtenir l’évolution du vecteur PMD en fonction de la
distance. Les coordonnées de Ω et les éléments de la matrice de Jones sont liés par la relation 2.24.

𝐴
Ω = 2 𝑅𝑒 𝐵 (2.24)
𝐼𝑚𝐵

A= -j (𝑢1∗ 𝑢1′ + 𝑢2 𝑢′∗2 ) , 𝐵 = 𝑗(𝑢2 𝑢′1 − 𝑢1∗ 𝑢′ 2 ) (2.25)

6. Origines de la PMD
La PMD est une propriété de la fibre optique dans laquelle l’énergie du signal à une longueur d’onde
donnée se décompose sur deux modes de polarisation orthogonaux possédant deux vitesses de
propagation différentes. La différence entre les temps de propagation des deux modes de polarisation
26
est appelée retard différentiel de groupe DGD (Differential Group Delay). Comme la dispersion
chromatique, la PMD induit un élargissement des impulsions propagées dans la fibre ainsi qu’une
limitation aux performances de transmission. La cause principale de la PMD dans la fibre optique est
la biréfringence (qui sera discutée dans la suite). Cette dernière est définie par la différence entre les
indices de réfraction d’une paire d’états de polarisation orthogonaux. La description de la PMD dans
une fibre est plutôt compliquée du fait que les deux modes de polarisation peuvent échanger de
l’énergie entre eux ; ce phénomène est lié au couplage de mode aléatoire. La biréfringence dans une
fibre optique monomode change aléatoirement le long de sa longueur. Pour comprendre la notion du
couplage de mode, considérons une pulsation de lumière qui est polarisée linéairement selon l’axe
rapide à l’entrée de la fibre (Figure 2.10). Lorsque l’impulsion se propage dans la fibre une partie de
l’énergie va se transformer sur l’axe lent de polarisation, qui va échanger lui aussi de l’énergie avec
l’état de polarisation d’origine. Pour une longueur de fibre suffisamment grande, les deux états auront
la même quantité d’énergie, comme montré dans la figure suivante [24][25].

Figure 2.10 Représentation graphique de la longueur de couplage

La longueur pour laquelle la puissance moyenne dans un mode de polarisation est de 1/𝑒 2 e de la
puissance initiale est appelée longueur de couplage ou de corrélation LC. Ce paramètre aléatoire
dépend de la longueur d’onde, de la position le long de la fibre, et de la température. LC varie de
quelques dizaines de mètres à un kilomètre. Les fibres télécoms possèdent une valeur typique de 100
m.

7. Les effets de la PMD sur les transmissions numériques


Dans les systèmes numériques optiques, l’effet de la PMD peut être estimé en calculant la pénalité de
puissance à partir de la relation suivante :

27
∆𝜏 2 𝛾(1−𝛾)
𝜀≅𝐴 (2.26)
𝑇2

ε est la pénalité de puissance en dB, Δτ est le DGD, γ est le rapport de partage de puissance entre les
deux modes (0 ≤ γ ≤ 1) et T est la largeur à mi-hauteur de l’impulsion. Le facteur A n’a pas de
dimension ; il est déterminé en fonction de la forme de l’impulsion et des caractéristiques du récepteur.
On peut également estimer les limitations induites par la PMD sur le débit et la distance de
transmission à partir de la relation suivante :

0.02
𝐵 2 𝐿 ≈ (𝑃𝑀𝐷 )2 (2.27)

B est le débit binaire en Gb/s, L est la longueur en km, et la PMD comme on a déjà vu est en ps / 𝑘𝑚.
Cette relation a été obtenue en considérant que le retard induit par la PMD doit être inférieur à 14% du
temps bit pour éviter une pénalité de puissance au minimum de 1dB pour une durée de 30 minutes par
an [ 10].

28
Chapitre 3 : Résultats et discussion

1. Introduction
Nous avons vu dans le chapitre I et II que la fibre optique est loin d’être un milieu de transmission
idéal. Différentes sources de distorsion telle que la dispersion modale de polarisation agissent sur les
signaux envoyés limitent la portée des liaisons. Ces dégradations, qui nécessitent une différente
compensation et contrôle possibles. La simulation numérique est une étape importante dans l'étude et la
mise en œuvre des systèmes réalistes de transmissions [28][29]. En effet, elle permet d'une part
la validation des études théoriques et d'autre part l'optimisation du système par l'analyse de
l'impact des divers paramètres sur les performances. Les résultats qu’on va présenter ont pour objectif
principal d’étudier l’impact de la polarisation, et aussi la PMD sur la qualité de signal de réception

2. Chaine de transmission par fibre optique en présence de la PMD


Cette chaîne est composée des éléments suivants (de gauche à droite):
• un générateur de séquence binaire Pseudo aléatoire (PRBS) du débit D,
• un générateur d’un signal codé non retour à zéro (NRZ),
• un générateur de signal optique à onde continue (CW) à 1550 nm
• un modulateur de Mach-Zehnder,
• une fibre optique de longueur (L) = 100 km et de coefficient PMD = 0,5 ps/km1/2,
• un analyseur de polarisation permet à l’utilisateur de calculer et d’afficher différentes propriétés de la
polarisation du signal, y compris la sphère de Poincaré,
• un compteur de polarisation permet à l'utilisateur de calculer l'état de polarisation moyen du signal
optique, y compris le degré de polarisation (DOP),
• pour montrer l’effet PMD sur le signal transmis, il est nécessaire d’ajouter une photodiode PIN pour
convertir le signal optique en signal électrique de largeur de bande 50 GHz, sensibilité = 0,55 A / W et
courant d'obscurité = 5nA,
• La sortie de la photodiode PIN est un filtre passe-bas de type Bessel et d’ordre 5 avec une fréquence
de coupure égale à 0,8 fois le débit binaire,
• Un compteur de puissance électrique permet à l’utilisateur de calculer et d’afficher la puissance

29
moyenne des signaux électriques,
• Le signal est enfin caractérisé par l’analyse du taux d’erreur binaire (BER) et de la
Diagramme d’œil.

Figure 3.1 Simulation de connexion optique prenant en compte le PMD.

3. Résultats de la simulation

3.1. Simulation du PMD dans la connexion


La simulation utilise les paramètres suivants:
Longueur de fibre (L) = 100 km
Débit binaire (D) = 40 Gbit / s
Coefficient de PMD (PMD) = 0.5
Dispersion chromatique (CD) = négligée
La figure 3.2 représente les diagrammes de l’œil obtenus en sortie du filtre de réception dans le cas de
la présence ou pas de la PMD.

30
(a)

(b)

Figure 3.2 diagramme de l’œil (a PMD =0), (b présence de la PMD).

La Figure, nous montre un diagramme de l’œil qui est plus ouvert lorsque la PMD égale 0 par rapport
au diagramme de l’œil plus fermé en présence de la PMD.

31
Les facteurs de qualité ont été calculés dans les deux cas et la valeur de la PMD diminue leur valeur de
10% pour 100 km de transmission. Son impact n’était pas extrêmement important, mais on peut
supposer que, pour les fibres de longueurs importantes, ou de grand débit de transmission leur impacte
sur le facteur de qualité sera important.

3.1.1. Effet de la PMD sur les impulsions


La simulation est effectuée pour les paramètres suivants :
- Débit = 40 Gbit/s
- Longueur de fibre=100 km
- Coefficient de PMD = 0.5

(a)

32
(b)
Figure 3.3 Effet de la PMD sur les impulsions optiques (a) : Signal avant transmission,
(b) : Signal à la sortie de la fibre

Les signaux visualisés sur la figure nous montrent non seulement une déformation des impulsions, mais
aussi un élargissement temporel entre les impulsions d’entrée et de sortie.

3.1.2. Impact de PMD la sur le tableau le facteur de qualité en fonction de la longueur de fibre
La simulation utilise les paramètres suivants:
Longueur de fibre = variable
Débit binaire = 40 Gbit / s
Dispersion chromatique = négligée
Coefficient de PMD = 0.5

Longueur de fibre (km facteur de qualité


100 14.60
105 13.80
110 12.11
115 10.35
120 09.39
125 08.71
130 07.79
150 06.60

33
200 05.44
300 04.45
400 03.16

Tableau 3.1 Variations du facteur de qualité en fonction de la longueur de fibre

Selon le tableau, on remarque que plus la longueur de la connexion augmente, plus le facteur de qualité
diminue. Pour un débit de 40 Gbit/s, et pour obtenir un facteur de qualité acceptable la longueur des
connexions ne doit pas dépasser 150 km. Cela signifie que la longueur de la fibre influence le PMD.
Lorsque la longueur de la fibre de transmission augmente, le DGD augmente également.

3.1.3. Impact de la PMD sur le tableau le facteur de qualité en fonction du débit


La simulation utilise les paramètres suivants:
Débit binaire (D) = variable
Longueur de la fibre (L) = 150 km
Dispersion chromatique (CD) = négligée
Coefficient de PMD (PMD) = 0.5

Débit binaire (Gbit/s) Facteur de qualité


10 48.10
15 31.58
20 11.60
25 09.35
30 08.66
40 07.08
45 05.89
50 05.31
60 04.79
80 04.30
90 03.10
100 02.09

Tableau 3.2 Variations du facteur de qualité en fonction du débit

34
D'après le tableau, on constate une diminution du facteur de qualité (Q) lorsqu’en augmente le débit.
Nous remarquons également que pour un débit de 40 Gbit /s, le facteur Q = 7.08 est obtenu, mais au-
delà de cette valeur, le facteur de qualité se dégrade, cela signifie que le débit binaire est un facteur qui
limite les performances d'une connexion par fibre optique.

3.1.4. Impact de la PMD sur le tableau le facteur de qualité en fonction du coefficient de la PMD
La simulation utilise les paramètres suivants:
Débit binaire = 40 Gbit/s
Longueur de la fibre = 150 km
Dispersion chromatique (CD) = négligée
Coefficient PMD = variable

Coefficient de PMD () Facteur de qualité

0.0 14.15
0.1 13.90
0.2 11.55
0.3 10.22
0.4 08.88
0.5 06.96
0.6 05.80
0.7 05.00
0.8 04.80
0.9 03.78

Tableau 3.3 Variations du facteur de qualité en fonction du coefficient de PMD

Selon le tableau, seules les valeurs de coefficient de PMD de 0,5 donne le facteur de la qualité (Q)> =
6. Les autres valeurs de coefficient de PMD, soit (PMD> 0.5 dégrader le facteur de la qualité.
Lorsque le coefficient PMD augmente, le différentiel de groupe de retard augmente également.

3.1.5. Degré de polarisation


La valeur de ce facteur ne dépend pas seulement de la répartition de l’énergie entre les deux PSP
(Principal State of Polarisation), mais aussi le coefficient de PMD, c’est-à-dire le DGD.
Le tableau représente la valeur de DOP en fonction du coefficient de PMD:
35
DGD (ps) Degré de polarisation
(%)

0 100
0.5 90
1 48
1.5 46
2 44
2.5 43
3 42
3.5 41
4 41
4.5 41

Tableau 3.4 Variations du degré de polarisation en coefficient de PMD

Selon le tableau, nous remarquons que le degré de polarisation de la fibre diminue à mesure que le
coefficient de PMD augmente. En effet, le PMD distribue l’énergie du signal en deux polarisations
orthogonales.
Le degré de polarisation est également sensible à la dégradation du rapport signal optique / bruit
(OSNR), mais est relativement insensible aux autres effets de transmission tels que la dispersion
chromatique et SPM (Self Phase Modulation).

36
3.1.6.Énergie électrique et PMD

Coefficient de PMD Puissance électrique (dBm)

0.0 -33.2
0.2 -33.2
0.4 -33.3
0.6 -33.4
0.8 -33.5
1.0 -33.6
1.2 -33.8
1.4 -34.0
1.6 -34.1
1.8 -34.2
2.0 -34.2

Tableau 3.5 Variations de la puissance électrique en fonction du coefficient de PMD

Selon le tableau 3.5, nous remarquons que lorsque le coefficient de PMD augmente, la puissance
électrique diminue et que le facteur de qualité diminue en conséquence, le taux d'erreur binaire
augmente, ce qui est dû à l'effet de la dispersion sur la dispersion du mode de polarisation.

4. Techniques de compensation de la PMD


La compensation électronique de la PMD rentre dans le cadre du traitement de signal et elle est
généralement basée sur l'égalisation adaptative du signala près le convertisseur optique/électrique (la
photodiode) à l'aide des filtres ajustable dans le but de minimiser l’interférence entre symboles ISI
(Inter Symbol Interference) dans le signal reçu. Les égaliseurs les plus courants sont : l’égaliseur
transversal TE (Transversal Equalizer) appelé aussi l’égaliseur FFE (Feed-Forward Equalizer),
l’égaliseur à retour de décision DFE (Decision Feedback Equalizer) et l’estimateur de séquence à
vraisemblance maximale MLSE (Maximum Likelihood Sequence Estimator) [24].
L’égaliseur transversal aussi appelé FFE (Feed-Forward Equalizer) a été utilisé pour la première fois

37
dans pour réduire les distorsions induites par la PMD. C’est un filtre linéaire à réponse impulsion elle
finie. Dans sa forme directe, le signal électrique x(t) est divisé à l’entrée en plusieurs copies décalées
par un retard τ. Ces signaux sonnet suite pondérés et superposés à la sortie y (t):

𝑁−1
𝑦 𝑡 = 𝑖=0 𝑐𝑖𝑥 𝑥(𝑡 − 𝑖𝑇) (3.1)

Le signal x(t)est proportionnel à la puissance optique, et la valeur de τ doit être ajustée à la PMD [24]

𝜏 𝜏 𝜏

X(T)

𝐶0 𝐶1 𝐶𝑁−1

Y(T)

Figure 3.4 : Egaliseur transversal

Pour calculer les coefficients optimaux du filtre transversal on utilise le MSE (MSE, Mean Square
Error) comme fonction de coût :

𝑒 2 (𝑡) = (𝑦 𝑡 − 𝑎 𝑡 )2 dt (3.2)

L’ISI induite dans le signal reçu x(t) peut être réduite en minimisant l’erreur quadratique moyenne
(MSE, Mean Square Error).

Un filtre DFE non linéaire dont l'avantage en termes de compensation de PMD est l'introduction d'une
équation non linéaire qui permet une compensation de PMD même lorsque le rapport de puissance dans
les modes de polarisation est le même [24].

38
+
Décision

Figure 3.5 Egaliseur DFE

Le filtre DFE, quant à lui, est non linéaire. Il comporte un filtre transversal direct et un filtre transversal
récursif dont les entrées sont les symboles précédemment calculés pour former une boucle de
rétroaction. Il a la particularité d’utiliser des données déjà calculées pour diminuer l’ISI introduite par
le canal de transmission sur les symboles suivants.

Une autre méthode pour compenser la PMD dans le domaine électronique est l’estimation de séquence
à vraisemblance maximale MLSE. Cette technique est basée sur la corrélation entre la séquence
originelle et une estimation d’une séquence du signal reçu. Dans le cas d’un canal linéaire le récepteur
optimal est constitué d’un filtre adapté au canal, d’un échantillonneur suivi par un bloc de traitement
(recherche du chemin métrique minimal dans un graphe pouvant être effectuée avec l’algorithme de
Viterbi).

SiGe/CMOS CMOS

Convertisseur corrélateur
données
analogique numérique
récupérée
numérique (Viterbi) s

Figure 3.6 Conception du MLSE

39
5. Chaine de transmission par fibre optique avec compensation de la PMD
La liaison étudiée est celle qui est représentée dans la figure. La simulation est effectuée pour un
débit de 10 Gbit/s, une puissance par canal de transmission de 1watt, et longueur de 50 Km.
Pour la compensation nous avons choisi l’estimation de séquence à vraisemblance maximale MLSE.
Cette technique est basée sur la corrélation entre la séquence originelle et une estimation d’une
séquence du signal reçu.

Figure 3.7 Simulation de la compensation de la PMD.

Les figures ci-dessus montrent l’effet de compensation sur le signal pour le format de modulation NRZ
pour un DGD égal à 2ps.

40
Figure 3.8 le signal pour le format de modulation NRZ (a) avant compensation, (b) après compensation

D’après les figures, on voit clairement l'amélioration de la compensation sur les le signal NRZ. Les
diagrammes de l'œil après compensation sont très ouverts puisque les valeurs du taux d'erreur sur les
bits sont très petites et les facteurs de qualités sont grands.

6. Conclusion
Les résultats de la simulation montrent que, pour les liaisons optiques de 100 km, le facteur de qualité
peut diminuer de moins de 10%.

41
Pour maintenir une bonne qualité de transmission d’un signal optique, le débit maximum doit être 40
Gbit/s, la distance de transmission ne doit pas dépasser 150 km et le coefficient de PMD est de 0,5
ps/km1/2.
La dispersion du mode de polarisation est un paramètre important dans les transmissions par voie
optique.
La variation aléatoire des états de polarisation génère une variation aléatoire de la caractéristique de
polarisation; ce dernier est représenté sur la sphère de Poincaré.

42
Conclusion générale

L'objectif principal de ce mémoire est de prouver le problème de dispersion de mode de


polarisation (PMD) dans les fibres optiques où nous avons prouvé que la PMD dégrade
considérablement la transmission par fibre optiques dans les grandes distances de
transmission ou une transmission à grande débit.

Nous avons observé que pour obtenir un facteur de qualité et un taux d’erreur binaire
acceptable il faut diminue la distance de transmission et le débit.

Nous avons montrés l'utilité de la technique de compensation électronique. Cette technique


montre l’indépendance au type de fibre utilisé.

Les progrès réalisés dans le domaine des télécommunications sont tellement importants et
rapides, que les structures des systèmes de transmission connaissent de véritables
bouleversements. C'est pourquoi il nous a paru intéressant de commencer ce mémoire par
détaillée le support de transmission c'est-à-dire la fibre optique, puis une simple description de
la plupart des composants présents dans ces liaisons sur fibre optique sans oublier que
l'importance de ce chapitre est de rappeler les phénomènes rencontré dans la fibre optique,
complète les bases à posséder pour aborder cette mémoire et une aide à la compréhension de
la conception d'un système de transmission.

La dispersion modale de polarisation (PMD) est analysée dans le deuxième chapitre.

Une étude de l’effet de la PMD a été étendue dans le troisième chapitre pour bien illustré le
problème de la PMD sur le débit et la distance de propagation. La technique de compensation
électronique de la dispersion PMD est montrée dans ce chapitre.

43
Référence bibliographique

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[29]https://optiwave.com/optisystem-overview/ 2019/07/2 , (11:09 Am )

46
Résumé

Aujourd’hui, l’optique est le domaine de la physique le plus apte à concevoir les schémas de
transports d’informations sur de longues distances et avec des débits élevés. Mais les
problèmes de la fibre ne se réduisent pas à l'atténuation seulement mais aussi à la dispersion
chromatique et la PMD, ou dispersion des modes de polarisation. En effet l’augmentation de
la vitesse de transmission sur les fibres optiques augmente ainsi le problème de la PMD. Ce
phénomène induit un élargissement des impulsions transmises et limite le débit de
transmission ainsi que la bande passante de la ligne de transmission à quelques dizaines de
mégahertz/kilomètre.

L’objectif de ce travail est de faire une étude de l’effet de l’augmentation de débit et la


distance de propagation en présence de la PMD sur le taux d’erreur (BER) et le facteur de
qualité. Le deuxième objectif est d’étudier l’importance d’utilisation des égaliseurs
électroniques pour compensé la PMD.

Mot Clé : fipre optique , dispersion modale de polarisation , compensatio.

‫ملخص‬

‫ نكن‬.‫حؼخبز انبصزياث انيىو يجال انفيشياء األفضم قذرة ػهى حصًيى أنًاط نقم انًؼهىياث ػبز يسافاث عىيهت وبسزػاث ػانيت‬
‫ في انىاقغ سيادة‬.‫ أو حشخج أوضاع االسخقغاب‬PMD ‫يشاكم األنياف ال حقخصز ػهى انخىهين فقظ ونكن أيضًا ػهى انخشخج انهىني و‬
‫ هذه انظاهزة حشيذ ين احساع نغاق اننبضاث انًزسهت وححذ ين يؼذل‬. PMD ‫سزػت اننقم ػهى األنياف انضىئيت يشيذ ين يشكهت‬
.‫ كيهىيخز‬/ ‫اإلرسال إنى بضغ ػشزاث ين انًيغاهزحش‬

.‫( وػايم انجىدة‬BER) ‫ ػهى يؼذل انخغأ‬PMD ‫انهذف ين هذا انؼًم هى دراست حأثيز سيادة انًؼذل ويسافت االنخشار في وجىد‬
PMD. ‫انهذف انثاني هى دراست واقخزاح أهًيت اسخخذاو انًؼادالث اإلنكخزونيت نخقهيص يشكم‬

‫ حؼىيض‬,‫ حشج وضغ االسخقغاب‬,‫ االنياف انبصزيت‬: ‫الكلمات المفتاحية‬

Abstract

Today, optical communication is the best physical field able to design information transport
patterns over long distances and with high speeds. But the problems of fiber are not limited to

47
attenuation only, but also to the chromatic dispersion and PMD, or Polarization Mode of
Dispersion. Indeed the increase of the transmission speed on the optical fibers thus increases
the problem of the PMD. This phenomenon induces a broadening of the transmitted pulses
and limits the transmission rate and the bandwidth of the transmission line to a few tens of
megahertz / kilometer.

The objective of this work is to study the effect of rate increase and propagation distance in
the presence of PMD on error rate (BER) and quality factor. The second objective is to study
the importance of using electronic equalizers to compensate the PMD.

Key –Words : Optical fiber , ploarization mode dispresion , compensation .

48

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