Systèmes de Numération
Systèmes de Numération
Exemple : base 10
1986 = (1 x 103) + (9 x 102) + (8 x 101) + (6 x 100)
Le système décimal
Le système décimal est celui dans lequel nous avons le plus l'habitude d'écrire.
Chaque chiffre peut avoir 10 valeurs différentes :
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, de ce fait, le système décimal a pour base 10.
Tout nombre écrit dans le système décimal vérifie la relation suivante :
745 = 7 x 100 + 4 x 10 + 5 x 1
745 = 7 x 10 x 10 + 4 x 10 + 5 x 1
745 = 7 x 102 + 4 x 101 + 5 x 100
Chaque chiffre du nombre est à multiplier par une puissance de 10 : c'est ce que l'on
nomme le poids du chiffre.
L'exposant de cette puissance est nul pour le chiffre situé le plus à droite et s'accroît d'une
unité pour chaque passage à un chiffre vers la gauche.
12 435 = 1 x 104 + 2 x 103 + 4 x 102 + 3 x 101 + 5 x 100 .
Cette façon d'écrire les nombres est appelée système de numération de position.
Dans notre système conventionnel, nous utilisons les puissances de 10 pourpondérer la
valeur des chiffres selon leur position, cependant il est possible d'imaginer d'autres systèmes de
nombres ayant comme base un nombre entier différent.
Le système octal
Le système octal utilise un système de numération ayant comme base 8 (octal => latin octo
= huit).
Il faut noter que dans ce système nous n'aurons plus 10 symboles mais 8 seulement :
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
Ainsi, un nombre exprimé en base 8 pourra se présenter de la manière suivante :
(745)8
Lorsque l'on écrit un nombre, il faudra bien préciser la base dans laquelle on l'exprime pour
lever les éventuelles indéterminations (745 existe aussi en base 10).
Ainsi le nombre sera mis entre parenthèses (745 dans notre exemple) et indicé d'un nombre
représentant sa base (8 est mis en indice).
Cette base obéira aux même règles que la base 10, vue précédemment, ainsi on peut
décomposer (745)8 de la façon suivante :
(745)8 = 7 x 82 + 4 x 81 + 5 x 80
(745)8 = 7 x 64 + 4 x 8 + 5 x 1
(745)8 = 448 + 32 + 5
Nous venons de voir que :
(745)8 = (485)10.
Le système binaire
Dans le système binaire , chaque chiffre peut avoir 2 valeurs différentes : 0, 1.
De ce fait, le système a pour base 2.
Tout nombre écrit dans ce système vérifie la relation suivante :
(10 110)2 = 1 x 24 + 0 x 23 + 1 x 22 + 1 x 21 + 0 x 20
(10 110)2 = 1 x 16 + 0 x 8 + 1 x 4 + 1 x 2 + 0 x 1
donc : (10110)2 = (22)10 .
Tous les systèmes de numération de position obéissent aux règles que nous venons de voir.
Tableau récapitulatif
Le système hexadécimal
Le système hexadécimal utilise les 16 symboles suivant :
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F.
De ce fait, le système a pour base 16.
Un nombre exprimé en base 16 pourra se présenter de la manière suivante :
(5AF)16
La correspondance entre base 2, base 10 et base 16 est indiquée dans le tableau ci-après :
Le nombre (5AF)16 peut se décomposer comme suit :
(5AF)16 = 5 x 162 + A x 161 + F x 160
En remplaçant A et F par leur équivalent en base 10, on obtient :
(5AF)16 = 5 x 162 + 10 x 161 + 15 x 160
(5AF)16 = 5 x 256 + 10 x 16 + 15 x 1
donc = (5AF)16 = (1455)10
Conversion binaire
Maintenant si nous divisons un nombre décimal par 2, le quotient indique le nombre de
fois que 2 est contenu dans ce nombre et le reste indique le chiffre des unités dans l'expression
du nombre binaire.
Soit N le nombre, Q1 le quotient et R1 le reste, nous avons :
N = (Q1 x 2) + (R1 x 1)
N = (Q1 x 21) + (R1 x 20)
Exemple :
soit :
N = (22 x 2) + (0 x 1) = 44.
Pour obtenir l'expression binaire d'un nombre exprimé en décimal, il suffit dediviser
successivement ce nombre par 2 jusqu'à ce que le quotient obtenu soit égal à 0.
Comme pour la conversion dans le système décimal les restes de ces divisions lus de bas
en haut représentent le nombre binaire.
(44)10 = (101100)2.
Relation entre les nombres binaires et les nombres octaux
Exprimons (47)10 dans le système octal et le système binaire. Nous obtenons :
Nous pouvons remarquer qu'après 3 divisions en binaire nous avons le même quotient
qu'après une seule en octal. De plus le premier reste en octal obtenu peut être mis en relation
directe avec les trois premiers restes en binaire :
(111)2 = 1 x 22 + 1 x 21 + 1 x 20
(111)2 = 1 x 4 + 1 x 2 + 1 x 1
(111)2 = (7)8
et il en est de même pour le caractère octal suivant :
(101)2 = 1 x 22 + 0 x 21 + 1 x 20
(101)2 = 1 x 4 + 0 x 2 + 1 x 1
(101)2 = (5)8
Cette propriété d'équivalence entre chaque chiffre octal et chaque groupe de 3 chiffres
binaires permet de passer facilement d'un système à base 8 à un système à base 2 et vice versa.
soit :
N = (22 x 2) + (0 x 1) = 44.
Pour obtenir l'expression binaire d'un nombre exprimé en décimal, il suffit dediviser
successivement ce nombre par 2 jusqu'à ce que le quotient obtenu soit égal à 0.
Comme pour la conversion dans le système décimal les restes de ces divisions lus de bas
en haut représentent le nombre binaire.
(44)10 = (101100)2.
La position de la virgule est fixée arbitrairement à la 4ème case vers la gauche. La position
de la virgule n'est pas visualisée.
La case la plus à droite représente le poids 20 : ce qui est évidemment faux.
Cette représentation suppose la multiplication implicite de ce nombre par 2-3
Le terme -3 est représentatif du positionnement fixe de la virgule. Il devra impérativement
être mémorisé.
Par ailleurs, si nous voulons écrire un nombre inférieur à 1, par exemple 47/64 (0,734375)
nous aurons :
7 chiffres significatifs en virgule flottante,
3 chiffres significatifs en virgule fixe.
en virgule fixe :
0000000101
en virgule flottante :
1011110000
Si l'on cherche l'équivalent décimal :
en virgule fixe :
101 x 2-3 = 1/2 + 1/8 = 40/64
en virgule flottante :
0,1011110 x 20 = (1/2 + 1/8 + 1/16 + 1/32 + 1/64 ) x 20 = 47/64
On s'aperçoit que la représentation en virgule fixe apporte une erreur qui peut, dans
certains cas, ne pas être négligeable.
Nombres signés
Comment représenter des nombres négatifs ou positif dans une machine informatique.
Représentation des nombres signés par leur valeur absolue et leur signe
C'est naturellement la première représentation qui vient à l'esprit. Il suffit d'affecter un bit
pour le signe et d'attribuer par convention la valeur 0 au signe + et lavaleur 1 au signe -.
Ainsi le nombre +32 s'écrira dans le système binaire :
et le nombre -32 :
Autres exemples :
Le nombre + 9,750 s'écrit :
et - 9,750 :
Si nous reprenons l'exemple du binaire, il n'est même pas nécessaire d'exécuter une
opération de soustraction pour obtenir ce complément restreint on s'aperçoit qu'il suffit de
transformer tous les 1 en 0 et vice versa pour l'obtenir.
100110(2) à pour complément restreint : 011001
Certaines machines utilisent ce code pour la représentation des nombres signés. Il est alors
appelé code du complément à 1.
Ainsi le nombre + 25 sera représenté de la manière suivante :
et - 25 :
CR = Complément Restreint.
On peut aussi obtenir le complément vrai d'un nombre en calculant d'abord son
complément restreint et en ajoutant ensuite 1.
Exemples :
Un exemple en binaire :
Restons en binaire (base 2) et appliquons une autre méthode pour traduire un nombre en
complément à 2.
(le complément vrai est également appelé complément à 2)
On part du bit de poids le plus faible (bit de droite) :
===> si c'est un zéro, on recopie 0 jusqu'au premier 1 rencontré,
===> si c' est un "1", on garde ce premier 1.
Ensuite on inverse tous les bits après le premier 1 rencontré à partir de la droite.
Attention si le bit le plus à droite est un 1, c'est aussi le premier 1 rencontré !
Quelques exemples
Exemple 1 :
(42)10 = (101010)2 ===> le bit le plus à droite est un 0
0 ==> 0 on conserve le zéro
1 ==> 1 premier 1 rencontré est conservé
0 ==> 1 inversion des bits après le premier 1 rencontré
1 ==> 0
0 ==> 1
1 ==> 0
Le nombre (42)10 = (101010)2 s'écrit en complément vrai :
010110 .
Exemple 2 :
(59)10 = (111011)2 ===> le bit le plus à droite est un 1
1 ==> 1 premier 1 rencontré est conservé
1 ==> 0 inversion des bits après le premier 1 rencontré
0 ==> 1
1 ==> 0
1 ==> 0
1 ==> 0
Le nombre (59)10 = (111011)2 s'écrit en complément vrai :
000101 .
En utilisant la méthode du complément restreint + 1 :
Système de numération
Un processeur est un système automatique de traitement d'information. Le mot
information, dont dérive le terme informatique est pris dans le sens "éléments significatifs" tels
que texte, parole, image, mesure d'une grandeur physique, nombre, etc...
Cette information devant être représentée sous une forme physique appropriée au
traitement quelle doit subir, la première étape consiste en une transformation appelée codage.
Nous coderons donc les signaux (images, paroles, textes) sous forme de 0 et de 1,
compréhensibles par une machine.
Notre système conventionnel de comptage en base 10 incompatible avec la machine, nous
à donc conduit à étudier d'autres systèmes de numération.
Les systèmes de numération consistent à utiliser un ensemble de symboles appelés digits
(comptage avec les doigts) ainsi qu'une convention d'écriture.
Le nombre de digits utilisés correspond à la base du système.