Optimisation des Systèmes Photovoltaïques
Optimisation des Systèmes Photovoltaïques
Introduction :............................................................................................................................................................3
avantages et incovenients de l energie pv :..............................................................................................................4
Principe de fonctionnement d´une cellule photovoltaique :....................................................................................6
Generalite :................................................................................................................................................................8
Types des pompes :...................................................................................................................................................9
Pompe volumetrique :..........................................................................................................................................9
pompe centrifuge................................................................................................................................................10
comparaisons entre les pompes centrifuges et les pompes volumetriques :....................................................12
ondulateur...........................................................................................................................................................13
rendement D’UN generateur pv :.......................................................................................................................15
DIMENSIONNEMENT DU SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE.........................................................................................20
POINTS IMPORTANTS À CONSIDÉRER LORS DU CHOIX D’UNE POMPE SOLAIRE...............................................20
DIMENSIONNEMENT DE LA CONDUITE D’EAU...................................................................................................21
DISTRIBUTION DE L’EAU......................................................................................................................................21
Réseau de distribution de l’eau..........................................................................................................................22
Dimensionnement du réservoir..........................................................................................................................24
presentation de la zone de tata :............................................................................................................................26
Assolement dans la zone de Tata............................................................................................................................30
Détermination de la capacité de stockage..............................................................................................................31
Dimensionnement du champ photovoltaïque........................................................................................................33
Présentation du système d’alimentation en eau actuel.........................................................................................34
Dimensionnement et choix de la pompe............................................................................................................34
Détermination du débit horaire de la pompe 𝑸𝒑 en (m3 /h) :......................................................................34
Choix de la pompe...........................................................................................................................................36
Estimation du potentiel d’énergie solaire.......................................................................................................37
Estimation de l’ensoleillement........................................................................................................................37
Dimensionnement du champ photovoltaïque................................................................................................38
Configuration du champ solaire photovoltaïque............................................................................................39
Dimensionnement du réservoir d’eau :..........................................................................................................41
Coûts des installations PV...............................................................................................................................44
Emplacement des panneaux...................................................................................................................................44
L'ennemi du panneau solaire : l'ombre..................................................................................................................46
Automatisation d’un système de pompage photovoltaique :................................................................................46
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Conclusion...............................................................................................................................................................48
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1- GÉNÉRALITÉ :
INTRODUCTION :
L’Energie solaire photovoltaïque est l'électricité produite par transformation d'une partie du
rayonnement solaire avec une cellule photovoltaïque. Le terme photovoltaïque peut
désigner soit le phénomène physique, l'effet photovoltaïque découvert par Alexandre
Edmont Becquerel en 1839. Selon les estimations l’énergie rayonnée par le soleil
représenterait chaque année 40 000 fois les besoins énergétiques que l'humanité consomme
sous forme d'énergies fossiles. Malgré cela, l'énergie solaire reste un domaine assez peu
exploité. Néanmoins la prise de conscience collective en fait une énergie douce d'avenir
(même si elle est connue et utilisée depuis des millénaires)
L’avenir du photovoltaïque dans les pays industrialisés passe par son intégration sur les
toits et les façades des maisons solaires.
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AVANTAGES ET INCOVENIENTS DE L ENERGIE PV :
L’un des principaux avantages de l’énergie solaire reste qu’il s’agit là d’une énergie
renouvelable et donc inépuisable. Le soleil ne risquant pas de s’éteindre avant cinq milliards
d’années, vous avez largement le temps de profiter de ses rayons pour produire de
l’électricité et de la chaleur pour votre habitation.
D’autant plus intéressant que, contrairement aux énergies fossiles, le solaire ne rejette pas
de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, n’émet pas de gaz à effet serre et ne
contribue pas au réchauffement climatique. Une énergie propre, à l’impact environnemental
minime. De plus, les panneaux photovoltaïques sont majoritairement composés de
matériaux recyclables.
Si cela a longtemps pu être un frein pour certains foyers, depuis une décennie, le coût
d’installation et de maintenance des panneaux photovoltaïques est en baisse. Cela peut
notamment s’expliquer par les progrès technologiques en constant développement, et une
production d’installation en hausse couplée à une diminution des coûts des différents
composants.
Toutefois, installer des panneaux solaires reste malgré tout un investissement non
négligeable. Le prix peut varier entre 6 000 et 35 000 euros, en fonction de la puissance
installée (1 à 3 KWc et jusqu’à plus de 10 KWc), le besoin de batterie pour stocker l’énergie,
ou encore les frais de pose. Selon l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie
(Ademe), les panneaux photovoltaïques ont une durée de vie estimée à 25 ans minimum.
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UNE ÉNERGIE SOURCE D’ÉCONOMIE
Autre avantage de l’énergie solaire, et non des moindres : peu importe votre mode de
consommation, elle s’avérera économique, voire rentable. Ainsi, vous pouvez tout aussi bien
revendre la totalité de l’électricité produite, profiter simplement de l’autoconsommation de
votre énergie ou encore décider de revendre le surplus d’électricité. Dans tous les cas de
figure, vos installations solaires vous permettront de réduire vos dépenses énergétiques et
ainsi de réaliser des économies, voire de générer des revenus.
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PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D´UNE CELLULE PHOTOVOLTAIQUE :
Mais pour qu’il y ait un courant électrique, il faut que ces mouvements d’électrons aillent
tous dans le même sens. Pour les y aider, on va associer deux types de silicium. La face
exposée au soleil est « dopée » avec des atomes de phosphore qui comportent plus
d’électrons que le silicium, l’autre face est dopée avec des atomes de bore qui comportent
moins d’électrons. Cette double face devient une sorte de pile : le côté très chargé en
électrons devient la borne négative (N), le côté avec moins d’électrons devient la borne
positive (P). Entre les deux il se crée un champ électrique.
Quand les photons viennent exciter les électrons, ceux-ci vont migrer vers la zone N grâce au
champ électrique, tandis que les « trous » vont vers la zone P. Ils sont récupérés par des
contacts électriques déposés à la surface des deux zones avant d’aller dans le circuit
extérieur sous forme d’énergie électrique. Un courant continu se créé. Une couche antireflet
permet d’éviter que trop de photons se perdent en étant réfléchis par la surface
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2- APPLICATIONS DES SYSTEMES PV :
POMPAGE PV :
GENERALITE :
Les batteries sont fragiles et sont souvent les premiers éléments qui auront besoin d’être
changés. Elles nécessitent en outre un entretien constant et un contrôle rigoureux de leur
charge et décharge. Les contrôleurs utilisés pour régulariser la charge et la décharge des
batteries vieillissent rapidement et peuvent s’avérer non fiables. Les batteries introduisent
également un certain degré de perte de rendement d’environ 20 % à 30 % de la production
d’énergie. Le pompage au fil du soleil permet d’avoir un système photovoltaïque plus simple,
plus fiable et moins coûteux qu’un système avec batterie. Le stockage se fait de manière
hydraulique, l’eau étant pompée, lorsqu’il y a suffisamment d’ensoleillement, dans un
réservoir au-dessus du sol. Elle est ensuite distribuée par gravité au besoin. Le réservoir peut
souvent être construit localement et la capacité de stockage peut varier d’un à plusieurs
jours. Ce réservoir ne requiert pas un entretien complexe et est facile à réparer localement.
POMPE VOLUMETRIQUE :
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Le débit d’eau d’une pompe volumétrique est proportionnel à la vitesse du moteur. Mais son
couple varie essentiellement en fonction de la hauteur manométrique totale (HMT) et est
pratiquement constant en fonction de la vitesse de rotation du moteur. Le couple de
démarrage est donc pratiquement indépendant du débit et sera proportionnel à la HMT. La
puissance consommée sera proportionnelle à la vitesse. C’est pourquoi ces pompes sont
habituellement utilisées pour les puits et les forages à grandes profondeurs et à petits débits
d’eau. On les utilise parfois comme pompes de surface lorsque le couple est lent et irrégulier
et que le débit demandé est faible, par exemple pour les pompes à main et les pompes
éoliennes multiples.
Moteur
Réservoi Champ
r PV
Arbre de
transmission
Pompe à
piston
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POMPE CENTRIFUGE
La pompe centrifuge est conçue pour une HMT relativement fixe. Le débit de cette pompe
varie en proportion de la vitesse de rotation du moteur. Son couple augmente très
rapidement en fonction de cette vitesse et la hauteur de refoulement est fonction du carré
de la vitesse du moteur. La vitesse de rotation du moteur devra donc être très rapide pour
assurer un bon débit. La puissance consommée, proportionnelle à Q × HMT, variera donc
dans le rapport du cube de la vitesse. On utilisera habituellement les pompes centrifuges
pour les gros débits et les profondeurs moyennes ou faibles (10 à 100 mètres). Parce que le
couple de démarrage est limité au couple de frottement de la pompe à vitesse nulle (qui est
plus important qu’en rotation), la pompe requiert une vitesse minimale à une HMT donnée
pour obtenir un débit de départ non nul.
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Le rendement de la pompe centrifuge est fonction du débit ; elle fonctionne de façon plus
efficace à une certaine HMT et à une vitesse de rotation prédéterminée. Il est donc
important de bien concevoir le dimensionnement de la pompe selon les conditions du
terrain.
Pour de petites HMT et de faibles débits journaliers (HMT × Q <25 m4), les pompes à main
peuvent s’avérer plus intéressantes. On utilisera alors un seau pour pomper l’eau.
L’utilisation de pompes mécaniques sur cette plage d’utilisation se limitera principalement
aux pompes volumétriques de faible puissance. Pour les hauteurs de moins de 7 mètres,
l’emploi de pompes à aspiration sera préféré. Cette pompe est généralement de type
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centrifuge à ailettes. Pour de faibles débits et une puissance disponible variable (par
exemple, couplage éolien), l’emploi d’une pompe à cavité (volumétrique) permet un débit
plus constant. Pour une HMT moyenne, comprise entre 10 et 50 mètres, la pompe immergée
centrifuge est généralement la plus efficace. Mais son rendement est très étroitement lié à
la HMT et son dimensionnement est critique. Pour les HMT supérieures à 35 mètres et de
faibles débits journaliers (<20 m3), la pompe volumétrique sera la plus utilisée, surtout si
une forte variation du rabattement de la nappe (donc de la HMT) est constatée. Pour des
débits plus élevés, l’emploi d’une pompe centrifuge est souvent le seul choix possible.
Le choix d’une pompe se portera également sur sa capacité à répondre aux conditions
variables du site. Nous avons vu que le débit d’une pompe volumétrique est moins affecté
par la variation de la HMT alors que la pompe centrifuge verra son débit diminuer
rapidement à mesure que la HMT augmente. La hauteur de refoulement d’une pompe
centrifuge est fonction du carré de la vitesse du moteur. À mesure que la HMT augmente, le
rendement de la pompe diminue très rapidement ; le moteur devrait tourner beaucoup plus
rapidement pour fournir un même débit.
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ONDULATEUR
Dans ce cas, le rapport de la tension alternative (U) sur la fréquence – U/f – est constant. La
fréquence du courant alternatif est directement proportionnelle à l’intensité de
l’ensoleillement. La tension nominale du courant alternatif peut être standard (220 ou 380
V) ou adaptée à un moteur spécifique d’une application photovoltaïque (80 V). On distingue
plusieurs types d’onduleurs suivant la qualité du signal de sortie :
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RENDEMENT D’UN GENERATEUR PV :
Nous avons vu que le rendement d’un moteur cc série est de 80 % à 85 % et celui d’un
moteur AC asynchrone est de 80 %, sur une plage de fonctionnement importante. Le
rendement hydraulique des pompes solaires est de l’ordre de 45 % à 60 %, mais ce
rendement décroît beaucoup hors du point de fonctionnement nominal et est
particulièrement évident pour une pompe centrifuge. Il est nécessaire de tenir compte de la
variation de la HMT, donc de la désadaptation possible de la pompe, lors de la conception
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d’une installation. Notamment, une mauvaise évaluation du calcul de la HMT lors de la
conception pourrait entraîner le choix d’une pompe mal adaptée, celle-ci ne pouvant
fonctionner au point de fonctionnement maximal.
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3- DIMENESIONNEMENT D´UNE PV :
DONNÉES DE BASE
Les données suivantes seront nécessaires pour dimensionner la pompe solaire et ses
composants. Ce chapitre donne une définition des données utilisées en pompage en général
et explique les particularités du pompage photo- voltaïque.
Débit
Le débit (Q) est la quantité d’eau que la pompe peut fournir durant un intervalle de temps
donné. En pompage, le débit est habituellement donné en litres par heure (l/h) ou gallons
par heure (gph). En pompage solaire, le débit (ou le besoin en eau) est souvent exprimé en
m3 par jour.
Hg : hauteur
géométrique entre la nappe d’eau pompée (niveau dynamique) et le plan
d’utilisation (Hr+Nd). Pour une pompe de surface sur un plan d’eau, Hg sera choisi en
fonction de la hauteur de la pompe à son niveau le plus bas
Pc : pertes de charge produites par le frottement de l’eau sur les parois des
conduites. Ces pertes sont fonction de la distance des conduites (D), de leur diamètre
(dc) et du débit de la pompe (Q) et s’expriment en mètres d’eau. Le diamètre des
conduites doit être calculé afin que ces pertes de charge correspondent au plus à 10
% de la hauteur géométrique totale (voir section sur le dimensionnement de la
conduite d’eau).
Niveau statique :
Le niveau statique (Ns) d’un puits ou d’un forage est la distance du sol à la surface de l’eau
avant pompage.
Niveau dynamique :
Le niveau dynamique (Nd) d’un puits ou d’un forage est la distance du sol à la surface de
l’eau pour un pompage à un débit donné. Pour le calcul de la HMT, le niveau dynamique est
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calculé pour un débit moyen. La différence entre le niveau dynamique et le niveau statique
est appelée rabattement.
Rm
L’énergie nécessaire pour soulever une certaine quantité d’eau sur une certaine hauteur
pendant une journée est calculée à partir des données de débit et de HMT requises et est
exprimée en watt-heure. Ce calcul est fonction d’une constante hydraulique (CH) et est
inversement proportionnel au rendement du groupe motopompe utilisé.
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Analyse des besoins et des conditions d’exploitation :
2. la disponibilité de l’eau,
3. la ressource solaire.
La ressource solaire peut être estimée assez facilement avec un faible degré d’erreur. Nous
avons vu comment estimer l’énergie disponible. Par contre, l’évaluation de la quantité d’eau
requise et la disponibilité de l’eau sont parfois difficiles à estimer et varient souvent de
saison en saison et d’année en année. Les facteurs comme l’accroissement d’une population
dans un village et un niveau dynamique variable du puits ou du forage, selon le débit et les
saisons, compliquent ce qui au premier abord peut paraître simple.
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DIMENSIONNEMENT DU SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE
Bien qu’il soit assez complexe de prédire le rendement précis d’une pompe solaire pour des
conditions de fonctionnement variables, nous suggérons ici une méthode simplifiée qui
permettra de dimensionner le système de pompage avec un degré de précision acceptable.
Les trois facteurs les plus importants de cette approche devront être estimés soigneusement
afin d’obtenir un dimensionnement satisfaisant. Ce sont les besoins en eau, les données
d’ensoleillement et le rendement du groupe motopompe choisi sur la plage de
fonctionnement du système. Pour illustrer notre propos et diriger le lecteur dans les
différentes étapes de dimensionnement, nous avons préparé les fiches de dimensionnement
suivantes en utilisant l’exemple d’une pompe solaire installée dans un village à foum zeguid,
à Tata. L’exemple utilise une pompe au fil du soleil et un groupe motopompe immergé à
courant alternatif.
•Les pompes solaires tirent habituellement l’eau d’un puits ou d’un forage avec un faible
débit. Néanmoins, ce débit peut être plus important que la capacité de la nappe à se
régénérer et le niveau d’eau dynamique de la nappe baissera. L’orifice de la pompe doit être
suffisamment immergé afin d’être toujours sous l’eau. Pour protéger la pompe, il faut mettre
un interrupteur de niveau d’eau qui stoppera la pompe si elle est au-dessus du niveau d’eau.
•Le niveau d’eau peut aussi varier selon les saisons et les années. Le degré de variation est
difficile à prédire et dépend de certaines caractéristiques aquifères et du rythme de
pompage. Chaque puits ou forage doit être testé avant d’installer la pompe afin de
déterminer son niveau de tirage.
•Il est possible d’incorporer des batteries pour régulariser le débit sur une période de temps
plus longue. Il est alors possible d’ajouter une pompe plus petite qui puisera l’eau en plus
petite quantité, d’une manière plus adaptée au tirant d’eau.
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maximal en diminuant la tension et en augmentant l’intensité de sortie provenant du champ
PV lors de faible ensoleillement.
•Le moteur d’une pompe solaire peut être un moteur à courant continu ou à courant
alternatif. Les moteurs à courant continu se branchent directement sur le champ
photovoltaïque et sont, en général, plus simples à utiliser que les moteurs à courant
alternatif. Mais les pompes cc ont habituellement des balais de commutation qui doivent
être changés périodiquement, ce qui n’est pas facile pour les pompes immergées. Certains
types de moteurs CC sont à commutation électronique et n’ont pas de balai. Les moteurs à
courant alternatif requièrent l’emploi d’un onduleur pour leur fonctionnement
photovoltaïque. Mais les moteurs ça ne requièrent pratiquement pas de maintenance et
s’avèrent souvent plus efficaces que les moteurs CC.
Les pertes de charge occasionnées par la conduite d’eau entre la pompe et le réservoir
peuvent être importantes si cette conduite est trop longue, trop étroite ou si plusieurs
coudes sont utilisés. Afin de minimiser ces pertes, il faut installer le réservoir le plus près
possible et le relier le plus directement à la pompe. La largeur de la conduite doit être
dimensionnée afin que, pour le débit demandé, la perte de charge exprimée en hauteur
dynamique soit petite (<5 %) comparée à la hauteur géométrique totale. Le graphique
permet de calculer la section de conduite appropriée pour différentes hauteurs en fonction
du débit.
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DISTRIBUTION DE L’EAU
La fonction principale d’un réseau de distribution de l’eau est d’approvisionner les usagers
en quantité suffisante, au moment où ils en ont besoin et le plus près possible de leur
domicile. Idéalement, chaque usager est branché à un réseau d’aqueduc lui apportant l’eau
courante jusqu’à la maison. Mais les coûts élevés de génie civil et le fait que le volume d’eau
disponible est proportionnel à l’accroissement de la HMT limitent souvent le choix du réseau
d’eau à quelques bornes-fontaines disséminées dans le village ou tout simplement à une
borne-fontaine située près du réservoir. Le réservoir lui-même sera dimensionné pour
répondre le plus souvent seulement à la demande journalière. Le coût du réservoir,
spécialement lorsqu’il est surélevé, et de la tuyauterie associée représente le deuxième
élément le plus coûteux du système de pompage solaire. Par conséquent, une attention
particulière doit être portée au dimensionnement et à la construction de ces ouvrages de
génie civil.
Nous distinguons deux types de réseaux de distribution selon l’usage, que ce soit pour
l’irrigation ou pour l’eau domestique. Pour l’irrigation des champs, le réseau de distribution
se compose principalement du système de transport de l’eau du lieu de pompage vers le
champ à irriguer. L’irrigation la plus courante utilise des canaux à ciel ouvert au niveau de la
terre. L’eau du réservoir est déversée dans ces canaux et amenée aux plantations. Parfois,
l’emploi de petits réservoirs en aval permet de stocker l’eau dans une partie du champ pour
usage ultérieur.
L’irrigation par canaux ne nécessite que des pressions de l’ordre de 0,5 à 1 mètre d’eau sur
un terrain plat. Il est également possible de prévoir la distribution de l’eau afin de bénéficier
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d’un écoulement naturel. Selon le degré de complexité des canaux, un système de vannes
peut contrôler l’apport de l’eau dans les différentes parties du champ, optimisant ainsi la
production agricole. Selon les matériaux employés (ciment, terre, etc.), les pertes en eau
seront plus ou moins importantes. Néanmoins, il faut compter au moins 30 % à 50 % de
pertes d’eau par évaporation parce que les canaux et la terre irriguée sont à ciel ouvert.
D’autres méthodes d’irrigation existent également. L’arrosage par goutte à goutte est très
efficace (15 % de pertes seulement) et ne nécessite que des pressions de l’ordre de 1 à 2
mètres d’eau. Mais cette méthode n’accepte qu’une eau relativement propre nécessitant un
système de filtre et un entretien périodique. L’irrigation par aspersion nécessite une
pression d’eau très élevée, de l’ordre de 10 à 20 mètres d’eau et demande un volume d’eau
important. L’irrigation par inondation est peu adaptée pour le pompage solaire car elle
demande un volume d’eau très important durant un laps de temps court. Pour l’eau
domestique, le système de distribution doit non seulement effectuer le transport du
réservoir aux usagers, mais également protéger l’eau d’une contamination éventuelle ; le
système doit aussi pouvoir assurer la demande en eau selon les besoins des usagers. Un
réseau d’eau domestique peut être complexe. S’il est requis pour fournir l’eau courante à
plusieurs usagers sur une certaine distance, son dimensionnement est un procédé élaboré
qui est habituellement conduit avec l’aide de programmes informatiques et n’est pas du
ressort de notre propos. En pompage solaire, les usagers ont rarement l’eau courante et ils
doivent aller chercher l’eau à des bornes-fontaines. Les points de distribution de l’eau sont
limités pour ne pas avoir à élever indûment le réservoir de stockage. Un réservoir à une
hauteur de 2 à 3 mètres au maximum est normalement suffisant pour distribuer l’eau aux
quelques bornes-fontaines près du réservoir d’eau. Lorsque l’eau doit être distribuée sur une
certaine distance, un réseau de tuyauterie doit être utilisé et le réservoir devra être
suffisamment élevé pour créer une pression permettant de distribuer l’eau à la borne-
fontaine la plus éloignée.
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DIMENSIONNEMENT DU RÉSERVOIR
Souvent, le pompage au fil du soleil n’est pas adapté à la demande des usagers. Alors que
l’énergie solaire est plus intense au milieu de la journée, les besoins en eau ne sont pas très
élevés en cette période. Ainsi, la courbe de débit de l’eau pompée par l’énergie solaire ne
coïncide pas avec celle de la demande en eau.
Pour cette raison, il est nécessaire de stocker l’eau dans un réservoir, de telle sorte qu’elle
peut y être extraite au besoin. Son dimensionnement devra prendre en compte le fait
qu’une partie de l’eau requise chaque jour devra être stockée durant la journée, au fur et à
mesure que la pompe extrait l’eau. Le pompage avec batterie permet de faire fonctionner la
pompe à la demande, mais l’utilisation d’un réservoir peut également s’avérer nécessaire si
la pompe ou le forage sont trop petits pour répondre à une demande instantanée. On fera
alors fonctionner la pompe plus longtemps en stockant l’eau dans un petit réservoir
suffisamment grand pour absorber la demande maximale en eau de la journée. Le
dimensionnement du réservoir dépend également de la disponibilité de l’eau au cours des
jours ou des saisons. Ainsi, en certaines régions, un ensoleillement très constant permet
d’estimer un volume d’eau suffisant pour répondre à la demande journalière pour tous les
jours et de dimensionner le réservoir pour un maximum d’une journée d’autonomie, parfois
même moins. Le volume de stockage est souvent dimensionné entre 60 % et 100 % du
volume moyen journalier de l’eau pompée.
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Le concepteur devra déterminer la dimension optimale du réservoir d’eau non seulement
selon la durée anticipée de stockage pour pallier les variations journalières, mais aussi et
surtout selon les besoins des utilisateurs et, bien sûr, selon le coût du système de stockage.
Le dimensionnement du réservoir repose donc sur un certain nombre de facteurs qu’il
faudra avoir évalués au préalable :
•lorsque la pompe est au fil du soleil, le réservoir doit pouvoir stocker l’eau nécessaire pour
la journée, ou au moins pouvoir stocker l’eau fournie par la pompe lorsqu’elle n’est pas
sollicitée ;
•le réservoir doit permettre une certaine autonomie durant les journées peu ensoleillées ;
•le réservoir peut permettre de tirer l’eau de façon constante afin de maximiser le débit du
forage ou du puits, surtout en période sèche. Ce procédé s’applique particulièrement aux
pompes avec batteries ;
•le réservoir doit être surélevé afin de desservir une clientèle éloignée, la dimension du
réservoir devient alors critique au niveau coût. Le réservoir le plus simple et le plus
économique énergétiquement consiste en un réservoir peu élevé du sol, près de la pompe.
Les utilisateurs doivent alors s’approvisionner à un robinet placé près du réservoir.
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PRESENTATION DE LA ZONE DE TATA :
La Province est située dans le sud-est de L'Anti-Atlas, entre les méridiens 280 et 300 et les
parallèles 50 et 90. Son relief est composé en général du massif de l'Anti-Atlas : le Warkziz et
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le Bani, la Hamada de Drâa ainsi que de vastes plaines caillouteuses appelées Regs dominées
par des versants des oueds.
la zone de Tata (zone à dominante désertique) fait partie du bassin versant du bas Draa, qui
s’étend sur 4 503 km². Le Draa y reçoit de nombreux affluents qui donnent lieu à la
formation de foums où les ressources en eau donnent naissance à des oasis de plus ou
moins de grande importance. Les ressources en eau superficielles sont estimées à 63,4 Mm³
comme apport moyen annuel, dont 32,7 Mm³ d’apport à Foum Zguid et 30,7 Mm³ à Foum
Tissint. Les crues issues de ces bassins Sud Atlasiques s’épandent à l’aval des foums et
rejoignent, en partie, le cours de l’oued Draa. Recouvertes en amont de regs d’éboulis et en
aval de sédiments plus fins, les Feijas renferment des aquifères qui sont exploités au
débouché des foums, passages obligés pour toutes les eaux de l’anti-Atlas. L’alimentation
des aquifères de la zone est estimée à 984 l/s (634 l/s à Tissint et 350 l/s à Foum Zguid) et les
prélèvements sont de 1 040 l/s (440 l/s à Tissint et 600 l/s à Foum Zguid). L'évolution
piézométrique de la nappe de cette région, entre 1990 et 2003, montre des tendances
générales à la baisse, qui peut atteindre 8 m. L’irrigation est assurée au moyen de puits et de
khettaras (346 khettaras), et de plus en plus au moyen de pompages qui se développent en
amont de Foum Zguid (1 239 puits dont 866 puits équipés) ; alors que pour la palmeraie de
Tissint, située en aval du Foum, l’eau d’irrigation est prélevée directement en surface par des
seguias.
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Activité agricole Au niveau de Tata :
Le climat est de type désertique avec des précipitations annuelles moyennes inférieures à
170 mm/an. La zone abrite deux zones agricoles gérées par deux organismes distincts : la
zone de Foum Zguid est gérée par l’ORMVA de Ouarzazate, le reste du territoire de la
province est gérée par la DPA de Tata. Au niveau de Foum Zguid, en zone de palmeraie
traditionnelle, la structure foncière des terres est caractérisée par la dominance de la
micropropriété puisqu’en moyenne la taille des exploitations ne dépasse pas 1 hectare. En
plus de la micropropriété, cette zone connaît un morcellement prononcé. Pour le régime
juridique des terres irriguées, celui-ci est dominé par le Melk qui caractérise plus de 64,8%
des superficies, suivi du collectif avec 35,1%, du Habous avec 0,07% et du domaine de l’Etat
avec 0,03%.
Dans la province de Tata, l’agriculture est du type oasien, pratiquée dans deux zones :
• la palmeraie traditionnelle :
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À agriculture de subsistance, où pratiquement le palmier dattier constitue l'ossature de
l'agriculture avec des cultures sous étages (céréales, luzerne et maraichage) :
• la zone d’extension :
c’est une zone hors palmeraie, qui connait la création de nouvelles fermes constituées à 80%
de jeunes plantations de palmier. Ce sont des plantations conduites en intensif avec des
densités élevées, irriguées au goutte à goutte et où l’agriculteur utilise des variétés à haute
valeur ajoutée telles que le Majhoul, Boufeggous, Jihl, etc. dont les prix dépassent les 30
Dh/kg. Le rendement visé est de 35 à 50 t/ha. La zone d’extension connait également un fort
développement des cultures maraichères principalement la pastèque, culture rentable,
produite précocement et qui connait une forte extension dans la zone. Ces cultures sont
fortement consommatrices d’eau ce qui entraine un pompage excessif dans la nappe. Avec
le développement de ces fermes et la prolifération des puits, les eaux de surface dans les
palmeraies sont devenues insuffisantes. Le pompage excessif en amont affecte les
résurgences alimentant les eaux de surface.
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ASSOLEMENT DANS LA ZONE DE TATA
La base des objectifs actuels des organismes de financement pour les besoins uniques de
l’homme est de 20 litres/jour/personne. Estimation de la population L’évaluation du nombre
d’habitants se fait sur la base du taux d’accroissement annuel de la population. Pour notre
étude, l’horizon du projet est de 25 ans soit l’année 2041.La détermination du nombre
d’habitants de l’année 2041 a été faite selon la relation suivante :
Avec
Dans notre étude, les demandes journalières sont en général constituées essentiellement de
la demande domestique. L’estimation de ces demandes s’est faite selon les formules
suivantes
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o Demande journalière de pointe 𝐷𝑗𝑝 (𝑚3 /𝑗)
𝑸𝒑 = 𝑫𝒋𝒑/ 𝑯𝒊 (4) Avec 𝐻𝑖 : Nombre d’heure d’ensoleillement (de référence 9,07 h/j)
Généralement, lorsqu'on veut faire fonctionner un récepteur à tout moment, jour ou nuit, ensoleillement
ou non, avec un système photovoltaïque, on utilise une batterie d'accumulateurs. Pour le pompage, c'est
différent. En effet, il est plus facile et moins onéreux de stocker de l'eau que de l'énergie. De plus, on
s’affranchit de la durée de vie de la batterie et de l'entretien.
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Dans ce cas, on pratique le pompage "au fil du soleil". La pompe est couplée directement au champ
solaire photovoltaïque via un contrôleur qui va permettre, entre autres, d'optimiser le rendement
journalier de la pompe. Le débit varie en fonction de la vitesse de rotation et donc de l'ensoleillement.
Dans certains cas, le fonctionnement sur batterie sera inévitable, on essayera de rester sur des pompes
avec une tension d'alimentation semblable à celle d'une batterie 12V, 24V ou 48V voir 36V et 96V.
Le réservoir sert non seulement à stocker de l’eau mais il constitue aussi un régulateur de
débit. Ainsi, la capacité utile du réservoir sera déterminée pour qu’elle puisse permettre de
stocker les excédents de pompage pendant les heures de faibles consommations et de
compenser le déficit entre le pompage et la consommation.
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Qa (m3 /h) : Débit d’eau d’adduction, reporté dans les différentes tranches horaires délimitées. Va
cumulé par tranche (m3 ) :
Volume d’eau envoyé au réservoir cumulé par tranche horaire = Qa x nombre d'heures dans la
tranche. Va cumulé (m3 ) : Volume d’eau d’adduction cumulé.
Qc (m3 /h) : Débit horaire d’eau consommée,
Qc est très variable et difficile à maîtriser. Pour notre étude, nous avons estimé ce débit par des
suppositions.
Vc cumulé par tranche (m3 ) : Volume d’eau consommé cumulé par tranche horaire = Qc x nombre
d'heures dans la tranche.
Vc cumulé (m3 ) : C’est le cumule du volume d’eau consommée. Contenance du réservoir : Les chiffres
portés verticalement donnent les déficits et excédents qu'il y aurait si le réservoir n'existait pas.
L’énergie électrique journalière nécessaire 𝐸𝑒𝑙𝑐 (kWh/j) pour soulever une certaine
quantité d’eau sur une certaine hauteur donnée pendant une journée est calculée
par la formule suivante :
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Avec
Avec
L'alimentation en eau potable de tata (foum zeguid) est assurée par une pompe à motricité
humaine sur un forage. L'eau asservie par le forage alimente près de 41 ménages et un
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cheptel animal à travers un abreuvoir placé non loin de la pompe. Le forage fonctionne entre
5 heures du matin et 20 heures du soir. Cette pompe est fonctionnelle, mais elle demeure
insuffisante pour satisfaire les besoins en eau dû à l’accroissement rapide de la population.
𝑄𝑝 = 21,2/9,07 soit
𝑄𝑝 = 2,33 m3 /h
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Schéma du forage de TATA
CHOIX DE LA POMPE
Le débit nécessaire que doit fournir la pompe est de 2,33 𝑚3 /ℎ. De ce fait, nous devons
trouver une pompe capable de fournir un tel débit.
Donc Selon le catalogue DAB , la pompe immergée de type pompe immergée EUROINOX est
capable de refouler ce débit nécessaire. C’est une Pompe centrifuge multi-étage (entre 3 et
5 turbines) caractérisée par la réalisation de valeurs de pression et de débits plus grandes
avec un fonctionnement moins bruyant
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ESTIMATION DU POTENTIEL D’ÉNERGIE SOLAIRE
Pour un meilleur rendement de l’énergie solaire disponible nous avons besoin d’une
inclinaison optimale du générateur photovoltaïque et de la détermination du mois de
dimensionnement.
ESTIMATION DE L’ENSOLEILLEMENT
. Pour le dimensionnement, la période retenue sera le mois de janvier qui correspond à une
irradiation solaire de 7,4 kWh /m2 ·jour
Nous prenons un angle de 40°, afin d’optimiser l’énergie incidente sur le générateur solaire
et de permettre un nettoyage naturel par l’écoulement des eaux de pluie. Il faut aussi savoir
que de faibles variations en angle ou azimut ne portent pas préjudice au fonctionnement
global de l’installation et peuvent être tolérées. Les ombres, par contre, doivent être évitées
à tout prix, leur effet étant très préjudiciable aux performances des systèmes
photovoltaïques.
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DIMENSIONNEMENT DU CHAMP PHOTOVOLTAÏQUE
L’énergie électrique journalière nécessaire 𝐸𝑒𝑙𝑐 (kWh/j) est calculée par la formule
suivante :
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La puissance crête nécessaire 𝑃𝑐 𝑚𝑖𝑛𝑖 (en kWc) est calculée par la formule suivante :
𝑷𝒄 𝒎𝒊𝒏𝒊 = 1, 3 𝒌𝑾𝒄
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La puissance crête installée et la configuration du générateur PV sont présentée dans le
tableau ci-après :
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Cette configuration des panneaux PV est en compatibilité avec la tension et l’intensité
d’entrée du contrôleur, donc ce contrôleur fonctionnera normalement.
Le choix du réservoir doit être fait de sorte à limiter les risques de contamination
bactériologiques donc un temps de stockage maximal (02) de deux jours [12]. En utilisant la
méthode du tableau (voir annexe 4), le réservoir obtenu a une capacité utile de 18,63 m3 .
De ce fait, pour des raisons de mise en œuvre, nous optons un réservoir cylindrique en
béton de 20 m3 , de 2,5 m de hauteur et un diamètre de 3,2 m. 𝑇𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑𝑒 𝑠é𝑗𝑜𝑢𝑟 𝑚𝑎𝑥𝑖 =
𝐶𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 𝑟𝑒𝑡𝑒𝑛𝑢𝑒 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙𝑖è𝑟𝑒 (31) 𝑇𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑𝑒 𝑠é𝑗𝑜𝑢𝑟
𝑚𝑎𝑥𝑖 = 20 21,22 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑𝑒 𝑠é𝑗𝑜𝑢𝑟 𝑚𝑎𝑥𝑖 = 0,94 jour
On considère que le projet du pompage a été effectué. alors on pose une estimation du
Niveau de satisfaction par rapport au type d’énergie utilisée (vu que cette province utilise
déjà une pompe a butane, une a gasoil et certains habitants ont recours à l’ONE)
• Comparé aux autres systèmes, le pompage solaire affiche le niveau de satisfaction le plus
élevé. 92% des agriculteurs possédant ce système se déclarent très satisfaits. Ce niveau de
satisfaction peut être lié au fait que la majorité des installations PV sont récentes.
• Concernant le butane, presque les trois quart des agriculteurs attribuent une satisfaction
moyenne à ce système, en raison des facteurs cités précédemment.
• Pour le réseau ONEE, la tendance est vers une satisfaction moyenne à faible.
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Facteurs limitant le pompage
La connaissance des facteurs qui peuvent limiter le pompage est d’une importance capitale
dans la bonne gestion des ressources en eau souterraine.
A cette question :
• la majorité des agriculteurs (87%) déclarent l’inexistence de facteurs les obligeant à limiter
le pompage. Autrement dit, ils affirment pomper la quantité qu’ils jugent suffisante pour
couvrir les besoins de leurs cultures.
• seulement 13% déclarent être soumis à des contraintes les obligeant à limiter le pompage.
Parmi ce groupe d’agriculteurs, 8% attribuent la limitation à la contrainte ‘’coût’’, alors que
5% l’attribuent à la faiblesse du débit au niveau de leurs ouvrages. Par rapport à la taille des
exploitations, ces contraintes sont rencontrées au niveau des petites et moyennes
exploitations.
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Eventuelle conversion au système de pompage solaire Pensez-vous à la conversion au
système de pompage solaire ?
A cette question, la quasi majorité des agriculteurs (96%) souhaite passer au pompage
solaire et ce, pour des raisons d’économie de frais de pompage et d’approvisionnement
continu en énergie (Tableau 11). Selon les résultats d’enquête, les agriculteurs ayant
répondu négativement sont (i) soit confrontés à une situation de faible productivité de
l’ouvrage de captage et donc la conversion en PV n’améliorera pas l’approvisionnement, (ii)
soit confrontés au risque de vol des composantes de l’installation PV. A la question de savoir
pourquoi les agriculteurs ne sont pas encore passés au PV, ces derniers évoquent les raisons
suivantes :
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COÛTS DES INSTALLATIONS PV
Le coût moyen d’une installation PV pour des exploitations de moins de 5 ha est de l’ordre
de 25 600 Dh à l’hectare. Notons que dans le programme de subventionnement prévu, le
coût retenu est de 30 000 Dh/ha. Aussi, le coût est en nette diminution, en fonction de la
taille de l’exploitation : il est d’environ 20 600 Dh/ha pour les superficies moyennes de 5 à 20
ha et seulement 12 500 Dh/ha pour les grandes superficies (> 20 ha).
Possibilités d’influence d’une installation PV sur les agriculteurs voisins à adopter ce système
de pompage Une installation PV peut avoir une grande influence sur les agriculteurs voisins :
97% des agriculteurs interviewés et équipés en solaire déclarent que leurs voisins ou
connaissances ont manifesté un intérêt à s’équiper en PV notamment en raison du faible
coût de fonctionnement. Certains de ces voisins ont manifesté cet intérêt après avoir visité
ces installations
Au sommet du château d’eau, ou de tout autre bâtiment permanent, ou sur un terrain à côté
du forage. Le sommet du château d’eau est intéressant s’il se trouve près du forage. Sinon,
les fils électriques seront trop longs, induisant des pertes élevées d’électricité ou bien des
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coûts élevés de câblage électrique pour éviter ces pertes. L’installation des PV sur le château
présente l’avantage d’une bonne protection contre le vol des panneaux. Egalement, à cette
hauteur l’endroit est parfaitement ensoleillé et ventilé pour refroidir les panneaux. Par
contre le coût d’installation est plus élevé et le nettoyage et le remplacement des panneaux
en cas de besoin plus difficile.
Le terrain devra être clôturé, pour protéger les panneaux et l’aire de captage du forage. La
clôture devra, cependant, être un peu plus grande et plus résistante. Les avantages de cette
installation sont la facilité de l’entretien, de la réparation et du nettoyage des panneaux.
L’inconvénient est l’exposition des panneaux au vol et au vandalisme. Par conséquent, des
mesures antivol et anti-vandalisme doivent être pris.
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L'ENNEMI DU PANNEAU SOLAIRE : L'OMBRE.
L’ombre sur les panneaux solaires doit être évitée à tout prix ! Les effets d'ombre sont
souvent sous-estimés, mal compris, et parfois mal décrits dans les manuels.
En réalité, la perte d'énergie causée par l'ombrage partiel des modules solaires est difficile à
prévoir, car elle dépend de plusieurs variables : les interconnexions entre les modules
cellulaires internes, les orientations des modules, la manière dont les modules sont
connectés dans un réseau et de la configuration de l'onduleur.
Une ombre, même minime, peut avoir un effet perturbateur sur le fonctionnement du
panneau et de l’ensemble du réseau. Seulement 10% d’ombrage d'un panneau solaire peut
conduire à une baisse de 50% de l'efficacité voir même à l'arrêt total du système. Un cas
pratique sur une AEP d’une ombre causée par un fil de clôture autour du réseau a entrainé
son arrêt.
Si l'une des cellules photovoltaïques dans un panneau est "bloquée" par une ombre, il peut
arriver qu'elle ne transporte plus l’électricité. La puissance générée par des cellules
hautement illuminées est alors gaspillée en chaleur dans les cellules mal éclairées. Cette
cellule mal éclairée peut alors surchauffer, ce qui peut causer des dommages permanents à
l’encapsulation de la cellule. Même la plus petite ombre peut provoquer une telle surchauffe
et des dommages irrémédiables sur une cellule photovoltaïque. Il faut donc prendre bien
soin de vérifier que toutes les cellules connectées en séries reçoivent le même éclairage.
La qualité du panneau est un élément aussi important que l’influence de l’ombre pour
l’installation. Quand une cellule fonctionne mal et pour éviter d’affecter la totalité de la
chaîne de cellules, un bon panneau solaire est équipé de diodes de dérivation. Ces diodes
servent à réacheminer le courant vers des cellules performantes. L'inconvénient de ce
réacheminement est la perte de l'énergie potentielle des cellules, mais également la
réduction de la tension de la chaîne entière. Toutefois, c’est préférable à la surchauffe et à
des dommages irrémédiables.
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AUTOMATISATION D’UN SYSTÈME DE POMPAGE PHOTOVOLTAIQUE :
Alors pour mieux expliquer, qu’est qu’un capteur LDR tout d’abord ?
Un capteur LDR ou bien Une photo-résistance est un composant dont la valeur en ohms
dépend de la lumière à laquelle il est exposé. On la désigne aussi par LDR (Light Dependent
Resistor = résistance dépendant de la lumière).
La principale utilisation de la photo-résistance est la mesure de l'intensité lumineuse
(appareil photo, systèmes de détection, de comptage et d'alarme...). Elle est fortement
concurrencée par la photodiode dont le temps de réponse est beaucoup plus court. Les
matériaux utilisés sont généralement du sulfure ou du séléniure de cadmium qui se
comporte comme des semi-conducteurs
Tout simplement pour que ces capteurs calculent l’intensité des rayons du soleil, lorsque
cette intensité atteint une certaine valeur (les capteurs sont posés sur les 4 extrémités des
panneaux pour avoir de meilleurs résultats) , nos capteurs envoient un signal a notre moteur
qui se déclenche , donc no vérins commencent à pousser les panneaux solaires suivant un
degré
exacte pour qu’ils suivent le parcours du soleil et en profiter au maximum de ses rayons.
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CONCLUSION
Au terme de ce travail, force a été pour nous de constater que la conception d’un système
de pompage PV nécessite, une bonne connaissance des principes de fonctionnement des
différentes composantes du système. Ainsi, les études menées dans le cadre de ce projet
nous ont permis de procéder dans un premier temps au dimensionnement d’un système de
pompage PV au fil du soleil et par la suite à celui du réseau d’adduction et de distribution
d’eau pour la localité de TATA
Ainsi l’étude réalisée dans le cadre ce projet représente un début de solution aux problèmes
d’approvisionnement en eau potable des populations rurales qui utilisent jusqu’à présent les
pompes à motricité humaine.
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