Brucellose
Brucellose
Brucellose
J.-P. Lavigne, A. Mailles, A. Sotto
La brucellose est une zoonose causée par différentes espèces de Brucella. Cette pathologie mondialement
répandue demeure endémique dans plusieurs pays méditerranéens, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est,
en Afrique et en Amérique centrale et du Sud. La brucellose est devenue rare dans les pays ayant instauré
une politique d’éradication de la maladie chez les bovidés. En France, une quarantaine de cas sont déclarés
chaque année à Santé publique France. Ils sont majoritairement dus à Brucella melitensis et sont isolés
chez des patients revenant de pays endémiques pour la bactérie ou de contaminations de personnels
de laboratoire. Les manifestations cliniques de la brucellose sont variables et souvent non spécifiques,
simulant des maladies infectieuses et non infectieuses. La fièvre de Malte représente la manifestation
principale de la maladie lors de la phase aiguë ; les atteintes ostéoarticulaires sont majoritairement
observées lors de complications localisées. La brucellose humaine est rarement mortelle mais appartenant
aux pathogènes de classe 3, la bactérie représente une arme potentielle de bioterrorisme. Le diagnostic
biologique spécifique de la brucellose reste classiquement limité (sensibilité variable des cultures, réactions
sérologiques croisées, absence de base de données adaptée en spectrométrie de masse). L’avènement
des techniques de biologie moléculaire a permis de compenser partiellement cette problématique. La
brucellose même si elle est devenue rare ne doit pas être négligée. Son traitement doit associer deux
antibiotiques actifs (classiquement doxycycline et rifampicine) pendant une période minimale de six
semaines.
© 2017 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Plan Historique
■ Historique 1 C’est en 1859 qu’Allen Jeffery Marston décrivit pour la première
■
fois la symptomatologie clinique de la brucellose [1] . Quelques
Données bactériologiques 2
années plus tard, en 1887, Sir David Bruce, médecin militaire
■ Pathogénie de la brucellose 2 anglais en poste à Malte, son épouse Mary Elizabeth Steele
■ Épidémiologie de la brucellose 3 et un microbiologiste maltais Giuseppe Caruana-Scicluna iso-
Incidence et répartition géographique 3 lèrent pour la première fois la bactérie à partir de prélèvements
Réservoir et modes de transmission 3 d’autopsies de rates de soldats décédés de brucellose [2] . L’agent
■ Aspects cliniques de la brucellose 5 causal principal de la maladie chez l’homme est Brucella melitensis
Incubation 5 (nommé initialement Micrococcus melitensis). En 1897, le premier
Infection aiguë 5 test diagnostique basé sur une séroagglutination en tube a été
Infection subaiguë 5 développé par Almroth Wright. L’épidémiologie de la brucellose,
Infection chronique 5 le réservoir et la transmission furent décrits par Temistocle Archi-
Autre cas 5 mede Laurenzo Giuseppe Sammut connu sous le nom de Temi
Zammit, bactériologiste maltais, en 1905. Il montra que les fièvres
■ Diagnostic bactériologique de la brucellose 6 de Malte, méditerranéenne, de Chypre, de Gibraltar, de Crimée,
Diagnostic non spécifique 6 etc. n’étaient qu’une seule et même pathologie dont le réservoir
Diagnostic bactériologique direct 6 était des animaux (zoonose), en particulier des chèvres. La maladie
Sérodiagnostic 7 était transmise à l’homme (anthropozoonose) par consommation
Maladie à déclaration obligatoire 9 du lait contaminé issu de ces animaux [3, 4] . Par la suite, la brucel-
■ Diagnostic différentiel 9 lose fut décrite principalement dans différents pays du pourtour
■ Traitement – Prophylaxie 11 méditerranéen. Les capitaines M. Louis Hughes et James Craw-
Molécules utilisées 11 ford décrivirent de façon plus détaillée la transmission animale et
Brucellose aiguë 11 humaine de la brucellose [5] .
Brucellose focalisée 12 En 1895, Bang, vétérinaire danois, isola pour la première fois
Brucellose chronique 12 une Brucella chez des bovins présentant des avortements à répé-
Cas particuliers 12 tition. L’espèce fut initialement nommée Bacillus abortus avant
Prophylaxie 12 de devenir Brucella abortus [6] . Traum (1914) rapporta l’isolement
■
d’une autre bactérie appelée tout d’abord M. melitensis puis ulté-
Bioterrorisme 12
rieurement B. suis issue d’avortements de truies aux États-Unis.
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
8-038-A-10 Brucellose
Tableau 1.
Classification dans le genre Brucella.
Espèces Biovars Hôtes préférentiels
Pathogènes pour l’homme B. melitensis 1–3 Caprins, ovins
B. abortus 1–6, 9 Bovins
B. suis 1, 3 Porcins
2a Porcins, léporidés
4 Rennes
5a Rongeurs sauvages
B. canis Chiens
Pathogènes pour les animaux B. ovis Ovins
B. neotomae Rats du désert
B. microti Campagnols, renards
B. papionis Babouins
B. ceti b Cétacés, pinnipèdes, dauphins
B. pinnipedialis
Responsables de rares infections B. inopinata 1 cas d’abcès sur implants mammaires
atypiques humaines
Chaque espèce est pathogène pour un hôte préférentiel. Les noms exacts des espèces dans le genre Brucella avec les détails sur les différentes souches bactériennes peuvent
être consultés sur le site Internet du Comité international de bactériologie systématique (ICSB) sur la taxonomie des Brucella ([Link]
a
Les différentes espèces de Brucella pathogènes pour l’homme à l’exception de B. suis bv 2 et 5.
b
Des rares infections humaines atypiques sont attribuées à certaines souches de B. ceti.
Mais ce n’est qu’en 1918 que Evans, bactériologiste américaine, facteurs de croissance), incubés à 35–37 ◦ C, en atmosphère conte-
démontra que M. melitensis et B. abortus appartenaient au même nant 5 % de dioxyde de carbone (CO2 ). Les colonies obtenues
genre, et le genre Brucella fut ainsi créé par Meyer et Shaw en hom- sont très fines de 0,5 mm de diamètre, transparentes, légèrement
mage à Sir David Bruce [7, 8] . Cette découverte fut à l’origine de la bleutées, bombées à bord régulier et non hémolytiques (Fig. 1).
pasteurisation du lait comme mesure préventive de la transmis- Brucella spp. sont aérobies strictes et ont une catalase+ et une oxy-
sion de la brucellose. dase+ (sauf B. ovis et B. neotomae) (Tableau 2). Elles ont une nitrate
À partir de ces découvertes initiales, les autres études ont essen- réductase+ sauf B. ovis et produisent une uréase d’action rapide et
tiellement montré l’existence de différentes espèces de Brucella intense.
isolées aussi bien d’animaux domestiques que d’animaux sau- Le lipopolysaccharide (LPS) est l’antigène le plus immuno-
vages [9, 10] . Ainsi, en 1953 une nouvelle espèce était décrite, gène [27, 28] . Ce LPS est caractérisé par une variation de phase
Brucella ovis, isolée d’avortements chez les moutons [11] . En 1966, à l’origine des phénotypes lisse (S-LPS) et rugueux (R-LPS). Le
Carmichael décrivit le premier cas de brucellose chez la chienne. S-LPS est détecté à l’état sauvage chez la plupart des espèces
La bactérie fut nommée Brucella canis [12] . Une nouvelle Brucella et biovars. B. canis et B. ovis possèdent naturellement un R-
fut décrite en 1957, Brucella neotomae isolée chez des rats du désert LPS. Les chaînes latérales polysaccharidiques (antigène « O »)
(Neotoma lepida) aux États-Unis. Plus récemment, des espèces du S-LPS sont constituées d’un homopolymère comprenant envi-
marines ont été identifiées, affectant les mammifères marins tels ron 100 résidus de 4-formamido-4,6-didéoxy-D-mannopyranosyl,
que les dauphins et les baleines [13–16] : Brucella ceti affectant les support essentiel des réactions croisées entre Brucella spp. et Yersi-
cétacés en particulier les dauphins et Brucella pinnipedialis isolée nia enterocolitica O:9 ou plus accessoirement Francisella tularensis,
chez les pinnipèdes tels que les phoques ou les marsouins. Enfin, Vibrio cholerae O:1, Escherichia hermanii, E. coli O:157 et Salmonella
trois dernières espèces ont été rapportées très récemment : Bru- O:30. L’immunogénicité des protéines membranaires, périplas-
cella microti chez les campagnols et les renards, Brucella papionis miques ou cytoplasmiques, est bien inférieure à celle du LPS.
chez les babouins et Brucella inopinata dans un cas d’abcès sur un Certaines protéines sont responsables de réactions sérologiques
implant mammaire [17–20] (Tableau 1). croisées entre Brucella spp. et d’autres membres de la famille des
Rhizobiales [29] .
Données bactériologiques
Pathogénie de la brucellose
Le genre Brucella est classé dans le groupe des alphaprotéo-
bactéries et dans la famille des Rhizobiaceae [21] . Sur le plan Les Brucella sont des bactéries intracellulaires facultatives du
taxonomique, le genre Brucella ne comprend qu’une seule espèce monocyte-macrophage [30, 31] .
de base, B. melitensis puisque les différentes espèces décrites à ce La brucellose réalise une bactériémie à point de départ lympha-
jour ont plus de 97 % d’homologie [22] . Les espèces les plus proches tique qui évolue en quatre phases :
sur le plan phylogénétique sont des bactéries de l’environnement • première étape lymphatique ; c’est la phase d’incubation sou-
telles que Afipia spp., Agrobacterium spp., Ochrobactrum spp. et vent silencieuse ;
Rhizobium spp. • deuxième étape : phase bactériémique caractérisée par la posi-
Le génome des Brucella présente un ratio G+C de 58 à 59 %. tivité des hémocultures, l’apparition décalée des anticorps ; elle
Le plus souvent, ce génome est constitué de deux chromosomes correspond à l’infection aiguë ;
circulaires de 1,15 mégabases (Mb) et 2,1 Mb pour la souche de • troisième étape : phase de focalisation marquée par l’apparition
B. melitensis 16M [23, 24] . Une seule espèce fait exception, B. suis de localisations secondaires ; elle correspond à l’infection sub-
biovar 2 qui ne comprend qu’un seul chromosome de 3,2 Mb [25] . aiguë ;
Aucun plasmide n’a été décrit chez les différentes espèces de • quatrième étape : phase de chronicité caractérisée par des signes
Brucella. Les génomes complets des différentes Brucella sont dis- subjectifs, parfois de focalisation mais également de phéno-
ponibles dans les banques de données internationales [26] . mènes de type hypersensibilité retardée.
Les Brucella sont des coccobacilles à Gram négatif, de petite Leur S-LPS est peu toxique pour les macrophages, peu pyro-
taille (0,5–1,5 m de long ; 0,5–0,7 m de diamètre), immobiles, gène et peu inducteur de sécrétion d’interféron gamma (IFN-␥)
isolés ou en paire, non capsulés, non sporulés (Fig. 1). La crois- et de tumor necrosis factor alpha (TNF-␣). D’autre part, ces bacté-
sance de ces bactéries nécessite l’utilisation de milieux gélosés ries sécrètent un facteur empêchant l’apoptose des macrophages
enrichis au sang (gélose au sang frais, gélose au sang cuit avec infectés [32] . La multiplication intracellulaire a lieu dans un
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Brucellose 8-038-A-10
A B
Tableau 2.
Antibiotiques actifs in vitro et efficacités in vivo sur Brucella spp.
Familles d’antibiotiques actives in vitro Efficacité in vivo Molécules à utiliser
Bêtalactamines + Pénicilline A, céphalosporines de 3e génération
(céfotaxime, ceftriaxone), imipénème
Macrolides + Azithromycine, érythromycine
Chloramphénicol + Chloramphénicol
Sulfamides Va Cotrimoxazole
Aminosides +++ Gentamicine b , streptomycine b , tobramycine
Tétracyclines ++++ Doxycycline b
Rifampicine +++ Rifampicine b
Fluoroquinolones ++ Ciprofloxacine b , ofloxacine
a
V : variable en fonction des espèces.
b
Antibiotiques recommandés par l’Organisation mondiale de la santé.
autophagosome, après inhibition de la fusion phagolysoso- polynésiennes de Wallis-et-Futuna a montré une forte incidence
male [33] . L’acidification de la vacuole de phagocytose induit de B. suis attribuée à la forte prévalence de l’élevage de porcs dans
l’expression d’un système de sécrétion de type IV (VirB) essentiel ces îles [59] .
à la virulence des Brucella [34–36] (Fig. 2). En France, la brucellose est une maladie à déclaration obli-
gatoire. La surveillance de cette anthropozoonose est organisée
par l’action conjointe de Santé publique France (ex-Institut de
veille sanitaire), du Centre national de référence des Brucella
Épidémiologie de la brucellose (service de microbiologie, CHU Nîmes-Inserm U1047) et du labo-
ratoire national de référence des brucelloses bactériennes (unité
Incidence et répartition géographique des zoonoses bactériennes, Anses, Maisons-Alfort) sous la tutelle
du ministère de la Santé. Son incidence a considérablement dimi-
La brucellose demeure une maladie endémique dans de nom- nué ces 30 dernières années (< 0,1 pour 100 000 habitants, < 50 cas
breux pays du monde. Elle est majoritairement attribuée à déclarés par an) du fait des plans de lutte contre la brucellose ani-
B. melitensis [37, 38] . Toutefois aucune étude ne permet d’estimer male reposant sur le dépistage organisé de la brucellose chez les
l’incidence et les taux de mortalité. ruminants, de l’abattage intégral des troupeaux atteints et de la
La brucellose est endémique dans tout le bassin méditerranéen vaccination des petits ruminants (Fig. 3). La Commission des com-
(surtout en Turquie et Israël mais aussi Portugal, Macédoine, Alba- munautés européennes a reconnu la France comme État indemne
nie, Grèce [37] , et Maghreb [39, 40] ) et au Moyen-Orient, avec une de la brucellose bovine. La brucellose des porcins a quasi disparu
incidence estimée à plus de 100 cas pour 100 000 personnes- dans les élevages extensifs hors sols. Il existe une persistance de
années en Irak, Jordanie et Arabie saoudite [41–44] . Dans les pays B. suis bv 2. chez les sangliers et les lièvres, avec des contamina-
européens méditerranéens, une nette amélioration est actuelle- tions possibles des porcins élevés en plein air. Un épisode isolé
ment observée. chez des bovins et deux cas humains sont survenus dans les Alpes
L’incidence de la brucellose dans les pays d’Asie centrale, en 2011/2012 à la suite de la persistance de l’infection dans un
comme le Kirghizistan et l’Azerbaïdjan, est aussi élevée [45–47] . La réservoir sauvage, le bouquetin [60] et des cas surviennent réguliè-
brucellose est également endémique en Asie du Sud-Est (Chine rement en Polynésie française liés à B. suis bv1. Sinon la majorité
et Corée) [48–50] . Peu de données sont disponibles en Afrique des cas humains diagnostiqués sont importés de pays ou de zones
subsaharienne : le Tchad [51] , la Tanzanie [52, 53] , l’Éthiopie [54] endémiques (Maghreb, Turquie, Portugal, etc.).
et le Nigeria [47] sont atteints par cette pathologie. En Amé-
rique centrale et du Sud, de nombreux pays sont également
endémiques [55, 56] . L’incidence de la brucellose au Mexique a Réservoir et modes de transmission
été estimée à 25,7 cas pour 100 000 années-personnes, compa-
rativement au 0,02 cas pour 100 000 années-personnes aux États- La brucellose est avant tout une maladie animale, et les ani-
Unis [57] . L’Argentine, le Pérou, le Guatemala et le Panama sont maux domestiques d’élevage (bovins, ovins, caprins) constituent
également touchés [58] . En Océanie, une étude menée dans les îles le réservoir de l’infection pour l’homme. Des animaux sauvages
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
8-038-A-10 Brucellose
Radeau lipidique
aBCV
Rab5 EEA1
SST4 (VirB)
Rab7 rBCV
LAMP1
LYSOSOMES
RE
Figure 2. Modèle du trafic intracellulaire des Brucella à l’intérieur du macrophage (d’après [31] ). Les radeaux lipidiques présents sur la membrane plasmidique
permettent l’internalisation des Brucella dans le macrophage. Brucella se retrouve dans une vacuole (BCV) associée à différents marqueurs d’endosomes jeune
(EEA1, cercle noir ; Rab5, cercle rouge) et tardif (Rab7, cercle orange). La biogenèse et le trafic des vacuoles contenant Brucella sont régulés par des effecteurs
(cercles blancs) sécrétés par le système de sécrétion de type IV, VirB. Ces vacuoles contenant des bactéries virulentes ne fusionnent pas avec les lysosomes
bien que des associations transitoires avec des membranes ayant des marqueurs LAMP1+ (cercle vert) soient observées. La bactérie se réplique dans des
vacuoles (rBCV) serrées contenant le marqueur calréticuline (triangle bleu), un marqueur du réticulum endoplasmique. Après 48 à 72 heures d’infection,
le pathogène est retrouvé dans des vacuoles LAMP1 + (aBCV) qui contiennent LAMP1. La biogenèse des aBCV dépend de l’activité d’un sous-ensemble de
protéines autophagiques (comme ULK1 [unc-51-like kinase 1] et Beclin1). Enfin, le pathogène sort de la cellule à travers des mécanismes lytiques ou non
lytiques. aBCV : vacuole autophagique contenant Brucella ; BCV : vacuole contenant Brucella ; EEA1 : early endosome antigen 1 ; T4SS : système de sécrétion
de type IV ; LAMP1 : lysosome-associated membrane protein 1 ; rBCV : vacuole réplicative contenant Brucella ; RE : réticulum endoplasmique.
tels que le renne, le caribou, le bison, le yack jouent un rôle de base de lait cru), et abats insuffisamment cuits contaminés ou
réservoir dans certaines parties du monde. Enfin, des souches de par inhalation de poussière ou d’aérosol de litière contenant les
Brucella peuvent infecter des mammifères marins [15, 61, 62] . La spé- bactéries ;
cificité d’hôte à chaque espèce est relative (Tableau 1) : B. melitensis • soit par voie directe par voie cutanéomuqueuse lors de contacts
infecte les ovins et les caprins, B. abortus domine largement chez professionnels (vétérinaires, éleveurs, ouvriers des abattoirs,
les bovins, B. suis est spécifique des porcs. Ces animaux sont sou- équarrisseurs, etc.) avec des animaux malades. Les produits
vent infectés de façon chronique et rejettent les bactéries dans d’avortement, les placentas, les sécrétions génitales, les litières
l’environnement par les produits d’avortement et le lait chez les et les cultures bactériennes sont avec le bétail lui-même les
femelles, leurs urines ou leurs fèces. sources de la contamination. La contamination peut également
L’homme contracte la brucellose [63, 64] : se produire par voie respiratoire ou par voie conjonctivale.
• soit par voie indirecte par voie digestive lors de l’ingestion de Il n’y a pas de contamination interhumaine. La transmission
produits laitiers (lait non pasteurisé et produits transformés à à l’homme et la prévalence de l’infection dans le monde sont
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Brucellose 8-038-A-10
liées aux habitudes alimentaires, aux modes d’élevage et aux jeunes, alors que les spondylites ou les arthrites périphériques
mesures sanitaires locales. L’infection digestive prédomine dans sont atteintes chez les personnes plus âgées [1, 75–77] . Il s’agit plus
les pays où la pasteurisation du lait n’est pas systématique. Dans rarement d’une monoarthrite.
ces pays, la contamination digestive est responsable d’épidémies Les atteintes du système urogénital sont relativement fré-
dans les villes touchant une population citadine n’ayant pas eu de quentes : pyélonéphrite, abcès rénal, orchiépididymite et
contact avec des animaux infectés. Les contaminations dans les prostatite chez l’homme, abcès tubo-ovarien, salpingite et endo-
laboratoires de biologie (techniciens de laboratoire, biologistes) métrite chez la femme [68, 84–87] .
représentent une des sources majeures d’infection lors de manipu- Les manifestations digestives sont fréquentes : nausées, vomis-
lation des cultures de Brucella (en raison des capacités des cultures sements, constipation, diarrhée. Une hépatomégalie et une
brucelliennes à former des aérosols) ou lors de la manipulation des splénomégalie peuvent être observées chez 15 à 40 % des
vaccins animaux chez les vétérinaires et les éleveurs [65, 66] . Enfin le patients [68] . Beaucoup plus rarement peuvent être identifiés une
passage transplacentaire de la mère à l’enfant et les transmissions hépatite granulomateuse, une cholécystite, un abcès hépatique ou
sexuelles interhumaines sont exceptionnels. splénique [69, 88–91] . L’hépatosplénite hémorragique, devenue rare,
est plus spécifique.
Les atteintes septiques neuroméningées sont rares (< 5 %) mais
Aspects cliniques de la brucellose graves [68] correspondant à une méningite, une méningoencépha-
lite, un abcès cérébral ou cérébelleux, une myélite et une atteinte
Incubation des nerfs crâniens (névrite optique rétrobulbaire, atrophie du nerf
optique, ophtalmoplégie) [92–99] . Des syndromes de Guillain-Barré
L’incubation de la brucellose a une durée moyenne de 15 jours, à médiation immune peuvent être observés. Des symptômes psy-
pouvant s’étendre à un mois, voire plusieurs mois [67–69] . chiatriques et des dépressions sont également notés [68, 100] .
Les manifestations cliniques peuvent apparaître brutalement Les atteintes cutanées (éruptions maculopapuleuses, purpura,
(en 48 heures) ou plus progressivement (plus d’une semaine). Elles abcès cutané ou sous-cutané, érythème noueux), pulmonaires
sont peu spécifiques et très variables dans leur présentation et leur (pneumonie, abcès pulmonaire), cardiaques (endocardites, myo-
intensité. Dans près de 90 % des contaminations, l’infection est cardies, péricardites) ou oculaires (kératite, ulcère cornéen,
asymptomatique (essentiellement dues à B. abortus). uvéite, endophtalmie) sont également possibles mais plus
L’infection brucellienne se déroule typiquement en trois phases, rares [69, 88, 101–106] . Des adénopathies médiastinales peuvent être
chacune d’elles peut rester paucisymptomatique, voire muette [70] . observées. Les endocardites représentaient autrefois la principale
cause de mortalité au cours de la brucellose [88, 101, 102] car elles sont
classiquement ulcéromutilantes associées à une défaillance car-
Infection aiguë diaque. Cette atteinte fait partie de la forme polyviscérale maligne
en association à l’insuffisance rénale et à une hépatite nécrotique.
Les manifestations cliniques sont classiquement peu spéci-
Enfin, des atteintes hématologiques sont observées : des ané-
fiques. Le début est le plus souvent progressif avec une fièvre
mies dans 40 à 75 % des cas, des leucopénies dans 5 à 50 %
sudoro-algique qui croît de jour en jour, qui n’est reconnue
des cas ou plus rarement des thrombocytopénies (5–10 %) ou des
qu’à son acmé (≥ 39 ◦ C) et qui se résout progressivement pour
pancytopénies (3–20 %) [68, 107] .
reparaître quelques jours plus tard. Il s’y associe une sensation
de malaise, avec frissons, courbatures, céphalées, arthromyalgies
diffuses, asthénie et bien souvent sueurs abondantes nocturnes Infection chronique
(parfois malodorantes lors d’infection par B. abortus). Des formes
Non obligatoire, elle se révèle longtemps après une contamina-
pseudopalustres frissonnantes ou des fièvres en plateau peuvent se
tion (plus de 6 mois) dont la datation est parfois difficile. Elle peut
voir. Une hépatomégalie et une splénomégalie, présentes dans 25
être inaugurale si l’infection initiale a été inapparente. Trois types
à 40 % des cas et associées à quelques adénopathies périphériques,
de manifestations la caractérisent [67] :
peuvent être les seules données de l’examen physique [70] .
• la patraquerie brucellienne : asthénie physique, intellectuelle,
La fièvre va évoluer avec trois ou quatre ondulations, chacune
sexuelle pouvant évoluer vers un état dépressif et des polyal-
d’une durée de 10 à 15 jours. Dans 2 à 3 % des cas, au cours
gies. Un décalage thermique et des sueurs sont observés lors
de la deuxième ou de la troisième ondulation, des focalisations
de l’activité physique. Cependant, la non-spécificité des signes
précoces peuvent apparaître telles qu’une arthrite (sacro-iliaque,
décrits, l’état général du patient souvent bon et l’examen soma-
genou) ou une orchite [70] . Elles sont surtout très évocatrices quand
tique normal font qu’il est extrêmement difficile de lier ces
elles sont unilatérales.
symptômes à la brucellose ;
La brucellose est également une infection pourvoyeuse de fièvre
• des localisations septiques secondaires peuvent s’associer aux
prolongée. L’état général des patients reste longtemps conservé
manifestations subjectives, mais leur expression est souvent
ainsi que leur activité quotidienne.
discrète et leur évolutivité très lente. Ces foyers osseux,
ostéoarticulaires (surtout rachidiens), ou viscéraux (abcès froids
Infection subaiguë pseudotuberculeux du foie, de la rate ou du rein parfois dénom-
més « brucellomes ») doivent être recherchés. Leur traitement
Elle peut succéder à une période aiguë bruyante ou être révé- est susceptible d’améliorer le syndrome subjectif ;
latrice de l’infection et dure quelques mois. Elle est marquée • des phénomènes immuno-allergiques peuvent se voir tels
par des focalisations, essentiellement ostéoarticulaires dans 10 à qu’un érythème noueux, une uvéite ou une iridocyclite.
85 % des cas, surtout si la phase aiguë a été traitée avec retard Cette phase doit être différenciée d’une évolution prolon-
ou a été négligée, ou en cas de non-observance du traitement gée de la phase de convalescence, caractérisée par des troubles
de la maladie aiguë [69, 71–78] . Douleurs, enraidissement, radicu- fonctionnels non spécifiques (asthénie, anorexie, algies diffuses,
lalgies et possible altération de l’état général (avec fébricule) se dépression), une élévation persistante des immunoglobulines G
poursuivent sur un mode subaigu. Les localisations vertébrales (IgG) anti-Brucella sériques, mais une absence de signes cliniques
prédominantes (spondylodiscites) peuvent conduire au pseudo- objectifs, une négativité des cultures et une inefficacité du trai-
mal de Pott mélitococcique avec risque d’épidurite et d’abcès tement antibiotique (sauf en cas de foyer localisé secondaire
paravertébraux (20–40 %) [77, 79] . Elles concernent le plus souvent identifié).
le niveau lombaire (L4-L5 et L5-S1) [71, 74, 77, 78, 80, 81] . Dans 10 à 30 %
des cas, plusieurs vertèbres sont atteintes [71, 80, 82, 83] . D’autres loca-
lisations sont possibles : polyarthrites asymétriques intéressant les
Autre cas
genoux, les hanches, les coudes, les articulations sacro-iliaques ou Chez la femme enceinte, le passage transplacentaire de la bru-
sternoclaviculaires, sacro-iléite, arthrites coxofémorales ou acro- cellose a été décrit essentiellement dans les pays endémiques. Il
mioclaviculaires, ostéites (tibia, plastron sternocostal, etc.). Les serait alors responsable d’avortements, d’accouchements préma-
atteintes sacro-iliaques sont les plus fréquentes chez les patients turés et de mort in utero [108] .
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
8-038-A-10 Brucellose
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Brucellose 8-038-A-10
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
8-038-A-10 Brucellose
Tableau 3.
Traitement préconisé des brucelloses en fonction des situations cliniques.
Patients Traitement recommandé Alternative
Brucellose aiguë (adulte et enfant Doxycycline p.o. 45 j + streptomycine i.m. 14–21 j Rifampicine p.o. 42 j + fluoroquinolone p.o. 42 j
de plus de 8 ans) Doxycycline p.o. 45 j + gentamicine i.m. ou i.v. (ofloxacine ou ciprofloxacine)
7–14 j Doxycycline p.o. 2 mois + cotrimoxazole p.o.
Doxycycline p.o. 45 j + rifampicine p.o. 45 j 2 mois
Doxycycline seule p.o. 6–8 semaines
Minocycline seule p.o. 6–8 semaines
Brucellose et enfant de moins de Cotrimoxazole p.o. 45 j + gentamicine i.v. 7 j
8 ans Rifampicine p.o. 45 j + gentamicine i.v. ou i.m. 7 j
Brucellose et femme enceinte Rifampicine p.o. 45 j en monothérapie Rifampicine p.o. 45 j + cotrimoxazole p.o. 45 j
Brucellose focalisée secondaire Doxycycline p.o. 45 j à plusieurs mois + rifampicine En relais de la doxycycline ou de la rifampicine :
p.o. 45 j à plusieurs mois + streptomycine i.m. cotrimoxazole, ciprofloxacine ou ofloxacine p.o.
14–21 j ou gentamicine i.v. ou i.m. 14–21 j
Rechute Répéter le même traitement antibiotique
Brucellose chronique Pas de traitement antibiotique
Le choix du traitement et de la durée doit être basé sur la présence de foyers localisés et si des conditions sous-jacentes contre-indiquent certains traitements antibiotiques.
L’administration des aminosides ou des quinolones doit être adaptée chez les patients présentant une insuffisance rénale. p.o. : per os ; i.m. : intramusculaire ; i.v. :
intraveineuse.
Tableau 4.
Principaux tests sérologiques utilisables dans le diagnostic des brucelloses.
Tests Temps nécessaire à la Persistance de la positivité Avantages – Inconvénients
positivité des résultats
Épreuve de l’antigène tamponné 3–4 semaines > 1 an après la fin de la Simple, rapide, sensible, technique de dépistage
(test au rose Bengale) : bactériémie qualitatif des IgG
agglutination rapide sur lame Nombreux faux positifs (confirmation des tests
positifs par une autre technique), cinétique des
anticorps décalée restant plus longtemps
positive comparée à SAW
SAW : agglutination lente en tubes 10–15 j après l’infection < 1 an après la fin de la Technique de référence semi-quantitative (IgM,
bactériémie IgG)
Faux positifs (réactions croisées), faux négatifs
(phénomène de zone, anticorps bloquants)
Elisa > 4 semaines Tardive (> 18 mois) Titrage spécifique IgG, IgA et IgM, très utile en
cas de brucellose chronique, sensibilité
excellente, meilleure spécificité, diminution des
réactions croisées
Tardive
Immunofluorescence indirecte > 4 semaines Tardive (> 18 mois) Titrage spécifique IgG, IgA et IgM, très utile en
cas de brucellose chronique, sensibilité
excellente, rapidité (2–3 h)
Tardive, lecture subjective
IgG : immunoglobulines G ; SAW : séroagglutination de Wright ; Elisa : enzyme linked immunosorbent assay.
1/160
1/80
1/10
Mois
mois d’évolution de la maladie, puis leur taux diminue progres- Aucun de ces tests ne permet un diagnostic de certitude de brucel-
sivement. La plupart de ces tests utilisent comme antigène des lose. La valeur prédictive positive des tests sérologiques est faible,
suspensions inactivées de B. abortus, et détectent principalement en particulier dans les pays où la prévalence de la brucellose est
les anticorps anti-S-LPS de B. melitensis, B. abortus et B. suis [27, 28] . faible, comme la France [110] .
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Brucellose 8-038-A-10
Les résultats des sérologies doivent être systématiquement inter- La persistance prolongée des anticorps après infection ne per-
prétés en corrélation avec le tableau clinique (forme aiguë ou met pas d’interpréter de façon fiable un titre sérologique unique.
foyer focalisé). Dans le cas de formes chroniques ou subaiguës On recherche donc une séroconversion ou une multiplication par
sans focalisation, les sérologies ne sont pas contributives. quatre au moins des titres sérologiques entre deux sérums, l’un
prélevé en phase aiguë et l’autre en phase de convalescence.
Technique d’agglutination en tube Plusieurs tests de diagnostic rapide de type Elisa permettent
ou séroagglutination de Wright la recherche d’anticorps anti-LPS, mais également des anticorps
antiprotéines de surface ou cytosoliques des Brucella [155, 159–162] .
C’est la première technique sérologique décrite (en 1897) qui
Ces protéines sont nettement moins immunogènes que le LPS,
demeure la référence préconisée par l’Organisation mondiale
mais entraînent une réponse anticorps plus spécifique du genre
de la santé (OMS) du fait de sa standardisation (sérum étalon
Brucella.
international titré à 1000 UI permettant une réponse en unités
internationales). La séroagglutination de Wright (SAW) est un test Limites du diagnostic sérologique
de séroagglutination lente en tube (lecture à 24 heures). Les anti-
Le diagnostic sérologique de la brucellose manque de sensibi-
corps agglutinants détectés sont de type IgM+++ et IgG+. Cette
lité. Concernant la SAW, de faux négatifs sont parfois observés
technique se positive donc précocement, mais peut devenir néga-
par phénomène de zone en excès d’anticorps (d’où la nécessité de
tive lors de brucellose chronique. Un titre à 80 est actuellement
tester d’emblée plusieurs dilutions du sérum), ou du fait de la pré-
considéré comme le seuil de positivité en zone non endémique. Ce
sence d’anticorps bloquants (à rechercher systématiquement par
taux croît au fil du temps et peut atteindre, après quelques mois,
ajout d’un sérum témoin positif à la réaction). La sensibilité de
des dilutions supérieures ou égales à 1/5120. Les IgM peuvent être
chaque technique varie en fonction du stade de la maladie. Il est
détectées dans les deux à trois semaines suivant l’infection suivies
donc essentiel de combiner d’emblée plusieurs tests sérologiques.
par les IgG. Après traitement, les IgG peuvent persister pendant
Les sérologies peuvent également être négatives sur des sérums
plus d’un an. Un taux supérieur et persistant doit faire rechercher
prélevés trop précocement après infection. Il est donc essentiel
un foyer en évolution, les IgM se négativant assez rapidement [155] .
de prélever au moins deux sérums à environ quatre semaines
Une augmentation du titre sous traitement doit faire rechercher
d’intervalle, permettant de mettre en évidence une séroconver-
une complication.
sion ou une augmentation des titres sérologiques. Il est à noter
que chez environ 10 % des patients infectés les taux d’anticorps
Technique d’agglutination sur lame ou épreuve anti-Brucella peuvent demeurer en dessous des seuils de positivité
de l’antigène tamponné (EAT) (ou test au rose tout au long de l’évolution de la maladie.
Bengale) Si le manque de sensibilité des techniques est notable, leur
C’est une méthode de criblage rapide (5–10 min) par aggluti- manque de spécificité est encore plus important. Les faux posi-
nation sur lame ou sur carte à usage unique en utilisant le sérum tifs sont dus à des réactions sérologiques croisées surtout avec
non dilué et une suspension en milieu acide (pour inhiber les Yersinia enterocolitica O:9, mais aussi Francisella tularensis, Escheri-
agglutinines non spécifiques) et tamponné de B. abortus inactivées chia hermanii, E. coli O:157, Salmonella O:30, Afipia clevelandensis,
et colorées au rose Bengale. Elle permet la détection d’anticorps Ochrobactrum anthropi, Stenotrophomonas maltophilia ou les vacci-
agglutinants de type IgG et IgM. La réponse est positive précoce- nations contre le choléra (Vibrio cholerae O:1) [163–165] . Ces fausses
ment (2 à 3 semaines) et la sensibilité de la technique est très élevée positivités sont essentiellement dues à des communautés anti-
(> 95 %). La persistance parfois très longue des anticorps expose géniques au niveau du LPS bactérien. Ils peuvent être évités
au risque de croire l’infection toujours évolutive avec pour corol- en diluant systématiquement les sérums au-delà de 1/320 lors
laire une poursuite inutile de l’antibiothérapie. Ce test est très utile de l’utilisation de la technique de SAW. Toutefois, il n’existe
en zone d’endémie, mais présente les mêmes limites que la SAW aucune technique sérologique de routine simple permettant de
avec de nombreuses réactions croisées dues à d’autres maladies façon fiable de différencier les infections à Brucella sp. de celles à
infectieuses mais également lors de maladies auto-immunes ou de Y. enterocolitica O:9. Cependant la clinique des deux pathologies
cancers. Même si elle n’est pas préconisée, la dilution du sérum est différente.
permet d’éliminer certains faux positifs [156] . Un titre supérieur ou Enfin, il faut noter que la SAW ne permet pas de détecter les
égal au quart est classiquement observé lors des brucelloses aiguës. anticorps contre B. canis. Cette bactérie nécessite la recherche
d’antigènes de la protéine majeure de la membrane externe (par
exemple, Omp25).
Autres techniques sérologiques disponibles
Elles comprennent principalement la technique d’immuno- Maladie à déclaration obligatoire
fluorescence indirecte (IFI), la réaction de fixation du complé-
ment, la technique de contre-immunoélectrophorèse, les tests La brucellose est une maladie à déclaration obligatoire. Le méde-
de microagglutination, les tests de Coombs indirect et les tests cin ou le biologiste qui suspecte cette infection doit la déclarer
Elisa (enzyme linked immunosorbent assay) [155] . Ces méthodes per- sans délai et par tout moyen approprié au médecin inspecteur de
mettent d’apprécier au mieux le stade de l’infection en évaluant la santé publique de l’agence régionale de la santé de son lieu
les divers isotypes d’anticorps. Les IgM ont valeur d’infection d’exercice. La notification de la maladie intervient généralement
aiguë récente ou actuelle ; les IgA d’une infection focale traî- après confirmation du diagnostic, sur fiche spécifique.
nante. Les anticorps anti-Brucella de type IgG sont détectés un Un cas de brucellose est défini actuellement par l’association
peu plus tardivement, mais persistent souvent en phase de bru- d’un contexte et/ou d’un tableau clinique évocateur de brucellose
cellose chronique. Des taux élevés d’anticorps résiduels peuvent (Fig. 5, 6) à :
même persister plusieurs années après guérison clinique. • cas probable : mise en évidence d’anticorps à titre élevé dans
L’IFI est très sensible et elle est classiquement plus tardive que un seul sérum ;
la SAW ou l’EAT. Elle peut donc être utilisée tout au long de • cas confirmé : au moins l’un des résultats suivants :
l’évolution de la maladie (formes chroniques de brucellose). Ces ◦ isolement de Brucella spp. dans un prélèvement clinique,
techniques complètent la SAW en limitant les faux négatifs et ◦ multiplication par quatre au moins du titre d’anticorps entre
les faux positifs. Des titres en anticorps spécifiques supérieurs à un sérum prélevé à la phase aiguë et un sérum prélevé deux
160 en IgG-IFI sont habituellement considérés comme valeurs à trois semaines plus tard,
seuil. L’Elisa est un test intéressant en cas de brucellose chro- ◦ amplification génique positive.
nique, compliquée ou localisée quand les autres tests sont négatifs.
Cette technique est actuellement peu coûteuse, mais manque de
spécificité. Elle est réservée aux enquêtes séro-épidémiologiques Diagnostic différentiel
pour lesquelles un grand nombre d’échantillons de sérum sont
testés. Les performances des techniques varient en fonction des Le diagnostic différentiel de la brucellose est vaste, du fait
kits utilisés [157, 158] . de la diversité et de l’absence de spécificité des manifestations
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
8-038-A-10 Brucellose
Suspicion de
brucellose humaine
Diagnostic direct Diagnostic indirect Diagnostic direct Diagnostic indirect Diagnostic direct Diagnostic indirect
Figure 5. Arbre décisionnel. Intérêts des différents prélèvements microbiologiques dans le diagnostic des brucelloses. MO : moelle osseuse ; EAT : épreuve
de l’antigène tamponné ; SAW : séroagglutination de Wright ; IF : immunofluorescence ; Elisa : enzyme linked immunosorbent assay ; LCS : liquide cérébrospinal.
Diagnostic moléculaire
Diagnostic sérologique
• PCR spécifique du genre
• SAW/EAT + CT
Traitement antibiotique ou de l’espèce
• SAW/EAT + Brucellacapt ® Positif a Positif • PCR spécifique du genre +
• IgM + IgG Elisa
PCR 16SrRNA
Négatif
Négatif
Pas de traitement
Figure 6. Arbre décisionnel. Techniques microbiologiques dans le diagnostic des brucelloses. En cas de négativité des prélèvements microbiologiques, il faut
demander les tests sérologiques en première intention, puis éventuellement avoir recours au diagnostic moléculaire. En cas de positivité des prélèvements
microbiologiques, les colonies suspectes sont envoyées au Centre national de référence (CNR) pour détermination du genre et de l’espèce par biologie
moléculaire. PSM : poste de sécurité microbiologique ; NSB3 : laboratoire de sécurité biologique de niveau 3 ; SAW : test de séroagglutination de Wright ;
EAT : test au rose Bengale ; CT : Coombs antiglobulin test ; Ig : immunoglobulines ; Elisa : enzyme linked immunosorbent assay ; PCR : polymerase chain reaction ;
16SrRNA : acide ribonucléique ribosomal 16S.
a SAW ≥ 1/160 ou EAT + (≥ 1/4) - CT/Brucellacapt® ≥ 1/320 - IgG ± IgM Elisa positif – séroconversion quatre fois le titre lors d’un suivi à 3–4 semaines.
cliniques liées à cette maladie. Les faibles performances des tests en zone d’endémie ou la contamination de laboratoire) sont
sérologiques (notamment du fait de nombreux faux positifs) aug- essentielles pour évoquer le diagnostic de brucellose.
mentent la difficulté diagnostique. Toutefois, il doit être admis Le diagnostic différentiel est très souvent celui d’une fièvre
que la brucellose est éradiquée en France chez les ruminants prolongée (plus de deux semaines), plus ou moins élevée,
d’élevage (bovins, ovins, caprins). Le risque de brucellose autoch- habituellement associée à des signes généraux (asthénie, amai-
tone est donc très faible. Les données épidémiologiques (voyage grissement) et à une sudation. En l’absence d’isolement de la
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Brucellose 8-038-A-10
bactérie dans les hémocultures et malgré une sérologie positive, diagnostics différentiels évoqués et malgré un isolement bacté-
il est difficile d’établir le diagnostic de brucellose avec certitude rien négatif, une brucellose peut être évoquée chez un patient
sans éliminer une pathologie confondante. Toute fièvre prolon- ayant une sérologie positive, en particulier la présence d’IgM et/ou
gée doit bénéficier d’une stratégie diagnostique morphologique d’IgG (Fig. 6). Une concertation pluridisciplinaire est fortement
(tomodensitométrie [TDM] thoracoabdominale, échographie car- recommandée dans ces diagnostics difficiles.
diaque, tomographie par émission de positrons [TEP]-TDM) et
des prélèvements dirigés à visée anatomopathologique et biolo-
gique (examens microbiologiques, marqueurs de l’inflammation,
de cancers ou de maladies auto-immunes) en fonction de
l’orientation clinique. Le diagnostic de brucellose s’intègre dans
“ Point important
cette exploration globale et s’il ne doit pas être oublié, il ne doit
pas non plus être posé à tort. En France, le diagnostic bactériologique de certitude de la
Parmi les diagnostics différentiels, le plus fréquent est la yer- brucellose repose sur :
siniose notamment en cas de fièvre prolongée et de douleurs • l’isolement en culture des Brucella à partir des hémocul-
articulaires. La notion d’une note digestive à type de gastroen- tures en phase aiguë ou subaiguë de la maladie ;
térite (absente dans la brucellose), d’un érythème noueux, d’une • l’isolement en culture des Brucella à partir des prélè-
épidémie et éventuellement d’une sérologie spécifique positive vements de suppuration ou biopsie tissulaire en phase
peut orienter vers ce diagnostic. L’isolement de la souche bac- subaiguë de la maladie sur un foyer focalisé.
térienne est relativement simple à partir d’hémocultures, d’une
En l’absence de ces éléments, le diagnostic de brucellose
coproculture ou dans un autre type de prélèvement (liquide de
peut être évoqué devant l’association :
ponction, abcès, etc.) permettant d’éliminer la brucellose.
• d’un séjour en zone d’endémie de brucellose, ou d’une
La fièvre Q (Coxiella burnetii) peut également faire évoquer une
primo-invasion à Brucella (fièvre et cytolyse hépatique) dans un exposition professionnelle (personnel de laboratoire ayant
contexte professionnel assez proche. L’atteinte pulmonaire infil- manipulé une culture de Brucella) ;
trante associée à des hémocultures négatives est évocatrice de • des signes cliniques compatibles avec une brucellose ;
fièvre Q. La sérologie permet de confirmer ce diagnostic. • de la détection des bactéries par une technique de bio-
La tuberculose (Mycobacterium tuberculosis) est l’un des prin- logie moléculaire sur prélèvement de sang (tube EDTA
cipaux diagnostics différentiels notamment dans les pays où [acide éthylène diamine tétra-acétique]) en phase aiguë de
la tuberculose est particulière active (pourtour méditerranéen la maladie ou sur prélèvement de suppuration ou biopsie
notamment). L’état général altéré est évocateur de tuberculose.
tissulaire lors de foyers focalisés ;
La PCR, l’examen direct par coloration spécifique (Ziehl-Neelsen,
• et/ou de tests sérologiques positifs avec séroconversion
auramine), les cultures permettent de confirmer ce diagnostic.
La tularémie (Francisella tularensis) représente également un ou multiplication par quatre au moins des titres sérolo-
faux positif classique de la sérologie des brucelloses, mais le giques à trois semaines d’intervalle (en tenant compte de
contexte zoonotique est totalement différent et la clinique est la fréquence des faux positifs par réactions sérologiques
généralement évocatrice d’une maladie d’inoculation. croisées).
Les autres infections bactériennes pouvant être responsables
de réactions sérologiques faussement positives ont des tableaux
cliniques très différents de la brucellose ne pouvant pas induire
d’erreur diagnostique : choléra, salmonelloses, infection à E. coli
O:157. Traitement – Prophylaxie
La confusion est aussi possible avec une primo-infection à cyto-
mégalovirus. Cependant, le diagnostic reste tout de même assez Il repose avant tout sur l’antibiothérapie. Les foyers chroniques
facile à reconnaître et à évoquer (présence d’une pharyngite et de et/ou suppurés peuvent bénéficier d’une ponction ou d’une chi-
petites adénopathies, céphalées postérieures avec sérologie spéci- rurgie évacuatrice suivie d’antibiothérapie.
fique ou, mieux, présence du génome viral détecté par PCR dans
le sang). Molécules utilisées
Enfin, lors de certaines maladies auto-immunes (essentielle-
ment polyarthrite rhumatoïde et lupus), de greffes ou lors de Les antibiotiques prescrits doivent être actifs in vitro et possé-
néoplasies, de fausses sérologies positives sont classiquement der une bonne diffusion tissulaire et cellulaire puisque les Brucella
observées. Il est également facile de réorienter le diagnostic vers sont des bactéries intracellulaires présentes dans les monocytes et
ces situations. les macrophages au sein d’autophagosomes très acides. Les tétra-
À la phase subaiguë, la discussion est fonction de la locali- cyclines, et parmi elles la doxycycline orale, et la rifampicine sont
sation : diagnostic d’une orchiépididymite, d’une hépatite non la base du traitement car elles conservent leur activité bactériosta-
virale, d’une arthrite ou d’une ostéoarthrite, voire d’une ménin- tique vis-à-vis des Brucella [166, 167] (Tableau 2). Une association avec
gite à liquide clair (très rare). La tuberculose ostéoarticulaire les aminosides est souvent indiquée car même si peu diffusibles
doit être systématiquement évoquée. Dans ces situations cli- en intracellulaire, ils sont très actifs sur les bactéries circulantes.
niques, l’examen microbiologique des prélèvements dirigés ou Cette association est celle qui réduit le plus le taux de rechute. Le
des liquides de ponction permet de faire un diagnostic précis en cotrimoxazole et les fluoroquinolones sont considérés comme des
l’absence de traitement antibiotique préalable. L’étude histolo- antibiotiques de réserve (Tableau 2).
gique des prélèvements osseux ou la biopsie synoviale doit être L’objectif du traitement de la brucellose est donc à la fois de
associée aux analyses microbiologiques en montrant un aspect faire disparaître les manifestations cliniques, d’éviter la survenue
évocateur. Classiquement est observé un granulome inflamma- de formes focalisées et les rechutes précoces ou tardives. Ce traite-
toire à cellules géantes. Toutefois, là encore, cet aspect n’est ment antibiotique doit associer deux molécules actives, pendant
pas spécifique et peut être observé dans bon nombre d’autres une période minimale de six semaines [1, 168] .
pathologies : autres maladies infectieuses (bactériennes, virales,
parasitaires ou fongiques), maladies du système, hémopathies,
voire corps étranger.
Brucellose aiguë
En pratique, en France métropolitaine, il faut toujours remettre Le traitement de référence correspond à l’administration de
en doute le diagnostic de brucellose autochtone sur des signes doxycycline (200 mg/j per os en une ou deux prises) pendant une
cliniques compatibles associés à une sérologie positive. Dans ce durée de six semaines, associée soit à la rifampicine (15 mg/kg/j
contexte, il est nécessaire de rechercher l’étiologie qui devrait per os) administrée en dose unique pendant six semaines éga-
bénéficier d’un traitement spécifique. En revanche, lors d’un lement, soit un aminoside (streptomycine 15 mg/kg/j par voie
contexte épidémiologique très favorable, en l’absence d’un des parentérale intramusculaire [i.m.] pendant deux à trois semaines
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
8-038-A-10 Brucellose
ou la gentamicine 5 mg/kg/j en une dose unitaire journalière pen- au niveau du réservoir animal domestique et de la pasteurisation
dant une à deux semaines par voie i.m.) [169] (Tableau 3). du lait [174] . L’éradication de la brucellose des bovins, ovins, caprins
La doxycycline, comme toutes les tétracyclines, est contre- a été obtenue dans plusieurs pays européens dont la France à la fois
indiquée chez l’enfant avant 8 ans, du fait du risque de coloration par la vaccination (vaccins vivants atténués) systématique de ces
dentaire définitive et d’hypoplasie de l’émail dentaire, et chez la animaux et par un contrôle vétérinaire strict des troupeaux, avec
femme enceinte, du fait du risque de retard de croissance osseuse dépistage sérologique et abattage intégral des troupeaux infectés.
chez le fœtus. Les aminosides exposent au risque de néphrotoxi- En France, la vaccination a été rendue obligatoire en 1975 pour les
cité (surveillance de la fonction rénale) et d’ototoxicité. bovins, en 1977 pour les caprins et en 1981 pour les ovins [174] . La
diminution franche de l’endémie brucellienne chez ces animaux
d’élevage a permis d’arrêter cette vaccination systématique, tout
Brucellose focalisée en maintenant une surveillance vétérinaire stricte des troupeaux.
Le traitement des formes cliniques focalisées repose sur les Seule persiste la brucellose à Brucella suis bv2 chez le sanglier et le
mêmes associations d’antibiotiques. Le traitement optimal de lièvre qui atteint exceptionnellement l’homme.
ces formes (en particulier lors de localisations osseuses) associe La prophylaxie humaine comporte deux aspects :
doxycycline et aminoside, suivi par doxycycline et rifampi- • sur le plan collectif, le contrôle des aliments d’origine animale
cine. Ce traitement est prolongé jusqu’à six mois (Tableau 3). (lait, fromages, viandes et abats) n’est que le prolongement de
Lors de spondylodiscites, une cure chirurgicale n’est proposée la lutte contre la maladie animale. La pasteurisation du lait et
qu’en cas de complications [168] . Au cours des neurobrucelloses, sa transformation en produit affiné, ainsi que le contrôle de
l’association doxycycline-rifampicine-cotrimoxazole est préconi- l’origine des denrées alimentaires animales en sont les princi-
sée. Les fluoroquinolones peuvent être utilisées en association paux aspects ;
avec la rifampicine du fait de la bonne pénétration de ces anti- • la prophylaxie individuelle concerne les sujets professionnelle-
biotiques dans le LCS [170, 171] . Au cours des endocardites, la même ment exposés. Des mesures spécifiques de protection doivent
trithérapie proposée pour les neurobrucelloses peut être prescrite être mises en place pour éviter les contaminations par voies
dans ce cas pendant deux à trois mois. L’étendue des lésions val- respiratoire, cutanée ou conjonctivale : port de gants, lavage
vulaires nécessite parfois une chirurgie cardiaque pour remplacer des mains avant les repas, changement de chaussures et de
la valve [172] . tenue vestimentaire en entrant dans les habitations. Pour les
personnels de laboratoire, les recommandations standards pour
la manipulation des souches et cultures bactériennes (sous
Brucellose chronique PSM) isolées de patients doit permettre d’éviter les contami-
Dans le cadre de la brucellose chronique, aucune antibiothé- nations. De même, tout flacon d’hémoculture doit être ouvert
rapie ne doit être prescrite sauf si un foyer infectieux est détecté sous PSM pour éviter ces contaminations qui ont lieu lors de
(Tableau 3). Un traitement symptomatique peut être proposé. la manipulation des repiquages d’hémocultures prélevées chez
des patients présentant une brucellose. Quant à la vaccination
spécifique, la réduction considérable du risque a conduit à son
Cas particuliers abandon ; cette prophylaxie est conseillée dans les pays encore
très touchés par cette zoonose. Une antibioprophylaxie a été
Chez l’enfant avant 8 ans, le cotrimoxazole (80 mg/kg deux fois
par jour pendant six semaines) associé à la rifampicine (15 mg/kg proposée aux États-Unis, mais son efficacité n’a pas été formel-
par jour pendant six semaines par voie orale) sont préconi- lement démontrée. Elle n’est pas préconisée en France [169] . Un
sés [169, 173] (Tableau 3). En cas d’intolérance au cotrimoxazole, suivi sérologique prolongé (deux-trois mois) et la réalisation
l’association de la rifampicine à un aminoside (streptomycine d’hémocultures devant toute fièvre chez une personne ayant
30 mg/kg par jour en une injection intramusculaire par jour pen- une exposition avérée à Brucella sont recommandés. Il n’existe
dant trois semaines ou gentamicine 5 mg/kg par jour en une pas à ce jour de vaccin efficace et bien toléré chez l’homme.
injection intramusculaire par jour pendant sept jours) peut être La brucellose peut être reconnue maladie professionnelle chez
proposée. les éleveurs, les agriculteurs, les vétérinaires, les travailleurs des
Chez la femme enceinte, le cotrimoxazole (à éviter par prudence abattoirs et les personnels de laboratoire réalisant la culture de ce
au premier trimestre) associé à la rifampicine sont habituellement pathogène.
préconisés [169] (Tableau 3).
Bioterrorisme
“ Point important Les Brucella sont classées comme agents de la menace potentiel-
lement utilisables à des fins de bioterrorisme dans la catégorie B
des Centers for Disease Control and Prevention. Ce sont des agents
Le traitement de la brucellose repose :
incapacitants. Les Brucella ont été utilisées comme armes biolo-
• sur une association de deux antibiotiques minimum,
giques aux États-Unis, en ex-URSS et sûrement en Irak. B. suis,
classiquement doxycycline et rifampicine, ou plus rare-
espèce la plus pathogène chez l’homme, a été utilisée aux États-
ment à un aminoside (streptomycine ou gentamicine) : Unis pour la fabrication d’armes biologiques en 1955 [175, 176] .
– pendant une période minimale de six semaines en
phase aiguë et subaiguë sans foyer focalisé,
– pendant une période minimale de trois mois en cas Déclaration de liens d’intérêts : les auteurs déclarent ne pas avoir de liens
de forme focalisée ; d’intérêts en relation avec cet article.
• éventuellement sur un traitement chirurgical (cure chi-
rurgicale d’une endocardite, d’une spondylodiscite, etc.).
L’efficacité du traitement est évaluée sur la clinique et la Références
paraclinique, aucun test bactériologique n’étant prédictif
[1] Pappas G, Akritidis N, Bosilkovski M, Tsianos E. Brucellosis. N Engl
d’une efficacité. J Med 2005;352:2325–36.
[2] Spink WW. Brucellosis: epidemiology, clinical manifestations, diag-
nosis. Semin Int 1956;5:15–7.
[3] Wyatt HV. How Themistocles Zammit found Malta Fever (brucellosis)
Prophylaxie to be transmitted by the milk of goats. J R Soc Med 2005;98:451–4.
[4] Wyatt HV. The curious affair of the identity of Fioravanti Sam-
La prévention des infections humaines à Brucella dans la popu- mut (b.1863) and Temistocle Zammit (d.1935). J Med Biogr
lation générale dépend principalement du contrôle de l’infection 2011;19:128–31.
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Brucellose 8-038-A-10
[5] Wyatt HV. James Crawford Kennedy and the sexual transmission of [34] O’Callaghan D, Cazevieille C, Allardet-Servent A, Boschiroli ML,
brucellosis. J R Army Med Corps 2009;155:239–40. Bourg G, Foulongne V, et al. A homologue of the Agrobacterium tume-
[6] Bang B. The etiology of epizootic abortion. J Comp Pathol Ther faciens VirB and Bordetella pertussis Ptl type IV secretion systems
1897;10:125–49. is essential for intracellular survival of Brucella suis. Mol Microbiol
[7] Evans AC. Further studies on bacterium abortus and related bacteria: a 1999;33:1210–20.
comparison of bacterium abortus with bacterium bronchisepticus and [35] Hong PC, Tsolis RM, Ficht TA. Identification of genes required
with the organism that causes Malta fever. J Infect Dis 1918;22:580–93. for chronic persistence of Brucella abortus in mice. Infect Immun
[8] Meyer KF, Shaw EB. A comparison of the morphologic, cultural and 2000;68:4102–7.
biochemical characteristics of B. abortus and B. melitensis studies on [36] Boschiroli ML, Ouahrani-Bettache S, Foulongne V, Michaux-
the genus Brucella Nov. Gen J Infect Dis 1920;27:173–84. Charachon S, Bourg G, Allardet-Servent A, et al. The Brucella suis
[9] Godfroid J, Scholz HC, Barbier T, Nicolas C, Wattiau P, Fretin D, et al. virB operon is induced intracellularly in macrophages. Proc Natl Acad
Brucellosis at the animal/ecosystem/human interface at the beginning Sci U S A 2002;99:1544–9.
of the 21st century. Prev Vet Med 2011;102:118–31. [37] Rubach MP, Halliday JE, Cleaveland S, Crump JA. Brucellosis in
[10] Moreno E. Retrospective and prospective perspectives on zoonotic low-income and middle-income countries. Curr Opin Infect Dis
brucellosis. Front Microbiol 2014;5:213. 2013;26:404–12.
[11] Buddle MB. Studies on Brucella ovis (nsp.), a cause of genital disease [38] Pappas G, Papadimitriou P, Akritidis N, Christou L, Tsianos EV. The
of sheep in New Zealand and Australia. J Hyg 1956;54:351–64. new global map of human brucellosis. Lancet Infect Dis 2006;6:91–9.
[12] Carmichael LE, Kenney RM. Canine abortion caused by Brucella [39] Lounes N, Cherfa MA, Le Carrou G, Bouyoucef A, Jay M, Garin-
canis. J Am Vet Med Assoc 1968;152:605–16. Bastuji B, et al. Human brucellosis in Maghreb: existence of a
[13] Ewalt DR, Payeur JB, Martin BM, Cummins DR, Miller WG. Cha- lineage related to socio-historical connections with Europe. PLoS One
racteristics of a Brucella species from a bottlenose dolphin (Tursiops 2014;9:e115319.
truncatus). J Vet Diagn Invest 1994;6:448–52. [40] Leder K, Libman MD, Sotir MJ. Illness in returned travelers. Ann Intern
[14] Bricker BJ, Ewalt DR, MacMillan AP, Foster G, Brew S. Molecular Med 2013;158:924.
characterization of Brucella strains isolated from marine mammals. J [41] Afifi S, Earhart K, Azab MA, Youssef FG, El Sakka H, Wasfy M, et al.
Clin Microbiol 2000;38:1258–62. Hospital-based surveillance for acute febrile illness in Egypt: a focus
[15] Jahans KL, Foster G, Broughton ES. The characterization of Brucella on community-acquired bloodstream infections. Am J Trop Med Hyg
strains isolated from marine mammals. Vet Microbiol 1997;57:373–82. 2005;73:392–9.
[16] Cloeckaert A, Verger JM, Grayon M, Paquet JY, Garin-Bastuji B, [42] Al-Tawfiq JA, Abukhamsin A. A 24-year study of the epidemiology
Foster G, et al. Classification of Brucella spp. isolated from marine of human brucellosis in a health-care system in Eastern Saudi Arabia.
mammals by DNA polymorphism at the omp2 locus. Microbes Infect J Infect Public Health 2009;2:81–5.
2001;3:729–38. [43] Abu Shaqra QM. Epidemiological aspects of brucellosis in Jordan. Eur
[17] Scholz HC, Nöckler K, Göllner C, Bahn P, Vergnaud G, Tomaso H, et al. J Epidemiol 2000;16:581–4.
Brucella inopinata sp. nov., isolated from a breast implant infection. [44] Yacoub AA, Bakr S, Hameed AM, Al-Thamery AA, Fartoci MJ. Seroe-
Int J Syst Evol Microbiol 2010;60:801–8. pidemiology of selected zoonotic infections in Basra region of Iraq.
[18] Whatmore AM, Davison N, Cloeckaert A, Al Dahouk S, Zygmunt East Mediterr Health J 2006;12:112–8.
MS, Brew SD, et al. Brucella papionis sp. nov., isolated from baboons
[45] Bonfoh B, Kasymbekov J, Dürr S, Toktobaev N, Doherr MG, Schueth
(Papio spp.). Int J Syst Evol Microbiol 2014;64:4120–8.
T, et al. Representative seroprevalences of brucellosis in humans and
[19] Scholz HC, Hubalek Z, Nesvabova J, Tomaso H, Vergnaud G, Le
livestock in Kyrgyzstan. Ecohealth 2012;9:132–8.
Flèche P, et al. Isolation of Brucella microti from soil. Emerg Infect
[46] Abdullayev R, Kracalik I, Ismayilova R, Ustun N, Talibzade A,
Dis 2008;14:1316–7.
Blackburn JK. Analyzing the spatial and temporal distribution of
[20] Pappas G. The changing Brucella ecology: novel reservoirs, new
human brucellosis in Azerbaijan (1995-2009) using spatial and spatio-
threats. Int J Antimicrob Agents 2010;36:S8–11.
temporal statistics. BMC Infect Dis 2012;12:185.
[21] Moreno E, Moriyón I. Brucella melitensis: a nasty bug with hidden
[47] Dean AS, Crump L, Greter H, Schelling E, Zinsstag J. Global burden
credentials for virulence. Proc Natl Acad Sci U S A 2002;99:1–3.
of human brucellosis: a systematic review of disease frequency. PLoS
[22] Verger JM, Grimont F, Grimont PA, Grayon M. Brucella, a monospe-
Negl Trop Dis 2012;6:e1865.
cific genus as shown by deoxyribonucleic acid hybridization. Int J Syst
Evol Microbiol 1985;35:292–5. [48] Wang Y, Zhang W, Ke Y, Zhen Q, Yuan X, Zou W. Human brucellosis,
[23] Michaux S, Paillisson J, Carles-Nurit MJ, Bourg G, Allardet-Servent A, a heterogeneously distributed, delayed, and misdiagnosed disease in
Ramuz M. Presence of two independent chromosomes in the Brucella China. Clin Infect Dis 2013;56:750–1.
melitensis 16M genome. J Bacteriol 1993;175:701–5. [49] Zhang WY, Guo WD, Sun SH, Jiang JF, Sun HL, Li S, et al. Human
[24] DelVecchio VG, Kapatral V, Redkar RJ, Patra G, Mujer C, Los T, et al. brucellosis, inner Mongolia, China. Emerg Infect Dis 2010;16:2001–3.
The genome sequence of the facultative intracellular pathogen Brucella [50] Deqiu S, Donglou X, Jiming Y. Epidemiology and control of brucel-
melitensis. Proc Natl Acad Sci U S A 2002;99:443–8. losis in China. Vet Microbiol 2002;90:165–82.
[25] Jumas-Bilak E, Michaux-Charachon S, Bourg G, O’Callaghan D, [51] Schelling E, Diguimbaye C, Daoud S, Nicolet J, Boerlin P, Tanner M,
Ramuz M. Differences in chromosome number and genome rearran- et al. Brucellosis and Q-fever seroprevalences of nomadic pastoralists
gements in the genus Brucella. Mol Microbiol 1998;27:99–106. and their livestock in Chad. Prev Vet Med 2003;61:279–93.
[26] Sankarasubramanian J, Vishnu US, Khader LK, Sridhar J, Gunasekaran [52] Assenga JA, Matemba LE, Muller SK, Malakalinga JJ, Kazwala RR.
P, Rajendhran J. BrucellaBase: genome information resource. Infect Epidemiology of Brucella infection in the human, livestock and wild-
Genet Evol 2016;43:38–42. life interface in the Katavi-Rukwa ecosystem, Tanzania. BMC Vet Res
[27] Freer E, Rojas N, Weintraub A, Lindberg AA, Moreno E. Hete- 2015;11:189.
rogeneity of Brucella abortus lipopolysaccharides. Rev Microbiol [53] Bouley AJ, Biggs HM, Stoddard RA, Morrissey AB, Bartlett JA,
1995;146:569–78. Afwamba IA, et al. Brucellosis among hospitalized febrile patients
[28] Ko J, Splitter GA. Molecular host-pathogen interaction in brucellosis: in northern Tanzania. Am J Trop Med Hyg 2012;87:1105–11.
current understanding and future approaches to vaccine development [54] Animut A, Mekonnen Y, Shimelis D, Ephraim E. Febrile illnesses of
for mice and humans. Clin Microbiol Rev 2003;16:65–78. different etiology among outpatients in four health centers in North-
[29] Cloeckaert A, Tibor A, Zygmunt MS. Brucella outer membrane lipo- western Ethiopia. Jpn J Infect Dis 2009;62:107–10.
proteins share antigenic determinants with bacteria of the family [55] Manock SR, Jacobsen KH, de Bravo NB, Russell KL, Negrete M,
Rhizobiaceae. Clin Diagn Lab Immunol 1999;6:627–9. Olson JG, et al. Etiology of acute undifferentiated febrile illness in the
[30] Celli J, Gorvel JP. Organelle robbery: Brucella interactions with the Amazon basin of Ecuador. Am J Trop Med Hyg 2009;81:146–51.
endoplasmic reticulum. Curr Opin Microbiol 2004;7:93–7. [56] Flores-Figueroa J, Okhuysen PC, von Sonnenburg F, DuPont HL, Lib-
[31] de Figueiredo P, Ficht TA, Rice-Ficht A, Rossetti CA, Adams LG. man MD, Keystone JS, et al. Patterns of illness in travelers visiting
Pathogenesis and immunobiology of brucellosis: review of Brucella- Mexico and Central America: the GeoSentinel experience. Clin Infect
host interactions. Am J Pathol 2015;185:1505–17. Dis 2011;53:523–31.
[32] Gross A, Terraza A, Ouahrani-Bettache S, Liautard JP, Dornand J. [57] Doyle TJ, Bryan RT. Infectious disease morbidity in the US region
In vitro Brucella suis infection prevents the programmed cell death of bordering Mexico, 1990-1998. J Infect Dis 2000;182:1503–10.
human monocytic cells. Infect Immun 2000;68:342–51. [58] Marder GS, Czenik GE, Duran G. Seroprevalence of brucellosis in
[33] Dorn BR, Dunn Jr WA, Progulske-Fox A. Bacterial interaction with blood donors from Banco de Sangre de Corrientes, Argentina. Rev Vet
the autophagic pathway. Cell Microbiol 2002;4:1–10. 2005;16:61–4.
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
8-038-A-10 Brucellose
[59] Guerrier G, Daronat JM, Morisse L, Yvon JF, Pappas G. Epidemiologi- [87] Al-Tawfiq JA. Brucella epididymo-orchitis: a consideration in endemic
cal and clinical aspects of human Brucella suis infection in Polynesia. area. Int Braz J Urol 2006;32:313–5.
Epidemiol Infect 2011;139:1621–5. [88] Madkour MM. Madkour’s brucellosis. New York: Springer-Verlag;
[60] Mailles A, Rautureau S, Le Horgne JM, Poignet-Leroux B, d’Arnoux 2001.
C, Dennetière G, et al. Re-emergence of brucellosis in cattle in France [89] Aziz S, Al-Anazi AR, Al-Aska AI. A review of gastrointestinal mani-
and risk for human health. Euro Surveill 2012;17 [pii: 20227]. festations of Brucellosis. Saudi J Gastroenterol 2005;11:20–7.
[61] Brew SD, Perrett LL, Stack JA, MacMillan AP, Staunton NJ. [90] Kasapoglu Gunal E, Topkaya Eren A, Arisoy A, Aydiner O, Gökçen
Human exposure to Brucella recovered from a sea mammal. Vet Rec G, Aksungar F, et al. Cholecystitis related to Brucella melitensis: a rare
1999;144:483. presentation. Infect Dis Clin Practice 2008;16:134–6.
[62] Foster G, MacMillan AP, Godfroid J, Howie F, Ross HM, Cloeckaert A, [91] Ariza J, Pigrau C, Cañas C, Marrón A, Martínez F, Almirante B,
et al. A review of Brucella sp. infection of sea mammals with particular et al. Current understanding and management of chronic hepatosplenic
emphasis on isolates from Scotland. Vet Microbiol 2002;90:563–80. suppurative brucellosis. Clin Infect Dis 2001;32:1024–33.
[63] Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Update: potential [92] Gul HC, Erdem H, Bek S. Overview of neurobrucellosis: a pooled
exposures to attenuated vaccine strain Brucella abortus RB51 during analysis of 187 cases. Int J Infect Dis 2009;13:339–43.
a laboratory proficiency test–United States and Canada, 2007. MMWR [93] Ceran N, Turkoglu R, Erdem I, Inan A, Engin D, Tireli H, et al. Neu-
Morb Mortal Wkly Rep 2008;57:36–9. robrucellosis: clinical, diagnostic, therapeutic features and outcome.
[64] Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Human exposure Unusual clinical presentations in an endemic region. Braz J Infect Dis
to Brucella abortus strain RB51-Kansas, 1997. MMWR Morb Mortal 2011;15:52–9.
Wkly Rep 1998;47:172–5. [94] Yilmaz S, Serdaroglu G, Gokben S, Tekgul H. A case of neurobrucel-
[65] Robichaud S, Libman M, Behr M, Rubin E. Prevention of laboratory- losis presenting with isolated intracranial hypertension. J Child Neurol
acquired brucellosis. Clin Infect Dis 2004;38:e119–22. 2011;26:1316–8.
[66] Traxler RM, Lehman MW, Bosserman EA, Guerra MA, Smith TL. A [95] Ozisik HI, Ersoy Y, Refik Tevfik M, Kizkin S, Ozcan C. Isolated intra-
literature review of laboratory-acquired brucellosis. J Clin Microbiol cranial hypertension: a rare presentation of neurobrucellosis. Microbes
2013;51:3055–62. Infect 2004;6:861–3.
[67] Young EJ. An overview of human brucellosis. Clin Infect Dis [96] Guney F, Gumus H, Ogmegul A, Kandemir B, Emlik D, Arslan U, et al.
1995;21:283–90. First case report of neurobrucellosis associated with hydrocephalus.
[68] Kilic AU, Metan G, Alp E. Clinical presentations and diagnosis of Clin Neurol Neurosurg 2008;110:739–42.
brucellosis. Recent Patents Anti-Infect Drug Disc 2013;8:34–41. [97] Karakurum Goksel B, Yerdelen D, Pelit A, Demiroglu YZ, Kizilkilic
[69] Young EJ. Brucella species. In: Mandell GL, Bennett JE, Dolin R, O, et al. Abducent nerve palsy and optic neuritis as initial manifestation
editors. Principles and practice of infectious diseases. Philadelphia: in brucellosis. Scand J Infect Dis 2006;38:721–5.
Churchill Livingstone; 2010. p. 2921–5. [98] Yilmaz M, Ozaras R, Mert A, Ozturk R, Tabak F. Abducent
[70] Franco MP, Mulder M, Gilman RH, Smits HL. Human brucellosis. nerve palsy during treatment of brucellosis. Clin Neurol Neurosurg
Lancet Infect Dis 2007;7:775–86. 2003;105:218–20.
[71] Doganay M, Aygen B. Human brucellosis: an overview. Int J Infect [99] Akdeniz H, Irmak H, Anlar O, Demiroz AP. Central nervous
Dis 2003;7:173–82. system brucellosis: presentation, diagnosis and treatment. J Infect
1998;36:297–301.
[72] Doganay M, Aygen B, Esel D. Brucellosis due to blood transfusion. J
[100] Eren S, Bayam G, Ergönül O, Celikbaş A, Pazvantoğlu O, Baykam
Hospit Infect 2001;49:151–2.
N, et al. Cognitive and emotional changes in neurobrucellosis. J Infect
[73] Akcakus M, Esel D, Cetin N, Pac Kısaarslan A, Kurtoglu S. Bru-
2006;53:184–9.
cella melitensis in blood cultures of two newborns due to exchange
[101] Reguera JM, Alarcon A, Miralles F, Pachon J, Juarez C, Colmenero JD.
transfusion. Turk J Ped 2005;47:272–4.
Brucella endocarditis: clinical, diagnostic and therapeutic approach.
[74] Aygen B, Doganay M, Sumerkan B, Yildiz O, Kayabas U. Clinical
Eur J Clin Microbiol Infect Dis 2003;22:647–50.
manifestations, complications and treatment of brucellosis: a retros- [102] Sasmazel A, Baysal A, Fedakar A, Buğra O, Ozkokeli M, Büyükbayrak
pective evaluation of 480 patients. Med Mal Infect 2002;32:485–93. F, et al. Treatment of Brucella endocarditis: 15 years of clinical and
[75] Mousa AM, Muhtaseb SA, Almudallal DS, Khodeir SM, Marafie AA. surgical experience. Ann Thorac Surg 2010;89:1432–6.
Osteoarthicular complications of brucellosis: a study of 169 cases. Rev [103] Simsek F, Yildirmak MT, Gedik H, Kantürk A, Iris EN. Pulmonary
Infect Dis 1987;9:531–43. involvement of Brucellosis: a report of six cases. Afr Health Sci
[76] Tasova Y, Saltoglu N, Sahin G, Aksu HSZ. Osteoarthicular involvement 2011;11:112–6.
of brucellosis in Turkey. Clin Rheumatol 1999;18:214–9. [104] Pappas G, Bosilkovski M, Akritidis N, Mastora M, Krteva L, Tsianos E.
[77] Colmenero JD, Reguera JM, Fernandez-Nebro A, Cabrera-Franquelo Brucellosis and the respiratory system. Clin Infect Dis 2003;37:e95–9.
F. Osteoarticular complications of brucellosis. Ann Rheum Dis [105] Takahashi H, Tanaka S, Yoshida K, Hoshino H, Sasaki H, Takahashi K.
1991;50:23–6. An unusual case of brucellosis in Japan: difficulties in the differential
[78] Solera J, Lozano E, Martinez-Alfaro E, Espinosa A, Castillejos ML, diagnosis from pulmonary tuberculosis. Int Med 1996;35:310–4.
Abad L. Brucellar spondylitis: review of 35 cases and literature survey. [106] Balabanova-Stefanova M, Starova A, Arsovska-Bezhoska I. Cutaneous
Clin Infect Dis 1999;29:1440–9. manifestations of brucellosis. Macedonian J Med Sci 2010;15:257–62.
[79] Ugarriza LF, Porras LF, Lorenzana LM, Rodriguez-Sanchez JA, [107] Dilek I, Durmus A, Karahocagil MK, Akdeniz H, Karsen H, Baran AI,
Garcia-Yague LM, Cabezudo JM. Brucellar spinal epidural abscesses. et al. Hematological complications in 787 cases of acute brucellosis in
Analysis of eleven cases. Br J Neurosurg 2005;19:235–40. Eastern Turkey. Turk J Med Sci 2008;38:421–4.
[80] Tekkök IH, Berker M, Ozcan OE, Ozgen T, Akalin E. Brucellosis of [108] Khan MY, Mah MW, Memish ZA. Brucellosis in pregnant women.
the spine. Neurosurgery 1993;33:838–44. Clin Infect Dis 2001;32:1172–7.
[81] Gonzalez-Gay MA, Garcia-Porrua C, Ibanez D, Garcia-Pais MJ. [109] Yagupsky P. Detection of Brucellae in blood cultures. J Clin Microbiol
Osteoarticular complications of brucellosis in an Atlantic area of Spain. 1999;37:3437–42.
J Rheumatol 1999;26:141–5. [110] Shapiro DS, Wong JD. Brucella. In: Murray PR, Baron EJ, Pfaller
[82] Tezer M, Ozturk C, Aydogan M, Camurdan K, Erturer E, Hamzaoglu MA, Tenover FC, Yolken RH, editors. Manual of clinical microbiology.
A. Noncontiguous dual segment thoracic brucellosis with neurological Washington: American Society for Microbiolgy; 1999. p. 625–31.
deficit. Spin J 2006;6:321–4. [111] Lee A, Mirrett S, Reller LB, Weinstein MP. Detection of bloodstream
[83] Raptopoulou A, Karantanas AH, Poumboulidis K, Grollios G, infections in adults: how many blood cultures are needed? J Clin
Raptopoulou-Gigi M, Garyfallos A. Brucellar spondylodiscitis: non- Microbiol 2007;45:3546–8.
contiguous multifocal involvement of the cervical, thoracic, and lumbar [112] Cockerill 3rd FR, Wilson JW, Vetter EA, Goodman KM, Torgerson CA,
spine. Clin Imaging 2006;30:214–7. Harmsen WS, et al. Optimal testing parameters for blood cultures. Clin
[84] Coskun O, Gul HC, Mert G, Beşirbellioglu B, Erdem H, Eyigun C. Infect Dis 2004;38:1724–30.
Brucellar epididymo-orchitis: a retrospective study. Balkan Med J [113] Al Dahouk S, Scholz HC, Tomaso H, Bahn P, Goellner C, Karges
2009;26:220–5. W, et al. Differential phenotyping of Brucella species using a
[85] Papatsoris AG, Mpadra FA, Karamouzis MV, Frangides CY. Endemic newly developed semi-automated metabolic system. BMC Microbiol
brucellar epididymo-orchitis: a 10-year experience. Int J Infect Dis 2010;10:269.
2002;6:309–13. [114] Queipo-Ortuno MI, Morata P, Ocon P, Manchado P, Colmenero JD.
[86] Kocak I, Dundar M, Culhaci N, Unsal A. Relapse of brucellosis simu- Rapid diagnosis of human brucellosis by peripheral-blood PCR assay.
lating testis tumor. Int J Urol 2004;11:683–5. J Clin Microbiol 1997;35:2927–30.
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Brucellose 8-038-A-10
[115] Sifuentes-Rincon AM, Revol A, Barrera-Saldana HA. Detection and [138] Duvnjak S, Račić I, Špičić S, Zdelar-Tuk M, Reil I, Cvetnić Ž.
differentiation of the six Brucella species by polymerase chain reaction. Characterisation of Brucella suis isolates from Southeast Europe by
Mol Med 1997;3:734–9. multi-locus variable-number tandem repeat analysis. Vet Microbiol
[116] Zerva L, Bourantans K, Mitka S, Kansouzidou A, Legakis NJ. Serum 2015;180:146–50.
is the preferred clinical specimen for diagnosis of human brucellosis [139] Scholz HC, Vergnaud G. Molecular characterisation of Brucella spe-
by PCR. J Clin Microbiol 2001;39:1661–4. cies. Rev Sci Tech 2013;32:149–62.
[117] Casanas MC, Queipo-Ortuno MI, Rodriguez-Torres A, Orduna A, [140] Karger A, Melzer F, Timke M, Bettin B, Kostrzewa M, Nöckler K,
Colmenero JD, Morata P. Specificity of a polymerase chain reaction et al. Interlaboratory comparison of intact-cell matrix-assisted laser
assay of a target sequence on the 31-kilodalton Brucella antigen DNA desorption ionization-time of flight mass spectrometry results for
used to diagnose human brucellosis. Eur J Clin Microbiol Infect Dis identification and differentiation of Brucella spp. J Clin Microbiol
2001;20:127–31. 2013;51:3123–6.
[118] Morata P, Queipo-Ortuño MI, Reguera JM, Miralles F, Lopez- [141] Ferreira L, Vega Castaño S, Sánchez-Juanes F, González-Cabrero S,
Gonzalez JJ, Colmenero JD. Diagnostic yield of a PCR assay in focal Menegotto F, Orduña-Domingo A, et al. Identification of Brucella
complications of brucellosis. J Clin Microbiol 2001;39:3743–6. by MALDI-TOF mass spectrometry. Fast and reliable identifi-
[119] Matar GM, Khneisser IA, Abdelnoor AM. Rapid laboratory confirma- cation from agar plates and blood cultures. PLoS One 2010;5:
tion of human brucellosis by PCR analysis of a target sequence on the e14235.
31-kilodalton Brucella antigen DNA. J Clin Microbiol 1996;34:477–8. [142] Lista F, Reubsaet FA, De Santis R, Parchen RR, de Jong AL, Kieboom
[120] Morata P, Queipo-Ortuño MI, Reguera JM, García-Ordoñez MA, J, et al. Reliable identification at the species level of Brucella isolates
Cárdenas A, Colmenero JD. Development and evaluation of a with MALDI-TOF-MS. BMC Microbiol 2011;11:267.
PCR-enzyme-linked immunosorbent assay for diagnosis of human [143] Mesureur J, Ranaldi S, Monnin V, Girard V, Arend S, Welker M,
brucellosis. J Clin Microbiol 2003;41:144–8. et al. A simple and safe protocol for preparing Brucella samples
[121] Newby DT, Hadfield TL, Roberto FF. Real-time PCR detection for Matrix-Assisted Laser Desorption Ionization-Time of Flight Mass
of Brucella abortus: a comparative study of SYBR green I, 5’- Spectrometry analysis. J Clin Microbiol 2016;54:449–52.
exonuclease, and hybridization probe assays. Appl Environ Microbiol [144] Al Dahouk S, Hagen RM, Nockler K, Tomaso H, Wittig M, Scholz
2003;69:4753–9. HC, et al. Failure of a short-term antibiotic therapy for human brucel-
[122] Redkar R, Rosa S, Bricker B, DelVecchio V. Real-time detection of losis using ciprofloxacin. A study on in vitro susceptibility of Brucella
Brucella abortus, Brucella melitensis and Brucella suis. Mol Cell strains. Chemotherapy 2005;51:352–6.
Probes 2001;15:43–52. [145] Bosch J, Liñares J, López de Goicoechea MJ, Ariza J, Cisnal MC,
[123] Debeaumont C, Falconnet PA, Maurin M. Real-time PCR for detection Martin R. In-vitro activity of ciprofloxacin, ceftriaxone and five other
of Brucella spp. DNA in human serum samples. Eur J Clin Microbiol antimicrobial agents against 95 strains of Brucella melitensis. J Anti-
Infect Dis 2005;24:842–5. microb Chemother 1986;17:459–61.
[124] Bogdanovich T, Skurnik M, Lübeck PS, Ahrens P, Hoorfar J. Validated [146] Trujillano-Martín I, García-Sánchez E, Martínez IM, Fresnadillo MJ,
5’ nuclease PCR assay for rapid identification of the genus Brucella. García-Sánchez JE, García-Rodríguez JA. In vitro activities of six
J Clin Microbiol 2004;42:2261–3. new fluoroquinolones against Brucella melitensis. Antimicrob Agents
[125] Navarro E, Segura JC, Castaño MJ, Solera J. Use of real-time quanti- Chemother 1999;43:194–5.
tative polymerase chain reaction to monitor the evolution of Brucella [147] Rubinstein E, Lang R, Shasha B, Hagar B, Diamanstein L, Joseph
melitensis DNA load during therapy and post-therapy follow-up in G, et al. In vitro susceptibility of Brucella melitensis to antibiotics.
patients with brucellosis. Clin Infect Dis 2006;42:1266–73. Antimicrob Agents Chemother 1991;35:1925–7.
[126] Wang Y, Wang Z, Zhang Y, Bai L, Zhao Y, Liu C, et al. Polymerase [148] Gutiérrez Altés A, Díez Enciso M, Peña García P, Campos Bueno
chain reaction-based assays for the diagnosis of human brucellosis. A. In vitro activity of N-formimidoyl thienamycin against 98 clinical
Ann Clin Microbiol Antimicrob 2014;13:31. isolates of Brucella melitensis compared with those of cefoxitin, rifam-
[127] Vrioni G, Pappas G, Priavall E, Gartzonika C, Levidiotou S. An eternal pin, tetracycline, and co-trimoxazole. Antimicrob Agents Chemother
microbe: Brucella DNA load persists for years after clinical cure. Clin 1982;21:501–3.
Infect Dis 2008;46:e131–6. [149] Landínez R, Liñares J, Loza E, Martínez-Beltrán J, Martín R, Baquero
[128] Gándara B, Merino AL, Rogel MA, Martínez-Romero E. Limited F. In vitro activity of azithromycin and tetracycline against 358 cli-
genetic diversity of Brucella spp. J Clin Microbiol 2001;39:235–40. nical isolates of Brucella melitensis. Eur J Clin Microbiol Infect Dis
[129] Baddour MM, Alkhalifa DH. Evaluation of three polymerase chain 1992;11:265–7.
reaction techniques for detection of Brucella DNA in peripheral human [150] Qadri SM, Halim MA, Ueno Y, Abumustafa FM, Postle AG.
blood. Can J Microbiol 2008;54:352–7. Antibacterial activity of azithromycin against Brucella melitensis. Che-
[130] Bricker BJ, Halling SM. Differentiation of Brucella abortus bv. 1,2 motherapy 1995;41:253–6.
and 4, Brucella melitensis, Brucella ovis, and Brucella suis bv. 1 by [151] De Rautlin de la Roy YM, Grignon B, Grollier G, Coindreau MF,
PCR. J Clin Microbiol 1994;32:2660–6. Becq-Giraudon B. Rifampicin resistance in a strain of Brucella meli-
[131] Bardenstein S, Mandelboim M, Ficht TA, Baum M, Banai M. Identi- tensis after treatment with doxycycline and rifampicin. J Antimicrob
fication of the Brucella melitensis vaccine strain Rev.1 in animals and Chemother 1986;18:648–9.
humans in Israel by PCR analysis of the PstI site polymorphism of its [152] Kinsara A, Al-Mowallad A, Osoba AO. Increasing resistance of
omp2 gene. J Clin Microbiol 2002;40:1475–80. Brucellae to cotrimoxazole. Antimicrob Agents Chemother 1999;43:
[132] Kang SI, Her M, Kim JW, Kim JY, Ko KY, Ha YM, et al. Advan- 1531.
ced multiplex PCR assay for differentiation of Brucella species. Appl [153] al-Sibai MB, Qadri SM. Development of ciprofloxacin resistance in
Environ Microbiol 2011;77:6726–8. Brucella melitensis. J Antimicrob Chemother 1990;25:302–3.
[133] López-Goñi I, García-Yoldi D, Marín CM, de Miguel MJ, Barquero- [154] Araj GF. Update on laboratory diagnosis of human brucellosis. Int J
Calvo E, Guzmán-Verri C, et al. New Bruce-ladder multiplex PCR Antimicrob Agents 2010;36S1:S12–7.
assay for the biovar typing of Brucella suis and the discrimination of [155] Al Dahouk S, Tomaso H, Nöckler K, Neubauer H, Frangoulidis D.
Brucella suis and Brucella canis. Vet Microbiol 2011;154:152–5. Laboratory-based diagnosis of brucellosis–a review of the literature.
[134] López-Goñi I, García-Yoldi D, Marín CM, de Miguel MJ, Muñoz PM, Part II: serological tests for brucellosis. Clin Lab 2003;49:577–89.
Blasco JM, et al. Evaluation of a multiplex PCR assay (Bruce-ladder) [156] Díaz R, Casanova A, Ariza J, Moriyón I. The Rose Bengal Test in
for molecular typing of all Brucella species, including the vaccine human brucellosis: a neglected test for the diagnosis of a neglected
strains. J Clin Microbiol 2008;46:3484–7. disease. PLoS Negl Trop Dis 2011;5:e950.
[135] Koylass MS, King AC, Edwards-Smallbone J, Gopaul KK, Perrett LL, [157] Solís García Del Pozo J, Lorente Ortuño S, Navarro E, Solera J. Detec-
Whatmore AM. Comparative performance of SNP typing and ‘Bruce- tion of IgM antibrucella antibody in the absence of IgGs: a challenge
ladder’ in the discrimination of Brucella suis and Brucella canis. Vet for the clinical interpretation of brucella serology. PLoS Negl Trop Dis
Microbiol 2010;142:450–4. 2014;8:e3390.
[136] Groussaud P, Shankster SJ, Koylass MS, Whatmore AM. Mole- [158] Ayala SM, Hasan DB, Celestino CA, Escobar GI, Zhao DM, Lucero
cular typing divides marine mammal strains of Brucella into at NE. Validation of a simple universal IELISA for the diagnosis of human
least three groups with distinct host preferences. J Med Microbiol brucellosis. Eur J Clin Microbiol Infect Dis 2014;33:1239–46.
2007;56:1512–8. [159] Goldbaum FA, Rubbi CP, Wallach JC, Miguel SE, Baldi PC, Fossati
[137] Bricker BJ, Ewalt DR, Halling SM. Brucella ‘HOOF-Prints’: strain CA. Differentiation between active and inactive human brucellosis by
typing by multi-locus analysis of variable number tandem repeats measuring antiprotein humoral immune responses. J Clin Microbiol
(VNTRs). BMC Microbiol 2003;3:15. 1992;30:604–7.
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
8-038-A-10 Brucellose
[160] Baldi PC, Araj GF, Racaro GC, Wallach JC, Fossati CA. Detection [167] Pappas G, Akritidis N, Tsianos E. Effective treatments in the manage-
of antibodies to Brucella cytoplasmic proteins in the cerebrospinal ment of brucellosis. Expert Opin Pharmacother 2005;6:201–9.
fluid of patients with neurobrucellosis. Clin Diagn Lab Immunol [168] Solera J, Espinosa A, Martínez-Alfaro E, Sánchez L, Geijo P, Navarro
1999;6:756–9. E, et al. Treatment of human brucellosis with doxycycline and genta-
[161] Yin D, Li L, Song X, Li H, Wang J, Ju W, et al. A novel multi-epitope micin. Antimicrob Agents Chemother 1997;41:80–4.
recombined protein for diagnosis of human brucellosis. BMC Infect [169] CMIT. Brucellose. In: Pilly E, editor. Paris: ALINÉA Plus; 2016. p.
Dis 2016;16:219. 308–10.
[162] Smits HL, Abdoel TH, Solera J, Clavijo E, Diaz R. Immunochromato- [170] Akova M, Uzun O, Akalin HE, Hayran M, Unal S, Gür D. Quinolones
graphic Brucella-specific immunoglobulin M and G lateral flow assays in treatment of human brucellosis: comparative trial of ofloxacin-
for rapid serodiagnosis of human brucellosis. Clin Diagn Lab Immunol rifampin versus doxycycline-rifampin. Antimicrob Agents Chemother
2003;10:1141–6. 1993;37:1831–4.
[163] Drancourt M, Brouqui P, Raoult D. Afipia clevelandensis antibodies [171] Falagas ME, Bliziotis IA. Quinolones for treatment of human brucel-
and cross-reactivity with Brucella spp. and Yersinia enterocolitica O:9. losis: critical review of the evidence from microbiological and clinical
Clin Diagn Lab Immunol 1997;4:748–52. studies. Antimicrob Agents Chemother 2006;50:22–33.
[164] Schoerner C, Wartenberg K, Röllinghoff M. Differentiation of sero- [172] Jacobs F, Abramowicz D, Vereerstraeten P, Le Clerc JL, Zech F, Thys
logical responses to Yersinia enterocolitica serotype O9 and Brucella JP. Brucella endocarditis: the role of combined medical and surgical
species by immunoblot or enzyme-linked immunosorbent assay using treatment. Rev Infect Dis 1990;12:740–4.
whole bacteria and Yersinia outer membrane proteins. J Clin Microbiol [173] Lubani MM, Dudin KI, Sharda DC, Ndhar DS, Araj GF, Hafez HA,
1990;28:1570–4. et al. A multicenter therapeutic study of 1100 children with brucellosis.
[165] Erdenebaatar J, Bayarsaikhan B, Watarai M, Makino S, Shirahata T. Pediatr Infect Dis J 1989;8:75–8.
Enzyme-linked immunosorbent assay to differentiate the antibody res- [174] Garin Bastuji B, Delcueillerie F. Les brucelloses humaine et
ponses of animals infected with Brucella species from those of animals animale en France en l’an 2000. Situation épidémiologique - Pro-
infected with Yersinia enterocolitica O9. Clin Diagn Lab Immunol grammes de contrôle et d’éradication. Med Mal Infect 2001;31:
2003;10:710–4. 202–16.
[166] Akova M, Gür D, Livermore DM, Kocagöz T, Akalin HE. In vitro [175] Klietmann WF, Ruoff KL. Bioterrorism: implications for the clinical
activities of antibiotics alone and in combination against Brucella microbiologist. Clin Microbiol Rev 2001;14:364–81.
melitensis at neutral and acidic pHs. Antimicrob Agents Chemother [176] Hilleman MR. Overview: cause and prevention in biowarfare and bio-
1999;43:1298–300. terrorism. Vaccine 2002;20:3055–67.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Lavigne JP, Mailles A, Sotto A. Brucellose. EMC - Maladies infectieuses 2017;14(2):1-16 [Article
8-038-A-10].
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Cet article comporte également le contenu multimédia suivant, accessible en ligne sur [Link] et
[Link] :
1 autoévaluation
Cliquez ici
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/06/2021 par Universite Saint-Esprit de Kaslik (USEK) (584573). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.