Présentation Evaluation DEntreprise - Elite
Présentation Evaluation DEntreprise - Elite
d’entreprise
1
I. Présentation des intervenants
2
II. Cadre conceptuel et théorique
4
Dans quels cas a-t-on besoin de faire un exercice
d’évaluation ?
5
Une question centrale : que cherche-t-on à mesurer ?
(1/2)
L’évaluation a pour mission d’évaluer la valeur de marché des actions. ; cad la valeur de marché des fonds propres.
AE
• 2 approches :
- L’évaluation directe : cette démarche de valorisation aboutit directement à la valeur de l’equity ( V(E) ) et prend donc
explicitement en compte la structure financière (endettement) en dynamique
- L’évaluation indirecte : c’est une démarche de valorisation raisonnant via une valorisation de l’actif économique
(Entreprise Value) de laquelle on retranche la valeur des dettes, on raisonne donc sans prendre en compte la structure
financière en dynamique mais en neutralisant la dette normative au moment de l’ évaluation finale.
6
Une question centrale : que cherche-t-on à mesurer ?
(2/2)
7
Comprendre la notion de valeur
VFP =Valeur
comptable des Kc : coût des FP
Re : rentabilité de FP
AE = Actif
l’actif économique
Economique
(ROCE)
(Immobilisations +
BFR) D = valeur
𝐑𝐄𝐗 𝟏 − 𝐈𝐒 comptable de la Kd : coût de la dette
𝐀𝐄 dette
𝐕𝐅𝐏 𝐃
𝐂𝐌𝐏𝐂 = 𝐊𝐜 + 𝐊𝐝 𝟏 − 𝐈𝐒
𝐕𝐅𝐏 + 𝐃 𝐕𝐅𝐏 + 𝐃
𝐑𝐚𝐭𝐢𝐨𝐬 𝐝′ 𝐞𝐧𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐨𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭 ê𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐬 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐝𝐮 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 Notion d’arbitrage des investisseurs
8
Comprendre la notion de création de valeur
La création de valeur découle d’une rente positive supérieure au coût des ressources (CMPC)
La rentabilité de l’actif économique (Re) définit la création de valeur
Rappel
9
Mesure de la création de valeur
Market Value Added
La MVA mesure la création ou la destruction de valeur que le marché attribue à une société par rapport à
la valeur de son actif économique
10
Illustration n°1
11
III. Revue des différentes méthodes d’évaluation
d’entreprise
12
Quelles sont toutes les méthodes d’évaluation qu’on
utilise ?
En pratique, les méthodes d’évaluation ne sont pas mises en œuvre de manière unilatérale et exclusive, mais de
manière conjointe afin d’assurer un confort raisonnable par rapport aux valorisations obtenues…
Méthode utilisée par les financiers : Discounted Cash Flow et comparables
13
Des logiques différentes pour chacune des méthodes
14
Des logiques différentes pour chaque type
d’investisseur
Horizon
Court terme Moyen et long terme Long terme
d’investissement
DCF et transactions
Méthodes utilisées Comparables boursiers Comparables et DCF
comparables
Chaque investisseur évalue en fonction du profit qu’il espère retirer à plus ou moins court terme. Ce profit
peut revêtir des formes diverses : plus values, dividendes, etc…
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Quelques déterminants de la valeur
• Cadre de l’opération : investissement stratégique ou financier ; cession d’une majorité ou d’une minorité
Le prix est l’aboutissement d’un processus de négociation il résulte du compromis entre un vendeur
et un acheteur cherchant à maximiser leur opportunité
L’approche d’évaluation retenue et les niveaux de valorisation dégagés seront étroitement dépendants du
contexte général de la transaction et du processus de négociation
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Importance de la Due Diligence
La compréhension de l’entreprise, de ses marchés et de ses contraintes doit permettre d’identifier les
opportunités et les risques
Opportunités Risques
17
IV. Mise en œuvre de chacune des principales
méthodes d’évaluation
18
Méthode des multiples
Généralités
Principe Général
Les méthodes comparatives consistent à comparer la société à évaluer à des entreprises similaires dont on connaît
la valeur (sur le marché boursier ou lors de transaction).
La démarche est analogique : en prenant comme hypothèse un marché à l’équilibre (les prix sont « justes », il est
possible de situer la valeur d’une firme par rapport aux autres), il est légitime d’observer le marché où se
confrontent l’offre et la demande pour anticiper la manière dont le marché « payerait », à ses conditions actuelles, la
société si on l’offrait à la vente.
19
Méthode des multiples
L’échantillonnage
La méthode suppose un échantillon de sociétés comparables, pour lesquelles on dispose d’informations très
précises et fiables
L’échantillonnage est la phase la plus délicate de cette méthode.
La compilation et le retraitement de données pour l’analyse comparative est un travail long et méticuleux.
Les entreprises comparables doivent être de même profil : position dans l’économie globale, secteur économique,
taille, business model, métier, positionnement, potentiel de croissance, structure financière, … elles doivent être
simplement comparables !
Il faut également veiller à la comparabilité des chiffres : exercices comptables auxquels sont appliqués les
multiples, type et stabilité des méthodes comptables employées, etc…
Sur la base d’un échantillon, l’analyse ne pourra pas se borner à prendre une moyenne simple, il est préférable de
retenir une médiane notamment dans le cas d’un écart type important. La dispersion des indicateurs de
comparaison doit être intégrée dans le raisonnement.
20
Méthode des multiples
Notion de multiple
21
Méthode des multiples
Deux types de comparables
1. Comparables boursiers :
A partir de l’observation des capitalisations des sociétés cotées on dégage des multiples de valorisation.
• Extraire des états financiers des sociétés « comparables » : même profil économique et financier.
• Source essentielle de cette technique : production d’Equity Research (notes d’analyse financière consacrées aux
sociétés, études consacrées aux secteurs).
2. Comparables transactionnels :
En observant les prix payés lors de transactions sur des sociétés comparables, on cherche à déterminer des multiples
de valorisation applicables à la société à valoriser.
Difficulté dans l’application de cette méthode : Accès à l’information car les transactions sont le plus souvent
confidentielles et peuvent contenir des clauses « cachées » impactant le prix. Les banques d’affaires utilisent leurs
propres bases de données internes qu’elles documentent avec les deals auxquels elles ont participé ainsi que des
bases de données externes de qualité.
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Méthode des multiples
Démarche de travail globale pour les comparables
• Sociétés appartenant au même secteur et positionnée sur le même segment (industrie, négoce ?)
Constitution d’un • Homogénéité de la taille
échantillon de
comparables • Structures financières comparables
• Croissance bénéficiaire comparable
• Utiliser les soldes comptables du dernier exercice disponible (N) et des budgets des exercices
(N+1) et (N+2)
Calcul des multiples
• Appliquer les retraitements nécessaires : retraitement exceptionnel, décote de minoritaire/prime
de majoritaire, décalage d’exercice
Application des • Appliquer les multiples issus de l’échantillon aux soldes comptables de la société cible
multiples à la société
cible • Dégager les fourchette de valorisation selon les différents multiples
23
Méthode des multiples
Limites des multiples
Bien que très utilisées en pratiques, ces méthodes ne sont pas sans poser des questions techniques et académiques
en évaluation.
Les paramètres issus de la société à évaluer sont théoriquement normatifs, mais une simple correction marginale peut
avoir un impact très important en matière d’évaluation.
2/ La gestion de l’échantillonnage :
Pour l’évaluation par comparables il est « très facile » d’écarter telle ou telle opération ou d’en intégrer une autre ; en
gérant la liste de sociétés retenue on influence fortement le résultat de l’évaluation.
24
Méthode des multiples
Rappel des précautions d’usage
• Les multiples de transactions incluent des primes de contrôle et d’éventuelles synergies, à la différence des
multiples boursiers.
• Discounts d’illiquidité lorsque les multiples s’appliquent à des sociétés cotées et non cotées.
• Justifier les écarts de multiples de valorisation entre les sociétés de l’échantillon et expliquer les variations
anormales entre deux exercices.
25
Illustration n°2
26
IV. Mise en œuvre de chacune des principales
méthodes d’évaluation
27
DCF
Généralités
• Principe : La valeur actuelle de l’entreprise repose sur l’actualisation de flux de trésorerie dégagés par l’exploitation au taux
de rentabilité exigé par les apporteurs de capitaux et après déduction de la dette financière nette
• V = ∑ FCFi + VT - D - IM
i=1
(1+k)i
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DCF
Construction du Business Plan
La due diligence est une étape fondamentale dans la fiabilisation des éléments du Business Plan qui serviront de base
à l’évaluation
Outil industriel
Cadre macro-éco Finance
Productivité
Environnement Organisation
BUSINESS PLAN
concurrentiel Marketing
Stratégie de Compétitivité et
Personnel
développement politique commerciale
29
DCF
Construction du Business Plan – Quelques notions clés
31
DCF
Construction du Business Plan – Quelques notions clés
• Mettre en évidence les éléments les plus significatifs qui produisent un impact sur la valorisation
• Construire différents scenarii en sensibilisant les principaux paramètres d’exploitation : conservateur, médian,
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DCF
Variables clés de construction d’un modèle DCF
Horizon explicite de
Valeur terminale
prévision
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Choix des flux
Free Cash Flow to the Firm Free Cash Flow to Equity DDM (Dividend Discount Model)
FCFF
EBE - Frais financiers
- IS théorique sur REX + Produits financiers
- Variation deOpportunités
BFR - Remboursement Risques
de dette Dividendes
Risques
- Investissements nets des + Nouveaux emprunts
désinvestissements + Economie d'impôt sur charges financières
FCFF FCFE
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Taux d’actualisation
Le taux d’actualisation reflète l’exigence de rentabilité attendue par les bailleurs de fonds et constitue la
contrepartie du risque encouru
Le taux d’actualisation doit être choisi en adéquation avec la nature des flux retenus dans le modèle DCF
Free Cash Flow to Firm Free Cash Flow to Equity DDM (Dividend Discount Model)
Coût moyen pondéré du Taux de rentabilité exigé par Taux de rentabilité exigé par
capital les actionnaires les actionnaires
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Taux d’actualisation
Détermination du CMPC
VFP D
CMPC = 𝐂𝐨û𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐏 𝐱 + 𝐂𝐨û𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 1 − IS
VFP + D VFP + D
Le facteur (1-IS) permet de tenir compte de l’économie d’impôt générée par la charge d’intérêt
Le taux d’endettement pris en compte doit refléter l’endettement normatif du secteur et non celui de
l’entreprise
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Taux d’actualisation
Focus sur le coût des Fonds Propres et le coût de la dette
- Beta () : coefficient qui mesure la corrélation entre le risque de l’entreprise et le risque de marché
Le coût des fonds propres pour un secteur donné se mesure selon la formule du MEDAF (CAPM) comme suit :
Re = Rf + (Rm – Rf)
Prime de marché
Coût de la dette :
Coût moyen d’endettement de l’entreprise (court et moyen long terme) à structure d’endettement normative/stable
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Taux d’actualisation
Détermination de la prime de risque
2 principales approches :
• Prime de risque instantanée : réalisation de sondages auprès des investisseurs
• Une approche fondée sur l’anticipation, nécessitant de faire un travail de projection pour mesurer la rentabilité
prévisionnelle moyenne du marché ou sur la base d’un sondage des investisseurs sur la rentabilité future attendue
Pour rappel
Re = Rf + (Rm – Rf)
- rentabilité non risquée : Rf (Return Free of Risk)
- rentabilité moyenne : Rm (Return of the Market)
38
Horizon de prévisions
39
Valeur terminale
1 2
Valeur terminale Valeur terminale
40
Analyses de sensibilité
41
Illustration n°3
42
IV. Mise en œuvre de chacune des principales
méthodes d’évaluation
La méthode patrimoniale
43
Méthode patrimoniale ou ANR
Cadre général
ANR = ANC + plus values latentes - moins values latentes + effet fiscal
L’objectif étant de repasser les comptes dans une valeur de marché, l’ampleur des corrections est fortement dépendante du
référentiel comptable utilisé par l’entreprise
45
Méthode patrimoniale ou ANR
Mise en œuvre
Biens évalués sur la base de la valeur Terrains nus, bâtiments hors exploitation, matériels courants, participations
marchande sur le marché secondaire minoritaires, titres de placement, stocks de matières premières, actifs incorporels
dotés de valeur marchande (brevets…)
Biens évalués sur la base de leur coût Bâtiments servant à l’exploitation (V=superficie bâtie m² x coût du m² neuf x
de remplacement coefficient de vétusté annuel)
Biens évalués sur la base de leur prix Bâtiments servant à l’exploitation dont le coût de construction actuel est difficile à
d’acquisition corrigé établir, matériel sans marché secondaire
Biens évalués sur la base de leur coût Stocks de produits en cours, travaux en cours, stocks de produits finis…
de production
Biens évalués sur la base de Logements loués, royalties nets d’impôts provenant de brevets ayant fait l’objet de
l’actualisation de flux futurs licences, et diminuées de la valeur actualisée de la charge fiscale
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Méthode patrimoniale ou ANR
Avantages et inconvénients de cette méthode
• Opération très lourde à mettre en œuvre et coûteuse : nécessité de mandater des cabinets d’experts, de réaliser
des inventaires détaillés, de mener des expertises pour évaluer la valeur marchande de certains actifs
• Réévaluation limitée à ce qui est dans le patrimoine (juridique et comptable) de la société : la correction n’est que
partielle, manquent les éléments non inscrits à l’inventaire.
• Méthodes statiques tournées vers le passé et n’intégrant pas les perspectives et donc la rentabilité des actifs
(sauf GW)
• Convient pour la valorisation de Holding (« Sum of the Parts ») – Attention décote de holding à prendre en
compte
47
Méthode patrimoniale ou ANR
Intégration du goodwill
D’après la méthode de l’ANR, la valeur d’une société correspond à son actif réévalué.
Néanmoins, l’ANR ne prend pas en compte des composantes non inscrites au bilan : le Management et sa
capacité à générer des performances, des actifs non inscrits dans le bilan tels que la réputation, la position sur le
marché, etc.
Savoir faire, notoriété, organisation, expertise, part de marché, marque, fonds de commerce,
Définition du
réputation, accréditations, qualifications, relationnel, culture d’entreprise, climat social,
goodwill
barrières technologiques, relations privilégiées avec la puissance publique
Les méthodes d’évaluation par le Goodwill combinent à la fois la méthode patrimoniale classique et
l’approche par la rentabilité
Cette logique pose d’emblée un problème conceptuel et méthodologique : alors que l’on cherche à
évaluer la valeur corrigée du patrimoine, pour en apprécier une composante incorporelle on aboutit à
raisonner sur les flux futurs, c’est à dire sur des prévisions.
48
V. Impact d’un contexte d’opération sur l’exercice
d’évaluation
49
La démarche générale de l’Evaluation
• Dans le cadre d’une DCF : quels flux, quel taux, quel horizon, quelle croissance perpétuelle
• Dans la cas d’une approche par les multiples, pour dégager les multiples pertinents
Préalable
• Echantillonnage de sociétés cotées (même pays, secteur) => Echantillonnage de
transactions => dégager les multiples pertinents
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La démarche générale de l’Evaluation
C’est la phase d’évaluation elle-même qui doit aboutir à la valeur de l’Equity net des Intérêts
Minoritaires.
1. Valorisation par les flux : application de la formule retenue, présentation de la matrice de
Phase de calcul sensibilité : value drivers et paramètres (t, g)
2. Multiples : application des multiples aux agrégats de la société à évaluer
On peut conclure en disant que « la valeur » est celle obtenue par la méthode DCF, validée par
la méthode des comparables qui en apprécient la vraisemblance au regard des pratiques du
marché.
Synthèse de
l’Evaluation 1. Fourchette d’évaluation et analyse de :
- Amplitude
- Hiérarchie DCF > Multiples > ANR
51
La démarche générale de l’Evaluation
Décote de holding
• Une société holding fait apparaître une capitalisation boursière ou une valeur de
transaction inférieure à la somme de la valeur de ses participations => frottements
Prise en compte
fiscaux, frais de gestion, absence de synergie (diversification)
de décotes
• Cette décote varie entre 10% et 30% au Maroc
éventuelles
Décote d’iliquidité
• C’est une décote qui intervient si un actionnaire souhaite vendre immédiatement ses
titres dans une situation où la liquidité est faible.
Décote de minoritaire
• Dans le cas d’une valorisation par DCF, cette méthode étant une valorisation pour
« Majoritaire », on applique en général une décote de minoritaire pour tenir compte du fait
que le minoritaire n’a pas de droit de regard sur la gestion
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V. Impact d’un contexte d’opération sur l’exercice
d’évaluation
53
Qu’est ce qu’un M&A ?
M&A => Merger and Acquisition => Fusions et Acquisition => et plus généralement Cessions et Acquisitions
Les opérations de M&A revêtent plusieurs aspects : financier, juridique, social, humain, fiscal, communication
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Motivations des Parties prenantes
55
Mesure de création de valeur par l’évaluation fondamentale
56
Quels sont les risques liés à un M&A ?
+ 4 Conditions de succès
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Quels sont les risques liés à un M&A ?
A noter que les opérations sur les titres sont plus risquées que celles sur les actifs. Elles nécessitent une protection
contractuelle contre l’apparition de passifs. Elles permettent par contre le transfert des déficits, ce qui n’est pas le cas dans une
opération sur les actifs.
• La réduction des asymétries d’information : collecte, mise en forme, analyse, contrôle, vérification des informations
sur la situation réelle de la société dans tous ses aspects
• La négociation : les conseillers jouent un rôle de facilitateur et évitent des relations frontales entre les parties
• La gestion des risques liés à une opération
• La structuration de l’opération et l’optimisation des montages
• La maîtrise des « best practices » en matière de process M&A
Banques d’affaires :
• Coordinateur de l’opération : gestion du process et des différents intervenants
• Due diligence, Business Plan, Evaluation, Préparation des documents de placement, data room (excepté VDD),
placement et négociations
Cabinets d’avocats : préparation et négociation de la documentation juridique, audit juridique (buy side ou sell side)
Cabinets d’audit (Transaction service) : calcul du BFR de l’endettement et de l’EBE normatifs, audit comptable, financier et
social en buy side et VDD en sell side
Experts techniques : audit technique sur l’existant, estimation des investissements à réaliser au vu du Business Plan
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Quels sont tous les types de process ?
Il existe 3 processus possibles => le choix du process pouvant avoir un impact sur la valorisation
Opération de gré à gré « Open bid » : Vente aux enchères Consultation restreinte
• Pas de pression sur le timing • Process cadré : timing relativement • Calendrier plus flexible
• Pas de coûts à engager avant d’être précis • Schéma de cession privilégié
certain de vouloir faire le deal • Coûts à engager • Concurrence imparfaite favorable au
• Négociation sur les conditions du deal • Informations précises, sélectionnées cédant
plus intenses : Prix et garanties et rapidement disponibles (du fait de • Possibilité de modifier, affiner ou
• Accès direct à l’entreprise et au la préparation préalable) même d’interrompre le processus en
management • Effet haussier sur le prix : enchères fonction à l’avancement du deal
• Meilleure gestion de la confidentialité • Communication à grande échelle => Cas le plus fréquent
(notamment vis à vis des salariés) (aucune confidentialité sur l’opération)
PRIX = Prix base +/- Ajustements +/- • Elles visent à protéger l’acquéreur de • Lié au montage choisi => impact
Compléments pertes de valeur postérieures à la différent selon acquisition actifs ou
Prix de base : Le prix doit être formulé cession imputable à la gestion titres
précisément dans les contrats antérieure. • Gérer les montants de trésorerie et de
Ajustements : Différence constatée • La garantie peut faire l’objet de compte courants d’associés, etc.
entre des états financiers provisoires et franchise, de seuil et être plafonnée
définitifs (généralement entre 20 et 30% du
Complément ou Earn-out : technique prix)
permettant à un vendeur d’obtenir un • La base des garanties est l’information
complément de prix si des objectifs remise à l’acquéreur (VDD, Info
définis de performance (activité, memo, Data room, réponses aux
résultats) sont atteints dans les années questions, due diligences et
qui suivent la cession (dans ce cas le interviews) et les déclarations faites
vendeur reste engagé dans la gestion par le vendeur
et/ou dans le capital • Nécessité de mettre en place une
« Garantie » de la Garantie
61
Annexes
62
Annexe - Taux d’actualisation
Détermination du béta
Evaluation du Béta
Les méthodes comparatives pour le calcul du béta doivent tenir compte des différentes structures
financières => calcul des bétas désendettés
63
Taux d’actualisation
Détermination du béta
Le niveau du Bêta détermine le niveau de risque d’une valeur donnée. Il permet d’apprécier si une telle valeur
amplifie les fluctuations de marché, les réduit, on fluctue dans une mesure corrélée au marché.
ß = Cov (i,m)/Vm
Le Bêta du marché est égal à 1 (sensibilité des variation du rendement du portefeuille de marché par
rapport à lui-même)
Les Bêtas supérieurs à 2 ou négatifs sont rares
64
Annexe - Taux d’actualisation
Endettement et désendettement du béta
L’obtention du Béta par comparaison nécessite de retraiter l’impact de la structure financière afin de déduire le
Béta des Fonds propres.
Ce dernier doit ensuite être réendetté en fonction de la structure financière spécifique de la société évaluée
ßi = ß Opportunités
* (1+(1-IS) * Vd/Vc) ß = ßi / (1+(1-IS)*Vd/Vc)
Risques
65
Illustration 1
Market Value Added
0
Illustration 1
Market Value Added
ROCE 2% 5% 9%
Destruction Création
de valeur de valeur
1
Illustration 2
Méthode des multiples
Evaluation par multiples au 31 décembre 2016 d’une société opérant dans l’industrie
pharmaceutique présentant les états financiers suivants :
Compte de résultat Bilan
m$ 2014 2015 2016 2017e m$ déc.-14 déc.-15 déc.-16
Chiffre d'affaires 420 600 760 850 Immobilisations nettes a 2 000 1 800 1 600
Contexte EBE 84 180 260 279 BFR b 100 240 340
Résultat d'exploitation 50 132 240 255 AEc a+b 2 100 2 040 1 940
Résultat net 28 61 140 160 Dette nette 1 200 840 590
Croissance du CA 43% 27% 12% Capitaux propres 900 1 200 1 350
Marge d'EBE 20% 30% 34% 33% Financement de l'AEc 2 100 2 040 1 940
Marge de REX 12% 22% 32% 30%
Marge nette 7% 10% 18% 19%
AstraZeneca PLC Royaume-Uni 75 425 3,6x 3,8x 11,6x 11,9x 14,1x 15,6x 11% 31%
Merck & Co., Inc. Etats-Unis 171 500 4,6x 4,7x 11,7x 11,8x 16,5x 16,0x 8% 40%
Novartis AG Suisse 171 406 3,9x 3,9x 13,4x 13,4x 15,8x 15,1x 10% 29%
Pfizer Inc. Etats-Unis 199 928 4,1x 3,9x 10,4x 9,4x 13,7x 12,6x 8% 39%
Roche Holding AG Suisse 200 967 4,3x 4,1x 10,7x 10,1x 16,0x 15,0x 8% 41%
Multiples Sanofi France 95 743 2,7x 2,7x 8,8x 9,0x 12,6x 12,9x 9% 30%
boursiers Moyenne 3,9x 3,8x 11,1x 10,9x 14,8x 14,5x 9% 35%
Notes : (1) Moyenne 3 mois au 29 novembre 2016 ; (2) Agrégats relatifs à l'exercice 2016
Source : Infinancials Indicateurs de comparaison
2
Illustration 2
Méthode des multiples
m$ 2016 2017e
EBE a 260 279
VAE / EBE b 11,1x 10,9x
VAE c=axb 2 886 3 041
Dette financière nette d 590 590
Valeur des fonds propres c-d 2 296 2 451
m$ 2016 2017e
Résultat net a 140 160
P/E b 14,8x 14,5x
Valeur des fonds propres axb 2 072 2 320
3
Illustration 2
Méthode des multiples
Multiples de
transactions
4
Illustration 2
Méthode des multiples
m$ 2017e
EBE a 279
VAE / EBE b 13,2x
VAE c=axb 3 683
Dette financière nette d 590
Valeur des fonds propres c-d 3 093
m$ 2017e
Résultat net a 160
P/E b 21,1x
Valeur des fonds propres axb 3 376
• En l’absence de définition IFRS, la méthode de calcul de l’EBE des sociétés comparables doit être homogène avec
Points celle de la Société.
d’attention • Les agrégats de la Société appliqués aux multiples (EBE et REX notamment) doivent être normalisés en les retraitant
de tout élément non récurrent.
5
Illustration 3
Méthode DCF
Contexte | Evaluation par DCF au 1er janvier 2017 d’une société marocaine opérant dans l’industrie pharmaceutique
présentant le Business Plan ci-dessous
6
Illustration 3
Bêtas sectoriels
Bêta
Secteur désendetté
Tabac 0,35
Autoroutes 0,41
Bière 0,43
Agroalimentaire 0,53
Distribution alimentaire 0,54
Compagnies aériennes 0,62
Média / publicité 0,64
Internet 0,69
Biens de consommation 0,71
Distribution non alimentaire 0,74
Hôtellerie 0,75
Equipements automobiles 0,76
Logiciels 0,78
Gestion d'actifs 0,87
Immobilier 0,95
Services informatiques 1,00
Travail temporaire 1,01
Informatique (équipement) 1,14
Assurance vie 1,50
Tous secteurs 0,75
Source : Vernimmen Edition 2010
Les entreprises très liées à la conjoncture, comme le travail temporaire, ou les secteurs en forte croissance,
comme les logiciels, se caractérisent par un bêta élevé.
7
Illustration 3
Détermination du bêta et du ratio d’endettement cible
8
Illustration 3
Détermination du CMPC et de g
CMPC Hypothèses
Taux sans risque t 3,0% Taux spot des bons du trésor de maturité 10 ans au 25 novembre 2016
Prime de risque de marché p 6,0% Consensus de marché au Maroc
Bêta désendetté 0,84
D/VFP 8,8%
Bêta réendetté β 0,89
Kcp = t + p x β
𝑫
Etape 1 :
Coût des fonds propres 8,4%
𝛽𝒓é𝒆𝒏𝒅𝒆𝒕𝒕é = β𝒅é𝒔𝒆𝒏𝒅𝒆𝒕𝒕é × ( 𝑰𝑺 )
Taux sans risque t 3,0% 𝑽𝑭𝑷
Détermination du Spread s 2,0%
CMPC (2/2) Coût de la dette c=t+s 5,0%
Taux d'IS IS 30,0%
Coût de la dette après impôt Kd = c x (1 - IS) 3,5%
D/(D+VFP) D 8,1%
E/(D+VFP) E 91,9%
CMPC Kcp x E + Kd x D 8,0%
Etape 2 :
Taux de Prise en compte d’un taux de croissance à l’infini de 2%
croissance à
l’infini
9
Illustration 3
Calcul des flux à actualiser (y compris flux normatif)
Flux
m$ normatif Hypothèses
Eléments de compte de résultat
Chiffre d'affaires 1 030 Niveau 2019e inflaté du taux de croissance à l'infini
EBE 342 Marge d'EBE égale à l'estimation 2019e (33%)
Etape 4 : Dotations aux amortissements (50) Egales à l'investissement normatif
Résultat d'exploitation 292
Détermination du
flux normatif FCF to the Firm
EBE 342
- IS théorique sur REX (88)
- Variation de BFR (8) Taux de croissance à l'infini multiplié par le BFR normatif (selon le ratio 2019e)
- Investissements nets (50) Niveau normatif pour maintenir l'outil productif en l'état
FCF to the Firm 196
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Illustration 3
Mise en œuvre de la DCF
Flux
m$ 2017e 2018e 2019e normatif
FCF to the Firm 1 143 127 164 196
Pas d'actualisation 0,5 1,5 2,5
Facteur d'actualisation 2 0,96 0,89 0,82
Etape 5 : m$ déc.-16
Multiples implicites
VAE / EBE 2016e 11,0x
VT / EBE normatif (2020e) 9,6x
m$ CMPC
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Synthèse
1 300 1 500 1 700 1 900 2 100 2 300 2 500 2 700 2 900 3 100 3 300 3 500
Les multiples de transactions intègrent une prime de contrôle et les synergies, ce qui fait ressortir une valeur
des fonds propres de la Société supérieure à celle induite par les autres méthodes d’évaluation.
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Valeur terminale
Cas particuliers
La valeur terminale dans le secteur de l’hôtellerie est généralement estimée par multiple d’EBE
Hôtellerie
avant loyers (pratique de marché).
Promotion La valeur d’entreprise dans le secteur de la promotion immobilière n’intègre pas de valeur
immobilière terminale puisque seuls les projets en cours sont évalués.
La valeur d’entreprise correspond à la somme actualisée des flux de trésorerie disponible générés
Concessions
sur la durée restante de la concession (pas de valeur terminale).
La durée de vie d’une mine est limitée par l’état des réserves et des ressources à la date
Mines
d’évaluation. Par conséquent, la valeur d’entreprise n’intègre pas de valeur terminale.
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