Modélisation de la Machine Asynchrone Double Étoile
Modélisation de la Machine Asynchrone Double Étoile
Présenté par
Smail AZZI
Belkacem AZZI
Thème
M Slimane REZGUI
Maitre Assistant A, UMMTO, Président
M Arezki DICHE
Maitre Assistant A, UMMTO, Rapporteur
M Kaci GHEDAMSI
Maitre de Conférence A, Université de Bejaia, Rapporteur
M Farid NAMANI
Maitre Assistant A, UMMTO, Examinateur
M Ferroudja BOUALI
Maitre Assistant A, UMMTO, Examinatrice
Nous remercions Dieu pour le courage, la patience et la santé qui nous
ont été utiles tout au long de notre parcours.
Nous tenons à adresser nos vifs remerciements à Mr A. DICHE et Mr
[Link] qui ont proposé et dirigé ce projet et pour leurs entière
disponibilité, leurs aides et leurs précieux conseils.
Notre sincère gratitude va aussi aux membres du jury qui ont bien
accepté de juger ce présent travail.
Nous tenons à remercier aussi tous les enseignants qui ont contribuer à
notre formation
Enfin, que toute personne ayant contribué de près ou de loin à la
réalisation de ce travail, trouve ici l’expression de nos sincères
remerciements.
C’est avec un grand honneur que je dédie ce mémoire :
SMAIL
C’est avec un grand honneur que je dédie ce mémoire :
BELKACEM
Notations
Introduction générale…………………………………………………………………………1
Chapitre I : Généralités
I.1Introduction………………………………………………………………………………….3
I.2 La machine asynchrone........................................................................................................ 3
I.2.1 Définition………………………………………………………………………………… 3
I.2.2 Constitution de la machine asynchrone…………………………………………………. .3
I.3 Les machines multiphasées…………………………………….…………………………...4
I.3.1 Machines multiphasées de «type 1 »………………...…………………………………... 4
I.3.2 Machines multiphasées de «type2»……………………………………………………… 5
I.4 Applications des machines multiphasées………………………………………………….. .7
I.5 Les avantages et les inconvénients de la machine…………………………………………. 7
I.5.1 Avantages des Machines Multiphasées ……………………………………………… ….7
I.5.2 Inconvénients des machines multiphasées…………………………………………… .8
I.6 Présentation de la machine asynchrone à double étoile…………………………………….8
I.7 Description du moteur asynchrone à double étoile (MASDE) …………………………. …9
I.7.1 Partie fixe (stator ou inducteur) ………………………………………………………… .9
I.7.2 Partie mobile (rotor ou induit) ………………………………………………………... …9
I.8 Principe de fonctionnement de la machine asynchrone à double étoile………………. … 10
I.9 Conclusion………………………………………………………………………………. ..11
Chapitre II : modélisation et simulation de la MASDE
II.1 Introduction…………………………………………………………………………...….12
II.6.4 Association de la MASDE par deux onduleurs de tension à commande MLI……... …36
III.1Introduction………………………………………………………………………………39
III.6 Conclusion…………………………………………………………………………..…...48
Introduction générale
La première machine asynchrone triphasée fut réalisée par l’allemand MICHAEL DOLIVO-
DOBROWLSKI en 1889. Cette dernière domine assez largement le domaine des machines
électriques, grâce à plusieurs avantages qu’elle présente par rapport aux autres types. Elle est
la plus simple à fabriquer, la moins couteuse, la moins exigeante en termes d’entretien [10].
Dés la fin des années 1920, les machines à deux enroulements triphasés au stator avaient été
introduites pour accroitre la puissance des alternateurs synchrones de très forte puissance. Les
machines multiphasées ont par la suite connu un intérêt grandissant, et en particulier la
machine asynchrone double étoile (MASDE), qui présente en plus des avantages des
machines asynchrones à cage, ceux des machines multiphasées. L’un des exemples les plus
courants de la machine asynchrone double étoile, dans la configuration classique deux
enroulements triphasés identiques, les deux étoiles se partagent le même stator et sont décalés
d’un angle électrique de 30°. Ces enroulements ont le même nombre de pôles et sont
alimentés à la même fréquence [4].
En effet, les variateurs multiphasés présentent plusieurs avantages par rapport aux machines
conventionnelles triphasées, tels que, La segmentation de puissance, La minimisation des
ondulations de couple et des pertes rotoriques, réduction des courants harmoniques, grande
fiabilité et forte puissance etc…
1
Introduction générale
2
Chapitre I Généralités
I.1Introduction
Le moteur asynchrone est de beaucoup le moteur le plus utilisé dans l’ensemble des
applications industrielles, du fait de sa facilité de mise en œuvre, de son faible encombrement
de son bon rendement et de son excellente fiabilité. Son seul point noir est le circuit
magnétique (l’énergie réactive toujours consommée pour magnétiser l’entrefer).
Dans ce chapitre, on va étudier les machines asynchrones à plusieurs phases décalées l’une
ଶగ
par rapport à l’autre d’un angle ( ), tel que n représente le nombre de phases.
I.2.1 Définition
La machine asynchrone est une machine électrique tournante, fonctionnant sur le réseau
alternatif de fréquence f ayant 2p pôles, a une vitesse différente de celle du synchronisme Nୱ
définie par :
Nୱ = (I.1)
୮
3
Chapitre I Généralités
Les machines multiphasées de "type 1" sont des machines dont le nombre de phases
statoriques q est un multiple de trois, de sorte que l'on puisse les grouper en (3 )ܣétoiles
triphasées :
On remarque qu’il est préférable, en fonctionnement normal, d’avoir autant de neutres que
d'étoiles, c'est-à-dire ܣneutres isolés. Or pour un nombre donné de phases, il peut y avoir
plusieurs configurations possibles suivant le décalage angulaire ߙ entre deux bobines
adjacentes (qui correspond d'ailleurs au décalage entre étoiles). En effet, une machine à
double étoile (q=6) dont les étoiles sont décalées de ߙ = ߨൗ6 à des caractéristiques
différentes de celles d’une machine dont les étoiles sont décalées de ߙ = ߨൗ3.
4
Chapitre I Généralités
Le tableau I.1donne le détail de quelques exemples des machines multi étoiles [2] :
3 3 ߨൗ
3
6 3 ߨൗ
3
6 6 ߨൗ
6
9 9 ߨൗ
9
12 6 ߨൗ
6
12 12 ߨൗ
12
Tableau I.1: machines multiphasées dont le nombre de phases statorique est un multiple de
trois (machines multiphasi de type1).
5
Chapitre I Généralités
5 5 ߨൗ
5
7 7 ߨൗ
7
9 9 ߨൗ
9
11 11 ߨൗ
11
13 13 ߨൗ
13
Tableau I.2 Machines multiphasées dont le nombre de phases statoriques est un nombre
impair (machine multiphasées de Type2).
6
Chapitre I Généralités
7
Chapitre I Généralités
Amélioration de la fiabilité.
Amélioration du facteur de puissance.
Minimisation des ondulations du couple et des pertes rotoriques.
I.5.2 Inconvénients des machines multiphasées
Cependant, la machine asynchrone présente des inconvénients tels que [2] :
Le nombre de semi-conducteurs augmente avec le nombre de phases, ce qui peut
éventuellement augmenter le coût de l’ensemble convertisseur- machine.
La multiplication du nombre des semi-conducteurs avec la structure dynamique est
fortement non linéaire et l’existence d’un fort couplage entre le couple et le flux, ce
qui complique évidemment sa commande.
L’inconvénient majeur des machines double étoile est l’apparition de courants
harmoniques de circulation lors d’une alimentation par onduleur de tension.
I.6 Présentation de la machine asynchrone à double étoile
8
Chapitre I Généralités
9
Chapitre I Généralités
Ce choix permet d'obtenir des machines peu onéreuses, robustes, faciles d'emploi et
nécessitent un entretien limité.
Le rotor tourne à une vitesse ߱ différente de ߱ ௦, pour cette raison, la cage rotorique devient
le siège d'un système des forces électromotrices triphasées engendrant elles-mêmes trois
courants rotoriques. Ainsi les effets de l'induction statorique sur les courants induits
rotoriques se manifestent par l'élaboration d'un couple de forces électromagnétiques sur le
rotor tel que l'écart des vitesses soit réduit.
ఠ ೞିఠ ೝ
Le rapport ݃ = : est appelé glissement du rotor par rapport aux champs tournants du
ఠೞ
stator.
I.8 Principe de fonctionnement de la machine asynchrone à double étoile
Les courants statoriques créent un champ magnétique tournant dans les deux stators (l’étoile 1
alimente par des courants triphasés et l’étoile 2 alimente par les mêmes courants triphasés
mais décalés d’un angule (α). La fréquence de rotation de ce champ est imposée par la
fréquence des courants statoriques ≪ ݂௦ ≫, c’est-à-dire que sa vitesse de rotation est
proportionnelle à la fréquence de l'alimentation électrique, la vitesse de ce champ tournant est
appelée vitesse de synchronisme≪ ߱ ௦ ≫. Elle est définie comme suit :
ೞ
߱ ௦= [rad/s] (I.3)
Ces deux Champs tournants produites par les deux enroulements statoriques vont induire des
courants dans les conducteurs du rotor. Générant ainsi des forces électromotrices qui feront
tourner le rotor à une vitesse ≪ ߱ ≫ inférieure à celle du synchronisme (߱ < ߱ ௦), ainsi
les effets de l’induction statoriques sur les courants induits rotoriques se manifestent par
l’élaboration d’un couple de force électromagnétique sur le rotor tel que l’écart des vitesses
soit réduit. La différence de vitesse entre le rotor et le champ statorique est dite vitesse
relative :
߱ = ߱ ௦− ߱ (I.4)
On dira alors que ces deux champs glissent par rapport au rotor et on définit ce glissement par
le rapport :
ఠ ఠ ೞିఠ ೝ
݃=ఠ = (I.5)
ೞ ఠೞ
10
Chapitre I Généralités
I.9 Conclusion
Dans ce chapitre, on a donné quelques généralités sur les machines multiphasées, on
s’intéresse aux machines les plus courantes, les machines double étoile (MASDE
MASDE), Il est très
intéressant de pouvoir étudier cette dernière en ses
ses deux modes de fonctionnement (moteur et
génératrice) par
ar la suite nous passons à la modélisation de la machine asynchrone double
étoile (MASDE)) en fonctionnement moteur.
11
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
II.1 Introduction
L’étude sera menée avec un décalage ߙ = 30° , enfin des résultats de simulations avec des
commentaires seront présentés.
Pour notre étude, nous considérons les hypothèses simplificatrices suivantes [2] :
- Le circuit magnétique est non saturé ;
- Les pertes (par hystérésis et courant de Foucault) sont négligées ;
- Les forces magnétomotrices créées par chacune des phases des deux armatures sont à
répartition sinusoïdale d’où résulte que l’entrefer est constant, que les inductances propres
sont des constantes et que les inductances mutuelles entre deux enroulements sont des
fonctions sinusoïdales de l’angle entre leurs axes magnétiques ;
- Les résistances ne varient pas avec la température et on néglige l’effet de peau ;
- La machine est de constitution symétrique.
12
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
13
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
Pour l’étoile 2 :
ೞೌమ ௗథ
⎧ݒ௦ଶ = ܴ௦ଶ݅௦ଶ + ௗ௧
⎪ ௗథ
ݒ௦ଶ = ܴ௦ଶ݅௦ଶ + ೞ್మ (II.2)
⎨ ௗ௧
⎪ ݅ ܴ = ݒ+ ೞమ ௗథ
⎩ ௦ଶ ௦ଷ ௦ଶ ௗ௧
Pour le rotor :
ೝೌ ௗథ
⎧0 = ܴ ݅ + ௗ௧
⎪ ௗథ
0 = ܴ݅ + ೝ್ (II.3)
⎨ ௗ௧
⎪ 0 = ܴ ݅ + ೝௗథ
⎩ ௗ௧
La forme matricielle est la suivante :
Pour l’étoile 1 :
ௗ
[ݒ௦ଵ] = [ܴ௦ଵ][݅௦ଵ] + [߶௦ଵ] (II.4)
ௗ௧
Pour l’étoile 2 :
ௗ
[ݒ௦ଶ] = [ܴ௦ଶ][݅௦ଶ] + [߶௦ଶ] (II.5)
ௗ௧
Pour le rotor :
ௗ
[0] = [ܴ][݅] + [߶] (II.6)
ௗ௧
On pose :
ܴ௦ଵ = ܴ௦ଵ = ܴ௦ଵ = ܴ௦ଵ
ܴ௦ଶ = ܴ௦ଶ = ܴ௦ଶ = ܴ௦ଶ
ܴ௦ଵ 0 0 ܴ௦ଶ 0 0 ܴ 0 0
[ܴ௦ଵ] = 0 ܴ௦ଵ 0 ൩ ; [ܴ௦ଶ] = 0 ܴ௦ଶ 0 ൩ ; [ܴ] = 0 ܴ 0 ൩
0 0 ܴ௦ଵ 0 0 ܴ௦ଶ 0 0 ܴ
Avec :
ܴ௦ଵ : Résistance d’une phase de l’étoile 1.
ܴ௦ଶ : Résistance d’une phase de l’étoile 2.
ܴ : Résistance d’une phase du rotor.
ݒ௦ଵ ݒ௦ଶ
[ݒ௦ଵ] = ݒ௦ଵ൩ ; [ݒ௦ଶ] = ݒ௦ଶ൩
ݒ௦ଵ ݒ௦ଶ
[ݒ௦ଵ] : Matrice de tension de l’étoile1.
[ݒ௦ଶ] : Matrice de tension de l’étoile2.
14
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
݅௦ଵ ݅௦ଶ ݅
[݅௦ଵ] = ݅௦ଵ൩ ; [݅௦ଶ] = ݅௦ଶ൩ ; [݅] = ݅൩
݅௦ଵ ݅௦ଶ ݅
15
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
1 1
⎡(ܮ௦ଶ + ܮ ௦) − ܮ ௦ − ܮ ௦ ⎤
⎢ 2 2 ⎥
⎢ 1 1
[ܮ௦ଶ௦ଶ] = − ܮ ௦ (ܮ௦ଶ + ܮ ௦) − ܮ ௦ ⎥
⎢ 2 2 ⎥
⎢ 1 1 ⎥
− ܮ − ܮ (ܮ + ܮ )
⎣ 2 ௦
2 ௦ ௦ଶ ௦ ⎦
1 1
⎡(ܮ + ܮ ) − ܮ − ܮ ⎤
⎢ 2 2 ⎥
1 1
[ܮ] = ⎢ − ܮ (ܮ + ܮ ) − ܮ ⎥
⎢ 2 2 ⎥
⎢ 1 1 ⎥
− ܮ − ܮ (ܮ + ܮ )⎦
⎣ 2
2
4ߨ 4ߨ
⎡ ܮ ௦ cos(ߙ) ܮ ௦ cos ൬ߙ + ൰ ܮ ௦ cos ൬ߙ + ൰⎤
⎢ 3 3 ⎥
2ߨ 2ߨ
[ܮ௦ଵ௦ଶ] = ⎢ܮ ௦ cos ൬ߙ + ൰ ܮ ௦ cos(ߙ) ܮ ௦ cos ൬ߙ + ൰⎥
⎢ 3 3 ⎥
⎢ 4ߨ 2ߨ ⎥
⎣ ܮ ௦ cos ൬ߙ + 3 ൰ ܮ ௦ cos ൬ߙ + 3 ൰ ܮ ௦ cos(ߙ) ⎦
16
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
4ߨ 4ߨ
⎡ ܮ ௦ cos(ߠ) ܮ௦ cos ൬ߠ + ൰ ܮ௦ cos ൬ߠ + ൰⎤
⎢ 3 3 ⎥
2ߨ 2ߨ
[ܮ௦ଵ] = ⎢ܮ௦ cos ൬ߠ + ൰ ܮ௦ cos(ߠ) ܮ௦ cos ൬ߠ + ൰⎥
⎢ 3 3 ⎥
⎢ 4ߨ 2ߨ ⎥
ܮ௦ cos ൬ߠ + ൰ ܮ௦ cos ൬ߠ + ൰ ܮ ௦ cos(ߠ)
⎣ 3 3 ⎦
4ߨ 4ߨ
⎡ ܮ ௦ cos(ߠ) ܮ௦ cos ൬ߠ − ߙ + ൰ ܮ௦ cos ൬ߠ − ߙ + ൰⎤
⎢ 3 3 ⎥
2ߨ 2ߨ
[ܮ௦ଵ] = ⎢ܮ௦ cos ൬ߠ − ߙ + ൰ ܮ௦ cos(ߠ − ߙ) ܮ௦ cos ൬ߠ − ߙ + ൰⎥
⎢ 3 3 ⎥
⎢ 4ߨ 2ߨ ⎥
⎣ ܮ௦ cos ൬ߠ − ߙ + 3 ൰ ܮ௦ cos ൬ߠ − ߙ + 3 ൰ ܮ௦ cos(ߠ − ߙ) ⎦
[ܮ௦ଵ௦ଶ] = [ܮ௦ଶ௦ଵ]௧
[ܮ௦ଵ] = [ܮ௦ଵ]௧
[ܮ௦ଶ] = [ܮ௦ଶ]௧
Avec :
ܮ௦ଵ; ܮ௦ଶ; ܮ: représentent les valeurs maximales des coefficients d’inductances de l’étoile 1,
l’étoile 2 et le rotor.
ܮ ௦ : représente la valeur maximale des coefficients d’inductances mutuelles statoriques.
ܮ : représente la valeur maximale des coefficients d’inductances mutuelles rotoriques.
ܮ௦ : représente la valeur maximale des coefficients d’inductances mutuelles entre une étoile
et le rotor.
II.3.4 Energie magnétique
Elle peut être calculée à partir de l’expression :
ଵ
W୫ ୟ = ଶ {[݅௦ଵ] ௧[߶௦ଵ] + [݅௦ଶ]௧[߶௦ଶ] + [݅]௧[߶]} (II.8)
ப ౣ ౝ ப ౣ ౝ
Cୣ୫ = =p (II.9)
பθౣ பθ
Avec :
p: Nombre de paire de pole.
17
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
ఠೝ
Ω= (II.12)
ௗఏೝ
߱ = (II.13)
ௗ௧
Avec :
Ω : Vitesse de rotation de la machine.
݇ :Coefficient de frottement.
J: Moment d’inertie.
18
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
[ܩ] = [ܲ(ߠ)]ିଵൣܩௗ൧
Sachant que :
[ܲ(ߠ)]ିଵ =: [ܲ(ߠ)]௧
1
⎡ cos(ߠ) −sin (ߠ) ⎤
⎢ √2⎥
2 ⎢ 2ߨ 2ߨ 1⎥
[ܲ(ߠ)]ିଵ = ඨ ⎢cos(ߠ − ) −sin (ߠ − ) ⎥
3 3 3 √2⎥
⎢
⎢cos(ߠ + 2ߨ) 2ߨ
− sin (ߠ + )
1⎥
⎣ 3 3 √2⎦
ଶగ ଶగ
⎡ cos(ߠ) cos(ߠ − ଷ ) cos(ߠ + ଷ ) ⎤
ଶ⎢ ଶగ ଶగ ⎥
[ܲ(ߠ௦ଵ)] = ට ⎢−sin (ߠ) −sin (ߠ − ଷ ) − sin (ߠ + ଷ )⎥
ଷ
⎢ ଵ ଵ ଵ ⎥
⎣ √ଶ √ଶ √ଶ ⎦
(II.14)
La matrice du Park pour l’étoile 2 :
ଶగ ଶగ
⎡ cos(ߠ − ߙ) cos(ߠ − ߙ − ଷ ) cos(ߠ − ߙ + ଷ ) ⎤
ଶ⎢ ଶగ ଶగ ⎥
[ܲ(ߠ௦ଶ)] = ට ⎢−sin (ߠ − ߙ) −sin (ߠ − ߙ − ଷ ) − sin (ߠ − ߙ + ଷ )⎥
ଷ
⎢ ଵ ଵ ଵ ⎥
⎣ √ଶ √ଶ √ଶ ⎦
(II.15)
La matrice du Park pour le rotor :
19
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
ଶగ ଶగ
⎡ cos(ߠ − ߠ) cos(ߠ − ߠ − ଷ ) cos(ߠ − ߠ + ଷ ) ⎤
ଶ⎢ ଶగ ଶగ ⎥
[ܲ(ߠ)] = ට ⎢−sin (ߠ − ߠ) −sin (ߠ − ߠ − ଷ ) − sin (ߠ − ߠ + ଷ )⎥
ଷ
⎢ ଵ ଵ ଵ ⎥
⎣ √ଶ √ଶ √ଶ ⎦
(II.16)
Avec :
[ܲ(ߠ௦ଵ)]: Matrice de transformation de premier enroulement statorique (étoile1).
[ܲ(ߠ௦ଶ)]: Matrice de transformation de deuxième enroulement statorique (étoile2).
[ܲ(ߠ)] : Matrice de transformation d’enroulement rotorique.
20
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
݀ߠ௦ ݀ߠ ݀ߠ
=0= +
݀ݐ ݀ݐ݀ ݐ
D’où :
݀ߠ ݀ߠ
=− = −Ω
݀ݐ ݀ݐ
Ce référentiel est utilisé dans le régime transitoire avec une variation importante de la vitesse
de rotation.
II.4.3.2 Référentiel lié au rotor
Dans ce référentiel on a :
݀ߠ
=0
݀ݐ
݀ߠ௦ ݀ߠ
= = Ω
݀ݐ݀ ݐ
Ce référentiel est utilisé dans le régime transitoire où la vitesse de rotation est considérée
constante.
II.4.3.3 Référentiel lié au champ tournant
Dans ce référentiel on a :
݀ߠ௦
= ߱௦
݀ݐ
݀ߠ
= ߱ ௦ − Ω
݀ݐ
Ce référentiel n’introduit pas des simplifications dans la transformation des équations
électriques.
Dans notre étude le modèle a été exprimé dans le repère (d,q) lié au champ tournant.
II.4.4 Equations matricielles de la machine avec transformation de Park
Les courants, les tensions et les flux se transforment de la manière suivante :
Transformation des tensions :
[ݒ௦ଵ ] = [ܲ(ߠ௦ଵ)][ݒ௦ଵ]
[ݒ௦ଶ ] = [ܲ(ߠ௦ଶ)][ݒ௦ଶ]
[0] = [ܲ(ߠ)][ݒ]
21
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
[݅௦ଶ ] = [ܲ(ߠ௦ଶ)][݅௦ଶ]
[݅] = [ܲ(ߠ)][݅]
[߶௦ଶ ] = [ܲ(ߠ௦ଶ)][߶௦ଶ]
[߶] = [ܲ(ߠ)][߶]
Avec :
ݒ௦ଵௗ ݒ௦ଶௗ
[ݒ௦ଵ ] = ݒ௦ଵ ൩ [ݒ௦ଵ ] = ݒ௦ଶ ൩
ݒ௦ଵ ݒ௦ଶ
݀
0 = [ܴ][ܲ(ߠ)][݅] + ([ܲ(ߠ)][߶])
݀ݐ
En multipliant à gauche par [ܲ(ߠ௦ଵ)]௧ :
݀
[ݒ௦ଵ ] = [ܴ௦][݅௦ଵ ] + [ܲ(ߠ௦ଵ)]ିଵ( ([ܲ(ߠ௦ଵ)][߶௦ଵ ]))
݀ݐ
ௗ
[ݒ௦ଶ ] = [ܴ௦][݅௦ଶ ] + [ܲ(ߠ௦ଵ)]ିଵ( ([ܲ(ߠ௦ଶ)][߶௦ଶ ])) (II.18)
ௗ௧
݀
0 = [ܴ][݅] + [ܲ(ߠ௦ଵ)]ିଵ( ([ܲ(ߠ)][߶]))
݀ݐ
22
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
On pose :
݀ߠ௦ଵ ݀ߠ௦ଶ
= = ߱௦
݀ݐ ݀ݐ
݀
ݒ௦ଵௗ = ܴ௦ଵௗ ݅௦ଵௗ + ߶௦ଵௗ − ߱ ௦߶௦ଵ
൞ ݀ݐ
݀
ݒ௦ଵ = ܴ௦ଵ݅௦ଵ + ߶௦ଵ + ߱ ௦߶௦ଵௗ
݀ݐ
En adoptant le même raisonnement pour l’étoile 2 on aura les équations suivantes :
݀
ݒ௦ଶௗ = ܴ௦ଶௗ ݅௦ଶௗ + ߶௦ଶௗ − ߱ ௦߶௦ଶ
൞ ݀ݐ
݀
ݒ௦ଶ = ܴ௦ଶ݅௦ଶ + ߶௦ଶ + ߱ ௦߶௦ଶௗ
݀ݐ
En suivant la même démarche que pour les deux étoiles on aura les équations du rotor
suivantes :
݀
0 = ܴௗ ݅ௗ + ߶ௗ − (߱ ௦ − ߱)߶
൞ ݀ݐ
݀
0 = ܴ݅ + ߶ + (߱ ௦ − ߱)߶ௗ
݀ݐ
Les équations des tensions définitives de la MASDE :
23
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
ௗ
⎧ݒ௦ଵௗ = ܴ௦ଵௗ ݅௦ଵௗ + ௗ௧ ߶௦ଵௗ − ߱ ௦߶௦ଵ
⎪ ݅ ܴ = ݒ+ ௗ ߶ + ߱ ߶
⎪ ௦ଵ ௦ଵ ௦ଵ ௗ௧ ௦ଵ ௦ ௦ଵௗ
⎪ ݅ ܴ = ݒ+ ߶ ௗ
−߱ ߶
௦ଶௗ ௦ଶௗ ௦ଶௗ ௦ଶௗ ௦ ௦ଶ
ௗ௧ (II.20)
ௗ
⎨ ݒ௦ଶ = ܴ௦ଶ݅௦ଶ + ߶௦ଶ + ߱ ௦߶௦ଶௗ
ௗ௧
⎪ ௗ
⎪0 = ܴௗ ݅ௗ + ௗ௧ ߶ௗ − (߱ ௦ − ߱)߶
⎪ ௗ
⎩ 0 = ܴ݅ + ௗ௧ ߶ + (߱ ௦ − ߱)߶ௗ
24
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
Avec :
ଷ ଷ ଷ
ܮ = ଶ ܮ = ଶ ܮ௦ = ଶ ܮ ௦ : Inductance mutuelle cyclique entre l’étoile 1 et 2 et le rotor.
En remplaçant les tensions (ݒ௦ଵௗ , ݒ௦, ݒ௦ଶௗ ݁ݒݐ௦ଶ) par leurs expressions dans (II.24), on
trouve :
ௗ ௗ ௗ ௗ
ቂௗ௧ ߶௦ଵௗ ݅௦ଵௗ + ௗ௧ ߶௦ଶௗ ݅௦ଶௗ + ௗ௧ ߶௦ଵ݅௦ଵ + ௗ௧ ߶௦ଶ݅௦ଶቃ+ (II.25)
25
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
-Le premier terme entre crochets est identifiable aux pertes Joule.
D’où :
ఠೞ
ܥ = ൣ߶௦ଵௗ ݅௦ଵ + ߶௦ଶௗ ݅௦ଶ − ߶௦ଵ݅௦ଵௗ − ߶௦ଶ݅௦ଶௗ ൧ (II.27)
Ω
On obtient :
థ
ೝ
݅ௗ = ା − ା (݅௦ଵௗ + ݅௦ଶௗ ) (II.29)
ೝ ೝ
థ ೝ
݅ = ା − ା ൫݅௦ଵ + ݅௦ଶ൯ (II.30)
ೝ ೝ
26
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
ܥ = ܲ ା ൣ߶ௗ ൫݅௦ଵ + ݅௦ଶ൯− ߶(݅௦ଵௗ + ݅௦ଶௗ )൧ (II.31)
ೝ
En remplaçant le système d’équation (II.22) dans le système d’équation (II .20) on aura :
Où :
ௗ
[İ] = [; ]ܫ
ௗ௧
݀ ݀ ݀
⎧ݒ௦ଵௗ = (ܮ௦ଵ + ܮ ) ݅௦ଵௗ + ܮ ݅௦ଶௗ + ܮ ݅ௗ + ܴ௦ଵ݅௦ଵௗ − ߱௦((ܮ௦ଵ + ܮ )݅௦ଵ + ܮ ൫݅௦ଶ + ݅൯)
⎪ ݀ݐ ݀ݐ ݀ݐ
⎪ ܮ( = ݒ+ ݅ ݀ ) ܮ+ ݅ ݀ ܮ+ ݅ ݀ ܮ+ ܴ ݅ − ߱ (( ܮ+ ݅) ܮ+ ݅( ܮ+ ݅ ))
⎪ ௦ଵ ௦ଵ
݀ ݐ௦ଵ
݀ ݐ௦ଶ
݀ ݐ ௦ଵ ௦ଵ ௦ ௦ଵ ௦ଵௗ ௦ଶௗ ௗ
⎪ ݀ ݀ ݀
⎪ݒ௦ଶௗ = (ܮ௦ଶ + ܮ ) ݅௦ଶௗ + ܮ ݅௦ଵௗ + ܮ ݅ + ܴ௦ଶ݅௦ଶௗ − ߱௦((ܮ௦ଶ + ܮ )݅௦ଶ + ܮ ൫݅௦ଶ + ݅൯)
݀ݐ ݀ݐ ݀ ݐௗ (II. 33)
݀
⎨ ܮ( = ݒ+ ݅ ) ܮ+ ܮ ݀ ݀
݅ + ܮ ݅ + ܴ௦ଶ݅௦ଶ − ߱௦((ܮ௦ଶ + ܮ )݅௦ଶௗ + ܮ (݅௦ଶௗ + ݅ௗ ))
⎪ ௦ଶ ௦ଶ
݀ ݐ௦ଶ
݀ ݐ௦ଵ ݀ ݐ
⎪ ݀ ݀ ݀
⎪ 0 = (ܮ + ܮ ) ݅ௗ + ܮ ൬ ݅௦ଵௗ + ݅௦ଶௗ ൰+ ܴ݅ௗ − (߱௦ − ߱)((ܮ + ܮ )݅ + ܮ ൫݅௦ଵ + ݅௦ଶ൯)
⎪ ݀ݐ ݀ݐ ݀ݐ
⎪ ݀ ݀ ݀
0 = (ܮ + ܮ ) ݅ + ܮ ൬ ݅௦ଵ + ݅௦ଶ൰+ ܴ݅ − (߱௦ − ߱)((ܮ + ܮ )݅ௗ + ܮ (݅௦ଵௗ + ݅௦ଶௗ ))
⎩ ݀ݐ ݀ݐ ݀ݐ
27
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
ݒௗ௦ଵ
⎡ݒ௦ଵ⎤
⎢⎥ ݒ
⎢ ௗ௦ଶ⎥
⎢ݒ௦ଶ⎥
⎢ 0 ⎥
⎣ 0 ⎦
0 0 0 ݅ௗ௦ଵ
⎡ܮ௦ଵ + ܮ ܮ+ ܮ ܮ
ܮ
ܮ
ܮ ⎤ ⎡݅ ⎤
௦ଵ
⎢ 0 ௦ଵ 0 0 ⎥ ݀ ⎢݅ ⎥
ܮ 0 ܮ௦ଶ + ܮ 0 ܮ 0 ⎥ ⎢ ௗ௦ଶ⎥
=⎢
⎢ 0 ܮ 0 ܮ௦ଶ + ܮ 0 ܮ ⎥ ݀݅⎢ݐ௦ଶ⎥
⎢ ܮ 0 ܮ 0 ܮ + ܮ 0 ⎥ ⎢ ݅ௗ ⎥
⎣ 0 ܮ 0 ܮ 0 ܮ + ܮ ⎦ ⎣ ݅ ⎦
Avec :
0 0 0
⎡ܮ௦ଵ + ܮ ܮ+ ܮ ܮ
ܮ
ܮ
ܮ ⎤
⎢ 0 ௦ଵ 0 0
⎥
ܮ 0 ܮ௦ଶ + ܮ 0 ܮ 0 ⎥
[⎢ = ]ܮ
⎢ 0 ܮ 0 ܮ௦ଶ + ܮ 0 ܮ ⎥
⎢ ܮ 0 ܮ 0 ܮ + ܮ 0 ⎥
⎣ 0 ܮ 0 ܮ 0 ܮ + ܮ ⎦
0 0 0 0 0 0
⎡0 0 0 0 0 0 ⎤
⎢0 0 0 0 ⎥
0 0
[⎢ = ]ܥ ⎥
⎢0 0 0 0 0 0 ⎥
⎢0 −ܮ 0 −ܮ 0 −(ܮ + ܮ )⎥
⎣ܮ 0 ܮ 0 (ܮ + ܮ ) 0 ⎦
28
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
ଶగ
ݒ௦ଵ = √2ܸ௦ sin(ѡ௦ݐ− ) (II.34)
ଷ
2ߨ
ݒ௦ଵ = √2ܸ௦ sin(ѡ௦ݐ+ )
3
Pour l’étoile 2 :
ଶగ
ݒ௦ଶ = √2ܸ௦ sin(ѡ௦ݐ− ߙ − ) (II.35)
ଷ
2ߨ
ݒ௦ଶ = √2ܸ௦ sin(ѡ௦ݐ− ߙ + )
3
Avec :
ѡ௦ : Pulsation d’alimentation
29
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
300
60
250
oméga(rd/s)
40
Cem(N.m)
200
20 150
100
0
50
-20 0
0 1 2 3 0 1 2 3
t(s) t(s)
100
100
0 0
-100 i as 1* 1 5
-100
-200
-200
-300
0 1 2 3 1.84 1.86 1.88 1.9 1.92 1.94
t(s)
-5 -5
ids1,ids2(A)
iqs1,iqs2(A)
-10 -10
-15 -15
-20 -20
0 1 2 3 0 1 2 3
t(s) t(s)
0.2 0.6
0
0.4
phidr(Wb)
phiqr(Wb)
-0.2
0.2
-0.4
0
-0.6
-0.8 -0.2
-1 -0.4
0 1 2 3 0 1 2 3
t(s) t(s)
Figure II.3 : Performances de la MASDE avec la charge dans l’intervalle] 1.5 ; 2[s.
30
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
-La vitesse de rotation : on voir que la vitesse passe par un régime transitoire, puis se stabilise
presque à la valeur de la vitesse de synchronisme 3000tr/mn. Mais dans l’intervalle de temps
-La tension Vas1(V) et le courant statorique ias1(A) : d’après ce fonctionnement, cette machine
(fonctionnement moteur) , la tension d’alimentation Vas1 et le courant statorique ias1 sont de
même signe, ce qui veut dire que le sens de transition de la puissance est positif, c’est-à-dire
la machine absorbe de l’énergie active et réactive (nécessaire pour l’alimentation de la charge
et pour sa magnétisation) de la source (réseau électrique). Toutefois, le déphasage en arrière
du courant par rapport à la tension est dû à l’effet inductif de la machine.
-Les courants d’axe d ont la même forme (les deux étoiles sont identiques). Ces courants sont
de signe négatif et se stabilisent à la valeur -1.3A, mais à l’instant où on applique le couple
résistant les deux courants diminuent à la valeur de -1.5A.
-Même chose pour les courants d’axe q, sauf que la valeur de courant en régime établir est
presque nulle. Avec la présence de la charge on remarque une diminution an niveau de ces
deux courants pour atteindre -3.3A.
-Le flux phidr a des oscillations dans la zone négative et se stabilise à la valeur de -0.85Wb,
mais avec l’application de la charge le flux diminue de 0.84Wb à 0.78Wb en valeur absolu.
31
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
- Le flux phiqr a des oscillations presque dans la zone positive et tend vers une valeur nulle
dans le régime établi, mais avec la présence de la charge on observe une augmentation de
-0.1Wb à 0.95Wb.
II.6.1 Introduction
32
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
En mode commandable, le bras est un commutateur à deux positions qui permet d’obtenir à la
sortie deux niveaux de tension.
Un bras de l’onduleur est représenté par la figure II.5.
L’onduleur est modélisé en associant à chaque bras deux états définis par la fonction de
connexion logique suivante :
3
ݒ௦ଵ = (2ܨଵ − ܨଶ − ܨଷ)
2
33
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
ଷ
ݒ௦ଵ = ଶ (2ܨଶ − ܨଵ − ܨଷ) (II.38)
3
ݒ௦ଵ = (2ܨଷ − ܨଵ − ܨଶ)
2
3
ݒ௦ଶ = (2ܨସ − ܨହ − )ܨ
2
ଷ
ݒ௦ଶ = ଶ (2ܨହ − ܨସ − )ܨ (II.39)
3
ݒ௦ଶ = (2 ܨ− ܨସ − ܨହ)
2
Donc :
ݒ௦ଵ
ܧ2 −1 −1 ܨଵ
ݒ௦ଵ൩= −1 2 −1൩ ܨଶ൩
ݒ௦ଵ 3 ܨଷ
−1 −1 2
ݒ௦ଶ
ܧ2 −1 −1 ܨସ
ݒ
௦ଶ൩= −1 2 −1൩ ܨହ൩
ݒ௦ଶ 3 ܨ
−1 −1 2
La M.L.I sinus-triangle est réalisée par comparaison d’une onde modulante basse fréquence
(tension de référence) à une onde porteuse haute fréquence de forme triangulaire. Les instants
de commutation sont déterminés par les points d’intersection entre la porteuse et la
modulante. La fréquence de commutation des interrupteurs est fixée par la porteuse [4].
La technique MLI de type triangulo-sinusoïdale consiste à générer les six tensions de sortie de
fréquence ݂ à un signal triangulaire appelé porteuse de fréquence ݂ élevée par rapport à la
fréquence ݂ . Cette stratégie est caractérisée par deux paramètres à savoir l’indice de
modulation m et le taux de réglage r.
On définit l’indice de modulation m comme étant le rapport de fréquence ݂ à la fréquence ݂
de la tension de la référence, et le coefficient de réglage en tension r égal au rapport de
l’amplitude de la tension de référence à l’amplitude ܷ de la porteuse définis par[8] :
34
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
4ݐ ݊+ 1
⎧ (4݊ + 1)ܶ݊[ ∈ݐ݅ݏ , ܶ ]
⎪ ܶ 2
ܷ (= )ݐ
⎨−4(ݐ4݊ + 1) ݊[ ∈ݐ݅ݏ+ 1 ܶ , (݊ + 1)ܶ ]
⎪ܶ 2
⎩
Où ܶ représente la période du signal de la porteuseܷ ()ݐ.
La figure II.6 représente le principe de la commande par MLI sinus triangle dont r=0.8 et
m=21.
250 Vp(V)
Vref(V)
200
150
100
50
V ref(V),V p(V )
-50
-100
-150
-200
-250
300
200
100
V a s 1 (V )
-100
-200
-300
35
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
36
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
la vitesse couple électromagnétique
3500 60
3000 50
40
2500
30
Cem(N.m)
N(tr/mn)
2000
20
1500
10
1000
0
500 -10
0 -20
0 2 4 6 0 2 4 6
t(s) 5 t(s)
x 10
Flux rotorique d'axe d Flux rotorique d'axe q
0.5 1
0.8
0.6
0
phidr(Wb)
phiqr(Wb)
0.4
0.2
-0.5
0
-0.2
-1 -0.4
0 2 4 6 0 2 4 6
t(s) t(s)
20 4
2
10
ias1(A)
ias1(A)
0 -2
-4
-10
-6
-20
0 2 4 6 3.05 3.1 3.15
t(s) 5 t(s)
x 10
courant statorique d'axe d courant statorique d'axe q
5 10
0 5
-5 0
ids1,ids2(A)
iqs1,iqs2(A)
-10 -5
-15 -10
-20 -15
-25 -20
-30 -25
0 2 4 6 0 2 4 6
t(s) t(s)
Figure II.8 : Performances de la MASDE alimentée par deux onduleurs de tension en charge.
37
Chapitre II Modélisation et simulation de la MASDE
Les résultats de simulation obtenus sont similaires aux résultats obtenus par la simulation de
la machine avec l’alimentation directe au réseau, en termes de valeurs des grandeurs (courant
en charge, couple et vitesse en régime établi …etc.), mais avec la présence d’harmoniques au
niveau du courant ias1 , du couple électromagnétique, des courants d’axes d et q et au niveau
des flux rotorique d’axe d et q. Ces harmoniques sont dus à la présence des onduleurs de
tension.
II.7 Conclusion
38
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
III.1introduction
Dans ces vingt dernières années, le domaine de la conversion de l’énergie électrique a été
marqué, comme de nombreux autres domaines, par la révolution de l’électronique [9].
Les méthodes classiques de variation de vitesse (mécanique et électromécanique) ont été peu
à peu dépassées par des ensembles associant des convertisseurs statiques à des moteurs
électriques.
De nos jours, de nombreux actionneurs associant des machines à courant alternatif et des
convertisseurs statiques manifestent de nouvelles perspectives dans le domaine de
l’entrainement à vitesse variable.
Il existe plusieurs techniques pour commander les machines à courant alternatif. Parmi celles-
ci, la commande scalaire, la commande par retour d’état et la commande par le mode glissant
etc.
En effet, dans une machine à courant continu le courant d’induit (I ) contrôle le couple et le
courant inducteur (I) contrôle le flux.
Avec :
39
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
Iୟ : Courant d’induit ;
k, k´ : constantes.
Sachant que l’expression du couple électromagnétique (II. 31) est en fonction des courants
statoriques et de flux rotorique, si en coïncide le flux rotorique avec l’axe (d) du référentiel lie
au champ tournant :
∅ୢ୰ୀ ∅୰ ;
∅୯୰ୀ 0
ౣ
Cୣ୫ = P ∅ୢ୰൫i୯ୱଵ + i୯ୱଶ൯= k∅ୢ୰൫i୯ୱଵ + i୯ୱଶ൯ (III.2)
ౣ ା౨
Avec :
ౣ
K= P
ౣ ା౨
40
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
Pour la MASDE, nous optons pour le choix d’orientation du flux rotorique (III.3), car cela
permet d’obtenir un variateur de vitesse où le flux et le couple électromagnétique sont
indépendamment commandés à travers les courants statoriques.
41
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
ϕ୰୰ୣ = ∅୬ si |Ω| ≤ Ω୬
൝ Ω (III.6)
ϕ୰୰ୣ = ϕ୬ = |Ω| si |Ω| > Ω୬
Le flux est généralement maintenu constant à sa valeur nominale, pour des vitesses rotoriques
inférieures ou égales à la vitesse nominale de la machine ߱ , pour des vitesses supérieures le
flux décroît lorsque la vitesse augmente afin de limiter la tension aux bornes de la machine.
Pour un découplage parfait, on ajoute les boucles de régulation des courants statoriques
(iୢୱଵ, i୯ୱଵ, iୢୱଶ, i୯ୱଶ) et on obtient à leurs sorties les tensions (Vୢୱଵ, V୯ୱଵ, Vୢୱଶet V୯ୱଶ).
42
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
L’identification des paramètres des régulateurs PI des systèmes dont la fonction de transfert
est du premier ordre, telle que :
ଵ
H(P) = ୟ୮ାୠ (III.7)
C(P) = K ୮ + (III.8)
Figure III.4 schéma d’un système asservi du premier ordre régulé par un PI
La perturbation est négligée dans les étapes d’identification des paramètres des régulateurs.
౦ ୮ା
T(P) = C(P)H(P) = ୟ୮మାୠ୮ (III.9)
() ౦ ୮ା
F(P) = ଵା() = ୟ୮మା൫ୠା (III.10)
౦ ൯୮ା
Afin d’avoir un comportement d’un système du premier ordre dont la fonction de transfert est
de la forme suivante :
43
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
ଵ
G(P) = ()ାଵ (III.11)
౦ ୮ା ଵ
= ()ାଵ (III12)
ୟ୮మା൫ୠା ౦ ൯୮ା
Ce qui donne :
D’où :
݇ = ்
൝ (III.14)
ܭ = ்
Avec :
݇௦ଵ = ்ೞభ ܭ௦ଶ = ்ೞమ
ቐ ݁ݐ ቐ (III.15)
ோೞభ ோೞమ
݇௦ଵ = ் ݇௦ଶ = ்
τ
On prend pour T= ౨ pour avoir une dynamique du processus rapide, avec τ୰ = ୖ౨ est la
౨
44
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
K ୮୴ =
τ
ቐ (III.16)
K ୧୴ = τ
On prend : ߬= ߬
45
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
Couple électromagnétique
60
40
Cem(N.m)
20
-20
0 1 2 3 4
Temps(s)
Vitesse de rotation
3000
2500
2000
N (tr/mn)
1500
1000
500
0
0 1 2 3 4
Temps(s)
zoom des courants statoriques
20
15
10
5
ias1(A),ias2(A)
-5
-10
-15
-20
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps(s)
46
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
ias1(A),ias2(A)
0
-2
-4
-6
-8
1000
-1000
-2000
0 1 2 3 4
Temps(s)
zome de courant et tension statorique
500
vas1(V),ias1*100(A)
-500
47
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
Flux rotorique d'axe d
1.5
phidr(Wb)
0.5
0
0 1 2 3 4
Temps(s)
Flux rotorique d'axe q
1
0.5
phiqr(Wb)
-0.5
-1
0 1 2 3 4
Temps(s)
Les différentes figures représentent la réponse de la MASDE avec la régulation de vitesse par
la méthode indirecte avec un couple résistant égal à14Nm (Cr=14Nm) appliqué à l’instant
t=2s.
Les deux flux rotoriques phidr et phiqr respectivement dans les deux axes d et q sont
totalement indépendants de la charge appliquée. On dit que le découplage est parfait.
48
Chapitre III commande vectorielle de la MASDE
L’allure de deux courants statorique iୟୱଵ, iୟୱଶ (étoile1et étoile2) est de forme sinusoïdale et
présente des harmoniques dus aux deux onduleurs de tension.
Néanmoins, en fonctionnement moteur les deux allures tension Vୟୱଵ(V) et le courant iୟୱଵ(A)
sont en phase et de même signe ce qui signifie que la puissance est de signe positif. Donc la
machine absorbe l’énergie active et réactive de la source pour l’alimentation de la charge et
pour sa magnétisation.
III.6 Conclusion
Dans ce chapitre la commande vectorielle a été appliquée sur la MASDE est la méthode
indirecte par orientation du flux rotorique a été adoptée, l’objectif étant la régulation de la
vitesse.
49
Conclusion générale
Conclusion
Dans le présent travail, nous avons mis en évidence les principes fondamentaux des machines
multiphasées. L’exemple type de ces machines est la machine asynchrone à double étoile qui
présente un bon compromis technico-économique. Nous avons appliqué la transformation de
Park, pour obtenir un modèle simple qui traduit fidèlement le fonctionnement de la MASDE.
Cette machine a été alimentée par deux onduleurs de tension à deux niveaux commandés par
MLI, qui produisent des harmoniques de couple, mais restent faibles par rapport aux machines
conventionnelles triphasées.
Les résultats de simulation obtenus dans le deuxième chapitre en alimentation directe ou par
deux onduleurs de la MASDE montrent bien le fort couplage entre le flux et le couple. Ceci
nous a conduits à introduire une commande découplée. Dans ce cadre, nous avons dédié le
troisième chapitre à la commande vectorielle par orientation du flux rotorique qui contient
deux méthodes (directe et indirecte). Nous avons opté pour la méthode de commande
indirecte.
49
Bibliographie