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Introduction aux systèmes embarqués

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Systèmes embarqués et Télécommunications

Chapitre I :
Introduction aux systèmes embarqués
I-1 Introduction :
Un système embarqué peut être défini comme un système électronique et informatique
autonome, qui est dédié à une tâche bien précise. Il ne possède généralement pas des
entrées/sorties standards et classiques comme un clavier ou un écran d'ordinateur. Le système
matériel et l’application sont intimement liés, le logiciel embarqué étant enfoui, noyé dans le
matériel. Le matériel et le logiciel ne sont pas aussi facilement discernables comme dans un
environnement de travail classique de type ordinateur PC.
II-2 Caractéristiques principales d'un système embarqué
Les principales caractéristiques d'un système embarqué sont les suivantes :
• C'est un système principalement numérique.
• Il met en œuvre généralement un processeur.
• Il exécute une application logicielle dédiée pour réaliser une fonctionnalité précise et
n'exécute donc pas une application scientifique ou grand public traditionnelle.
• Il n'a pas réellement de clavier standard (Bouton Poussoir, clavier matriciel...). L’affichage
est limité (écran LCD…) ou n’existe pas du tout.
• Ce n’est pas un PC en général mais des architectures similaires (x86) basse consommation
sont de plus en plus utilisées pour certaines applications embarquées.
De ce constat, on peut voir :
• Qu'un PC standard peut exécuter tout type d'applications car il est généraliste alors qu'un
système embarqué n'exécute qu'une application dédiée.
• Que l’interface IHM peut être aussi simple qu’une led qui clignote ou aussi complexe qu’un
Cockpit d'avion de ligne.
• Que des circuits numériques ou des circuits analogiques sont utilisés en plus pour augmenter
les performances du système embarqué ou sa fiabilité.
L'omniprésence des systèmes embarqués dans notre vie est liée à la révolution numérique
opérée dans les années 1970 avec l'avènement des processeurs. Les processeurs, de plus en plus
rapides, puissants et bon marché ont permis cette révolution et aussi le boom du marché de
l'embarqué. Ceci se confirme au travers de la loi empirique de Gordon Moore, cofondateur

1
d'Intel, qui stipule que pour une surface de silicium donnée, on double le nombre de transistors
intégrés tous les 18 mois ! La figure 1 montre cette évolution inexorable.

Figure 1 : La loi G. Moore pour les processeurs Intel

Les grands secteurs de l'embarqué concernent les domaines suivants :


• Jeux et calcul général : application similaire à une application de bureau mais empaquetée
dans un système embarqué : jeux vidéo, set top box...
• Contrôle de systèmes : automobile, process chimique, process nucléaire, système de
navigation...
• Traitement du signal : radar, sonar, compression vidéo...
• Communication et réseaux : transmission d’information et commutation, téléphonie,
Internet...
La figure 2 présente les caractéristiques principales d'un système embarqué typique.

2
Figure 2 : Système embarqué typique
 On retrouve en entrée des capteurs généralement analogiques couplés à des
convertisseurs A/N.
 On retrouve en sortie des actionneurs généralement analogiques couplés à des
convertisseurs N/A.
 Au milieu, on trouve le calculateur mettant en œuvre un processeur embarqué et ses
périphériques d'E/S. Il est à noter qu'il est complété généralement d'un circuit FPGA
jouant le rôle de coprocesseur afin de proposer des accélérations matérielles au
processeur.
 On retrouve en fait un beau système d'asservissement entre les entrées et les sorties !
Il est à noter que l'expression la plus simple de cette figure est de considérer comme
capteurs, des interrupteurs et comme actionneurs, des leds et l'on retrouve toutes les
manipulations de TP que vous avez pu rencontrer à l'école ou à l'université en
électronique numérique et en informatique industrielle...
 Sur ce schéma théorique se greffe un paramètre important : le rôle de l'environnement
extérieur. Contrairement au PC ronronnant bien au chaud dans un bureau, un système
embarqué doit faire face à des environnements plus hostiles. Il doit faire face à un
ensemble de paramètres agressifs :

3
• Variations de la température.
• Vibrations, chocs.
• Variations des alimentations.
• Interférences RF.
• Corrosion.
• Eau, feu, radiations.

Les systèmes embarqués sont aujourd'hui fortement communicants.


Cela est possible grâce aux puissances de calcul offertes par les processeurs pour l'embarqué
(32 bits en particulier) et grâce aussi à l'explosion de l'usage la connectivité Internet ou
connectivité IP.
La connectivité IP permet fondamentalement de contrôler à distance un système embarqué par
Internet. Ce n'est en fait que l'aboutissement du contrôle à distance d'un système électronique
par des liaisons de tout type : liaisons RS.232, RS.485, bus de terrain...
Cela permet l'emplio des technologies modernes du web pour ce contrôle à distance par
l'utilisateur :
il suffit d'embarquer un serveur web dans son équipement électronique pour pouvoir le
contrôler ensuite à distance, de n'importe où, à l'aide d'un simple navigateur. Il n'y a plus d'IHM
spécifique à concevoir pour cela, ce rôle étant rempli par le navigateur web
Il faut aussi noter la montée en puissance des communications sans fil dans l'embarqué au
détriment des communications filaires pour limiter le câblage et faciliter la mise en place du
système embarqué. Le Wifi et toutes les normes de réseaux sans fil IEEE 802.15 comme Zigbee
ont le vent en poupe dans l'embarqué et surtout en domotique (réseaux de capteurs sans fil par
exemple).
I-3 Les contraintes de temps et les systèmes embarqués
On entend souvent parler de Temps Réel dès que l'on parle de système embarqué.
En fait, un système embarqué doit généralement respecter des contraintes temporelles fortes
(Hard Real Time) et l'on y trouve enfoui un système d'exploitation ou un noyau Temps Réel
(Real Time Operating System, RTOS).
Le Temps Réel est un concept un peu vague et chacun a sa propre idée sur la question. On
pourrait le définir comme : Un système est dit Temps Réel lorsque l'information après
acquisition et traitement reste encore pertinente.

4
Plus précisément, cela veut dire que dans le cas d'une information arrivant de façon périodique
(sous forme d’une interruption périodique du système), les temps d'acquisition et de traitement
doivent rester inférieurs à la période de rafraîchissement de cette information. Un temps
maximum d'exécution est garanti (pire cas) et non un temps moyen. Pour cela, il faut que le
noyau ou le système Temps Réel :
• Soit déterministe : les mêmes causes produisent les mêmes effets avec les mêmes temps
d'exécution.
• Soit préemptif : la tâche de plus forte priorité prête à être exécutée doit toujours avoir accès
au processeur.
I-4 Art de conception d’un système embarqué
Du point de vue technique, la conception d'un système embarqué demande à son
concepteur d'être pluridisciplinaire : électronique, informatique, réseaux, sécurité n'ont pas de
secrets pour lui. Mais le concepteur se doit aussi d'être un bon gestionnaire car concevoir un
système embarqué revient finalement à un exercice d'optimisation : minimiser les coûts de
production pour des fonctionnalités optimales.
Le système embarqué se doit d'être :

 Robuste.
 Simple. La simplicité est gage de robustesse.
 Fiable.
 Fonctionnel. Le système doit toujours fonctionner correctement.
 Sûr surtout si la sécurité des personnes est en jeu.
 Tolérant aux fautes.
D'autres contraintes sont aussi à prendre en compte :
 L’encombrement.
 Le poids.
 Le packaging : difficulté de faire cohabiter dans un faible volume, électronique
analogique,
 électronique numérique et RF sans interférences.
 L’environnement extérieur.
 La consommation électrique. Le système embarqué nomade doit être faible
consommation car il est alimenté par des batteries. Une consommation excessive

5
augmente le prix de revient du système embarqué car il faut alors des batteries de plus
forte capacité.
 Le coût. Beaucoup de systèmes embarqués sont fabriqués en grande série et doivent
avoir des prix de revient extrêmement faibles.
 Le temps de développement. Dans un marché concurrentiel et de niches, il convient
d'avoir un système opérationnel le plus rapidement possible pour être le premier sur le
marché.
I-5 Les logiciels libres et les systèmes embarqués
Les logiciels libres et en particulier GNU/Linux sont de plus en plus employés dans l'embarqué.

Cela car :

C'est un logiciel libre disponible gratuitement au niveau source.


• Il est stable et efficace.
• Il n'y a pas de royalties à reverser sur chaque produit le mettant en œuvre. Cette mauvaise
habitude, propre à l'embarqué disparaît et tant mieux.
• C'est un système d'exploitation ouvert.
• Différentes distributions sont disponibles pour coller au mieux à un type d’application.
• Il existe une aide rapide en cas de problèmes par la communauté Internet des développeurs
Linux.
• Il y a un nombre de plus en plus important de logiciels libres disponibles.
• La connectivité IP chère aux systèmes embarqués est en standard.
Linux

Linux possède d’autres atouts très importants pour l'embarqué :


• Il existe un portage pour processeurs autres que la famille x86 : PowerPC, ARM, MIPS, 68K,
ColdFire…
• La taille du noyau est modeste et compatible avec les tailles de mémoires utilisées dans un
système embarqué (800 Ko pour μClinux sur processeur ColdFire).
• Différentes distributions spécialisées existent pour coller à un type d'application : routeur IP,
PDA, téléphone…
• Le chargement dynamique de modules (drivers) est autorisé, ce qui permet d’optimiser la
taille du noyau.
• La migration pour un spécialiste Linux à Linux embarqué est rapide et en douceur, ce qui
réduit les temps de formation et les coûts…

6
On retrouve généralement aussi un certain nombre de suppressions de fonctionnalités dans les
adaptations de Linux pour l'embarqué.
 Il n'y a pas de gestion de la MMU (Memory Management Unit) pour ne pas pénaliser
les performances globales du système. C'est le cas de μClinux, le noyau Linux adapté
aux microcontrôleurs sans MMU.
 Les systèmes de fichiers en mémoire RAM (RAM Disk) ou en mémoire FLASH (JFFS2
:Journalling Flash File System 2) sont supportés.
Le tableau suivant montre l'usage de Linux embarqué sur processeurs 32 bit et plus.

Figure 3 : Linux et le marché de l’embarqué 32 bits et plus

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