Introduction aux Techniques Radar
Introduction aux Techniques Radar
1
Université de Skikda 20 Août 1955
1.1Introduction :
Le radar est la contraction de l'expression : Radio Detection And Ranging, et qui signifie
‘détection et télémétrie par ondes radio’. C'est un système qui permet de percevoir des objets
qui ne peuvent être visibles en déterminant leurs distances, directions et élévations. Les
systèmes radar ont connu un large usage aussi bien dans le domaine militaire que dans les
domaines de communication, de navigation, de la météorologie et des applications spatiales
[1]. Vu ce qu'ils offrent comme avantages, principalement la capacité de la détection
automatique d'objets mobiles dans l'espace, et leur flexibilité à pouvoir s'adapter à tout
environnement que sa soit la détection d'objectifs mobiles sur terre ou mer, et quelque soit les
conditions dans les quelles ils opèrent. Le principe de ce système de mesure est d'envoyer une
onde électromagnétique dans une certaine direction et d'attendre le retour de celle ci après sa
réflexion par un objet. On parle dans ce cas de l'écho radar comme montré dans la Fig. 1. Ce
signal est un mélange de signaux provenant de plusieurs entités telles que : cibles, bruit
thermique propre aux composantes du système radar et enfin du clutter (fouillis). Le clutter
est le signal qui provient de la réflexion d'objets indésirables comme le sol, la mer, le nuage,
la pluie, la forêt, brouillage (jamming), etc...comme montré dans la Fig 2. Ces échos peuvent
être visualisés sur un écran sous forme de spots (plots) lumineux qui donnent une
représentation polaire plane de l'espace balayé par le radar. Les informations visibles sur
écran sont exploitées par un opérateur humain pour extraire d'éventuelles cibles. La réussite
de l'interprétation dépendra de l'état de l'opérateur car il y'a d'énormes difficultés à traiter un
nombre élevé de cibles. Dans les systèmes radars modernes, la détection est réalisée d'une
manière automatique. Dans ce cas, l'observation reçue est comparée à un seuil, dit seuil de
détection, pour déclarer la cible présente ou absente Fig 3. L'utilisation d'un seuil fixe de
détection donne, dans la plus part des cas, une augmentation importante du taux de fausses
alarmes, car le niveau de la puissance du clutter est généralement inconnu et variable. Pour
cette raison, il est nécessaire d'adapter ce seuil de détection à chaque type d'environnement
(seuil adaptatif) afin d'optimiser la probabilité de détection en maintenant un taux de fausse
alarme constant TFAC (Constant False Alarm Rate, CFAR). Pour cela, plusieurs travaux ont
été effectués dans ce domaine. L'existence d'une multitude d'environnements naturels
observés par le radar, telles que le nombre des cibles interférentes et/ou position du bord de
clutter, ne permet pas de fournir des méthodes systématiques qui s'adaptent pour toutes les
situations. C'est pour cette raison que chaque détecteur proposé dans la littérature donne des
2
Université de Skikda 20 Août 1955
résultats de détection satisfaisants uniquement pour des conditions bien définies sinon une
dégradation sévère de la détection est obtenue si les caractéristiques de l'environnement
changent. C'est le principal inconvénient des détecteurs à points de censure fixes. La
différence entre les algorithmes de ces détecteurs réside dans la manière retenue pour estimer
la puissance du bruit.
1.2 Historique :
Son histoire de détection a débuté par les travaux du physicien britannique James Clerk
Maxwell, en 1864, qui a prédit mathématiquement que les radiations, qui seront connues
ensuite sous le nom d'ondes électromagnétiques, ont quelques propriétés communes avec les
ondes lumineuses. En particulier, la vitesse de propagation et la réflexion par les objets
métalliques et diélectriques. Ceci a été démontré par le physicien allemand Heinrich
Rudolf Hertz en 1886.
En 1904, l'ingénieur allemand Christian Hülsmeyer était le premier à proposer l'utilisation
d'échos radio dans un appareil de détection afin d'éviter les collisions en navigation.
Ensuite, en 1917, Nikola Tesla établit les principes théoriques du futur radar. En 1922, un
dispositif similaire fut proposé par l'inventeur italien Guglielmo Marconi.
Plus tard, et au cours de la deuxième guerre mondiale, Wattson Watt a pu réaliser un détecteur
radio que les américains ont nommé ‘RADAR’, qui est l’acronyme de l’expression 'RAdio
Detection And Ranging', et qui signifie ‘détection et télémétrie par ondes radio’. Depuis cette
époque, le radar n’a cessé de se perfectionner.
3
Université de Skikda 20 Août 1955
Clutter météorologique
Cibles interférentes
Radar
Clutter de terre
Cible interférente
avec brouilleur
Cible
Fausse alarme
Seuil de détection
En fonction des informations qu'ils doivent fournir, les systèmes radars utilisent des
technologies différentes. Pour cela, ils sont classifiés comme suit [2, 3] :
5
Université de Skikda 20 Août 1955
nécessaire, hauteur ou altitude de la cible, peuvent être déterminées à partir des mesures de la
position de l'antenne et du temps de propagation de l'impulsion émise.
Après avoir décrit dune manière succincte les différents types de radars, nous focaliserons sur
le type ‘’radar à impulsions’’, car toutes les techniques de détection que nous présenterons
dans cette thèse rentrent dans le cadre de cette catégorie de radar.
6
Université de Skikda 20 Août 1955
Antenne
fr = fi + fl ± fd
fe = fi + fl
fl Oscillateur fl
local
fi ± fd fi τ
Oscillateur tR
Amplificateur stable
FI
Filtre adapté
MTI
Détecteur
quadratique
Visualisation
La sortie du filtre adapté est un signal à bande étroite centré sur la fréquence intermédiaire fi.
Ensuite, la séparation des cibles mobiles des cibles fixes (clutter) s’effectue par un traitement
MTI (Moving Target Indicator) qui se base sur la différence entre leurs vitesses radiales. A la
sortie du MTI, le signal est appliqué à un détecteur quadratique pour donner l’enveloppe du
signal. Ce signal est soit amplifié, si on doit le visualiser sur un moniteur, comme c’est le cas
d’un radar classique, soit il est échantillonné et convertie en des données numériques qui
7
Université de Skikda 20 Août 1955
seront acheminées vers un registre à décalage pour d’éventuels traitements numériques. Ces
traitements consistent en la détection CFAR pour extraire des informations sur la présence ou
la l’absence de cibles dans un point donné de l’espace surveillé.
L’extracteur permet d’obtenir les coordonnées (distance, azimut, etc…) des cibles à partir
des résultats de la détection. En pratique, des cibles peuvent être déclarées présentes sur
Cette fonction est connue sous le nom de ‘’poursuites des cibles’’ (Tracking) et consiste à
traiter les plots générés par l’extracteur en vue de déterminer les trajectoires des cibles
évoluant dans l’espace de surveillance du radar.
Lorsque la direction du rayonnement maximale est voisine de la direction de la cible, nous
faisons une mesure toute les tR secondes et pendant un temps t = θ / v où θ est la largeur en
azimut à 3 dB du lobe principal en degré et v est la vitesse de rotation de l’antenne en degré
par seconde. Le signal reçu est un paquet de no = t/tR impulsions (échantillons) de durée τ qui
arrivent au radar aux instants to, to+tR,…,to+notR, avec to égale au temps entre le départ de
l’onde et le retour de l’écho. Pour sélectionner ces impulsions à la sortie du détecteur
quadratique, il suffit d’ouvrir une porte entre les instants nτ et nτ+τ comptées à partir de
l’instant d’émission où τ est la largeur de l’impulsion émise et nτ est un nombre entier choisi
de telle sorte que nτ < to < nτ + τ. Ce processus est connu sous le nom de l’échantillonnage en
portée du signal. La détection automatique des cibles revient à résoudre le problème de savoir
si dans les cellules distance de l’espace, et en les prenant une à une, il existe ou non une cible.
En fait, dans chaque direction de l’espace balayé par le radar, la portée est divisée en plusieurs
centaines de cellules et le test de détection dans chaque cellule utilise une fenêtre de N
cellules qui sont de part et d’autre de celle-ci pour l’estimation du niveau de bruit. Un
glissement de cette fenêtre le long des cellules de référence permet de couvrir toute la distance
radar.
8
Université de Skikda 20 Août 1955
Pour mener à bien l’élaboration d’un tel détecteur, il convient de caractériser statistiquement
les échantillons reçus. Le signal reçu dans chaque cellule de référence peut provenir de trois
sources différentes :
bruit de fond (background noise) généré par les composantes du radar lui même.
Présence de clutter qui a en général une puissance plus grande que celle du bruit.
Présence de cible.
2v cos
(θ1 )
fd = fi − fr ≈ λ
(1)
9
Université de Skikda 20 Août 1955
Décider D0
PQ/H1(q)
H1 :S1(t)=s(t)+n(t) Z0
Source PQ/H0(q) q(t)
H0 :S0(t)=n(t)
Z1
Z0
Décider D1
10
Université de Skikda 20 Août 1955
Dans le premier et le troisième cas, le récepteur prend la bonne décision alors que pour les
deux autres cas il prend la mauvaise décision. Dans la nomenclature du radar, le deuxième cas
est appelé non détection (Miss), pour le dernier cas on parle de fausse alarme et pour le
troisième cas on parle de détection.
Dans la section suivante, nous présentons quelques critères de décision qui sont utilisés dans
la théorie de la décision ainsi que les conditions dans lesquelles ils sont utilisés.
Critère de Bayes
Le risque moyen R moy est obtenu en prenant la moyenne des risques conditionnels sur
toutes les hypothèses possibles.
1
R moy = ∑ R j P(Di / Hj) (3)
j=0
11
Université de Skikda 20 Août 1955
1 1
= ∑∑ C .P(D
j=0 i=0
ij i / H j ).P(H j ) (4)
= P(D0/H0).P(H0).C00 + P(D1/H0).P(H0).C10 +
P(D0/H1).P(H1).C01+P(D1/H1).P(H1).C11 (5)
Puisque
P(D0 / H0 ) + P(D1 / H0 ) = ∫P Q H0
(q)dq + ∫ PQ H (q)dq = 1
0
(6)
Z0 Z1
et
P(D0 / H1 ) + P(D1 / H1 ) = ∫P Q H1
(q)dq + ∫ PQ H (q)dq = 1
1
(7)
Z0 Z1
∫ [P(H ).(C
1 01 ) ( )
− C11 .PQ H (q) − P(H0 ). C10 − C00 .PQ H (q) dq
1 0
] (8)
Z0
La règle de Bayes consiste à minimiser le risque moyen donné par la relation (8). Les deux
premiers termes représentent le risque fixe et l’intégrale représente le risque contrôlé par les
points attribués à la région Z0. Comme les coûts des décisions erronées sont plus élevés que
ceux des décisions correctes, et que toutes les probabilités sont positives, nous pourrons
minimiser le risque moyen que lorsque Z0 sera choisi de façon que l’intégrale soit négative en
tout point de Z0, d’où la règle de Bayes :
H1
PQ H (q) > P(H ).(C − C )
Λ(q) = 1 0 10 00
(9)
PQ H (q) < P(H1 ).(C 01 − C11 )
0
H0
Λ(q) est appelé le rapport de vraisemblance.
12
Université de Skikda 20 Août 1955
Critère du minimax
Dans la plupart des cas pratiques, les probabilités à priori, P(Hi), i=0,1, ne sont pas
connues et le critère d’optimisation de la décision est basé sur les risques conditionnels R j,
j=0,1, exprimé par l’équation (4). La règle de décision optimale est celle dont la valeur
maximale des risques conditionnels est minimale par rapport à d’autres règles. Cette règle de
décision est connue sous le nom de ‘’stratégie du minimax’’. La règle du minimax est un cas
particulier de la règle de Bayes pour la plus défavorable distribution à priori des hypothèses,
P(Hi), i=0,1, pour laquelle le risque de Bayes a la plus grande valeur.
Critère de Neyman-Pearson
En l’absence d’information sur les probabilités à priori et les coûts, le critère le plus
employé est celui de Neyman-Pearson. Il consiste à rendre minimale (maximale) la
probabilité de non détection (détection), Pm(Pd), sachant que la probabilité de fausse alarme,
Pfa, est fixée à une valeur α. Pour cela nous construisons la fonction objective suivante :
Où λ est le multiplicateur de Lagrange. D’après les équations (6) et (7), nous pouvons
écrire :
[ 1 0
]
J(λ ) = λ(1 − α ) + ∫ PQ H (q) − λPQ H (q) dq (11)
Z0
J(λ) sera minimal si Z0 est choisi de telle façon que l’intégrale est négative, ce qui donne la
règle de décision :
H1
PQ H (q) >
Λ(q) = 1
λ (12)
PQ H (q) <
0
H0
Avec λ choisi pour satisfaire une probabilité de fausse alarme α, donc :
∫P
λ
Λ H0
(q)dq = α (13)
13
Université de Skikda 20 Août 1955
Bruit Nc
région (2)
X1 X2 … X0 … XN
Cellules de référence
Bruit Nc
région (2)
X1 X2 … X0 … XN
Cellules de référence
Fig 7 : la CST baigne dans le bruit thermique et le clutter
14
Université de Skikda 20 Août 1955
cibles interférentes
Puissance
Bruit
X1 X2 … X0 … XN
Cellules de référence
Cible interférentes
Bord de cutter
Clutter+bruit
Puissance
Bruit Nc
X1 X2 … X0 … XN
Fig 9 : bord de cutter et pics Cellules de référence
15
Université de Skikda 20 Août 1955
16
Université de Skikda 20 Août 1955
𝟏𝟏 𝒙𝒙 −𝝁𝝁 𝟐𝟐
𝟏𝟏
𝒇𝒇𝑿𝑿 (𝒙𝒙) = 𝝈𝝈√𝟐𝟐𝝅𝝅 𝒆𝒆−𝟐𝟐� �
𝝈𝝈 −∞ < 𝝁𝝁 < +∞ 𝒆𝒆𝒆𝒆 𝝈𝝈 > 0 (14)
Distribution Log-normal
La distribution log-normal été développée dans le but d'être appliquée dans une grande
variété de situations réelles de clutter de mer et de terre à faible angle d’incidence (low
grazing angle) et dans les radars à haute résolution. C'est une loi de distribution dont le
17
Université de Skikda 20 Août 1955
logarithme est normalement distribué. Par définition, une variable aléatoire X suit une loi log-
normal, notée X ~Ln(𝜇𝜇,𝜎𝜎 2 ), quand sa densité de probabilité bi-paramétrique, s’écrit, ∀ 𝑋𝑋 ∈
𝑅𝑅+∗ [9-11] :
1 ln 𝑥𝑥 −𝜇𝜇 2
1
𝑓𝑓𝑋𝑋 (𝑥𝑥) = 𝑥𝑥 𝜎𝜎√2𝜋𝜋 𝑒𝑒 −2� �
𝜎𝜎 −∞ < 𝜇𝜇 < +∞ 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝜎𝜎 ≥ 0 (15)
𝜇𝜇, la moyenne de ln(x), représente le paramètre d'échelle et 𝜎𝜎, l'écart type de ln(x), est
connu sous le nom de paramètre de forme.
Distribution Weibull
Une variable aléatoire X est Weibull distribuée, si sa densité de probabilité a deux
paramètres 𝛼𝛼 et 𝛽𝛽, notée W(𝛼𝛼,𝛽𝛽), est définie sur 𝑅𝑅 + par [9, 12] :
𝜷𝜷 𝒙𝒙 𝜷𝜷−𝟏𝟏 𝒙𝒙 𝜷𝜷
𝒇𝒇𝑿𝑿 (𝒙𝒙) = 𝜶𝜶 �𝜶𝜶� 𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆�− �𝜶𝜶� � (16)
Distribution K
En haute résolution, les fluctuations du clutter présentent un nombre élevé de pics qui
peuvent être considérés comme des fausses cibles par le système radar. Leurs distributions ont
une queue (tail) longue et étalée et sont connues sous le nom Gaussien Composé (Compound
Gaussian clutter). A l'entrée du détecteur quadratique, ce modèle est représenté par le produit
d'un processus aléatoire Gaussien complexe de moyenne nulle et de variance fixe appelé
speckle, et un autre processus positif et réel appelé texture [7, 13]. La principale
caractéristique du modèle Gaussien Composé est liée à la variance (puissance) qui est
considérée comme une variable aléatoire. Leurs caractéristiques statistiques changent selon la
nature de la texture.
- Si la texture obéit à une loi Gamma, dans ce cas le clutter est K-distribué (clutter de
mer) [13], sa Pdf est donnée par :
18
Université de Skikda 20 Août 1955
4𝑐𝑐
𝑓𝑓𝑋𝑋 (𝑥𝑥) = (𝑐𝑐 𝑥𝑥)𝑣𝑣 𝐾𝐾𝑣𝑣−1 (2 𝑐𝑐 𝑥𝑥), 𝑥𝑥 ≥ 0 (17)
Γ(𝑣𝑣)
où,
- 𝑣𝑣: est le paramètre de forme de la distribution.
- 𝑐𝑐 : le paramètre d’échelle.
- 𝐾𝐾𝑣𝑣−1 : la fonction de Bessel modifiée du second ordre.
x x2
𝑓𝑓𝑋𝑋 (𝑥𝑥) = x 2 exp
(− 2x 2 ) (18)
0 0
b. Le second modèle suppose qu’elle est constituée d’un gros réflecteur entouré de
plusieurs petits réflecteurs. A la sortie du détecteur quadratique l’enveloppe suit une loi de la
forme :
9x 3 3x 2
𝑓𝑓𝑋𝑋 (𝑥𝑥) = 2x 4 exp
(− 2x ) (19)
0 0
19
Université de Skikda 20 Août 1955
La cible lentement fluctuante garde la même amplitude pendant le temps d’un balayage.
Donc, c'est la même réalisation de la même variable aléatoire.
Cible de type Swerling 0 (Swerling 0 target) : Ce modèle est défini par une cible non-
fluctuante et dont l’amplitude de l’enveloppe est constante.
Cible de type Swerling I (Swerling I target): Ce modèle est défini par une cible
lentement fluctuante et dont l’enveloppe suit la loi donnée par l’équation (18).
Cible de type Swerling II (Swerling II target): Ce modèle est défini par une cible
rapidement fluctuante et dont l’enveloppe suit la loi donnée par l’équation (18).
Cible de type Swerling III (Swerling III target): Ce modèle est défini par une cible
lentement fluctuante et dont l’enveloppe suit la loi donnée par l’équation (19).
Cible de type Swerling IV (Swerling IV target) : Ce modèle est défini par une cible
rapidement fluctuante et dont l’enveloppe suit la loi donnée par l’équation (19).
20
Université de Skikda 20 Août 1955
21
Université de Skikda 20 Août 1955
Sortie du détecteur
Quadratique
X1 … XN/2 XN/2+1 … XN
Processeur CFAR
Z
T Comparateur
T.Z
Décision de la détection
0 alors hypothèse H0: absence de cible
1 alors hypothèse H1: présence de cible
Figure 10: Principe général d’un détecteur CFAR
Le problème majeur dans un tel détecteur CFAR réside dans la manière retenue pour estimer
la puissance du bruit Z dans un milieu homogène et surtout dans un milieu non homogène.
22
Université de Skikda 20 Août 1955
Cellule sous
Signal reçu test CT
I Détecteur x1 … xN/2 x0 xN/2+1 … xN
Q Quadratique
Estimation du bruit
N
Ζ= ∑ x
r
r =1
Choix de TZ
T
- +
Pfa de Comparateur
consigne
H1 présence de cible
Décision Ou
H0 absence de cible
ZN -1 Z
f (Z) = .exp( - ) (22)
Z
Γ(N).μ N μ
L'évaluation des probabilités de détection et de fausse alarme du détecteur CA-CFAR, par la
méthode des résidus, dans un clutter Rayleigh en présence d’une cible du type SWI ou SWII donne
T
Pd = (1 + )- N (23)
1 + SNR
23
Université de Skikda 20 Août 1955
Et , Pfa = Pd
/ SNR = 0 , c'est-à-dire,
Pfa = (1 + T) - N (24)
𝑍𝑍 = ∑𝑁𝑁−𝑘𝑘
𝑗𝑗 =1 𝑋𝑋(𝑗𝑗) (25)
Où, k est le nombre des cellules à censurer. En présence d’un échantillon d’origine homogène
exponentiellement distribué, les cellules ordonnées ne sont ni indépendantes ni identiquement
distribuées.
Les expressions de la Pd et de la Pfa du CMLD-CFAR dans un clutter Rayleigh en présence
de cibles SWI ou SWII, par l'utilisation de la méthode des résidus, sont données par [5] :
𝑁𝑁 𝑇𝑇 𝑁𝑁−𝑖𝑖+1 −1
𝑃𝑃𝑑𝑑 = � � ∏𝑁𝑁−𝑘𝑘
𝑖𝑖=1 (1+𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 + 𝑁𝑁−𝑘𝑘−𝑖𝑖+1) (26)
𝑘𝑘
Et , Pfa = Pd
/ SNR = 0 , c'est-à-dire,
𝑁𝑁 𝑁𝑁−𝑖𝑖+1 −1
𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓 = � � ∏𝑁𝑁−𝑘𝑘
𝑖𝑖=1 (𝑇𝑇 + 𝑁𝑁−𝑘𝑘−𝑖𝑖+1) (27)
𝑘𝑘
24
Université de Skikda 20 Août 1955
non homogènes, pour divers applications. En particulier, dans le cas de présence des cibles
interférentes, Rohling propose l’utilisation de l’OS-CFAR (Ordred Statistic-CFAR) [16],
l’idée est de trier, dans un ordre croissant, les échantillons de la fenêtre de référence puis
estimer le bruit en prenant le kieme plus grand échantillon. De bons résultats ont été obtenus
pour la valeur k=3N/4. Ce processeur subit une légère perte en détection par rapport au CA-
CFAR dans un milieu homogène mais présente une grande robustesse en présence de cibles
interférentes. Cependant, en présence d’un bord de clutter, le nombre de fausse alarme
devient excessif.
Son estimateur local du bruit a la forme mathématique :
𝑍𝑍 = 𝑋𝑋(𝑘𝑘) (28)
𝑁𝑁−𝑖𝑖+1
𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓 = ∏𝑁𝑁−𝑘𝑘
𝑖𝑖=1 (𝑁𝑁−𝑖𝑖+𝑇𝑇 ) (30)
25
Université de Skikda 20 Août 1955
𝑁𝑁−𝑇𝑇 −𝑇𝑇2
𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓 = ∏𝑖𝑖=1 1 𝑀𝑀𝑉𝑉𝑖𝑖 (𝑇𝑇) (32)
avec,
𝑇𝑇
𝑁𝑁! � 1 �(−1)𝑇𝑇 1 −𝑗𝑗
𝑇𝑇1 𝑗𝑗
𝑀𝑀𝑉𝑉1 (𝑇𝑇) = ∑
𝑇𝑇1 !(𝑁𝑁−𝑇𝑇1 −1)!(𝑁𝑁−𝑇𝑇1 −𝑇𝑇2 ) 𝑗𝑗 =0 𝑁𝑁 −𝑗𝑗 (33)
+𝑇𝑇
𝑁𝑁 −𝑇𝑇 1 −𝑇𝑇 2
et
𝑎𝑎
𝑀𝑀𝑉𝑉𝑖𝑖 (𝑇𝑇) = 𝑎𝑎 +𝑇𝑇
𝑖𝑖
, 𝑖𝑖 = 2, … , 𝑁𝑁 − 𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 , (34)
𝑖𝑖
où
𝑁𝑁−𝑇𝑇𝐿𝐿 −𝑖𝑖+1
𝑎𝑎𝑖𝑖 = 𝑁𝑁−𝑇𝑇 . (35)
𝐿𝐿 −𝑇𝑇 𝑈𝑈 −𝑖𝑖+1
𝑇𝑇
Notons que la probabilité de détection (Pd) est obtenue en remplaçant T par (1+𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆)
dans
Notons également que les détecteurs CMLD- et CA-CFAR sont des cas particuliers du
détecteur TM-CFAR avec (T1, T2) = (0, k) et (0, 0), respectivement.
A titre indicatif, la Table 2 résume quelques situations et donne les valeurs des constantes
multiplicatives T avec une consigne Pfa=10-4 et N=24 dans la fenêtre de référence. Ces
différentes valeurs de T doivent se calculer en off-line puis stockées dans une mémoire morte
(Look-up table) comme en la précisé précédemment.
Table 2 : Constantes multiplicatives T du détecteur TM-CFAR, Pfa=10-4 et N=24
Censure symétrique Censure asymétrique
T1 T2 T T1 T2 T
0 0 0.467 0 1 0.561
1 1 0.562 0 3 0.769
2 2 0.664 0 6 1.223
3 3 0.78 1 0 0.4682
4 4 0.925 3 0 0.47
5 5 1.1 6 0 0.485
6 6 1.33 2 1 0.56
7 7 1.66 2 4 0.9
8 8 2.16 2 7 1.45
9 9 2.95 1 2 0.66
10 10 4.6 4 2 0.67
11 11 9.47 7 2 0.71
26
Université de Skikda 20 Août 1955
Référence :
[3] Barkat, M."Signal detection and estimation". Artech house. Norwood, MA, USA, 1991.
[4] Nouar, N. "Détection CFAR de cible réparties dans un clutter K distribuée de paramètres
inconnus". Mémoire de Magister. Département d'Electronique, Faculté des Sciences de la
Technologie, Université de Constantine 1, 2013.
[6] Boudemagh, N."Détecteur CMLD-CFAR utilisant les réseaux de neurones artificiels dans
un clutter Log-normal en présence de cibles interférentes ". Mémoire de Magister. Université
du 20 Août 1955-Skikda, 2004-2007.
[7] Zattouta, B."Détecteur CFAR à censure automatique, basée sur l'anticipation de l'état du
clutter. Analyse de la robustesse en milieu Gaussien et en présence d'un clutter K-distribuée.
Université du 20 Août 1955-Skikda, 2004-2007.
[8] Chabbi, S." détection adaptative CFAR à censure automatique basée sur les statistiques
d’ordre en milieux non gaussiens". Mémoire de Magister. Département d'Electronique,
Faculté des Sciences des sciences de l’ingénieur, Université Montouri Constantine, 2008.
27
Université de Skikda 20 Août 1955
[10] Meng, X.W. "Comments on Constant false-alarm rate algorithm based on test cell
information". IET Radar Sonar Navig. 3(6), 2009, pp.646-649.
[11] Guida, M., Longo, M., and Lops, M."Biparametric CFAR procedures for lognormal
clutter". IEEE Trans. Aerospace. Electron. Syst., 29(3), 1993, pp. 798-809.
[12] Guida, M., Longo, M., and Lops, M."Biparametric Linear Estimation for CFAR against
Weibull Clutter". IEEE Trans. Aerospace. Electron. Syst., 28(1), 1992, pp. 138-151.
[13] Guan, J., He, Y., and Peng, Y.N." CFAR Detection in K- distributed clutter ".
Proceedings of ICSP . 98.
[14] Finn, H.M., Johnson, R.S. "Adaptive detection mode with threshold control as a function
of spatially sampled clutter estimates". RCA Rev, 29(3), 1968, pp. 414-464.
[15] Rickard, J.T., Dillard, G.M. "Adaptive detection algorithms for multiple target
situations". IEEE Trans. Aerosp. Electron. Syst, 13(4), 1980, pp. 338-343.
[16] Rohling, H. "Radar CFAR thresholding in clutter and multiple target situations". IEEE
Trans. Aerosp. Electron. Syst, 19(4), 1983, pp. 608-621.
[17] Gandhi, P.P., Kassam, S.A. " Analysis of CFAR processors in non homogenous
background ". IEEE Trans. Aerosp. Electron. Syst, 24(4), 1988, pp. 427-445.
28