Cours Leonard
Cours Leonard
Céline Léonard
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ĤΨ = EΨ
L’idée de ce cours est d’introduire les méthodes de calculs usuelles pour
obtenir efficacement et précisément l’énergie des molécules, car la résolution
exacte de l’équation de Schrödinger électronique est impossible.
Contexte
N N 2 N X
n
X X ZA ZB e X ZA e 2
V̂NN = ; V̂Ne = −
4π0 RAB 4π0 riA
A=1 B>A A=1 i=1
n X
n
X e2
V̂ee =
4π0 rij
i=1 j>i
Contexte
AZ 2
En = − A = 13, 6 eV
n2
Les fonctions d’onde par :
x = r sin θcosφ
y = r sin θsinφ
z = r cos θ
p
r = x 2 + y 2 + z2
d~r = r 2 dr sin θdθdφ
∂2 2 ∂ 1 2
∇2 = + − 2 L̂
∂r 2 r ∂r r
où L̂2 est le Legendrien :
∂2 1 ∂2
2 2 ∂
L̂ = −~ + cot θ +
∂θ2 ∂θ sin2 θ ∂φ2
L̂ = r̂ × p̂
~2 2 2e2
ĥ(i) = − ∇i −
2me 4π0 ri
Nous supposerons que toutes les valeurs propres En0 sont non dégénérées
que les Ψ0n sont orthonormées. La perturbation étant supposée faible, on
l’écrit :
Ŵ = αV̂
α = 1, la perturbation est appliquée. α = 0, le système n’est pas perturbé.
On développe les énergies et les fonctions propres en séries de α :
devient :
(Ĥ0 +αV̂ )(|0i+α|1i+α2 |2i...) = (En0 +αEn1 +α2 En2 +...))(|0i+α|1i+α2 |2i...)
Ĥ 0 Ψ0 = E 0 Ψ0
X
Ĥ 0 = ĥ(i)
i=1,2
ĥ(i)φ(~ri ) = ei φ(~ri )
d’où :
E 0 = e1 + e2
He : application de la théorie des perturbations
13, 6 × 22
ei (ni ) = − (eV)
ni2
• Ordre 1
Les termes en premier ordre en α sont :
Il reste :
En1 = h0|V̂ |0i
Pour les vecteurs propres, cherchons |Ψ1n i sous la forme d’un développement
de fonctions que l’on connaît, les fonctions d’ordre 0 :
X
|Ψ1n i = Cnk |Ψ0k i
k
Il reste :
(Ek0 − En0 )hΨ0k |Ψ1n i + hΨ0k |V̂ |Ψ0n i = 0
hΨ0k |V̂ |Ψ0n i
Cnk = hΨ0k |Ψ1n i =
(En0 − Ek0 )
et :
X hΨ0 |V̂ |Ψ0n i 0
|Ψ1n i = k
0
|Ψk i
k 6=n
(En − Ek0 )
He : application de la théorie des perturbations
Pour He :
E 1 (fond) = hΨ0 |V |Ψ0 i
e2
φ1s (~r1 )φ1s (~r2 ) r 1 φ1s (~r1 )φ1s (~r2 )d~r1 d~r2
R
= 4π0 12
e2
Z
1
J= φ1s (~r1 )φ1s (~r2 ) φ1s (~r1 )φ1s (~r2 )d~r1 d~r2 > 0
4π0 r12
|φ1s (~r1 )|2 d~r1 est la quantité d’électrons comprise dans l’élément de volume
d~r1 .
J est la distribution des électrons 1 et 2 avec la répulsion. Comme J > 0,
cette contribution va donc remonter la valeur de l’énergie de He.
Zi∗ e2
Vc = −
4π0 ri
Traitement perturbatif amélioré : Champ central et autres atomes
Zi∗ e2
Vc = −
4π0 ri
Zi∗ est le numéro atomique effectif :
Zi∗ = Z − σi
ĥ(i)φ(~ri ) = ei φ(~ri )
n 1 2 3 4 5 6
n∗ 1 2 3 3,7 4,0 4,2
Traitement perturbatif amélioré : Champ central et autres atomes
L’énergie des orbitales enl croît de façon générale avec (n + l) e t pour une
même valeur de (n + l), l’ordre croissant est celui des n croissants :
1s 2s 2p 3s 3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s 5d 4f ...
Les électrons sont des fermions, car ce sont des particules avec des spins
demi-entiers.
~ 1 3~2 1
Ŝz α = α (ms = ) Ŝ 2 α = α (s = )
2 2 4 2
~ 1 3~2 1
Ŝz β = − β (ms = − ) Ŝ 2 β = β (s = )
2 2 4 2
Le principe d’exclusion de Pauli impose donc des conditions sur la fonction
d’onde d’espace obtenue par la théorie des perturbations Ψe (r~1 , ..., r~N ) = Ψ0 .
Comme pour l’atome d’hydrogène, les états des électrons des atomes
polyélectroniques sont définis par 4 nombres quantiques :
n le nombre quantique principal
l le nombre quantique secondaire ou orbitalaire ou azimutal
ml le nombre quantique magnétique qui est la projection de ~l sur l’axe z
ms le nombre quantique de spin
Remarques : Les trois premiers nombres quantiques décrivent la
représentation spatiale de l’électron. Nous n’avons explicité aucun terme
relatif au spin dans l’hamiltonien, le spin est donc sans effet sur l’énergie
dans cette étude.
Application à He :
1sα et 1sβ
1 1
(n = 1, l = 0, ml = 0, ms = ) et (n = 1, l = 0, ml = 0, ms = − )
2 2
D’après le principe d’exclusion de Pauli, chacune peut donc être ’occupée’
par l’un des deux électrons et la configuration électronique ainsi obtenue est
celle de la plus basse énergie : 1s2 . Cette notation résume l’existence de
deux configurations dégénérées :
La fonction d’onde totale doit aussi tenir compte du fait que les deux électrons
sont indiscernables, donc elle doit inclure les configurations dégénérées avec
le même poids . Elle doit aussi être antisymétrique ce qui conduit à :
1
Ψ1s2 = √ 1s(~r1 )α(~s1 )1s(~r2 )β(~s2 ) − 1s(~r2 )α(~s2 )1s(~r1 )β(~s1 )
2
Si on change l’électron 1 en 2, alors Ψ → −Ψ.
Application à He :
Remarque :
1 α(~s ) α(~s2 )
Ψ1s2 = √ 1s(~r1 )1s(~r2 ) ~ 1 ou |1s1̄s|
2 β(s1 ) β(~s2 )
Etats excités
Un état excité a une énergie moins basse que celle de l’état fondamental
: on obtient un tel état par exemple, en mettant l’un des électrons dans
une orbitale autre que la 1s.
On peut aussi construire ici une fonction d’onde et donc un état qui soit
antisymétrique d’espace et symétrique de spin. Ce sera un état triplet,
car il existe trois combinaisons symétriques de spin possibles pour la
même partie d’espace antisymétrique :
Une méthode très utile pour estimer l’énergie et une fonction d’onde
approximative d’un hamiltonien connu est la méthode des variations. La
théorie des variations est un moyen d’améliorer une fonction d’onde
supposée proche de la fonction propre d’un système compliqué. Le point de
départ est donc la mise au point d’un fonction d’éssai Ψessai et la procédure
suivante montre comment l’optimiser.
Le rapport de Rayleigh
Supposons un système décrit par un hamiltonien Ĥ et notons la plus
basse valeur propre de ce sysème E0 . On définit le rapport de Rayleigh
par :
hΨessai |Ĥ|Ψessai i
E=
hΨessai |Ψessai i
Le théorème des variations établit que :
E ≥ E0
pour toute Ψessai . L’égalité n’est atteinte que si Ψessai est égale à la
fonction propre de l’état fondamental du système.
Théorie des variations
Pour démontrer cette inégalité, développons |Ψessai i sur la base des états
propres supposés orthonormés de Ĥ : Ψk , Ek
X
|Ψessai i = ck |Ψk i
k
donc X
hΨessai |Ψessai i = |ck |2
k
X 2
X
hΨessai |Ĥ|Ψessai i = |ck | Ek ≥ E0 |ck |2 = E0 hΨessai |Ψessai i
k k
Ainsi toute solution approchée fournit une valeur de l’énergie trop élevée
pour l’état fondamental. On obtiendra donc une solution d’autant meilleure
qu’on aura abaissé l’énergie de cet état d’essai.
Théorie des variations
la méthode de Rayleigh-Ritz
Un moyen d’optimiser la fonction la fonction d’essai est de la paramétrer
par des grandeurs variables que l’on va optimiser afin de diminuer la
valeur du rapport de Rayleigh vers E0 . Une façon efficace de procéder
est de développer la fonction d’essai sur une combinaison linéaire de
fonctions de base connues Ψi :
n
X
Ψessai = ci Ψi
i=1
Ces coefficients {ci } sont traités comme des variables qui changeront
jusqu’à atteindre une valeur optimale.
Théorie des variations
Supposons que tous les coefficients et les fonctions de base soient rééls, le
rapport de Rayleigh s’écrit :
hΨessai |Ĥ|Ψessai i
E = hĤi =
hΨessai |Ψessai i
E est minimal lorsque les dérivées partielles ∂E/∂ck sont nulles. Dérivant E
par rapport à chacun des coefficients cj , on obtient :
P P P P P
∂E j cj Hkj + i ci Hik ( j cj Skj + i ci Sik ) ij ci cj Hij
= P − P
∂ck ij ci cj Sij ( ij ci cj Sij )2
P
j cj (Hkj − ESkj )
P
ci (Hik − ESik )
= P + i P =0
ij ci cj Sij ij ci cj Sij
n
X
ci (Hik − ESik ) = 0 pour k = 1, 2, ..., n
i=1
C̃(H̃ − E S̃) = 0̃
Pour obtenir des ck non nuls, il faut que le déterminant séculaire soit nul :
Si 1sA est une fonction d’onde hydrogénoïde centrée sur HA , alors Ψ ≈ 1sA
au voisinage de HA .
De même au voisinage de HB , on peut écrire Ψ ≈ 1sB . Donc quand R est
grand :
Ψ = cA 1sA ± cB 1sB
pour tenir compte des deux possibilités.
Ceci reste vrai quand R diminue, la seule région perturbée étant celle entre
les deux atomes.
L’approximation L.C.A.O.
On peut donc approximer :
Ψ = cA (R)1sA + cB (R)1sB
α±β
E± =
1±S
et les fonctions d’onde normalisées :
1 α+β
cA = cB cA = p E+ =
2(1 + S) 1+S
1 α−β
cA = −cB cA = p E− =
2(1 − S) 1−S
L’approximation L.C.A.O.
Considérons la densité électronique entre les noyaux :
Ψ1σg :
La densité électronique est importante. Ceci constitue un cas où les
deux atomes sont liés, formant ainsi un édifice plus stable que les deux
atomes séparés : interférence constructive des fonctions d’onde
atomiques. On constate que le terme de recouvrement est positif +SAB ,
CA = CB . L’orbitale 1σg est liante.
Ψ1σu :
La région entre les atomes est appauvrie en électron. Cette situation
correspond à un édifice instable à cause de l’interaction répulsive entre
les noyaux : interférence destructive des fonctions d’onde atomiques.
On constate que le terme de recouvrement est négatif −SAB , CA = −CB .
L’orbitale 1σu est antiliante.
L’approximation L.C.A.O.
e2 p̂2 e2
1 1
α = h1sA |Ĥe |1sA i = h1sA | + + − − |1sA i
4π0 R 2me 4π0 rA rB
e2 1 e2
α = E1s − h1sA | |1sA i +
4π0 rB 4π0 R
Le second terme correspond à l’énergie de Coulomb liée à l’interaction du
noyau B avec la densité électronique |1sA |2 . Cette contribution est notée : j 0
e2 |1sA |2
Z
j0 = dτ
4π0 rB
Cette intégrale est positive et l’intégrale de Coulomb devient :
e2
α = E1s − j 0 +
4π0 R
L’approximation L.C.A.O.
e2 1 e2
β = E1s h1sA |1sB i − h1sA | |1sB i + h1sA |1sB i
4π0 rA 4π0 R
e2
β = E1s + S − k0
4π0 R
avec :
e2
Z
1sA ∗ 1sB
k0 = dτ
4π0 rA
L’intégrale, k 0 , qui est positive dans ce cas, n’a pas d’analogue classique.
Cependant, elle représente l’interaction d’un densité de charge de
recouvrement −e1sA ∗ 1sB avec le noyau A.
e2 j0 + k0
E+ = E1s + −
4π0 R 1+S
e2 j0 − k0
E− = E1s + +
4π0 R 1−S
Les intégrales j 0 et k 0 sont positives avec j 0 > k 0 , donc E+ est l’énergie la
plus basse. Le diagramme des énergies de H+ 2 est appelé diagramme d’OM.
Le diagramme n’est pas complètement symétrique, l’orbitale E− est plus
haute par rapport à E1s que E+ est basse. Cette asymétrie est largement due
à la répulsion entre les noyaux qui pousse les deux orbitales vers des
énergies plus hautes.
En d’autres termes, une orbitale antiliante est plus antiliante qu’une orbitale
liante.
Ze2 X
F̂ (i) = Êc(i) − + Vj
4π0 ri
j6=i
2
Ze
où Êc(i) − 4π = ĥ(i) est l’hamiltonien mono-électronique
0 ri
hydrogénoïde.
On est toujours dans l’approximation des particules indépendantes car
on ne tient pas compte de l’influence du mouvement individuel des
électrons j sur l’électron i. On dit que la méthode Hartree-Fock ne tient
pas compte de la corrélation électronique.
Théorie Hartree-Fock
Pour trouver Vj :
X
hφi |F̂ (i)|φi i = hφi |ĥ(i)|φi i + Repij
j6=i
e2
Repij = Jij − Kij = (h|φi φj || ||φi φj |i)
4π0 r12
où l’intégrale coulombienne :
e2
Z Z
1
Jij = φi (1)∗ φi (1) φj (2)∗ φj (2)d~r1 d~s1 d~r2 d~s2
4π0 r12
et l’intégrale d’échange :
e2
Z Z
1
Kij = φi (1)∗ φj (1) φj (2)∗ φi (2)d~r1 d~s1 d~r2 d~s2
4π0 r12
Théorie Hartree-Fock
avec :
e2 φj (2)∗ φj (2)
Z
Ĵj φi (1) = φi (1) d~r2 d~s2
4π0 r12
et :
e2 φj (2)∗ φi (2)
Z
K̂j φi (1) = φj (1) d~r2 d~s2
4π0 r12
Résolution pratique : équations séculaires
F̂ |ψi i = i |ψi i
M
X M
X
Cik F̂ |χk i = i Cik |χk i
k k
M
X M
X
Cik hχl |F̂ |χk i = i Cik hχl |χk i, ∀l = 1, ..., M
k k
Résolution pratique : équations séculaires
det|F̃ − S̃| = 0
On voit que tout ceci revient à un changement de base : partant d’un jeu
d’orbitales quelconques, on en fait des combinaisons linéaires qui
diagonalisent l’opérateur de Fock.
Résolution pratique : équations séculaires
On note que pour écrire ces équations, il faut calculer deux types d’éléments
de matrice : Flk et Slk .
Le calcul de Slk = hχl |χk i est évident, alors que celui de Flk = hχl |F̂ |χk i
suppose que l’on connaisse un jeu d’orbitales ψj pouvant former un
déterminant de Slater qui soit fonction propre du système, alors que c’est
précisément ce que l’on cherche.
Z
X Z
X
Eeh = i = hφi |F̂ |φi i
i=1 i=1
X XX X XX
Eeh = hii + (Jij − Kij ) = hii + 2 Repij
i i j i i j>i
Le premier terme est la somme des énergies cinétiques des électrons, plus
la somme des termes attractifs de type électron - noyau : c’est un terme
mono-électronique. Le second terme représente le double de la somme des
termes répulsifs électron-electron.
Une autre logique, celle qui est toujours employée, consiste à calculer
l’énergie totale EeSCF comme la valeur moyenne de Ĥe exact pour la fonction
d’onde approchée ΨSCF = |φopt opt
1 ...φZ | :
Théorème de Koopmans :
l’énergie d’une orbitale canonique
est l’opposé de l’énergie qu’il
faut fournir à un atome ou à une
molécule pour arracher un électron
à cette orbitale.
Signification des i , Théorème de Koopmans
On peut démontrer ce théorème de façon plus formelle. Soient E A et E I les
énergies SCF de l’atome X et de l’ion X + , et ΨA et ΨI leurs déterminants
SCF, et supposons qu’on arrache un électron de l’orbitale φp :
On retrouve bien :
E I − E A = −p
Grâce à ce théorème, on peut mesurer expérimentalement les énergies des
orbitales occupées en spectroscopie photoélectronique. L’accord
expérience-calcul est généralement bon, sans jamais être exact, pour deux
raisons :
- On s’est placé dans l’approximation des particules
indépendantes.
- Pour calculer E A − E I , on a supposé que les orbitales autres
que φp ne changeaient pas au cours de l’ionisation, ce qui ne
peut pas être parfaitement exact
Il se trouve que ces deux erreurs se compensent en première approximation.
R(OHF) et UHF
On peut faire les calculs HF en forçant les fonctions d’espace ψkα et ψkβ à être
identiques pour les couches fermées. Ce sont les méthodes RHF (restricted
Hartree-Fock) que l’on vient de décrire ou ROHF (restricted open-shell
Hartree-Fock) pour les systèmes possédant une couche ouverte.
Supposons que l’on cherche à déterminer la fonction d’onde SCF d’un atome.
On se doute que les orbitales atomiques que l’on cherche ressemblent à des
fonctions hydrogénoïdes en tenant compte de l’effet d’écran.
Pour les molécules, il est plus simple numériquement d’utiliser des fonctions
de base de type gaussien, où on remplace la partie exponentielle
décroissante des fonctions de Slater par une fonction gaussienne :
exp(−ζr 2 )
L’ajout le plus commun aux bases minimales est celui des fonctions de
polarisation. Ce sont des fonctions auxiliaires avec un nœud
supplémentaire.
Par exemple, pour un atome d’hydrogène dans une base minimale est
une fonction approximant l’orbitale atomique 1s.
Lorsque la polarisation est ajoutée à la base, une fonction p est aussi
ajoutée à cette base. Ceci ajoute une flexibilité supplémentaire
nécessaire dans la base, autorisant des orbitales moléculaires
impliquant que les atomes d’hydrogène soient plus asymétriques que
leurs seuls noyaux. Ceci est un résultat important lorsque l’on considère
des représentations précises des liaisons entre atomes.
De manière similaire, des fonctions de type d peuvent être ajoutées à
des orbitales de valence p, et les fonctions f à une base avec des
orbitales d, et ainsi de suite.
Un autre ajout commun aux bases est l’ajout de fonctions diffuses. Ce
sont des fonctions de base gaussiennes très douces, qui représentent
plus précisément les « queues » des orbitales atomiques, distantes du
noyau atomique. Ces fonctions de base supplémentaires peuvent être
importantes lorsque l’on considère des anions ou d’autre systèmes
moléculaires importants et « diffus ».
Bases à corrélations consistantes
Codes
MOLPRO ([Link])
GAUSSIAN ([Link])
MOLCAS ([Link]/molcas)
ACES II ([Link])
ORCA ([Link]
...
Bases
EMSL Basis Set Exchange ([Link]
dτ = |Ψ(x0 , y0 , z0 , x0 , y0 , z0 )|2 d~r1 d~r2 = |φ1 (x0 , y0 , z0 )φ2 (x0 , y0 , z0 )|2 d~r1 d~r2
dτ = dp1 dp2
avec
Etat fondamental de H2 ,
1 σg (1)α(1) σg (2)α(2)
Ψ = |σg σ¯g | = √
2 σg (1)β(1) σg (2)β(2)
Par la LCAO,
1
σg = √ (1sA + 1sB )
2S + 2
donc
1
Ψ= [(1sA (1) + 1sB (1)) (1sA (2) + 1sB (2))] [α(1)β(2) − α(2)β(1)]
(2S + 2)2
1
Ψ= [1sA (1)1sA (2) + 1sB (1)1sA (2) + 1sA (1)1sB (2)+
(2S + 2)2
1sB (1)1sB (2)] [α(1)β(2) − α(2)β(1)]
Contribution ionique = covalente, or à la dissociation on attend H + H, non
pas H+ + H− .
La corrélation électronique
Cet hamiltonien diffère de l’hamiltonien exact par le terme Ĥe − Ĥ h qui peut
donc être pris comme opérateur de perturbation pour corriger les états
propres de Ĥ h .
Remarques :
F̂ |φi i = i |φi i
Z
X
F̂ = ĥ + Ĵj − K̂j
j=1
Approche perturbative : Möller-Plesset theory
On voit que :
E00 + E01 = E0SCF
Approche perturbative : Möller-Plesset theory ordre 2 (MP2)
La correction d’énergie au second ordre est :
X |hD0 |Ĥe − Ĥ h |Dk i|2 X |hD0 |Ĥe |Dk i|2
E02 = 0 0
=
k 6=0
E0 − Ek k 6=0
E00 − Ek0
ρ(~r ) → 0 si r → ∞
Z
ρ(~r )d~r = n
espace
e2 ρ(~r1 )ρ(~r2 )
Z Z
EJ = d~r1 d~r2
8π0 |~r1 − ~r2 |
ET + EV + EJ nous donne l’énergie Hatree-Fock sans le terme d’échange.
Density functional theory
Du fait du principe de Pauli, il faut tenir compte de l’anti-symmétrisation de la
fonction d’onde et donc du fait que les électrons de même spin se repoussent
fortement. Le terme EX doit contenir ce facteur, mais il est difficile d’expliciter
une fonctionnelle en ρ ayant cette fonction. De même, il manque la
corrélation électronique qui doit être contenue dans EC qui va plutôt
reproduire la répulsion entre électrons de spins différents. Ces deux derniers
termes sont difficiles à obtenir et jusqu’à présent seules des expressions
approchées existent.
ρ(~r )ρ(~r 0 ) 0
Z
Vs = Vext + d~r + Vxc [ρ]
|~r − ~r 0 |
Le premier terme est le potentiel externe créé par les noyaux, le deuxième
exprime l’interaction coulombienne classique entre paire d’électrons (et est
également appelé potentiel Hartree). Le dernier terme est le potentiel
d’échange-corrélation et contient, outre l’échange et la corrélation
électronique, les corrections à l’énergie coulombienne.
[Link]
[Link]
DFT 1ère génération
utilise ET , EV et EJ LDA
utilise ∇ρ dans EXC pour tenter de corriger les interactions non-locales
(inhomogénéités du gaz d’électrons), à l’aide du gradient de la densité :
Z
GGA
Exc [ρ] = f ρ(~r ), ∇ρ(~r ) d~r
PBE0 1 HF 3
Exc = Ex + ExPBE + EcPW 91
4 4
Les fonctionnelles hybrides donnent souvent de meilleurs résultats que les
méthodes GGA pour les systèmes chimiques.
Density functional theory
LDA
marche bien pour les systèmes proches d’un gaz d’électrons (métaux
solides)
pas assez précis pour les applications chimiques
GGA
rapide
≈ 20 kcal/mol de précision sur les énergies de liaison
Fonctionnelles hybrides
plus lent (échange HF coûte)
3 − 12 kcal/mol de précision sur les énergies de liaison
DFT : conclusion
Ces différentes méthodes DFT sont peu coûteuses (idem HF), mais
permettent d’avoir une meilleur précision.
Elles sont fortement mono-configurationnelles.
Pour le calcul des états excités : Time-dependent DFT.
Pour les interactions faibles. Il faut des fonctionnelles particulières
M06-2X, vdW-DF
Cependant, il faut toujours vérifier des calculs DFT à l’aide de méthodes plus
précises si possible.