Aciers Inoxydables: Generalites Et Vitesses de Fissuration
Aciers Inoxydables: Generalites Et Vitesses de Fissuration
FISSURATION
I. ;
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Direction des Etudes et Recherches
EDF
Electricité
de France SERVICE ENSEMBLES D E PRODUCTION
Département Machines
i I
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Mai 1992
CHATORT.
S
STAINLESS STEELS : GENERAL
i. CONSIDERATIONSANDRATES OF CRACK
GROWTH
Pages: 53 -- 93NB00093
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MNBMO» 3
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I
\ EXECUTIVE SUMMARY :
i Stainless steel is becoming more and more a routine consumer item. At die •'
same time, it is widely accepted as a basic material for the manufacture of industrial '
h equipment required to withstand increasingly severe mechanical, chemical and thermal .
i loads. !?' ;
6 This report describes different stainless steels [1] and presents the laws ''
governing the rates of crack growth for several stainless steels extensively used for the _
manufacture of structures in nuclear power plants. The laws themselves are not
discussed in detail in this report, but the reader may consult the bibliography to procure
copies of the publications concerned.
This report is in fact the first stage in an investigation into cracking in the
900 MWe primary pump thermal barriers and shafts, where it is essential to know the
mechanical characteristics of the steel used and the laws governing crack growth in
PWR operating environments.
After a brief review of the development of stainless steels, the main categories
of stainless steel are presented. Finally, the rates of crack growth are presented for
various stainless steels, mainly austenitic.
'•4
S)=W
I
SOMMAIRE
•\ Chapitre 1 : Introduction
j 1.1 Introduction
\ 1.2 Un peu d'histoire
J 1.3 Classification des aciers inoxydables ;!
4.1 Introduction
4.2 La corrosion uniforme ;
4.3 Corrosion par piqûres et corrosion caverneuse
s
4.4 Corrosion sous contrainte et fatigue corrosion
; 4.4.1 Corrosion sous contrainte
4.4.2 Fatigue corrosion
I 5.1 Introduction ^
:) 5.2 Influence de température •••>'
5.3 Influence de Ia fréquence f|
5.4 Influence du milieu j&£
5.5 Seuil de non propagation de l'acier Z4CBND18-12 ~ '
5.6 Influence du rapport R sur Ie seuil de non fissuration
5.7 Synthèse , ;
5.8 Conclusions
Bibliographie
; i
\
\
-«- .v*-.^ « S ? ? * * " " ^
Chapitre 1: Introduction
1.1 Introduction.
L'acier inoxydable, largement utilisé pour l'équipement des particuliers et des ,
collectivités, dans le bâtiment et Ia décoration, l'industrie des transports et les |
industries alimentaires, devient de plus en plus un produit de grande ,'„ :
consommation. Parallèlement, il s'impose comme un matériau de base pour la /f-\'
fabrication des équipements industriels qui doivent résister à des sollicitations .y~_
mécaniques, chimiques et thermiques de plus en plus sévères.
Ce rapport présente une description des différents aciers inoxydables [1] et les
lois de fissuration de quelques aciers inoxydables couramment utilisés pour la
'.. fabrication des structures équipant nos centrales nucléaires. Ces lois sont issues de
diverses publications et ne sont pas expliquées en détail dans ce rapport. Le lecteur
pourra se référer à la bibliographie pour se procurer les documents d'origine. \
En fait, ce rapport est une première étape de l'étude de la fissuration des
arbres et barrières thermiques des pompes primaires 900MW pour lesquelles il est
indispensable de connaître les caractéristiques mécaniques de l'acier utilisé ainsi
que les lois de propagation de fissures dans les milieux PWR.
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. m.
,^\
*'
martensiîiques que pour celles à 17% Cr ferritique. En 1909, Guillet publia une
étude sur ies aciers au chrome-nickel austénitiques, complétant ainsi les trois
principaux critères de classification des aciers inoxydables à partir de leur structure.
à savoir les structures martensitique, ferritique et austénitique.
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i
Chapitre 2: Les grandes familles d'aciers inoxydables
'\
\ 2.1 Introduction.
' Les aciers inoxydables présentent une grande variété de structure et donc de
propriétés physiques, mécaniques et surtout chimiques. Une des principales raisons '.
est que le fer, élément principal, possède trois variétés de structure cristalline entre ,
OK et la température de fusion: ??
- aciers martensitiques:
- aciers ferritiques;
- aciers austénitiques;
- aciers austéno-îerritiques.
Par exemple, pour obtenir une structure austénitique avec un alliage à 18%
de chrome, il faut ajouter au moins 8% de nickel alors qu'il suffit d'ajouter 0,1 à 0,2%
de carbone à un alliage à 17% de chrome pour obtenir la même structure. De
même, un alliage à 18% de chrome reste entièrement ferritique à toute température
pour une teneur de nickel inférieure à 4%.
Les aciers inoxydables martensitiques sont connus depuis plus de 50 ans. Ils
sont en constante évolution, tant sur le plan analytique que sur le plan de la mise en
forme. Ils comprennent en général de 12 à 18% de Cr et des teneurs en carbone
pouvant atteindre 1%. De nombreux éléments d'alliages (Ni, Mo, Si, Ti, Nb...)
permettent un large éventail de propriétés et conduisent à des applications aussi
variées que la construction mécanique, l'outillage, la coutellerie...
Les aciers inoxydables martensitiques allient une bonne résistance à la
corrosion (due au chrome) et des caractéristiques mécaniques élevées. Ceci
s'explique par la structure martensitique obtenue par refroidissement rapide de
i
l'austénite.
1
2.3 Les aciers inoxydables ferritiques. *'x'i
On distingue deux catégories d'aciers inoxydables ferritiques:
- à 17%de Cr % , i
- à haute teneur en chrome et molybdène. '; ; «
ir
Ces aciers ont été mis au point afin de se prémunir de la corrosion dans les i
milieux chlorurés (eau de mer). La résistance à Ia corrosion et aux piqûres des \f
aciers inoxydables est fortement améliorée par l'augmentation des teneurs en Cr et , •>
en Mo. La particularité des aciers ferritiques à haute teneur en Cr (> 25%) et en Mo ^g,
(> 3%) est qu'il n'est pas nécessaire de contrebalancer ces éléments alphagènes ;*
par une addition supplémentaire de nickel, élément gammagène coûteux, £f
indispensable au maintien de la structure austénitique. |"4*
Par exemple, dans une solution à 300 g/l de chlorure de sodium et à une
température de 70 CC, on s'aperçoit que la résistance à la corrosion par piqûre des {. ;
1
aciers inoxydables superferritiques dont les teneurs en Cr et Mo sont ^"
respectivement de 29 et 4% est nettement supérieure à celle des aciers inoxydables -
austénitiques fortement alliés du type 27%Cr-32%Ni-3,5%Mo.
La principale utilisation de ces aciers est pour les milieux chlorurés (eau de w
rner) et en particulier pour les tubes de condenseurs refroidis par l'eau de mer. En 5
France, des feuillards (épaisseur de 0,5 mm environ) d'acier superferritiques à
29%Cr-4%Mo-0,5%Tï (S44735) ont été transformés en tubes soudés pour équiper
certains condenseurs de centrales électriques. En effet, le procédé de soudage ({
i\
autogène TlG n'altère aucunement la résistance à la corrosion en milieu chloruré.
Le haut module d'élasticité est à l'origine de l'excellente résistance des tubes aux
ruptures causées par les vibrations et autorise d'autre part la réduction de leur ,
épaisseur. D'autres applications sont les échangeurs tubulaires des installations <"•*••'|
géothermales et d e dessalement o u l'industrie chimique. *
;
ait, leur excellente aptitude à l'emboutissage permet ce type d'utilisation. Notons
que les éviers en acier 18CMONi sont généralement monobloc, c'est à dire réalisés
sans soudage, par emboutissage d'un flan unique.
,.-t.-
Indépendamment de leur résistance à l'oxydation, les aciers inoxydables
austénitiques possèdent des qualités de résistance mécanique à chaud. Ils sont
utilisés dans les surchauffeurs, les échangeurs et récupérateurs de chaleur, les
chaudières, les fours de pétrochimie, les turbines à vapeur et à gaz, ies
équipements de centrales nucléaires...
200-
•fit
100-
Figure i : Variation en fonction de la température de la résistance aux chocs des aciers inoxydables
austénitïques. ferritiques et austéno-ferritïque. a) austénitique. b) austéno-ferritique. c) ferritique.
& • •
10
* présentent un rapport qualité/coût très attrayant pour de nombreux marchés
spécifiques reconnus pour l'agressivité des milieux réactionnels (chimie,
'\ pétrochimie, eau de mer, dépollution...). La variété des domaines d'application a
•. également conduit à une optimisation de la composition, chimique en fonction des -r— ^v
propriétés requises. Ceci a conduit à la création de toute une famille d'aciers -
v austéno-ferritiques.
l •:'
fl
V
Chapitre [Link]éristiques mécaniques des aciers
inoxydables
- densité.
Le tableau I donne les densités d'un certain nombre d'alliage à la
température ambiante. Le tableau il montre l'évolution de la densité de trois aciers
inoxydables avec la température.
- coefficient de dilatation.
- module d'élasticité.
V-E-2G
2G '»•1
- module de compressibilité:
B=
3(3G - E)
12
It
iw
w
Conclusions.
En ce qui concerne les propriétés mécaniques, les aciers inoxydables
martensitiques et ferritiques se distinguent peu des aciers peu alliés. Les aciers r
austénitiques s'en distinguent par un coefficient de dilatation plus élevé et une
conductibilité thermique plus faible dans le cas où la structure est entièrement
austénitique. '. , i
•4
.*ï
r.
13
r >.
s Ij
Nuances
Marques commerciales Densité
UNS AFNOR AISl
KC2ON16FeD -
Nicrimphy 276
Phynox 8.3 *
Tableau I - Densité des principaux aciers inoxydables et des alliages apparentés
s- 14
Températures =C
-ISS -100 0 100 200 400 600 800 1000
Nuances
S 30100 Z 12CN 17.07 301 8.0 7,9 7.9 7,8 7.8 7,7 7,6 7,5 7,4 R-' .. '
S 31600 2 BCND 17.11 316 8.0 8,0 7,9 7.9 7,8 7,7 7,6 7,6 7,5 *f ' i
S 34700 Z 6CNNb 18.10 347 8.0 7,9 7.9 7.8 7.8 7,7 7.6 7.5 7.4
KC2CNl6reD
-
-
Superimphy 625
Inconel 625
Phynox
13.1
12.6
13,6
-
14.3
.
15.3 16,1
r
III - Coefficients moyens de dilatation linéaire de quelques aciers et alliages inoxydables -
Variations en fonction de la temDérature
15
Nuances Température : C
Tableau IV - Coefficient de dilatation moyen en 10"6.°C"1 de quelques aciers inoxydables aux basses
températures [3]
I1
16
Températures =C
-196 20 100 200 400 600 800 1000
Nuances
S 302 00 Z 10CN 18.09 302 200 193 191 183,5 168,5 153.5 139
S 304 00 Z 6CN 18.09 304 208 193 191 183 168 148 128
S 310 00 Z 12CN 25.20 301 - 193 192 184 173 155 134
S 315 00 Z 6CND 17.11 315 - 193 192 185 168.5 151 132 •
S 321 00 Z 6CNT 18.10 312 - 193 192 182 166 151 132 -
S 347 CO Z 6CNNb 18.10 347 208 193 184 168 152 152 134 •
fl"
17
Nuances Marques Rèsistivitè Conductibilité Chaleur
commerciales électrique thermique spécifique
UNS AFNOR AlSI ([Link]) (W.nrr1 K'1) ([Link]-1 K-1)
18
Caractéristiques mécaniques
Traitement
Nuances thermique
R0.002 Rm (WlPA) A% Resilience de revenu CC
(MPA) mini mini daJ/cm z
H /
' *
19
•t •"•»"
Nuances Température : C
Caractéristiques
AFNOR UNS AlSI 20 100 200 300 400 500 600 700
S 30400 R0.002 (MPa) 247 243 169 148 136 133 125 109
Z 6CN 18.09 AlSI 304 Rm (MPa) 599 496 456 449 416 367 268
443
F.
i A(%5 62,6 56.1 46.4 41,6 43.1 41.7 41,1 47,7
S 31600 R0.002 (MPa) 254 200 172 161 157 144 141 125
Z SCND 17.11 AISI 316 588 493 483 457 421 327
Rm (MPa) 479 472
A(%) 60.1 52.4 46.0 41.9 41.9 41.7 42.6 49,6
S 32100 R0.002 (MPa) 234 206 194 163 161 152 145 138
Z SCNT 18.10 AISI 321 Rm (MPa) 588 506 452 435 436 391 376 269
A(%) 53.9 47.5 42.0 42.0 36,4 34,8 36.0 48.4
• i -
S 34700 R0.002 (MPa) 250 213 195 179 168 157 155 144
Z SCNNb 18.10
AlSI 347 Rm (MPa) 609 540 475 451 448 422 387 292
A(%) 49,2 46,8 40,7 36.8 35.3 34,1 35.3 49,4
ï- 20
Chapitre 4: Résistance à la corrosion des aciers inoxydables
4.1 Introduction.
Les aciers inoxydables font partie des métaux et alliages passivables; au
contact des solutions aqueuses, des films protecteurs très minces (quelques
dizaines d'Angstroms) se forment, à base d'oxy-hydroxydes hydratés. La structure
de ces films est encore mal connue, mais leur propriété essentielle est d'avoir une
faible perméabilité ionique et donc de limiter fortement (en pratique de supprimer) la
dissolution du métal. Ces films sont dus à la présence de chrome dans la
composition de l'acier; en effet, cet élément est très oxydable, ce qui rend les films
formés "auto-réparateurs" dans un grand nombre de cas.
Néanmoins, les films passifs ne doivent pas être considérés comme inertes.
i!s sont le siège permanent de différents phénomènes dont l'équilibre dynamique
engendre leur caractère protecteur. Cet équilibre peut être rompu pour plusieurs
raisons dont les principales sont l'excès d'acidité ou la teneur en chlorure dans la
solution.
- contrôle de Ia concentration:
Dans de nombreux cas, le degré d'agressivité d'un milieu est dû à la
présence d'impuretés qui, selon leur nature, peuvent soit aggraver soit inhiber
partiellement la corrosion. Dans ce cas, tout changement de concentration de ces
impuretés modifie directement la corrosion. On peut, par exemple, diminuer
l'agressivité de l'acide sulfurique industriel en ajoutant des traces d'anhydride
arsénieux ou de fer qui agissent dans ce cas comme inhibiteurs.
- diminution de la température:
L'état de dissolution d'un acier inoxydable étant dépendant pour une large
part de l'acidité du milieu et du pouvoir oxydant du milieu, le contrôle du potentiel *••»•
d'oxydo-réduction peut s'avérer très efficace pour réduire la corrosion. Par exemple,
dans des solutions d'acide sulfurique faiblement concentrées et chaudes,
l'introduction d'oxygène ou d'autres oxydants favorise l'établissement ^e 'a
passivation et supprime dans certains cas totalement la corrosion.
On considère que 90% des ruptures de pièces sont dues à des phénomènes
de corrosion localisée et ce d'autant plus que l'on repousse plus loin les limites de
corrosion généralisée.
1- La phase d'amorçage,
durant laquelle une première rupture locale est observée. Les causes de cet
amorçage peuvent être multiples, mais on distingue classiquement trois situions
principales:
" " " " • % - rupture due aux contraintes mécaniques présentes dans l'acier (corrosion
sous contrainte), dont nous reparlerons plus loin;
- rupture due à la présence de zones confinées dans lesquelles un milieu
acide se développe progressivement (corrosion caverneuse);
- rupture observée en l'absence d'hétérogénéité mécanique ou géométrique ::.'"#
apparente (corrosion par piqûres).
22
développent.
2. La phase de propagation.
.-4
Lorsque ie film passif est localement rompu, le processus conduisant à la
corrosion dépend de plusieurs facteurs:
- la tendance du métal à se repassiver ou au contraire à se dissoudre ;
- la modification locale de la composition du milieu corrosif, elle-même R- .•
On note d'autre part que les zones confinées sont souvent sujettes à la
corrosion caverneuse. Le manque d'échange convectif avec le reste de la solution
entraine une consommation rapide de l'oxygène par une réaction cathodique, et la
zone occluse devient le siège de la seule réaction anodique.
Protection
23
- la lenteur relative de la propagation des fissures;
- l'aspect fragile des fissures et leurs caractéristiques cristallographiques.
En pratique, les dommages infligés aux appareillages industriels par la
corrosion sous contrainte sont très importants (dans l'industrie chimique, 1/3 des
dommages sont dûs à la corrosion sous contrainte). D'autre part, dans la majorité
des cas, les contraintes à l'origine de la fissuration sont des contraintes résiduelles
liées à la mise en oeuvre des matériaux.
Les seuils critiques de fissuration sont par définition inférieurs, voire très
inférieurs à ceux qui produisent des ruptures mécaniques en milieu sain:
1 2. Vitesse de fissuration.
il
corrosion sous contrainte, ce qui se traduit par une diminution du temps d'incubation
et des contraintes limites de fissuration et une augmentation de la vitesse de
propagation. Pour^unjnilieu donné, Jl existe souvent une température minimale en
dessous de laquelle la fissuration ne se produit pas: c'est le cas ~des~âcïêrs
austénitiques dujype 18-10, en milieux chlorurés et en milieux caustiques.
t.-.--
(b) 100 um
F>çvrç2: Corrosion sous contrainte d'aciers inoxydables en milieu caustiques désaérés. à 200cC:
fissuration intergranuiaire. a) Acier 22NCDU25-20,50% NaOH, surface de fracture examinée au
"Crcscope électronique à balayage (MEB). b) Acier Z5CNDT17-12,10% NaOH. microscopie cptiaue
r
25
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•i *
•('••
3 0 jim
100 U.m
(a) (b)
Figure 3: Corrosion sous contrainte d'aciers inoxydables en milieu caustiques désaérés, à 200cC (50%
NaOH): fissuration transgranulaire, a) Acier 23CND17-12,microscopïe optique, b) Acier Z6CNDT17-12,
MEB.
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26
iH L *
!
5è,
i 30u.m
(b) (C)
Rcure *: Corrosion sous contrainte d'aciers inoxydables en milieu caustiques désaérés, à 2000C (50%
NaOH): fissuration mixte, a) Acier Z3CND17-I2,microscopïe optique, b) Acier Z3CND17-12, MEB.
c) Acier Z6CNDT17-12, MEB.
Dans tous les cas, les fissures ont un aspect fragile même dans des
matériaux aussi ductiles que les aciers inoxydables austénitiques: L »-;
27
En outre, différents indices suggèrent que la propagation de la fissure puisse
être discontinue:
- les fissures transgranulaires présentent parfois des stries continues,
perpendiculaires à la direction de propagation, qui sont généralement considérées
comme un marquage des étapes de propagation; ;I
- une émission acoustique discontinue a été détectée lors de la propagation
de fissures de corrosion sous contraintes, notamment sur des aciers inoxydables
austénitiques en milieux chlorurés.
L'interprétation des faciès de fissuration et de leurs caractères
cristallographiques constitue vraisemblablement une des clés de la compréhension
des phénomènes de corrosion sous contrainte. Tout modèle cohérent devra rendre
compte de cet aspect fragile de fissures se propageant lentement sous sollicitation
mécanique modeste et statique dans un matériau ductile.
Les milieux dans lesquels sont observés une majorité de cas de fissuration
sont sans doute les milieux chlorurés, mais aussi les milieux caustiques et différents
types de milieux contenant des espèces soufrées réactives. Cependant, nous
mentionnons ci-dessous deux cas de fissuration dans l'eau réputée pure.
Conclusions. J
28
•à
29
contrainte.
L'effet de l'environnement se traduit par une diminution, voire une disparition
de la limite d'endurance du matériau.
Sur des systèmes sensibles à la corrosion sous contrainte, l'application de
contraintes cycliques augmente de façon significative le domaine de fissuration:
- diminution des contraintes maximales d'amorçage: ceci a été mis en
évidence par Parkins [12] qui a montré sur différents systèmes que l'application de
contraintes de faible fréquence et de faible amplitude provoquait l'amorçage de f v,
fissures sans que la contrainte limite de fissuration statique ne soit jamais atteinte;
- augmentation de la gamme des vitesses de déformation permettant
l'amorçage.
r
30
Chapitre 5: Cas des aciers de pompe primaire
5.1 Introduction.
En prévision d'études futures, on donne dans ce chapitre certaines lois de
vitesse de fissuration d'aciers entrant dans la fabrication des pompes primaires des
centrales REP.
L'acier considéré est celui des arbres de pompe primaire 900MW (93D).
- l'ordre de grandeur des dimensions de défauts qui peuvent être tolérés sans
risquer l'amorçage de fissuration en fatigue à partir de ces défauts;
- le nombre de cycles nécessaires pour initier une fissure de fatigue à partir
d'un défaut ayant une forme et une dimension donnée;
- la vitesse de propagation des fissures à la température de fonctionnement et
dans le milieu des circuits primaires.
Nous nous attachons uniquement au dernier point (en vue de l'étude des
arbres de pompe fissurés) pour lequel la vitesse de propagation d'une fissure
existante est donnée par la loi de Paris:
= C(AK)"
avec:
:' -*r; Donc, connaissant n et AK0, la vitesse de fissuration est connue. Une autre
constante intéressante est le seuil de non fissuration AKS> valeur en dessous de
laquelle la vitesse de fissuration devient inférieure à 10~6 ou 10~7 mm/cycle suivant
!es auteurs. Ces trois constantes sont déterminées par des essais sur éprouvettes et
ri
généralement en traction.
31
1
La figure 5 représente schématiquement les paramètres d'une courbe de
vitesse de fissuration.
i Ii
Région A . Région B . /IKc: rupture
irj 2 / 1 finale ^
I
lu' 3 -
I JL <* « 7 ;.
CD
g, io-4 - • Région C
^ "
E 10-5 _ ^^^^ |n
[ n
I 10-6 , da/dN = C ( AK )
TJ
I
10-7
seuil/
8
10-
In AK
Pioure 5: représentation schématique de la vitesse de propagation d'une fissure da/dN en fonction du
facteur d'intensité de contrainte AK. Région A: faible vitesse de fissuration (seuil). Région B: régime
intermédiaire (relation de Paris). Région C: haute vitesse de fissuration (Kc).
L'acier Z6CNNb18-11 des arbres de pompes primaires n'a pas fait l'objet
d'essais de vitesse de fissuration mais beaucoup d'auteurs s'accordent pour dire
que les aciers austénitiques ont des vitesses de fissuration sensiblement voisines. ,y
ii Les résultats d'essais présentés ci-dessous peuvent donc être applicables à l'acier
des pompes primaires et particulièrement les aciers Z6CND17-10 et Z6CN18-10
dont les caractéristiques mécaniques et chimiques sont très proches de l'acier
Z6CNNb18-11.
•?••"
r
32
AKo
Température Fréquence n M Pa^m
0
C c/minute
da/dN 4 mm/cycle
10-03 H
10-04
10-05 —I
m
20°C-f=1200c/mn
0
320 C - f= 600c/mn
10-06 —\
'
.'.'•&
Figure 6: Influence de la température sur la vitesse de fissuration: acier Z4CND18-12, milieu air.
Ces résultats ont été retrouvés par d'autres auteurs [3, 4].
33
:
'.r s; ._ .-:
i
zone plastique en fond de fissure. . .
D"autres auteurs font cependant remarquer que la vitesse de fissuration a
température élevée ne dépend pas seulement des caractéristiques mécaniques et
de la plasticité, mais également du milieu (air sec ou humide, irradiation...)
Fréquence n AKo
MPaTm
;tf
4 c/minute 2,4 17,6
34
da/dN (K mm/cycle
05
1CT f=4cycles/heure
f=4cycles/minute
D'autre part, le rapport de la charge mini sur la charge maxi durant le cycle
peut influer sur la vitesse de fissuration. Nous verrons l'influence de ce facteur plus
loin.
35
On voit donc que !e seuil de non fissuration diminue de près de 25% lorsque
!a température croît de 20 à 32O0C.
La valeur de ^K 3 à 200C concorde avec les valeurs trouvées par d'autres
auteurs. Cette valeur confirme l'excellente résistance à la fatigue de l'acier
Z4CND18-12.
Les essais effectués par EMA [6] sur l'acier austénitique Z6CND17-10 montre
l'influence du rapport R sur la valeur du seuil de fissuration
p _ Pmin
p
min est la charge minimale durant le cycle et Pmax la charge maximale.
Les essais font apparaître que l'acier étudié ne présente pas de seuil de
fissuration absolu pour des vitesses de l'ordre de 10~6 mm/cycle contrairement à ce
que l'on observe sur d'autres aciers et alliages. Les essais ont ainsi été menés
jusqu'à des vitesses d'environ 10"7 mm/cycle pour lesquelles on constate encore
des progressions de fissure. La figure 8 présente la courbe da/dN en fonction de AK
pour différentes valeurs de R.
t.
ri
36
l\
i
i . »» -•»"• ' - - " ! _ '
da/dN mm/cycle
R=O.l éprauvettes a et b
2 R=O, 1 éprouvettes c et d
"Î0-Q5 -
3 R=0,3 éprouvettes e et f
4 R=0.6 éprouvettes g
* ; '
5 R=0,6 éprouvettes h et i
'••<
6 R=0,8 éprouvettes j et k
KHB -
IQ-O? -
IMS
(MPa\m)
25 3,5 4.5 5 S 9 10 12 14 16 IS 20
On voit donc que le facteur R a une influence sur le seuil de fissuration AKs:
lorsque R augmente, AK5 diminue.
Pour R petit (cas des arbres de pompe primaire), Ie seuil de fissuration à 10~6
mm/cycle peut être estimé compris dans la fourchette:
valeur du même ordre de grandeur que pour l'acier Z4CND18-12 cité plus haut.
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5.7 Synthèse.
Nous donnons dans le tableau XII les valeurs de n, AK0 et AK S pour différents -•t.1
aciers inoxydables pour des valeurs de R inférieures à 0,1.
5.8 Conclusions.
Pour les aciers inoxydables austénitiques, on remarque qu'à la température
ambiante, AK0 est compris entre 24 et 31 MPaVm alors qu'à température élevée
cette valeur diminue sensiblement (de 11,9 à 22,6 MPaVFn suivant le milieu).
La valeur de n à 2O0C est comprise entre 3,3 et 4,9 si l'on ne tient pas compte
de l'acier Z5CND19-9 (n=2,7 à 2O0C) pour lequel la valeur de n parait faible. Les
auteurs [13] montrent d'autre part qu'il n'y a pas de différences notables sur la f
vitesse de fissuration en milieu air ou PWR entre deux aciers contenant ou non du
molybdène, par exemple les acier Z5CND19-9 et Z5CN19-9.
Les auteurs [10] et [14] donnent pour les aciers inoxydables austénitiques en
38
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conception des machines. En fait, n et AKo ont été déterminés en prenant la droite
enveloppe supérieure des points expérimentaux, comme le montre la figure 9:
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Ces mêmes auteurs utilisent en fait ces valeurs quelque soit le milieu (air
ambiant, à 300°C ou PWR).
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Dans le cas d'un calcul de vérification ou de prédiction de la vitesse de
fissuration, il faut utiliser une courb& moyenne, représentative de l'ensemble des
éprouvettss testées, et non la courbe enveloppe supérieure, représentative d'un
échantillon limité d'éprouvettes. Par exemple, on peut utiliser la droite obtenue par
régression linéaire de l'ensemble des points.
39
Bibliographie.
[4] Shahinian P., Watson H.E., Smith H.H.: Fatigue Crack Growth in Sleeted
Alloys for Reactor Application
Journal of Materials. 7, 4,1972 527-535
[5] Barsom J.M.: Corrosion Fatigue of High-Yeld Strength Steeis Closed Loop.
Publication MTS, 3,1972 I.7.
[9] Creusot Loire: étude de l'amorçage des fissures et de la vitesse de fissuration !'»
de quelques aciers inoxydables austénitiques.
I3ème journées des aciers spéciaux. 1974.
[10] J.L Bernard, G. Slama, Famatome: Fatigue crack growth curve in air
environment at 3000C for stainless Steel. Framatome. 1981.
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46
ANNEXE 2: RCC-M: matériau Z6CNNb18-11 des arbres de
pompes primaires
1 ELABORATION
L'acier est élaboré au four électrique.
2 COMPOSITION CHIMIQUE
La composition chimique sur coulée et sur pièce doit satisfaire aux conditions spécifiées au
tableau I.
TABLEAU I
(1) Une partie du niobium peut être remplacée par du tantale sous réserve que, dans ce cas, la
teneur globale en niobium plus tantale soit supérieure ou égale à 10 fois la teneur en carbone.
L'aciériste doit fournir une analyse chimique de coulée, certifiée par le Directeur de l'usine ou son
représentant dûment accrédité. Il doit fournir, en outre, une analyse effectuée sur pièce. Cette dernière
analyse peut être pratiquée sur du métal provenant de chutes d'éprouvettes d'essais mécaniques. Ces
analyses sont effectuées conformément au MC 1000. r.
En cas de contre-essais, les analyses de contrôle de composition chimique sont effectuées
conformément au MC 1000.
47
2 3 CORROSION INTERCRISTALLINE i
Un essai de corrosion intercristalline est effectué sur du métal chuté après hypertrempe de l'arbre
mais avant le traitement thermique de stabilisation défini au § 3.4. L'essai est effectué suivant MC 1000
avec traitement B (chauffage à la température de 700cC ± 1O0C pendant 30 minutes et refroidissement
lent).
>i
Les deux éprouvettes proviennent de l'une des surlongueurs pour essais prévues à chaque
extrémité de l'arbre (voir § 4.2) ; elles sont prélevées dans le sens longitudinal sous la peau.
3 FABRICATION K- . •
3.1 PROGRAMMEDEFABRICATION • • (
Avant le début des opérations de fabrication, le forgeron établit un programme de fabrication qui
comprend, notamment :
3.2 FORGEAGE
Un chutage suffisant doit être effectué pour éliminer la ret assure et la majeure partie des
ségrégations. La masse du lingot et les pourcentages des chutes doivent être tenus à la disposition
des inspecteurs. Il en est de même du coefficient de corroyage global dont la valeur doit être supérieure
à 3 (calculé selon M 380).
3.3 USINAGE
Avant traitement thermique l'arbre est ébauché selon un profil le plus rapproché possible du profil
de la pièce livrée. Ce profil est indiqué au programme de fabrication (§ 3.1).
Après traitement thermique, l'usinage de la pièce est effectué suivant le profil de livraison avant le
contrôle final par ultrasons.
Les états de surface obtenus doivent permettre des contrôles non destructifs significatifs.
La pièce est livrée à l'état hypertrempe. La température d'hypertrempe doit être comprise entre
1050° et 1150cC. La pièce subit Thypertrempe par immersion totale dans l'eau.
L'arbre est introduit dans l'eau si possible en position verticale et maintenu en rotation pendant
son refroidissement.
48
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Les thermocouples sont placés sur la pièce en différents points de celle-ci de telle sorte qu'ils
indiquent avec précision la température en ces points ; l'écart maximal admissible par rapport à la
température visée est, durant les maintiens en température, de ± 15°C pour l'ensemble de la pièce. La
position des thermocouples sur la pièce est indiquée au programme de fabrication (§ 3.1).
Les cycles correspondant au traitement thermique de qualité font l'objet d'enregistrements tenus
à la disposition des inspecteurs.
j
Un dépouillement de ces enregistrements doit être réalisé par le Fournisseur de façon à pouvoir
K- v ;
faire une comparaison avec les cycles prévus au programme de fabrication. Ce dépouillement fait l'objet
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d'un procès-verbal.
4 CARACTERISTIQUES MECANIQUES
Les valeurs à obtenir des caractéristiques mécaniques sont données dans le tableau II.
TABLEAU 11
Resilience KCU ambiante Valeur minimale indiv. 14,0 daJ/cm 2 6,0 daJ/cm 2
Les surlongueurs dont les diamètres sont équivalents à ceux des tourillons correspondants de
l'arbre sont chutées après que la pièce ait subit l'ensemble des traitements thermiques : traitements
d'hypertrempe et de stabilisation dimensïonnelle.
Les surlongueurs doivent être de dimensions suffisantes pour permettre le prélèvement des
éprouvettes nécessaires à l'exécution de contre-essais éventuels.
Les éprouvettes sont prélevées à mi-rayon dans le sens long et dans le sens tangentiel. La partie
,-:.&
utile des éprouvettes doit être située à au moins 30 mm de la face d'extrémité de la surlongueur, les
entailles des éprouvettes de resilience sont radiales.
Les essais sont effectués sur des éprouvettes provenant d'échantillons n'ayant subi aucun
r.
traitement thermique après leur prélèvement.
49
4 3 i Nombre et composition des séries d'essais à effectuer
TABLEAU III
a) Eprouvette
b) Essai
c) Résultats
Les résultats obtenus doivent satisfaire aux valeurs prescrites au tableau II. S'il n'en est pas ainsi
et si l'éprouvette présente u n défaut physique (ne mettant pas en cause l'aptitude à remploi du produit)
ou si ce résultat défectueux est dû à un mauvais montage ou à un fonctionnement anormal de la
machine d'essai, on effectue un essai sur une autre eprouvette. Si les résultats de cet essai sont
satisfaisants !a pièce est acceptée, dans le cas contraire, l'alinéa suivant s'applique:
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Si les résultats de l'essai sont insuffisants sans être imputables à un des cas décrits à l'alinéa ci-
dessus, il peut être procédé à des essais complémentaires à raison de 2 essais par essai insuffisant les
éprouvettes étant prélevées au voisinage des éprouvettes ayant donné les résultats défectueux Si
ces contre-essais sont satisfaisants la pièce est acceptée, dans le cas contraire, elle est écartée
(Ot. § 4.4).
50
B. Vérification de la limite conventionnelle d'élasticité à 0.2% d'allongement rémanent 5 mm sous
charge à température élevée.
a) Eprouvette
L'éprouvette est du même type que celle utilisée pour l'essai de traction à l'ambiante (§ 4.3.2 A).
b) Essai
On vérifie que l'allongement rémanent après suppression de la charge est au plus égal à 0,2% de
la distance initiale entre repères. La valeur de l'allongement rémanent est notée et consignée au
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procès-verbal.
L'essai est poursuivi jusqu'à rupture ; on relève à titre documentaire, la résistance à la rupture et
l'allongement après rupture.
c) Résultats
Le résultat doit satisfaire aux conditions prescrites dans le tableau II. S'il n'en est pas ainsi, on
procède comme en A. c) de 4.3.2.
C. Essais de resilience
a) Eprouvette
b) Essais
c) Résultats
•'4
Chacun des résultats d'essais doit satisfaire à la condition prescrite dans le tableau 11.
Si un seul des deux résultats n'est pas satisfaisant, des contre-essais sont autorisés : deux séries
de deux éprouvettes sont prélevées au voisinage de la première série d'éprouvettes et essayées dans
les mêmes conditions. Chacune des éprouvettes doit donner un résultat satisfaisant, faute de quoi la &
pièce est écartée (Cf. § 4.4). X- 1-
4.4 REMANIEMENT
Dans le cas où la pièce est écartée du fait des résultats non satisfaisants obtenus sur un ou
plusieurs essais mécaniques, elle peut faire l'objet d'un remaniement dont les modalités doivent figurer
au procès-verbal.
Dans ce cas, les coupons pour essais sont prélevés dans les mêmes conditions que celles
prévues au § 4.2. La série d'essais à effectuer est identique à celle prévue au § 4.3. Un seul
remaniement est autorisé.
Au cours des différentes phases de fabrication et d'usinage, les surfaces sont examinées avec le
plus grand soin pour vérifier la santé du métal.
Les pièces doivent être saines et exemptes de paille, crique, entaille ou autres défauts
préjudiciables à leur emploi.
Un contrôle par ressuage (MC 4000) doit être effectué sur l'ensemble des surfaces.
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[Link] critères suivants sont à appliquer :
- sont prises en considération les indications dont une dimension dépasse 1 mm,
- en tout état de cause doivent être recherchés et éliminés ou éventuellement réparés, les
défauts donnant lieu à :
celle-ci ne peut pas être acceptée en l'état, et il y a lieu d'appliquer les prescriptions du § 7 de la
présente spécification.
6.1 MODEOPERATOIRE
Il est noté :
Seuls sont tolérés les défauts qu'il est possible d'éliminer par meulage en restant à l'intérieur des
tolérances dïmensionnelles de la pièce.
8 CONTROLE DIMENSIONNEL
Les cotes sont contrôlées suivant les indications des plans d'approvisionnement tant en ce qui
concerne le profil de la pièce livrée par le forgeron que le profil de la pièce finie.
Un relevé des cotes principales est effectué. Les valeurs trouvées doivent être à l'intérieur des
tolerances du plan.
9 MARQUAGE
52
39
V
; 1O PROPRETE - CONDITIONNEMENT
M Les modalités sont à définir à la commande.
t1 PROCES-VERBAUX
Le Fournisseur doit établir au fur et à mesure de l'exécution des essais et en tout état de cause
«s avant livraison de la pièce, les procès-verbaux ci-après : -.
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