Audit fiscal : enjeux et importance des états financiers
Audit fiscal : enjeux et importance des états financiers
L’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 accorde à tous les
citoyens le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants la nécessité de la
contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer l’assiette, le
recouvrement et la durée. Mais l’une des caractéristiques principales de cette même déclaration, «
être également répartie entre tous les citoyens en fonction de leurs facultés contributives». Pour une
bonne application de ses dispositions, expressément consacrées par le préambule de la constitution,
le législateur sénégalais a très tôt opté pour le système déclaratif, symbole de l’existence d’une
démocratie en droit fiscal. Ce système autorise l’établissement des impositions sur la base des
déclarations des contribuables et en contrepartie de cette liberté l’Administration dispose d’un droit
de regard qui s’exerce par le biais du contrôle fiscal. a developper art 568 606
Les états financiers sont une représentation financière structurée des événements affectants une
entreprise (ou une organisation), et des transactions réalisées par celle-ci. Leur objectif est de fournir
des informations sur la situation financière, la performance, et les flux de trésorerie d’une entreprise,
ces informations étant utiles à une gamme variée d’utilisateurs lors de leur prise de décisions
économiques.
Les états financiers et l’information comptable ne sont pas définis de la même façon dans le
référentiel français et dans le référentiel international (IFRS).
Pour être utiles et valides, les informations qu’ils contiennent doivent être :
« intelligibles » : son lecteur doit pouvoir se forger une opinion sur l’activité de l’entreprise à
la simple lecture des informations comptables
« pertinentes » : les informations doivent permettre au lecteur de prendre des décisions
économiques appropriées sur le futur de l’entreprise.
« d’une importance relative » : une information comptable ne doit être divulguée que si et
seulement si elle apporte des éléments utiles à la prise de décision. Ce seuil de signification
(language usuel des auditeurs financiers) dépend du jugement du professionnel. Par
exemple, une baisse infinie de la valeur d’un actif de l’entreprise ne doit pas forcément être
reportée.
l’information doit être « fiable », utilisés sans risque d’erreur. La fiabilité repose sur quatre
principes fondamentaux :
- la neutralité
- L’apparence juridique
- La prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique
Et
Les audits touchent aujourd’hui l’ensemble des secteurs de l’entreprise dont le plus ancien et le plus
courant est l’audit comptable et financier. Le domaine fiscal est l’un de ces secteurs qui constitue
une notion étendue devrait être appréhendé et contrôlé pour une meilleure efficacité de
l’entreprise.
Ainsi, l’audit fiscal comme étant la formule qui répond au mieux aux préoccupations de l’entreprise
et ce pour diverses raisons :
- L’intensité des liens que la fiscalité entretient avec la comptabilité
- L’importance et la complexité de la matière fiscale
- Le risque financier attaché au non-respect de la règle fiscale
1- Les opportunités d’apparition
Le droit fiscal est une contrainte d’apparition pour l’entreprise, qui lui impose le respect de
dispositions importantes en nombre, complexes et évoluant rapidement dans le temps.
Reste à savoir que cette rigidité a poussé vers l’extension de la fraude en cherchant à minimiser la
dette vis-à-vis de l’Etat, de même que l’évasion pour en profiter des lacunes existantes entre les
lignes des dispositions réglementaires.
L’entreprise demeure en situation de risque fiscal du fait de la non application des règles et
sanctions.
Par conséquent, la mesure de ce risque peut être un élément d’information pour les dirigeants
puisque son incidence financière sur la gestion de l’entreprise est directement mesurable.
Ainsi, même si l’entreprise joue le rôle d’intermédiaire neutre entre le redevable d’impôt et l’Etat,
elle le substitue s’il n’honore pas sa dette ou qu’il soit en situation d’insolvabilité.
M.Egret 1 soulignait dans son étude pour les entreprises imposées selon le régime du réel que la
fiscalité est une « préoccupation quotidienne, majeure et souvent irritante » qu’il serait rationnel de
maîtriser.
Contrainte financière, risque, gestion fiscale sont des éléments suffisamment importants pour
justifier un contrôle approfondi et spécialisé qui puisse apporter des éléments d’information,
notamment aux dirigeants de l’entreprise.
L’intérêt d’un contrôle des questions d’ordre fiscal est clair est qu’il Il doit permettre en premier lieu
de recueillir des informations sur la nature et l’étendue du risque fiscal encouru par l’entreprise, mais
aussi sur l’aptitude de celle-ci à utiliser la fiscalité au mieux de ses intérêts. Ses intérêts sont
diverses, nous pouvons entre autre noter :
- Qu’une fiscalité défaillante pour l’entreprise peut mener à sa faillite ;
- Qu’une fiscalité à jour permet à l’entreprise d’avoir une certaine crédibilité vis-à-vis
de ses partenaires (banques, FMI …) ;
- Qu’une fiscalité claire et régulière (c’est-à-dire pour une entreprise qui fait
régulièrement ses déclarations) est une porte ouverte pour les investisseurs
potentiels. Une entreprise qui répond parfaitement au besoin de la fiscalité ne fait
pas face à des sanctions (amendes…)
Cet examen lève donc le voile sur l’incertitude, les interrogations fiscales de l’entreprise et facilite
dans une certaine mesure la prise de décision.
Très lié aux travaux sur les développements de l’audit opérationnel, au point de constater que l’audit
fiscal est encore souvent présenté comme un possible développement de l’audit.
Cette formule d’audit est généralement perçue comme l’aspect fiscal de la mission d’audit ou de
révision comptable mais en aucun cas intitulé la révision fiscale des comptes.
L’audit fiscal se présente ainsi comme « une pièce maitresse » dans l’élaboration du diagnostic fiscal
de l’entreprise.
Pour conclure l’audit fiscal sert de guide à certaines décisions de gestion ainsi que celle de gestion
des risques de l’entreprise comme de nos jours sous « The risk-management ».
Malgré que la notion d’audit fiscal n’acquiert pas encore l’unanimité pour une telle variété d’audit,
plusieurs définitions ont tenté de l’expliciter dont voici quelques-unes :
- L’audit fiscal est un moyen de se prononcer sur l’ensemble des structures fiscales
d’une entité et leur fonctionnement : c’est la fiscalité sous toutes ses formes qui est
l’objet de l’audit.
- C’est un examen critique de la situation fiscale d’une personne physique ou
personne morale en vue de formuler une appréciation. En clair, il s’agit d’établir un
diagnostic.
Cependant à travers ces deux définitions on peut qualifier l’audit fiscal d’une expression d’opinion ou
d’appréciation d’une conjoncture fiscale d’une entreprise.
D’après ce qui précède, on constate, on constate que les définitions antérieurement présentées de
l’audit fiscal ont évolué vers une approche plus concrétisée où l’audit fiscal se présente comme un
outil de gestion et d’aide à la prise de décision.
En résumé, l’audit fiscal est un diagnostic de la situation fiscale d’une entité permettant d’apprécier
le respect des règles fiscales en vigueur et l’aptitude de cette entité à mobiliser les ressources du
droit fiscal dans le cadre de sa gestion pour y atteindre ses objectifs.
2- Objectifs
- L’audit fiscal étudie et analyse les dispositions desquelles résultent des obligations
légales auxquelles l’entreprise doit s’y conformer sous peine de sanctions, et ;
- Il oriente les décisions prises par l’entreprise vers des choix rationnels et cohérents
fondés sur des avantages et/ou options fiscales qui sont de nature à lui procurer un
gain en termes d’impôt.
Il permet ainsi de détecter les anomalies, leurs origines et les risques y découlant afin de réparer les
éventuelles infractions fiscales et éviter l’explosion à un contrôle en la matière.
- Les uns sont des choix tactiques liés à la gestion courante et qui peuvent porter par
exemple sur l’adoption du régime d’option en matière de TVA, le mode
d’amortissement…
- Les autres sont des choix stratégiques opérés occasionnellement, dont la fiscalité est
l’un des critères de prise de décisions.
Ces choix sont déterminants des caractéristiques fiscales de l’entreprise. A titre d’exemple, on illustre
le choix du mode d’imposition, le choix du régime fiscal pour certaines opérations spécifiques.
L’audit suit une démarche inductive et objective conçue sur une adjonction d’informations,
d’observations, d’analyses et de vérifications des faits et d’appréciations.
L’audit, en toutes ses variétés, exige de la part de l’auditeur une excellente connaissance globale de
l’entreprise qui lui permettra par la suite d’orienter ses travaux et réaliser ses recherches.
Cependant, la prise de connaissance générale est d’intérêt particulier dans la mission d’audit fiscal et
ce afin de dégager les spécificités de l’entité et préparer par conséquent le dossier permanent
composé par les différents dossiers.
Le programme de travail est un outil de gestion opéré dans une mission d’audit pour tenir compte de
deux types de contraintes :
- La première est une contrainte de temps du fait que la mission d’audit s’étale sur
une période restreinte (quelques mois).
- Le deuxième est une contrainte de résultats qui ne s’impose que pour des missions
d’audit contractuelles tel est le cas de la mission d’audit fiscal.
Ainsi, « le travail d’un auditeur doit être planifié de manière appropriée et les assistants, s’il en
existe, doivent être supervisés de manière satisfaisante ».
En vertu de ce qui précède, l’auditeur doit matérialiser son plan d’action en un ensemble
d’instructions libellé « programme d’audit ».
Chapitre II : Etat financier et audit fiscal
1.1. Le bilan
Le bilan est un tableau qui représente la situation patrimoniale d’une entreprise à une période donnée.
C’est un document qui synthétise à un moment donné ce que l’entreprise possède, appelé « actif »
(terrains, immeubles…) et ses ressources, appelées « passif » (capital, réserves, crédits).
Composant un des éléments des états financiers, il est composé de deux parties que sont l’actif (A) et
le passif (B).
A- L’actif du bilan
L’actif du bilan représente les éléments du patrimoine de l’entreprise qui ont une valeur positive et qui
produisent de la richesse et de la valeur ajoutée au profit de l’entreprise. Il est composé de deux
parties : l’actif immobilisé et l’actif circulant.
L’actif immobilisé
L’actif immobilisé regroupe les immobilisations incorporelles, les immobilisations corporelles et les
immobilisations financières.
Les immobilisations incorporelles regroupent les types d’actif qui n’ont pas une
forme physique. C’est le cas des brevets, du fonds de commerce et des licences.
Les frais d’établissement sont également regroupés dans les immobilisations
incorporelles.
Les immobilisations corporelles regroupent les actifs physiques destinés à être
utilisés par l’entreprise d’une façon durable (plus d’un an). Ils sont destinés à être
utilisés dans le processus de production des biens et des services : ordinateurs,
matériels de productions, terrains, bâtiments et constructions…
Les immobilisations financières sont des immobilisations à caractère financier
comme les actions ou les titres de participation (long terme), des prêts accordés
par l’entreprise à des tiers, des cautions détenues comme garantie…
L’actif circulant
Certains éléments de l’actif n’ont pas vocation à être utilisés de façon durable (les stocks par
exemple). Ils composent l’actif circulant du bilan.
Les stocks et les encours : ce sont l’ensemble des biens et des services
intervenant dans le cycle d’exploitation de l’entreprise pour être vendus ou
consommés dans le processus de production ;
Les avances et acomptes versés sur commandes : lorsqu’une entreprise passe
une commande à ses fournisseurs, ces derniers peuvent demander le
versement d’une avance ou d’un acompte à titre d’avance ;
Les créances : il s’agit de créances que l’entité détient envers des tiers (par
exemple des clients, le trésor public, les organismes sociaux) ;
Les valeurs mobilières de placement : couramment appelés VMP, ce sont des
titres acquis en vue de réaliser un gain à court terme (achat en vue de la
revente). Ils ne seront pas conservés durablement par l’entité :
Les disponibilités : cette catégorie englobe l’ensemble des sommes figurant
en caisse et des soldes positifs des comptes bancaires et des comptes courants
postaux :
Les charges constatées d’avance : cette rubrique permet de neutraliser
l’impact des charges qui ont été comptabilisées au titre d’une période mais qui
concernent une période ultérieure.
La contrepartie du bilan est le passif. Il comprend toutes les dettes de l’entreprise à l’égard de ses
nombreux créanciers (associés, Etat, organismes sociaux, banques) qui lui permettent de financer ses
actifs.
L’actif du bilan d’une entreprise récapitule ce qu’elle possède. C’est une « photographie » à un instant
« t » donné de son patrimoine qui est en constante évolution.
B- Le passif du bilan
Symétriquement à la définition d’un actif, le passif du bilan est un élément du patrimoine ayant une
valeur économique négative pour l’entité. Il s’agit d’une obligation de cette dernière à l’égard d’un
tiers dont il est probable ou certain qu’elle provoquera une sortie des ressources au bénéfice de ce
tiers, sans contrepartie au moins équivalente.
Le passif occupe la partie droite du tableau de bilan. Il est constitué des capitaux propres et du passif
externe. Chaque partie est détaillée ci-dessous.
Somme des apports des associés (apport en capital), des bénéfices non
distribués sous forme de dividendes (réserve légale, réserves statutaires,
réserves libres, report à nouveau créditeur), des subventions d’investissement
et des provisions réglementées :
Diminué du report à nouveau débiteur (pertes antérieures n’ayant pas pu être
imputées sur des réserves par exemple).
Le passif externe
Les provisions pour risques : ce sont des provisions couvrant les risques
inhérents à l’activité de l’entreprise (garanties données aux clients, opérations
réalisées en monnaie étrangère).
Exemple : provisions pour litige avec des clients, salariés, fournisseurs ou
encore des provisions pour perte de change
Les provisions pour charge : il s’agit principalement des provisions pour
restructuration, provisions pour renouvellement ou encore des provisions pour
charges à répartir sur plusieurs exercices…
Les dettes
Cette rubrique, généralement désignée sous le terme « passif circulant » englobe tout le passif certain
c’est-à-dire :
Les dettes dont le montant et l’échéance sont connus (emprunts auprès des
établissements de crédit, emprunts obligataires, dettes envers les fournisseurs,
factures non parvenues, dettes fiscales et dettes sociales) :
Les dettes dont le montant de l’échéance sont estimables avec une faible
incertitude : ce sont les charges à payer.
Exemple de bilan
Total actif immobilisé 45 000 000 Total capitaux propres 33 500 000
Interprétation : A la lecture de notre bilan, nous constatons que le total de l’actif est égal
au total du passif.
1.2. Le compte de résultat
Le compte de résultat est un document de synthèse, qui doit être obligatoirement établi par l’entreprise
à la fin de chaque exercice comptable. Celui-ci sert à retracer les flux réalisés par une entreprise au
cours d’une période et rend compte de sa performance. Il est composé de deux parties que sont les
produits (A) et les charges (B).
L’activité d’une entreprise génère des revenus appelés produits et constitués par des ventes de
marchandises, de produits finis ou de prestations de services. L’activité peut être exercée à titre
principal ou accessoire.
a- Le compte 70 Ventes
Ce compte enregistre les ressources de l’entreprise provenant de la vente des marchandises, des
travaux effectués et des services rendus à des tiers.
701 Ventes de marchandises : Ce compte est ouvert par les entreprises commerciales. Il est
utilisé pour représenter les ventes de marchandises qui sont les biens que l’entreprise achète
dans le but de les revendre en l’état.
702 Ventes de produits finis : Il est utilisé pour représenter les ventes de produits finis d’une
société.
Les produits finis sont des biens qu’une société a produits à partir de matières premières.
703 Ventes de produits intermédiaires : Ce sont des produits à un stade d’achèvement mais
destinés à entrer dans une nouvelle phase de cycle de production de l’entreprise. Toutefois, il
semble qu’il faille ne pas exclure la possibilité pour l’entreprise de les écouler à l’extérieur en
tant que pièces de rechange, accessoires, fournitures … car cette destination peut lui permettre
de bénéficier d’une meilleure utilisation de ses capacités productives consacrées à ces
fabrications.
Autrement dit, les produits intermédiaires (qui peuvent être stockés contrairement aux produits
en cours) pourront être :
- Vendus à des tiers
- Réintroduits dans le cycle de fabrication de l’entreprise qui les a produits afin d’obtenir
des produits plus élaborés ou des produits finis.
704 Ventes de produits résiduels : Les produits résiduels regroupent les déchets et rebuts. Les
déchets sont des résidus provenant du processus de fabrication, constitués souvent d’éléments
de matières premières ou d’impuretés. Les rebuts sont des produits impropres à une utilisation
normale ou à un écoulement identique à celui des bons produits.
S’ils sont inutilisables et que leur évacuation entraine des frais, ceux-ci sont incorporés aux coûts de
production des produits finis.
S’ils sont réutilisés par l’entreprise, leur valeur est soustraite du coût des produits d’où ils proviennent
et ajoutée au coût des produits qui les utilisent.
S’ils sont vendus, leur prix de vente est soustrait du coût de production des produits d’où ils
proviennent ou leur prix de vente est considéré comme un bénéfice.
Comptes 705 et 706 Travaux facturés et services vendus : le produit généré par une
prestation de services est rattaché à l’exercice au cours duquel la prestation est achevée.
Toutefois, lorsque les prestations s’échelonnent sur plusieurs exercices, les produits doivent être
comptabilisés au fur et à mesure de l’avancement des prestations.
707 Produits accessoires : En général, cette catégorie englobe toutes les activités qui ne se
rapportent pas à l’activité principale de l’entreprise et qui génère un complément de revenu.
Ce sont des activités occasionnelles appelés activités accessoires.
Les subventions d’exploitation sont des subventions qui permettent à une entreprise de compenser
l’insuffisance de produits d’exploitation ou lui permettant de faire face à des charges d’exploitation.
Les stocks de produits fabriqués par l’entreprise ou en cours de fabrication (produits finis, produits
intermédiaires, produits résiduels ou en-cours) doit être recensés lors d’un inventaire et comptabilisés
à la clôture de l’exercice comptable. Ils devront faire l’objet d’une contre-passation à l’ouverture de
l’exercice suivant.
Les stocks de produits fabriqués par l’entreprise ou en cours de fabrication (produits finis, produits
intermédiaires, produits résiduels ou en-cours) doivent être recensés lors d’un inventaire et
comptabilisés à la clôture de l’exercice comptable. Ils devront faire l’objet d’une contre-passation à
l’ouverture de l’exercice suivant.
Ce sont tous les produits divers qui ne proviennent pas directement de l’activité productrice ou
commerciale de l’entreprise, ni de son activité financière ou de ses relations avec l’Etat (subventions)
mais qui relèvent néanmoins de ses activités ordinaires.
Le compte 75 Autres produits se décompose ainsi :
Les revenus financiers et produits assimilés sont les ressources que tire l’entreprise de ses activités
financières.
Ce compte sert à l’imputation de charges d’exploitation ou financières qui doivent être, en raison de
leur nature, affectées à un compte de bilan, à l’exception des immobilisations pour lesquelles le
compte 72- Production immobilisée est utilisé.
Le transfert peut concerner les charges immobilisées, les stocks, les comptes de tiers. Il sert aussi,
exceptionnellement, à des transferts de charges à charges.
Les comptes de charges en comptabilité correspondent aux comptes de la classe 6, que l’on retrouve
notamment dans le compte de résultat.
Ils sont divisés en plusieurs catégories de comptes de charge : les charges d’exploitation (achats de
matières premières et marchandises, frais généraux, impôts et taxes et charges de personnel), les
charges financières, les charges exceptionnelles, ainsi que les charges liées à l’impôt sur les bénéfices
et à la participation aux résultats de l’exercice.
Les achats de marchandises sont comptabilisés pour leur montant hors taxes.
Les frais accessoires d’achat tels que les frais de transport sur achats, commissions versées, assurance
doivent en principe, être comptabilisés dans un compte de charges externes selon leur nature.
602 Achats de matières premières et fournitures liées : Les matières premières sont
des matières utilisées par l’entreprise pour les besoins de sa production. Ce sont des
produits qui entrent dans la composition d’un produit final. Les achats de matières
premières sont portés au débit du compte 602 Achats de matières et fournitures
liées.
603 Variations des stocks de biens achetés : Ce compte enregistre les variations de
stocks de biens et de marchandises achetés en retraçant les opérations relatives aux
entrées en stocks, aux sorties de stocks et aux différences constatées entre l’inventaire
permanent et l’inventaire physique.
Les variations de stocks sont évaluées différemment selon le système d’inventaire utilisé.
Subdivisions
6031 Variations des stocks de marchandises : Ce compte permet de
déterminer la variation des stocks de marchandises (stocks finals-stocks
initiaux) en vue de calculer le coût d’achat des marchandises vendues qui
s’obtient comme suit :
Ou
Pour la détermination des soldes significatifs de gestion, les variations de stocks sont calculées à partir
du prix d’achat des biens inscrits dans les stocks, tels qu’il est comptabilisé dans les comptes d’achat.
604 Achats stockés de matières et fournitures consommables : Ce compte est surtout utilisé
par les entreprises industrielles pour comptabiliser les achats de matières consommables, de
combustibles, de fournitures pour lesquels des comptes de stocks ont été ouverts :
- 331 : matières consommables
- 332 : fournitures d’atelier et d’usine
- 333 : fournitures de magasin
- 334 : fournitures de bureau
605 Autres achats : Ce compte regroupe les achats non stockés du fait de leur caractère non
stockables (comme l’électricité et l’eau par exemple) ou du faut d’une décision prise par
l’entreprise de ne pas les stocker (fournitures administratives ou petits équipements). Les
comptes suivants ont été prévus :
- 6051 : fournitures non stockables - Eau
- 6052 : fournitures non stockables - Electricité
- 6053 : fournitures non stockables - Autres énergies
- 6054 : fournitures d’entretien non stockables
- 6055 : fournitures de bureau non stockables
- 6056 : achat de petits matériels et outillage
- 6057 : achat d’études et prestations de services
- 6058 : achat de travaux, matériels et équipements
608 Achat d’emballages : Ce compte enregistre les achats d’objets, matières ou fournitures
destinés à contenir les produits ou marchandises livrés à la clientèle. On distingue :
- Les emballages perdus, vendus avec les produits qu’ils contiennent ;
- Les emballages récupérables non identifiables qui sont destinés aux clients.
61 Transports : Les frais de transport comprennent le montant des charges de port ou
transport engagés par l’entité, à l’occasion des ventes, des déplacements de son personnel ou
de l’expédition de plis.
Subdivision
- 611 : Transports sur achats
- 612 : Transports sur ventes
- 613 : Transports pour le compte de tiers
- 614 : Transports du personnel
- 616 : Transports de plis
- 618 : Autres frais de transport
Le compte 616 Transports de plis peut être débité soit à l’occasion d’un affranchissement ou de bons
de courses, représentatifs de courses par coursier.
Total charges d’exploitation 46 000 000 Total produits d’exploitation 36 650 000
Charges financières : Produits financiers :
Intérêt des emprunts 3 650 000 Intérêt des prêts 3 000 000
Escompte accordé 1 100 000 Escomptes obtenus 2 000 000
Autres intérêts 1 300 000
Total charges financières 6 050 000 Total Produits financiers 5 000 000
Les vérifications comptables à vocation fiscale ont pour objet la validation de la charge de l'impôt de
l'entité auditée ainsi que l'identification et la quantification des risques fiscaux auxquels cette entité
peut se trouver exposée du fait de l'inobservation des règles fiscales.
Bien que les travaux de contrôle annuel des comptes soient des travaux de nature essentiellement
comptable, l'impôt n'étant qu'un élément de la détermination du résultat comptable de l'exercice, ou
encore un passif dont le montant doit être validé, la complexité des règles fiscales conduit les
entreprises envisageant une politique de transparence à faire appel à un expert-comptable en vue de
réaliser un état des lieux des pratiques fiscales de l'entité et d'établir un diagnostic des risques fiscaux
éventuellement encourus.
Les travaux de vérifications comptables à vocation fiscale portent sur les comptes de bilan et de
gestion classe par classe.
Certes, une parfaite vérification est celle qui puisse toucher tous les comptes de l'entreprise, toutefois
ceci n'est possible que pour les entreprises de moyenne ou de petite taille, et aussi en fonction de la
nature de l'entreprise et du degré de complexité des mouvements et flux générés par son exercice.
Dans cette partie, par souci de commodité, nous allons passer en revue les différentes dispositions
légales, en l'occurrence fiscales, auxquelles est soumise la tenue de chacun des comptes de l'entreprise.
- S’assurer que la durée maximale d’amortissement (direct) de 5ans n’a pas été
dépassée (sauf pour le compte 206 Prime de remboursement des obligations)
Ces immobilisations sont à titre d'exemple : les investissements de recherche et développement, les
concessions de marques, brevets, licences, marques, procédés et valeurs similaires, les logiciels, les
fonds commerciaux, le droit au bail, etc. Une entreprise peut acquérir des éléments incorporels ou peut
elle-même les développer. Ces éléments peuvent constituer des éléments d'actifs, dans la mesure où
ils ont un potentiel de générer des avantages économiques futurs au bénéfice de l'entreprise.
- 218 Autres droits et valeurs incorporels / 2818 Amortissements des autres droits et
valeurs incorporels
Les immobilisations corporelles sont des éléments d'actif physiques et tangibles qui ont un potentiel
de générer des avantages économiques futurs. Sont détenus par une entreprise soit pour être utilisés
dans la production ou la fourniture de biens et de services, soit pour être loués à des tiers, soit à des
fins administratives et de soutien à leur activité, et sont censés être utilisés sur plus d'un exercice. Au
niveau de ce poste, le contrôle de la régularité fiscale s'opère sur les évènements et les opérations
suivantes :
1. L'Acquisition
Pour contrôler la bonne comptabilisation de l'entrée des immobilisations corporelles, l'auditeur fiscal
est appelé à vérifier les points suivants :
Les immobilisations acquises sont inscrites pour leur coût d'acquisition, et ce en tenant
compte de tous les frais accessoires nécessaires à la mise en état d'utilisation du bien ajoutés
au prix d'achat net de rabais, remises et ristournes.
Les immobilisations produites par l'entreprise sont enregistrées à leur coût de production.
· L'auditeur doit vérifier que les emballages récupérables et commodément identifiables ont été
enregistrés en immobilisations et non en charges, ni en stocks.
· Les réparations et modifications qui valorisent un élément d'actif ou prolongent sa durée d'utilisation
ou augmentent sa consistance sont immobilisées.
Il s'assure que pour les acquisitions des biens corporels d'occasion auprès d'un vendeur assujetti,
l'entreprise a bénéficié du droit à déduction de la TVA pour la période correspondante à sa valeur
comptable résiduelle.
Enfin, l'auditeur est appelé à s'assurer que les droits d'enregistrement sur mutations de biens meubles
et immeubles ont été correctement opérés et effectivement versés au Trésor selon les taux et dans les
délais correspondants.
2. L'Amortissement
Sur le plan fiscal, l'amortissement est une déduction opérée sur les bénéfices en raison de la
dépréciation subie au cours de l'exercice par la plupart des éléments de l'actif immobilisé.
En effet, l'auditeur fiscal doit vérifier les conditions nécessaires pour la déduction des amortissements
à savoir :
· Les biens dont l'entreprise n’est pas propriétaire (comme les biens loués)
· Les immobilisations qui ne se déprécient pas par le temps ou par l'usage (terrain)
· Les avions et bateaux de plaisance mis à la disposition des dirigeants et employés de l'entreprise et
dont l'utilisation ne concerne pas directement l'objet de l'entreprise, ainsi que les résidences
secondaires.
Cependant, depuis la réforme fiscale de 2004, les immobilisations pris en crédit-bail peuvent être
amorties par le locataire.
a-cession
En cas de cession, l'auditeur s'assure que l'élément corporel cédé ou en rebut ne figure plus au bilan de
l'entreprise, de même que son amortissement cumulé. Il vérifie aussi que la détermination de la plus-
value sur cession est correcte en tenant compte de la fraction d'amortissement entre la date de clôture
du dernier exercice et la date de cession.
Depuis la réforme fiscale de 2004, les ventes de biens d’occasion échappent à la taxe sur la valeur
ajoutée.
b-Affectation de l’immobilisation
Dans ce cas il y a acte anormal de gestion. Il convient de réintégrer aux bénéfices de l’entreprise
bailleur la valeur des loyers normaux. Cette valeur ne peut être inférieure aux frais engagés, afférents à
l’immobilisation, au cours de chaque exercice (c.-à-d. : amortissement + frais d’entretien + frais
financiers).
- si le bien est utilisé pour les besoins personnels d’un dirigeant, il ya un avantage en nature égal au
montant normal du loyer du bien ou au barème officiel. Si cet avantage n’a pas été comptabilisé :
* dans une entreprise individuelle : réintégrer au BIC pour la valeur réelle de l’avantage
*dans une société, intégrer au salaire de l’intéressé, l’avantage mis à sa disposition pour son
imposition.
Lors de l'acquisition, l'auditeur vérifie que les frais accessoires d'achat ne sont pas compris dans la
valeur d'achat (tels que les commissions d'intermédiaires, d'honoraires, les droits et frais de la banque).
Il vérifie notamment que la valeur d'achat comprend les droits de souscription.
Il s'assure aussi de la bonne qualification des titres de participation c.à.d. que l'entreprise a l'intention
de les conserver durablement et notamment d'exercer sur la société émettrice un contrôle exclusif, une
influence notable ou un contrôle conjoint, ou pour obtenir des revenus et des gains en capital sur une
longue échéance ou pour protéger ou promouvoir des relations commerciales.
Vérifier le régime fiscal applicable (régime des sociétés mères et filiales ou régime des participations).
Le dividende est la quote-part des bénéfices réalisés par une société et attribuée à chaque associé. La
loi fiscale fait une distinction entre les dividendes provenant d’une société non filiale et ceux
provenant d’une filiale.
Les dividendes reçus d’une société non filiale subissent une retenue à la source de 10% opérée par la
société qui verse les dividendes. Ils sont imposés entre les mains de la société bénéficiaire. La retenue
à la source de 10% constitue un crédit d’impôt à déduire du montant de l’impôt sur les sociétés dû par
ladite société.
Les dispositions de la Loi 2004 - 12 du 06 février 2004 modifiant certaines dispositions du CGI ont
apporté une innovation quant à l’imposition des dividendes reçus d’une société non filiale. L’article 23
bis précise à cet effet que lorsque les produits de participation ne sont pas éligibles au régime des
sociétés mère et filiale défini ci-dessous, la société participante n’est soumise à l’impôt sur les sociétés
que sur une quote-part représentative de 40% du produit brut des participations.
Les dispositions de l’article 22 du CGI précisent que les produits bruts des participations d’une société
mère dans le capital d’une filiale sont retranchés du bénéfice net total, déduction faite d’une quote-part
représentative des frais et charges. Cette quote-part est fixée forfaitairement à 5% du produit total des
participations.
Notons qu’en vertu des dispositions de l’article 23 du CGI, le régime "mère-filiale" est appliqué à
condition que :
-la société mère et la société filiale soient constituées sous forme de SA ou SARL ;
-les actions et parts possédées par la première société représentent au moins 10% du capital de la
seconde ;
-les actions ou parts soient souscrites ou attribuées à l’émission et soient inscrites au nom de la société
ou soient détenues depuis deux (2) années consécutives au moins sous forme nominative.
Les frais d'établissement, bien que figurant dans l'actif immobilisé, n'ont pas la nature
d'immobilisation. Ils correspondent à des charges dont la déduction peut être échelonnée sur plusieurs
exercices vus leur caractère général et non répétitif et vu qu'elles n'affectent pas seulement l'exercice
au cours duquel elles sont engagées, mais elles ont une incidence sur les exercices futurs.
Donc l'auditeur doit s'assurer que les dépenses comptabilisées au niveau de ce poste ont effectivement
la nature des charges reportées et non des charges d'exploitation répétitives.
En outre, ces frais sont résorbés sur une période de trois ans tout en appliquant la méthode de
l'amortissement linéaire :
- les frais préliminaires doivent être résorbés le plus rapidement possible et en tout état de cause sur
une durée maximale de 3 ans à partir de la date d'entrée en exploitation.
- les charges à répartir doivent être résorbées selon une méthode et une période permettant le meilleur
rattachement des charges aux produits. Cette période ne pourrait excéder 3 ans de l'exercice de leurs
constatations.
De ce fait, l'auditeur doit vérifier que ces frais n'ont pas été résorbés sur une période supérieur à 3 ans,
et si c'est le cas, il doit s'assurer que l'entreprise a réintégré le surplus d'amortissement non admis en
déduction en matière d'IR et d'IS lors de la détermination du résultat fiscal.
De même, il doit s'assurer que les frais d'établissement sont évalués en hors TVA récupérable et que la
TVA a été correctement déduite.
V-Les Stocks
La notion fiscale de stocks est la même que celle comptable. Il s'agit des marchandises, fournitures,
produits finis, déchets, emballages perdus, etc.
Ils sont généralement générateurs de bénéfices ou de pertes ordinaires d'exploitation et sont destinés à
la vente en l'état, ou acquis en vue de leur revente ou de leur consommation dans les opérations
d'exploitation.
L'auditeur procède au départ à la vérification de leur constatation au compte approprié relatif au stock
et à leur existence à la propriété de l'entreprise à la date d'inventaire.
Il s'assure par la suite que tous les éléments inscrits dans le compte stock ont la nature de valeurs
d'exploitation et non d'immobilisations ou de charges.
Pour les produits achetés (matières premières, marchandises), il s'assure qu'ils sont valorisés au prix
d'achat additionné aux frais accessoires d'achat (transport, droits de douane à l'importation, taxes non
récupérables, etc.). À défaut, il vérifie qu'ils sont valorisés selon le coût d'achat moyen pondéré.
Pour les produits finis et les encours, il s'assure que leur valorisation correspond au coût de production
soit le coût d'acquisition des matières consommées et une quote-part des coûts directs et indirects de
production pouvant être raisonnablement rattachés aux produits dont voici quelques-uns :
Remarque : Les frais financiers sont pris en compte dans le coût d'acquisition ou dans le coût de
production des stocks lorsqu'ils sont liés à des emprunts ayant financés des cycles
d'approvisionnement, de stockage ou de production de durée supérieure à douze mois.
Pour tout type de stocks, il doit s'assurer qu'ils sont enregistrés en HTVA. De même, il s'assure que
l'entreprise utilise l'une des méthodes d'évaluation des stocks admises par l'administration fiscale à
savoir le coût moyen pondéré et la méthode FIFO ainsi que des justificatifs de ce choix.
Il est à noter que l'évaluation des stocks au cours du jour n'est pas admise fiscalement, raison pour
laquelle l'auditeur est tenu de vérifier que l'entreprise n'évalue pas ses stocks en fonction des prix
de vente probable.
Lors de l'utilisation des produits stockés pour les besoins propres de l'entreprise, ou bien en cas de
perte, de vol, de détérioration ou tout autres disparitions injustifiées, l'auditeur doit s'assurer que la
TVA déduite a bien été reversée au trésor.
Pour les emballages commerciaux, l'auditeur doit distinguer entre, d'une part, les emballages
récupérables identifiables figurant généralement en immobilisations corporelles destinés à la
consignation et, d'autre part, les emballages non récupérables ou perdus vendus avec les produits
figurant à la date de clôture en stocks d'emballages.
Dans le cas où l'entreprise a constitué des provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente, il
s'assure que le montant des provisions déductibles est calculé sur la base du prix de revient du produit
diminué de la valeur de réalisation nette connue à la date de clôture de l'exercice au titre duquel les
provisions sont constituées, sans tenir compte des frais non réalisés à cette date.
VI- Prêts accordés par les associés à l’entreprise (compte courant associé créditeur).
Concernant les intérêts servis par la société aux associés à raison des sommes versées par eux (en sus
de leur part au capital), il doit s'assurer que l'entreprise a respecté les conditions de déduction de ces
intérêts à savoir : (le compte courant créditeur au passif du bilan)
- le taux d'intérêt doit être inférieur ou égal au taux d’escompte de la BCEAO majoré de trois points.
Pour le compte « 462 : associés comptes courants », l'auditeur vérifie que le solde de ce compte n'est
pas débiteur.
Le solde net du compte courant associé est imposé à l’IRVM provisoirement à la fin de
l’exercice. Toutefois l’impôt peut être dégrevé lorsque le compte n’est pas débiteur dans un délai
de cinq ans.
VII- libéralités accordées au profit de l’associé
Exemple : Un dirigeant se fait faire des travaux dans sa résidence par l'entreprise et c'est elle qui
prend en charge le coût des travaux pour un montant TTC de 118 000 000 FCFA. L’entreprise a passé
la charge en comptabilité et déduit la charge à la TVA.
On régularise la TVA déduite car les travaux ne sont pas réalisés dans l’intérêt de l’entreprise.
De même le coût des travaux doit être rejeté en matière d’impôt sur les sociétés.
Mais il y a un 2ème redressement à opérer sur la même opération. Le dirigeant a bénéficié de ces
travaux sur son domicile personnel. L’administration fiscale va réclamer l’impôt sur le revenu des
capitaux mobiliers au taux de 10% car il s’agit d’une distribution irrégulière.
L’absence d’intérêts constitue un acte anormal de gestion. Les intérêts normaux doivent être réintégrés
dans la société prêteuse (BIC ou IS).
b-Prêts à un tiers
Prêts sans intérêts : acte anormal de gestion, sauf si l’entreprise démontre qu’elle y a un
intérêt (avantage économique).
Prêts avec intérêts stipulés et non payés : ceux-ci doivent donc se trouver en produits à
recevoir. Il convient de refuser la perte si la société prêteuse abandonne sa créance sans raison.
Prêt non remboursé : la perte est à réintégrer aux bénéfices à moins que l’entreprise
démontre que ce prêt était nécessaire à son activité.
VIII- Clients
En raison de l'étroite dépendance de ce compte avec les comptes des produits imposables et les
comptes de trésorerie, un examen très attentif de ses écritures constitue en soi un contrôle indirect des
ventes.
a- Le contrôle arithmétique
un rapprochement du solde du compte global avec les soldes des comptes individuels ;
Les principaux indices d'irrégularités que l'examen du compte client peut présenter, sont :
les comptes clients créditeurs : ces soldes s'expliquent normalement par des avances reçues
à valoir sur des commandes futures. Toutefois, ils peuvent dissimuler des ventes non
comptabilisées.
absence des comptes individuels : le cas d'espèce peut être dû à une organisation comptable
défectueuse, mais peut être aussi conjecturé avec une intention frauduleuse. Ainsi, le
vérificateur devra procéder à des rapprochements aussi nombreux que rigoureux, entre les
livres auxiliaires des ventes et les comptes de trésoreries : caisse, banque, compte courant
postal...
des soldes débiteurs persistants : le cas d'espèce peut traduire une intention frauduleuse en
matière de la taxe sur la valeur ajoutée, en l'occurrence si l'entreprise est soumise au régime de
l'encaissement. L’auditeur doit s'assurer par diverses investigations de la réalité de ces soldes
et s'assure principalement qu'il n’y a pas eu extinction de la créance, en espèce, sans que cela
soit constatée en comptabilité ou il n’y a eu d'abandons de créances non régularisées.
écritures au crédit du compte : de telles écritures doivent être, dans la mesure du possible,
systématiquement vérifiées. Elles peuvent solder anormalement un compte de client et ainsi
faire disparaître la créance par le débit d'un des comptes de résultats ou de charges. Elles
peuvent être aussi, une vente au comptant et comptabilisée en contrepartie d'une écriture aux
comptes de trésoreries ; dans ce cas le compte « vente » se trouve recélé et par conséquent
diminué.
Par ailleurs, cet examen est l'occasion de prêter attention aux comptes soldés pour créances
irrécouvrables. Le vérificateur, doit s'assurer de l'existence des pièces justificatives que des poursuites
ont bien été entreprises pour le recouvrement, les dossiers de relances, encours judicaires..
I- Le capital
Le capital est fixé par les statuts de chaque société. Il représente la valeur des actions ou parts sociales
des actionnaires ou des associés.
Il se compose des apports faits à la société par ses actionnaires ou ses associés en numéraire ou en
nature.
En outre, l'auditeur va principalement s'assurer que l’acte de constitution de la société ainsi que les
actes portant modification du capital social ont été soumis à l’enregistrement des droits
d'enregistrements.
Il doit aussi s’assurer du paiement de la revenue sur les valeurs mobilières en cas de remboursement,
d’amortissement ou d’augmentation de capital (par les réserves) ou de fusion de sociétés.
En cas de reprise ou transfert d'activité (fusion, apport partiel d'actif), il doit vérifier que les
amortissements réputés différés auparavant perdent cette qualité et sont considérés comme des déficits
ordinaires.
Les éléments de contrôle du capital sont les statuts de la société, les virements et relevés bancaires, les
procès-verbaux de l’assemblée des associés ; décret, arrêté ou lettre officielle d’octroi ou de déblocage
de fonds, procès-verbal de remise d’un bien cédé en guise d’apport en nature, compte de résultat de
l’exercice précédent, fiche de caisse.
En vertu de l’article 472.V° du Code général des Impôts (CGI), les actes de formation de sociétés sont
assujettis à un droit de 1% liquidé sur le montant total des apports mobiliers et immobiliers déduction
faite du passif.
Lorsque le capital est inférieur ou égal à cent millions (100 000 000) de francs, il n’est perçu qu’un
droit fixe de 25.000 francs.
Lorsque l’acte de constitution constate un apport en nature d’un bien immeuble, il est perçu un droit de
3% sur la valeur en capital de cet apport.
Ce taux est ramené à 1% en cas d’engagement écrit de la société bénéficiaire joint à l’acte soumis à la
formalité de conserver, à l’actif du bilan, le bien pendant une durée minimale de dix ans. Cet
engagement est inscrit au Livre foncier et joint à l’acte soumis à la formalité. Cf. art. 472 CGI.
En cas d’augmentation de capital par apport nouveau, il est perçu un droit variable de 1% sur le
montant de l’augmentation, sauf que lorsque celle-ci n’a pas pour effet de porter le capital à plus de
cent millions (100 000 000) de francs.
En cas d’augmentation de capital par apport de créance, il est perçu un droit variable de 1% sur le
montant de l’augmentation, sauf que lorsque celle-ci n’a pas pour effet de porter le capital à plus de
cent millions (100 000 000) de francs.
II-Les réserves et résultats
Ces comptes logent en principe des résultats en instance d'affectation ; ainsi toute distribution de ses
réserves doit être assortie d'une déclaration et paiement d'une retenue à la source au titre des produits
des actions, parts sociales et revenus assimilés. La retenue IRVM prévue à cet effet est de 10%.
L'auditeur s'assure tout d'abord que les primes d'émission ont été libérées en totalité. Ensuite, il vérifie
qu'elles ont été traitées fiscalement en tant qu'apports au moment de leur inscription au bilan et donc
ont supportées le droit d’enregistrement.
Au cas où elles sont incorporées au capital social, l'auditeur doit vérifier que cette incorporation est
faite en franchise de tout droit d'apport. Enfin, l'auditeur est appelé à vérifier si l'origine des primes
d'émission a bien été indiquée dans l'acte constatant leur capitalisation.
A ce niveau, l'auditeur doit s'assurer que les subventions comptabilisées dans ce compte ont
effectivement la nature fiscale de subvention d'équipement ou sont considérées comme telles par
l'administration, en examinant particulièrement l'origine des subventions et la nature des acquisitions
qui en résultent.
Concernant les subventions d'investissement relatives à des biens amortissables, l'auditeur doit vérifier
si elles sont rapportées au résultat de l'exercice proportionnellement aux charges d'amortissement
correspondantes à ces immobilisations. De même, il s'assure qu'elles figurent au bilan pour leur
montant net.
En revanche, pour les subventions qui ont servis à l'acquisition de biens non amortissables, il doit
s'assurer qu'elles sont rapportées à fractions égales au résultat de chacune des dix années y compris
celle de l'acquisition ou de la création.
En perspective des travaux relatifs à ce poste, l'auditeur doit s'assurer qu'en cas de cession
d'immobilisations acquises au moyen de subvention, le solde de cette dernière a été apuré.
De même, il doit s'assurer que l'entreprise l'a retranché de la valeur comptable nette de ces
immobilisations lors de la détermination de la plus-value imposable ou de la moins-value déductible.
Les provisions devenues sans objet doivent en même temps être réintégrées au résultat fiscal de
l’exercice au cours duquel elles sont devenues sans objet, ou en cas de prescription, au résultat fiscal
du dernier exercice non prescrit.
L'auditeur s'assure du respect des principes régissant l'émission d'obligations et examine les tableaux
d'amortissement des emprunts, il s'assure de même que la réglementation des changes est bien
respectée, et par conséquent vérifier que les dettes libellées en monnaies étrangères sont évaluées à la
date de clôture de chaque exercice en fonction du dernier cours de change et que les écarts relatifs sont
pris en compte lors de la détermination du bénéfice imposable.
S'agissant d'une société de personnes ou d'associations en participation, l'auditeur doit vérifier que
l'entreprise a réintégré au résultat imposable les intérêts servis à l'exploitant ou aux associés à raison
des sommes versées par eux dans la caisse de l'entreprise en sus de leur apport en capital. Pour les
sociétés de capitaux ou assimilées, il vérifie que les emprunts octroyés auprès des associés respectent
les conditions de déductibilité des intérêts servis.
Le compte de résultat est une préoccupation majeure pour l'auditeur puisqu'en examinant ses
différentes rubriques il peut ressortir des insuffisances et des erreurs non détectées à travers la revue
des postes de bilan.
elles ne doivent pas être exclues du résultat fiscal par une disposition expresse de la loi
En effet, on peut classifier les différents actes anormaux de gestion en deux types :
·Acte par lequel l'entreprise a supporté des charges étrangères à son intérêt, parce que ces
charges sont injustifiées dans leur principe ou d'un montant excessif.
Acte par lequel une entreprise a renoncé à un profit ou accepté une diminution de celui-ci.
L'acte anormal prend souvent la forme de l'achat par l'entreprise d'un bien du dirigent pour un prix
excessif ou celle d'un avantage accordé à une autre entreprise
Travaux effectués par l'entreprise dans des locations consenties par son dirigent.
Le financement par une société des dépenses personnelles du chef de l'entreprise ou celles de
sa famille.
On peut ajouter aussi que l'acte anormal peut également profiter aux associés, à titre d'exemple :
Prise en charge par l'entreprise d'un emprunt contracté par un associé en principal et intérêt.
Versement des intérêts excédentaires pour rémunérer les dépôts effectués en compte courant
par les associés.
« Il est à priori tout à fait anormal et donc impensable qu'une entreprise puisse prétendre en charge
des frais exposés dans l'intérêt des tiers »).
Les cadeaux de toute nature effectués au profit de personne n'ayant pas de relation d'affaire
avec l'entreprise comme par exemple le manteau de fourrure offert à l'épouse d'un fournisseur
4- La renonciation au profit
La théorie de l'acte anormal de gestion peut conduire également à la prise en compte des profits que
l'entreprise aurait pu faire et auxquels elle a renoncé pour des raisons étrangères à son propre intérêt.
La renonciation à un bénéfice peut être au profit des membres de l'entreprise ou au profit de tiers.
a- Renonciation au profit des membres de l'entreprise
L'acte anormal, dans ce cadre, pourra résulter soit de l'absence d'une contrepartie à la fourniture d'un
bien ou d'un service, soit aussi d'une contrepartie insuffisante.
En effet, pour le premier cas, tout acte effectué par l'entreprise au profit des dirigeants, des associés,
du personnel ou autre membre de l'entreprise est présumer avoir une contrepartie, par conséquent
l'entreprise ou la société doive apportée la preuve que la renonciation au profit a été consentis dans son
propre intérêt même si cette renonciation bénéficie aux dirigeants ou à un autre membre de
l'entreprise, a défaut il y a présence d'acta anormal de gestion qui put être présenté comme :
L'octroi non justifié par l'intérêt social par une société à son président directeur général d'un
prêt sans intérêt.
L'anormalité de l'acte peut provenir aussi d'un profit insuffisant, à cet égard l'administration fiscale
doit établir l'insuffisance de la contrepartie, ainsi donc réintégré en recettes ou en plus-value la
différence entre le prix demandé et le prix normal du bien.
D'une vente par la société d'un bien de l'entreprise pour un prix inférieur à la valeur vénale
D'une cession des éléments de l'actif à leur valeur comptable nette alors que la valeur vénale
est supérieure.
En ne faisant pas rémunérer certaines prestations ou encore en ne vendant pas pour un prix
suffisant.
Mais le caractère anormal de l'opération peut être justifié par l'intérêt de l'entreprise.
A cet égard, il convient de définir la notion du groupe des sociétés, ainsi ce dernier est composé
généralement d'une société et des filiales, en effet, les relations au sein d’une société mère et ces
filiales comprennent bien souvent l'octroi des subventions, des aides, des prêts sans intérêts et
d'abondons des créances.
« Mais il faut immédiatement souligner que, dans un groupe, l'intérêt individuel de la société mère se
confond assez souvent avec l'intérêt du groupe, ce qui n'est pas le cas pour les opérations réalisées
par les filiales. Il faut donc, en pratique, introduire une nuance, pour l'appréciation de l'acte anormal,
entre les opérations réalisées par les filiales et les opérations exécutées par la société mère »
Par conséquent, la jurisprudence estime d'une manière générale que les avantages consentis par une
mère et sa filiale correspondent, en principe, à une gestion commerciale normale.
Le contrôle de ces fraudes passe par une vérification des anomalies dans les factures, les bons de
commande, les pièces de transport et les recoupements initiés auprès des fournisseurs de l’entreprise.
Pour une prise en compte des achats sans factures, le vérificateur peut passer par l’examen des
comptes de stock, pour voir si pour une catégorie de biens on retrouve plus d’articles sortis que
d’articles rentrés, compte tenu des stocks d’ouverture (stock initial) et des stock de clôture (stock
final). Le vérificateur aura aussi à s’assurer du respect des conditions de déductibilité au regard de la
TVA et surtout et rejettera tous les achats non destinés à l’exploitation. Il doit veiller à la prise en
compte des factures dans la comptabilisation des charges et de la TVA récupérable. Il devra enfin
vérifier les montants identiques qui reviennent et remonter à la pièce justificative pour toutes les
sommes élevées. Le contrôle doit aussi porter sur la valeur d’inventaire des stocks et leur quantité.
Revoir les factures d'achat et les principaux contrats signés, essentiellement au niveau de la
TVA, vérifier le respect des conditions de forme et les règles spécifiques,
Vérifier que les achats correspondants à des charges sont rattachés à l'exercice au cours duquel
la dette a pris naissance et examiner les écritures de régularisation
Vérifier que le loyer des terrains, locaux et du matériel est rattachable à l'exploitation
normale pour qu'il soit admis en déduction
Vérifier que le loyer des locaux affectés au logement du personnel a été présenté
comme ayant le caractère de complément de salaire sur l’état des sommes versées
conformément à la législation en vigueur, afin d'être déductible
Vérifier que les loyers payés d'avance sont imputables sur la dette de loyer
effectivement courue afin d'être admises en déduction
S'assurer que les loyers d'immeubles versés ont bien fait l'objet d'une Retenue à la
source (RAS) au taux de 5% sur le montant HT et que cette dernière a été portée sur
les déclarations de l’employeur
Rapprocher les primes d'assurance avec les contrats relatifs et examiner en détail le
contenu du compte « Primes d'assurance » pour déterminer celles au profit du
personnel et prendre en compte leur incidence sur l'assiette des taxes assises sur les
salaires ainsi que sur les déclarations
Etudier le compte « Etudes et recherches » et dégager les dépenses qui peuvent être
inscrites à l'actif du bilan
Par exemple, les dépenses engagées pour la création de logiciels affectés aux besoins propres de
l'entreprise doivent être inscrites au compte d'immobilisations incorporelles alors que celles destinées
à la commercialisation doivent être constatées en charges.
S'assurer que les sommes versées aux personnes extérieures figurant au niveau du
compte « Rémunérations d'intermédiaires et honoraires » ont été mentionné sur la
déclaration de l’employeur. De même, il doit vérifier que l'entreprise a appliqué le
taux de RAS de 5%, si la personne bénéficiaire n’est pas immatriculée au régime du
réel.
Vérifier le calcul des RAS sur les salaires : si les salariés sont très nombreux, procéder
par sondage en s’intéressant particulièrement aux plus gros salariés ;
Examiner les sommes versées au personnel qui a quitté l'entreprise à temps et leur
comptabilisation en tant qu'indemnités de licenciement
Rapprocher les salaires imposables portés sur les déclarations mensuelles et ceux
constatés au niveau du journal de paie ; en cas de différence, trouver les justifications
S'assurer que tous les salaires payés correspondent à un travail effectif ou un congé
légal. Recourir aux contrats de travail et aux fiches de pointage.
Vérifier que les redevances versées aux dirigeants sont justifiées et normales et que
les retenues selon le type de revenu ont été opérées.
Vérifier que les intérêts payés correspondent à des dettes de l'entreprise tout en
examinant les contrats relatifs aux emprunts contractés
Examiner le compte «intérêt des emprunts » afin de dégager les intérêts servis aux
associés à raison des sommes laissées à la disponibilité de l'entreprise. Il doit donc
vérifier que le calcul de ces intérêts est conformément aux dispositions du CGI
(capital libéré, taux maximum, montant mis à la disposition de l’entreprise…)
Revoir les pièces et contrats justifiants l'origine et la propriété des biens amortis
Vérifier l'exactitude des bases ainsi que des charges constatées d'amortissement
A titre d'exemple, la base d'amortissement des biens produits par l'entreprise est le coût de production
Contrôler le bien fondé des taux, des durées d'amortissement et des coefficients en cas
d'amortissement non linéaire
Contrôler le calcul des provisions et vérifier l'application des limites prévues par la
législation fiscale en vigueur
S'assurer que l'entreprise n'a déduit que les provisions pour dépréciation des comptes
clients, de stocks et d'actions cotées en bourse lors de la détermination du résultat
fiscal et que, s’agissant des autres provisions, elles se rapportent à des charges ou
pertes nettement précisées et que les évènements en cours les rendent probables et pas
seulement éventuelles.
les pénalités inscrites dans ce compte ont été réintégrées dans la base imposable
Examiner les régularisations passées lors de l'inventaire et s'assurer que toutes les livraisons non
facturées ont été enregistrées au compte de résultat (le FG de la TVA est la livraison ou
l’accomplissement du service)
Vérifier que l'entreprise a comptabilisé les ventes de déchets en examinant les contrats
et factures relatives à ces opérations
L'auditeur doit donc assister à l'inventaire physique des stocks et travaux en cours afin d'éviter tout
risque de majoration ou minoration du résultat de fin d'exercice.
Audit du Compte de Production Immobilisée
Ce compte enregistre le coût des travaux destinés à l'utilisation interne de l'entreprise.
L'auditeur doit examiner les rapports techniques de production et toutes pièces justifiant les coûts
engagés pour la production immobilisée afin de s'assurer de la correcte évaluation de ces produits.
S'assurer que toutes les subventions d'exploitation et d'équilibre sont incluses dans la
base imposable relative à l'exercice de leur réception du fait que leur imposition est
immédiate.
L'auditeur doit :
Vérifier les dispositions contenues dans les contrats de prêts notamment les taux
d'intérêt stipulés ainsi que la validité juridique des contrats
De même, il vérifie que le produit ne correspond pas à un impôt non déductible tel que l'IS ou les
acomptes provisionnels, etc.
Il doit aussi s'assurer que le résultat imposable de l'exercice inclut les gains de change réalisés au cours
de l'exercice et l'indemnité d'assurance encaissée à la suite d'un sinistre à raison de l'excédent par
rapport à la valeur comptable nette.