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La Certification

Ce document décrit la certification comme une procédure par laquelle une tierce partie atteste qu'un système, produit ou service est conforme à des exigences spécifiées. Il explique les différents types de certifications comme la certification ISO 9001 des systèmes de management de la qualité ou la certification de produits. Le document détaille également les éléments clés d'un référentiel de certification et le processus d'obtention d'une certification.

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La Certification

Ce document décrit la certification comme une procédure par laquelle une tierce partie atteste qu'un système, produit ou service est conforme à des exigences spécifiées. Il explique les différents types de certifications comme la certification ISO 9001 des systèmes de management de la qualité ou la certification de produits. Le document détaille également les éléments clés d'un référentiel de certification et le processus d'obtention d'une certification.

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La certification

Introduction
La certification est une procédure par laquelle une tierce partie, l’organisme
certificateur, donne une assurance écrite qu’un système d’organisation, un
pro-cessus, une personne, un produit ou un service est conforme à des
exigences spécifiées dans une norme ou un référentiel.

La certification est un acte volontaire qui peut procurer aux entreprises un


avantage concurrentiel. C’est un outil de compétitivité qui établit la
confiance dans leurs relations avec leurs clients. Elle est délivrée par des
organismes certifi-cateurs indépendants des entreprises certifiées ainsi que
des pouvoirs publics.

*Certification et qualité

Qualité et certification apparaissent le plus souvent comme complémentaires


car la certification permet à une entreprise de valoriser les efforts qu’elle a
accom-plis dans le sens de la qualité. Cependant, la mise en œuvre d’une
démarche qua-lité n’est pas toujours liée à une recherche de certification. De
même, l’obtention d’une certification n’est pas forcément un gage de la
qualité des produits ou des services offerts par l’entreprise puisqu’elle
constate la conformité à des « exigen-ces spécifiées » qui peuvent être fixées
à un niveau qui ne correspond pas aux attentes des consommateurs.

*Certification et marquage CE

Il convient de distinguer la certification volontaire du marquage CE. Ce


dernier est obligatoire pour les produits relevant d’une directive européenne
« Nouvelle Approche » et confère à ces produits le droit de libre circulation
dans tous les pays de l’espace économique européen. Pour apposer le
marquage CE sur ses produits, le fabricant doit réaliser ou faire réaliser les
contrôles et essais qui lui permettent d’en vérifier la conformité, aux
exigences définies dans la ou les directives concernées.

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Un marquage CE n’est pas une marque de qualité : il est destiné aux services
de contrôle du marché et non pas aux consommateurs.
Les marques de conformité à des normes ou spécifications techniques
doivent dans ce cas apporter une valeur ajoutée par rapport aux procédures
réglementaires (conditions d’installation, suivi de fabrication, aptitude à
l’emploi…) non prévues par les directives. C’est alors au marché de juger de
la valeur de ces marques.

Les différents types de certifications volontaires


Dans les domaines de l’industrie et des services, il existe plusieurs types de
certifications volontaires qui répondent à des besoins différents. Certaines
s’intéressent aux systèmes de management (certifications sur la base des
normes ISO 9001 et ISO 14001), d’autres aux produits ou aux services
finaux (certification de produits industriels ou de services,keymark).

■ La certification ISO 9001 d’une entreprise garantit que son système


de management de la qualité est fondé sur des principes dont l’« approche
processus » et l’« orientation client » sont les plus importants. Elle est
délivrée sur la base de la conformité à la norme internationale ISO 9001.
C’est avant tout un outil de confiance entre clients et fournisseurs.

■ La certification ISO 14001 permet à une entreprise de faire attester la


conformité de sa politique et de ses processus aux exigences relatives à
l’élaboration, la mise en œuvre, la maintenance et l’évaluation d’un système
de management environnemental.

■ La certification de personnel atteste la compétence de professionnels


pour accomplir des tâches déterminées au regard de critères préétablis. Elle
vise à fournir aux clients une base d’appréciation plus objective sur la
qualification professionnelle des individus.

■ La Keymark est une marque de certification européenne volontaire


qui atteste de la conformité des produits à des normes européennes afin de
répondre aux besoins des entreprises dont le marché est européen. Elle doit
être obligatoirement apposée à côté d’une marque de certification nationale
délivrée par un organisme certificateur autorisé par le Comité européen de
Normalisation (CEN).

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■L'éco-label européen, créé en 1992, est la certification écologique


officielle européenne. Il distingue les produits dont l’impact sur
l’environnement est réduit.

La certification des produits industriels et des services

La certification des produits industriels et des services s’adresse avant tout


au client final, consommateur ou utilisateur. En effet, l’approche qualité du
produit ou service repose sur un niveau de résultat défini dans un référentiel
par un ensemble de caractéristiques auxquelles le produit ou le service doit
répondre.

Pour les entreprises ou les organismes qui recherchent une certification, il


s’agit avant tout de valoriser leurs produits industriels ou leurs services en
se différenciant par rapport à leurs concurrents. En effet, elle apporte la
preuve objective, émanant d’un organisme indépendant, que ceux-ci
disposent effectivement des caractéristiques définies dans un référentiel et
faisant l’objet de contrôles.

Pour le consommateur ou le client, il s’agit de mieux acheter le produit


certifié. Donner la préférence à un produit industriel ou à un service certifié
est le moyen d’obtenir des garanties. Ainsi, la certification peut être un
critère de choix parmi les différentes offres existantes.

La certification des produits industriels et des services peut être délivrée par
les organismes certificateurs à des fins commerciales ou non commerciales.
Elle est encadrée par le Code de la Consommation (articles L 115-27 à L
115-31 et R 115-1
A R 115-12 reprenant les dispositions de la loi du 3 juin 1994 et du décret
du 30 mars 1995), ce qui n’est pas le cas des autres certifications.

Un référentiel de certification

Un référentiel est un document technique définissant les caractéristiques


que doit présenter un produit industriel ou un service et les modalités du
contrôle de la conformité à ces caractéristiques.

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Un référentiel est élaboré et validé en concertation avec des représentants


des diverses parties intéressées : professionnels, consommateurs ou
utilisateurs, administrations concernées.
Un référentiel peut s’appuyer sur une norme, c’est-à-dire sur un document
destiné à servir de référence, élaboré par les parties intéressées par
consensus. Dans ce cas, la marque collective de certification est, en France,
la marque NF.
Chaque référentiel de certification définit son propre champ d’application et
comporte
:
-Les caractéristiques retenues pour décrire les produits ou les services
qui feront l’objet de contrôles, les valeurs limites des caractéristiques
éventuellement exigées pour la certification et les modalités retenues
pour classer ces produits ou ces services en fonction de leurs
caractéristiques ;

- La nature et le mode de présentation des informations considérées


comme essentielles et qui doivent être portées à la connaissance des
consommateurs ou des utilisateurs ;

- Les méthodes d’essais, de mesure, d’analyse, de test ou


d’évaluation utilisées pour la détermination des caractéristiques
certifiées et qui, dans la mesure du possible, devront se référer aux
normes homologuées existantes ;
- Les modalités des contrôles auxquels procède l’organisme
certificateur et ceux auxquels s’engagent à procéder les fabricants,
importateurs, vendeurs des produits ou prestataires des services faisant
l’objet de la certification ;
- Le cas échéant, les engagements pris par les fabricants ou
prestataires concernant les conditions d’installation des produits ou
d’exécution des services certifiés, les conditions du service après-vente
et de la réparation des préjudices causés aux utilisateurs ou
consommateurs par la non-conformité du produit ou du service aux
caractéristiques certifiées.

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Obtention d’une certification

La certification est une démarche volontaire. Toute entité, pour


l’activité de laquelle existe un référentiel, peut demander à faire certifier
ses produits industriels ou ses services.

S’il n’existe pas de référentiel, une démarche collective peut être initiée
par une organisation auprès d’un organisme certificateur existant ou à
créer. Une démarche d’origine individuelle, si elle ne correspond pas à un
besoin collectif, a peu de chance d’aboutir dans la mesure où les
référentiels doivent être élaborés sur une base collective et consensuelle.

L’organisme certificateur assure l’instruction du dossier. Il examine la


demande de certification et procède à l’évaluation des produits industriels
ou services concernés (notamment au moyen d’essais, audits…) au regard
des caractéristiques énoncées dans le référentiel. En se fondant sur les
informations recueillies, il déci-de d’octroyer ou non la certification.
Celle-ci est accordée pour une durée limitée pendant laquelle une
surveillance est exercée par l’organisme certificateur.

L’obtention d’une certification a évidemment un coût correspondant


aux frais de gestion du dossier, frais d’essais et d’audits, droit d’usage de
la marque, etc.

Les garanties de crédibilité de la certification


Trois partenaires sont impliqués dans l’utilisation de la certification :
l’entité qui demande la certification pour ses produits industriels et ses
services, l’organisme certificateur et le consommateur ou client. Chacun
d’eux doit pouvoir être certain des autres. C’est pourquoi, les pouvoirs
publics ont mis en place un dispositif, fixé par le Code de la Consommation
(articles L 115-27 à L115-33 et R115-1 à R 115-12), qui instaure la
confiance à travers la transparence et l’accréditation.

Le dispositif en vigueur :

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-Implique les acteurs socio-économiques, consommateurs, utilisateurs et


pouvoirs publics lors des phases d’élaboration et de validation des
référentiels qui permettront l’exercice de l’activité de certification,
l’organisation de cette concertation incombant à l’organisme certificateur ;
-Présente des garanties pour le consommateur : compétence et impartialité
de l’organisme certificateur, mention de l’existence des référentiels au
Journal Officiel, possibilité de consulter gratuitement les référentiels auprès
de l’organisme certificateur, obligation d’accompagner toute référence à la
certification dans la publicité d’informations claires sur la nature et
l’étendue des caractéristiques certifiées.

Les organismes certificateurs peuvent demander à être accrédités par le


Comité français d’accréditation (COFRAC). Il s’agit d’une démarche
volontaire dont le but est de donner confiance au marché en attestant que
l’organisme certificateur est compétent, impartial et indépendant au regard
des normes européennes ou internationales pertinentes (par exemple, la
norme NF EN 45011 pour les organismes certificateurs de produits
industriels et de services).

Les accords multilatéraux dont le COFRAC est signataire facilitent les


échanges des produits et des services : une accréditation obtenue en France
est reconnue dans tous les pays signataires en Europe et dans le monde.

Le COFRAC a été reconnu en tant qu’instance d’accréditation des


organismes certificateurs de produits industriels et de services par l’arrêté
du 30 mars 1995. De plus, le Ministre de l’Économie, des Finances et de
l’Industrie ainsi que les Ministres en charge de l’Équipement, de
l’Écologie et de l’Agriculture ont signé en décemb-re 2003 une convention
- cadre avec le COFRAC. Dans ce document, l’État recon-naît le
COFRAC comme « instance nationale d’accréditation ».

Les obligations des organismes certificateurs

Le Code de la Consommation impose aux organismes certificateurs et aux


entreprises certifiées un certain nombre d’obligations qu’ils doivent
respecter sous peine de sanctions.

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Les organismes certificateurs ont les obligations suivantes :

■ La déclaration d’activité : Peuvent seuls procéder à la certification de


produits industriels ou de services les organismes qui ont déposé auprès du
Ministère chargé de l’Industrie une déclaration de leur activité,
accompagnée d’un dossier de nature à établir leur impartialité et leur
compétence. Elle fait l’objet d’une mention au Journal Officiel.

■ L’impartialité et la compétence : L’impartialité et la compétence


d’un organisme certificateur sont appréciées au regard des normes en
vigueur (NF EN 45011). Les organismes qui bénéficient d’une accréditation
par une instance reconnue à cet effet par les pouvoirs publics sont dispensés
de fournir ces dernières informations.

■ La validation concertée des référentiels : Il incombe à l’organisme


certificateur d’élaborer et de valider chaque référentiel en concertation avec
les représentants des diverses parties intéressées, notamment les associations
ou organismes représentatifs des professionnels, des consommateurs et des
utilisateurs ainsi que les administrations concernées.

■ La transparence : Les caractéristiques essentielles contrôlées des


référentiels sont publiées sous la forme d’un avis dans le Journal Officiel
de la République française. La consultation des référentiels s’effectue soit
gratuitement sur place auprès de l’organisme certificateur, soit par la
délivrance de copies aux frais du demandeur.

Toute référence à la certification dans la publicité, l’étiquetage ou la


présentation des produits industriels ou des services, ainsi que sur les
documents commerciaux qui s’y rapportent, doit être accompagnée
d’informations claires sur la nature et l’étendue des caractéristiques
certifiées.

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