Memoire l3
Memoire l3
SUJET :
PATHOLOGIES DES OUVRAGES EN BETON ARME – REHABILITATONS
DEFINITIONS – PROBLEMATIQUES – SOLUTIONS
CAS DES ZONES YEUMBEUL-NGOR
Au Sénégal la majorité des immeubles sont construite en béton armé, cependant ces
constructions dont les plus concernées sont les anciens bâtiments sont confrontées à
des problèmes de corrosions, de diverses agressions, de dégradations, de
vieillissement… Dès lors il est nécessaire d’effectuer des inspections par une
élaboration de calendrier bien définis et d’en assurer l’entretien, car ces structures sont
très sensibles.
L’inspection d’un bâtiment pour repérer les différentes pathologies est un moment
délicat. En effet si l’origine du problème est mal diagnostiquée, les réhabilitations qui
seront choisies ne correspondront pas et par conséquent la pathologie demeurera et
cela peut nuire aux usagers.
Dès lors ou les causes sont établis il est important de mettre en place des travaux de
réhabilitation afin de redonner à la structure une bonne tenue physique et mécanique
initiale. Cependant il existe beaucoup de méthodes de protections d’une structure en
béton armé parmi elles on note des traitements électrochimiques et des revêtements
simples appliqué.
La réhabilitation de ces ouvrages nécessitera la mise en œuvre de techniques
particulières même si le cout de réparation de ces ouvrages est en général très cher et
nécessitent souvent l’arrêt complet de l’exploitation pendant la phase de réhabilitation
(les réservoirs et châteaux d’eau, les ponts, les bâtiments et complexes industriels, les
aqueducs, etc.…).
Problématique :
La réhabilitation d'une structure est une opération qui consiste à lui restituer, par des
travaux appropriés, un niveau de service perdu, la baisse du niveau de service peut
résulter de toutes sortes de causes ; les plus fréquentes sont la dégradation progressive
des matériaux (agressions atmosphériques, modification des propriétés des matériaux),
l'utilisation intensive (effet de répétition des charges) voire abusive (utilisation au delà
des charges prévues), les accidents et sinistres (incendies, choc ,séisme, …)
Les critères qui rentrent en jeu dans la conservation des structures sont nombreux et
subjectifs : pour l'habitant, la localisation est prioritaire ; pour l'historien, la mémoire
prime ; pour l'architecte, la qualité d'élaboration l'emporte ; pour les associations,
l'image du quartier domine. La décision de réhabiliter peut-être emportée sur des
critères économiques, patrimoniaux ou sociaux. Cependant, les enjeux techniques et
économiques en présence ramènent le plus souvent l'équation à quelques
paramètres :La valeur patrimoniale des structures (au sens culturel, qui comprend
l'ancienneté, la rareté et la beauté ), ou son appartenance à un ensemble dont la
cohérence doit être conservée ; La surface qu'il occupe, comparée au droit à construire
en cas de démolition / reconstruction, ainsi que les servitudes d'éclairement et de
prospect qui ont pu également évoluer; ces critères sont souvent déterminants pour les
bâtiments situés en ville; L'adéquation de sa typologie ( épaisseur construite, trame de
structure, éclairement ) à l'évolution souhaitée pour son occupation, et l'importance
des travaux à engager pour l'atteindre; La présence des occupants et l'incidence sur
leur vie quotidienne des scénarios de réhabilitation ou de reconstruction envisagés ; La
possibilité ou non d'interrompre l'activité du bâtiment; La comparaison en coût global -
c'est- à –dire travaux + accompagnement social éventuel + coût d'entretien ou
d'exploitation après travaux – entre la réhabilitation de l'édifice et sa démolition /
reconstruction. La durabilité des ouvrages en béton armé dépend de leur
comportement face aux conditions climatiques et environnementales qui existent dans
les milieux où ils sont construits. Ces ouvrages sont souvent exposés à de nombreuses
agressions physico-chimiques auxquelles ils doivent résister afin de remplir de façon
satisfaisante pendant leur période d'utilisation, toutes les fonctions pour lesquelles ils
ont été conçus. Ces ouvrages sont nécessaires au bon fonctionnement de notre société,
car ce sont des éléments facilitant ou améliorant la vie des usagers. Pour leur
permettre de remplir leur rôle, il est nécessaire de s'assurer de leur bonne santé et
dans le cas contraire les réparer. Les défauts constatés sur un ouvrage en service
pouvant rapidement devenir très importants, la surveillance des constructions est
indispensable et toute intervention ayant pour objet l’entretien ou la réparation, doit
être aussi rapide que possible, afin d’éviter toute aggravation.
Objectif :
L'objectif de cette étude est de s’intéresser aux principales causes des dégradations
exceptionnellement des fissures et les identifier donc c’est une des étapes les plus
importantes et les plus difficiles de tout le processus d’investigation sur des structures
endommagées. Il n'est généralement pas possible d'évaluer la nécessité de réhabiliter
une structure ou de choisir la ou les méthodes de réhabilitation sans avoir, au
préalable, bien identifier l'origine des dégradations. À partir du moment où une
pathologie est diagnostiquée, même si cela ne remet pas en cause la stabilité de
l'ouvrage, il est important de diagnostiquer d’où vient le problème, et à quel degré il
affecte l'édifice ensuite, il est nécessaire de supprimer le problème à la source et de
réparer l'ouvrage.
Plan de travail :
Les pathologies peuvent être classées en plusieurs familles : les dégradations superficielles ;
les déformations ; les fissurations ; les dégradations d’ordre structurel.
Cependant, il est nécessaire de distinguer les pathologies existantes à l’origine, tels que le
bullage et les nids de cailloux, et celles apparaissant dans le temps comme les fissures.
Lézarde (n.f) : C’est une longue fente qui, dans la maçonnerie d'une construction, suit
en zigzag une direction générale franche ; elle traduit soit un mouvement ou un
tassement du terrain, soit une insuffisance ou une rupture de chaînage.
Infiltrant : Une fissure infiltrante est une fissure qui, présente dans toute l'épaisseur
d'une paroi, permet à l'eau de pluie ou de ruissellement de la traverser.
Retrait : C’est une contraction d'un matériau provoquée par l'élimination de l'eau de
gâchage excédentaire (bétons, enduits).
Désordre (n.m) : Anomalie de fonctionnement, d’aspect, de solidité, etc. d'un
équipement ou d'un ouvrage, du fait d'un défaut de conception, du fait d'une erreur de
mise en œuvre, ou du fait d'un composant inadapté.
Epaufrure (n.f) [ou épaufrement (n.m), en Suisse] : Eclat dans un parement, ou dans
une arête : l'arête est alors dite épaufrée.
Mousse (n.f) Développement de lichens et de micro-végétaux à spores sur des surfaces
en général exposées à l'humidité : toitures, murs de soubassement. Le traitement
préventif ou curatif se fait avec des agents biocides dits antimousses, fongicides ou
anticryptogamiques.
Lichen (n.m) Très fine mousse végétale, parasite des maçonneries humides et des
couvertures ; on l'élimine, comme les mousses, par traitement fongicide.
Cryptogamique (adj.) Familles de végétaux qui comprennent les champignons, les
moisissures, les mousses et les lichens. Dans le bâtiment, les végétaux cryptogamiques
qui attaquent les bois, ou qui prolifèrent sur les toitures et les murs humides sont
détruits par les produits anticryptogamiques du commerce (souvent des solutions à
base d'oxydes de cuivre) ; après application, à la brosse ou par pulvérisation, il faut
attendre quelques semaines pour constater leur effet.
Fongicide (ou anticryptogamique) (adj.) Désigne ou qualifie tout produit qui empêche
le développement des micro-organismes végétaux (champignons, lichens, moisissures,
mousses) et détruit ceux qui sont déjà formés.
2. Les fissures
Les fissures sont généralement dues a des retraits ou des dilatations. Concernant les
matériaux soumis à différents types de sollicitations. Il faut distinguer les fissures
superficielles ou faïençage et les fissures actives (évolutives).
On distingue différents types de fissures :
Les fissures de rupture qui peuvent être traversantes (ou partielles) et qui
correspondent à une sollicitation excessive (contrainte de traction ou de
cisaillement supérieure aux "possibilités" du matériau).
Les fissures de décollement entre différentes natures de matériaux (par exemple
entre une ossature béton armé et les remplissages en maçonnerie d'éléments).
Caractères des fissures
1- Toute fissure constitue le signe d'une première manifestation de désordres
possibles, c'est ce qui explique, dans une certaine mesure, les préoccupations
des constructeurs.
2- Mais toutes les fissures ne sont pas dangereuses et ne présentent pas toutes la
même gravité vis-à-vis de la destination des ouvrages.
3- Les fissures ne sont pas dangereuses si elles ne compromettent pas la stabilité
et la durabilité des ouvrages. Elles peuvent être inesthétiques.
4- Certaines fissures peuvent compromettre la durée de vie des ouvrages :
- fissures parallèles aux aciers, conduisant à une corrosion rapide de ceux-ci, et
à la destruction progressive des structures ;
- fissures permettant des infiltrations d'eau dans des ouvrages qui sont destinés
à être étanches ou à contenir des fluides (liquides ou gaz) ;
- fissures d'ouvrages maritimes ;
- fissures mettant en cause la stabilité des ouvrages en affaiblissant
progressivement la résistance mécanique des éléments structuraux, et
conduisant à l'effondrement final ;
a) Orientation :
- verticale ; - horizontale ;
- inclinée (préciser l'angle par rapport à l'horizontal) ;
- mixte (plusieurs directions) ;
- quelconque.
b) Tracé ou forme :
- rectiligne
- courbé ;
-quelconque ;
- simple, multiple et composé.
c) Emplacement
Il faut effectuer un repérage dans l'élément considéré (mur, cloison, etc.) La situation
de la fissure correspond alors :
- pour fissures horizontales inclinées :
- partie (ou zone) basse,
- partie moyenne,
- partie supérieure.
-Pour fissures verticales :
- rives – parties latérales,
- zone médiane,
- emplacement divers.
d) Importance
-fissures proprement dites, d'ouvertures linéaires au tracé régulier dont la largeur est
comprise entre 0.2 et 2mm ; - par rapport au plan de l’élément : dans le plan, sans
décalage ou avec décalage des parties adjacentes.
e) Particularités :
- tâches (humidité);
La stabilisation peut être immédiate (rapide) ou plus lente (après une période
déterminée ou une variation climatique saisonnières).
b) Fissures "vivantes" ou évolutives (non stabilisées)
Une fissure est dangereuse selon la façon dont elle évolue. C'est à dire:
- en variations diurnes (effets de l'ensoleillement);
- en variations périodiques (saisonnières, déterminées par le chauffage ou l'occupation);
- en variations indéterminées (sans cause apparente ou relation de cause à effet). Ces
fissures actives peuvent être dues : - à la corrosion des armatures (carbonatation des
armatures à cause d’un enrobage insuffisant) ;
- à des origines mécaniques (erreurs de conception ou d’exploitation) ;
- à des origines thermiques ;
- à l’alcali-réaction ou autres attaques sulfatiques ;
- aux cycles gel/dégel.
IL EST IMPORTANT DE CONNAITRE L'EVOLUTION DES FISSURES AVANT DE PROCEDER A
DES REPARATIONS.
Certaines fissures peuvent "s’autocolmater » :
- si les sollicitations à l'origine de la cause de fissuration cessent ;
- si certains cristaux se développent au droit de la fissure, sous l'effet d'une
humidification qui provoque le gonflement du béton ou du mortier, le passage lent
d'eaux chargées de chaux (Ca Oh2) puis CO3 par carbonatation.
Chocs Le béton éclate sous l'effet de chocs produits par des engins de
transport ou de levage, des outils.
Le feu Les très fortes élévations de température lors d'un incendie par
exemple, entraînent un éclatement du béton.
Flèche
Erosion Pollution
Introduction :
Lorsque nous constatons une dégradation sur un ouvrage en service, il est difficile de dire
si celle-ci est apparue pendant la construction, peu après, ou longtemps après. Or, à
l’analyse, il apparaît le plus souvent qu’une dégradation n’a pas une cause unique et qu’elle
est favorisée par un grand nombre de paramètres, relatifs tout autant à la nature du
matériau qu’à la conception de l’ouvrage ou à la technologie de son exécution.
Les signes apparents extérieurs des désordres d'un ouvrage en béton sont souvent des
fissures, des désagrégations et des épaufrâtes. Les causes de ces problèmes sont multiples,
les
Les coffrages sont dimensionnés pour résister au poids de béton frais, mais ils sont toujours
déformables. La déformation provoquée par le béton frais peut alors entraîner, dans les
parties déjà durcies mais encore jeunes, l'apparition de fissures importantes. Pour empêcher
l'apparition de telles fissures il faut : *Vérifier que le coffrage est bien conçu ;
Revêtir la surface du bois utilisé pour le coffrage afin d'empêcher l'absorption qui induit un
gonflement du bois;
* Vérifier périodiquement les montages et l'exécution pendant le coulage.
Entre la fin du bétonnage et le début de prise se produit . attirés vers le bas. L'eau qui reflue
(ressuage) entraîne à son tour une partie des grains les plus fins vers la surface de l'élément.
Il en résulte, dans la zone inférieure de l'élément, une concentration plus élevée en gros
grains et, dans la partie supérieure, une concentration plus forte en pâte de ciment. Les
conséquences du phénomène se traduisent par la cassure du béton frais avec des fissures
visibles qui suivent le tracé des armatures les plus proches. Pour colmater les fissures
superficielles, il suffit de différer le réglage des surfaces et de commencer la cure du béton le
plutôt possible après sa mise en place ; ce traitement retarde en effet la prise, cela réduit la
différence entre la ségrégation en surface et celle en pleine masse
Pour éviter ces problèmes, il faut laisser les étais et les coffrages en place jusqu'à ce que le
béton soit assez résistant. Le durcissement du béton en cours de prise est influencé par un
certain nombre de paramètres liés au béton et aux conditions thermiques dans lesquelles il
est placé:
*Les conditions climatiques dans lesquelles est placé le béton jouent également un rôle non
négligeable; à cet effet, le coffrage constitue une enveloppe de protection plus ou moins
efficace suivant sa nature: un coffrage constitué par un matériau isolant génère un
traitement thermique passif du béton;
*Lorsque les conditions climatiques sont trop sévères pour permettre un décoffrage dans les
délais souhaités, le béton peut être soumis à un traitement thermique actif.
Le retrait thermique peut être la cause de pré fissuration du béton. La prise puis le
durcissement du béton se font avec un dégagement de chaleur ; le matériau se contracte au
cours de son refroidissement. A ce phénomène viennent s'ajouter des effets de masse, la
température d'hydratation pouvant être plus élevée au sein d'une pièce massive et plus
faible au voisinage des parois par échange thermique avec l'extérieur. L'expérience montre
que le retrait gêné, hydraulique et / ou thermique,
peut provoquer la fissuration dans tous les éléments, mais particulièrement dans les murs et
les dalles en fonction de la longueur, l'épaisseur, le ferraillage, l'hygrométrie ambiante et les
conditions climatiques (ensoleillement, vent, pluie…).
Dans le cas d'une dalle, cette évaporation se produit intégralement sur les deux faces : alors
qu'en partie basse le coffrage de la dalle rend cette évaporation malaisée, la face
supérieure, au contraire, est en contact avec l'atmosphère et la dessiccation sera d'autant
plus rapide que l'air sera chaud (ensoleillement) et, surtout, en mouvement. Les deux faces
de la dalle sont ainsi soumises à un retrait différentiel, et, dans certains cas (béton trop
liquide, absence de produit de cure), il peut en résulter un soulèvement de la dalle au droit
des angles. Ce phénomène de soulèvement des angles, empêché par les liaisons avec les
poutres ou les murs périphériques, explique certaines fissures à 45° que l'on voit parfois
apparaître dans les angles des dalles. Pour éviter ces fissures qui sont sans gravité, il est
nécessaire de prévoir un quadrillage d'armatures supérieures obtenu par le croisement des
chapeaux , ou, à la rigueur, des armatures disposées dans le sens perpendiculaire à la fissure
.
*Les milieux fluides : eaux douces, eau de mer, liquides organiques, gaz…
*De l'âge du béton et des conditions climatiques Les symptômes d'attaque chimique sont la
désagrégation des surfaces, l'agrandissement des fissures et des joints. Pour éviter ces
désordres il faut utiliser un béton dense de bonne qualité car il empêche la pénétration des
solutions chimiques, il résiste mieux et plus longtemps aux attaques chimiques qu'un béton
ordinaire.
II .3 Techniques de diagnostic :
Le diagnostic d’un ouvrage est une étape importante dans le processus de sa
réhabilitation. Il permet avant tout de se prononcer son état de santé et de voir quelles sont
les éventuelles pathologies ainsi que leur ampleur. Généralement lorsque l’on effectue un
diagnostic, c’est quand un client à découvert quelque chose qui n’allait pas dans le
fonctionnement de l’ouvrage ou bien l’apparition de désordres.
Le diagnostic peut avoir principalement deux finalités. Dans un premier temps, il peut être
demande de suivre l’évolution des différentes pathologies dans le temps, que ce soit à court,
moyen ou long terme. Cela permet d’évaluer le comportement de l’ouvrage sous l’effet de
ces troubles, de voir s’il y a une stagnation du phénomène ou s’il y a une dégénérescence,
auquel cas il est important de prévoir des réparations. L’autre finalité d’un diagnostic c’est
de répertorier tous les désordres, mais aussi la constitution de chaque élément, en vue d’un
traitement immédiat.
Cette phase est primordiale pour préparer au mieux le futur diagnostic. Il s’agit de :
Type de structure :
Géométrie et taille de l’ouvrage.
Etat de l’ouvrage :
Les investigations dépendent des désordres qui affectent l’ouvrage. On aura par exemple
recours à un matériel particulier en présence de fissures ou d’armatures corrodées dans le
béton.
Environnement de l’ouvrage :
L’étude porte également sur l’environnement dans lequel se trouve l’ouvrage car certains
désordres y sont parfois directement liés. C’est ainsi fréquemment le cas pour les structures
soumises à des attaques chimiques.
De plus, les accès limités voire impossibles sur une partie de la structure peuvent être un
frein à la réalisation d’investigations et nécessiter l’utilisation de moyens spécifiques
(nacelle, échafaudages, etc.).
Il est possible de classer les différentes investigations en deux catégories : soit les méthodes
non destructives, soit les méthodes destructives. Les principales méthodes rencontrées lors
de diagnostics sont décrites dans la suite
Le principe des investigations non destructives réside dans le fait qu’on ne touche pas
directement à la structure. Pour les ouvrages en béton armé, il existe différentes méthodes
permettant d’effectuer un diagnostic sans risques de porter atteinte à son intégrité.
Tous ces éléments doivent être répertoriés sur des plans, accompagnés d’un reportage
photographique des principaux désordres. Cette première étape permet de définir la gravité
des troubles mais aussi de permettre de classer les différents éléments selon leur priorité.[1]
La première méthode permet par exemple de connaitre l’espacement des cadres d’une
poutre. Alors que la deuxième permet de déterminer le clavetage des aciers au niveau d’une
jonction poteau/poutre. Cependant, pour les deux types de mesure, les résultats donnent
les enrobages et l’espacement du ferraillage. Il peut être utile, lorsque cela est possible, de
dégager quelques armatures afin de calibrer l’appareil. L’inspection des armatures dégagées
permet de confirmer leur nature, et de mettre en évidence d’éventuels désordres ou pertes
de section en zone altérée.
L’auscultation sonique est une méthode utilisée pour caractériser la qualité du béton. Le
principe de l’essai repose sur la mesure de la vitesse de propagation du son dans le
matériau. On mesure la propagation d’une première impulsion d’un train d’ondes généré
par un transducteur, entre deux points déterminés du béton. On peut, à partir du temps de
propagation mesuré, exprimer une vitesse conventionnelle de propagation : c’est le quotient
de la distance entre les deux transducteurs par le temps mesuré.
Deux méthodes de mesure sont possibles : soit la mesure en transparence, qui fournit une
information sur la qualité du béton « à cœur », soit la mesure en surface, qui concerne la
couche externe, sur une épaisseur de 6 à 8 cm de béton environ.
Pour les mesures en transparence, le principe est que la vitesse de propagation du son est
moindre dans le
vide. Si le béton est poreux ou de mauvaise qualité, il y aura plus d’air dans le matériau. Ainsi
la vitesse de propagation mesurée sera plus faible. Pour ce qui est des mesures en surface,
elles permettent de déterminer la présence d’une bicouche ou bien la profondeur d’une
fissure.[8]
Figure II.11: L’auscultation sonique des bétons
II.2.1.4. Scléromètre :
Le principe de l’essai scléromètrique repose sur la corrélation entre la dureté d’un matériau
et
Sa résistance à la compression. Pour déterminer la dureté du béton, une bille d’acier est
projetée sur une sonde en contact avec l’ouvrage à inspecter. Lors de son rebond, la bille
entraine un index coulissant sur une règle de mesure. Plus le rebond sera important, plus le
matériau sera dur
Lorsque cela est possible, il peut s’avérer utile d’avoir recours à des essais destructifs. Ces
méthodes permettent généralement de faire des prélèvements et de connaitre la nature des
matériaux présents, leurs caractéristiques mécaniques et chimiques ainsi que leur état
d’altération.
La pose de tirants dans les structures murales vise généralement à freiner l’effondrement
des murs ou leurs déformations progressives transversalement à leur plan. Cette méthode
consiste à disposer des éléments linéaires qui vont exercer des tractions. Appelés tirants, ces
éléments sont constitués en principe d’un câble d’acier et fixés à deux murs opposés par des
pièces spécifiques d’ancrage qui évitent l’évolution de leur écartement et la perte
subséquente de leur capacité résistante. Il convient de prévoir que l’un des deux éléments
d’ancrage, au moins, admettra le réglage périodique de la tension pour compenser les effets
de l’allongement
éventuel du tirant [7]
C’est un système de renfort intégral, applicable aux murs en pierre ou en brique, qui
consiste à mettre en œuvre des armatures en acier à l’intérieur du mur, embouties dans des
perforations atteignant parfois quelques mètres de longueur, de sorte à créer de véritables
structures secondaires de barres à l’intérieur des murs, pour augmenter leur capacité de
résistance globale ou créer des zones plus rigides, capables de distribuer de manière
homogène les sollicitations descendantes. Le contact entre les barres d’acier et le matériau
dont le mur est constitué se fera au moyen d’un produit adhérent, généralement à base
époxydique [7]
Figure III.1.8: Taxidermies avec des barres d'acier
• Si désordres limités à une partie de la structure, (cas courants de chocs), les armatures BA
• Le renforcement d’une poutre par exemple se fait par ajout de béton et d’armatures de
capacité portante vis-à-vis de la flexion et de l’effort tranchant). [5]
Figure III.9 : Renforcement avec ajout d’armatures
III.2.1.9 Renforcement par tissus de fibre de carbone
La fibre de carbone est un produit nouveau dans le domaine du BTP sur des ouvrages neufs
ou en rénovation. Ce produit innovant a une résistance à la traction de plus 4300 MPA pour
le tissu de carbone et 3100 MPA pour les lamelles de carbone contrairement à l'acier qui est
compris entre 250MPA et 350MPA. Grâce à ce produit nous pouvons donc renforcer les
ouvrages en béton armé sans rajouter de gros éléments. [net1]
La réparation par mortier est l’une des méthodes les plus utilisées pour des structures
affectées par la corrosion. C’est une méthode de reconstitution de l’enrobage dégradé et
pollué par les chlorures. Elle est utilisée pour restaurer la passivation des armatures
touchées par la corrosion. D'un point de vue électrochimique, une réparation par mortier est
conçue pour supprimer la réaction anodique qui existait avant la réparation et l'empêcher
de se reproduire. Elle peut être utilisée pour réparer les désordres dus à la corrosion à divers
stades de leur évolution (depuis l’amorçage de la corrosion jusqu’à la corrosion des
armatures).
Cette technique passe par trois phases de réparation qui sont la préparation du support, la
protection des armatures et la mise en œuvre du mortier de réparation. Avant de procéder à
un ragréage, il est nécessaire de préparer les surfaces à traiter afin de créer un support sain,
propre, rugueux, pour qu’il y ait une bonne adhérence au niveau de la surface de reprise. Les
techniques les plus courantes sont l’hydro démolition et le décapage au marteau
pneumatique. Lors de cette phase le béton dégradé ou pollué est retiré sur toute la surface,
les armatures sont débarrassées de toute trace de corrosion manuellement (décapage et
brossage) ou mécaniquement (sablage hydro sablage, etc.) et, en dernier lieu, les surfaces du
béton sont nettoyées par soufflage ou aspiration afin d’éliminer toutes traces de poussières
polluées.
La protection des armatures consiste à appliquer sur toute la surface de celles qui sont
entièrement dégagées (périphérie complète), un produit assurant une protection vis-à-vis de
la corrosion tel que les oxydes de zinc ou les époxydes zinc. Les armatures très corrodées
doivent être remplacées. Ce remplacement se fait par scellement ou soudure afin de
restituer la section initiale en tenant compte des longueurs d'ancrage, de recouvrement et
des armatures de couture. Dans le cas de soudures, celles-ci devront être effectuées selon
les normes en
Trois méthodes peuvent êtres utilisés pour l’application du mortier : à la main, en mortier
projeté ou en mortier coulé (coffrage).
Résines acryliques • Faible viscosité réglable. • Sous forme de gel:
• Fissure ≥ 0.2mm. • Nécessité pour éviter le
• Sous forme de gel: retrait d'une présence
• Gonflement en présence d'eau permanente.
d'eau. • Adhérence faible.
• Sous forme de résine: • Propriétés mécaniques
• Résistances chimiques faibles.
élevées. • Sous forme de résine:
• Résistances mécaniques • Retrait.
élevées. • Coût relativement élevé.
Chapitre : 4 Durabilité et
normalisation
IV.1 Durabilité :
La durabilité d’une réhabilitation correspond au fait qu’elle ne doit pas être renouvelée
avant un certain délai, qui est précisé dans une garantie. Cette durabilité dépend de la
pertinence du choix de la technique retenue, de sa mise en œuvre et des sollicitations après
traitement. La pérennité de l’ouvrage correspond à son aptitude à remplir les fonctions
prévues (mécaniques, esthétiques, etc.). Elle peut être allongée, après traitement de
réhabilitation, quand les parements sont de plus revêtus d’un écran protecteur contre les
agents agressifs. La notion de garantie est une notion contractuelle, dont la durée est liée au
traitement choisi, pour une structure dans des conditions d’exploitation données. La
garantie prend effet après la réception des travaux. La réception des travaux est un acte de
fin de travaux qui atteste que la réalisation est conforme au contrat. Avant cette réception
l’efficacité du traitement doit être vérifiée.
La durabilité des structures en béton est maintenant devenue un point important, y compris
dans l'approche normative des ouvrages, ne serait-ce que parce que les réparations ont un
coût non négligeable. Ainsi, les Eurocodes (règles européennes de construction) définissent
la notion de durée d'utilisation de projet, durée pour laquelle la structure doit être
dimensionnée de sorte que sa détérioration n'abaisse pas ses performances au-dessous de
celles qui sont escomptées, compte tenu de l'environnement et du niveau de maintenance
prévu. Il y a beaucoup de facteurs à considérer pour ce dimensionnement, parmi lesquels la
composition, les propriétés et les performances des matériaux, ainsi que la qualité de la
mise en œuvre et le niveau de contrôle.
– XD1 à XD3 : corrosion induite par des chlorures autres que marins ;
– XS1 à XS3 : corrosion induite par des chlorures provenant de l'eau de mer ;
Carbonatation :
Résistance au gel
Dilatation thermique
Perméabilité à l’eau et à l’air
Carbonatation accélérée
Réaction vis-à-vis de l’alcali-réaction
Réactivité sulfatique
Essais chimiques et microstructuraux
Temps de prise
Stabilité à la chaud
Résistance à la flexion et à la compression
Masse volumique
Retrait ou gonflement
Chaleur d’hydratation
Essai de flexion sur ciment
Indice d’activité
Finesse
Surface spécifique Blaine
Besoin en eau
IV.2 Normes :
L'un des problèmes les plus délicats que rencontre le domaine de la construction est la
réparation et le renforcement des ouvrages endommagés.
Vu la rareté des organismes d'études et de contrôle ou les entreprises de réalisation ainsi que
les documents de référence utiles. Un document intitulé "Recommandations techniques pour
la réparation et le renforcement des ouvrages endommages" est mis à la disposition de tous les
ingénieurs, techniciens et opérateurs déjà appliqués qui vise en premier lieu les travaux de
reprise des bâtiments endommagés par un séisme mais il peut aussi servir de guide pour les
autres types d'ouvrages dont l'endommagement provient d'autres origines.
Il est important de noter également qu'il est prévu d'éditer les autres documents
complémentaires qui s'intitulent :
Références bibliographiques :
[8] Ab derrahmane Soufi, « Etude de la durabilité des systèmes béton armé : mortiers
de réparation en milieu marin», Université de La Rochelle France Année 2013.
[net1]http://www.btpconsulting.fr/activites/auscultation-reconnaissance/
[net2] http://www.ginger-cebtp.com/ingenierie-materiaux/essais-sur-beton-constituants/