Comportement des fissures dans tubes pressurisés
Comportement des fissures dans tubes pressurisés
N° Ordre :…../……/2010
Série: ………/GM/2010
MÉMOIRE
MAGISTERE
En Génie Mécanique
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ETUDE DU COMPORTEMENT DES FISSURES DANS
LES TUBES SOUS PRESSION INTERNE
----------------------
Par :
Mr Ahmed BENHAMOUDA
Devant le jury:
Année 2009-2010
Remerciements
I
ÈTUDE DU COMPORTEMENT DES FISSURES DANS LES TUBES
SOUS PRESSION INTERNE
RESUME:
Le Comportement en fatigue d’une fissure, à partir d’un défaut initial en surface présente
dans une structure tridimensionnelle chargée mécaniquement, est caractérisé par le fait que le
défaut prend une forme semi-elliptique qui évolue au cours du temps. La sécurité des
constructions et notamment celle des tubes cylindriques sous pression interne nécessite de
connaitre l’évolution de ce défaut au cours du chargement .Les concepts de sécurité, comme
celui de « fuite avant rupture », utilisant à la fois la profondeur et la forme du défaut elliptique
au cours de la fissuration et nécessitent donc la connaissance de loi de propagation.
Mots clés : tube cylindrique, mécanique de rupture et fissuration, endommagement des tubes,
éléments finis, simulation numérique.
BEHAVIOR OF A CRACK OF CYLINDRICAL TUBES UNDER
INTERNAL PRESSURE
ABSTRACT
The fatigue behavior of a crack, from an initial defect surface present in a mechanically
loaded three-dimensional structure, is characterized by the fact that the defect is a
circumferential develop over time. The safety of establishments, including that of cylindrical
tubes under internal pressure requires knowledge of such failure during loading. The concepts
of security, such as "flight before breaking", using at the same time the depth and the shape of
the defect during the circumferential crack and therefore require knowledge of the law of
propagation.
Key words: Gas pipeline, crack of pipe, mechanical testing, finite elements simulation,
Ansys.
دراﺳﺔ ﺗﺼﺮف اﻟﺘﺸﻘﻘﺎت ﻓﻲ اﻷﻧﺎﺑﯿﺐ اﻷﺳﻄﻮاﻧﯿﺔ اﻟﻤﻌﺮﺿﺔ ﻟﻠﻀﻐﻂ اﻟﺪاﺧﻠﻲ
ﻣﻠﺨﺺ
إن ﺗﺼﺮف ﺗﺸﻘﻖ ﻣﻌﯿﻦ ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ إﺟﮭﺎد ,ﻣﻦ ﺧﻼل ﻋﯿﺐ ﺑﺪاﺋﻲ ﻓﻲ ﻣﺴﺎﺣﺔ ﻟﮭﯿﻜﻠﺔ ﺛﻼﺛﯿﺔ اﻷﺑﻌﺎد
ﻣﺤﻤﻠﺔ ﻣﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺎ ,ﻣﻤﯿﺰ ﺑﺄن ھﺬا اﻟﺘﺸﻘﻖ ﯾﺄﺧﺬ ﺷﻜﻞ "ﻧﺼﻒ ﺑﯿﻀﺎوي" اﻟﺬي ﯾﺘﻄﻮر ﺑﻤﺮور اﻟﻮﻗﺖ .إذن
ﻓﺎن ﺣﻤﺎﯾﺔ ھﺘﮫ اﻟﮭﯿﺎﻛﻞ أو اﻟﻤﻨﺸﺂت ﺧﺎﺻﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ اﻷﻧﺎﺑﯿﺐ اﻷﺳﻄﻮاﻧﯿﺔ اﻟﺸﻜﻞ اﻟﻤﻌﺮﺿﺔ ﻟﻀﻐﻂ
داﺧﻠﻲ ﺗﻔﺮض ﻋﻠﯿﻨﺎ ﻣﻌﺮﻓﺔ ﺗﻄﻮر ھﺬا اﻟﻌﯿﺐ ﻣﻊ اﺳﺘﻤﺮار اﻟﺘﺤﻤﯿﻞ اﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﻲ اﻟﻤﻄﺒﻖ ﻋﻠﯿﮫ .إن أﺳﺎﻟﯿﺐ
اﻟﺮﻗﺎﺑﺔ أو ﺣﻤﺎﯾﺔ اﻟﻤﻨﺸﺂت ﺗﻔﺮض ﻋﻠﯿﻨﺎ إذن ﻣﻌﺮﻓﺔ ﻋﻤﻖ اﻟﻌﯿﺐ وﺷﻜﻠﮫ اﻟﺒﯿﻀﺎوي.ﯾﻌﻨﻲ ھﺬا ﺣﺘﻤﯿﺔ ﻣﻌﺮﻓﺔ
اﻟﻘﺎﻧﻮن أو اﻟﻤﻨﮭﺎج اﻟﺬي ﯾﺘﺒﻌﮫ ﺗﻀﺨﻢ أو ﺗﻄﻮر ھﺬه اﻟﺘﺸﻘﻘﺎت.
اﻟﻤﻔﺎﺗﯿﺢ :اﻷﻧﺎﺑﯿﺐ اﻷﺳﻄﻮاﻧﯿﺔ ,ﻣﯿﻜﺎﻧﯿﻜﺎ اﻹﺗﻼف واﻟﺘﺸﻘﻘﺎت ,أﺿﺮار اﻷﻧﺎﺑﯿﺐ ,اﻟﻌﻨﺎﺻﺮ اﻟﻤﻨﺘﮭﯿﺔ,
اﻟﻤﺤﺎﻛﺎة اﻟﺮﻗﻤﯿﺔ.
Nomenclature générale
Symboles latins :
m: Mètre (Unité de longueur)
d: Densité du Matériau
P: Pression [Pa]
Symboles grecs :
∶ Contrainte [N/m2]
ν: Module de Poisson
ξ: Déformation
v
LISTE DES TABLEAUX
vi
LISTE DES FIGURES
Figure. I.6. (a) champ de contraintes, (b) Première estimation de la zone plastifiée…….…..14
Figure III.2. Exemple d’un Dimensionnement de fissure semi elliptique (cas de a/c=1),
suivant le l’étude de « BERGMAN »…………...……………………………………………43
Figure III.3. Rayon intérieur « R » de tube cylindrique étudié par « BERGMAN »………..44
Figure III.6. Résultats des valeurs d’intensité de contraintes en Front de fissure semi
elliptique, a/t =0.2, pression uniforme, selon BERGMAN. [WARP 3D].................................45
Figure III.7. Résultats des valeurs d’intensité de contraintes en Front de fissure semi
elliptique, a/t =0.8, pression uniforme, selon BERGMAN. [WARP 3D]………….…………46
Figure III.8. Schéma représentatif d’une modélisation aux éléments finis d’un Quart de tube
soumis à une pression interne………………………………..……………………………….47
Figure IV.1. La fenêtre de code « ANSYS .V011 »…………………………………………52
Figure IV.2. Dimensionnement du tube cylindrique étudié par ANSYS (Structure Complète
[360°])……………………………………………………………………………..………….53
vi
LISTE DES FIGURES
Figure IV.3. Dimensionnement du tube cylindrique étudié sur ANSYS (Quart de structure
[180°]) ……………………………………………………………………………….……….54
Figure IV.4. L’élimination de mouvements aux niveaux de surfaces en vert (S1 et S2) suivant
l’axe « OY »…………………………………………………………………………………..55
Figure IV.5. L’élimination de mouvements aux niveaux de surfaces en bleu (S3 et S4) Suivant
l’axe « OY » …………………………………………….…………………………………....55
Figure IV.6. L’élimination de mouvements aux niveaux de la surface extérieure de tube (S5)
suivant l’axe « OX » …………………………………………………………………………56
Figure IV.8. La charge appliquée sur la fissure [la surface et frontière] (en rouge) Avec
fixation en trois directions de structure……………………………………………………….57
Figure IV.9. Modalisation d’un tube fissuré sous pression interne (avec la numérotation des
nœuds de maillage). ………………………………………………….………………………57
Figure IV.11. Deuxième cas : fissure de dimensions (a/t = 0.2 et a/c=0.25). ………………59
Figure IV.12. Troisième cas : fissure de dimensions (a/t = 0.2 et a/c=0.0625). …………….59
Figure IV.13. Quatrième cas : fissure de dimensions (a/t = 0.8 et a/c=1). ……………….....60
Figure IV.14. Cinquième cas : fissure de dimensions (a/t = 0.8 et a/c=0.25). ……………...60
Figure IV.15. Sixième cas : fissure de dimensions (a/t = 0.8 et a/c=0.0625). ……………....61
Figure IV.47. Déformations suivant l’axe « X» tube et fissure (front et surface) …...……..70
Figure IV.48. Déformations suivant l’axe « Y» tube et fissure (front et surface) …..….…..70
Figure IV.49. Déformations suivant l’axe « Z » tube et fissure (front et surface) …….…..70
Figure IV.50. Déformations Totale en Trois Dimensions du tube et de fissure (front et
surface)………………………………………………………………………………………..70
vi
LISTE DES FIGURES
Figure IV.96. Comparaison entre les trois valeurs du facteur d’intensité de contrainte en
Front de fissure (1ier cas) sous les charges (p1=30Mpa, p2=70Mpa, p3=700Mpa) ……….…..80
Figure IV.97. Comparaison entre les trois valeurs d’intensité de contraintes enFront de
fissure semi elliptique, a/t =0.2, pression uniforme p=700 MPa. …………………….….…..80
Figure IV.98. Comparaison entre les trois valeurs d’intensité de contraintes enFront de
fissure semi elliptique, a/t =0.8, pression uniforme p=700 MPa………………………....…..81
vi
LISTE DES FIGURES
Figure IV.100. (a).forme de fissure semi-elliptique initiale sans charge, (b).forme de fissure
Semi-elliptique sous charge. ………………………………………………………………..83
Figure IV.101. Incrément sur le front de fissuration sous l’effet d’un chargement de pression
interne.………………………………………………………………………………….……..84
la surface ……………………………………………………………………………………..84
vi
Sommaire
Remerciements ………………………………………………………………...……..…..……I
Résumé………………………………………………………………………………..………..ii
Nomenclature ………………………………………………………………………………....v
II.1. INTRODUCTION…………………………………….…...…………………...………………23
III.1. INTRODUCTION………………………………….…………………………………………39
III.3. CONCLUSION…………………………………….…………………………………………50
CONCLUTION GÉNÉRALE……………….......................................................................87
REFERENCES BLIOGRAPHIQUES.................................................................................91
INTRODUCTION GÉNÉRALE
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Introduction générale
Assurer l’intégrité des structures et composants industriels de grande taille passe par la
considération de la présence de défauts et par la détermination des conditions d’amorçage, de
propagation et d’arrêt des fissures dues à la présence de ces défauts [1].
Dans les secteurs industriels, les canalisations ont été employées en tant que moyens les
plus économiques et les plus sûres pour transporter du pétrole et du gaz. Cependant, le
nombre d'accidents a considérablement augmenté avec le nombre croissant de leur utilisation
[8]. Donc Les canalisations sont des éléments de structures industrielles dont les avarie
entrainent des risques pour les vies humaines et l’environnement écologique associé à des
pertes d’exploitation avec souvent un préjudice financier qui peut être considérable [2].
Et La présence d’une fissure dans un équipement sous pression nécessite, pour des raisons
de sécurité évidentes, de connaître de manière précise son degré de nocivité. Lorsque cette
fissure se propage, sous chargement cyclique, il est important d’évaluer rapidement
l’évolution de ce degré de nocivité et plus concrètement la durée de vie résiduelle de la
structure fissurée [3].
L’examen des incidents sur tuyauteries ou tube cylindriques montre que dans un certain
nombre de situations, les méthodes traditionnelles de calcul de résistance ne permettent pas un
dimensionnement fiable.
Les cas les plus fréquents sont relatifs à des incidents amorcés à parti de défauts issus soit de
l’élaboration du matériau, soit de la fabrication, de l’assemblage, de la réparation ou des
conditions d’exploitation des tubes et qui ont conduit à la naissance et à la propagation de
fissures superficielles ou traversantes suivie de fuite. La nécessité de prendre en compte
simultanément les paramètres de la résistance à la rupture du matériau, la taille du défaut
préexistant ou après son développement ainsi que le niveau de contrainte ou de pression
conduit à aborder ce problème avec les concepts de la mécanique des ruptures. En outre, il
convient de considérer les différentes étapes du développement de la fissuration qui conduira
2
INTRODUCTION GÉNÉRALE
à une différente étape du développement de la fissuration qui conduira à une rupture finale :
amorçage, croissance sous critique puis critique.
C’est cette approche qui permet de connaitre la dimension d’un défaut initial admissible pour
une durée de vie espérée, la durée de vie réelle et les dimensions critiques de la fissure qui
conduiront à la fuite [4].
La propagation en fatigue d’une fissure, à partir d’un défaut initial existant dans une
structure tridimensionnelle chargée mécaniquement, est caractérisée par le fait que le défaut
prend ensuite une forme semi-elliptique qui évolue au cours du temps.
Cette étude illustrée dans ce mémoire est composée d’une recherche bibliographique, de
quatre chapitres et d’une conclusion. Au premier chapitre, on a essayé de donner quelques
généralités sur la mécanique de la rupture. Le deuxième chapitre est consacré à la fissuration
leur origine et au mode de rupture des tubes cylindriques sous pression interne. Alors que le
troisième chapitre, est réservé aux différentes méthodes de calculs du facteur d’intensité des
contraintes et aux méthodes expérimentales qui ont été développées. Au quatrième chapitre, la
simulation de la fissure semi elliptique sur un tube cylindrique a été considérée. Des résultats
ont été obtenus le long du front de la fissure, comme la concentration des contraintes ainsi que
les déformations. En dernier nous présentons les résultats et discussions et nous terminons
par une conclusion générale.
3
CHAPITRE I
Chapitre I
Généralités sur la mécanique de rupture et fissuration
L’utilisation de nouveaux matériaux ductiles (acier et autres alliages métalliques) pour des
chargements en traction conduisit cependant à quelques problèmes ; des ruptures se
produisaient parfois pour des niveaux de charges bien inférieurs à la limite d’élasticité ; on a
dans un premier temps essayé d’éviter ces risques de ruptures en sur dimensionnant les
structures, mais la nécessité d’alléger de plus en plus les structures et de réduire les coûts
conduisit au développement des recherches sur la mécanique de la rupture.
Les premiers essais de rupture ont été menés par Léonard de Vinci bien avant la
révolution industrielle, qui a montré que la résistance à la traction de fils de fer variait
inversement avec leur longueur. Ces résultats suggéraient que les défauts contenus dans le
matériau contrôlaient sa résistance ; plus le volume est important (fil de fer long) plus la
probabilité de présence de fissure par exemple est importante.
Cette interprétation qualitative fût précisée plus tard en 1920 par Griffith qui établit une
relation directe entre la taille du défaut et la contrainte de rupture. S’appuyant sur les travaux
5
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
d’Inglis, Griffith appliqua l’analyse des contraintes autour d’un trou elliptique à la
propagation instable d’une fissure ; il formule ainsi à partir du premier principe de la
thermodynamique, une théorie de la rupture. Selon cette théorie, un défaut devient instable et
conduit à la rupture lorsque la variation d’énergie liée à une propagation du défaut atteint
l’énergie spécifique du matériau. Cette théorie prédit correctement la relation entre la
contrainte de rupture et la taille du défaut dans les matériaux fragiles. Dans les matériaux
ductiles et notamment les alliages métalliques, l’avancée d’un défaut s’accompagne d’une
importante dissipation d’énergie due à la plastification qui se développe à l’extrémité d’une
fissure et la théorie de Griffith qui ne considère que l’énergie de création de surface ne peut en
rendre compte. Il a fallu attendre les travaux d’Irwin en 1948 qui proposa une modification de
la théorie de Griffith en incluant justement dans le bilan énergétique, l’énergie due à la
plastification, pour que l’approche de Griffith soit applicable aux matériaux ductiles.
Dès l’instant où la cause des ruptures était clairement identifiée, des plaques en acier de
meilleure ténacité furent rivetées près des zones de forte concentration des contraintes pour
arrêter la propagation des fissures. On développa ensuite des aciers de forte ténacité et on
améliora le procédé de soudage ; c’est dans ces années après guerre qu’un groupe de
chercheurs dirigé par Irwin étudia en détail le problème de la rupture au laboratoire national
de recherche de la marine américaine.
6
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
Irwin considéra que les outils fondamentaux pour étudier la rupture existaient et proposa
en 1948, une extension de l’approche de Griffith aux matériaux ductiles en y incluant le terme
de dissipation d’énergie due à l’écoulement plastique près des extrémités d’une fissure. Il
développa ensuite en 1956 le concept de taux de restitution d’énergie à partir toujours de la
théorie de Griffith mais sous une forme facilement exploitable par les concepteurs de
structures. En 1957, s’appuyant sur les travaux de Westergaard qui analysa les champs de
déplacements et de contraintes élastiques près de l’extrémité d’une fissure sous chargement
donné, Irwin montra que les déplacements et les contraintes au voisinage de l’extrémité d’une
fissure peuvent être décrits à l’aide d’un paramètre unique qui était relié au taux de restitution
d’énergie ; ce paramètre issu de la mécanique linéaire de la rupture, est le facteur d’intensité
des contraintes (FIC).
Les nouveaux concepts de la mécanique de la rupture furent ensuite utilisés pour montrer
que la plupart des ruptures dans les fuselages d’avions étaient dues à des fissures de fatigue
qui atteignaient une taille critique. Ces fissures prenaient naissance près des hublots dans les
coins qui constituent des zones de forte concentration des contraintes. Les ruptures qui se
produisaient dans les essieux d’engins roulants ou encore dans les rotors des turbines à vapeur
furent aussi expliquées grâce à l’application de ces nouveaux concepts. Le concept de FIC fut
également utilisé par Paris pour décrire la propagation des fissures de fatigue et
progressivement les courbes de propagation des fissures de fatigue proposées par ces auteurs
remplacèrent les courbes d’endurance pour une meilleure prédiction des durées de vie des
structures.
La période entre 1960 et 1980 vit une intensification des recherches sur la rupture avec
deux écoles qui s’affrontaient. D’une part les tenants de l’approche utilisant la mécanique
linéaire de la rupture et ceux qui s’intéressaient essentiellement à la plastification qui se
développe à l’extrémité d’une fissure. La mécanique linéaire de la rupture cesse d’être valable
lorsqu’une plastification importante précède la rupture. Pour tenir compte de l’effet de cette
plastification sur les champs de contraintes et de déplacements à l’extrémité d’une fissure,
plusieurs auteurs (Irwin, Dugdale et Barenblatt …) proposèrent ce qu’on appelle une
correction de zone plastique ; la taille de la fissure est alors augmentée de cette zone plastique
pour retrouver les champs de contraintes élastiques décrits par le FIC.
7
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
L'objet de mécanique de la rupture est l'étude des évolutions de cette surface (propagation
de la fissure) en fonction des chargements appliqués et des caractéristiques du matériau
constituant.
8
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
- Les paramètres extrinsèques qui dépend des conditions de l’essai, quel que soit le
matériau étudié, température, environnement, dimension de l’éprouvette, rapport de
charge R, etc.
Dans le premier cas, on dimensionne les structures pour que les contraintes appliquées
restent inférieures à la limite d’élasticité ( < ). On utilise en général un coefficient de
sécurité pour prévenir tout risque de rupture fragile ( < ∝ ∝< 1) .Cette approche
est à deux variables σ et ; elle fait abstraction de l’existence d’éventuels défauts sous
forme de microfissures par exemple.
9
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
Figure. I.2. Comparaison de l’approche classique (a) et de l’approche utilisant la MLR (b)
Griffith fut le premier à proposer un critère d’énergie pour la rupture des matériaux fragiles,
qui fut ensuite étendu aux matériaux ductiles par d’autres auteurs : Irwin et Orowan.
L’énergie de Griffith notée G (qu’on appelle aussi taux de restitution d’énergie) est définie
par la variation d’énergie par unité de surface fissurée, associée à la propagation d’une fissure
dans un matériau linéaire élastique. La rupture se produit lorsque G atteint une valeur critique
GC ; GC est une mesure de la ténacité du matériau.
10
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
Pour une fissure de longueur 2a (figure I.3) dans une plaque de dimensions infinies (ce qui
équivaut à dire que la longueur de fissure est très petite par rapport aux dimensions de la
plaque dans la plan de chargement), constituée d’un matériau de module d’Young E et
soumise à une contrainte de traction, l’énergie de Griffith G par unité de surface fissurée est
donnée par :
( )
= (I. 1)
∞
Si on continue à augmenter la contrainte appliquée , la rupture se produira lorsque
l’énergie G atteint sa valeur critique pour une contrainte appliquée On a alors d’après la
relation précédente :
= (I. 2)
On peut noter qu’à valeur de GC fixée, la contrainte à rupture varie avec ; de même
∞
à GC et fixées, la longueur critique de défaut aC est donnée par :
= (I. 3)
( )
11
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
La figure I.4 illustre bien la différence entre l’approche classique qui fait abstraction de
∞
l’existence d’une fissure (le critère de rupture est ( = ) et l’approche par la MLR qui
prend en compte la présence de la fissure ( ∞
proportionnelle à 1⁄√ ). La zone de non
rupture située sous les deux courbes représentant les approches précédentes, montre que de
part et d’autre de la longueur de défaut a0, on utilisera l’une ou l’autre des approches.
L’énergie de Griffith G est la force motrice dans un matériau dont la résistance à la rupture
est donnée par GC. Par analogie avec l’approche basée sur la limite d’élasticité où c’est la
contrainte qui joue le rôle de force motrice dans un matériau dont la résistance à la
déformation plastique est donnée par la limite d’élasticité .
Cette analogie est utilisée aussi pour illustrer le concept de similitude. La limite
d’élasticité d’un matériau mesurée à partir d’essais sur des éprouvettes de laboratoire est
indépendante de la taille des éprouvettes et peut donc être utilisée pour des structures de
tailles différentes dès lors que le matériau est raisonnablement homogène. Ce principe de
similitude est une des hypothèses fondamentales de la mécanique de la rupture : la ténacité
d’un matériau (mesurée par GC) est indépendante de la taille et de la géométrie de la structure
fissurée. Cette hypothèse de similitude reste valable tant que le comportement du matériau
demeure linéaire élastique [7].
Contrainte
de rupture
1
∝
√
Longueur de fissure
12
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
Ø d'amorçage,
Ø de propagation,
Ø d'arrêt,
Ø de bifurcation,
Ø de branchement.
KI
ȧ ≠ 0
ȧ = 0
Chargement Q
13
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
Re
r
Fissure θ Fissure
x
0
x
ry
(a) (b)
Figure. I.6. (a) champ de contraintes, (b) Première estimation de la zone plastifiée.
σ = f (θ) (i, j= x, y)
√ π
14
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
K
ε = g (θ, υ)
E√2πr
σ =0 en contraintes planes
ε = σ − υ σ +σ
E : module d’Young
f ( θ) : fonction de l’angle θ
σ = (I.5)
√ π
σ = Re = (I.6)
π
Soit :
r = (I.7)
Ce modèle simple défini par Irwin, en contraintes planes, fait l’hypothèse que la forme de
la zone plastique est circulaire (Figure. I.5.b). et que le matériau est élastique parfaitement
plastique. En réalité, la taille de cette zone dépend de nombreux paramètres tels que le
coefficient d’écrouissage, l’état de contraintes, le mode de rupture, etc [2].
15
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
Nous nous limitons au cas de la propagation d’une fissure plane, étant donné que le bloc-
fissure a été construit sur la base d’un défaut plan semi-elliptique. La modélisation de la
propagation en 3D est basée sur l’utilisation de la loi de Paris (Paris et al.(1963)) en chaque
nœud du front de fissure dans le plan normal au front. On décrit ainsi l’avancement de chaque
point du front de fissure en considérant seul l’effet du mode I prépondérant :
=C (I. 8)
Le taux de croissance d’une fissure peut être déterminé par une loi de propagation qui est
basée essentiellement sur le facteur d’intensité des contraintes de la fissure. Paris et al. (1961)
ont défini une loi macroscopique de propagation de fissure qui donne une relation entre le
taux de croissance de fissure et la variation du facteur d’intensité des contraintes ΔK. Au
cours des années, cette loi a beaucoup évolué pour prendre en compte l’effet de différents
Paramètres sur le taux de croissance des fissures (figure I.7). Il existe bien d’autres lois
similaires, mais la simplicité et la forme générale conduit les chercheurs à utiliser le plus
fréquemment pour leurs calculs la loi de paris proprement dite, après en avoir mesuré
expérimentalement les paramètres de fissuration C et m.
16
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
l’amplitude du facteur d’intensité des contraintes : da/dN = f(ΔK). (Bathias et Baïlon 1981).
17
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
r , = ( )
= (I.9)
On voit donc que la taille de la zone plastique en déformation planes r , est 9 fois que
celle en contraintes planes. Comme les surfaces de l’éprouvette ne sont pas en déformations
planes, la valeur moyenne du facteur d’entrave à la plasticité est inférieure à trois.
r =α (I.10)
Les valeurs de α sont reportées dans le tableau (I.1). Aux points A, B, et C définis dans la
figure (I-9).
18
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
Valeurs de α
Etat de contraintes A B C
D.P. (υ = 1/3 ) 0,0175 (θA= 0) 0,054 (θB = ±51°) ±0,129 (θC = ±80°)
C
Y
(K ⁄R )
θ B
Fissure
θ A X
(K ⁄R )
19
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
fermeture de fissure. Une première solution de ce problème a été proposée par Rice qui utilisé
une méthode de superposition. σ
Déformation plastique au
chargement
σ
2
Re 2
Rechargement
élastique au
déchargement
1 ε
Temps
1 3 Compression
élastique au
-Re déchargement
3
Déformation plastique
au déchargement
Re
Zone plastique
monotone
Fissure
Zone plastique
cyclique
-Re
Figure I.10. Mécanisme de la plastification cyclique en fond de fissure de fatigue selon Rice.
20
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LA MÈCANIQUE DE RUPTURE ET FISSURATION
∆σ = 2R . F r⁄ , θ, ∆σ
a 2R
(i, j= x, y) (I.13)
r = . r (I.15)
21
CHAPITRE II
Chapitre II
Les Fissures et ruptures des tubes cylindriques sous pression
II.1. Introduction
La fissuration n’est pas une maladie, mais le symptôme d’une maladie, Aucun médecin
praticien n’est spécialiste en fièvre ; on élimine la fièvre en soignant les maladies les plus
diverses, En effet, la faible capacité de déformation et la faible résistance en traction,
compression ou en pression.., rendent les matériaux très sensibles à la fissuration.
Une fissure est définie comme la surface ∑ séparant localement un solide en deux parties. Le
champ des déplacements est alors discontinu à travers cette surface L'objet de mécanique de
la rupture est l'étude des évolutions de cette surface (propagation de la fissure) en fonction des
chargements appliqués et des caractéristiques du matériau constituant [1].
La présence d'une fissure dans une structure présente une flexibilité locale qui affecte la
réponse dynamique, d'ailleurs, une fissure de fatigue est une fissure qui s'ouvre et se ferme
dans le temps selon les conditions de charge et l'amplitude de la vibration [6].
23
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Donner les différentes composantes du tenseur des contraintes en supposant que le tube est
mince.
La contrainte orthoradiale σθθ est largement plus grande que toutes les autres dès lors que
e/R est petit devant 1. On considérera donc un état de contrainte uniaxiale, avec pour seule
composante non nulle
σθθ = PR/e.
Pour prévenir la rupture par charge limite, il faut que σθθ reste inférieure à σy , ce qui
impose que l’épaisseur reste supérieure à une valeur limite el.
e ≥ e = PR/ σ (II. 1)
Dans l’épaisseur du cylindre, les défauts sont modélisés par des disques de diamètre 2a.
Les défauts qui débouchent en surface ont en général une section elliptique, le petit axe étant
situé en direction radiale. On effectue donc une évaluation conservative en les assimilant à des
demi-disques de diamètre 2a. Dans les deux configurations de défaut le facteur d’intensité de
contrainte K sera approché par la relation : K = σθθ √πa .
24
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Le diagramme (Fig. II.3) dans le plan log(a)–log(σ) est la réunion d’une droite horizontale
σ = σy correspondant à la charge limite, et la droite de pente −0.5, représentant la
relation K = σ √πa , qui modélise la rupture par fissuration critique. La valeur critique de
a est donc ac telle que K = σ √πa , soit :
1 K
a = (II. 2)
π σ
– si on augmente P depuis A, le réservoir casse par charge limite. C’est un mode de rupture
qui n’est pas considéré comme dangereux, car il est associé à des déformations élevées, qui
peuvent être repérées avant rupture (par exemple par la pose de capteurs sur la surface
extérieure du réservoir). Par ailleurs ces déformations conduisent à des chutes de pression qui
stabilisent le système.
– Si on augmente P depuis B, le réservoir casse par fissuration rapide. C’est un mode de ruine
catastrophique qu’il faut absolument éviter. Pour ce là il suffit d’être sûr que tous les défauts
présents dans le matériau sont de taille inférieure à la taille du défaut critique ac. Cela est
vérifié si e ≤ 2ac.
25
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Une structure peut se rompre pour des chargements inférieurs à la limite de rupture
monotone si elle est soumise à des sollicitations cycliques. La (figure II.3) montre qu’il existe
ainsi un seuil σl inférieur à σy, et un seuil ∆Ks pour le phénomène de propagation.
/ /
= A(Pmax) m (R/e) m (II. 3)
Il s’agit d’une équation différentielle à variables séparables, qui, intégrée sur les N cycles
nécessaires pour que la fissure croisse de a0 à a1 fournit :
1 √ ⁄ ⁄
= − (II. 4)
(1 − ⁄2)
26
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Les tubes caloporteurs utilisés en fabrication courante sont conformes aux normes
françaises suivantes ou équivalentes :
Les deux tableaux suivant (Tab II.1et Tab II.2) reflète la composition chimique et les
caractéristiques mécaniques de l'acier type API 5L, Tubes de conduite PSL 1et PSL 2 qui
utilisé beaucoup dans l'industrie de tube de pipeline, acertaine temps nous remarquons les
valeurs de la Resistance rupture d'un même acier sont dévers, même chose pour la limite
élastique, cela est du à les résultats des essais expérimentale. Les caractéristiques mécaniques
obtenues sont les suivantes (Page suivante) :
le transport du gaz.
27
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Caractéristiques mécaniques
Resistance
rupture 414 455 517 531 565
N/mm2 min
maxi
Limite élastique
0,2 % N/mm2 290 359 414 448 483
mini maxi
28
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Caractéristiques mécaniques
Resistance
rupture 414 - 758 455 - 758 517 - 758 531 - 758 565 - 758 621 - 827
N/mm2 min maxi
Limite élastique
0,2 % N/mm2 290 - 496 359 - 531 414 - 565 448 - 600 483 - 621 552 - 690
mini maxi
29
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Corrosion
Autre
32.7%
Erreur d'opérateur
Figure. II.5 : Causes des ruptures de pipelines en cours d’exploitation enregistrées par les membres
de L’ACPRÈ de 1985 à 1995 (Association Canadienne des Pipelines de Ressources Energétiques).
Mais il ne faut tout de même pas négliger les agressions mécaniques extérieures. En effet,
il arrive que les tubes soient endommagés ou perforés ou accidentellement lors de travaux
d’excavation par des engins de chantier [9].
Les problèmes d’amorçage des fissures en fatigue et les ruptures émanant de concentrations
de contraintes son à l’origine de plus de 90% des ruptures en service. La présence d’une
discontinuité géométrique telle qu’une entaille va provoquer l’affaiblissement de la résistance
30
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
(a) (b)
Figure. II.6. (a) : la soudure manuelle des tubes, (b) : la soudure automatique par machine des tubes.
Pour la méthode déterministe le facteur de sécurité peut être défini à l’aide des diagrammes
Intégrité-Rupture en utilisant l’hypothèse d’un trajet radial, ce qui laisse supposer que le
défaut n’évolue pas au cours du chargement. Le domaine de fiabilité est obtenu en divisant
l’équation de la courbe d’interpolation par un facteur de sécurité dont la valeur est
conventionnelle (généralement 2) [9].
31
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Les divers éléments des codes donnent une présentation assez complète du calcul des
éléments des constructions et en particulier des tubes en présence de fissures.
Sans examiner en détail les limites des domaines du calcul (fragile, quasi fragile et
ductile), nous nous limiterons aux calculs des dimensions critiques de fissure par les méthodes
de la mécanique de rupture.
Le critère de résistance à la rupture fragile d’un tube fissuré selon la méthode présentée
est donné par la relation KI < KIc. Pour le calcul des dimensions critiques de fissure dans un
tube il est nécessaire de connaitre, la formule spécifique du facteur d’intensité de contrainte KI
qui définira les composantes du champ local des contraintes ( et des déplacements) dans la
région de la pointe de fissure pour un tube avec un chargement donné en prenant en
considération les particularités géométriques du tube et de la [Link] faut aussi connaitre la
ténacité du matériau de construction KIc ou la capacité du matériau à résister au
développement d’une rupture fragile.
Pour le calcul des longueurs admissibles des fissures, on utilise la valeur admissible
résistance à la rupture :
K = K ⁄n (II. 1)
n : Coefficient de sécurité.
K = K (II. 2)
32
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
K = η σ M + σ M πa⁄10 Q (II. 3)
M = 1 + 0,12 [1 − (a⁄c)],
la formule (II. 3) est applicable dans les condition suivantes : a ≤ 0,25 t , a/c =2/3 , où « t »
est l’épaisseur tu tube.
33
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
K = Yσ a⁄1000 (II. 5)
Où
2 − 0,82 (a⁄c)
Y = , (II. 6)
1 − 0,89 − 0,57 a⁄c (a⁄t) ,
σ : Distribution des contraintes sur une fissure superficielle dans le sens de la profondeur
Dans le cas d’une distribution uniforme, nous avons σ = σ .
Dans les domaines quasi fragile et ductile, les conditions de rupture sont alors décrites par
application des critères de la mécanique non linéaire de rupture. En utilisant le critère de
rupture en déformation :
K = K (II. 7)
Ce critère est une extension naturelle de la mécanique non linéaire par introduction du
concept de facteur d’intensité de déformation K analogue au facteur d’intensité de
contraintes K
K = K ⁄IR , , σ ≤ IR , (II. 8)
( )/ ( )
K = K ⁄IR , σ ⁄IR , , σ ≤ IR ,
34
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
Dans la (Figure. II.4), σ est la contrainte globale critique de rupture ; I est le domaine de
la rupture fragile ; IIA et IIB sont les domaines de ruptures quasi fragile ou σ ≤ R , et
σ >R , respectivement, III est le domaine de la rupture ductile. La valeur de la contrainte
globale critique au point 1 et 2- σ = R , et au point 3 − σ = K R est :
σ = K R , (II. 9)
a⁄t
K =1− (II. 10)
1 + [(2a⁄c)/(πa⁄t)]
3
σ
2
1
T
0
Figure. II.7. Fonction des domaines du calcul du tube avec la fissure (I-domaine de la
La limite des domaines IIA et IIB est la température Tb déterminée par la relation :
lnK
T =T + 70 (II. 11)
ln R , ⁄R
35
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
∗ R R ,
K = K . (II. 13)
R , R ,
⁄
∗ 1 R R ,
K = K K . (II. 14)
K R , R ,
T−T − 70 ln 70/ln R , ⁄R
α = (II. 15)
ln K
70 1 −
ln R , ⁄R
36
CHAPITRE II LES FISSURES ET RUPTURES DES TUBES
ln R R , (1 + 1,4 Z )
ϑ= (II. 16)
1 ln K 1
ln − . ln
0,2. 10 + R , ⁄E ln R , ⁄R 1−Z
Dans le domaine ductile III (T > T ) le facteur d’intensité de déformation critique est
déterminé par la relation :
⁄
∗ 1 R R ,
K = K K . (II. 17)
K R , R ,
37
CHAPITRE III
Chapitre III
III.1. Introduction
Dans le cas ou le chargement appliqué sur le solide fissuré est variable dans le temps .il
est préférable d’utiliser une méthode conçue pour ne pas répéter le calcul dans sa totalité pour
chaque étape de chargement .La connaissance des fonctions de pois tridimensionnelles,
définies par « Bueckner » [10] et « Rice » permet de résoudre ce problème. « Atluri et
Kathiresan » « Mc Gowan et Raymund » estiment ces fonctions par éléments finis.
« Heliot et Lbbens » utilisent une autre méthode qui a été développée par « Rezzo »,Cruse
et en France par le Centre Technique des Industries de la mécanique (CETIM),connue comme
la méthode de l’Équation Intégrale Bornée (BIE).Elle utilise dans sa résolution un nombre de
nœuds limité par rapport à la méthode aux élément finis, ainsi la durée de l’estimation est plus
courte. Beaucoup d’autres auteurs estiment uniquement la facteur d’intensité de contraintes,
on peut citer « Underwood » « Kobayashi » et « Kobayashi & Emery ».
Le calcul du facteur d’intensité de contraintes dans des structures tubulaires en présence d’un
défaut elliptique exige l’introduction du facteur de forme géométrique. Ce facteur est définie
par une fonction dite « fonction d’influence polynomiale ».dépendant de la forme du défaut,
de l’épaisseur de l’éprouvette et de l’évolution du rapport de la profondeur du défaut sur
l’épaisseur (a/t), et aussi l’évolution du rapport de la profondeur du défaut sur la longueur de
lui même (a/c).
39
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
Dans ce cas, nous avons limité notre étude aux cas des fissures semi-elliptiques. Notre but
est de définir à partir des résultats publiés dans la littérature un mode de calcul du facteur
d’intensité de contraintes KI (Φ) de ces fissures qui soit simple, précis et conservatif.
Ces auteurs ont développé une méthode numérique aux éléments finis en utilisant des
fonctions de poids dépendant uniquement de la géométrie de l’éprouvette et du défaut
considéré. Ces fonctions permettent un calcul du facteur d’intensité de contraintes pour un
chargement arbitraire. Le calcul a été fait pour différentes valeurs du rapport (a/c)
(figure III.1).
Y X= a Cos ф
Rext
Y= c Sin ф
ф
X
.√
KI (ф) = . ф+ ф . H (ф) (III .1)
( )
40
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
Avec :
(X) = 10,52 . p 1 − −
,
(III .2)
(X ) = 1 − 0,095
P: pression interne.
Avec
x: abscisse de l’intérieur de la paroi vers l’extérieur.
Ces auteurs concluent que le facteur d’intensité de contraintes résultant d’une pression
interne dans un cylindre fissuré est toujours maximal en surface.
On doit noter que, Atluri & Kathiresan et Blackbum & Hellen ont étudié le même
problème que celui de Kobayashi & al sur des cylindres pressurisés épais et dans les
conditions suivantes : t / Rint = 0,20 ; a/c = 1/5 et a/t = 0,80.
Les résultats présentés par Kobayashi & al étaient de 45% inférieurs en surface (ф=90°) à
ceux de Atluri & Kathiresan et Blackburn & Hellen alors que l’écart était de 5% du point le
plus profond (ф=0°). Le facteur de correction de Kobayashi & al H (ф) est issu d’un calcul
bidimensionnel, de ce fait il est naturel que les trois résultats soient très semblables au point le
plus profond, et que la divergence augmente en surface quand la profondeur de fissure
augmente (a/t = 0,8).
41
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
Ces auteurs utilisent la méthode de l’équation intégrale Bornée (BIE). Cette équation
permet un calcul rapide du facteur d’intensité de contraintes pour n’importe quel type de
chargement appliqué.
(X ) = + . + . + . + . (III .3)
(ф) ( )
. = ℎ (ф) ; j=0, 1, 2, 3,4 (III .4)
σ .√π
ф ф
σ sont les contraintes d’ordre (j) au plus profond de la fissure. Les fonctions ℎ (ф),
.√
KI (ф) = . ф+ ф . ℎ(ф) (III .5)
( )
ℎ(ф) est le facteur de correction de Heliot & Labbbens donné par la relation :
Ces deux auteurs concluent que le facteur d’intensité de contraintes au point le plus
profond d’une fissure semi-elliptique dans un cylindre épais pressurisé est nettement plus petit
que le facteur d’intensité de contraintes d’une fissure longue de même profondeur.
42
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
Bergman [15] a publié les résultats de facteur d'intensité de contraintes pour les fissures
de surface semi-elliptique pour des cylindres de Ri/t =5 et 10, ou Ri est le diamètre extérieure
du cylindre et « t » c’est l’épaisseur (figure I. ). Il a utilisé son propre générateur de maillage
avec le programme ABAQUS éléments finis. La courbe polynomiale d’ordre 6 est donnée par
l’équation:
ф ф ф ф ф ф
KI (ф) = + + + + + + (III .7)
a
c
Figure III.2. Exemple d’un Dimensionnement de fissure semi elliptique (cas de a/c=1), suivant le
l’étude de « BERGMAN ».
43
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
Dans l’article de Bergman [15], la taille relative de la fissure ont un rapport de (a /t)
enseignant de 0,2 et 0,8, et le rapport (a/c) égale 1, 0.25, et 0,0625 pour accroître la longueur
de la fissure. La charge appliquée sur la face de la fissure est une pression uniforme et un
profil de pression linéaire voir (Figure III.4) et (Figure III.5). La pression appliquée sur la
face de la fissure est donnée par l'équation:
( )= (III .8)
44
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
Intensité de contraintes Gu
Front de fissure semi elliptique, a/t =0.2, pression uniforme, selon BERGMAN. [WARP 3D]
45
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
Intensité de contraintes Gu
Front de fissure semi elliptique, a/t =0.8, pression uniforme, selon BERGMAN. [WARP 3D]
Ces auteurs ont traité le problème d’un cylindre pressurisé en utilisant la méthode aux
éléments finis pour déterminer les déplacements. La méthode dérivative des contraintes de
Parks est utilisée pour déterminer la distribution du facteur d’intensité de contraintes le long
d’un défaut semi-elliptique. La contrainte appliquée est approchée par un polynôme du type :
(X ) = + . + . + . (III.9)
46
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
,
Q = 1 + 1,464 (III.11)
H (ф ) = H (ф ) + H (ф ) + H (ф ) + H (ф ) (III.12)
Ces deux auteurs font appel à la méthode aux éléments finis pour le calcul du facteur
d’intensité de contraintes le long du front d’une fissure de forme semi-elliptique (figure III.8).
Leurs résultats sont présentés sous la forme analytique.
L
c
t a
Z
θ
t
b) Modèle aux éléments finis c) Répartition de contraintes
Pour une fissure de surface
Figure III.8. Schéma représentatif d’une modélisation aux éléments finis d’un
47
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
σ = ; j=0,1, 2 et 3 (III.14)
πa
KI (ф) = . .F ⁄ , , Rint ,ф (III.15)
Q
F= 2 −2 +3 −4 (III.16)
. (ф)
H (ф) = ; j=0,1, 2 et 3 (III.17)
ф
48
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
fф = ф+ ф (III.18)
A partir de leurs résultants Newman & Raju développent une équation analytique qui
permet de déterminer le facteur de correction géométrique F en partant des paramètres
géométriques de l’éprouvette et du défaut considéré. La fonction F définie dans l’équation
(III.16) est obtenue à partir de la courbe de lissage en utilisant une double série polynomiale
en termes de a/c , a/t et une fonction angulaire ф.
F = 0,97. M + M +M . g. fф . f (III.19)
,
M = −0,54 + (III.21)
,
M = 0,5 − + 14 1 − (III.22)
,
f = + 1 − 0,5 (III.24)
49
CHAPITRE III : CALCUL DU FACTEUR D’INTENSITE ET DE L’INTENSITÉ DE CONTRAINTES EN TROIS
DIMENSIONS
III.3. Conclusion
Nous avons recherché dans la littérature les formules décrivant le facteur d’intensité de
contraintes KI (ф) le long du front de fissure de forme semi-elliptique. Une comparaison des
résultats dont nous avons eu connaissance est résumée dans le (tableau III.1). Elle est relative
aux conditions suivantes a/t = 0.8, a/c = 1/3, et t/Rint = 0.1.
Coordonnée angulaire 0 15 30 45 60 75 90
De l’ellipse ф°
Newman & Raju 1,441 1,441 1,450 1,454 1,543 1,738 2,068
Mc Gown & Raymund 1,338 1,369 1,419 1,506 1,631 1,800 1,963
Heliot & Labbbens 1,431 1,431 1,450 1,488 1,563 1,752 1,950
Tableau III.1. Valeurs du facteur de correction F données par différents auteurs [2].
50
CHAPITRE IV
SIMULATIONS ET RÉSULTATS
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Chapitre IV
Simulations et résultats
IV.1. Introduction
Pour mener notre étude par simulation numérique, on a utilisé le code numérique
« ANSYS », qui est l’un des codes de calcul, basé sur la méthode d’éléments finis, parmi les
plus utilisés dans le monde.
Dans notre analyse, on a utilisé « ANSYS.V011 », qui permet de traiter la majorité des
problèmes de mécanique de la rupture et fissuration des structures. Il offre des outils puissants
pour l’analyse en deux et trois dimensions.
52
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
De nombreux processus de calcul sont disponibles dans ce code et chaque processus est une
ensemble de fonctions qui effectuent une tâche spécifique.
IV.2. Validation
La première étape consiste à valider notre simulation numérique en comparant nos résultats
avec ceux publiés par d’autres auteurs. Pour cela, on utilise les mêmes conditions
(dimensionnement de la structure, les propriétés de matériau utilisées, les conditions aux
limites).
Rint
Rext
53
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Rext
Rint
t
Note : On utilise cette structure (Quart de structure) pour faciliter les calcules (Diminuer le
nombre des nœuds après le maillage), et pour aussi réduire les pourcentages d’erreur de
calcule même aussi pour créer les modèles de fissure semi-elliptiques aux structures étudiées
sans aucun problème.
On a choisi un matériau largement utilisable dans le domaine transport des fluides sous
pression) de caractéristiques suivantes :
54
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
S1
X
Y
Z
S2
Figure IV.4. L’élimination de mouvements aux niveaux de surfaces en vert (S1 et S2)
suivant l’axe « OY »
X
Y
Z
S4
S3
Figure IV.5. L’élimination de mouvements aux niveaux de surfaces en bleu (S3 et S4)
Suivant l’axe « OY »
55
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
S5 X
Z
Figure IV.6. L’élimination de mouvements aux niveaux de la surface extérieure de tube (S5)
suivant l’axe « OX »
56
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Figure IV.8. La charge appliquée sur la fissure [la surface et frontière] (en rouge)
Figure IV.9. Modalisation d’un tube fissuré sous pression interne (avec la
numérotation des nœuds de maillage).
57
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Le but cette analyse ou simulation est l’étude du comportement des fissures de forme
semi-elliptique crée au niveau du tube cylindrique que nous avons étudié (quart de structure),
cette analyse contient les calcules de Facteur d’intensité de contrainte « KI » en trois
dimensions, les valeurs de déformations suivant les axes (OX, OY et OZ) et les Contraintes
de « Von Mises », tout ces calcules sont étudiés en front de fissure.
Nous avons étudié et simulé la structure selon les travaux de « Bergman » ou (Rint/t=5), et
nous utilisons six cas de dimensionnements de fissures semi-elliptiques.
58
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
59
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
60
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Pour chaque cas on applique des charges internes (pressions internes) hydrostatiques, on
utilise les trois valeurs suivantes :
Figure IV.17. Déformations suivant l’axe « X » Figure IV.18. Déformations suivant l’axe « Y » tube
tube et fissure (front et surface) et fissure (front et surface)
Figure IV.19. Déformations suivant l’axe Figure IV.20. Déformations Totale en Trois
« Z » en front et surface de fissure Dimensions tube et fissure
62
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
240 00
200 00
180 00
160 00
140 00
120 00
0 5 10 15 20 25 30
lo ng fron t d e fiss u re [m m ]
6,00E-008
-3,85E-005
5,50E-008
-3,85E-005
Déformation
Déformation
5,00E-008
-3,86E-005
4,50E-008
-3,86E-005
4,00E-008
-3,87E-005
3,50E-008
-3,88E-005 3,00E-008
-3,88E-005 2,50E-008
0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007 0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007
long front de fissure [m] long front de fissure [m]
63
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
-2,00E-008
3,87E-005
3,87E-005
Déformation
Déformationt
-4,00E-008
3,86E-005
-6,00E-008 3,86E-005
3,85E-005
-8,00E-008
3,84E-005
-1,00E-007 3,84E-005
0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007 0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007
long front de fissure [m] long front de fissure [m]
Figure IV.27. Déformations suivant l’axe « X» Figure IV.28. Déformations suivant l’axe « Y»
tube et fissure tube et fissure
64
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Figure IV.29. Déformations suivant l’axe Figure IV.30. Déformations Totale en Trois
« Z » tube et fissure dimensions tube et front de fissure
5 00 00
4 00 00
3 50 00
3 00 00
2 50 00
65
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
-0,0000768 1,40E-007
Déformation en front de fissure suivant [X] Déformation en front fissure suivant [Y]
-0,0000769 1,30E-007
1,20E-007
-0,0000770
1,10E-007
-0,0000771
Déformation
Déformation
1,00E-007
-0,0000772
9,00E-008
-0,0000773
8,00E-008
-0,0000774
7,00E-008
-0,0000775 6,00E-008
-0,0000776 5,00E-008
0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007 0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007
long front fissure [m] long de front fissure [m]
Figure IV.32. Déformation suivant « X » en front Figure IV.33. Déformation suivant « Y » en front
de fissure de fissure
0,00E+000 0,0000776
Déformation en front fissure suivant [z]
Déformation totale en trois
-2,00E-008 dim ension de front fissure
0,0000775
-4,00E-008
0,0000774
-6,00E-008
0,0000773
Déformation
Déformation
-8,00E-008
0,0000772
-1,00E-007
-1,20E-007 0,0000771
-1,40E-007
0,0000770
-1,60E-007
0,0000769
-1,80E-007
0,0000768
0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007 0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007
long front de fissure [m] long front de fissure [m]
Figure IV.34. Déformation suivant « Z » en front Figure IV.35. Déformation totale en front de
de fissure fissure
66
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Figure IV.37. Déformations suivant l’axe « X» Figure IV.38. Déformations suivant l’axe « Y»
tube et fissure tube et fissure
67
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Figure IV.39. Déformations suivant l’axe Figure IV.40. Déformations totale en trois
« Z » du front et surface de fissure dimensions de tube et front de fissure
500 000
Variation de facteur d'intensitée
de C ontrainte en Front de fissure
450 000
L'intensité de contraintes [N/m ]
2
400 000
350 000
300 000
250 000
68
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
0,0000014
-0,000758
Déformation en front Déformation en front
0,0000013
de fissure suivant [X] fissure suivant [Y]
-0,000759
0,0000012
-0,000760
0,0000011
Déformation
Déformation
-0,000761
0,0000010
-0,000762 0,0000009
-0,000763 0,0000008
0,0000007
-0,000764
0,0000006
-0,000765
0,0000005
0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007 0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007
long front fissure [m] long de front fissure [m]
0,0000000 0,000765
Déformation totale en trois
-0,0000002 Déformation en front
0,000764 dimension de front fissure
fissure suivant [z]
-0,0000004
0,000763
-0,0000006
Déformation
Déformation
-0,0000008 0,000762
-0,0000010 0,000761
-0,0000012
0,000760
-0,0000014
0,000759
-0,0000016
-0,0000018 0,000758
0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007 0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007
long front de fissure [m] long front de fissure [m]
69
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Figure IV.47. Déformations suivant l’axe « X» Figure IV.48. Déformations suivant l’axe « Y»
tube et fissure (front et surface) tube et fissure (front et surface)
Figure IV.49. Déformations suivant l’axe Figure IV.50. Déformations Totale en Trois
« Z » tube et fissure (front et surface) Dimensions du tube et de fissure (front et surface)
70
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
24 000
22 000
18 000
16 000
14 000
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
0 ,00 0 0,00 5 0,0 10 0,0 15 0,020
0,0000008 1,00E-007
Déformation en front de fissure suivant [X] Déformation en front fissure suivant [Y]
0,0000007 9,00E-008
0,0000006 8,00E-008
Déformation
Déformation
0,0000005 7,00E-008
0,0000004 6,00E-008
0,0000003 5,00E-008
0,0000002 4,00E-008
0,0000001 3,00E-008
0,000 0,005 0,010 0,015 0,020 0,000 0,005 0,010 0,015 0,020
long front fissure [m] long de front fissure [m]
Déformation
-3,00E-008
0,000 0005
-4,00E-008
0,000 0004
-5,00E-008
-7,00E-008
0,000 0002
-8,00E-008
0,000 0,005 0,010 0,015 0,020 0,00 0 0,0 05 0,010 0,015 0 ,0 20
long front de fissure [m] long front de fissure [m ]
Figure IV.57. Déformations suivant l’axe « X» Figure IV.58. Déformations suivant l’axe « Y»
tube et fissure (front et surface) tube et fissure (front et surface)
Figure IV.59. Déformations suivant l’axe « Z» Figure IV.60. Déformations totale en trois
tube et fissure dimensions tube et fissure
72
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
40000
V a ria tio n d 'in ten stés d e C o n tra inte en fron t de fissure
35000
25000
20000
15000
10000
5000
0,0000012
Déformation en front de fissure suivant [X] 1,60E-007 Déformation en front fissure suivant [Y]
0,0000010 1,40E-007
0,0000008 1,20E-007
Déformation
Déformation
1,00E-007
0,0000006
8,00E-008
0,0000004
6,00E-008
0,0000002
4,00E-008
0,0000000 2,00E-008
0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05
long front fissure [m] long de front fissure [m]
-0,0000002
Déformation
Déformation
0,0000008
-0,0000003
0,0000006
-0,0000004
0,0000004
-0,0000005
-0,0000006 0,0000002
0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05
long front de fissure [m] long front de fissure [m]
73
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Figure IV.67. Déformations suivant l’axe « X» tube Figure IV.68. Déformations suivant l’axe « Y» tube
et fissure (front et surface) et fissure (front et surface)
Figure IV.69. Déformations suivant l’axe Figure IV.70. Déformations totale en trois
« Z » tube et fissure dimensions tube et de fissure
74
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
59000
V aria tio n d'intensté s
de C ontra inte en fron t de fissure
57000
56000
55000
54000
2,70E-007
0,0000010
Déformation
2,60E-007
Déformation
2,50E-007
0,0000005
2,40E-007
0,0000000
2,30E-007
2,20E-007
-0,0000005
2,10E-007
0,000 0,005 0,010 0,015 0,020 0,025 0,000 0,005 0,010 0,015 0,020 0,025
long front fissure [m] long de front fissure [m]
0,0000014
Déformation
Déformation
-0,0000004
0,0000012
-0,0000006 0,0000010
-0,0000008 0,0000008
0,0000006
-0,0000010
0,0000004
0,000 0,005 0,010 0,015 0,020 0,025 0,000 0,005 0,010 0,015 0,020 0,025
long front de fissure [m] long front de fissure [m]
75
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Figure IV.77. Déformations suivant l’axe « X» tube Figure IV.78. Déformations suivant l’axe « Y» tube
et fissure et fissure
Figure IV.79. Déformations suivant l’axe Figure IV.80. Déformations totale en trois
« Z » e tube et fissure dimensions de tube et front de fissure
76
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
60000
50000
40000
30000
0,0000015 4,00E-007
Déformation en front Déformation en front
de fissure suivant [X] fissure suivant [Y]
0,0000010 3,50E-007
0,0000005 3,00E-007
Déformation
Déformation
0,0000000 2,50E-007
-0,0000005 2,00E-007
-0,0000010 1,50E-007
0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05
long front fissure [m] long de front fissure [m]
Figure IV.82. Déformation suivant « X » en front Figure IV.83. Déformation suivant « Y » en front
de fissure de fissure
0,0000002
0,0000016
Déformation de front
0,0000000 Déformation totale en trois
fissure suivant [z]
0,0000015 dimension de front fissure
-0,0000002
0,0000014
-0,0000004
Déformation
Déformation
0,0000013
-0,0000006
0,0000012
-0,0000008
0,0000011
-0,0000010
0,0000010
-0,0000012
0,0000009
-0,0000014
0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05
long front de fissure [m] long front de fissure [m]
77
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Figure IV.87. Déformations suivant l’axe « X» tube Figure IV.88. Déformations suivant l’axe « Y» tube
et fissure et fissure
Figure IV.89. Déformations suivant l’axe Figure IV.90. Déformations totale en trois
« Z » tube et fissure 78 dimensions de tube et front de fissure
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
2 00 0 0 0
1 00 0 0 0
50 0 00
0
-0 ,0 2 0 ,00 0 ,02 0,0 4 0 ,0 6 0 ,0 8 0,1 0 0 ,1 2 0 ,14 0,1 6 0,1 8 0 ,20
lo n g fro n t fis s u re [m ]
6,00E-016
0,000001
Déformation
Déformation
4,00E-016
0,000000
2,00E-016
-0,000001
0,00E+000
-0,000002
-0,000003 -2,00E-016
-0,02 0,00 0,02 0,04 0,06 0,08 0,10 0,12 0,14 0,16 0,18 0,20 -0,02 0,00 0,02 0,04 0,06 0,08 0,10 0,12 0,14 0,16 0,18 0,20
long front fissure [m] long de front fissure [m]
Figure IV.92. Déformation suivant « X » en front Figure IV.93. Déformation suivant « Y » en front
de fissure de fissure
0,0000030
Déformation totale en trois
0,0000000
Déformation de front dimension de front fissure
fissure suivant [z]
-0,0000005 0,0000028
0,0000026
Déformation
Déformation
-0,0000010
0,0000024
-0,0000015
0,0000022
-0,0000020
0,0000020
-0,0000025
0,0000018
-0,02 0,00 0,02 0,04 0,06 0,08 0,10 0,12 0,14 0,16 0,18 0,20 -0,02 0,00 0,02 0,04 0,06 0,08 0,10 0,12 0,14 0,16 0,18 0,20
long front de fissure [m] long front de fissure [m]
500000
3 0 M P A (50 0 psi)
7 0 M P A (10 00 p si)
7 00 M P A (1 000 psi)
400000
Intensité des Contraintes [N/m ]
2
300000
200000
100000
0
0,000 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005 0,006 0,007
Le lo ng de front de fissu re [m m ]
Figure IV.96. Comparaison entre les trois valeurs du facteur d’intensité de contrainte en
Front de fissure (1ier cas) sous les charges (p1=30Mpa, p2=70Mpa, p3=700Mpa)
a /c = 1
a /c = 0 .2 5
5 0 00 0
a /c = 0 .0 6 2 5
4 5 00 0
Intensité des contraintes [N/m ]
2
4 0 00 0
3 5 00 0
3 0 00 0
2 5 00 0
2 0 00 0
1 5 00 0
1 0 00 0
Front de fissure semi elliptique, a/t =0.2, pression uniforme p=700 MPa.
80
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
250000
a/c = 1
200000
a/c = 0.25
a/c = 0.0625
Intensité des contraintes [N/m ]
2
150000
100000
50000
0
0,000 0,005 0,010 0,015 0,020 0,025
long front fissure [m]
Front de fissure semi elliptique, a/t =0.8, pression uniforme p=700 MPa.
81
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Le point le plus
profond (Φ = 90°)
Ø Les résultats du premier cas (a/t = 0,2 et a/c = 1) montrent qu’il ya une stabilisation
de champs ou concentration de contraintes en front de fissure sous la charge de
pression interne.
82
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
(a) (b)
Figure IV.100. (a).forme de fissure semi-elliptique initiale sans charge, (b).forme de fissure
83
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
Af
t
A
af
a0
Y
C Cf
c0 cf
Figure IV.101. Incrément sur le front de fissuration sous l’effet d’un chargement de
Surface de fissure
Front de fissure
Zone critique
Figure IV.102. Schéma représentant la sensibilité du front de fissure par rapport à la surface
.
Nos résultats ont montré une certaine divergence avec la solution de « BERGMAN», cela
est dû au type de maillages utilisés.
Quand le rapport a/t est important quand le champ de contraintes appliqué en front de
fissure initiale semi-elliptique dans un tube sous pression interne est élevé donc la vitesse
de propagation de fissure augmente.
84
CHAPITRE IV: SIMULATIONS ET RESULTATS
La zone plastique en front de fissure prend une forme circulaire composé par deux ailles,
c’est ce qu’ont appelle les zones plastique de Van Mises (Figure IV.103).
Zones plastiques
Figure IV.103. Les zones plastiques sous forme circulaire en front de fissure.
85
CONCLUSION GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
Au départ de cette étude numérique avec le code ANSYS, nous avons postulé que la
propagation d’une fissure semi-elliptique contenue dans un tube cylindrique sous pression
interne est gouvernée par l’amplitude d’intensité de contraintes au niveau de front fissure.
Cette hypothèse n’est pas mise totalement en défaut en raison de la dispersion obtenue
généralement sur la loi de fissuration.
Par le biais des résultats de simulation et de calculs aux éléments finis, nous avons
examiné en même temps la valeur et l’évolution d’intensité de contraintes même pour la
déformation en trois dimensions de la fissure où tout le long du front de fissuration
initialement semi-elliptique qui est situé au niveau d’un tube cylindrique sous pression
interne. Le calcul a été fait à partir des mesures réelles du front de fissuration pour différentes
conditions de géométrie a/c et a/t.
87
CONCLUSION GÉNÉRALE
Donc nous avons essayé d’apporter des éléments de réponse sur ces différents points à
partir :
Alors cette étude, nous a permis de comparer nos résultats et d’en discuter à partir de :
2) La fissure ne reste pas toujours sous sa forme initiale semi – elliptique sous charge de
pression interne, donc le rapport a/c ne reste pas inférieur à 1.
88
CONCLUSION GÉNÉRALE
5) Le dimensionnement d’un défaut initiale semi elliptique (a/c=1) donc forme circulaire,
ca donne certain résistante au champ de contrainte ou au charge appliqué par a port les
autres structures semi elliptique.
89
BIBLIOGRAPHIE
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Références bibliographiques
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PROPAGATION DE FISSURES DANS LES EQUIPEMENTS SOUS PRESSION ». Ecole
des Mines de Douai 2007
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NEIGHBORHOOD OF FLAT ELLIPTICAL CRACK IN AN ELASTIC SOLID»,
[Link] Phil. Soc,VOL 46 , 1950.
[15] A.F.A Crack « 3D FINITE ELEMENT SOFTWARE FOR CRACKS VERSION 2.5,
BENCHMARKS AND VALIDATION », 1898 S. Flatiron CT., Suite 235 Boulder, CO
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RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
93