État des lieux de l'eau potable TCO
État des lieux de l'eau potable TCO
A RETENIR Les Schémas Directeurs AEP19 font globalement apparaître à l’horizon 2015,
une ressource manquante de 10 000 m3/jour à l’échelle du TCO. Mais la
La production moyenne d’eau potable s’établissait sur le TCO en 2003 à
pénurie pourrait survenir dès 2008 en raison du retard pris par les travaux
120 000 m3/jour. Ce volume d’eau est réparti entre les consommateurs et
du transfert et être plus importante sectoriellement en l’absence de
les problèmes de fuite du réseau, comme suit :
connexion des réseaux.
4% 10%
42%
La consommation domestique moyenne est de 275 l/jour/habitant (0,275 • Prix et qualité du service public de l’eau potable –2003 ; Commune de
m3/jour/hab), en 2003, soit une valeur largement supérieure aux Saint-Paul ; 2004
consommations métropolitaines ou des autres DOM. • Unité de production d’eau par dessalement-Phase 1 ; Commune de
Les consommations domestiques sont plus importantes sur les communes Saint-Paul ; SOGREAH ; 2004
du Port, de la Possession et de Saint-Paul, que sur les deux communes du • Services publics d’eau et d’assainissement – Enquête eau 2001 ;
Sud. Agreste Dom ; 2001
Actuellement, le TCO produit 84% de l’eau qu’il consomme, le reste est
importé via le Projet ILO et/ou les réseaux au Sud.
Sur les 48 captages présents sur le territoire du SAGE Ouest, 16 bénéficient
d’un périmètre de protection appuyé par une déclaration d’utilité
publique. Sur 4 captages, aucune étude hydrogéologique n’a été lancée.
[Link] DISTRIBUTION Carte 11 : Présentation des unités de distribution de l’eau potable sur le territoire du SAGE Ouest
[Link] LES CARACTERISTIQUES ET PERFORMANCES DES RESEAUX Le rendement moyen du TCO de 53% traduit mal une forte disparité inter-
communale. Le rendement le plus élevé est observé sur Trois-Bassins avec
[Link].1 Rendement des réseaux 62%, le plus faible sur la commune du Port avec 49 %.
Le rendement des réseaux et leur évolution sont une donnée essentielle Figure 10 : Evolution du rendement des réseaux entre 1999 et 2003
dans la problématique adéquation besoins/ressources.
70,0%
A titre d’exemple, un gain de 2% sur le rendement global du TCO en 2004
permettrait d’économiser 850 000 m3/an, soit la production annuelle de la 65,0%
commune de Trois- Bassins.
[Link].2 Mode de calcul et références 60,0%
40,0% LE PORT
Un certain nombre de « pertes » sont inévitables ; elles sont liées aux LA POSSESSION
volumes techniques (nettoyage des réservoirs, ...) et aux volumes utilisés TCO
35,0%
par les pompiers (les bornes ne disposant pas de compteurs). 1999 2000 2001 2002 2003
Avec ce mode de calcul, il est difficile de dépasser un rendement de 80%.
Rappelons que l’objectif fixé par le SDAGE (Fiche action 9) est de 75 % et
que le rendement moyen en métropole en 2001 était de 73%. Sur le TCO, le rendement moyen est passé de 60% en 1999 à 53% en 2003.
[Link].3 Niveau actuel et évolution Il est à noter cependant que sur la période 2002-2003, le rendement des
réseaux est à la hausse sur l’ensemble des communes, excepté à La
Tableau 19 : Niveau de rendement des réseaux en 2003
Possession.
Communes Rendement en 2003 Les fermiers estiment qu’un objectif de 75% peut être atteint pour 2015 si
La Possession 51% les investissements communaux sont suffisants.
Le Port 49% La commune de Saint-Paul a contractualisé ces objectifs dans le cadre du
Saint Paul 53%* contrat d’affermage de 2001 :
Trois Bassins 62%** • 70 % au 31/12/2004
Saint Leu 61%
• 75 % en 2012
TCO 53%
* rendement calculé par les services techniques de Saint-Paul intégrant les eaux de service
** rendement affiché, hors eaux de service
Volume de Consommation
Autonomie (h)
stockage moyenne journalière
(1)
(m3) (m3/j)
4.1.2 PRODUCTION - CONSOMMATION Cette surconsommation est principalement due à un arrosage plus
important, pendant cette période de déficit pluviométrique
[Link] PRODUCTION (particuliers/espaces verts/éventuellement agriculteurs).
Tableau 21 : Pointes saisonnières de consommation d’eau potable – moyenne sur la période 1999-2003
[Link].1 Répartition communale
Le territoire du TCO a produit, en 2003, 43 676 000 m3 (120 000 m3/jour en Pointes saisonnières de consommation
moyenne) pour sa consommation d’eau potable. La Possession 112%
Ces volumes se répartissent de la façon suivante entre les communes. Le Port 109%
Figure 11 : Répartition des volumes produits sur le TCO
Saint- Paul 111%
Trois- Bassins 112%
Saint- Leu 110%
10% 11% TCO 110%
2%
LA POSSESSION 11% La pointe saisonnière sur décembre est de 110% de la consommation
LE PORT 31%
moyenne sur l’ensemble du territoire. On observe une différence de 3
SAINT PAUL 46% points entre Le Port (109%) et Trois-Bassins et La Possession (112%). Cet
écart provient d’une part plus grande des consommations consacrées à
l’arrosage, sur ces deux dernières communes, liées à la nature du bâti.
TROIS BASSINS 2%
SAINT LEU 10%
La production d’eau a augmenté de 6% sur l’ensemble du TCO entre [Link].2 Type de consommateurs
2001 et 2003. La production a baissé sur la commune de Saint-Paul
On identifie deux types de consommateur d’eau potable :
grâce à la diminution des consommations sur cette même période.
• Les gros consommateurs qui consomment plus de 3000 m3/an (8
m3/j soit 8 000l/jour) ;
[Link] CONSOMMATIONS • Les consommateurs domestiques qui consomment moins de
[Link].1 Niveau actuel 3000 m3/an.
Tableau 23 : Consommation globale en 2003 (domestique, agricole, industrielle)
Tableau 24 : Répartition des consommations en 2003
En m3/jour Part du
Consommation nombre de Part de la Consommateurs domestiques Gros consommateurs
moyenne par client total consommation totale Consommation Part dans la Consommation Part dans la
client (m3/jour) du TCO % moyenne consommation moyenne consommation
%
(m3/j) totale (m3/j) totale
La Possession 0,813 12,2% 10,3% La
0,765 94% 28,5 6%
Possession
Le Port 0,1368 19,8% 28,1%
Le Port 0,900 65% 55 35%
Saint- Paul 0,910 50,5% 47,7% Saint-
0,784 86% 42,1 14%
Paul
Trois- Bassins 0,719 3,2% 2,4%
Trois-
0,675 94% 24, 3 6%
Saint- Leu 0,783 14,2% 11,5% Bassins
Saint- Leu 0,751 96% 19, 5 4%
TCO 0,965 100,0% 100,0%
TCO 0,797 82% 45, 5 18%
La consommation moyenne par client est de 0,965 m3 par jour sur le TCO Au sein des gros consommateurs, on retrouve :
(965 l/j). Les écarts intercommunaux sont très importants puisque la
consommation sur le Port est près de deux fois plus importante qu’à Trois- • Les industriels ;
Bassins. • Les hôtels ;
• Les consommateurs municipaux ;
Avec une consommation moyenne par client de 1,368 m3/j (1368 l/j), le • Les consommateurs collectifs (collège, hôpitaux, …).
Port pèse 28,1% de la consommation totale du TCO alors qu’il ne
représente que 21% des abonnés. La commune du Port consacre 35% de sa production d’eau à ces
besoins (principalement industriels). A l’opposé, les communes
L’analyse des consommations par client permet d’expliquer ces majoritairement résidentielles (La Possession, Trois-Bassins, Saint-Leu)
différences. n’allouent que 4 à 6% de l’eau à des gros consommateurs.
[Link].3 Consommations domestiques La Réunion est le département français qui consomme le plus
d’eau potable par habitant en considérant les consommations
La consommation domestique est souvent présentée par habitant
domestiques ou la consommation totale.
(plutôt que par client).
Ces consommations sont particulièrement élevées sur la zone Ouest où
les valeurs sont plus proches de celles des plus gros consommateurs
Tableau 25 : Consommations individuelles en AEP mondiaux, tels que les Etats-Unis et le Canada, que des consommations
européennes.
Consommation
Domestique A titre d’exemple, si on applique au TCO les chiffres de consommation
(m3/jour/habitant) de la métropole, en 2003 la consommation domestique aurait été de
La Possession 0,263 11 M de m3 contre 19,3 M de m3 en réalité. La ressource économisée
Le Port 0,303 représente l’ensemble des productions de la commune du Port.
Saint Paul 0,277
Trois Bassins 0,203 [Link].4 Evolutions observées
Saint Leu 0,256 Figure 12 : Evolution de la consommation par client sur la période 1999-2003
TCO 0,275
1,60
Note : Pour chaque commune, on soustrait à la consommation globale les consommations
des gros consommateurs (3000 m3/an) et on divise par la population de la commune en
2003 (estimée par CODRA). 1,40
1,20
Tableau 26 : Exemple de consommation moyenne domestique par habitant en 2001 LE PORT
m3/jour/client
SAINT PAUL
Consommation domestique 1,00
TROIS BASSINS
moyenne (m3/jour/habitant) LA POSSESSION
Canada 0,326 0,80
SAINT LEU
Etat Unis 0,295 TCO
TCO 0,275 (valeur 2003) 0,60
Italie 0,213
Martinique 0,183 0,40
Suède 0,164
France 0,137 0,20
Belgique 0,112 1999 2000 2001 2002 2003
Figure 13 : Synthèse des répartitions des usages de l’eau potable sur le TCO en 2003
4%
9%
42%
45%
4.1.3 RESSOURCES
[Link] BILAN DES IMPORTATIONS [Link].2 Etat des lieux
Tableau 27 : Bilan des importations d’eau en 2003 Tableau 28 : Production en 2003 par type de ressources - Ressources propres au TCO
phase actuelle) et pour 5% des réseaux de la SAPHIR (périmètre irrigué du La Carte 15 localise les principales ressources AEP du territoire.
Bras de Cilaos).
Les ressources souterraines représentent 66% de la production annuelle
[Link] TYPE DE RESSOURCE du territoire du TCO.
[Link].1 Définition C’est la commune de Saint-Leu qui utilise la plus grande part d’eau
superficielle du fait de son alimentation à 50% par des eaux extérieures :
Sur les ressources propres au territoire du SAGE, les eaux d'adduction
proviennent de ressources souterraines ou superficielles : SAPHIR/Avirons.
La notion d’unité de distribution permet de prendre en compte les
• Les eaux souterraines sont captées : soit directement dans
populations desservies par type d’eau. Certaines unités de distribution,
l'aquifère par pompage (puits ou forages), soit au point
d'affleurement de l'aquifère par des sources (résurgences) ou des dites "mixtes", sont alimentées par plusieurs ressources d'origine
souterraine et superficielle, soit simultanément soit alternativement.
galeries drainantes ;
• Les eaux superficielles sont prélevées, en général gravitairement, La Carte 12 présente l’origine des eaux des différentes unités de
dans un cours d'eau (captage au fil de l'eau) ou dans une distribution du territoire.
retenue d'eau.
Carte 12 : Origine des eaux et niveaux de traitement dans les différentes unités de distribution Les contaminations des nappes sont généralement moins
brusques que pour les eaux superficielles, mais plus
rémanentes (cf. nitrates, pesticides, chlorures, …).
Caractéristiques : de surface plus étendue, il n'interdit pas les activités, Dans le cas de Mafate, en dépit de leur usage « eau potable », les 13
mais les soumet à des règles particulières. captages alimentant les îlets ne sont pas déclarés comme captage AEP,
par conséquent ils ne possèdent pas de périmètres de protection.
Les périmètres de protection sont l'outil réglementaire pour prévenir et
diminuer les risques de pollution accidentelle des prises d'eau. A noter que 3 captages sont situés en dehors de territoire du SAGE OUEST
mais alimentent ce territoire :
• Grand Bras de Cilaos
[Link] PROCEDURE D’INSTAURATION • Petit Bras de Cilaos
D'initiative communale, la mise en œuvre des périmètres comprend trois • Bras de Jeanne
phases : Les forages de Grand Coin et Entre Deux n’ont pas été utilisés en 2003.
• Phase hydrogéologique Notons que les règles instaurées sur les zones de surveillance renforcées
Après expertise sanitaire du captage, un hydrogéologue agréé en sont, en générale, relativement peu contraignantes.
matière d'hygiène publique propose les limites des périmètres ainsi que
leurs servitudes.
Les surfaces concernées par les périmètres de protection sur le territoire
• Phase cadastrale et administrative du SAGE Ouest sont données par le tableau suivant :
Après établissement de l'état parcellaire, enquête publique (D.U.P.) et Tableau 29 : Surfaces couvertes par des périmètres de protection sur le territoire du SAGE Ouest
examen par le Conseil Départemental d'Hygiène, les périmètres sont
instaurés par Arrêté Préfectoral. Les prescriptions sont notifiées aux Périmètre sans DUP Périmètre avec DUP Total
propriétaires et exploitants et inscrites au P.L.U. de la commune. Protection Surveillance Protection Surveillance Protection Surveillance
rapprochée renforcée rapprochée renforcée rapprochée renforcée
• Phase foncière et travaux
1120 ha 2 400 ha 680 ha 3 600 ha 1 800 ha 7 000 ha
Acquisitions foncières éventuelles, indemnisation des servitudes et travaux
de mise en conformité avec l'Arrêté de Déclaration d'Utilité Publique.
4.1.5 QUALITE DES EAUX DISTRIBUEES En moyenne, les fréquences sont bi-mensuelles à mensuelles
pour les contrôles de routine (analyses réduites et sommaires),
[Link] SURVEILLANCE SANITAIRE et annuelles ou tous les deux ans pour les analyses complètes
ou les recherches particulières.
Réglementation
Les prélèvements d'eau ainsi que la surveillance sont effectués par la
Le Décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 (transposition de la
D.R.A.S.S.
directive européenne 98/83/CE), retranscrit dans le code de la Santé
Publique, livre III, titre II, chapitre I, fixe les exigences de qualité des eaux Les analyses sont réalisées par le Laboratoire Départemental
ainsi que l'organisation du programme de suivi de la qualité de l'eau. d'Epidémiologie et d'Hygiène du Milieu, agréé par le Ministère de la
Santé.
La législation préconise d'analyser des paramètres portant sur la qualité
microbiologique et physico-chimique de l'eau (y compris les pesticides et Les résultats des analyses et leur interprétation sanitaire sont
leurs produits de dégradation). communiqués à la mairie et aux exploitants concernés.
Le Code de la Santé Publique distingue deux types de paramètre : Ces résultats sont des documents administratifs au sens de la Loi n° 78-
753 du 17 juillet 1978, donc accessibles au public.
• les limites de qualité pour les paramètres dont la présence dans
l'eau présente des risques immédiats ou à plus long terme pour la La législation, en application de la Loi n° 92-3 du 3 janvier 1992, dite « Loi
santé du consommateur ; sur l'eau » prévoit en particulier :
• les références de qualité pour des paramètres indicateurs de • l'affichage en mairie des analyses et des bilans relatifs à la
qualité, témoins du fonctionnement des installations de qualité de l'eau (décret du 26/09/94) ;
production et de distribution, dont le dépassement peut être à • l'envoi à l'usager, une fois par an lors de la facturation, d'une
l'origine de désagréments pour le consommateur. synthèse commentée de la qualité de l'eau (arrêté du 10 juillet
1996).
[Link] PROGRAMME DE SURVEILLANCE
Le programme de contrôle de la qualité des eaux de la Réunion a été
mis en conformité avec les directives C.E.E. par Arrêté Préfectoral, en
date du 1er décembre 1992.
La surveillance répartit les points de contrôle entre la Ressource (au point
de puisage avant traitement), la Production (après traitement et avant
refoulement) et la Distribution (robinet du consommateur).
Chaque paramètre fait l'objet de vérifications analytiques selon des
fréquences qui varient en fonction des lieux de prélèvement (Ressource,
Production ou Distribution), de l'origine de l'eau (superficielle ou
souterraine), du débit prélevé et de la taille de la population desservie.
Les filières de potabilisation font appel à divers traitements physiques ou 81% Répartition des prélèvements en fonction
100%
chimiques qui sont traditionnellement classés selon trois niveaux : du niveau de traitement
Les eaux naturelles superficielles et, à un degré moindre, les eaux Les unités de distribution ont été réparties en quatre classes, en fonction
souterraines, peuvent contenir des micro-organismes pathogènes (virus, de la fréquence de dépassement des normes évaluée par le taux de
bactéries, parasites). non-conformité " R ".
Le contrôle de la qualité microbiologique des eaux destinées à la • R = Nombre d'analyses non conformes aux normes
consommation humaine est basé sur la recherche de germes hôtes bactériologiques /Nombre total d'analyses réalisées en 2003x
habituels de l'intestin des hommes et des animaux. 100 :
• R<10% : Bonne qualité
Ces germes banals, appelés "témoins de contamination fécale", sont • 10%<R<30% : Contamination ponctuelle
facilement identifiables en laboratoire ; leur détection dans l'eau fait • 30%<R<60% : Contamination régulière
craindre la présence associée de micro-organismes dangereux pour • 60%<R : Contamination chronique
l'homme et indique une pollution directe ou indirecte par les eaux usées.
En 2003, toutes les UD20 de l’Ouest de la Réunion sont classées en bonne
Les risques de contaminations bactériologiques peuvent provenir : qualité.
• d'une pollution chronique ou accidentelle de la ressource en Il est à noter que la qualité bactériologique des eaux superficielles peut
eau par des activités humaines, industrielles ou agricoles ; subir de fortes variations en fonction de l'intensité des pluies, les écarts sur
• d'une mauvaise protection des captages ; le taux " R " peuvent être importants d'une année sur l'autre.
• d'un équipement inadapté ou d'un mauvais entretien des
installations de traitement ; Cependant, dans le cas particulier du Cirque de Mafate, il a été mis en
• d'une pollution du réseau de distribution (défauts d'entretien, évidence une dégradation fréquente de la qualité bactériologique des
retours d'eau dus à une dépression ou à des branchements eaux destinées à l’Alimentation en Eau Potable.
particuliers pollués).
20 Unité de Distribution
[Link] NITRATES
[Link].1 Définition [Link].1.3 Réglementation sanitaire
[Link].1.1 Origine et transfert vers les milieux cibles La réglementation fixe deux valeurs références :
Origine (voir Fiche [Link]) • un Niveau Guide (NG) de 25 mg/l (NO3-) correspondant à
l'objectif de qualité ;
[Link].1.2 Risques pour la santé • une Concentration Maximale Admissible (CMA) de 50 mg/l (NO3)
Dans l'appareil digestif, les nitrates (NO3-) peuvent être transformés en qui constitue la limite impérative à ne pas dépasser.
nitrites (NO2-) qui présentent deux risques principaux : Des teneurs en nitrates supérieures à 50 mg/l imposent l'information de la
population ; en particulier, les populations sensibles (femmes enceintes
Composés N-nitrosés : et nourrissons) ne doivent pas consommer l'eau non-conforme.
Les nitrites peuvent réagir avec des amines (constituants élémentaires
des aliments) pour former des nitrosamines dont certains sont suspectés
d'être cancérigènes.
Méthémoglobinémie infantile :
Cette affection, appelée méthémoglobinémie, ne concerne que les
nourrissons, plus exposés que les adultes en raison de la faible acidité de
leur estomac et de la présence d'entérobactéries nitrifiantes qui
favorisent la réduction des nitrates en nitrites.
Les nitrites peuvent provoquer une intoxication mortelle par
empoisonnement du sang, en oxydant l'hémoglobine, empêchant celle-
ci de fixer et de transporter l'oxygène dans les tissus (cyanose).
Il convient toutefois de préciser que l'eau de boisson ne représente que
20 % à 30 % des doses journalières de nitrates ingérées par un individu.
Les légumes et les charcuteries (nitrites des salaisons) constituent en effet
la source alimentaire principale en nitrates.
[Link].2 Situation sur le SAGE Ouest Figure 15 : Synthèse de la teneur en nitrates des ressources en eau sur le territoire du SAGE
Ouest en 2003
[Link].2.1 Situation en 2003
Carte 13 : Teneur moyenne en nitrates sur les captages du SAGE Ouest en 2003
Répartition des ressource s en
80% 61,8% 64,6% fonction des classe s de qualité
0%
0<No3<=10 10<No3<=25 25<No3<=50 No3>50
Source : DRASS
Source : DRASS
Source : DRASS
La proportion des forages présentant une teneur en nitrates supérieure à Ainsi pour l'atrazine, herbicide très persistant, qui affecte
10 mg/l (limite de concentration naturelle) a été multipliée par 3 en fréquemment les ressources en eau, l'O.M.S. a établi diverses
10 ans. valeurs sanitaires, selon qu'il s'agit des nourrissons et femmes
enceintes (0,4 µg/l), des enfants (0,6 µg/l) ou des adultes (2
µg/l).
[Link] PESTICIDES [Link].2 Situation sur le SAGE Ouest
[Link].1 Définition Figure 17 : Synthèse du niveau de pollution des captages sur le SAGE Ouest en 2004
[Link].1.3 Réglementation sanitaire En 2003, deux captages sont faiblement contaminés par les pesticides :
Le Code de la Santé Publique fixe la norme de qualité à 0,1 µg/l par • la source Barroi à Dos d’Ane
substance et à 0,5 µg/l pour le total des substances. Il s'agit de normes • le forage Omega
européennes à caractère environnemental, visant à maîtriser l'usage des
pesticides.
Sur le plan sanitaire, l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) fixe une
valeur guide par substance, au-delà de laquelle l'eau ne doit pas être
consommée.
[Link] CHLORURES
Figure 18 : Principe du biseau salé
[Link].1 Définition
La pénétration d’eau de mer à l’intérieur des terres est un phénomène
naturel qui n’est pas spécifique à la Réunion mais concerne toutes les
bordures côtières. Dans le cas très spécifique des îles basaltiques
géologiquement récentes, la forte transmissivité des formations
volcaniques facilite ces entrées d’eau salée même lorsque les flux d’eau
douce en provenance des zones de recharge sont importants.
La nappe d'eau douce qui est située dans les alluvions est en équilibre
hydrostatique avec la nappe salée issue de l'eau de mer. Ces 2 nappes
se mélangent peu, leur interface constitue un biseau salé.
Cette limite peut être plus ou mois franche (sur quelques mètres) ou
progressive (plusieurs dizaines de mètres) et dépend des conditions
hydrologiques (recharge/étiage) et géologiques.
Une exploitation trop importante de la nappe littorale peut provoquer un Source : OLE
rabattement de la nappe d'eau douce entraînant la rupture de
l'équilibre et la progression du biseau salé vers l'intérieur des terres. Lorsque la concentration en chlorures dépasse 200 mg/l, l’eau devient
impropre à la consommation.
La contamination par les eaux marines des aquifères peut être suivie par
la mesure de la concentration de chlorures.
Source : DRASS
Six forages présentent une concentration supérieure à 150 mg/l. Ils sont
situés sur les nappes littorales du Sud et sur la Nappe des Galets.
Ces forages représentent 9,5% de l’eau distribuée.
Types de ressources
Prise d’eau souterraine
Source : DRASS
Distribution Distribution de
[Link] SCHEMA DIRECTEUR D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE Besoins
moyenne pointe
(m3/jour)
[Link].1 Etat des procédures (m3/jour) (m3/jour)
Tableau 30 : Année de réalisation des Schémas Directeurs Eau Potable La
8452 11 269 13 523
Echéance Possession
Année
prospective Le Port 20 743 29 634 34 079
La Possession 2003 2025 Saint-Paul 52 860 76 610 81 200
Le Port 2002 2015
Saint- Paul 2003 2020 Trois-
Bassins - - 2 784
Trois- Bassins 1997 2010
(2010)
Saint- Leu 2002 2015
Saint -Leu - - 14 300
Hormis Trois-Bassins (dont le schéma a été réalisé il y a 9 ans), l’ensemble [Link].3 Adéquation Besoins/Ressources
des communes dispose de données prospectives à l’horizon 2015. C’est Tableau 33 : Adéquation Besoins/Ressources en 2015
cette date qui sera retenue dans la comparaison des scénarios élaborés.
Distribution Ressource
Ressource Ressource Ressource
de pointe existante en
mobilisable totale manquante
étiage (1)
[Link].2 Estimation des besoins futurs (m3/jour) (m3/jour) (m3/jour) (m3/jour)
(m3/jour)
Tableau 31 : Hypothèses retenues à l’échéance 2015
La
13 523 11 062 4320 15 382 1859
Consommation Coefficient Taux de Possession
Population domestique de pointe rendement des
(m3/j/hab) saisonnière réseaux Le Port 34 079 - - - - 870
La
33 235 0,255 1,2 75% Saint -Paul 81 200 55 300 19 150 74 450 - 13 900
Possession
Le Port 46 000 0,250 1,15 70 % Trois-
Saint-Paul - 0,290 1,06 69% Bassins 2 784 3 000 34,72 216
Trois -Bassins (2010)
7 784 0,310 1,13 66 %
(2010)
Saint- Leu - - 1,2 75% Saint- Leu 14 300 16 537 - 16 537 2 237
Source : Schéma Directeur Eau Potable des communes
1 : Les ressources correspondent à celles identifiées par le schéma directeur au moment de sa réalisation
** *
* * *
**
**
**
*
*
** * * * *
*
* *
* *
**
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Saint-Paul
*
*
*
*
**
*
*
*
Les Trois-Bassins
*
*
* *
Saint-Leu
0 2 4
*
Kilomètres
15
Périmètres de Protection Production 2003 (en m3)
bassin versant au point de captage
Pas de Fenêtre
protection rapprochée
zone de surveillance renforcée 1 * 1 000 000 - 7 610 000