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Guide sur l'hypothermie

Ce document décrit l'hypothermie, ses causes, ses symptômes et son traitement. Il explique les différents types et degrés d'hypothermie ainsi que leurs impacts physiologiques respectifs. Le document fournit également des détails sur la prise en charge et le réchauffement des patients hypothermiques.

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Guide sur l'hypothermie

Ce document décrit l'hypothermie, ses causes, ses symptômes et son traitement. Il explique les différents types et degrés d'hypothermie ainsi que leurs impacts physiologiques respectifs. Le document fournit également des détails sur la prise en charge et le réchauffement des patients hypothermiques.

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HYPOTHERMIE

SOMMAIRE
I. INTRODUCTION
II. RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
III. PHYSIOPATHOLOGIE
IV. SIGNES CLINIQUES
[Link]
I. INTRODUCTION
On parle d’hypothermie quand la température centrale est inférieure à 35°C. Les
conséquences cliniques sont le plus souvent corrélées à l’importance de l’hypothermie.
Un organisme homéotherme présente une hypothermie lorsque la température profonde est
inférieure de plus d'une déviation standard à la température moyenne soit en pratique une
température centrale inférieure à 35°C pour l’espèce.
II. RAPPELPHYSIOLOGIQUE :
La température est un « paramètre d’état » qui correspond à l’agitation des atomes. L’unité en
est le degré Celsius (°C), l'unité de chaleur est la calorie qui est par définition la quantité de
chaleur nécessaire pour porter 1 gramme d’eau de 14,5° à 15,5° C.
Les transferts de chaleur se produisent dès qu’existe une différence de température entre deux
milieux. Ils sont de 3 types :
- la conduction : par contact direct, exp. : patient sur la table d'opération
- la convection : met en jeu un fluide servant d’échangeur thermique exp : circulation sanguine,
flux laminaire ventilation pulmonaire
- la radiation : échange de chaleur par émission de photons donc de lumière (Infra-rouge)
La thermogenèse : Production de chaleur par l'organisme qui est multipliée par 2 ou 3 lors de
la marche
La thermolyse représente la perte de chaleur par :
- radiation
- évaporation
- convection
- conduction
III. PHYSIOPATHOLOGIE
2 types d’hypothermie :
1. hypothermie compensée :
Chez le sujet sain la régulation thermique de l'organisme dépassée par l’intensité du froid.
Evolution se fait en 3 temps :
• l er temps : vasoconstriction entrainant une chute de la température cutanée
•2ème temps : marqué par la production de la chaleur et des frissons (activité musculaire
involontaire. L’organisme va essayer de produire de la chaleur frissons : (activité musculaire

p. 1
involontaire) permet de produire 5 à 6 fois le métabolisme de base = hypothermie légère =
le corps est encore capable de lutter.
•3 ème temps : arrêt du frisson à 32° puis rigidité musculaire

2. Hypothermie décompensée : Le système thermorégulateur est altéré. La malnutrition


(diminution de la couche adipeuse), les âges extrêmes le nouveau-né et le vieillard, la
consommation des drogues de l’alcool, les dysthyroïdies sont autant de facteurs favorisants de
la décompensation.

IV. CLINIQUE
Par degré de gravité croissante, on distingue :
• les hypothermies légères (>34°C)
• les hypothermies modérées (32 à 34°C)
• les hypothermies graves (27 à 32°C)
• les hypothermies profondes ou majeures (< 27°C)
Les hypothermies légères ou modérée (34 à 35°C) : le patient est conscient et présente des
frissons avec des extrémités froides. Il n’y a pas ou peu de répercussion circulatoire
Les hypothermies moyennes (32 à 34°C) : le patient présente une atteinte de la vigilance. Une
hypoventilation et une bradycardie.
Les hypothermies sévères ou graves (25 à 32°C) : le patient est comateux et peut présenter
une apnée. La bradycardie est constante ; avec un risque élevé de fibrillation ventriculaire.
Les hypothermies profondes ou majeures (< 25°C) : le patient, en état de mort apparente,
évoluant vers l’arrêt cardio-respiratoire.
A- SIGNES NEUROLOGIQUES
Quand la température corporelle diminue, il y a rapidement adaptation neurologique : le
cerveau va diminuer ses besoins en oxygène
Lors de l’hypothermie légère : le sujet conscient, présente des frissons ++, la peau est froide et
les besoins du cerveau sont diminuée en oxygène, d'où augmentation de la résistance du
cerveau à l'ischémie.
A 32°C :il y’a disparition du phénomène de frissons, le corps ne peut plus produire de chaleur
; c’est le seuil de gravité des hypothermes.
En dessous de 32°C il y’a une agitation importante, dysarthrie et une amnésie est de règle.
En dessous de 30° : apparition d’une hypertonie musculaire, d’une hyper-réflexie
ostéotendineuse, et un myosis puis le coma s'installe progressivement
En dessous de 28° : l'hyperreflexie fait place à une hyporéflexie, la rigidité musculaire
persiste, une mydriase fait place au myosis.
En dessous de 22° : la mydriase devient aréactive, un état de mort apparente s'installe
Apparente s’installe.

p. 2
B-SIGNES CARDIO-VASCULAIRES
C'est l'appareil qui souffre le plus du froid. La pression artérielle est peu modifiée jusqu'à 30°
puis se pince (TA systolique -TA diastolique) elle chute progressivement. La variation de
pression artérielle est essentiellement due à une baisse du débit cardiaque. Cette baisse du
débit cardiaque est lui dû à l’hypovolémie, la baisse fonction contractile du myocarde, la
bradycardie progressive.
Les troubles du rythme cardiaque sont fréquents
Il survient une bradycardie progressive avec la baisse de la température avec :
-< 28° apparition fibrillation auriculaire
-<20° disparition du pouls périphérique et des bruits du cœur
Lors du réchauffement, il peut se produire une fibrillation auriculaire mortelle ou une
bradycardie aigue avec insuffisance cardiaque G irréversible.
Les signes ECG : on peut retrouver des troubles de la repolarisation, et un élargissement QRS
C- SIGNES RESPIRATOIRES
Le rythme respiratoire est accéléré jusqu'à 32° puis apparaît une bradypnée franche et
importante, pouvant conduire à des pauses respiratoires. Les lésions anatomiques sont
caractérisées par un œdème pulmonaire
D- SIGNES RENAUX
A30° le débit rénal est diminué de moitié (car diminution du débit cardiaque qui entraine une
diminution de la tension artérielle). La diurèse diminue progressivement mais est réversible
avec le réchauffement.
E – SIGNES BIOLOGIQUES
Acidose progressive métabolique puis métabolique et respiratoire dès l'apparition de la
bradypnée. Il y’a aussi apparition d’une hyperglycémie jusqu'à 32° (lutte active) puis une
hypoglycémie progressive et une Insuffisance rénale progressive.

[Link]
1) Buts du traitement :

• Ne pas majorer l'hypothermie


• Soustraire au terrain
• Isoler le patient
• Attention aux manipulations
• Etre le moins agressif possible
• Définir le degré d'hypothermie

2) Moyens

p. 3
Le réchauffement lent passif externe : (hypothermie légère) : mettre le patient dans une pièce
à 22 -24 °C sous monitorage, le couvrir par des Couvertures, séchage. La température
remonte lentement en 3-4 h à 37°C
En milieu hospitalier le réchauffement se fait par des perfusions chaudes (38°C), le
réchauffement de l'air inhalé voire la circulation extracorporelle CEC pour les hypothermies
profondes.
A – le réchauffement actif externe : par des couvertures chauffantes et des matelas chauffants,
avec le risque d’after drop, et de collapsus de réchauffement Le gain est de 1à 2°/h
B – Le réchauffement actif interne : s’effectue par des perfusions chaudes (38°C). Il existe
toujours un risque de collapsus de réchauffement
Ce réchauffement peut être aussi effectué par de l'air inhalé (42°C), des lavages gastriques
(40°C), de la dialyse péritonéale +++ très pratiquée pour l’hypotherme grave et profond (Le
gain est de 1 à 4° C/h), de l’hémodialyse, la circulation extracorporelle CEC qui est indiquée
surtout pour les hypothermes profond en arrêt cardio-respiratoire.
3) Accident du réchauffement
– L’After drop
Lors de la manipulation du fait de la mobilisation sang-froid périphérique vers le cœur, le
refroidissement brutal peut entrainer des troubles du rythme. Donc les hypothermes sont à
mobiliser avec énormément de précaution surtout si la température < 32°C + isoler du froid le
plus vite possible.
– Réchauffement intempestif : Un réchauffement de la périphérie va ouvrir le lit vasculaire,
périphérique par une vasodilatation entrainant une augmentation du débit sanguin
périphérique alors que le cœur reste à température initiale et ne modifie pas son débit
provoquant un collapsus.
– Complication bronchopulmonaire : La baisse du réflexe du carrefour pharyngolaryngé
favorise l’inhalation pulmonaire au cours du réchauffement
– Complication rénale : la libération de K, CPK, H. (résultat d'une lyse cellulaire) majore
l'acidose métabolique et crée ainsi une insuffisance rénale organique.

– Troubles du rythme :
En dessous de 30° les hypothermes sont des patients susceptibles de faire un trouble du rythme
cardiaque mortel. La moindre stimulation notamment les stimulations nociceptives peuvent crée
des fibrillations surtout aux alentours de 28 °C de température corporelle. Ceci induit de
grande précaution lors des prises en charge préhospitalières.

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