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Relation Auditeur-Audité

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Mehmet ABASSI
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Université Mohammed Premier

École Nationale de Commerce et de Gestion


OUJDA

Travail portant sur :

Relation Auditeur-Audité

Encadré par : Mme Majda ALAOUI

Réalisé par : – Ilhame ELFARES 754


– N'daye Affissatou 792
– DOUTI-LARE Lamate Clémentine 1204 1
Plan Année universitaire : 2014/ 2015

INTRODUCTION ……………………………………………………………………3

I. Définition des rôles de l’auditeur et de l’audité ………………………..4

II. Qualités de l’auditeur…………………………………………………...5

III. Indépendance de l’auditeur par rapport à l’audité……………………..6

IV. Relation Auditeur-Audité: Qualité de l’audit et


satisfaction de l’audité ………………………………………………....8

V. Exécution de la mission d’audit……………………………………….13

VI. Erreurs à éviter………………………………………………………..15

CONCLUSION………………………………………………………………………16

BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………………..17

2
Introduction

Toute relation d’enquête implique des liens, des rapports entre les
différents acteurs. Mais ces rapports ne sont pas neutres. Ils sont en effet
entachés des enjeux sociaux des différents acteurs et la relation d’enquête va
ainsi être le lieu de conflits entre ces acteurs, qui ont des objectifs différents,
voire contradictoires.

De ce fait, le maintien d’une relation professionnelle entre les deux parties


est la base de tout travail d’audit respectueux.

D’une part, le client se doit de coopérer avec l’auditeur en fournissant à


temps les informations comptables, financières et juridiques nécessaires
et d’éviter toutes manœuvres visant à restreindre ses travaux. D’autre
part, l’auditeur doit, tout en maintenant son degré de scepticisme professionnel,
veiller à instaurer un climat de confiance à l’égard de son client.

3
I- Définition des rôles de l’auditeur et de l’audité
Dans une mission d’audit, l’auditeur et l’audité doivent jouer un grand rôle
pour que l’audit se déroule bien

1.1. Rôle de l’auditeur

L’auditeur a pour mission de vérifier la sincérité, la fiabilité la régularité


des états Financiers établis par l’entreprise et de rassurer les actionnaires et les
différents utilisateurs sur la qualité des informations véhiculées sur le marché.

L’auditeur doit, pour répondre à cette nouvelle approche de l’audit, adapter un


comportement qui soit en parfaite adéquation avec les objectifs cherchés. Ainsi
la norme ISO 19011 identifie des qualités personnelles qui contribuent à la
performance professionnelle d’un auditeur.

Le rôle de l’auditeur est de permettre l’amélioration et l'émergence de


nouvelles pratiques et de nouvelles règles de fonctionnement

1.2. Rôle de l’audité

Pour assurer l’efficacité du processus d’audit, les audités doivent faire


preuves d’une réelle implication dans la réalisation de l’audit qualité. Cette
implication peut se traduit par :

- Une disponibilité en cours d’audit ;

- Une ouverture d’esprit dans la prise en compte des observations ;

4
- Une totale transparence sur les réponses apportées ;

- Se questionner soi-même, et ne pas seulement répondre aux questions


posées par l’auditeur. ;

- Faire un travail de préparation et avancer dans la logique du


changement ;

- Réfléchir aux manques et aux besoins ;

- Comprendre les échecs et en parler, ainsi que les succès.

L’attitude de l’audité revêt une importance particulière pour la conduite de


l’audit. En effet un auditeur ayant comme interlocuteur un audité coopératif,
disponible, attentif et Honnête aura tendance à auditer en totale confiance et à
instaurer ainsi des relations constructives.

II- Qualités de l’auditeur :


L’auditeur doit disposer de plusieurs qualités personnelles lui permettant
de bien exercer l’audit et d’établir une bonne relation avec l’audité, ainsi parmi
ces qualités on peut citer :

Les qualités requises Compléments


Etre capable de prendre en considération les idées
Ouverture d’esprit
ou des points de vue différents
Etre capable de faire preuve de tact et d’habileté
Diplomate
dans les relations avec autrui
Etre capable d’observer en permanence son
Observateur
environnement en poursuivant des investigations
Etre capable de s’adapter à différentes situations
Polyvalent
et d’assimiler le contexte d’intervention
Etre capable de tirer des conclusions fondées sur
Esprit de décision
un raisonnement et une analyse logique

5
Etre capable de travailler en « solo » tout en
Autonomie
établissant des relations efficaces avec les autres
Etre capable de distinguer l’essentiel du
Esprit de synthèse
superficiel, l’important de dérisoire
Etre capable d’auditer sans tenir compte de
Empathie
« l’individu » en tant que tel,
Savoir adapter son type de communication en
fonction de la

personnalité de l’audité, capable d’accepter


l’audité dans ces manières d’agir et de penser,
utiliser un vocabulaire adapté à celui de l’audité et
Communication s’assurer que l’audité a bien compris la question
posée, il doit poser des questions ouvertes qui
obligent l’audité à beaucoup parler et à s’ouvrir au
dialogue, il doit faire parler l’audité en le mettant
en confiance et en le faisant parler de ce qu’il
connait mieux
Intégrité Juste, attaché à la vérité, sincère, honnête, discret

Avoir une grande capacité d’écoute. Écouter, n’est


pas entendre. Nous parlons bien ici de l’écoute
active. Celle qui ne peut exister sans tolérance et
Ecoute acceptation de l’autre dans ses différences d’agir
et de penser. L’écoute et la tolérance permettent
l’ouverture nécessaire à l’échange de points de
vue, à l’argumentation et au changement de
croyances, Être attentif et curieux.
Autres qualités  Savoir gérer un conflit

 Savoir éviter un conflit

 Savoir gérer son stress et celui de l’audité

 Savoir rester positif et constructif

 Savoir garder les documents en toute

6
confidentialité

 Savoir pratiquer couramment la langue


pratiquée par les audités

 Avoir une soif d’apprendre en améliorant en


permanence ses compétences d’auditeur

Selon la norme NF EN ISO 19011:2002 dans son paragraphe 7.3


l’auditeur doit aussi disposer des « connaissances et aptitudes » spécifiques dans
le domaine du système de management de la qualité.

De même ; La norme NF EN ISO 19011:2002 définit, dans son


paragraphe 7.4, que l’auditeur doit avoir « formation initiale, expérience
professionnelle, formation d’auditeur et expérience d’audit », les formations et
expérience nécessaires lui permettant de bien exercer sa mission d’audit.

III- L’influence de la relation auditeur-audité sur l’indépendance


de l’auditeur

Pour préserver l’indépendance de l’audit, les auditeurs ne doivent pas être


assujettis à des pressions ou à des conflits d’intérêts (Mahony, 1995).
L’indépendance suppose une distanciation entre l’auditeur et l’audité. Autrement
dit, elle exige l’objectivité, l’intégrité, l’évitement de tout conflit d’intérêts ainsi
que de toute influence consciente ou subconsciente induite par des relations
personnelles ou familières avec l’audité (Lang, 1999 ; Carey et Doherty, 1966).
Dans le contexte de l’audit financier, plusieurs auteurs ramènent la qualité de
l’audit au fait que l’auditeur puisse rapporter objectivement et de manière
critique les défaillances, les fraudes et les non-conformités décelées lors de
l’audit (Casterella, 2010 ; Herrbach, 2005 ; Geiger et Raghunandan, 2002 ;
DeAngelo, 1981 ; etc.).

7
Nombreux sont les facteurs qui peuvent influencer l’indépendance de
l’auditeur. Ces facteurs peuvent dépendre de l’auditeur, de ou de la relation entre
ces deux parties (les honoraires d’audit, la fourniture de prestations autres que
l’audit, relation financière…). Parmi ses facteurs citant quelques exemples :

• La taille du cabinet : qui est un paramètre important pour juger


de la qualité d’un audit. En effet, les études menées sur la
relation entre l’indépendance et la taille ont mesuré celle-ci en
se basant sur deux critères : la taille du cabinet, ou la distinction
entre« big « et « non big ».

• La compétence : Ce facteur a été expliqué précédemment,


il renvoie à l’ensemble des connaissances acquises au cours de
la formation ainsi que l’expérience professionnelle vécue. La
compétence joue un rôle important dans la garantie de l’audit ;
• L’éthique: La sensibilité éthique est la capacité morale de
l’auditeur à faire face aux pressions le conduisant à émettre des
avis favorables sur des états de synthèse ne reflétant pas l’image
fidèle ou encore à ne pas dénoncer des manœuvres
frauduleuses. ;
• La responsabilité juridique : Comme déjà signalé, les
auditeurs courent plusieurs risques et engagent des
responsabilités à l’égard des utilisateurs de l’information
financière. De ce fait, les commissaires aux comptes peuvent
être poursuivis en justice par l’une des parties
prenantes et se voir infligés des sanctions pénales,
civiles ou disciplinaires ;
• La flexibilité des règles et méthodes comptables : La diversité
des règles et méthodes comptables est considérée comme l’un
des facteurs susceptibles d’avoir un impact sur l’indépendance
de l’auditeur.

8
IV- Relation entre auditeur et audité :
4.1. Les relations entre auditeurs et audités nécessitent une
double coopération :

• Un exercice de communication où les deux parties doivent faire


preuve d’écoute, de compréhension et de diplomatie pour instaurer
un véritable dialogue

Ainsi ce tableau montre qu’en fonction de l’attitude de l’audité, l’auditeur


va se positionner dans un état différent :

Tableau : relation entre auditeur et audité 1


Situation 1 Situation 2

Attitudes de l’audité Réactions de Attitudes de l’audité Réactions de l’auditeur


l’auditeur

Enfant Enfant Enfant Enfant

Adulte Adulte

Adulte Adulte

Parent Parent Parent

Parent

Situation 1 :

Si l’audité agit comme un « enfant » voulant dissimuler un certain nombre


de choses, répondant de façon superficielle aux questions, changeant
volontairement de sujet sur des questions embarrassantes ou encore tentant des
diversions , l’auditeur va se mettre en situation de « parent » souhaitant
connaitre la vérité et étant méfiant de toute situation.

Situation 2 :

1 L’audit qualité interne, Auteur : C. VILLALONGA ; DUNOD 2ème édition

9
En revanche, si l’audité agit comme un « adulte » responsable de certaines
situations, rendant les situations observées totalement transparentes, ne
cherchant pas tout moyen à se justifier, l’auditeur va, dans un tel contexte, être
en confiance et discuter « d’adulte à adulte » avec l’audité et faire preuve d’une
grande « tolérance » dans ses conclusions d’audits. Cette situation est
révélatrice d’un climat d’audit où les deux font preuve de compréhension et
d’écoute mutuelle.

Cette relation constructive va sans aucun doute se solder par des


conclusions d’audit reposant sur un véritable consensus où l’auditeur rendra
compte des faits en tenant compte du contexte d’audit. Il sera en mesure de
justifier aisément de ses décisions et notamment du classement retenu entre les
écarts, les points sensibles et les éventuelles recommandations.

4.2. Qualité de l’audit et satisfaction de l’audité

• Moments d’interactions et identités des acteurs :

L’ auditeur et l’ audité interagissent pendant trois étapes clés : la


préparation de la mission, la conduite des travaux d’ audit et la discussion
des résultats de l’ audit. Cependant, le statut et l’ identité des acteurs
semblent varie r en fonction de chacune de ces étapes :

10
Schéma 1 : Moments d’i interaction et statut des acteurs2

1) Etape de préparation de la mission

Cette étape marque le début de l’ interaction de l’ audité avec


l’auditeur et se situe en amont du déplacement de l’ équipe sur terrain.
Durant cette étape fixe avec l’auditeur les différents moments de son
intervention pour un audit des procédures et des comptes (y compris
intermédiaires), discute avec lui son plan d’ audit et définit le montant
des honoraires et l’ équipe intervenante.

S’ agissant d’ une étape d’ organisation et d’ orientation des travaux,


les représentants aussi bien de l’ audité que de l’ auditeur sont hautement
placés dans la hiérarchie . L’interaction se fait souvent entre le DAF et
l’associé ou le directeur en charge de la mission.

2 Les comportements de l'audité affectant la qualité de l'audit : Une étude exploratoire sur le marche Français
Abir Sakka, Riadh Manita

11
2) Etape de conduite des travaux

Durant cette étape, l’ équipe d’ audit se déplace chez le client pour


réaliser les travaux d’ audit. D’ une façon générale l’ équipe se compose
d’un manager responsable de la mission sur le terrain et de différents
collaborateurs dont le grade différencie en fonction de la qualification et
de l’ expérience (juniors, seniors, superviseurs, etc.) .

En suivant un processus normalisé, les auditeurs procèdent à la


création ou à la mise à jour du dossier permanent, évaluent le système de
contrôle interne et procèdent au contrôle des comptes.

Pour ce faire , les auditeurs collectent les données, réalisent des


entretiens avec différents responsables, et échangent d’une façon
permanente avec le personnel de l’ entreprise. Il va sans dire que les
entretiens sont menés par les auditeurs les plus qualifiés et que les tâches
d’ exécution sont confiées au reste de l ’équipe.

Alors que l’ échange durant les phases de prise de connaissance et de


revue du contrôle interne concerne l’ ensemble du personnel de l’ entité
auditée, la porte plus particulièrement sur le personnel de la Direction
Comptable et Financière durant la phase de contrôle et des comptes.

3) Etape de discussion des résultats de l’audit

Une fois les travaux d’ audit achevés, l’ auditeur (représenté par l’


associé signataire souvent accompagné par le manager responsable de la
mission) se déplace chez le client pour discuter les résultats de l’audit.
Souvent cette discussion se fait avec le directeur financier étant données sa
bonne connaissance de l’entreprise et ses compétences techniques.

Dans certains cas, il arrive que le directeur de la comptabilité assiste à


la réunion. La discussion porte sur les faiblesses du contrôle interne ainsi
que sur les erreurs et anomalies détectées qui sont de nature significat ive
et pour lesquelles des ajustements comptables sont préconisés. Cette phase

12
est très importante pour l’ audité étant donné les enjeux et les
conséquences que peut avoir le rapport d’ audit sur l’ opinion des utilisateurs.

• Les comportements de l’audité réducteurs de la


qualité de l’audit :

 La négociation des honoraires à la baisse :

Les honoraires font l’objet d’une négociation entre l’ auditeur et


l’audité représenté par son directeur financier. Etant donné l’importance de
la charge d’ audit pour une entreprise, l’ audité peut être tenté de la
comprimer en négociant les honoraires à la baisse.

Dans le cas où les honoraires sont réduits, l’ associé qui se charge de


la mission peut être amené à composer son équipe de jeunes auditeurs dont le
tarif horaire est relativement faible, et évitera de recourir à des auditeurs
plus expérimentés dont le prix est plus élevé. La composition de l’ équipe
ainsi faite peut se révéler préjudiciable le à la qualité de l’ audit dans la
mesure où l ’expérience est un facteur ayant une incidence significative sur
celle-ci.

 Programmation tardive de l’intervention de l’auditeur.

L’auditeur doit prendre le temps nécessaire pour bien assurer sa


mission. Lorsque les délais de réalisation de la mission se trouvent
écourtés suite à une préparation tardive des documents nécessaires par le
client, l’audit se fait dans la précipitation, ce qui pourrait affecter la qualité l’
audit.

 Comportement hermétique

Une grande partie du travail de l’ auditeur repose sur la collaboration


de l’audité. Pourtant, il arrive que l’audité se montre non coopératif et
hermétique à l’ égard de l’ auditeur et ce principalement en raison du
statut de ce dernier. En effet, l’ auditeur n’ est autre qu’ un contrôleur qui
vient s’ immiscer dans son travail, restreignant ainsi sa liberté.

A cause de cette méfiance, l’ audité devient réticent à répondre aux


questions de l’ auditeur, à lui communiquer l’ information : « je crois
13
qu’on n’a pas accès à tout un ensemble d’information qu’on n’a pas
quand on est à l ’intérieur de la société, qu’on ne diffuse pas
forcément parce qu’ à la fois il y aurait beaucoup trop de choses et
on a un raisonnement de dire plus on donne de documents et
d’informations à un auditeur et plus on nous pose des questions qu’on
ne nous aurait pas posées »

 Provocation et irritation

L’ audité peut être tenté d’ adopter un comportement provocateur et


irritant visant à exaspérerez l’ auditeur, et ce en mettant en œuvre des «
combines », tactiques plus ou moins élaborées à l’ encontre de ce dernier. Ce
comportement peut commencer dès l’ arrivée de l’ auditeur dans les locaux
de l’ entreprise et se matérialisera par un accueil glacial et gênant. En
effet, l’audité qui a le choix de l’emplacement qu’occupera l’auditeur dans
l’entreprise peut jouer de sacrés tours à ce dernier.

Outre le fait de déranger l’ auditeur, une telle situation peut l’ empêcher


de solliciter l’ audité et de lui demander l’ information.

 Indisponibilité ou évitement

Alors que l’ auditeur compte sur l’ audité pour lui apporter des
éclaircissements sur ses incompréhensions et pour répondre à ses
interrogations, ce dernier peut se montrer indisponible et difficilement
joignable . Ce manque de disponibilité peut être une manœuvre bien
réfléchie visant à éviter l’auditeur.

 L’argumentation persuasive

Ceci est notamment rendu possible dans le cas où les normes


régissant le traitement en question ne sont pas claires et qu’ elles sont
sujettes à interprétation, que le traitement en question repose sur une
appréciation subjective ou que plusieurs options subsistent

14
 Comportement récalcitrant :

Hormis l’ argumentation et la tentative de convaincre l’ auditeur, l’


audité peut se montrer plus opiniâtre, plus récalcitrant. Il s’entête et
s’obstine « je refuse….je ne passe pas un centime de dossier

 Le manque de préparation :

Ce comportement intervient durant la phase de réalisation de la


mission. L’associé en charge de la mission prend normalement contact avec
l’audité et doit s’ assurer que les documents de l’entreprise sont bouclés et
validés par le conseil d’administration pour entamer sa mission.

 La déstabilisation :

Cette déstabilisation est généralement subie par les collaborateurs les


plus jeunes qui peuvent être impressionnés par un audité charismatique et
imbus de sa personne. Influencés par son argumentation, ils ne peuvent
disposer de recul nécessaire.

V- L’exécution de la mission d’audit :


L’audit sur site se débute avec l’organisation d’une réunion d’ouverture qui
permet aux différents « protagonistes » (auditeurs/audités) de bien se mettre
d’accord sur l’organisation de l’audit en confirmant ou adaptant les modalités
décrites dans le plan d’audit préalablement reçu par l’entreprise.

L’auditeur est alors en phase de réalisation et doit questionner ses


interlocuteurs, observer son environnement, consulter des documents, analyser
des indicateurs, vérifier l’application, et tout cela sans oublier de prendre des
notes l’audit. Les audités sont en confiance.

Les entretiens sont terminés. L’auditeur synthétise en peu de temps une


multitude de données. Les pages de son bloc-notes sont bien remplies mais la
synthèse est réalisée dans les délais.

Un travail difficile se concrétise par la transformation de constatations en


conclusions pertinentes.

15
La synthèse terminée, tout le monde est présent et à l’heure pour la réunion
de clôture. Ensuite, il présente ses conclusions d’audit dans l’ordre suivant : les
points forts, les points sensibles et les écarts. La conclusion est claire, précise,
concise.

Les responsables audités s’engagent à mettre en place les actions


correctives sur les causes réelles des non-conformités constatées.

L’auditeur idéalement s’est assuré du suivi de l’ensemble des actions. Il


clôture son audit avec une certaine satisfaction sur la mission réalisée qui va
permettre d’améliorer très certainement le fonctionnement des processus.

5.1. Pendant l’audit, l’Attitude de l’audité

• Répondre précisément à la question posée ;

• Eviter les grands développements, vous tendez des perches. Eviter de


rester en retrait vous donnerez l’impression de cacher quelque chose ;

• Trop souvent on a tendance à sous-estimer ce que l’on a fait. Avoir


confiance en ce qui a été fait et le démontrer ;

• Parfois on veut expliquer que l’on pourrait mieux faire. Laissez donc
l’auditeur trouver les failles et ne lui amenez pas ;

• Parfois on a envie de donner son propre avis. Laissez de côté vos


opinions. Ne présentez que les réalités, les faits de l’entreprise ;

• N’abordez pas les sujets non prévus à moins que l’auditeur ne vous le
demande ;

• Acceptez les remarques, demandez des explications, vous pourrez


répondre ou apporter des démonstrations au cours de la suite de l’audit.

5.2. Pendant l’audit, attitude de l’auditeur :

• Favoriser une relation gagnant-gagnant : être neutre et ne pas


préjuger ; s’interdire de piéger l’audité ;

16
• Il sait que tout organisme doit fonctionner pour satisfaire ses parties
prenantes. Il posera des questions sur la connaissance de ces parties
prenantes et sur leurs exigences ;

• Il sait que tout organisme qui fonctionne peut être soumis à un milieu
hostile et contraignant ;

• Il posera des questions sur les risques que les objectifs ne soient pas
atteints et sur les dispositions mises en œuvre pour réduire ces risques ;

• Il sait que tout organisme est imparfait et de ce fait, n’est jamais


parfaitement en phase avec ce qu’il doit faire ;

• Il posera des questions sur les méthodes mises en œuvre pour mesurer la
performance en regard des exigences des parties prenantes ;

• Il sait que tout organisme se dégrade naturellement dans le temps ;

• Il posera des questions sur les méthodes mises en œuvre pour assurer une
dynamique intelligente de l’amélioration.

VI- Les erreurs à éviter :


L’auditeur reporte sa propre vision ou expérience auprès des audités. Il
faut aborder l’audit d’un œil naïf et humble cherchant à comprendre le
fonctionnement et à déterminer si ce fonctionnement est performant, c’est-à-dire
s’il conduit l’entité auditée à atteindre ses objectifs.

La maîtrise de l’audit réside en grande partie dans la faculté de l’auditeur à


s’appuyer sur le processus audité comme fil conducteur,

 Evitez à tout prix les conflits ! Vous devez vous interdire d’entrer
en conflit. Si l’audité refuse de coopérer, arrêtez immédiatement
l’entretien et consignez les raisons du désaccord.

 Ne réfutez jamais une affirmation, même « mentalement » et


même si vous avez l’intime conviction que l’affirmation exprimée
est fausse. Le doute profite toujours à l’audité.

 Bannir certaines expressions du type «à votre place…», «Vous


vous contredisez…» «Je ne suis pas d’accord…». Vous n’êtes
pas à la place de l’audité. A priori, vous en savez moins que lui. Il
17
est le sachant et vous l’apprenant. L’audit demande une certaine
humilité.

 Vous avez le droit de demander des documents et l’audité le


droit de refuser. Si l’audité refuse de montrer les documents,
n’entrez pas en conflit et consignez le fait que certains documents
n’ont pas pu être audités. Vous devez également vous interdire de
consulter des documents à la dérobade.

 N’essayez pas de hiérarchiser les constats d’audit durant la


phase d’entretien. Aménagez-vous une période à l’issue de l’audit,
avant la réunion de clôture pour le faire. A défaut vous risquez de
casser le rythme de l’audit et de susciter la méfiance des audités.

 être imprécis;

 poser une nouvelle question alors que la précédente n’a pas été
exprimée de manière

 exprimer votre avis, informations ou jugements de valeur;

 mal écouter;

 atmosphère trop détendue;

 préconiser ses connaissances;

 arrogance;

 ne pas tenir compte du non-verbal (langage du corps)

Conclusion
La réussite d’un audit s’apprécie principalement par la bonne perception
qu’a l’audité des actions de l’auditeur, des enseignements qu’il peut en retirer et
de son niveau d’adhésion aux changements qu’elles vont entraîner, un audit
efficace passe par l’entente et la cohésion des deux parties qui doivent respecter
leurs rôles
18
Aux auditeurs, de faire en sorte que l’audit soit perçu comme un outil de
valorisation du travail de l’audité et non comme une contrainte de plus

Les rôles et responsabilités des Auditeurs Internes et Audités doivent être


précisés

Bibliographie :

Ouvrage :

- « L’Audit qualité interne », [Link], 2e édition DUNOD;

- « Manuel de l’audit des systèmes de management à l’usage des


auditeurs et audités », Edition AFNOR; Auteur: Michel Jonquières;

- « 100 questions pour comprendre agir-La relation auditeur-audité


», [Link] , Edition AFNOR;

Article scientifique :

19
- « Les comportements de l'audité affectant la qualité de l'audit :
Une étude exploratoire sur le marché Français » - Comptabilité,
économie et société- Montpellier, France -Abir Sakka, Riadh Manita-
May 2011 ;

- « Qualité de l’audit et Satisfaction de l’audité : Chronique d’une


Innovation Ordinaire »- Fabien CERUTTI et Chrystelle RICHARD-
Université Paris-Dauphin

Mémoires d’études:

- « L’influence de la relation auditeur-audité sur l’indépendance de


l’auditeur », ABBIH Rachid., ISCAE

Sites web :

- [Link]

- [Link]

- [Link]

- [Link]

20

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