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Chapitre 4 - Integrales Multiples

Ce document présente les notions d'intégrales multiples et de Riemann. Il définit les subdivisions, les raffinements, les sommes de Riemann et les conditions pour qu'une fonction soit intégrable selon Riemann. Il énonce également plusieurs propriétés et théorèmes sur les intégrales, dont le théorème fondamental du calcul intégral et le théorème du changement de variable.

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Chapitre 4 - Integrales Multiples

Ce document présente les notions d'intégrales multiples et de Riemann. Il définit les subdivisions, les raffinements, les sommes de Riemann et les conditions pour qu'une fonction soit intégrable selon Riemann. Il énonce également plusieurs propriétés et théorèmes sur les intégrales, dont le théorème fondamental du calcul intégral et le théorème du changement de variable.

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CHAPITRE 4

INTEGRALES MULTIPLES

I. Rappel : intégrale de Riemann d’une fonction à une variable réelle.


Soit une fonction définie sur un intervalle fermé avec .
DEFINITION 1 :UNE SUBDIVISION
Une subdivision de [a,b] est une partition de [a,b] en n intervalles. de longueur
, en partant et en finissant à

on note la subdivision
{ }

DEFINITION 2 :UN RAFINEMENT


Un rafinement de est une autre subdivision de en m intervalles (avec ) de
longueur tel que ( )

DEFINITION 3 :SOMME DE RIEMANN


Soit une subdivision fixée de . Pour tout choix de n points tel que
, on appelle somme de Riemann de f associée à et aux , le nombre réel

( ) ∑ ⏟( ) ⏞
( )
( )

DEFINITION 4 :INTEGRABLE SELON RIEMANN


Une fonction est intégrable selon Riemann sur [a,b] si en faisant varier la subdivision
sur et pour tout choix des points il existe la limite
( )

et ces limites coincident.


Dans ce cas on appelle intégrale de Riemann de f, ou bien intégrale définie de f sur [a,b]
la limite

∫ ( ) ( )

(ne dépend pas de ni de { })

On pose aussi :

∫ ( ) ∫ ( )

∫ ( )
PROPRIETE 1 : SIGNIFICATION GEOMETRIQUE DE L’INTEGRALE
Si f est intégrable sur [a,b] alors :
1) ∫ ( ) ⃗⃗⃗⃗

2) ∫ ( ) aire géométrique

PROPRIETE 2: PROPRIETES DE L’INTEGRALE DE RIEMANN

1) Si ( ) ∫
Si ( ) ∫

2) Si f et g intégrable sur [a,b] alors l’est aussi et on a :

∫( ( ) ( )) ∫ ( ) ∫ ( )

3) f,g intégrable sur et ( ) ( ) ∫ ( ) ∫ ( )

( ( ) ∫ ( ) )

4) f intégrable |∫ ( ) | ∫ ( )
5) Si et intégrable ∫ ( ) ∫ ( ) ∫ ( )

Existence de l’intégrale de Riemann.


PROPRIETE 3:
f intégrable selon Riemann i.e. t.q. ( )

PREUVE :
Par l’asbsurde, supposons f non bornée , tel que ( ) . Pour toute
subdivision de , forcement . Choisissons des points avec .
Puisque f est intégrable, la somme de Riemann ∑ ( ) + ( ) doit converger .

Or , on peut choisir , tel que | ( )| |∑


⏟ ( ) | .

On a alors :

|∑ ( ) ( ) | |∑ ( ) | | ( )|

( ) |∑ ( ) ( ) | |∑ ( ) | | ( )|

|∑ ( ) | | ( )| |∑ ( ) | |∑ ( ) |

Rmq : Etre bornée n’est pas suffisante pour être intégrable.


Exemple : fonction de Dirichet sur :
( ) {
f est bornée entre 0 et 1 mais non intégrable car ( ) ∑ si .
( ) ∑ si . Cherchons les conditions suffisantes pour être intégrable.

DEFINITION 5 : SOMME DE DARBOUX


Pour une subdivision fixée de , on appelle
Somme inférieure de Darboux : ( ) ∑ ( ) où

Somme supérieure de Darboux : ( ) ∑ (


⏟ ) où

{ ( ) }
Les sommes de Darboux sont bien définies si f est intégrable au sens de Riemann, ou bien si f est
bornée.

LEMME:

1) subdivision on a ( ) ( ) ( ) et choix des { }


2) refinement de on a ( ) ( ) ( ) ( )

PREUVE :
Evident d’après la définition et le fait que sur on a ( ) .

THEOREME: CONDITION NECESSAIRE ET SUFFISANTE POUR L’INTEGRALITE.


( ( ) ( ))
i.e. ( ) ( )

PREUVE :

Supposons que ( ) ∫ ( ) . Alors , tel que , on


ait ( ) .
Dans ( ), on peut choisir les comme on veut : on choisit donc des tel que

( ) et on choisit des tel que ( ) dans ( )


( ).
Alors on a ( ) ( ) ∑ ∑ ( ) ∑ ( ( ))

∑ ( ( )) ∑ ( ) ∑ .

Supposons que ( ) ( ). Comme la suite ( ( )) est minorée (par toute


somme ( ) et la suite ( ( )) est majorée ( ( )),
{ ( ) } et { ( ) }.
On a alors ( ) ( ), d’où ( ) ( ).
, , on a ( ) ( ) donc . Cela signifie que . Pour
toute subdivision , on a donc ( ) ( ) ( ) donc
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) .

THEOREME: CAS POUR L’INTEGRABILITE.


Une fonction réelle f définie sur un intervalle fermé est intégrable selon si :
1) f est continue sur [a,b] (preuve)
2) f a un nombre fini de discontinuité et f est bornée
3) f est continue par morceaux
4) f est bornée sur [a,b] et l’ensemble de discontinuité de f a sa « mesure de Lebesgue » nulle.
5) f est la limite uniforme d’une suite de fonctions qui sont Riemann
intégrables sur [a,b]. Dans cas ∫ ( ) ∫ ( ) .

LEMME:
f continue f uniformément continue.
t.q. si est une subdivision telle que alors .
On a ⏟ ⏟
( ) ( )

PREUVE DU LEMME:
f uniformément continue : , , tel que ( )
( ) .f continue, , tel que
( ) ( ) .Soit est une subdivision telle que  et soient
tels que ( ) et ( ) (le minimum et le maximum de f existent par
le théorème de Weierstrass) Alors ( ) ( ) car .

PREUVE DU 1):
Soit fixé. Pour , tel que pour toute subdivision avec . On a

(garanti par le lemme). Alors ( ) ( ) ( ) ( ) ∑ (⏟ )

∑ ∑ .

THEOREME DE LA VALEUR MOYENNE.


Si f est continue sur alors tel que
( ) ∫ ( ) ( )

PREUVE:
f continue ( ) .
Donc ( ) ∫ ∫ ( ) ∫ ( )
∫ ( ) ( ) tel que ( )
THEOREME FONDAMENTAL DU CALCUL INTEGRAL(NEWTON-LIEIBNIZ).
Si est une primitive de sur alors ∫ ( ) ( ) ( ).

PREUVE:
On pose ( ) ∫ ( ) . Alors on a ( ) ∫ ( ) ∫ ( ) ∫ ( ) donc
( ) ( )
( ) ∫ ( ) ( ) . ( )
( ) ( ).

Donc est une primitive de f sur alors ( ) ( ) donc∫ ( ) ( ) ( )


( ) ( )

THEOREME DU CHANGEMENT DE VARIABLE.


Si f intégrable sur et est un
On a ∫ ( ) ∫ ( )( ) ( ) .

PREUVE:
∫ ( ) ( ) ( ) où t.q. ( ) ( ) .
( )
Soit définie par ( ) ( )( ) alors ( ( )) ( ) ( ( )) ( ) alors

∫ ( ( )) ( ) ∫ ( ) ( ) ( ) (⏟( )) (⏟( ))

II. Intégrales doubles.

DEFINITION 6 :UNE SUBDIVISION EXTERIEUR


On appelle subdivision extérieur de D. Le recouvrement extérieur de D par un nombre fini de
carré de taille (où ) et subdivision intérieur le recourvrement intérieur de D par les
carrés .

DEFINITION 7 : SOMMES DE RIEMANN


Soient et deux subdivisions fixées de D. Pour tout choix de points ( ) , on
appelle sommes de Riemann, les nombres ( ) ∑ ( ) et ( )
∑ ( )

DEFINITION 8 : INTEGRABLE SELON RIEMANN


Une fonction est intégrable selon Riemann sur D ssi et et ( )
, les limites ( ) et ( ) existent et coïncident.
Dans ce cas, on appelle intégrale double de f sur D : ∬ ( ) ( )
( )
DEFINITION 9 : SOMMES DE DARBOUX
( ) ∑ et ( ) ∑
( ) ∑ et ( ) ∑

PROP: SIGNIFICATION GEOMETRIQUE DE L’INTEGRALE DOUBLE.

1) ∬ ( ) volume algébrique entre et x0y


2) ∬ ( ) vrai volume≥0
On a ∬ ( ) ∬ ( )

PROP: INTEGRALES DOUBLES

1) ∬ et ∬ ( )
2) ∬( ( ) ( )) ∬ ( ) ∬ ( )
3) Si ( ) ( ) ( )
∬ ( ) ∬ ( )
4) |∬ ( ) | ∬ ( )

5) Si {
{ }
alors ∬ ( ) ∬ ∬

THEOREME: CONDITION SUFFISANTE POUR L’INTEGRALITE


Si est continue et D est borné alors f est intégrable selon Riemann sur D.

PREUVE :
Même technique que pour les fonctions d’une variable.

III. Calcul des intégrales doubles.


INTEGRALES ITERES
1er cas : f continue.
On utilise
THEOREME DE FUBINI
∬ ( ) ∫ (∫ ( ) ) ∫ (∫ ( ) )

COROLLAIRE
si ( ) ( ) ( ) on a∬ ( ) ∫ ( ) ∫ ( )

PREUVE DU THEOREME:
Soient des subdivisions contenant des carrés
et soit ∬ ( ) ( ) ( )
SI et , on a ( ) ( )
Appellons la variations de y dans et ̃ , ̃ les bornes de y dans
̃
Alors ∫̃ ( )

donc ∑ ∫ ( ) ∑
et ∑
⏟ ∑ (∫ ( ) ) ∑

Dans la limite on a :

∫ (∫ ( ) )

∬ ( )

2ème cas : f continue.


{( ) ( ) ( )}
On utilise
THEOREME DE FUBINI
( )
∬ ( ) ∫ (∫ ( )
( ) )

PREUVE:
Posons { ( ) } { ( ) }
Alors
( ) ( )
Soit ( ) {
( )

On a le rectangle ( ) avec
Donc :
∬ ( ) ∬ ( ) ∬ ( ) ∬ ( ) ∬

Fubini 1er cas :


( )
= ∫ (∫ ( ) ) ∫ (∫ ( )
( ) )

THEOREME CHANGEMENT DE VARIABLE

Si f est intégrable sur

et ( ) (⏟ ) ( ) est un
( ( ) ( ))
Alors

∬ ( ) ∬( )( ) |⏟ ( ( ) )|
( )
IDEE DE PREUVE:

( ) ( )
( ) {( ) ( ) } dx et dy se transforment comme suivant :
( ) ( )

( ) ( )
d’où ( ) ( )( ) où ( ) ( )
( ) ( )

( )

Il reste à montrer que =| | .


Pour comprendre ça, on a besoin des formes différentielles
: produit associatif antisymétrique.

Alors ( ) ( )
( ( )) ⏟ .

Reste à justifier la valeur absolue | ( )|


1) Intuitivement si ∬ on veut garder le signe >0
2) Rigoureusement, il faut regarder l’orientation des surfaces D et D’ celle-ci dépend du signe
de ( ).

IV. Intégrales triples.


borné et avec bord , où et régulière par morceaux.
( ) ( )

DEFINITION 10 : INTEGRAGLE TRIPLE


On définit l’intégrale triple ∭ ( ) comme limite de sommes de Riemann associées à
des subdivisions de D en petits cubes de volume .

Rmq :
- même définition que pour ∭ ( ) , mêmes propriétés, même théorème
d’existence (il suffit que f soit continue et D borné)
- l’analogue géométrique est : ∭ ( ) entre le
graphe {( ) ( )} et l’espace ( ).
V. Calcul des intégrales triples.
1) Théorème de Fubini
er
1 cas : f continue.
On utilise
THEOREME DE FUBINI
∭ ( ) ∫ (∫ (∫ ( ) ) )

2ème cas : quelconque


{( ) ( ) ( ) ( ) ( )}
( ) ( )
∭ ( ) ∫ (∫ ( ) (∫ ( )
( ) ) )

2) Changement de Coordonnées.

THEOREME CHANGEMENT DE COORDONNEES

Si f est intégrable sur


et
( ) ( )
( ) ( ( ) ( ) ( ))est un
comme matrice ([Link])

( )
( )
( )
( )

THEOREME

( )
∭ ( ) ∭ ( )( )| |
( )
( )

En particulier

1) Coordonnées polaires dans .

déf : {
( ) ( )
est défini car
 √ ≥0
si
 si sinon ect…

∬ ( ) ∬ ( ) ⏟
( )

( ) ( )

2) Coordonnées cylindriques dans

( ) ( )
( )

( ) ( )

3) Coordonnées sphériques dans

( ) ( )

( ) ( )

( ) ( ) ( )
( )
( )

( ( ))

Application des intégrales triples :


1) Volume : ( ) ∭
2) f : « droite » d’un matériel : concentration.
∭ : quantité totale du matériel contenue en D.
moyenne de f en D ( )
∭ .

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