L'arabe nārang(a) est également à l'origine de naranja en castillan et en espagnol ou encore
aràngi en provençal. Pendant longtemps ces fruits remontèrent le Rhône jusqu'à la ville
d'Orange, du latin Arausio qui a donné Ouranjo en provençal et Orange en français. Puis elles
furent distribuées à partir du port fluvial de cette ville, d'où leur nom de pomme d'Orange, puis
d’orange, peut-être aussi par amalgame d’Orange et d’arange[12].
Économie
Production
Culture d'orangers au Brésil.
L'industrie de l'orange représente un chiffre d'affaires mondial de l'ordre de 2 milliards de
dollars américains, les premiers pays producteurs étant le Brésil et les États-Unis
(principalement de la Floride).
Pour consommer ce fruit tous les mois de l'année, des orangers dits « de contre-saison »
sont cultivés. Cette production en zone tempérée chaude réduit l'extension des surfaces de
production dans l'hémisphère Sud. Le Chili, l'Uruguay, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande
s'imposent. Les ventes estivales sont caractérisées par l'étroitesse de l'offre.
L'exemple de l'Uruguay est ici précisé. Lors de l'indépendance algérienne, des agriculteurs
français producteurs d'oranges, décident d'émigrer en Uruguay pour y implanter des cultures
fruitières. Après une installation déstabilisante, les cultivateurs francophones découvrent un
marché local difficile. Les exportations lointaines sont un impératif, mais nécessitent une
organisation rigoureuse de toute la filière : calibrage, conditionnement, équipements, moyens
de transport routiers et maritimes. En 1972, des aides économiques insérées dans le plan
Citrico commun au pays voisins de l'estuaire de la Plata, Uruguay et Argentine, posent les
jalons jusqu'en 1992.