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COMPOSITION DE LA COLLECTION SECURITE DE L'AIEA

Selon la nouvelle classification, les diverses publications paraissant dans la


Collection Sécurité de l'AIEA sont réparties entre les catégories suivantes:

Fondements de la sûreté (couverture argentée)

Objectifs, notions et principes de base propres à assurer la sûreté.

Normes de sûreté (couverture rouge)

Exigences fondamentales à satisfaire pour assurer la sûreté dans des activités


particulières ou des domaines d'application déterminés.

Guides de sûreté (couverture verte)

Recommandations relatives à l'observation des exigences et principes de base,


compte tenu de l'expérience internationale.

Pratiques de sûreté (couverture bleue)

Exemples pratiques et méthodes détaillées utilisables pour l'application des


Normes de sûreté et des Guides de sûreté.

Les Fondements de la sûreté et les Normes de sûreté sont publiés avec l'appro-
bation du Conseil des gouverneurs de l'AIEA; les Guides de sûreté et les Pratiques
de sûreté sont publiés sous l'autorité du Directeur général de l'AIEA.

Il existe d'autres publications de l'AIEA qui contiennent aussi des éléments


d'information importants pour la sûreté, en particulier les volumes de la Collection
Comptes rendus (contenant les communications présentées lors de colloques et con-
férences), ceux de la Collection Rapports techniques (axés sur les aspects technolo-
giques) et ceux de la Collection IAEA-TECDOC (qui présentent une information à
caractère le plus souvent préliminaire).
NORMES FONDAMENTALES INTERNATIONALES
DE PROTECTION CONTRE LES RAYONNEMENTS
IONISANTS ET DE SURETE DES SOURCES
DE RAYONNEMENTS
COLLECTION SECURITE N° 115

NORMES FONDAMENTALES
INTERNATIONALES DE PROTECTION
CONTRE LES RAYONNEMENTS
IONISANTS ET DE SURETE
DES SOURCES DE RAYONNEMENTS

établies sous les auspices de:


l'Agence de l'OCDE pour l'énergie nucléaire
l'Agence internationale de l'énergie atomique
l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
l'Organisation internationale du Travail
l'Organisation mondiale de la santé
l'Organisation panaméricaine de la santé

AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE


VIENNE, 1997
Pour obtenir l'autorisation de reproduire ou de traduire des passages de la présente publica-
tion, écrire à l'Agence internationale de l'énergie atomique, Wagramerstrasse 5, B.P. 100,
A-1400 Vienne, Autriche.

©AIEA, 1997
ISBN 92-0-202797-8
ISSN 0538-4818

Imprimé par l'AIEA en Autriche


Septembre 1997
STI/PUB/996
AVANT-PROPOS

Les présentes Normes fondamentales internationales de protection contre les


rayonnements ionisants et de sûreté des sources de rayonnements sont l'aboutisse-
ment des efforts déployés inlassablement au cours des dernières décennies en vue
d'harmoniser, à l'échelon international, les normes de protection et de sûreté radio-
logiques. Elles ont été établies sous les auspices de l'Agence internationale de l'éner-
gie atomique (AIEA), de l'Agence pour l'énergie nucléaire de l'Organisation de
coopération et de développement économiques (AEN/OCDE), de l'Organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), de l'Organisation
internationale du Travail (OIT), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
et de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), qui sont les organisations
de parrainage.
L'élaboration et l'examen des Normes ont exigé un effort international sans
précédent auquel ont pris part des centaines d'experts des Etats Membres des organi-
sations de parrainage et d'organismes spécialisés. La réunion du comité technique
qui a avalisé les Normes en décembre 1993 a rassemblé 127 experts de 52 pays et
11 organisations. Un autre comité technique a vérifié l'édition technique ainsi que
les traductions de l'anglais en arabe, en chinois, en espagnol, en français et en russe.
Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a approuvé les Normes le 12 sept-
embre 1994, à sa 847ème séance. En ce qui concerne l'OPS, les Normes ont été
entérinées le 28 septembre 1994 lors de la XXIVème Conférence panaméricaine sur
la santé, à la suite d'une recommandation formulée par le Comité exécutif de l'OPS
le 28 juin 1994, à sa 113ème séance. Le Directeur général de la FAO a confirmé
le 14 novembre 1994 que la FAO entérinait les Normes sur le plan technique. La
procédure d'adoption des Normes par l'OMS s'est achevée lorsque son Conseil
exécutif a pris note du rapport du Directeur général sur la question le
27 janvier 1995, à sa 95ème session. Le Conseil d'administration de l'OIT a
approuvé la publication des Normes à la séance qu'il a tenue le 17 novembre 1994.
Le Comité de direction de l''AEN/OCDE a approuvé les Normes à sa réunion du
2 mai 1995. Ainsi s'est achevée la procédure d'autorisation nécessaire à la publica-
tion des Normes sous les auspices de l'ensemble des organisations de parrainage.
L'AIEA publie ci-après, dans sa Collection Sécurité, l'édition définitive des
Normes en anglais, en arabe, en chinois, en espagnol, en français et en russe, qui
remplace l'édition provisoire (Collection Sécurité N° 115-1) parue en anglais en
décembre 1995.
NOTE EDITORIALE

Le présent a été employé en général dans les prescriptions principales des présentes
Normes, qui figurent dans le corps du texte, pour énoncer des prescriptions, des devoirs et
des obligations. On a également employé le présent dans les prescriptions détaillées faisant
l'objet des appendices pour des énoncés découlant des prescriptions principales, étant entendu
qu'il convient d'appliquer ces prescriptions à moins que des options plus opportunes en
matière de protection et de sûreté n 'aient été définies. A titre d'exception à cette règle géné-
rale, on a employé le conditionnel pour les prescriptions relatives ou liées à la justification
des pratiques et des interventions, pour les énoncés relatifs à la déclaration de grossesses par
les travailleuses et pour un certain nombre d'énoncés concernant les expositions médicales
afin de dénoter une option souhaitable et une condition générale aux fins de la protection et
de la sûreté.
Nombre de prescriptions principales des Normes ne s'adressent pas à une partie déter-
minée, ce qui implique qu 'elles devront être appliquées par la ou les parties appropriées. En
revanche, les prescriptions détaillées faisant l'objet des appendices précisent généralement la
ou les punies responsables de l'application de la prescription.
Les valeurs de la dose effective engagée par unité d'incorporation et les facteurs de
transfert dans l'intestin indiqués dans l'appendice complémentaire II se fondent sur les der-
nières informations communiquées par la Commission internationale de protection radiolo-
gique (CIPR) et concordent avec les publications pertinentes de cette dernière. Ces valeurs
ont fait l'objet de contrôles d'assurance de la qualité, à la suite desquels des modifications
v ont été apportées. Il convient de noter que les valeurs indiquées ici diffèrent par conséquent
de celles qui ont été publiées dans l'édition provisoire des Normes (Collection Sécurité
N° 115-1).
L'emploi d'appellations particulières pour désigner des pays ou des territoires n 'im-
plique de la pari de l'éditeur — l'AIEA — aucune prise de position quant au statut juridique
de ces pays ou territoires ou de leurs autorités et institutions, ni quant au tracé de leurs
frontières.
PREFACE

GENERALITES

Si toutes les organisations de parrainage participent à l'harmonisation interna-


tionale de la protection et de la sûreté radiologiques, l'AIEA a expressément pour
attributions, en vertu de son Statut, d'établir des normes de sécurité destinées à pro-
téger la santé et à réduire le plus possible les dangers auxquels sont exposées les per-
sonnes, en consultation avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions
spécialisées intéressées. Il n'est donc pas surprenant que l'AIEA ait été la première
des organisations gouvernementales internationales à entreprendre d'établir des
normes de protection et de sûreté radiologiques. Le Conseil des gouverneurs de
l'AIEA a d'abord approuvé, en mars I9601, des mesures de protection et de sûreté
radiologiques, en stipulant que «Les normes fondamentales de sécurité de l'Agence
... seront fondées, dans la mesure du possible, sur les recommandations de la Com-
mission internationale de protection radiologique (CIPR)». Le Conseil a approuvé les
premières Normes fondamentales de radioprotection en juin 1962; elles ont été
publiées par l'AIEA dans le n° 9 de la Collection Sécurité 2 . Une version révisée a
paru en 19673. Une troisième version a été publiée par l'AIEA dans l'édition de
1982 du n° 9 de la Collection Sécurité4; cette édition a été établie sous les auspices
de l'AEN/OCDE, de l'AIEA, de l'OIT et de l'OMS.
En 1990, un pas important vers l'harmonisation de la protection et de la sûreté
radiologiques à l'échelon international a été fait: le Comité interorganisations de
sûreté radiologique (CISR) a été constitué pour offrir aux organisations internation-
ales le moyen de se consulter et de collaborer dans ce domaine5. Il était formé à
l'origine de l'AEN/OCDE, de l'AIEA, du Comité scientifique des Nations Unies
pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR), de la Commission
des Communautés européennes (CCE), du Conseil d'assistance économique
mutuelle (CAEM) (maintenant dissous), de la FAO, de l'OIT et de l'OMS. L'OPS
s'y est associée ultérieurement. L'Association internationale de radioprotection
(AIRP), la Commission électrotechnique internationale (CEI), la CIPR, la Commis-
sion internationale des unités et mesures radiologiques (CIUMR) et l'Organisation

1
AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE, Mesures de santé et
de sécurité de l'Agence, INFCIRC/18, AIEA, Vienne (1960); Normes et mesures de sûreté
de l'Agence, INFCIRC/18/Rev.l, AIEA, Vienne (1976).
2
AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE, Normes fondamentales
de radioprotection, Collection Sécurité N° 9, AIEA, Vienne (1962).
3
AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE, Normes fondamentales
de radioprotection (Edition de 1967), Collection Sécurité N° 9, AIEA, Vienne (1967).
4
AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE, Normes fondamentales
de radioprotection (Edition de 1982), Collection Sécurité N° 9, AIEA, Vienne (1983).
5
Voir le Rapport annuel de TAIEA pour 1990 (GC(XXXV)/953), p. 103.
internationale de normalisation (ISO) ont le statut d'observateurs. Le CISR a pour
objectif de promouvoir la cohérence et la coordination des stratégies dans les
domaines d'intérêt commun où il s'agit d'appliquer des principes, critères et normes
de protection et de sûreté radiologiques et de les transposer dans des règlements, de
coordonner les travaux de recherche et développement, d'élever le niveau de l'en-
seignement et de la formation, d'encourager un vaste échange d'informations, de
faciliter le transfert de technologie et de savoir-faire, et de fournir des services de
protection et de sûreté radiologiques.
Dans ce cadre, les organisations de parrainage ont créé un secrétariat mixte en
vue de l'élaboration des Normes fondamentales internationales de protection contre
les rayonnements ionisants et de sûreté des sources de rayonnements (les «Normes»)
figurant dans la présente publication. Les travaux du secrétariat mixte ont été coor-
donnés par l'AIEA. Les Normes remplacent les normes fondamentales internation-
ales précédentes et prennent en compte les connaissances acquises ultérieurement
ainsi que les innovations introduites en matière de protection et de sûreté radiolo-
giques et dans les domaines connexes.
Les Normes sont fondées principalement sur les recommandations de la CIPR,
organisme scientifique non gouvernemental créé en 1928 pour établir des principes
fondamentaux et des recommandations concernant la protection radiologique; les
recommandations les plus récentes de la CIPR ont été publiées en 19936.
Par ailleurs, en ce qui concerne la sûreté, les Normes tiennent compte des prin-
cipes recommandés par le Groupe consultatif international pour la sûreté nucléaire
(INSAG) qui, sous les auspices de l'AIEA, élabore depuis 1985 des orientations en
matière de sûreté nucléaire, tels que les Principes fondamentaux de sûreté pour les
centrales nucléaires7, dont beaucoup sont applicables aux sources de rayonnements
et aux installations émettant des rayonnements autres que les installations nucléaires.
Les grandeurs et les unités utilisées dans les Normes sont principalement celles que
recommande la CIUMR, organisme analogue à la CIPR.
Les Normes sont publiées dans la Collection Sécurité de l'AIEA. Cette collec-
tion, qui se compose des catégories Fondements de la sûreté, Normes de sûreté,
Guides de sûreté et Pratiques de sûreté, est consacrée à la sûreté nucléaire et à la pro-
tection radiologique, y compris la gestion des déchets radioactifs8. Elle

6
COMMISSION INTERNATIONALE DE PROTECTION RADIOLOGIQUE, Recom-
mandations 1990 de la Commission internationale de protection radiologique, Publication 60,
Pergamon Press, Oxford et New York (1993).
7
GROUPE CONSULTATIF INTERNATIONAL POUR LA SURETE NUCLEAIRE,
Principes fondamentaux de sûreté pour les centrales nucléaires, Collection Sécurité
N° 75-INSAG-3, AIEA, Vienne (1990).
8
Les objectifs et les principes qui sous-tendent les Normes sont résumés dans la publication
de l'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE intitulée «Protection
radiologique et sûreté des sources de rayonnements: Fondements de la sûreté», Collection
Sécurité N° 120, AIEA, Vienne (1996).
comprend d'autres normes internationales connexes, telles que les Normes de sûreté
nucléaire (NUSS) pour les centrales nucléaires, le Règlement de transport des
matières radioactives, ainsi que les Normes de sûreté pour les déchets radioactifs
(RADWASS), qui paraîtront prochainement. Les autres membres du Secrétariat
mixte ont également élaboré des codes et des guides dans leurs domaines d'activité
respectifs. En particulier, l'OIT a publié un recueil de directives pratiques pour la
protection radiologique des travailleurs ainsi que d'autres ouvrages connexes; l'OMS
et l'OPS ont publié plusieurs documents sur la protection des travailleurs et des
patients dans les applications médicales des rayonnements; la FAO et l'OMS ont
établi, par le biais de la Commission du Codex Alimentarius, des limites indicatives
pour les substances radioactives dans les denrées alimentaires faisant l'objet d'un
commerce international; enfin, l'AEN/OCDE a publié des documents sur des sujets
particuliers liés à la protection et à la sûreté radiologiques.

OBJECTIF

Les Normes ont pour objet d'établir des prescriptions fondamentales en vue de
la protection contre les risques associés à une exposition aux rayonnements ionisants
(ci-après dénommés «rayonnements») et de la sûreté des sources de rayonnements qui
peuvent être à l'origine d'une telle exposition.
Les Normes ont été élaborées à partir de principes largement acceptés de pro-
tection et de sûreté radiologiques, tels que ceux qui ont été publiés dans les Annales
de la CIPR et dans la Collection Sécurité de l'AIEA. Elles visent à assurer la sûreté
de tous les types de sources de rayonnements et, ce faisant, à compléter les normes
déjà élaborées pour les grandes sources de rayonnements complexes que sont les
réacteurs nucléaires et les installations de gestion des déchets radioactifs. Dans le cas
de ces sources, des normes particulières comme celles que l'AIEA a publiées sont
habituellement nécessaires pour atteindre des niveaux de sûreté acceptables. Ces
normes particulières concordant en général avec les présentes Normes, les installa-
tions complexes en question, si elles satisfont aux premières, satisferont aussi géné-
ralement à ces dernières.
Les Normes ne comprennent que des prescriptions fondamentales en matière
de protection et de sûreté radiologiques ainsi que certaines indications sur la façon
de les appliquer. Des recommandations d'ordre général sur l'application de certaines
de ces prescriptions figurent dans les publications des organisations de parrainage,
et des indications complémentaires seront données selon les besoins en fonction des
enseignements tirés de l'application des Normes.

CHAMP D'APPLICATION

Les Normes contiennent les prescriptions fondamentales à respecter dans


toutes les activités comportant une exposition à des rayonnements. Les prescriptions
ont la force que leur confèrent les dispositions statutaires des organisations de par-
rainage. Elles n'entraînent pour les Etats aucune obligation de mettre leur législation
en conformité avec elles, et ne sont pas destinées à remplacer les dispositions de la
législation ou de la réglementation nationale, ni les normes en vigueur. Leur objet
est plutôt de servir de guide pratique aux pouvoirs et aux services publics, aux
employeurs et aux travailleurs, aux organismes spécialisés de protection radio-
logique, aux entreprises et aux comités d'hygiène et de sûreté.
Les Normes énoncent des principes fondamentaux et indiquent les différents
points sur lesquels devrait porter un programme de protection radiologique pour être
efficace. Elles ne sont pas destinées à être appliquées telles quelles dans tous les pays
et toutes les régions, mais à être interprétées compte tenu des conditions locales, des
ressources techniques, de la taille des installations et d'autres éléments qui
détermineront dans quelle mesure elles seront applicables.
Les Normes couvrent un large éventail de pratiques et de sources donnant lieu
ou pouvant donner lieu à une exposition à des rayonnements; de nombreuses
prescriptions ont donc été rédigées en termes généraux. Il s'ensuit qu'une prescrip-
tion donnée peut devoir être appliquée différemment selon le type de pratique et de
source, en fonction de la nature des opérations et du risque d'exposition. Les
prescriptions ne s'appliqueront pas toutes à chaque pratique ni à chaque source, et
il incombe à l'Organisme de réglementation compétent de préciser quelles sont les
prescriptions applicables dans chaque cas.
Les Normes ne s'appliquent qu'à la protection de l'espèce humaine; on consi-
dère que des normes de protection répondant à cet objectif garantiront également
qu'aucune autre espèce ne sera mise en péril en tant que population, même si des
individus de l'espèce subissent des dommages. En outre, les Normes s'appliquent
seulement aux rayonnements ionisants, à savoir aux rayonnements gamma et X et
aux particules alpha, bêta et autres pouvant provoquer une ionisation. Elles ne s'ap-
pliquent pas aux rayonnements non ionisants, tels que les ondes d'hyperfréquence
et les rayonnements ultraviolets, visibles et infrarouges. Elles ne concernent pas non
plus la maîtrise des aspects non radiologiques de la santé et de la sûreté. Les Normes
admettent que les rayonnements ne sont qu'une source de risques parmi beaucoup
d'autres, et que les risques associés aux rayonnements ne devraient pas seulement
être mis en balance avec les avantages que ceux-ci procurent, mais aussi être consi-
dérés par rapport à d'autres risques.

STRUCTURE

Les Normes se composent d'un préambule, des prescriptions principales, d'ap-


pendices et d'appendices complémentaires. Le préambule expose leurs objectifs et
leurs fondements, explique les principes et la doctrine qui les sous-tendent et indique
les dispositions à prendre par les pouvoirs publics pour leur application. Les
prescriptions principales précisent ce qui s'impose si l'on veut atteindre ces objectifs.
Les prescriptions détaillées qui en découlent subsidiairement sont énoncées dans les
appendices. Des normes et des indications numériques font l'objet des appendices
complémentaires. Un glossaire, la liste des experts qui ont contribué à l'élaboration
et à l'examen des Normes et la liste des représentants de pays et d'organisations
ayant participé aux travaux des comités techniques qui ont avalisé les Normes en
décembre 1993 et vérifié les traductions et l'édition technique des Normes en août-
septembre 1994 complètent cet ouvrage qui s'achève par une présentation succincte
des organisations de parrainage.
TABLE DES MATIERES

PREAMBULE: PRINCIPES ET OBJECTIFS FONDAMENTAUX 1

PRESCRIPTIONS PRINCIPALES

1. PRESCRIPTIONS GENERALES 13
Définitions 13
Objet 13
Champ d'application 13
Exclusions 13
Parties responsables 14
Inspections 15
Non-respect 15
Entrée en vigueur 16
Règlement des conflits 16
Interprétation 16
Communications 17

2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES 18


Application 18
Obligations fondamentales 20
Prescriptions administratives 21
Prescriptions en matière de protection radiologique 23
Prescriptions de gestion 26
Prescriptions techniques 27
Vérification de la sûreté 29

3. PRESCRIPTIONS RELATIVES A L'INTERVENTION 31


Application 31
Obligations fondamentales 31
Prescriptions administratives 32
Prescriptions en matière de protection radiologique 33

APPENDICES: PRESCRIPTIONS DETAILLEES 35

Appendice I: EXPOSITION PROFESSIONNELLE 37


Responsabilités 37
Conditions d'emploi 40
Classification des zones 41
Règles locales et surveillance 42
Equipements de protection individuels 43
Coopération entre les employeurs et les titulaires
d'enregistrements ou de licences 44
Contrôle radiologique individuel et évaluation
des expositions 45
Contrôle radiologique du lieu de travail 46
Surveillance de la santé 46
Dossiers 47
Circonstances particulières 48

Appendice H: EXPOSITION MEDICALE 51


Responsabilités 51
Justification des expositions médicales 52
Optimisation de la protection dans le cas des expositions
médicales 53
Niveaux indicatifs 61
Contraintes de dose 62
Activité maximale chez les patients ayant suivi
une thérapie à leur sortie de l'hôpital 62
Investigations sur les expositions médicales accidentelles 62
Dossiers 63

Appendice HI: EXPOSITION DU PUBLIC 65


Responsabilités 65
Contrôle des visiteurs 67
Sources d'irradiation externe 67
Contamination radioactive dans les espaces clos 67
Déchets radioactifs 68
Rejets de substances radioactives dans l'environnement 68
Contrôle de l'exposition du public 69
Produits de consommation 70

Appendice IV: EXPOSITION POTENTIELLE: SURETE DES SOURCES 73


Responsabilités 73
Evaluation de sûreté 73
Prescriptions relatives à la conception 75
Prescriptions relatives à l'exploitation 77
Assurance de la qualité 79
Appendice V: SITUATIONS D'EXPOSITION D'URGENCE 81
Responsabilités 81
Plans d'urgence 81
Intervention dans les situations d'exposition d'urgence 82
Evaluation et contrôle radiologique après un accident 85
Fin de l'intervention après un accident 85
Protection des travailleurs effectuant une intervention 86

Appendice VI: SITUATIONS D'EXPOSITION CHRONIQUE 89


Responsabilités 89
Plans d'actions correctives 89
Niveaux d'action pour les situations d'exposition chronique 89

APPENDICES COMPLEMENTAIRES 91

Appendice complémentaire I: Exemptions 93


Appendice complémentaire II: Limites de dose 103
Appendice complémentaire III: Niveaux indicatifs de dose, de débit de dose
et d'activité pour l'exposition médicale 295
Appendice complémentaire IV: Niveaux de dose auxquels une intervention
serait normalement effectuée en toutes
circonstances 300
Appendice complémentaire V: Principes directeurs pour les niveaux
d'intervention et les niveaux d'action
dans les situations d'exposition d'urgence . 301
Appendice complémentaire VI: Principes directeurs pour les niveaux
d'action dans les situations
d'exposition chronique 305

GLOSSAIRE 307

INDEX 333

PERSONNES AYANT COLLABORE A LA REDACTION


ET A L'EXAMEN 347

AVAL 363

VERIFICATION DES TRADUCTIONS ET


DE L'EDITION TECHNIQUE 373

LES ORGANISATIONS DE PARRAINAGE 377


PRINCIPES ET OBJECTIFS FONDAMENTAUX

PREAMBULE:
PRINCIPES ET OBJECTIFS FONDAMENTAUX

Depuis les premières études sur les rayons X et les minéraux radioactifs, on
sait que l'exposition à de hauts niveaux de rayonnements peut provoquer des dom-
mages cliniques dans les tissus du corps humain. En outre, des études épidémiolo-
giques de longue durée menées sur des populations exposées à des rayonnements,
notamment sur les survivants des bombardements atomiques d'Hiroshima et de
Nagasaki qui ont eu lieu au Japon en 1945, ont montré qu'une exposition aux
rayonnements ionisants pouvait aussi induire des affections malignes à retardement.
Il est par conséquent indispensable que les activités qui comportent une exposition
à des rayonnements, telles que la production et l'usage de sources de rayonnements
et de matières radioactives, ainsi que l'exploitation d'installations nucléaires, y com-
pris la gestion des déchets radioactifs, soient soumises à des normes de sûreté afin
de protéger les personnes exposées aux rayonnements.
Les rayonnements et les substances radioactives font partie intégrante du
milieu naturel; on ne peut donc que restreindre les risques associés à une exposition
et non les supprimer totalement. De plus, le recours à des rayonnements produits
artificiellement s'est généralisé. Les sources de rayonnements sont indispensables à
la médecine moderne: les fournitures médicales à usage unique stérilisées par une
irradiation de forte intensité jouent un rôle fondamental dans la lutte contre les mala-
dies; la radiologie est un moyen de diagnostic irremplaçable; et la radiothérapie fait
couramment partie du traitement des affections malignes. L'utilisation de l'énergie
nucléaire et les applications des produits qui en dérivent, à savoir les rayonnements
et les substances radioactives, ne cessent de s'étendre dans le monde. Les techniques
nucléaires sont de plus en plus employées dans l'industrie, en agriculture, en méde-
cine et dans de nombreux domaines de la recherche, profitant à des centaines de mil-
lions de personnes et procurant des millions d'emplois. L'irradiation est utilisée dans
le monde entier pour conserver des denrées alimentaires et réduire les pênes, et les
techniques de stérilisation ont permis d'éradiquer des insectes vecteurs de maladies
et des ravageurs. On fait couramment appel à la radiographie industrielle, par exem-
ple pour vérifier les soudures et détecter les fissures et pour aider à prévenir les
défaillances mécaniques.
L'acceptation par la société des risques associés aux rayonnements est subor-
donnée aux avantages que procure leur emploi. Il faut néanmoins limiter ces risques
et s'en protéger en appliquant des normes de sûreté radiologique. Les Normes
permettent d'obtenir le consensus international souhaitable à cette fin.
Les Normes tiennent compte des résultats des vastes travaux de recherche et
développement menés par des organismes scientifiques et techniques aux niveaux
national et international, d'informations concernant les effets des rayonnements sur
la santé et les techniques employées pour assurer la sûreté dans la conception et

1
2 PREAMBULE

/ 'exploitation des sources de rayonnements, ainsi que de l'expérience acquise dans


de nombreux pays en matière d'utilisation des rayonnements et des techniques
nucléaires. L'UNSCEAR, organe créé par l'ONU en 1955, rassemble, évalue et
diffuse des informations concernant les effets des rayonnements sur la santé et les
niveaux d'exposition résultant de différentes sources; ces renseignements ont été pris
en compte lors de l'élaboration des Normes. Les décisions ponant sur la protection
et la sûreté ne se fondent cependant pas uniquement sur des considérations purement
scientifiques, et les Normes encouragent implicitement les responsables à porter des
jugements de valeur sur l'importance relative des différents types de risques et sur
l'équilibre à trouver entre les risques et les avantages.

EFFETS DES RAYONNEMENTS

Une exposition aux rayonnements à des doses élevées peut avoir des effets tels
que nausées, érythème ou, dans les cas graves, syndromes plus aigus qui se manifes-
tent cliniquement chez les individus exposés peu de temps après l'exposition. Ces
effets sont appelés «effets déterministes», car il est certain qu 'ils se produiront si la
dose dépasse une valeur seuil. Une exposition aux rayonnements peut également
induire des effets somatiques tels que des affections malignes qui se manifestent après
une période de latence et qui peuvent être décelables dans une population par une
étude épidémiologique; ils sont supposés être induits sur tout le spectre des doses
sans qu 'il existe de seuil. En outre, des effets héréditaires dus à une exposition à des
rayonnements ionisants ont été mis en évidence dans d'autres populations de mammi-
fères par une méthode statistique, et l'on suppose qu 'ils peuvent se produire aussi
dans les populations humaines. Ces effets décelables par une étude épidémiolo-
gique — affections malignes et effets héréditaires — sont appelés «effets stochas-
tiques» en raison de leur caractère aléatoire.
Les effets déterministes résultent de divers processus, principalement la des-
truction des cellules et le retard dans la division cellulaire provoqués par une exposi-
tion à des niveaux élevés de rayonnements. S'ils s'étendent trop, ces processus
peuvent compromettre le fonctionnement du tissu exposé. La gravité d'un effet déter-
ministe donné chez un individu exposé augmente avec la dose au-dessus du seuil
d'apparition de cet effet.
Les effets stochastiques peuvent apparaître lorsque les cellules irradiées ne
sont pas détruites, mais modifiées. Les cellules modifiées peuvent, après un long
processus, évoluer en cancer. Les mécanismes de réparation et de défense de l'or-
ganisme rendent une telle évolution très improbable à faibles doses; néanmoins, rien
ne permet d'établir l'existence d'une dose seuil au-dessous de laquelle un cancer ne
pourrait pas se former. La probabilité d'apparition d'un cancer est plus forte
à hautes doses, mais la gravité d'un cancer éventuel est indépendante de la dose.
Si la cellule endommagée à la suite d'une exposition est une cellule germinale, dont
PRINCIPES ET OBJECTIFS FONDAMENTAUX 3

la fonction est de transmettre des informations génétiques à la descendance, il est


concevable que des effets héréditaires de différents types apparaissent chez les
descendants de la personne exposée. La probabilité des effets stochastiques est
supposée proportionnelle à la dose reçue, sans qu 'il existe de seuil de dose.
Outre les conséquences susmentionnées pour la santé, d'autres effets peuvent
apparaître chez les enfants en bas âge par suite d'une exposition de l'embryon ou
du foetus. Ces effets comprennent une augmentation de la probabilité de leucémie et,
pour une exposition à des doses supérieures à diverses valeurs seuils à certaines
périodes de la grossesse, d'arriération mentale grave et de malformations
congénitales.
Etant donné qu 'une faible probabilité d'apparition d'effets stochastiques même
aux doses les plus faibles est admise, les Normes s'appliquent à tout le spectre des
doses dans le but de limiter tout détriment radiologique qui pourrait être subi. Les
nombreux aspects de la notion de détriment radiologique font qu 'il n 'est pas sou-
haitable de choisir une seule grandeur pour la représenter. Les Normes reposent
donc sur une notion de détriment recommandée par la CIPR, qui recouvre les gran-
deurs suivantes pour les effets stochastiques: probabilité d'apparition d'un cancer
mortel imputable à une exposition; probabilité pondérée d'apparition d'un cancer
curable; probabilité pondérée d'apparition d'effets héréditaires graves; et pêne
d'espérance de vie en cas d'apparition du dommage.

PRATIQUES ET INTERVENTIONS

Les activités humaines qui ajoutent à l'exposition normale due au fond de


rayonnement ou augmentent la probabilité d'exposition sont appelées «pratiques»
dans les Normes. Les activités humaines visant à réduire l'exposition ou la probabi-
lité d'une exposition qui n 'est pas associée à une pratique sous contrôle sont dénom-
mées «interventions».
Les Normes s'appliquent à la fois à l'introduction et à l'exercice de pratiques
qui entraînent ou pourraient entraîner une exposition, ainsi qu 'aux situations défait
existantes, dans lesquelles l'exposition ou sa probabilité peut être réduite ou évitée
grâce à une intervention. Pour une pratique donnée, des dispositions de protection
et de sûreté radiologiques peuvent être prises avant son introduction, et les exposi-
tions associées et leurs probabilités peuvent être restreintes dès le départ. Dans le
cas d'une intervention, l'exposition ou la probabilité d'exposition résultent de cir-
constances déjà présentes, et l'on ne peut les réduire qu 'au moyen d'actions correc-
tives ou protectrices.
Les pratiques auxquelles se rapportent les Normes sont les suivantes: activités
comportant la production de sources de rayonnements; recours aux rayonnements et
aux substances radioactives en médecine, dans la recherche, dans l'industrie, en
agriculture et dans l'enseignement; production d'électricité d'origine nucléaire, et
4 PREAMBULE

ensemble du cycle des activités associées, depuis l'extraction et le traitement de


minerais radioactifs jusqu 'à la gestion des déchets radioactifs en passant par l'ex-
ploitation des réacteurs nucléaires et des installations du cycle du combustible; et
activités, telles que l'extraction souterraine de charbon, de phosphates et autres
minéraux, qui peuvent accroître l'exposition à des substances radioactives
naturelles. Les situations qui peuvent nécessiter une intervention sont les suivantes:
exposition chronique à des sources naturelles de rayonnements, comme le radon
dans les habitations, et à des résidus radioactifs provenant d'activités et d'événe-
ments passés; situations d'exposition d'urgence qui peuvent résulter d'accidents ou
d'insuffisances dans des pratiques existantes.

CATEGORIES D'EXPOSITIONS

L'exercice normal de certaines pratiques entraîne quasi inévitablement des


expositions dont la valeur est prévisible, quoique avec un certain degré d'incertitude:
ces expositions prévues sont appelées dans les Normes «expositions normales». On
peut également envisager des scénarios dans lesquels une exposition est susceptible
de se produire, mais non certaine: ces expositions inattendues mais possibles sont
dénommées «expositions potentielles». Les expositions potentielles peuvent devenir
réelles si une situation inattendue se présente effectivement, par exemple à la suite
de la défaillance d'un matériel, d'erreurs de conception ou d'exploitation, ou de
variations imprévues des conditions environnementales, par exemple sur un site
de stockage de déchets radioactifs. Si de tels événements sont envisageables, on
peut estimer leur probabilité ainsi que l'exposition qu 'ils entraîneraient.
Le moyen spécifié dans les Normes pour maîtriser les expositions normales
consiste à restreindre les doses délivrées. La maîtrise des expositions potentielles
passe essentiellement par une bonne conception des installations, du matériel et des
procédures de conduite; ce moyen vise à restreindre la probabilité d'apparition
d'événements qui pourraient entraîner des expositions non programmées et à limiter
les valeurs des expositions que ces événements entraîneraient s'ils se produisaient
néanmoins.
Les expositions auxquelles les Normes se rapportent comprennent les exposi-
tions, tant normales que potentielles, des travailleurs exerçant leur activité profes-
sionnelle, des patients au cours d'un diagnostic ou d'un traitement, et des personnes
du public qui peuvent subir les effets d'une pratique ou d'une intervention. Pour les
situations d'intervention, l'exposition peut être chronique et, dans certains cas d'ur-
gence, temporaire. Les expositions sont donc réparties en «expositions profession-
nelles», qui sont subies au travail et résultent principalement de ce travail,
«expositions médicales», qui sont essentiellement celles que subissent les patients au
cours d'un diagnostic ou d'un traitement, et «expositions du public», qui compren-
nent toutes les autres expositions.
PRINCIPES ET OBJECTIFS FONDAMENTAUX 5

Les Normes sont destinées à englober toutes les personnes qui peuvent être
exposées à des rayonnements, y compris celles des générations futures qui pourraient
subir les effets de pratiques ou d'interventions actuelles.

PRINCIPES FONDAMENTAUX

Les Normes reposent sur les principes de protection et de sûreté radiologiques


élaborés par la. CIPR et l'INSA G. Ces principes sont énoncés en détail dans les publi-
cations de ces organes, et il n 'est pas aisé de les paraphraser sans les dénaturer.
On peut cependant les résumer brièvement comme suit en simplifiant: une pratique
qui entraîne ou pourrait entraîner une exposition ne devrait être adoptée que si elle
procure aux individus exposés ou à la société un avantage qui l'emporte sur le détri-
ment radiologique qu 'elle provoque ou pourrait provoquer (autrement dit, la pra-
tique doit être justifiée)1 ; les doses individuelles dues à l'ensemble des expositions
imputables à toutes les pratiques pertinentes ne devraient pas dépasser des limites
de dose déterminées; les sources de rayonnements et les installations émettant des
rayonnements devraient être pourvues des meilleurs moyens de protection et de
sûreté disponibles eu égard aux circonstances, de façon que la valeur et la probabi-
lité des expositions ainsi que le nombre des individus exposés soient au niveau le plus
bas qu 'il soit raisonnablement possible d'atteindre compte tenu des facteurs écono-
miques et sociaux, et que les doses auxquelles elles donnent lieu ainsi que les risques
qu 'elles présentent fassent l'objet de contraintes (autrement dit, la protection et la
sûreté devraient être optimisées); l'exposition due à des sources de rayonnements qui
ne sont pas associées à une pratique devrait être réduite par une intervention lorsque
cela seles doses individuelles dues à l'ensemble des expositions imputables à toutes
les pratiques pertinentes ne devraient pas dépasser des limites de dose déterminées;
les sources de rayonnements et les installations émettant des rayonnements devraient
être pourvues des meilleurs moyens de protection et de sûreté disponibles eu égard
aux. circonstances, de façon que la valeur et la probabilité des expositions ainsi que
le nombre des individus exposés soient au niveau le plus bas qu 'il soit raisonnable-
ment possible d'atteindre compte tenu des facteurs économiques et sociaux, et que
les doses auxquelles elles donnent lieu ainsi que les risques qu 'elles présentent fas-
sent l'objet de contraintes (autrement dit, la protection et la sûreté devraient être
optimisées); l'exposition due à des sources de rayonnements qui ne sont pas
associées à une pratique devrait être réduite par une intervention lorsque cela se
justifie, et les mesures d'intervention devraient être optimisées; la personne physique

' L'existence ou l'établissement d'une réglementation particulière pour un type


d'activité suffit habituellement à démontrer que le principle de la justification est respecté
en ce qui concerne ce type d'activitié.
6 PREAMBULE

ou morale autorisée à exercer une pratique mettant en jeu une source de rayonne-
ments devrait être responsable au premier chef de la protection et de la sûreté; il
faudrait que soit inculquée une culture de sûreté régissant les attitudes et le com-
portement en matière de protection et de sûreté de tous les individus et organismes
s'occupant de sources de rayonnements; la conception et les procédures d'exploita-
tion des sources de rayonnements devraient comporter des mesures de défense en
profondeur pour pallier d'éventuelles défaillances dans les mesures de protection et
de sûreté; et la protection et la sûreté devraient être assurées par la rationalisation
de la gestion et une bonne conception technique, l'assurance de la qualité, la forma-
tion et la qualification du personnel, des analyses de sûreté approfondies et la prise
en compte des enseignements tirés de l'expérience et de la recherche.

GRANDEURS ET UNITES

Les Normes comprennent essentiellement des prescriptions qualitatives, mais


elles fixent également des limites quantitatives et des niveaux indicatifs. A cette fin,
les principales grandeurs physiques employées dans les Normes sont le taux de trans-
formations nucléaires des radionucléides (activité) et l'énergie transmise à une sub-
stance dans une unité de masse par les rayonnements auxquels elle est exposée (dose
absorbée). L'unité d'activité est l'inverse de la seconde, correspondant au nombre
de transformations (ou de désintégrations) nucléaires par seconde, et son nom est
le becquerel (Bq). L'unité de dose absorbée est le joule par kilogramme, appelé
gray (Gy).
La dose absorbée est la grandeur dosimétrique de base utilisée dans les
Normes. Elle n 'est cependant pas tout à fait satisfaisante aux fins de la protection
radiologique, car la capacité d'endommager les tissus humains varie d'un type de
rayonnement à l'autre. En conséquence, la dose absorbée moyenne dans un tissu ou
dans un organe est multipliée par un facteur de pondération radiologique qui tient
compte de l'efficacité du type de rayonnement considéré pour ce qui est de l'induc-
tion d'effets sur la santé; la grandeur résultante est appelée dose équivalente. On
emploie la dose équivalente lorsque des organes ou des tissus déterminés sont irra-
diés, mais la probabilité d'effets stochastiques nocifs dus à une dose équivalente don-
née varie selon les organes et les tissus. La dose équivalente à chaque organe ou
tissu est donc multipliée par un facteur de pondération tissulaire lié à la radiosensibi-
lité de l'organe. La somme des doses équivalentes pondérées à tous les tissus exposés
chez un individu est appelée «dose effective». L'unité de dose équivalente et de dose
effective est la même que l'unité de dose absorbée, à savoir le joule par kilogramme,
mais on emploie le nom de sievert (Sv) afin d'éviter toute confusion avec l'unité de
dose absorbée (Gy).
Lorsque des radionucléides sont incorporés dans l'organisme, la dose qui en
résulte est délivrée aussi longtemps au 'ils y séjournent. La dose engagée est la dose
PRINCIPES ET OBJECTIFS FONDAMENTAUX 7

totale délivrée pendant cette période; elle est égale à la valeur de l'intégrale du débit
de dose sur un temps spécifié. Toute restriction concernant la dose s'applique à la
dose engagée due à l'incorporation.
L'incidence totale de l'exposition résultant d'une pratique ou d'une source
donnée dépend du nombre des individus exposés et des doses qu 'ils reçoivent. La
dose collective, définie comme étant la somme des produits obtenus en multipliant
la dose moyenne à chaque groupe de personnes exposées par le nombre d'individus
de chaque groupe, peut donc servir à caractériser l'incidence radiologique d'une
pratique ou d'une source. L'unité de dose collective est l'homme-sievert (h-Sv).

ROLE DES POUVOIRS PUBLICS EN MATIERE DE REGLEMENTATION

Les Normes visent à imposer des prescriptions aux personnes physiques ou


morales autorisées à exercer des pratiques donnant lieu à une exposition ou à inter-
venir afin de réduire des expositions existantes; ces personnes sont responsables au
premier chef de l'application des Normes. Toutefois, il incombe aux pouvoirs publics
de veiller au respect de ces prescriptions, en général par le biais d'un système de
réglementation comprenant notamment un organisme de réglementation, et de
prévoir et d'appliquer des mesures dans certaines circonstances. En outre, les pou-
voirs publics fournissent en général certains services essentiels en matière de protec-
tion et de sûreté radiologiques et pour les interventions qui dépassent ou complètent
les moyens des personnes physiques ou morales autorisées à exercer les pratiques
en question.
Les Normes reposent donc sur l'hypothèse qu'il existe une infrastructure
nationale permettant aux pouvoirs publics d'assumer leurs responsabilités en matière
de protection et de sûreté radiologiques.

INFRASTRUCTURES NATIONALES

Les éléments essentiels d'une infrastructure nationale sont: une législation et


une réglementation; un Organisme de réglementation habilité à autoriser et à inspec-
ter les activités réglementées et à veiller au respect de la législation et de la
réglementation; des ressources suffisantes; et des effectifs adéquats en personnel
qualifié. Les infrastructures doivent comprendre aussi les moyens nécessaires pour
traiter les problèmes sociétaux qui n 'entrent pas dans le champ des obligations juri-
diques des personnes physiques ou morales autorisées à exercer des pratiques met-
tant enjeu des sources de rayonnements. Ainsi, les autorités nationales veillent à ce
que des dispositions appropriées soient prises pour la détection de toute accumula-
tion de substances radioactives dans l'environnement, l'évacuation des déchets
radioactifs et la préparation des interventions, notamment dans les situations
8 PREAMBULE

d'urgence qui pourraient entraîner une exposition du public. Elles doivent aussi
prendre des dispositions pour le contrôle des sources de rayonnements dont aucun
autre organisme n 'est responsable, telles que les sources naturelles et les résidus
radioactifs provenant de pratiques antérieures.
Les infrastructures nationales doivent assurer que des dispositions adéquates
sont prises par les responsables de la formation théorique et pratique d'experts quali-
fiés en matière de protection et de sûreté radiologiques, et pour la circulation des
informations entre les experts qualifiés. Dans un domaine voisin, il leur incombe
d "instituer des moyens appropriés pour informer le public, ses représentants et les
médias sur les questions de santé et de sûreté liées aux activités entraînant une expo-
sition et sur les processus de réglementation. La fourniture de ces informations faci-
lite la fixation des priorités nationales et l'affectation des ressources à la protection
et à la sûreté par les organes politiques et contribue en outre à rendre le processus
de réglementation plus aisément compréhensible.
Les infrastructures nationales doivent aussi comporter les installations et les
services qui sont essentiels pour la protection et la sûreté radiologiques, mais qui
dépassent les moyens exigés des personnes physiques ou morales autorisées à exercer
des pratiques. Il s'agit notamment des installations et services nécessaires pour les
interventions, la dosimétrie individuelle et le contrôle radiologique de l'environne-
ment, et pour l'étalonnage et la comparaison interlaboratoires des appareils de
mesure des rayonnements. Les services peuvent aussi comprendre la centralisation
des dossiers d'exposition professionnelle et la communication de renseignements sur
la fiabilité des appareils. La fourniture de tels services à l'échelon national ne
diminue en rien la responsabilité en matière de protection et de sûreté radiologiques
qui incombe en dernier ressort aux personnes physiques ou morales autorisées à
exercer les pratiques.

ORGANISME DE REGLEMENTATION
Afin que les Normes soient appliquées intégralement et correctement, il est
nécessaire que les pouvoirs publics mettent en place un organisme qui réglemente
l'introduction et l'exercice de toute pratique mettant en jeu des sources de rayonne-
ments. Cet Organisme de réglementation doit être doté de pouvoirs et de ressources
suffisants pour réglementer de manière efficace, et il devrait être indépendant des
départements ministériels et organismes publics chargés de promouvoir et de
développer les pratiques réglementées. Il doit également être indépendant des
titulaires d'enregistrements ou de licences, ainsi que des concepteurs et construc-
teurs des sources de rayonnements utilisées dans les pratiques. La séparation effec-
tive des attributions de l'Organisme de réglementation et de celles de toute autre
partie doit être définie clairement, de façon que les responsables de la réglementa-
tion conservent leur indépendance de jugement et de décision en tant qu 'autorités de
sûreté.
PRINCIPES ET OBJECTIFS FONDAMENTAUX 9

Pour la rédaction des Normes, on a admis qu 'un seul Organisme de réglemen-


tation était chargé de tous les aspects de la protection et de la sûreté radiologiques
dans un pays. Cela dit, dans certains pays, la responsabilité de la réglementation
de certaines pratiques ou de certains aspects de la protection et de la sûreté radiolo-
giques peut être répartie entre plusieurs autorités. Par conséquent, l'expression
«Organisme de réglementation» est en général employée dans les Normes pour
désigner l'Organisme de réglementation compétent pour la source ou l'aspect de la
protection et de la sûreté radiologiques considéré. Quelle que soit la répartition des
responsabilités en matière de réglementation, les pouvoirs publics doivent faire en
sorte que tous les aspects soient pris en compte; par exemple, ils doivent veiller à
ce qu 'un organisme déterminé se voie attribuer la responsabilité de la surveillance
réglementaire des mesures de protection et de sûreté concernant les patients et des
mesures d'assurance de la qualité relatives aux appareils et techniques destinés aux
applications médicales des rayonnements.
Le type de système réglementaire adopté dans un pays dépendra de l'ampleur
ou de la taille des pratiques et sources réglementées, de leur complexité et de leurs
incidences sur la sûreté, ainsi que des traditions réglementaires du pays. Les
mécanismes par lesquels sont remplies les fonctions réglementaires peuvent varier,
certaines autorités étant totalement autonomes, alors que d'autres délèguent des
tâches d'inspection, d'évaluation ou autres à différentes administrations ou à des
organismes publics ou privés. L'Organisme de réglementation peut aussi être auto-
nome pour ce qui est des compétences spécialisées, ou recourir aux services de
conseillers et de comités consultatifs.
Les fonctions générales de l'Organisme de réglementation comprennent l'exa-
men des demandes d'autorisation d'exercer des pratiques qui comportent ou pour-
raient comporter une exposition, l'autorisation de ces pratiques et des sources qui
leur sont associées sous certaines conditions, l'exécution d'inspections périodiques
destinées à vérifier que les conditions sont respectées et, le cas échéant, l'application
de mesures visant à assurer le respect de la réglementation et des normes. A ces fins,
il faut disposer de mécanismes de déclaration, d'enregistrement et de délivrance de
licences pour les sources associées aux pratiques et prévoir que, sous certaines con-
ditions, les sources ou les pratiques puissent être exclues du champ d'application des
prescriptions réglementaires ou exemptées de celles-ci. Des dispositions doivent
aussi être prises pour assurer la surveillance, le contrôle radiologique, l'examen, la
vérification et l'inspection des sources et veiller à l'existence de plans adéquats pour
faire face aux accidents radiologiques et effectuer les interventions d'urgence.
L'efficacité des mesures de protection et de sûreté radiologiques doit être évaluée
pour chaque pratique autorisée, de même que l'incidence potentielle globale des
pratiques autorisées.
Les pouvoirs des inspecteurs de l'Organisme de réglementation doivent être
bien définis, et les mesures d'exécution doivent être cohérentes, les responsables des
sources devant avoir la possibilité d'exercer des recours. Les directives destinées aux
10 PREAMBULE

inspecteurs et aux personnes physiques ou morales soumises à la réglementation doi-


vent être claires. L'Organisme de réglementation doit éventuellement donner des
indications sur la façon de satisfaire à certaines prescriptions réglementaires
applicables à différentes pratiques, par exemple en publiant des guides réglemen-
taires. Il faut susciter un climat d'ouverture et de coopération entre les inspecteurs
et les personnes physiques ou morales soumises à la réglementation et, en par-
ticulier, que ces dernières facilitent aux inspecteurs l'accès aux locaux et aux
informations.
L'Organisme de réglementation a en outre la responsabilité d'exiger de toutes
les parties concernées qu'elles instaurent une culture de sûreté consistant en un
engagement individuel et collectif en faveur de la sûreté de la pan des travailleurs,
des dirigeants et des responsables de la réglementation; en une responsabilisation
de tous les individus en matière de protection et de sûreté, notamment au niveau de
la direction; et en mesures visant à encourager une attitude de remise en question
systématique, le désir d'apprendre et le refus de se contenter des résultats acquis en
matière de sûreté.
L'Organisme de réglementation et les personnes physiques ou morales sou-
mises à la réglementation doivent tenir dûment compte de l'expérience générale et
des innovations les plus récentes dans les domaines de la protection radiologique et
de la sûreté des sources.
PRESCRIPTIONS GENERALES
1. PRESCRIPTIONS GENERALES

1. PRESCRIPTIONS GENERALES

DEFINITIONS
1.1. Les termes sont interprétés conformément aux définitions données dans
le glossaire.

OBJET
1.2. Les présentes Normes énoncent les prescriptions fondamentales pour la pro-
tection des personnes contre une exposition à des rayonnements ionisants et pour la
sûreté des sources de rayonnements, ci-après dénommées «protection» et «sûreté».

CHAMP D'APPLICATION

1.3. Les Normes s'appliquent aux pratiques, y compris les sources associées à
ces pratiques, ainsi qu'aux interventions qui:

a) sont mises en oeuvre dans un Etat qui choisit d'adopter les Normes ou demande
à l'une des organisations de parrainage de prendre des dispositions en vue de
l'application des Normes;
b) sont entreprises par des Etats avec le concours de l'AIEA, de la FAO, de
l'OIT, de l'OMS ou de l'OPS, eu égard aux règles et règlements nationaux
applicables;
c) sont mises en oeuvre par l'AIEA, ou comportent l'utilisation de matières, de
services, d'équipements, d'installations et d'informations non publiées fournis
par l'AIEA ou à sa demande, ou sous sa direction ou son contrôle;
d) sont mises en oeuvre en vertu d'un accord bilatéral ou multilatéral dans lequel
les parties demandent à l'AIEA de prendre des dispositions pour l'application
des Normes.

EXCLUSIONS

1.4. Toute exposition dont la valeur ou la probabilité n'est pas véritablement sus-
ceptible d'être maîtrisée par le biais des prescriptions des Normes est réputée exclue
du champ d'application des Normes2.

2
Comme exemples, on peut citer les expositions dues à "^K dans l'organisme,
au rayonnement cosmique à la surface de la terre et à des concentrations non modifiées de
radionucléides dans la plupart des matières premières.

13
14 PRESCRIPTIONS PRINCIPALES

PARTIES RESPONSABLES

1.5. L'Organisme de réglementation et, en cas d'intervention, les organismes


d'intervention, ont la responsabilité de veiller au respect des Normes.

1.6. Les parties principales auxquelles incombent essentiellement des respon-


sabilités dans l'application des Normes sont les suivantes:

a) titulaires d'enregistrements ou de licences;


b) employeurs.

1.7. D'autres parties ont subsidiairement des responsabilités dans l'application


des Normes. Il peut s'agir, selon les cas, des parties suivantes:

a) fournisseurs;
b) travailleurs;
c) responsables de la protection radiologique;
d) praticiens;
e) professionnels de la santé;
f) experts qualifiés;
g) comités d'éthique;
h) toute autre partie à laquelle une partie principale a délégué des responsabilités
particulières.

1.8. Les parties ont les responsabilités générales et particulières énoncées dans
les Normes.

1.9. Les responsabilités générales des parties principales, dans le cadre des
prescriptions spécifiées par l'Organisme de réglementation, sont les suivantes:

a) établir des objectifs de protection et de sûreté conformes aux prescriptions per-


tinentes des Normes;
b) élaborer, mettre en oeuvre et documenter un programme de protection et de
sûreté qui soit en rapport avec la nature et l'étendue des risques associés aux
pratiques et aux interventions dont elles ont la responsabilité et suffisant pour
assurer le respect des prescriptions des Normes, et, dans le cadre de ce
programme:

i) définir les mesures et les ressources nécessaires pour atteindre les objec-
tifs de protection et de sûreté et faire en sorte que ces ressources soient
allouées et que ces mesures soient correctement appliquées;
1. PRESCRIPTIONS GENERALES 15

ii) maintenir ces mesures et ces ressources à l'examen et vérifier régulière-


ment que les objectifs de protection et de sûreté sont atteints;
iii) déceler les faiblesses et les insuffisances éventuelles dans les mesures et
les ressources de protection et de sûreté et agir de façon à les corriger
et à empêcher qu'elles ne réapparaissent;
iv) instituer des mécanismes destinés à faciliter, le cas échéant par l'inter-
médiaire de représentants, les consultations et la coopération entre toutes
les parties intéressées en matière de protection et de sûreté;
v) tenir les dossiers appropriés concernant l'exercice de leurs
responsabilités.

INSPECTIONS

1.10. Les parties principales permettent aux représentants dûment autorisés de


l'Organisme de réglementation et, s'il y a lieu, des organisations de parrainage com-
pétentes, d'examiner les dossiers de protection et de sûreté et d'inspecter comme il
convient leurs activités autorisées.

NON-RESPECT

1.11. En cas de violation de l'une quelconque des prescriptions applicables des


Normes, les parties principales, selon qu'il convient:

a) procèdent à une investigation sur cette violation et sur ses causes, circonstances
et conséquences;
b) prennent les mesures appropriées pour remédier aux circonstances qui ont con-
duit à cette violation et pour empêcher la répétition de violations analogues;
c) informent l'Organisme de réglementation et, s'il y a lieu, les organisations de
parrainage compétentes, des causes de cette violation et des mesures correc-
tives ou préventives mises en oeuvre ou à mettre en œuvre; et
d) prennent toute autre mesure qu'exigent les Normes.

1.12. Toute violation des Normes est signalée sans délai, et immédiatement si une
situation d'exposition d'urgence s'est créée ou se crée.

1.13. Le fait de ne pas entreprendre d'actions correctives ou préventives dans un


délai raisonnable conformément à la réglementation nationale est une cause de
modification, de suspension ou de retrait de toute autorisation accordée par
l'Organisme de réglementation ou, le cas échéant, par l'organisation de parrainage
compétente.
16 PRESCRIPTIONS PRINCIPALES

1.14. Les violations intentionnelles, les tentatives de violation ou les ententes


délictueuses visant à la violation d'une prescription quelconque des Normes relèvent
des dispositions prévues pour ces infractions dans la législation nationale, ou par
l'Organisme de réglementation, ou, le cas échéant, par l'organisation de parrainage
compétente.

ENTREE EN VIGUEUR
1.15. Les Normes entrent en vigueur un an après la date de leur adoption ou de
leur entérinement, selon le cas, par les différentes organisations de parrainage.

1.16. Si un Etat décide d'adopter les Normes, celles-ci entrent en vigueur à la date
indiquée lors de leur adoption officielle par cet Etat.

1.17. Si l'Organisme de réglementation ou, lorsqu'il y a lieu, l'organisation de


parrainage compétente exige qu'une pratique ou une source existante soit modifiée
de manière à être conforme à une prescription des Normes, cette prescription prend
effet dans un délai approuvé si un tel délai est nécessaire pour apporter la
modification.

REGLEMENT DES CONFLITS


1.18. Les prescriptions des Normes s'ajoutent, et ne se substituent pas, aux autres
prescriptions applicables, telles que celles des conventions pertinentes ayant force
obligatoire et des réglementations nationales.

1.19. En cas de conflit entre les prescriptions des Normes et d'autres prescriptions
applicables, l'Organisme de réglementation détermine quelle est la prescription qu'il
faut faire respecter.

1.20. Aucune disposition des Normes n'est interprétée comme restreignant les
mesures qui pourraient par ailleurs être nécessaires aux fins de la protection et de
la sûreté.

INTERPRETATION

1.21. Sauf autorisation expresse de l'organe directeur statutaire d'une organisa-


tion de parrainage compétente, aucune interprétation des Normes par un fonction-
naire ou un employé de cette organisation de parrainage, à l'exception d'une
interprétation écrite de son Directeur général, n'obligera l'organisation de
parrainage.
1. PRESCRIPTIONS GENERALES 17

COMMUNICATIONS

1.22. La partie responsable appropriée, telle qu'elle est déterminée par les
Normes, fait rapport sur le respect des prescriptions des Normes.

1.23. Les rapports sur le respect des prescriptions et les autres communications
concernant l'interprétation officielle des Normes sont adressés à l'Organisme de
réglementation ou aux organisations de parrainage compétentes, selon le cas.
2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES

2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES

APPLICATION

Pratiques

2.1. Les pratiques auxquelles s'appliquent les Normes sont notamment les
suivantes:

a) production de sources et utilisation de rayonnements ou de substances radio-


actives à des fins médicales, industrielles, vétérinaires ou agricoles, ou pour
l'enseignement, la formation ou la recherche, y compris toute activité liée
à cette utilisation qui entraîne ou pourrait entraîner une exposition à des
rayonnements ou à des substances radioactives;
b) production d'électricité d'origine nucléaire, y compris toute activité du cycle
du combustible nucléaire qui entraîne ou pourrait entraîner une exposition à
des rayonnements ou à des substances radioactives;
c) pratiques donnant lieu à une exposition à des sources naturelles, dont
l'Organisme de réglementation spécifie qu'elles doivent être contrôlées;
d) toute autre pratique spécifiée par l'Organisme de réglementation.

Sources

2.2. Les sources associées à des pratiques auxquelles s'appliquent les prescrip-
tions des Normes relatives aux pratiques sont notamment les suivantes:

a) substances radioactives et dispositifs contenant des substances radioactives ou


émettant des rayonnements, dont les produits de consommation, les sources
scellées, les sources non scellées et les générateurs de rayonnements, y com-
pris les appareils de radiographie mobiles;
b) établissements et installations contenant des substances radioactives ou des dis-
positifs émettant des rayonnements, dont les installations d'irradiation, les
mines et usines de préparation des minerais radioactifs, les installations de
traitement de substances radioactives, les installations nucléaires et les installa-
tions de gestion des déchets radioactifs;
c) toute autre source spécifiée par l'Organisme de réglementation.

2.3. Les prescriptions des Normes s'appliquent, selon qu'il convient, à chaque
source de rayonnements se trouvant dans un établissement ou une installation et
à l'ensemble de l'établissement ou de l'installation considéré comme une source,
conformément aux prescriptions de l'Organisme de réglementation.

18
PRESCRIPTIONS PRINCIPALES 19

Expositions

2.4. Les expositions auxquelles s'appliquent les prescriptions des Normes sont
toutes les expositions professionnelles, les expositions médicales ou les expositions
du public dues à des pratiques pertinentes ou à des sources associées à ces pratiques,
qu'il s'agisse d'expositions normales ou d'expositions potentielles.

2.5. L'exposition à des sources naturelles est normalement considérée comme


une situation d'exposition chronique et, s'il y a lieu, soumise aux prescriptions rela-
tives aux interventions, si ce n'est que3:
a) l'exposition du public due à des rejets d'effluents ou à l'évacuation de déchets
radioactifs résultant d'une pratique qui met en jeu des sources naturelles est
soumise aux prescriptions relatives aux pratiques figurant dans la présente sec-
tion, sauf si l'exposition est exclue ou si la pratique ou la source est exemptée;
b) l'exposition professionnelle des travailleurs aux sources naturelles est soumise
aux prescriptions relatives aux pratiques figurant dans la présente section si
lesdites sources entraînent:

i) une exposition au radon nécessitée par ou directement liée à leur travail, que
l'exposition soit supérieure ou inférieure au niveau d'action pour l'action
corrective dans les situations d'exposition chronique au radon dans les lieux
de travail4, à moins que l'exposition ne soit exclue ou que la pratique ou
la source ne soit exemptée; ou
ii) une exposition au radon qui n'est pas liée à leur travail, mais qui est
supérieure au niveau d'action pour l'action corrective dans les situations
d'exposition chronique au radon dans les lieux de travail4, à moins que
l'exposition ne soit exclue ou que la pratique ou la source ne soit exemptée;
ou
iii) une exposition dont l'Organisme de réglementation spécifie qu'elle est sou-
mise à de telles prescriptions.

3
Au moment où les Nonnes ont été avalisées, les recommandations quantitatives de
la CIPR dont on disposait au sujet de la protection contre l'exposition aux sources naturelles
ne concernaient que le radon. H a donc été décidé que les obligations générales pour les pra-
tiques en ce qui concerne la protection contre les sources naturelles seraient les suivantes: l'ex-
position aux sources naturelles, qui constitue normalement une situation d'exposition
chronique, devrait faire l'objet d'une intervention, et les prescriptions relatives aux pratiques
devraient, d'une manière générale, se limiter au radon, l'exposition aux autres sources
naturelles devant en principe être traitée au moyen de l'exclusion ou de l'exemption de la
source ou d'une autre manière au gré de l'Organisme de réglementation.
4
Voir l'appendice complémentaire VI, Principes directeurs pour les niveaux dans les
situations d'exposition chronique, par. VI-3.
20 2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES

2.6. Les prescriptions détaillées relatives aux expositions professionnelles, aux


expositions médicales, aux expositions du public et aux expositions potentielles sont
énoncées respectivement dans les appendices I, II, III et IV. Elles sont considérées
comme découlant subsidiairement de celles qui sont énoncées dans la présente sec-
tion, à moins que des options plus opportunes pour la protection et la sûreté ne soient
définies par l'Organisme de réglementation ou, lorsqu'il y a lieu, par l'organisation
de parrainage compétente.

OBLIGATIONS FONDAMENTALES

Obligations générales

2.7. Aucune pratique n'est adoptée, introduite, exercée, interrompue ou arrêtée


et aucune source associée à une pratique n'est, selon le cas, extraite, préparée, trai-
tée, conçue, fabriquée, construite, assemblée, acquise, importée, exportée, dis-
tribuée, vendue, prêtée, louée, reçue, implantée, installée, mise en service,
possédée, utilisée, exploitée, entretenue, réparée, transférée, déclassée, démontée,
transportée, entreposée ou évacuée, sauf conformément aux prescriptions
appropriées des Normes, à moins que l'exposition résultant de cette pratique ou de
cette source ne soit exclue du champ d'application des Normes ou que la pratique
ou la source ne soit exemptée des prescriptions des Normes, y compris les prescrip-
tions concernant la déclaration et l'autorisation.

2.8. L'application des prescriptions des Normes aux pratiques, aux sources
associées à des pratiques ou aux actions visées au paragraphe 2.7 est proportionnée
aux caractéristiques de la pratique ou de la source ainsi qu'à la valeur et à la probabi-
lité des expositions et est en outre conforme aux prescriptions de l'Organisme de
réglementation ou, chaque fois qu'il y a lieu, des organisations de parrainage com-
pétentes. Les prescriptions ne sont pas toutes applicables à chaque pratique ou
source, ni à chacune des actions visées au paragraphe 2.7.

2.9. Le transport des sources radioactives est soumis aux prescriptions du Règle-
ment de transport des matières radioactives de l'AIEA5 et aux dispositions de toute
convention internationale applicable.

5
Voir la dernière édition du Règlement de transport des matières radioactives de
l'AIEA (publiée sous le n° 6 dans la Collection Sécurité de l'AIEA (1990); édition de 1996
à paraître).
PRESCRIPTIONS PRINCIPALES 21

PRESCRIPTIONS ADMINISTRATIVES

Déclaration

2.10. Toute personne physique ou morale qui a l'intention d'entreprendre l'une


des actions visées dans les Normes sous «Obligations générales» pour les pratiques
(voir les paragraphes 2.7 et 2.8) adresse une déclaration à l'Organisme de réglemen-
tation pour lui faire part de cette intention6. Dans le cas des produits de consomma-
tion, une déclaration n'est exigée que pour leur fabrication, leur assemblage, leur
importation et leur distribution.

Autorisation: enregistrement ou délivrance d'une licence

2.11. La personne physique ou morale responsable d'une source scellée, d'une


source non scellée ou d'un générateur de rayonnements demande à l'Organisme de
réglementation une autorisation qui prend la forme d'un enregistrement7 ou d'une
licence, à moins que la source ne soit exemptée.

2.12. La personne physique ou morale responsable d'une installation d'irradia-


tion, d'une mine ou d'une usine de préparation de minerais radioactifs, d'une instal-
lation de traitement de substances radioactives, d'une installation nucléaire, d'une
installation de gestion des déchets radioactifs ou de toute utilisation d'une source, que
l'Organisme de réglementation n'a pas désignée comme étant susceptible de faire
l'objet d'un enregistrement, demande à l'Organisme de réglementation une autorisa-
tion qui prend la forme d'une licence.

2.13. Toute personne physique ou morale qui demande une autorisation:

a) soumet à l'Organisme de réglementation et, s'il y a lieu, à l'organisation de


parrainage compétente les informations nécessaires à l'appui de la demande;

6
La déclaration seule suffit à condition qu'il soit peu probable que les expositions
normales associées à la pratique ou à l'action dépassent une faible fraction — spécifiée par
l'Organisme de réglementation — des limites pertinentes et que la probabilité et l'ampleur
escomptée de l'exposition potentielle et de toute autre conséquence préjudiciable soient
négligeables.
7
Les pratiques qui se prêtent généralement à l'enregistrement sont celles pour
lesquelles: a) la sûreté peut être en grande partie assurée par la conception des installations
et des équipements; b) les procédures d'exploitation sont simples à appliquer; c) la formation
à dispenser en matière de sûreté est minime; et d) les opérations n'ont donné lieu qu'a quelques
problèmes de sûreté dans le passé. Les pratiques comportant des opérations qui ne varient
guère sont celles qui se prêtent le mieux à l'enregistrement.
22 2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES

b) n'entreprend aucune des actions visées dans les Normes sous «Obligations
générales» pour les pratiques (voir les paragraphes 2.7 et 2.8) avant que
l'enregistrement ou la licence, selon le cas, n'ait été accordé;
c) détermine la nature, la valeur et la probabilité des expositions imputées à la
source et prend toutes les mesures nécessaires pour la protection et la sûreté
tant des travailleurs que du public;
d) si l'exposition peut être supérieure à tout niveau spécifié par l'Organisme de
réglementation, fait procéder à une évaluation de sûreté qui est jointe à la
demande présentée à l'Organisme de réglementation.

2.14. Dans la demande d'autorisation, la personne physique ou morale respon-


sable d'une source devant être utilisée pour des expositions médicales:

a) indique les qualifications, en matière de protection radiologique, des praticiens


qui seront désignés nommément en tant que tels dans l'enregistrement ou la
licence; ou
b) déclare que seuls des praticiens ayant, en matière de protection radiologique,
les qualifications spécifiées dans la réglementation pertinente ou devant l'être
dans l'enregistrement ou la licence seront habilités à prescrire des expositions
médicales au moyen de la source autorisée.

Personnes physiques ou morales autorisées: titulaires d'enregistrements ou de


licences

2.15. Les titulaires d'enregistrements ou de licences ont la responsabilité de


mettre en place et d'appliquer les mesures techniques et organisationnelles néces-
saires pour assurer la protection et la sûreté en ce qui concerne les sources pour
lesquelles ils ont reçu une autorisation. Ils peuvent charger d'autres personnes d'ac-
tions et de tâches liées à ces mesures, mais ils conservent la responsabilité de ces
actions et de ces tâches. Les titulaires d'enregistrements ou de licences désignent
nommément ceux qui sont chargés de veiller au respect des Normes.

2.16. Les titulaires d'enregistrements ou de licences font part à l'Organisme de


réglementation de leur intention de procéder à des modifications portant sur les pra-
tiques ou les sources pour lesquelles ils ont reçu une autorisation, lorsque ces modifi-
cations pourraient avoir des conséquences importantes pour la protection ou la
sûreté, et n'apportent ces modifications que s'ils ont été expressément autorisés à le
faire par l'Organisme de réglementation.
PRESCRIPTIONS PRINCIPALES 23

Exemption

2.17. Les pratiques et les sources associées à des pratiques peuvent être exemp-
tées des prescriptions des Normes à condition que les sources satisfassent:
a) aux prescriptions relatives à l'exemption énoncées à l'appendice complémen-
taire I; ou
b) aux niveaux d'exemption définis par l'Organisme de réglementation sur la base
des critères d'exemption spécifiés à l'appendice complémentaire I.

2.18. Il n'est pas accordé d'exemption pour les pratiques considérées comme non
justifiées.

Libération

2.19. Les sources, y compris les substances, matières et objets associés à des pra-
tiques déclarées ou autorisées, peuvent être affranchies des prescriptions des Normes
sous réserve qu'elles satisfassent à des niveaux de libération approuvés par l'Or-
ganisme de réglementation. Ces niveaux de libération prennent en compte les critères
d'exemption spécifiés à l'appendice complémentaire I ou définis par l'Organisme de
réglementation sur la base des critères spécifiés dans l'appendice complémentaire I
et ne sont pas supérieurs aux niveaux d'exemption spécifiés dans cet appendice com-
plémentaire ou définis par l'Organisme de réglementation sur la base des critères
spécifiés dans ledit appendice complémentaire, sauf dispositions contraires
approuvées par l'Organisme de réglementation8.

PRESCRIPTIONS EN MATIERE DE PROTECTION


RADIOLOGIQUE

Justification des pratiques

2.20 Une pratique ou une source associée à une pratique ne devrait être autorisée
que si la pratique procure aux individus exposés ou à la société un avantage suffisant
pour compenser les effets radiologiques nocifs qu'elle pourrait entraîner, c'est-à-dire
si la pratique est justifiée, compte tenu des facteurs sociaux et économiques et des
autres facteurs pertinents.

Dans le cas de la libération en vrac dont les activités massiques sont inférieures aux
niveaux d'exemption indicatifs spécifiés dans le tableau I-I de l'appendice complémentaire I,
l'Organisme de réglementation pourra devoir examiner la question de manière plus
approfondie.
24 2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES

2.21. Les prescriptions détaillées relatives à la justification des pratiques compor-


tant des expositions médicales sont énoncées dans l'appendice IL

2.22. A l'exception des pratiques justifiées qui comportent des expositions


médicales, les pratiques suivantes sont réputées non justifiées lorsqu'elles entraînent,
par addition intentionnelle de substances radioactives ou par activation, une augmen-
tation de l'activité des marchandises ou produits qui leur sont associés:

a) pratiques concernant des aliments, des boissons, des cosmétiques ou d'autres


marchandises ou produits quels qu'ils soient, qui sont destinés à être incor-
porés par ingestion, par inhalation ou à travers la peau à l'organisme d'un être
humain ou à lui être appliqués;
b) pratiques liées à un usage frivole des rayonnements ou de substances radio-
actives dans des marchandises ou des produits tels que jouets et bijoux ou
parures.

Limitation des doses

2.23. L'exposition normale des individus est restreinte de façon que ni la dose
effective totale ni la dose équivalente totale aux organes ou tissus concernés, résul-
tant de l'association éventuelle d'expositions dues à des pratiques autorisées, ne
dépassent toute limite de dose applicable qui est spécifiée à l'appendice complémen-
taire H, sauf dans des circonstances particulières prévues dans l'appendice I. Les
limites de dose ne s'appliquent pas aux expositions médicales dues à des pratiques
autorisées.

Optimisation de la protection et de la sûreté

2.24. Pour les expositions dues à toute source associée à une pratique, sauf dans
le cas des expositions médicales thérapeutiques, la protection et la sûreté sont
optimisées de façon que la valeur des doses individuelles, le nombre de personnes
exposées et la probabilité de subir des expositions soient maintenus aussi bas qu'il
est raisonnablement possible, compte tenu des facteurs économiques et sociaux, avec
cette restriction que les doses aux individus délivrées par la source doivent faire
l'objet de contraintes de dose.

2.25. Le processus d'optimisation des mesures de protection et de sûreté com-


porte des analyses qui peuvent aller d'analyses qualitatives intuitives à des analyses
quantitatives s'appuyant sur des techniques d'aide à la décision, mais il doit être
suffisant pour que tous les facteurs pertinents soient pris en compte de manière
cohérente, de sorte qu'il aide à atteindre les objectifs suivants:
PRESCRIPTIONS PRINCIPALES 25

a) définir des mesures de protection et de sûreté optimisées dans les circonstances


existantes, compte tenu des options de protection et de sûreté disponibles ainsi
que de la nature, de la valeur et de la probabilité des expositions;
b) établir des critères fondés sur les résultats de l'optimisation en vue de res-
treindre les valeurs des expositions et leur probabilité au moyen de mesures
de prévention des accidents et d'atténuation de leurs conséquences.

Contraintes de dose

2.26. Sauf dans le cas de l'exposition médicale, l'optimisation des mesures de


protection et de sûreté concernant une source donnée associée à une pratique est sou-
mise à des contraintes de dose qui:

a) ne dépassent ni les valeurs applicables fixées ou acceptées par l'organisme de


réglementation pour cette source, ni des valeurs qui peuvent entraîner un
dépassement des limites de dose;
b) assurent, pour toute source (y compris les installations de gestion des déchets
radioactifs) susceptible de rejeter des substances radioactives dans l'environne-
ment, que les effets cumulés des rejets annuels de la source sont restreints de
façon qu'il soit peu probable qu'au cours d'une année quelconque la dose effec-
tive à l'une quelconque des personnes du public, y compris les personnes
éloignées de la source et les personnes des générations futures, dépasse toute
limite de dose applicable, compte tenu des rejets cumulés et des expositions
auxquelles devraient donner lieu toutes les autres sources et pratiques per-
tinentes sous contrôle.

Niveaux indicatifs pour les expositions médicales

2.27. Des niveaux indicatifs pour l'exposition médicale sont fixés à l'intention des
praticiens. Les niveaux indicatifs sont censés:

a) donner une indication raisonnable des doses pour les patients de corpulence
moyenne;
b) être fixés par les corps professionnels compétents en consultation avec l'Or-
ganisme de réglementation conformément aux prescriptions détaillées de l'ap-
pendice n et aux niveaux indicatifs figurant à l'appendice complémentaire ni;
c) donner des indications sur ce qu'il est possible d'atteindre avec les bonnes pra-
tiques actuelles et non pas sur ce qu'il faudrait considérer comme une perfor-
mance optimale;
d) être appliqués avec souplesse afin de permettre des expositions plus élevées si
elles sont jugées souhaitables sur la base d'un bon jugement clinique;
e) être révisés en fonction des progrès de la technologie et des techniques.
26 2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES

PRESCRIPTIONS DE GESTION

Culture de sûreté

2.28. Une culture de sûreté est suscitée et entretenue pour encourager une attitude
de remise en question et le désir d'apprendre en matière de protection et de sûreté
ainsi que le refus de se contenter des résultats acquis, et assure ainsi que:
a) des stratégies et des procédures accordant la plus haute priorité à la protection
et à la sûreté sont établies;
b) les problèmes qui influent sur la protection et la sûreté sont recensés et résolus
sans délai, d'une manière proportionnée à leur importance;
c) les responsabilités de chacun en matière de protection et de sûreté, y compris
à l'échelon de la direction, sont clairement définies et que chacun reçoit la for-
mation et possède les qualifications voulues;
d) des liaisons hiérarchiques claires sont définies pour les décisions en matière de
protection et de sûreté;
e) des dispositions organisationnelles et des lignes de communication permettant
une circulation appropriée des informations sur la protection et la sûreté aux
divers échelons de l'organisme du titulaire d'enregistrement ou de licence et
entre ces échelons sont instituées.

Assurance de la qualité

2.29. Des programmes d'assurance de la qualité sont établis qui, selon qu'il
convient:

a) donnent l'assurance que les prescriptions spécifiées en matière de protection


et de sûreté sont respectées;
b) prévoient des mécanismes et des procédures de contrôle de la qualité permet-
tant d'analyser et d'évaluer l'efficacité globale des mesures de protection et de
sûreté.

Facteurs humains

2.30. Des dispositions sont prises afin de réduire autant que possible la part de
l'erreur humaine dans les accidents et autres événements qui peuvent donner lieu à
des expositions, en assurant que:
a) tous ceux sur qui reposent la protection et la sûreté ont une formation et des
qualifications leur permettant de comprendre leurs responsabilités et de s'ac-
quitter de leurs tâches avec le discernement nécessaire et conformément aux
procédures définies;
PRESCRIPTIONS PRINCIPALES 27

b) des principes ergonomiques rationnels sont suivis, selon qu'il convient, lors de
la conception du matériel et des procédures d'exploitation, de façon à faciliter
une exploitation ou un emploi sûrs du matériel, à réduire au minimum la pos-
sibilité que des fausses manoeuvres conduisent à des accidents et à limiter les
possibilités d'interprétation erronée des indications de conditions normales et
anormales;
c) les équipements, systèmes de sûreté et prescriptions des procédures qui sont
appropriés ainsi que les autres dispositions qui sont nécessaires sont prévus
pour:

i) réduire au minimum la possibilité qu'une erreur humaine conduise à


l'exposition de quiconque par inadvertance ou de façon non
intentionnelle;
ii) fournir les moyens de déceler les erreurs humaines et de les corriger ou
de les compenser;
iii) faciliter l'intervention en cas de défaillance des systèmes de sûreté ou des
autres mesures de protection.

Experts qualifiés

2.31. Des experts qualifiés sont désignés et mis à disposition pour donner des avis
concernant le respect des Normes.

2.32. Les titulaires d'enregistrements ou de licences informent l'Organisme de


réglementation des dispositions qu'ils ont prises afin de mettre à disposition les com-
pétences nécessaires pour donner des avis concernant le respect des Normes. Les
informations communiquées précisent les attributions de tout expert qualifié désigné.

PRESCRIPTIONS TECHNIQUES

2.33. Les parties principales compétentes veillent à ce que les mesures de protec-
tion et de sûreté relatives aux pratiques et aux sources pour lesquelles elles ont des
responsabilités, autres que les installations nucléaires et les installations de gestion
des déchets radioactifs, soient régies par les prescriptions techniques interdépen-
dantes énoncées aux paragraphes 2.34-2.36. Ces prescriptions techniques sont appli-
quées lorsqu'il y a lieu et en fonction de la valeur et de la probabilité des expositions
prévisibles dues à la pratique ou à la source. Les installations nucléaires et les instal-
lations de gestion des déchets radioactifs, y compris les installations de stockage,
sont normalement soumises à des prescriptions particulières d'ordre technique ou
28 2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES

autre, telles que celles qui sont publiées dans le cadre des programmes
NUSS9 et RADWASS10 de FAIEA, ainsi qu'à d'autres prescriptions pertinentes
des organisations de parrainage. Ces prescriptions particulières concordant générale-
ment avec les Normes, les installations complexes de ce genre, en satisfaisant aux-
dites prescriptions, devraient généralement satisfaire aux Normes.

Sécurité des sources

2.34. Les sources sont mises en sûreté de façon à éviter qu'elles ne soient volées
ou endommagées et à empêcher toute personne physique ou morale non autorisée
d'entreprendre l'une quelconque des actions visées dans les Normes sous «Obliga-
tions générales» pour les pratiques (voir les paragraphes 2.7-2.9), afin:

a) que le contrôle d'une source ne cesse pas sans que toutes les prescriptions per-
tinentes spécifiées dans l'enregistrement ou la licence soient respectées, et que
des informations concernant toute source qui n'est plus soumise à un contrôle
ou qui est perdue, volée ou égarée soient communiquées immédiatement à
l'Organisme de réglementation et, s'il y a lieu, à l'organisation de parrainage
compétente;
b) qu'une source ne soit transférée que si le destinataire possède une autorisation
valide;
c) qu'un inventaire périodique des sources mobiles soit effectué à intervalles
appropriés pour confirmer qu'elles se trouvent à l'emplacement qui leur a été
affecté et qu'elles sont en sûreté.

Défense en profondeur

2.35. Un système de dispositions de protection et de sûreté comportant plusieurs


lignes de défense (défense en profondeur) et proportionné à la valeur et à la probabi-
lité des expositions potentielles est appliqué aux sources, de façon que la défaillance
d'une ligne de défense soit compensée ou corrigée par les suivantes, en vue:

a) de prévenir les accidents susceptibles d'entraîner une exposition;


b) d'atténuer les conséquences d'un tel accident s'il venait à se produire;
c) de ramener les sources dans un état sûr après un tel accident.

9
Publications du Programme NUSS de l'AIEA, Collection Sécurité N° 50.
10
Publications du Programme RADWASS de l'AIEA, Collection Sécurité N° 111.
PRESCRIPTIONS PRINCIPALES 29

Bonne pratique technique

2.36. Le choix du site, l'implantation, la conception, la construction, l'assem-


blage, la mise en service, l'exploitation, l'entretien et le déclassement des sources
associées à des pratiques reposent sur les règles de l'art applicables qui, selon qu'il
convient:

a) tiennent compte des codes et des nonnes approuvés ainsi que d'autres instru-
ments bien documentés;
b) sont étayées par des éléments fiables en matière de gestion et d'organisation,
en vue d'assurer la protection et la sûreté pendant toute la durée de vie des
sources;
c) comportent des marges de sûreté suffisantes pour la conception et la construc-
tion des sources et pour les opérations faisant appel aux sources, de façon à
assurer une performance fiable en exploitation normale, eu égard à la qualité,
à la redondance et à la facilité d'inspection, surtout en vue de prévenir les acci-
dents, d'en atténuer les conséquences et de restreindre toutes expositions
futures;
d) tiennent compte de l'évolution des critères techniques, ainsi que des résultats
des travaux de recherche pertinents sur la protection ou la sûreté et des
enseignements tirés de l'expérience.

VERIFICATION DE LA SURETE

Evaluations de sûreté

2.37. Des évaluations de sûreté portant sur les mesures de protection et de sûreté
relatives aux sources associées à des pratiques sont effectuées à différents stades,
notamment lors du choix du site, de la conception, de la fabrication, de la construc-
tion, de l'assemblage, de la mise en service, de l'exploitation, de l'entretien et du
déclassement, selon le cas, afin:

a) de déterminer comment des expositions normales et potentielles pourraient être


subies, compte tenu des effets d'événements extérieurs aux sources ainsi que
d'événements mettant directement en cause les sources et les équipements qui
leur sont associés;
b) d'établir la valeur prévisible des expositions normales et, dans la mesure où
cela est raisonnablement possible, d'estimer la probabilité et la valeur des
expositions potentielles;
c) d'évaluer la qualité et l'étendue des dispositions de protection et de sûreté.
30 2. PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX PRATIQUES

Contrôle radiologique et vérification du respect des prescriptions

2.38. n est procédé à un contrôle radiologique et aux mesures des paramètres


nécessaires pour vérifier que les prescriptions des Normes sont respectées.

2.39. Aux fins du contrôle radiologique et de la vérification du respect des


prescriptions des apparails adaptés sont fournis et des procédures de vérification sont
adoptées. Les apparaiels sotn correctement entretenus et essayés, et sont réétalonnés
à des intervalles appropriés par rapport à des étalons eux-mêmes conformes à des
étalons nationaux ou internationaux.

Dossiers

2.40. Des dossiers où figurent les résultats du contrôle radiologique et de la vérifi-


cation du respect des prescriptions, et notamment des relevés des essais et étalon-
nages effectués en application des Normes, sont tenus.
PRESCRIPTIONS PRINCIPALES

3. PRESCRIPTIONS RELATIVES A L'INTERVENTION

APPLICATION

3.1. Les situations d'intervention auxquelles les Normes s'appliquent sont:

a) les situations d'exposition d'urgence qui exigent une action protectrice pour
réduire ou éviter des expositions temporaires, et notamment:

i) les accidents et les situations d'urgence à la suite desquels un plan ou des


procédures d'urgence ont été déclenchés;
ii) toute autre situation d'exposition temporaire considérée par l'Organisme
de réglementation ou par l'organisme d'intervention comme justifiant
une intervention;
b) les situations d'exposition chronique qui exigent une action corrective pour
réduire ou éviter une exposition chronique, et notamment:
i) l'exposition naturelle, telle que l'exposition au radon dans les bâtiments
et les lieux de travail;
ii) l'exposition à des résidus radioactifs imputables à des événements passés
comme dans le cas de la contamination radioactive due à des accidents,
après que la situation qui exigeait une action protectrice a pris fin, ainsi
qu'à l'exercice de pratiques et à l'utilisation de sources qui ne sont pas
soumises au système de déclaration et d'autorisation;
iii) toute autre situation d'exposition chronique spécifiée par l'Organisme de
réglementation ou par l'organisme d'intervention comme justifiant
l'intervention.

3.2. Les prescriptions détaillées relatives aux situations d'exposition d'urgence


et aux situations d'exposition chronique sont énoncées dans les appendices V et VI
respectivement. Elles sont considérées comme découlant subsidiairement de celles
qui sont énoncées dans la présente section, à moins que des options plus opportunes
pour la protection et la sûreté ne soient définies par l'Organisme de réglementation
ou, s'il y a lieu, par les organisations de parrainage compétentes.

OBLIGATIONS FONDAMENTALES

3.3. Afin de réduire ou d'éviter les expositions dans des situations d'interven-
tion, des actions protectrices ou correctives sont mises en oeuvre chaque fois qu'elles
se justifient.

31
32 3. PRESCRIPTIONS RELATIVES A L'INTERVENTION

3.4. La forme, l'ampleur et la durée de ces actions protectrices ou correctives


sont optimisées de façon à produire le plus grand avantage net possible — au sens
large du mot — étant donné les conditions économiques et sociales existantes.

3.5. Dans le cas des situations d'exposition d'urgence, il est peu probable que
des actions protectrices soient normalement nécessaires, sauf si les niveaux d'inter-
vention ou d'action11 sont ou peuvent être dépassés.

3.6. Dans le cas des situations d'exposition chronique, il est peu probable que
des actions correctives soient normalement nécessaires, sauf si les niveaux
d'action11 pertinents sont dépassés.

PRESCRIPTIONS ADMINISTRATIVES
Responsabilités

3.7. Dans le cas des expositions professionnelles subies par des travailleurs
effectuant une intervention, les responsabilités énoncées dans l'appendice V incom-
bent au titulaire d'enregistrement ou de licence, à l'employeur et aux organismes
d'intervention, conformément à ce qui est prévu par l'Organisme de réglementation.

3.8. Dans le cas de l'exposition du public dans les situations d'intervention, les
responsabilités définies et assignées par les pouvoirs publics en ce qui concerne les
diverses dispositions et fonctions organisationnelles nécessaires à une intervention
efficace incombent:

a) aux organismes d'intervention nationaux, régionaux ou locaux compétents;


b) si une pratique ou une source faisant l'objet d'un enregistrement ou d'une
licence est en cause, au titulaire d'enregistrement ou de licence.

3.9. Tout titulaire d'enregistrement ou de licence responsable de sources pour


lesquelles une intervention rapide peut être nécessaire veille à ce qu'il existe un plan
d'urgence qui définisse les responsabilités sur le site et tienne compte des responsabi-
lités hors du site de manière appropriée pour la source et qui prévoie la mise en
œuvre de chacune des formes pertinentes d'action protectrice indiquées dans
l'appendice V.

11
Les niveaux d'intervention et les niveaux d'action servent à protéger les personnes
du public et sont spécifiés séparément pour les différentes actions protectices et correctives.
Des niveaux optimisés pour les interventions justifiées sont normalement retenus dans les
plans d'urgence et les plans d'actions correctives et, dans le cas des accidents, ils sont
réévalués lors de leur mise en œuvre en fonction des conditions du moment.
PRESCRIPTIONS PRINCIPALES 33

3.10. Les organismes d'intervention compétents établissent un ou plusieurs plans


généraux pour la coordination et la mise en oeuvre des actions requises afin d'ap-
puyer les actions protectrices menées dans le cadre des plans d'urgence des titulaires
d'enregistrements ou de licences, ainsi que dans les autres situations qui peuvent
nécessiter une intervention rapide. Les situations en question sont notamment celles
qui mettent en cause des sources d'exposition, telles que des sources introduites
illégalement dans le pays, des débris de satellites équipés de sources ou des matières
radioactives rejetées lors d'accidents survenus hors des frontières nationales.

3.11. En ce qui concerne les situations d'exposition chronique, où les niveaux


d'action régissant des actions correctives sont ou peuvent être dépassés, les
organismes d'intervention compétents veillent à ce que des plans d'actions correc-
tives génériques ou particuliers aux sites soient élaborés selon les besoins.
Lorsqu'une action corrective doit être entreprise, la personne physique ou morale
responsable de son exécution s'assure qu'elle est conforme au plan d'actions correc-
tives générique ou que des plans d'actions corvectives particuliers sont élaborés,
approuvés et mis en oeuvre.

Prescriptions relatives à la déclaration

3.12. Lorsqu'une situation qui nécessite une action protectrice s'est produite ou
est prévisible, le titulaire d'enregistrement ou de licence le déclare sans délai à
l'Organisme de réglementation et aux organismes d'intervention compétents, et les
tient informés:

a) de l'évolution en cours et prévisible de la situation;


b) des mesures prises pour la protection des travailleurs et des personnes du
public;
c) des expositions subies et à prévoir.

PRESCRIPTIONS EN MATIERE DE PROTECTION RADIO-


LOGIQUE

3.13. Une intervention n'est justifiée que si elle est censée entraîner plus d'avan-
tages que d'inconvénients, compte dûment tenu des facteurs sanitaires, sociaux et
économiques. Les actions protectrices ou correctives seront justifiées dans presque
toutes les circonstances si les niveaux de dose sont ou devraient être proches des
niveaux spécifiés à l'appendice complémentaire IV.
34 3. PRESCRIPTIONS RELATIVES A L'INTERVENTION

3.14. Des niveaux d'intervention et des niveaux d'action optimisés sont spécifiés
dans les plans pour les situations d'intervention, sur la base des indications données
dans les appendices complémentaires V et VI, modifiées pour tenir compte des
conditions locales et nationales, par exemple:

a) des expositions individuelles et collectives que l'intervention devrait permettre


d'éviter;
b) des risques radiologiques et non radiologiques pour la santé, ainsi que des
coûts et des avantages financiers et sociaux associés à l'intervention.

3.15. A la suite d'un accident, la justification de l'intervention et l'optimisation


des niveaux d'intervention préétablis sont réexaminées compte tenu:

a) des facteurs qui sont propres à la situation du moment, tels que la nature du
rejet, les conditions météorologiques et d'autres facteurs non radiologiques
pertinents;
b) de la probabilité que les actions protectrices procurent un avantage net, eu
égard au fait que les conditions futures peuvent être incertaines.

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