20 Diabete
20 Diabete
Cours De Résidanat
Sujet : 20
Diabète sucré
Epidémiologie, Etiopathogénie, Diagnostic, Complications, Traitement.
Objectifs :
1. Etablir le diagnostic des troubles de la tolérance glucidique (diabète et prédiabète) selon
les dernières recommandations de l’American Diabetes Association (ADA).
2. Indiquer la prévalence actuelle du diabète de type 2 en Tunisie selon les données de
l’International Diabetes Federation (IDF).
3. Identifier dans une population donnée les sujets qui risquent de développer un diabète sucré
en précisant les modalités du dépistage.
4. Réunir les arguments anamnestiques, cliniques et paracliniques pour reconnaître les
différents types de diabète sucré selon la classification de l'O.M.S.
5. Expliquer l’étiopathogénie et l’histoire naturelle du diabète en fonction de son type
(Diabète de type 1, Diabète de type 2, Diabète secondaire, Diabète gestationnel).
6. Décrire les conséquences physiopathologiques de l’hyperglycémie.
7. Expliquer les mécanismes physiopathologiques des décompensations hyperglycémiques du
diabète.
8. Etablir le diagnostic positif et étiologique d'une décompensation hyperglycémique du
diabète en évaluant son degré de sévérité.
9. Planifier le traitement et la surveillance d’une décompensation hyperglycémique du
diabète.
10. Identifier la gravité et les facteurs impliqués dans la survenue d’une hypoglycémie chez
un diabétique.
11. Préciser le degré de sévérité d’une hypoglycémie chez un diabétique.
12. Planifier la prévention, le traitement et la surveillance d’une hypoglycémie chez un
diabétique.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 2
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
13. Citer les facteurs favorisant la survenue des complications chroniques suivantes chez un
diabétique : neuropathie, rétinopathie, néphropathie.
14. Reconnaître à partir des données de l'examen clinique et des examens complémentaires,
les complications chroniques (neuropathie, rétinopathie, néphropathie) du diabète à leurs
différents stades évolutifs en identifiant celles qui nécessitent une prise en charge
thérapeutique urgente.
15. Evaluer le risque cardiovasculaire chez un diabétique selon le type du diabète.
16. Planifier la stratégie de prévention des complications chroniques et de la cardioprotection
chez un malade diabétique.
17. Expliquer les mécanismes d’action des médicaments utilisés pour le traitement du diabète.
18. Définir les objectifs thérapeutiques chez un diabétique en fonction du type de diabète et
du terrain du patient (âge, grossesse, tares).
19. Justifier le choix d’une stratégie thérapeutique en fonction des objectifs thérapeutiques
fixés, du mode d’action des médicaments, de leurs bénéfices prouvés et de leurs risques
potentiels.
20. Décrire les modalités de la surveillance du diabète et de son traitement.
21. Planifier une grossesse chez une patiente diabétique.
22. Planifier le traitement et la surveillance du diabète pendant la grossesse.
23. Planifier une stratégie d’éducation thérapeutique personnalisée chez un patient diabétique.
24. Planifier la réinsertion socio-professionnelle du diabétique en fonction de son handicap.
25. Décrire les modalités de la prévention primordiale et primaire du diabète de type 2 à
l’échelle individuelle et collective.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 3
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 4
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
B. LE PREDIABETE
Il s’agit d’une anomalie de la tolérance glucidique infra clinique et réversible si une stratégie
de prévention est appliquée.
Elle est définie par :
• une glycémie à jeun entre 1 et 1,25 g/l (hyperglycémie modérée à jeun ou IFG
« impaired fasting glucose »).
• ou une glycémie 2 heures après charge glucosée orale, entre 1,4 et 2 g/l(baisse de la
tolérance aux hydrates de carbone ou IGT)
• ou une hémoglobine glyquée entre 5,7 et 6,4%
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 5
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Le dosage de la glycémie repose sur une méthode enzymatique utilisant la glucose oxydase.
Le dosage glycémique se caractérise par sa fiabilité́ , sa facilité de réalisation et son
coûtmodéré́ .
- Hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO):
Il s'agit d'une méthode standardisée qui étudie l'évolution de la glycémie après l'absorption, en
moins de 5 minutes, de 75 grammes de glucose, dissous dans 200 à 300 ml d'eau. La glycémie
veineuse est mesurée après 8 heures de jeûne, puis deux heures après la charge en glucose.
l’HGPO est un test onéreux et contraignant pour les patients. En pratique, l’utilisation de ce
test est donc réservée à des situations particulières.
- Glycémie post-prandiale ou aléatoire:
La glycémie post prandiale est classiquement réalisée deux heures après un repas. Elle peut
permettre la mise en évidence d’une anomalie de la tolérance glucidique notamment chez des
sujets ne présentant pas d'hyperglycémie à jeun.
- Hémoglobineglyquée (HbA1c) : Retenue récemment comme moyen de diagnostic du
diabète sucré, à condition d’être dosée par méthode certifiée et standardisée
Diabète ≥ 1,26 g/l (7 mmol/l) ≥ 2 g/l (11,1 mmol/l) ≥ 2 g/l (11,1 mmol/l)
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 6
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 7
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Son incidence (nouveaux cas répertoriés annuellement dans une zone géographique définie),
varie fortement selon les pays. Elle est la plus élevée en Europe du nord en particulier dans les
pays scandinaves (50 cas/100 000 habitants/an).
La Tunisie fait partie des pays à incidence faible (gradient nord-sud). Elle est estimée à 7
cas/100 000 habitants/an.
Une incidence particulièrement élevée est constatée dans les îles méditerranéennes
(Sardaigne, Chypre, Malte…)
Le diabète type 1 est auto-immun dans 90% des cas et idiopathique dans 10% des
cas(Caractérisé par l’absence d’autoanticorps).
2. Etiopathogénie du DT1 :
Le DT1 est dû à une destruction auto-immune des cellules β pancréatiques, aboutissant à un
déficit de l’insulino-sécrétion.
La réaction auto-immune survient sur un terrain génétique de susceptibilité, à la faveur de
facteurs déclenchants.
a) Susceptibilité génétique
Pour un enfant né d’un parent atteint de DT1,l’incidence cumulée de développer la maladie
est de5 à 7% avant l’âge de 20 ans, soit une augmentation du risque de DT1 d’un facteur 10
par rapport à la population générale. La concordance pour les jumeaux est d’environ 50%.
Il s’agit d’une susceptibilité pluri-génique. De nombreux gènes sont en cause :
Le principal gène de prédispositionse situe sur le chromosome 6. Il est représenté par le
Complexe Majeur d’Histocompatibilité, en liaison avec les antigènes de classe 2 : HLA DR3,
DR4, DQ B1 0201 et DQ B1 0302
Le risque relatif est de 3 à 5, lorsqu’il existe un antigène HLA DR3 ou DR4. Il atteint 30 à 50
lorsque les deux antigènes DR3 et DR4 sont associés.
Inversement, les individus HLA DR2, DR15, DQ W1-2, DQB1*0602 semblent protégés.
D’autres gènes candidats ont été caractérisés :
• le VNTR (Variable Number Tandem Repeat) du gène de l’insuline, pouvant être
responsable d’une sous expression de l’insuline au niveau des cellules épithéliales
thymiques,
• le gène codant la molécule CTLA-4, récepteur lié au phénomène d’immunomodulation des
lymphocytes T,
• le TNP N22, codant pour une tyrosine phosphatase modulant l’activation du récepteur T.
Le lien avec cette mutation est retrouvé pour beaucoup de maladies auto-immunes.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 8
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 9
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 10
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 11
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 12
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 13
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
(hyperinsulinisme avec maintien d’une tolérance normale au glucose), qui précède l’insulino-
déficience, responsable d’une baisse de la tolérance au glucose et enfin d’un authentique
diabète sucré.
4. Aspects cliniques du DT2 :
Il débute classiquement après 40 ans. Néanmoins, il devient de plus en plus précoce, pouvant
intéresser les adolescents atteints d’obésité juvénile.
La forte héritabilitéde la maladie inclut l’obésité, l’HTA, le diabète et les dyslipidémies.
Le DT2 est souvent précédé d’un syndrome métabolique évoluant depuis plusieurs années.
L’installation du diabète est progressive et insidieuse, passant par le stade de prédiabète et
évoluant à bas [Link] DT2 peut se révéler par des complications microangiopathiques et
neuropathiques, en l’absence de dépistage.
Les complications macro-vasculaires peuvent être déjà présentes au moment du diagnostic,
car elles sont secondaires au syndrome métabolique. La recherche systématique des
complications dégénératives est donc nécessaire dès la découverted’unDT2.
L’évolution naturelle du diabète de type 2 se fait vers l’insulinorequérance à plus ou moins
long terme.
Le tableau III dresse une comparaison entre les aspects cliniques du DT1 et du DT2.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 14
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 15
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 16
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
D. DIABETE GESTATIONNEL
1. Définition :
Trouble de la tolérance glucidique, de sévérité variable, débutant ou diagnostiqué pour la
première fois pendant la grossesse, quel qu’en soit le traitement et l’évolution dans le post-
partum.
La prévalence varie de 1 à 14 % des grossesses selon les populations et les critères retenus.
L’hyperglycémie se développe le plus souvent au 2ème trimestre de la grossesse. Le diagnostic
ème ème
est généralement fait entre la 24 et la 28 semaine d’aménorrhée.
Si le diagnostic est posé avant la 17ème semaine, il s’agit plus probablement d’un diabète de
type 2 antérieur à la grossesse et méconnu.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 17
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 18
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
- Si les valeurs seuils ne sont pas atteintes, mais que la glycémie à jeun est ≥ 5,1 mmol/l (0,92
g/l), la patiente est considérée comme ayant un diabète gestationnel et sera prise en charge de
façon adaptée.
- Si les valeurs seuils ne sont pas atteintes et que la glycémie à jeun est < 5,1 mmol/l (0,92
g/l), onproposera à la patiente de réaliser le dépistage du diabète gestationnel entre 24 et 28
semaines d’aménorrhée.
Ce test de dépistage est l’HGPO à 75 g de glucose sur 2 heures. Le diabète gestationnel est
retenu lorsqu’une seule de ces valeurs-seuil est franchie.
• Glycémie à jeun : 0,92 g/l (5,1 mmol/l)
• Glycémie à 1 heure : 1,80 g/l (10,0 mmol/l).
• Glycémie à 2 heures : 1,53 g/l (8,5 mmol/l).
Le risque élevé d’un DT2 ultérieur chez les femmes ayant fait un diabète gestationnel justifie
de réaliser le dépistage du diabète entre 6 et 12 semaines du post-partum, puis tous les 1 à 3
ans.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 19
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
I. L’ACIDO-CETOSE DIABETIQUE
C’est une urgence métabolique fréquente: son incidence annuelle est estimée à 6 à 8 épisodes
/ 1000 diabétiques /an.
Elle complique le plus souvent le DT1, dont elle est parfois inaugurale (20 à 30 % des acido-
cétoses). Elle complique aussi souvent le DT 2.
L’acido-cétose peut être grave: la mortalité se situe entre 4 et 10%.
Le pronostic vital dépend de l’âge, des tares associées et de la précocité de la prise en charge.
La prévention vise à éviter sa survenue et à minimiser ses risques.
A. PHYSIOPATHOLOGIE :
L'acidocétose est habituellement le témoin d'une carence insulinique profonde.
La carence en insuline détermine : l’hyperglycémie, la cétose et l’acidose métabolique.
1. L’hyperglycémie:
Elle est liée à trois facteurs, en relation avec la carence insulinique:
§ La diminution de la captation et de l’oxydation du glucose par les tissus
insulinosensibles (muscle, tissu adipeux).La baisse de l'utilisation du glucose est
favorisée par l’excès d’acides gras libres, oxydés en priorité.
§ La mise en jeu de la néoglucogenèse hépatique, à partir des acides aminés, du lactate
et du glycérol, du fait de la mauvaise utilisation cellulaire du glucose.
§ La glycogénolyse hépatique.
A la carence en insuline, s’associe une hypersécrétion d'hormones
hyperglycémiantes:glucagon, adrénaline, cortisol…
L’hyperglycémie induit :
§ une hyperosmolarité extracellulaire (plasmatique) responsable d'un appel d’eau du
secteur intracellulaire, d'où déshydratationintracellulaire.
§ unediurèse osmotique avec perte rénale d'eau et d'électrolytes, lorsque l’hyperglycémie
dépasse le seuil rénal.
2. La cétose :
Elle est liée à la carence insulinique et favorisée par l’action lipolytique des hormones de la
contre-régulation.
L’apparition d’une cétonémie et d’une cétonurie résulte de l'augmentation de la lipolyse avec
libération d'acides gras (AG). Ces AG en excès saturent le cycle de Krebs et empruntent la
voie de la cétogénèse hépatique induisant une accumulation plasmatiquede corps cétoniques.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 20
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Les corps cétoniques en excès sont éliminés par voie rénale (cétonurie) et par voie
respiratoire (acétone), donnant à l'haleine une odeur caractéristique.
3. L’acidose:
Les corps cétoniques étant des acides forts (acide bêta-hydroxybutyrique, acide acéto-acétique
surtout, acétone dans une moindre mesure), ils vont déterminer une acidose métabolique.
La déshydratation
Les pertes liquidiennes sont importantes : diurèse osmotique et vomissements et aggravées
par l’acidose et par la polypnée.
La déshydratation devient globale. Il en résulte une hypovolémie et souvent une insuffisance
rénale fonctionnelle qui aggrave l’hyperglycémie et les désordres hydro-électrolytiques.
4. L’hypokaliémie
Le déficit potassique est constant dans la cétose diabétique. Il est dû à plusieurs facteurs :
pertes digestives, hyperaldostéronisme secondaire, acidose.
La carence en insuline et l’acidose empêchent l'ion K+ de pénétrer dans la cellule. La sortie du
potassium des cellules vers le secteur vasculaire masque l’hypokaliémie et explique des
valeurs initiales de potassium normales ou même élevées. L’hypokaliémie va se démasquer
au cours du traitement lors de l’administration de l’insuline.
B. ASPECTS CLINIQUES DE L’ACIDO CETOSE
1. Facteurs déclenchants :
Il faut les rechercher devant toute décompensation cétosique, surtout en cas de déficit relatif
en insuline (DT2 ou DT1 traité)
a) Erreurs de traitement :
• arrêt de l’insulinothérapie
• erreurs répétées de dose d’insuline (réduction de la dose), ou de type d’insuline
• injections répétées dans des zones de lipodystrophies où l’insuline diffuse mal.
b) Infections :
pulmonaires, urinaires ou cutanées sévères, bactériennes (à staphylocoque, streptocoque, BG-
) ou virales (grippe).
c) Accidents cardio-vasculaires :
Accident vasculaire cérébral (AVC) ouinfarctus du myocarde (IDM). L’IDM peut se révéler
par une acido-cétose chez le diabétique de type 2, même en l’absence de douleurs
précordiales. Il doit être recherché systématiquement par : ECG, enzymes cardiaques.
• Un stress physique (chirurgie, traumatisme, douleur, accouchement…) ou psychique.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 21
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 22
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
3. Examens complémentaires:
a) Confirmation du diagnostic :
La décompensation cétosique est confirmée par la présence de corps cétoniques dans les
urines par les bandelettes Kétodiastix®, toujours associés à une forte glycosurie.
Les prélèvements sanguins doivent être faits en urgence et on n’en attendra pas le résultat
pour instituer le traitement. Ils vont objectiver:
• L’hyperglycémie, généralement modérée.
• Une augmentation parfois majeure des triglycérides.
• Les troubles ioniques:hyponatrémie et kaliémie faussement normale ou élevée.
Dans l’acido-cétose, il existe une pseudo-hyponatrémie du fait de l’hyperglycémie et de
l’hypertriglycéridémie.
La formule de Katz permet d’estimer la natrémie réelle.
Na corrigée = natrémie mesurée + glycémie (en mmol/l) x 0,3
• L’acidoseobjectivée par un pH bas < 7,2 et des bicarbonates < 10mmol/l.
Le trou anionique plasmatique doit être déterminé devant toute acidose métabolique. Il
représente les anions non dosés du plasma.
Il est calculé selon la formule:
Trou anionique : (Na+ + K+) - (Cl- + HCO3-).
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 23
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
C. CONDUITE THERAPEUTIQUE:
Elle doit se faire en milieu hospitalier car elle nécessite une surveillance continue et une
adaptation du traitement en fonction de l’évolution.
Les objectifs du traitement sont :
• En priorité : restaurer la volémie et corriger les troubles hydroélectrolytiques et acido-
basiques.
• Corriger la glycémie : par l’insulinothérapie.
• Traiter le facteur déclenchant.
1. Mise en condition du patient :
Le traitement de l’acido-cétose impose la mise en œuvre d’un monitorage :
• mise en place d’une ou de 2 bonnes voies d’abord veineuses pour procéder au
remplissage et aux prélèvements sanguins répétés.
• surveillance cardiaque par scope, si le malade a des antécédents cardio-vasculaires.
• mise en place d’une sonde gastrique en cas de vomissements importants.
• mise en place d’une sonde vé[Link] facilite la surveillance horaire de la glycosurie
et de la cétonurie sur des urines fraîches. Elle sera réalisée avec une asepsie
rigoureuse. Elle n’est pas systématique si le malade est bien conscient et coopérant.
2. Réhydratation et correction des troubles électrolytiques :
La réhydratation est une phase capitale du traitement. Elle permet de :
• restaurer la volémie
• améliorer la perfusion tissulaire, notamment glomérulaire
• réduire l’hyperglycémie.
On considère que le déficit hydrique au cours des premières 24 heures est d’environ10% du
poids corporel(soit 6 à 8 litres en 24 heures).
La moitié de ce déficit est à restaurer au cours des 8 premières heures, le reste pendant les 16
heures qui suivent.
Les solutés de perfusion :
• Les solutés macromoléculaires sont indiqués lorsqu’il existe un choc hypovolémique.
• La réhydratation repose principalement sur le sérum salé à 9‰. On préconise de passer 1 à
2 litres de sérum salé dans les 2 premières heures, 500 ml par heure pendant les 4 heures
suivantes et 250 ml par heure dans les 8 heures qui suivent.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 24
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Eviter les solutions hypotoniques et le débit trop rapide en raison du risque d'œdème
cérébral.
Le débit de perfusion est modulé selon la tolérance hémodynamique.
• La perfusion de bicarbonates est remise en question dans les acidoses métaboliques car elle
risque d’aggraver l’hypokaliémie.
En pratique, elle reste réservée aux acidoses sévères (si pH < 7,1) et se fera en début de
perfusion, parallèlement au soluté de remplissage : 250 ml en 1 à 2 heures.
L’apport de potassium :
Il doit commencer dès le début du traitement si la kaliémie est initialement normale ou basse
ou dès la normalisation de la kaliémie si celle-ci est initialement élevée :1 à 2 g de KCl par
heure.
Il sera poursuivi tout au long de la réanimation car la correction de l’acidose et
l’administration d’insuline vont favoriser la pénétration intracellulaire du [Link]
persistance d’une diurèse osmotique ou d’une diarrhée peuvent entretenir ou aggraver le
déficit potassique.
La persistance d’une hypokaliémie est un facteur de persistance ou de rechute de la cétose.
3. L’insulinothérapie :
Elle sera instituée après le début de la réhydratation.
Seule une insuline d’action rapide doit être utilisée. Un bolus initial de 10 à 20 Unités sera
administré dès l’arrivée du patient.
L’administration se fait idéalement, par voie intraveineuse continue à la seringue électrique
(solution de 1U/ml, obtenue en ajoutant 1 ml de la solution d’Actrapid,dont la concentration
est de 100U/ml, à 99 ml de sérum physiologique), à raison de 3 à 6 unités par heure.
Si l’on ne dispose pas de seringue électrique : injections horaires en intraveineux direct, de 5 à
10 unités d’insuline rapide par heure.
La voie intramusculaire peut être utilisée en l’absence de déshydratation.
L’analogue ultra rapide peut être utilisé en sous cutané,toutes les 2 heures.
4. Autres mesures thérapeutiques :
- Instituer une antibiothérapie, après les prélèvements bactériologiques si la décompensation
est due à une infection.
- Instituer une héparinothérapie à doses préventives, chez les patients à risque
thromboembolique.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 25
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
5. Surveillance
La surveillance horaire de la glycémie permettra de moduler la vitesse de perfusion ou les
doses horaires administrées.
Elle doit être rigoureuse, rapprochée et consignée sur une pancarte. Elle repose sur :
• les paramètres cliniques : constantes vitales (pouls, TA, fréquence respiratoire), état de
conscience et diurèse horaire.
• les paramètres biologiques : la glycosurie et la cétonurie horaires et les glycémies
capillaires.
Certains examens seront répétés à la 4ème heure et toutes les 4 heures tant que la cétose
persiste: glycémie au laboratoire, ionogramme sanguin, ECG.
6. Evolution :
Dans les cas favorables, l’amélioration des paramètres de surveillance : état de conscience,
dyspnée d’acidose, disparition de la cétonurie, atteste d’une réanimation adéquate.
Réhydratation et électrolytes : dès que la glycémie s’abaisse en dessous de 13 mmol/l, le
sérum salé est remplacé par du sérum glucosé à 5%, enrichi en NaCl.
Insulinothérapie : dès la disparition de la cétonurie, l’insuline par voie intraveineuse sera
relayée par des injections sous cutanées d’insuline toutes les 4 heures, la dose étant adaptée en
fonction de la glycémie capillaire.
La persistance ou la réapparition d’une cétonurie doit faire rechercher :
• Un facteur déclenchant non reconnu : hyperthyroïdie, infarctus du myocarde, infection
résistante, traitement hyperglycémiant (corticoïde à effet retard).
• Une hypokaliémie non corrigée.
• Une cause iatrogène : infection sur sonde, infection sur cathéter veineux
périphérique…
La détérioration secondaire de la conscience doit faire craindre :
• Avant tout une hypoglycémie, chez un patient qui n’a pas repris son alimentation.
• Une complication redoutable : l’œdème cérébral, que l’on attribue à une réhydratation
accélérée.
D. PREVENTION DE L’ACIDO-CETOSE
Elle repose sur l’administration précoce de l’insuline chez tout diabétique ayant un
syndrome d’insulinopénie ou d’insulino-requérance avant la survenue de la cétose.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 26
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 27
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
B. ASPECTS CLINIQUES :
1. Tableau clinique
a) Le terrain:
La décompensation hyperosmolaire est l’apanage des DT2 âgés, handicapés, tarés. Le
handicap peut être moteur ou mental, lié à un accident cardiovasculaire (hémiplégie), une
complication du diabète(amputation) ou à l’âge avancé (déclin cognitif, maladie de Parkinson,
fracture…). Le rôle de l’entourage est [Link] solitude est un facteur de mauvais pronostic.
b) Phase de début:
Le développement du coma hyperosmolaire est progressif sur plusieurs jours à plusieurs
semaines.
La phase initiale est marquée par : une asthénie, un syndrome polyuro-polydipsique intense et
un amaigrissement marqué, qui doivent attirer l’attention.
c) Coma constitué :
Il associe :
- Des signes généraux : altération de l’état général, fièvre (liée à la déshydratation ou à une
infection), oligurie.
- Des signes neurologiques : une altération de la conscience de degré variable allant de
l’obnubilation au coma.
L’examen clinique objective des signes de souffrance cérébrale : asymétrie des réflexes, signe
de Babinski.
- Les troubles digestifs : nausées, vomissements, douleurs abdominales qui peuvent égarer le
diagnostic.
- La déshydratation est globale, intra et extracellulaire avec tendance au collapsus.
- Il n’y a pas d’acidose : pas de dyspnée, ni d’odeur acétonique de l’haleine.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 28
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
L’examen des urines au lit du malade objective une glycosurie massive, sans cétonurie,
fortement évocatrice du diagnostic.
2. Les examens complémentaires :
Ils ne doivent pas retarder l’institution du traitement. Ils vont objectiver :
• Une hyperglycémie majeure
• Une hyperosmolarité plasmatique > 320 mOsm/l.
L’osmolarité plasmatique peut être mesurée par le delta cryoscopique ou évaluée selon la
formule :
Osmolarité (mosm/l)= 2 Na + 10 + glycémie (mmol/l)
• Natrémie supérieure à 140 mmol/l (élevée du fait de l’hémoconcentration, mais le
pool sodé est diminué).
• Kaliémie variable, souvent élevée mais déficit potassique intracellulaire profond.
• Acidose métabolique modérée à trou anionique élevé : (bicarbonates < 20 mmoles/l,
mais pH > 7,2)
• Une hémoconcentration : hématocrite et protidémie élevées
• Une insuffisance rénale fonctionnelle : urée élevée.
3. Recherche d’un facteur déclenchant :
• prélèvements bactériologiques locaux à la recherche d’une infection, NFS,
hémocultures, radiographie pulmonaire au lit…
• évaluation cardiaque à la recherche d’une nécrose myocardique ou d’un trouble du
rythme : ECG, enzymes cardiaques.
C. CONDUITE THERAPEUTIQUE :
Le patient en coma hyperosmolaire doit être hospitalisé en urgence.
La mise en condition du patient est d’autant plus importante que le terrain de ces patients est
plus précaire. Elle est identique à celle de l’acido-cétose.
1. Réhydratation et correction des troubles électrolytiques :
C’est la principale mesure thé[Link] permet à elle seule d’abaisser la glycémie
jusqu’à 75% de sa valeur initiale.
Le déficit hydrique est estimé à 12-15 litres. La moitié sera perfusée durant les12 premières
heures, le reste au cours des 36 heures qui suivent.
• En cas de collapsus, on perfusera des macromolécules.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 29
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 30
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
D. PREVENTION DE L’HYPEROSMOLARITE:
Elle s’adresse à tous les diabétiques à risque osmolaire : DT2 âgé, taré, handicapé :
• Dépister les hyperglycémies :ne pas négliger un diabète mal équilibré chez un sujet âgé et
ne pas hésiter à instituer l’insulinothérapie précocement.
• Eviter certains médicaments chez les sujets âgés : diurétiques, corticoïdes.
• Traiter énergiquement toute cause de déshydratation (maladie fébrile, infection..).
• Eduquer l’entourage de la personne âgée handicapée pourassurer un apport
hydriquerégulier et suffisant, éviter les boissons hypertoniques et consulter rapidement en
cas de maladie intercurrente ou d’accentuation de la polyurie.
[Link] :
1. Mécanismes de l’hypoglycémie
- La cause la plus fréquente est la cause diététique: jeune de Ramadan, saut d’un repas, repas
non glucidique.
- Pratique d’un effort physique imprévu.
- Erreurs de technique de l’injection de l’insuline : dose excessive, erreur de flacon,
lipodystrophie…
- Associations médicamenteuses aux sulfamides : sulfamides anti-bactériens, aspirine, anti-
vitamine K, disopyramide, IEC, fibrates, prise d’alcool.
- Dégradation de la fonction rénale ou insuffisance hépatique.
- Insuffisance endocrinienne : hypopituitarisme, insuffisance surrénalienne.
- Malabsorption : maladie cœliaque, neuropathie autonome digestive.
2. Conséquences de l’hypoglycémie
Pour des valeurs de glycémie entre 0,7 et 0,5 g/l, les hormones de contre-régulation sont
mises en jeu : le glucagon, l’adrénaline et secondairement, le cortisol et la GH.
Les signes d’alarme de l’hypoglycémie (sueurs, palpitations, tremblement, crampe
épigastrique…)sont en rapport avec la sécrétion d’adrénaline.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 31
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Pour des valeurs de glycémie inférieures à 0,5 g/l, il existe une souffrance cérébrale car le
glucose est le seul substrat énergétique du cerveau. Cette neuroglycopénie va déterminer des
troubles fonctionnels, qui vont se manifester par des signes neuro-psychiatriques.
La prolongation de la neuroglycopénie corticale peut laisser des séquelles cérébrales
irréversibles.
B. ASPECTS CLINIQUES :
1. Tableaux cliniques
a) Le malaise hypoglycémique ou hypoglycémie mineure :
Il réunit des signes adrénergiques d’installation brutale : asthénie brutale, sueurs profuses,
palpitations, céphalée, tremblements, diplopie, difficulté à se concentrer, irritabilité, troubles
de l'élocution, faim douloureuse appelant le patient à se resucrer, ce qui fait régresser le
malaise.
b) L’hypoglycémie grave : (5% des cas)
Elle est définie par une hypoglycémie qui nécessite l’intervention d’une tierce personne,du
fait de l’installation de signes de neuroglycopénie.
Plusieurs facteurs concourent à son installation : indisponibilité du sucre (sommeil), non-
reconnaissance des signes d’alerte de l’hypoglycémie (béta-bloquants, neuropathie
végétative), gastroparésie diabétique…
Elle se manifeste par
- des signes psychiatriques : troubles du comportement : agressivité, amnésie, confusion
mentale…
- et surtout neurologiques : diplopie, convulsions, hémiplégie et coma.
Le coma est profond, le plus souvent agité, convulsif ou spastique. L’attention est attirée
d’emblée par l’hypersudation froide,abondante et la tachycardie. Il s’accompagne souvent de
signes d’irritation pyramidale (trismus, hyper-réflectivité ostéo-tendineuse, signe de Babinski
bilatéral).
2. Confirmation du diagnostic :
La constatation d’une hypoglycémie impose la réalisation en urgence d’une glycémie
capillaire, qui est inférieure ou égale à 0,7 g/l,voire à 0,5 g/l en cas d’hypoglycémie grave. En
l’absence de lecteur de glycémie, on peut prélever une glycémie veineuse, dont on n’attendra
pas le résultat pour traiter le patient.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 32
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Dans tous les cas, le resucrage est un geste à la fois diagnostique et thérapeutique. En cas de
doute sur la nature d’un trouble de la conscience chez un diabétique, le premier geste sera
toujours d’éliminer une hypoglycémie par l’administration de sérum glucosé.
3. Evolution :
* L’hypoglycémie grave est grevée d’une mortalité lourde.
* Des manifestations cardio-vasculaires ont été documentées au cours des hypoglycémies
nocturnes, non ressenties et au cours des hypoglycémies sévères : allongement de l’espace
QT, poussée tensionnelle, aggravation d’un angor. Des accidents cardiovasculaires grevant
le pronostic vital peuvent se produire à la faveur de ces hypoglycémies: infarctus du
myocarde, accident vasculaire cérébral, mort subite (dead-in-bed syndrome).
* Le principal risque des hypoglycémies, même mineures, répétées chez le diabétique
insulino-traité est l’abaissement du seuil de la contre-régulation aboutissant à l’absence de
perception des symptômes d’alerte adrénergique. Le patient est incapable de se resucrer seul
et il existe alors un risque important de neuroglycopénie sévère (coma, convulsions...). Le
jeune adulte diabétique, actif est alors exposé au risque de traumatismespouvant être très
graves (chute avec fractures, accident de la voie publique...).
* La récidive des hypoglycémies graves est responsable d’une encéphalopathie
hypoglycémique entraînant une comitialité, des séquelles psychiatriques et un déclin cognitif
notamment chez l’enfant (retard scolaire) et chez le sujet âgé.
C. TRAITEMENT DE L’HYPOGLYCEMIE:
1. Traitement du malaise hypoglycémique chez un patient conscient :
Le resucrage sera réalisé per os : 15 à 20 g de sucre.
• 3 à 4 morceaux de sucre, une cuilleréeà soupe de miel ou de confiture, un verre de soda…
• ou 1 à 2 ampoules (20 ml) de sérum glucosé à 30% …
2. Traitement de l’hypoglycémie grave :
Chez le diabétique traité à l’insuline :
§ On débutera par 2 à 4 ampoules de 20 ml de sérum glucosé à 30 %.
§ Puis le relaissera fait parune perfusion de sérum glucosé à 10% qui sera maintenue
jusqu’au réveil du patient (possibilité de s’alimenter).
Chez le diabétique de type 1 : On peut utiliser du glucagon : une ampoule de 1 mg en sous
cutanéou en intramusculaire.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 33
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Chez le diabétique traité par les sulfamides hypoglycémiants :seul le glucose par voie
parentérale peut être utilisé.Le glucagon est contre-indiqué pour la correction de
l’hypoglycémie aux sulfamides, caril risque de provoquer un rebond de l’insulinosécrétion.
L’hypoglycémie aux sulfamides est plus sévère et plus prolongée que l’hypoglycémie à
l’insuline, notamment en cas d’insuffisance rénale [Link] risque de récidiver quelques
heures après un premier resucrage, en raison de la durée d’action prolongée du sulfamide
(nettement supérieure à sa demi-vie).Il est donc recommandé d’hospitaliser le patient afin de
maintenir une perfusion prolongée de sérum glucosé pendant 24 à 48 heures.
D. PREVENTION DE L’HYPOGLYCEMIE
Elle est toujours possible. Elle repose sur l’éducation du patient et de son entourage familial,
scolaire ou professionnel.
Pour le patient :
• Respecter les apports glucidiques au cours des repas,connaître la valeur glucidique des
différents aliments, prendre une collation glucidique en attendant un repas tardif, prendre
une collation au coucher si la glycémie au coucher est inférieure à un seuil à fixer pour
chaque patient(en général <1,20 g/l),
• Adapter son traitement en cas d’activité physique ou sportive : prendre une collation
glucidique avant un exercice physique prévu, diminuer d’environ 20 % la dose d’insuline
avant un effort physique prévu, mais aussi après l’effort (hypoglycémies retardées
fréquentes).
• contrôler sa glycémie capillaire avant de conduire un véhicule.
• reconnaître les signes du malaise hypoglycémique et les moyens de resucrage par voie
orale, avoir toujours sur soi 3 à 6 sucres dans la poche pour se resucrer dès les premiers
symptômes.
• Ne pas jeûner Ramadan, sans avoir préalablement consulté son médecin. Le jeune est
interdit, en particulier, aux diabétiques de type 1 et aux femmes enceintes diabétiques.
• Eduquer le patient sur la technique d’injection de l’insuline.
Pour l’entourage :
• Enseigner à l’entourage les signes neurologiquesde l’hypoglycémie.
• Eduquer l’entourage du diabétique de type 1, sur la technique d’injection du glucagon et
veiller à la disponibilité d’une ampoule de glucagon non périmée au domicile et sur les
lieux habituels d’activité du patient.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 34
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
[Link] CLINIQUES
Elle a été identifiée dans les années 60, à la suite d’une intoxication par la phenformine,
biguanide de première génération. Actuellement avec la metformine, elle est devenue
exceptionnelle.
Elleest définie par un tableau sévère d’acidose métabolique en relation avec une
hyperlactacidémie(> 5 mmol/l).
C’est une complication métabolique de pronostic extrêmement sévère, avec une mortalité
élevée (60%).
Elle n’est pas spécifique du diabète, mais survient préférentiellement chez le diabétique de
type 2, traité aux biguanides (metformine), utilisés alors qu’ils sont contre indiqués :
insuffisance rénale, insuffisance hépatique, hypoxie (insuffisance cardiaque, respiratoire).
Le tableau clinique associe :
Un syndrome douloureux : douleurs diffuses abdominales et thoraciques et crampes
musculaires.
Une hyperpnée sans odeur acétonique de l’haleine
Des troubles de la conscience variables, allant de l’agitation extrême au coma calme et
profond.
Parfois des troubles du rythme cardiaque, secondaires à l’acidose et à l’hyperkaliémie.
L’examen physique trouve des signes de choc, avec oligoanurie et hypothermie.
Sur le plan biologique :
• L’hyperglycémie est constante, mais modérée.
• L’acidose est constante et majeure : le pH est < 7,10.
• Le taux plasmatique de l’acide lactique est très élevé, ce qui explique le trou anionique
élevé.
B. TRAITEMENT
Il comporte 3 éléments :
La lutte contre l’anoxie :
• En assurant une ventilation correcte, par l’oxygénothérapie.
• En assurant un retour à la normale de la pression artérielle, par le remplissage vasculaire.
• En rétablissant une diurèse correcte : par le furosémide intraveineux.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 35
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
C. PREVENTION
Les biguanides étant à l’origine de la plupart des cas d’acidose lactique répertoriés, il importe
de respecter les contre-indications des biguanides(cf traitement).Ceux-ci sont formellement
contre-indiqués en cas :
• D’insuffisance rénale (clairance de la créatine inférieure à 30 ml/mn).
• D’insuffisance hépatique, d’insuffisance cardiaque ou respiratoire.
• D’alcoolisme.
Les biguanides doivent être interrompus au moins 48 heures avant une anesthésie générale ou
une intervention chirurgicaleou un examen radiologique avec un produit de contraste iodé
(risque d’insuffisance rénale aigue).
Les biguanides doivent être interrompus immédiatement lors de la survenue inopinée d’une
agression aiguë (infarctus du myocarde, infection sévère, déshydratation...), qui nécessitent le
recours temporaire à l’insulinothérapie.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 36
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 37
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Les deux principaux facteurs sont: la durée du diabète (on estime sa prévalence à 50 % chez
les diabétiques dont la maladie évolue depuis plus de 20 ans) et le mauvais équilibre du
diabète.
D’autres facteurs de susceptibilité individuelle interviennent également.
• l’âge, la majorité des neuropathies diabétiques surviennent après l’âge de 50 ans,
• lesexe masculin,
• lagrande taille (peut être en raison de la longueur des fibres nerveuses),
• untabagisme ou un alcoolisme associés,
• desfacteurs nutritionnels (carences vitaminiques, dénutrition),
• l’hérédité peut augmenter la susceptibilité à la neuropathie.
La neuropathie atteint :
• les petites fibres sensitives non myélinisées ou myélinisées, les premières à être touchées :
douleurs, dysesthésies (hyperesthésie ou hypoesthésie) de contact, perte de la sensibilité
thermique et douloureuse.
• lesmoyennes et grosses fibres, sensitives myélinisées : atteinte de la sensibilité tactile,
vibratoire et proprioceptive.
• les fibres motrices myélinisées : paralysie, amyotrophie.
Sur le plan morphologique :
La lésion fondamentale est une dégénérescence axonale progressive avec démyélinisation
segmentaire, qui intéresse d’abord la partie distale des fibres nerveuses. Elle est plus marquée
dans les fibres amyéliniques que dans les fibres myélinisées, ce qui explique l’atteinte
prédominante de la sensibilité thermique et douloureuse.
A ces anomalies, s’ajoute l’épaississement des membranes basales des capillaires des gaines
nerveuses, en rapport avec la microangiopathie.
2. Aspects cliniques des neuropathies diabétiques :
La neuropathie diabétique entre dans l’une des 3 catégories suivantes:
• Les polynévrites : polyneuropathies distales et symétriques, les plus fréquentes
• Les mono et multinévrites (neuropathies focales et multifocales).
• La neuropathie végétative ou autonome.
a) La polynévrite ou polyneuropathie des membres inférieurs :
Elle représente 80 à 85 % des neuropathies diabétiques.
Le plus souvent, il s’agit d’une atteinte sensitive d’installation progressive, de topographie
préférentiellement distale et symétrique aux membres inférieurs.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 38
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 39
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 40
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 41
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
B. LA RÉTINOPATHIE DIABÉTIQUE
1. Physiopathologie :
La rétinopathie diabétique (RD) est aujourd’hui la première cause de cécité chez les sujets de
20 à 60 ans, dans les pays développés.
Elle apparaît en moyenne après 10 ans d’évolution du diabète et sa prévalence augmente avec
la durée du diabè[Link]ès 15 ans d’évolution, elle touche 80 % des DT1 et 65 % des DT2.
La RD est une conséquence de l’hyperglycémie chronique. Néanmoins certains facteurs
peuvent l’aggraver : HTA, grossesse, fluctuations brutales de la glycémie, puberté.
L’hyperglycémie induit un épaississement de la membrane basale des capillaires rétiniens,
responsable de la réduction du nombre des péricytes puis des cellules endothélialesdes
capillaires aboutissant à une fragilité des parois vasculaires,leurdilatationet leur obstruction.
Ces lésions sont associées à des altérations fonctionnelles aboutissant à deux phénomènes
intriqués:
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 42
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 43
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 44
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
C. LA NEPHROPATHIE DIABETIQUE
1. Physiopathologie :
C’est la manifestation la plus grave de la micro-angiopathie, car elle témoigne d’une
angiopathie sévère, diffuse. La néphropathie diabétique conditionne le pronostic
[Link] le risque cardiovasculaire par 10 chez les DT1 et par 3 chez les DT2. Sa
présence confère d’emblée au diabétique un haut risque vasculaire.
Contrairement à la RD qui touche 100% des DT1 après 25 à 30 ans d’évolution, la
néphropathie ne touche que 30 à 40% des diabétiques. Des facteurs de prédisposition ou de
protection génétique seraient impliqués.
Son incidence n’est pas croissante avec la durée du diabète. Elle présente un pic à 15 ans
d’évolution, puis il y a une décroissance (un patient qui n’a pas de néphropathie après 25 ans
de diabète, court un risque faible de la développer).
La néphropathie diabétique constitue la première cause d’insuffisance rénale chronique
terminale, nécessitant le recours à l’épuration extrarénale ou à la transplantation.
• 15 à 30 % des dialysés sont diabétiques.
• 50 à 80 % des diabétiques dialysés sont des diabétiques de type 2.
2. Classification de la néphropathie diabétique :
Stade 1 :néphropathie fonctionnelle(stadepréalbuminurique) :
Stade précoce, caractérisé par une hyperfiltration glomérulaire et une augmentation de la taille
des reinsliées à l’hyperglycémie chronique.
Stade 2 :néphropathie latente : lésions histologiques minimes des glomérules, sans
traduction clinique.
Stade 3 : néphropathie incipiens ou néphropathie débutante :
Seuls 30 à 40 % des diabétiques évoluent vers ce stade : apparition d’une micro-albuminurie
(> 30 mg/24 heures) qui va progresser annuellement de 20 à 50 %, puis apparition ou
aggravation d’une HTA. La filtration glomérulaire est toujours élevée.
Le diagnostic est plus facile dans le DT1 qui inaugure son risque vasculaire avec la
néphropathie. Par contre, dans le DT2, la microalbuminurie peut être non spécifique, due aux
autres éléments du syndrome métabolique.
Stade 4 :néphropathie patenteou néphropathie clinique:
Marquée par l’apparition de la macro-protéinurie (> 300 mg/24 heures),non réversible
pouvant aboutir à un syndrome néphrotique (> 3 g/j). L’HTA est constante(> 140/90 mmHg).
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 45
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
La filtration glomérulaire peut encore être normale, mais elle décroît inexorablement et à un
rythme constant. La fonction rénale, normale au début, va se détériorer de façon inéluctable
(diminution de la clairance de la créatinine de 10 ml/mn et par an, en moyenne, en l’absence
de prise en charge).L’insuffisance rénale s’installe en moyenne,7 à 10 ans après la découverte
de la macro-protéinurie.
Stade 5 :insuffisance rénale chronique
Elle comprend 3 stades :
IRC modérée : clearance de la créatinine entre 90 et 60 ml/mn.
IRC sévère : clearance de la créatinine entre 60 et 30 ml/mn.
IRC terminale : clearance de la créatinine < 30 ml/mn.
Le diagnostic de la néphropathie diabétique ne nécessite pas de biopsie rénale.
L’association à une rétinopathie permet d’affirmer son origine diabétique.
La biopsie rénale est indiquée en cas de :
- Absence de rétinopathie.
- Evolutivité rapide.
- Hématurie macroscopique.
- Signes extra –rénaux.
3. Traitement et prévention (néphroprotection)
a) La prévention de la néphropathie diabétique :
* Contrôle glycémique optimal, dès le début du diabète, chez le diabétique de type 1.
L‘intérêt d’un contrôle rigoureux est probable mais insuffisant à lui seul chez le diabétique de
type 2.L’objectif métabolique recommandé pour la majorité des patients diabétiques est <7%.
Il est <6,5% chez les diabétiques nouvellement diagnostiqués et non compliqués.
* Equilibre tensionnel [Link] le diabétique de type 2 hypertendu, les bloqueurs du
système rénine-angiotensine (IEC – ARA2) diminuent le risque d’apparition d’une
microalbuminurie. Objectif de TA < 140/90 mm Hg en l’absence de microalbuminurie.
* Arrêt du tabac : cette mesure diminuerait de 30% le risque de survenue et d’aggravation de
la macroalbuminurie dans les 2 formes de diabète.
b) Néphropathie diabétique débutante et avérée :
* Si un contrôle glycémique strict est institué à un stade précoce, la microalbuminurie peut
régresser et disparaître. Par contre, au stade de macroproténurie permanente, l’équilibre
glycémique permet seulement de stabiliser la progression de la néphropathie et de ralentir
l’évolution vers l’insuffisance rénale.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 46
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
[Link] :
L’athérosclérose est la principale cause de décès des diabétiques: 75 % des diabétiques
décèdent d’accidents vasculaires, au premier rang desquels l’ischémie coronarienne,
responsable de 50 % des décès.
La macroangiopathie (athérosclérose), n’est pas spécifique du diabète, mais est plus fréquente
et plus précoce chez le diabétique.
Rôle des facteurs de risque et de l’hyperglycémie :
- Le risque de survenue des complications macrovasculaires est important au cours du DT2.
Mais contrairement à la microangiopathie, le risque vasculaire n’augmente pas parallèlement
au degré de l’hyperglycémie. Le diabète intervient enpotentialisant les facteurs de risque
d’athérosclérose, qui lui sont fréquemment associés : l’HTA dont la prévalence est accrue
chez le DT2, les dyslipidémies liées au diabète (hypertriglycéridémie et baisse du HDL-
cholestérol), le tabagisme… La combinaison des facteurs de risque chez le diabétique
multiplie le risque vasculaire.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 47
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
- En matière d’athérosclérose, la femme diabétique perd son avantage naturel sur l’homme
avec un sex-ratio hommes/femmes entre 1 et 2 alors qu’il se situe, dans la population non
diabétique de moins de 50 ans, entre 5 et 10.
- Le risque vasculaire est également majeur dès qu’il existe une atteinte rénale, quel que soit
le type de diabète.
B. LA CORONAROPATHIE:
C’est une cause majeure de mortalité chez le diabétique.
Elle associe macroangiopathie, microangiopathie et neuropathie.
1. Clinique :
La douleur angineuse est la manifestation clinique la plus commune. Toutes les formes de
coronaropathie peuvent être observées :
•angor d’effort,
•angor spastique nocturne récidivant...
L’infarctus du myocarde(IDM) :
•fréquent, parfois bruyant.
•très souvent trompeur: y penser devant des troubles digestifs(douleurs épigastriques), des
troubles du rythme, une asthénie à l’effort, un déséquilibre du diabète, une baisse de la
pression artérielle…
•souvent asymptomatique, découvert à l’ECG systématique.
L’IDM est fréquemment à l’origine d’une acidocétose diabétique.
Il risque de se compliquer d’insuffisance cardiaque congestive.
Les anomalies électrocardiographiques isolées:l’ischémie myocardique est deux à trois fois
plus souvent indolore chez le diabétique que chez le non diabétique, du fait de la neuropathie
cardiaque, de sorte que la maladie coronaire peut être révélée par un IDM ou par une mort
subite.
Le dépistage par l’épreuve d’effort ou la scintigraphie myocardique doit être large chez les
patients à risque. Il trouve une coronaropathie asymptomatique dans 50 % des cas.
2. Les explorations :
Le dépistage reposesur l’ECGau repos ou à l’effort, répété tous les ans.
Les explorations plus coûteuses ou invasives seront réalisées en cas d’anomalies cliniques
(douleur angineuse, malaises, dysfonction érectile, dyspnée) ou électriques : échographie
cardiaque,coronarographie, scintigraphie myocardique au thallium…
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 48
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
3. Le traitement :
Le traitement de l’ischémie coronarienne et de l’IDM ne diffère pas de celui des sujets non
diabétiques: dérivés nitrés, inhibiteurs calciques, IEC, β-bloquants, antiagrégants
[Link] un traitement anticoagulant est nécessaire, il faut s’assurer de l’absence de
RD.
Le traitement de l’infarctus en phase aiguë nécessite l’optimalisation du contrôle glycémique :
arrêt des hypoglycémiants oraux et recours à une insulinothérapie adapté[Link] meilleur
contrôle glycémique en phase aigueaméliore le pronostic immédiat et à long terme. Maisil
faut éviter les hypoglycémies qui risquent d’aggraver l’ischémie myocardique.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 49
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
E. AUTRES ATTEINTES
Génitale : L’obstruction du carrefour aortique et des artères honteuses est à l’origine de la
dysfonction érectile organique, d’origine vasculaire.
Mésentérique entraînant des angors et infarctus mésentériques.
Rénale : sténose de l’artère rénale.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 50
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 51
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
La perte de la sensibilité nociceptive du pied chez un patient qui peut marcher, l’empêche de
ressentir les stimuli douloureux résultant de chaussures usées, d’une hygiène défectueuse ou
de traumatismes mineurs du pied.
Non reconnus et non traités, ces microtraumatismes indolores aboutissent à l’apparition de
cals (durillons) aux points d’appui ou de friction.
Il s’en suit une zone de nécrose hémorragique sous-cutanée qui va s’ulcérer.
La pénétration des bactéries peut conduire à des lésions d’ostéomyélite chronique. L’infection
est souvent polymicrobienne, à germes aérobies et anaérobies. Elle déséquilibre le diabète.
Elle peut s’étendre aux tissus profonds et entrainer un phlegmon du pied, pouvant aboutir à
l’amputation.
2. L’ostéoarthropathie :
C’est une complication des neuropathies anciennes.
L’atrophie musculaire, secondaire au déficit moteur, peut provoquer un déséquilibre de la
statique du pied causant des micro-fractures peu ou pas douloureuses, une ostéolyse et des
dislocations articulaires du tarse et du métatarse aboutissant à une déformation indolore et
progressive du pied. Ces déformations réalisent un pied de forme cubique par effondrement
de la voûte plantaire et raccourcissement du pied avec des orteils en griffe. Ce pied est le
siège de zones d’appui anormales, où s’installe une hyperkératose et rapidement un ou
plusieurs maux perforants plantaires.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 52
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Deux ordres de conseils doivent êtresdonnés: les gestes à éviter et ceux qui assurent la
protection des pieds.
1. Gestes à éviter :
IL NE FAUT PAS :
- Marcher pieds nus.
- Couper les ongles trop courts (il faut les limer).
- Utiliser un instrument tranchant pour enlever un cor ou un durillon.
- Utiliser des substances coricides.
- Prendre des bains de pieds prolongés.
2. Gestes qui assurent la protection des pieds :
IL FAUT :
- INSPECTER chaque jour ses pieds, au besoin à l'aide d'un miroir.
Demander l'aide d'une tierce personne si nécessaire.
- SIGNALER immédiatement toute lésion suspecte.
-SE LAVER chaque jour les pieds à l'eau tiède et au savon. Bien SECHER, notamment entre
les orteils.
- En cas de peau sèche, appliquer une CREME HYDRATANTE neutre.
- PONCER les zones d'hyperkératose avec une pierre-ponce.
-Porter des CHAUSSETTES en fibres naturelles, changées tous les jours.
- Être attentif au choix des CHAUSSURES qui doivent être achetées en fin de journée.
Plusieurs paires sont nécessaires pour varier les appuis et frottements.
- CONTROLER A LA MAINl'absence de corps étranger avant de se chausser.
- Limiter les talons à 5 cm.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 53
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
I. INTRODUCTION
La prise en charge du diabète doit être globale.
Les objectifs du traitement sont multiples :
• Equilibrer le diabète en atteignant des objectifs glycémique personnalisés et en évitant les
hypoglycémies.
• Prévenir les complications métaboliques.
• Prévenir les complications chroniques responsables de la mortalité et de la morbidité de la
maladie.
• Assurer une bonne qualité de vie au diabétique pour lui permettre une vie familiale,
professionnelle et personnelle normales.
Les moyens du traitement sont :
• Les mesures hygiéno-diététiques.
• Les antidiabétiques oraux,utilisés depuis une cinquantaine d’années et actuellement de plus
en plus nombreux.
• L’insulinothérapie, utilisée depuis 1921.
La réalisation des objectifs thérapeutiques nécessite une participation active des patients, ce
qui impose à l’équipe soignante un effort de transfert de connaissances : « éducation
thérapeutique » des diabétiques.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 54
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 55
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 56
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 57
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 58
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Demi-vie plasmatique relativement courte (5 heures) mais durée d’action prolongée (plus
de 24 heures).
Posologie : 2,5 à 15 mg/ jour, à doses progressives.
• Glipizide(Sucrazide5mg®)
Demi-vie : 2 à 4 heures, durée d’action < 24 heures.
Posologie : 1 à 3 cp/jour.
• Gliquidone (Glurénor30mg®). Elimination en majorité biliaire, élimination rénale : 5 %.
Demi-vie : 1,5 heure, durée d’action d’environ 7 heures.
Posologie : 1 à 3cp/jour.
Règles de prescription :
Utiliser des doses progressives (risque d’hypoglycémie).
Préférer les sulfamides à durée d’action courte chez le sujet âgé et en cas d’insuffisance rénale
modérée :gliquidone.
Prise :15 à 30 minutes avant les repas.
Ne pas dépasser la dose maximale.
Effets secondaires :
- Hypoglycémie et prise de poids: s’observent avec tous les sulfamides hypoglycémiants
sans exception. L’hypoglycémie est surtout importanteavec le glibenclamide, sulfamide
puissant et de durée d’action prolongée.
- Hépatites, allergies : exceptionnelles.
Contre-indications :
- Insuffisance rénale avec clairance de la créatinine < 30 ml/mn.
- Insuffisance hépato-cellulaire.
- Allergie aux sulfamides
- Grossesse.
4. Les glinides (ou métaglinides) :
Mode d’action :
Ils stimulent l’insulinosécrétion, en se liant à un récepteur spécifique sur la membrane de la
cellule β pancréatique, mais sur un site différend de celui des sulfamides
hypoglycé[Link] demi-vie plasmatique est courte et ils sont métabolisés principalement
au niveau du foie et excrétés dans la bile.
Ils réduisent la glycémie post-prandiale.
Le répaglinide(Novonorm0,5, 1 et 2 mg®) est le seul représentant de cette classe.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 59
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 60
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 61
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 62
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
C. INSULINOTHERAPIE :
1. Types d’insuline (tableauxIV et V) :
Les insulines utilisées aujourd’hui sont :
• soit strictement identiques à l’insuline humaine, fabriquées parla méthode de
recombinaison génétique.
• Soitdes insulines recombinantes, ayant subi de légères modifications de structure :
analogues de l’insuline.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 63
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 64
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
• Les insulines d’action courte (reconnues à leur aspect limpide): les analogues rapides (3
heures) et les insulines humaines rapides (4 à 6 h) couvrent les besoins prandiaux.
• Les insulines intermédiaires et les insulines lentes (insuline NPH : 9 à 16 h, analogue lent :
environ 24 h) couvrent les besoins basaux.
• Les insulines biphasiques sont des « mélanges » d’insulines d’action rapide et
intermédiaire ou d’analogues en proportions variables.
3. Voies d’administration :
Les voies intramusculaire et intraveineuse sont réservées aux situations d’[Link] les
insulines humaines rapides sont utilisables par les voies IV, IM et sous-cutanée.
Les délais d’action dépendent de la voie d’administration:
• par voie IV : l’action est immédiate et dure 10 – 20 mn.
• par voie IM : elle agit en 5 mn et se maintient 1 à 2 heures.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 65
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Toutes les autres insulines doivent être administrées par voie sous-cutanée.
Les sites d’injection utilisés (8 points d’injection par site), avec un programme de rotation
régulière, sont :
• parties antérieures et externes des cuisses et partie haute des fesses.
• parties latérales de l'abdomen (à 2 cm du pourtour de l'ombilic).
• parties supérieures et externes des bras.
La vitesse de résorption varie selon les lieux d’injection :
abdomen (plus rapide) >bras> cuisses et fesses (plus lente)
Il faut proscrire la rotation anarchique des points d’injection. On conseille en général
d’injecter l’insuline retard du soir dans les cuisses(zones lentes). L’insuline du matin et de
midi peut être injectée selon le choix du malade dans le ventre ou dans le bras (zones rapides),
en variant le point d’injection de quelques cm.
4. Méthodes d’injection :
Elles ont beaucoup progressé.
• Les seringues à insuline jetables : de 1 ou 2 ml graduées en unités d’insuline avec aiguilles
ultra fines de 8 mm, 12 mm ou 15 mm selon l’épaisseur du pannicule adipeux.
• Les stylos injecteurs rechargeables ou jetables : ont permis d’améliorer l’acceptabilité de
l’insulinothérapie.
• Les pompes portables : permettent une perfusion horaire continue à débit constant, et la
possibilité de délivrer des bolus avant les repas.
5. Réalisation pratique de l’insulinothérapie :
L’institution d’une insulinothérapie sera réalisée au mieux en milieu hospitalier, afin de
déterminer les besoins en insuline par 24 heures du patient et le schéma insulinique le mieux
adapté à son mode de vie.
L’hospitalisation est aussi l’occasion d’enseigner au patient la technique d’injection,
l’autocontrôle et l’ajustement des doses.
a) Besoins théoriques :
Chez le diabétique de type 1, les besoins théoriques moyens sont de 0,4 à 0,9 U/kg dont 0,3 à
0,4 U/kg d’insuline basale et le reste pour les besoins prandiaux. Les besoins sont moindres
s’il persiste une réserve en insuline. Ils sont accrus chez l’obèse du fait de l’insulinorésistance.
b) Schémas d’insulinothérapie :
Les protocoles d’insulinothérapie sont multiples. Le choix dépend de différents facteurs
surtout:
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 66
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 67
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 68
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Dans le DT1 :l’étude Diabetes Control and Complications Trial (DCCT)ayant porté sur 1441
DT1 traités par insuline (protocole intensif vs conventionnel) a permis de démontrer que
l’équilibre glycémique (HbA1c <7%) a permis de réduire la microangiopathie et la
neuropathie. L’étude STENO-2 faisant suite à cette étude a également permis de démontrer un
bénéfice cardio-vasculaire.
En 2008, 3 grandes études interventionnelles (ADVANCE, ACCORD et VADT) ont mis
l’accent sur les risquesd’une intensification du traitement chez les DT2 âgés et déjà porteurs
d’atteintes [Link] études ont objectivé une surmortalité cardio-vasculaire,dont
le principal facteur de risque était la survenue d’hypoglycémies. Ces études ont abouti à la
recommandation de « personnaliser » les objectifs glycémiques et la prise en charge.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 69
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
* Lorsque le diabète est ancien chez un patient compliqué et / ou une atteinte vasculaire
avérée et/ou un risque hypoglycemique important et/ou âgé, l’objectif doit être allégé avec
une HbA1c à 7,5 voire 8%, ce qui correspond à :
- une glycémie à jeun ≤ 1,5 g/l.
- une glycémie post prandiale ≤ 1,8 g/l.
* Pour la majorité de patients DT2, l’objectif d’HbA1c est ≤ à 7 %, soit :
- Une glycémie à jeun < 1,3 g/l.
- Une glycémie post prandiale < 1,6 -1,8 g/l.
L'objectif peut varier en fonction des circonstances, un objectif moins strict peut être
recommandé transitoirement chez un patient jeune en difficulté psychologique ou
professionnelle.
Même quand l'HbA1c reste au-dessus de ces objectifs, il ne faut pas oublier que de passer de
11 à 9 % diminue le risque de complications de 60 %.
b) Objectifs visant la réduction des facteurs de risque vasculaire :
En plus de l’obtention d’un équilibre glycémique conforme aux objectifs thérapeutiques,
grâce àun choix adéquat des agents thérapeutiques et en évitant les hypoglycémies, la prise en
charge du DT2 exige un contrôle adéquat de tous les facteurs de risque cardiovasculaires
associés :
- stabilisation ou réduction pondérale
- arrêt du tabac
- TA < 14 /9 cm Hg voir 13/8 cmHg pour les patients avec une atteinte d’un organe cible
- LDL-C < 1 g/l en prévention primaire ou <0,7 g/l en prévention secondaire.
- HDL-C > 1 mmol/l.
- triglycérides< 1,5 g/l.
- microalbuminurie< 30 mg/24 heures.
2. Indications thérapeutiques chez le diabétique de type 2 :
* Les prescriptions hygiéno-diététiques. Elles sont au premier plan, visant à faire adopter au
patient une bonne hygiène de vie, incluant :
- Une diététique visant à corriger tous les facteurs de risque vasculaire en évitant l’excès
calorique, les glucides à index glycémique élevé, les graisses saturées et trans, le sodium et en
privilégiant les aliments riches en fibres…
- Une activité physique,adaptée aux possibilités physiques du patient, à son activité
quotidienne et à son mode de vie.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 70
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 71
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 72
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 73
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 74
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 75
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
durant toute la période opératoire, pour adapter efficacement l’insulinothérapie. Les quantités
habituellement recommandées sont comprises entre 5 et 10 g/·h (soit 125 ml/h de sérum
glucosé à 5 % chez un adulte de corpulence moyenne).
2. L'apport d'insuline:
Les insulines biosynthétiques humaines sont les seules utilisées.
L'insulinothérapie par voie intraveineuse discontinue doit être évitée car la demi-vie
plasmatique brève de l’insuline (8 mn) est responsable d’importantes oscillations
glycémiques.
L'insulinothérapie intraveineuse à débit constant, à la seringue électrique, modulable en
fonction de contrôles glycémiques capillaires horaires est la méthode de référence.
- Les précautions à prendre pour le contrôle glycémique du diabétique en période opératoire
justifient que l’intervention soit programmée en début de matinée pour éviter une période
prolongée de jeune avec perfusion glucosée et le stress surajouté.
- Le retour au traitement antérieur, quel que soit le type de diabète, se fait lors de la reprise
alimentaire. L’intervention d’un diabétologue est souhaitable chez les patients pour lesquels
l’arrêt de l’insuline ou le changement du protocole thérapeutique sont source de difficultés.
Intervention
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 76
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Insulinothérapie IV + +
rééquilibration
Passage à l’insulinothérapie IV à
Non équilibré hydroélectrolytique et
débit continu constant
acidobasique
Apport de soluté glucosé 5 % IV
Apport de soluté
glucosé 5 % IV
E. DIABETE ET GROSSESSE
1. Rationnel de la prise en charge :
Le diabète retentit sur la grossesse (complications fœtales et néonatales) et la grossesse
retentit sur le diabète (complications maternelles).
Effets du diabète sur la grossesse :
1er trimestre :
Le mauvais contrôle périconceptionnel du diabète expose au risque de malformationsliées à
ères
l’hyperglycémie lors des 1 semaines de grossesse. Le risque d’embryo-fœtopathie
diabétique se situe entre 3 et 5% (2 à 3 fois plus que la population générale). Le passage des
acides gras, du glycérol et des corps cétoniques à travers le placenta sont aussi incriminés et
peuvent perturber tous les stades du développement.
Les malformations observées ne sont pas spécifiques du diabète :
• le plus souvent, malformations cardiaques :persistance du canal artériel, CIV,
coarctation aortique.
• malformationsneurologiques :spina-bifida, hydrocéphalie, anencéphalie.
• malformations rénales,
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 77
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 78
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
3. Pendant la grossesse:
Protocole insulinique basal-bolus. Les analogues peuvent être utilisés. Le régime est normo-
calorique.
Les objectifs sont stricts :
§ HbA1c < 6% et fructosamine normale.
§ Glycémies <0,95 g/l avant les repas,
§ Glycémies < 1,20 g/l en post prandial.
L'enseignement est intensif.
Auto surveillance : jusqu’à 7 glycémies/j.
Les consultations sont mensuelles chez les femmes enceintes.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 79
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
B. PROTEINES GLYQUEES :
La glycation non enzymatique des protéines est un processus physiologique, dont l'intensité
augmente avec la glycémie. L'hémoglobine glyquée (HbA1c) et la fructosamine sont des
marqueurs de l'équilibre glycémique, utilisés pour le suivi des patients diabétiques.
1. L'hémoglobine glyquée (HbA1c):
Elle permet d'apprécier la qualité l'équilibre glycémique sur une période de 120 jours (durée
de vie des hématies).
Sa valeur augmente lorsque les périodes d'hyperglycémie ont été fréquentes durant les 120
jours précédant le dosage et diminue lorsque la glycémie a été correctement équilibrée.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 80
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Le suivi du contrôle glycémique du diabète repose sur le dosage de l’HbA1c effectué tous les
3 à 4 mois
2. La fructosamine
Elleest un témoin du niveau moyen du glucose dans le sang au cours des 2 ou 3 dernières
semaines.
Valeur normale : entre 200 et 290 micromoles/l.
Son utilisation est moins fréquente car la période sur laquelle elle donne des informations est
beaucoup plus courte que celle de l'HbA1c.
Elle est un meilleur outil de surveillance que l’hémoglobine A1c dans 3 circonstances :
• chez les personnes ayant une anomalie de l'hémoglobine qui fausse le dosage de
l'HbA1c (anémie hémolytique, hémoglobinopathie).
• lors de l'évaluation à court terme d'un changement thérapeutique.
• au cours de la grossesse. Les besoins insuliniques de la mère changent rapidement
pendant la gestation. Le dosage de la fructosamine peut aider à adapter rapidement les
doses d'insuline.
C. SURVEILLANCE ANNUELLE DU DIABETIQUE
Le diabétique bénéficie également d’un bilan annuel incluant :
- L’examen ophtalmologique
- Une exploration rénale
- Une exploration lipidique
- Une exploration cardio-vasculaire
D. COUVERTURE DES FRAIS MEDICAUX :
* Chez les patients bénéficiant d’une couverture de leurs frais médicaux par la Caisse
Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), les médications remboursées intégralement sont :
la metformine, les sulfamides, l’acarbose, les glinides et l’insuline [Link] médications
nécessitant un accord préalable sont les analogues de l’insuline et les statines. Les gliptines
(inhibiteurs de la DPP4) ne sont pas encore prises en charge par la CNAM. Certains patients
(ou certains groupes professionnels) bénéficient d’une prise en charge supplémentaire par des
sociétés d’assurance privées.
Les glucomètres sont octroyés par la CNAM aux diabétiques de type 1 jusqu’à l’âge de 18
[Link] 50 bandelettes leur est accordé tous les 3 mois.
* Les patients ne bénéficiant d’une couverture de leurs frais médicaux par la CNAM (patients
indigents) ne peuvent bénéficier que des médicaments inscrits sur la nomenclature
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 81
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 82
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
E. L’EVALUATION DE L’EDUCATION
Grâce à des questionnaires et des exercices [Link] permet de juger de l’aptitude du
patient à se prendre en charge et de l’effet de cette éducation sur la qualité de l’équilibre
glycémique.
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 83
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933
contrôle
Pieds Selon état des pieds
Hypoglycémie Traitement par
sulfamides ou insuline Co-morbidité ++
Planification de grossesse Activité génitale
Cours Commun de Résidanat Juillet 2019 84
Sujet 20 : Diabète sucré
N° Validation : 0820201933