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4 APPAREIL GENITAL MASCULIN Word

Ce document décrit l'appareil génital masculin, y compris la structure et la fonction des testicules, des voies génitales excrétrices, des glandes annexes et du pénis. Il explique également la spermatogenèse et sa régulation, ainsi que certaines pathologies pouvant affecter l'appareil génital masculin.

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Ce document décrit l'appareil génital masculin, y compris la structure et la fonction des testicules, des voies génitales excrétrices, des glandes annexes et du pénis. Il explique également la spermatogenèse et sa régulation, ainsi que certaines pathologies pouvant affecter l'appareil génital masculin.

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Cours Embryologie LS1-LS2 1 Dr Sidi Boula SISSOKO

L’APPAREIL GENITAL MASCULIN

Cible : LS1-LS2 (PCEM I et PCEP I)

Pré requis : Anatomie de l’appareil génital féminin, Biologie cellulaire et Génétique

Objectifs :

L’étudiant de LS1-LS2 (PCEM I et PCEP I) qui aura suivi et assimilé cette leçon doit être
capable de :

1 – Décrire les caractéristiques morphofonctionnelles des testicules


2 – Enumérer les voies génitales excrétrices et leurs fonctions
3 – Enumérer les glandes qui produisent le sperme et donner la composition du sperme
4 – Décrire les mécanismes de régulation de la spermatogenèse

PLAN
Introduction

1 – Testicules
1 – 1 – Structure générale des testicules
1 – 2 – Régulation de la spermatogenèse
2 – Voies génitales excrétrices
3 – Glandes annexes
3 – 1 – Vésicules séminales
3 – 2 – Prostate
3 – 3 – Glandes de Cooper
4 – Pénis
5 – Sperme
6 – Pathologies

Conclusion
Cours Embryologie LS1-LS2 2 Dr Sidi Boula SISSOKO

Introduction

Définition
L’appareil génital ou appareil de reproduction masculin est composé par l’ensemble de
structures anatomiques qui participent aux fonctions de la reproduction. Schématiquement il
comporte :
- des gonades, les testicules,
- des voies génitales excrétrices, l’épididyme et le canal déférent,
- des glandes annexes, les vésicules séminales, la prostate et les glandes bulbo-urétrales,
- et du pénis
Les testicules possèdent une double fonction : l’une, la gamétogenèse, se traduisant
par la production de spermatozoïdes et l’autre, endocrine, consistant à l’élaboration de
diverses hormones testiculaires.
Les voies génitales et les glandes annexes élaborent des sécrétions qui ont pour
fonctions d’assurer la nutrition des spermatozoïdes et de les propulser hors de l’organisme
Le sperme constitué par les spermatozoïdes et les sécrétions des voies génitales et des
glandes annexes sera introduit dans les voies génitales féminines par le pénis.
Les testicules, l’épididyme et le canal déférent sont situés dans le scrotum.

Intérêt
- Physiologique : L’appareil génital est impliqué dans la sexualité et la reproduction.
- Pathologique : Les différents organes de l’appareil génital victimes de nombreuses
pathologies parmi lesquelles les maladies sexuellement transmissibles, les tumeurs. L’appareil
génital peut être cause de stérilité.

1 – Testicules
Ce sont des organes pairs situés dans le scrotum. Au terme de leur développement
dans la cavité abdominale, les testicules migrent vers le canal inguinal qu’ils franchissent
entre le 5ème et le 6ème mois de la vie intra-utérine. Ils sont alors suspendus dans le scrotum,
hors de la cavité abdominale, par le cordon spermatique au pôle supérieur et par le
gubernaculum testis au pôle inférieur. Chaque testicule est revêtu par une enveloppe dérivant
du péritoine, la vaginale.
Chez l’homme adulte, chacun des testicules est ovoïde et mesure environ 4 cm de
long, 3 cm d’épaisseur et 2,5 cm de largeur et pèse 10 à 15g. Le bord postéro-supérieur est
coiffé sur toute sa longueur par l’épididyme.
Les tuniques qui enserrent les testicules sont recouvertes par la peau du scrotum
pigmentée et riche en follicules pileux, glandes sébacées et glandes sudoripares. Le scrotum
joue un rôle important car permet de maintenir les testicules à une température inférieure
(environ de 2-3°) à celle de la cavité abdominale, ce qui est essentiel au déroulement normal
de la spermatogenèse.

1 – 1 – Structure générale des testicules


Le testicule est enveloppé par une capsule fibreuse, blanche, résistante et épaisse
appelée albuginée qui, en regard du pôle supérieur du testicule, possède un épaississement
portant le nom de corps de Highmore. De la face profonde de l’albuginée, se détachent des
cloisons conjonctives, dirigées vers le corps de Highmore, qui délimitent 200 à 300 lobules
testiculaires. Dans chaque lobule sont disposés 10 à12 tubes séminifères, repliés sur eux-
mêmes. Les tubes séminifères sont constitués par les cellules de Sertoli et les cellules
germinales.
Cours Embryologie LS1-LS2 3 Dr Sidi Boula SISSOKO

Entre les tubes séminifères, l’interstitium conjonctif, bien vascularisé, contient des
îlots de cellules endocrines, les cellules de Leydig, dont l’ensemble constitue la glande
interstitielle du testicule.
Le démarrage de la spermatogenèse à la puberté n’est possible que si les cellules de
Sertoli sont différenciées. Toutes leurs activités interviennent dans le déroulement et la
régulation de la spermatogenèse.
Les cellules de la lignée germinale représentent les divers stades du processus de
division et de différenciation des cellules germinales masculines. Ce processus continu, mise
en place à la puberté, constitue la spermatogenèse. La spermatogenèse peut être divisée en
deux phases : la spermacytogenèse et la spermiogenèse. Lors de la spermacytogenèse, les
spermatogonies se divisent et donnent naissance à des générations successives de cellules qui
aboutissent finalement aux spermatocytes puis aux spermatides par le processus de la méiose.
Lors de la spermiogenèse les spermatides vont se différencier en spermatozoïdes.
Le temps nécessaire à la transformation des spermatogonies en spermatozoïdes est de 74 +/- 4
jours. Outre la lenteur, la spermatogenèse ne se réalise jamais de façon simultanée ou
synchrone dans tous les tubes séminifères, mais au contraire sous forme ondulatoire.
Les cellules de Leydig élaborent les androgènes testiculaires qui induisent la
différenciation et le développement du tractus génital et le développement et le maintien des
caractères sexuels secondaires.

1 – 2 – Régulation de la spermatogenèse
La régulation de la spermatogenèse est, au premier chef, sous la dépendance des
facteurs endocriniens. Cependant plusieurs mécanismes locaux de régulation interviennent en
complément. D’autre part, divers agents physiques, physiologiques ou pharmacologiques
peuvent retentir sur la production des spermatozoïdes.

1 – 2 – 1 – Le contrôle neuro-endocrien
La spermatogenèse dépend des hormones gonadostimulines antéhypophysaires, FSH
(Follicle Stimulating Hormone) et LH (Luteinizing Hormone), sur les cellules testiculaires.
La LH agit sur les cellules interstitielles, stimulant la production de testostérone. Mais
il est admis que la prolactine intervient également.
La FSH agit sur les tubes séminifères par l’intermédiaire des cellules de Sertoli, pour
assurer le bon déroulement de la spermatogenèse.
Le contrôle de la sécrétion de FSH et LH est assurée par l’hormone hypothalamique,
de sécrétion pulsatile, la GnRH ou gonadolibérine elle-même soumise à l’influence de
l’épiphyse et du système nerveux extra-hypothalamique.
Deux mécanismes de rétrocontrôle sont parfaitement établis : l’inhibine sécrétée par la
cellule de Sertoli sous l’influence conjointe de FSH et de testostérone déprime la sécrétion
hypophysaire de FSH sans action sur la sécrétion de LH ni sur l’hypothalamus. Le taux
d’androgènes circulants d’origine gonadique freine la sécrétion hypophysaire de LH et FSH et
inhibe les sécrétions hypothalamiques

1 – 2 – 2 – Le contrôle local : les interactions intercellulaires


Diverses interactions intercellulaires existent dans le testicule. Il s’agit d’une activité
paracrine des différentes cellules du testicule. Ce sont les interactions cellules de Leydig –
cellules de Sertoli, cellules péritubulaires – cellules de Sertoli et cellules de Leydig – cellules
germinales.
Cours Embryologie LS1-LS2 4 Dr Sidi Boula SISSOKO

1 – 2 – 3 – Les facteurs retentissant sur la spermatogenèse


La température joue un rôle important dans la régulation de la spermatogenèse. En
effet elle ne se produit qu’à une température inférieure à la température corporelle qui est de
37°C. La température du scrotum est de l’ordre de 35°C. Toute élévation de la température
peut être préjudiciable au bon déroulement de la spermatogenèse.
Les radiations ionisantes provoquent la destruction des spermatogonies avec une
stérilité définitive
Diverses drogues comme les antimitotiques et les antimétabolites utilisés comme
anticancéreux, des immunodépresseurs peuvent léser définitivement la lignée germinale.

2 – Voies génitales excrétrices


Les conduits qui transportent les spermatozoïdes des testicules jusqu’au méat urinaire,
leur point d’émission, sont constituées successivement des voies spermatiques intra-
testiculaires, les canaux efférents, le canal épididymaire, le canal déférent et l’urètre
La traversée de l’épididyme permet l’acquisition de la mobilité, l’aptitude de se fixer à
la zone pellucide et la répression du pouvoir fécondant (décapacitation) des spermatozoïdes.

3 – Glandes annexes
Ce sont les vésicules séminales, la prostate et les glandes bulbo-urétrales

3 – 1 – Vésicules séminales
Ce sont des organes pairs, sacculaires, bosselées, qui participent à l’élaboration du
sperme.
Les sécrétions des vésicules séminales, jaunâtres et visqueuses, comportent des
substances destinées à la nutrition des spermatozoïdes. On y trouve du fructose, de l’acide
ascorbique, du citrate de l’inositol, des prostaglandines et de nombreuses protéines. 70% de
l’éjaculat humain a pour origine les vésicules séminales. Les vésicules séminales sont
androgéno-dépendantes et le fructose est leur marqueur.

3 – 2 – Prostate
C’est une glande exocrine pesant 20g. Contenue dans la loge prostatique, elle est
située sur le col et la portion initiale de l’urètre.
Les sécrétions prostatiques entrent dans la composition du sperme. Elles contiennent
de l’acide citrique, de l’albumine, des enzymes protéolytiques, des phosphatases acides et des
ions et pauvre en protéines. L’acide citrique, les phosphatases acides et le zinc sont les
marqueurs de la fonction prostatique. La prostate est androgéno-dépendante.

3 – 3 – Glandes de Cooper
Elles s’abouchent dans l’urètre membraneux. Elles sont tubulo-alvéolaires. Leur
sécrétion est mucoïde, filante et agit comme un lubrifiant.

4 – Pénis
Le dernier segment des voies génitales excrétrices du sperme est représenté par
l’urètre ou canal uro-génital qui comprend trois portions : l’urètre prostatique, membraneux et
l’urètre spongieux. Seul l’urètre spongieux entre dans la composition du pénis.
Le pénis ou verge est constitué de l’urètre spongieux et de trois cylindres de tissu
érectiles, le tout revêtu par la peau
Les formations érectiles sont constituées par le corps spongieux et par deux corps
caverneux, entourés, chacun d’une enveloppe fibro-élastique nommée tunique albuginée. Le
corps spongieux est médian et situé ventralement. Long de 12 à 16cm, il entoure l’urètre. Il
Cours Embryologie LS1-LS2 5 Dr Sidi Boula SISSOKO

présente un renflement antérieur, le gland, et un renflement postérieur, le bulbe. Les corps


caverneux ont la forme de demi-cylindres accolés de 15 à 20cm de long.
L’érection est due à un double phénomène vasculaire et musculaire.
L’éjaculation consiste en l’émission du sperme hors des voies génitales. Elle
s’effectue en deux temps. Le premier est l’excrétion du sperme dans l’urètre prostatique où il
reste bloqué en amont du sphincter strié. Le second temps est l’expulsion du sperme par des
contractions saccadées et synchrones des muscles du périnée antérieur.
La détumescence de la verge, c’est-à-dire le retour à l’état flaccide, est produit par la
vasoconstriction des blocs artériels, la vasodilatation des blocs veineux et le relâchement des
cellules musculaires lisses.

5 – Sperme
Le sperme est constitué par les spermatozoïdes et les sécrétions de différentes origines
qui se mélangent, au cours de l’éjaculation, sous forme de plasma séminal. La fraction pré-
spermatique, produite durant la phase pré-éjaculatoire, renferme les sécrétions des glandes de
Cooper et des glandes de Littre. La fraction spermatique de l’éjaculat, riche en
spermatozoïdes, est surtout composée des sécrétions d’origine prostatique et épididymo-
testiculaire. La fraction post-spermatique de l’éjaculat correspond aux sécrétions des
vésicules séminales.
Le sperme a l’aspect d’un liquide plus ou moins visqueux, blanc grisâtre, opaque,
d’aspect floconneux et d’odeur caractéristique. Le volume moyen chez un homme fécond
varie entre 1,5 à 6 ml. L’étude du sperme à l’état frais montre la concentration des
spermatozoïdes se situe entre 20 et 200 millions par ml. 50% d’entre eux, au moins, ont une
mobilité unidirectionnelle. L’étude des anomalies se fait par le spermocytogramme et le
spermocytogramme.
La composition biochimique du plasma séminal est très riche et complexe. Il contient
l’eau, des ions, des glucides libres (fructose, glucose, sorbitol), et lié, des acides organiques
(acide citrique…), des substances azotées non protéiques (carnitine, spermine, spermidine
…), des lipides (phospholipides, prostaglandines) et des enzymes (protéases, glycosidases,
transférases, phosphatases). On y trouve également des gonadotrophines (FSH, LH), de la
prolactine et des stéroïdes sexuels (androgène, progestérone, oestradiol). Le plasma séminal
constitue un micro-environnement indispensable au métabolisme et à la mobilité des
spermatozoïdes. Il renferme des facteurs immunodépresseurs qui préviennent le
déclenchement d’une réaction immunitaire dirigée contre les spermatozoïdes dans les voies
génitales masculines (auto-immunité).

6 – Pathologies
1 – Le défaut de migration des testicules dans le scrotum au cours du développement est
appelé cryptorchidie. La production des spermatozoïdes est défectueuse. Cependant il n’y a
pas d’altération des cellules de Leydig se sorte que les patients cryptorchides peuvent être
stériles, mais puissant avec présence des caractères sexuels secondaires
2 – Une hydrocèle est la production et l’accumulation excessives de liquide dans le scrotum
3 - Les maladies sexuellement transmissibles : gonococcie, chlamydiose, trichomonose,
candidose, syphilis, VIH
4 – La stérilité masculine peut être due à
Des troubles endocriniens,
L’obstruction des voies spermatiques
Au défaut d’érection ou d’éjaculation pendant les rapports sexuels
La suppression de la spermatogenèse par les radiations ionisantes, la chimiothérapie
anticancéreuse, ou d’autres médicaments
Cours Embryologie LS1-LS2 6 Dr Sidi Boula SISSOKO

5 – Les différentes parties de l’appareil génital peuvent être victimes de cancer

Conclusion
L’appareil génital masculin est impliqué dans la sexualité et la reproduction. Les
différents organes de l’appareil génital victimes de nombreuses pathologies parmi lesquelles
les maladies sexuellement transmissibles, les tumeurs. L’appareil génital masculin peut être
cause de stérilité du couple
Cours Embryologie LS1-LS2 7 Dr Sidi Boula SISSOKO
Cours Embryologie LS1-LS2 8 Dr Sidi Boula SISSOKO
Cours Embryologie LS1-LS2 9 Dr Sidi Boula SISSOKO
Cours Embryologie LS1-LS2 10 Dr Sidi Boula SISSOKO

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