Scierie
Scierie
DU BOIS EN SCIERIE :
I Le parc à grumes 14
II Le sciage de tête ou de premier débit 17
III Le sciage de reprise ou de second débit 19
IV La mise à longueur 19
V Triage, contrôles et empilage 20
VI Stockage – Séchage – Colisage et expéditions 21
VII Traitements 23
VIII Valorisation des sciages 24
IX Valorisation des produits connexes 25
1
PREMIERE PARTIE : LA FILIERE BOIS & PROVENANCE DES ARBRES
2
II IMPORTANCE DE LA FORET FRANCAISE
La France est un pays riche en forêt qui occupe près de 27 % de la surface totale soit 15 millions
d’hectares. En forêt, la surface s’exprime toujours en :
Hectares (ha). 1 ha = 100 mètres x 100 m = 10 000 m² = 0.01 km².
Au niveau Europe des 27, la surface forestière française représente plus de 10 % des forêts : la Suède et la
Finlande sont les pays les plus boisés.
Au niveau Monde, la surface forestière française ne représente que 0, 3 % des forêts
1 : Suède
2 2 : Finlande
15
3 : France
1
4 : Espagne
11
22 5 : Allemagne
12 6 : Italie
16
7 : Pologne
8 : Autriche
19 7
5 9 : Portugal
10 : Grèce
13
23 11 : Lettonie
12 : Royaume Uni
14
3 13 : Rép Tchèque
4
8 14 : Slovaquie
15 : Estonie
9 16 : Lituanie
17
17 : Hongrie
26 18 : Slovénie
19 : Irlande
27 20 : Belgique
20 21 6 25 21 : Luxembourg
18 10 24 22 : Danemark
23 : Pays Bas
+ la Roumanie (26) et la Bulgarie (27) depuis 2007 qui 24 : Chypre
occupent les 8° et 11° rangs au niveau de la surface forestière 25 : Malte
Autres = Belgique, Luxembourg, Danemark, Irlande, Pays Bas, Chypre, Hongrie, Lituanie, Malte, Slovénie.
Suéde
30 Finlande
France
25 Espagne
Allemagne
20 Italie
Pologne
15
Autriche
10 Portugal
Gréce
5 Lettonie
Royaume Uni
0 Rep. Tchéque
Surface des forêts en Millions d'ha des pays Slovaquie
possédant + de 2 M d'ha Estonie
Autres
3
PRODUCTION DE SCIAGES DES PAYS EUROPEENS : 83 300 000 m3
Suéde
16
14
Finlande
12
10 Allemagne
8
6 France
4
2 Autriche
0
Production de SCIAGES en millions de m3 Pologne
Les forêts de l'état et des collectivités locales sont gérées par l'ONF : Office national des forêts.
IV REPARTITION DE LA FORET
a) La forêt de résineux.
Les résineux dominent dans les régions montagneuses, mais aussi en plaine et en basses montagnes.
Liste et surface des 10 essences résineuses les plus courantes :
4
b) Les forêts des feuillus
Elles sont bien représentées dans la plupart des régions forestières à l'exception des Landes et d'une partie
des massifs montagneux : Vosges, Alpes, et Massif central.
Liste et surface des 10 essences feuillues les plus courantes :
PEUPLIER : 240 000 hectares, produisent 1.4 million de m3/an : 400 000 m3 sciages, reste = contreplaqués
3° Par Régions
Aquitaine
1600 Auvergne
1400 Bourgogne
1200 Centre
1000 Champagne Ardennes
800 Franche Comté
Languedoc Roussillon
600
Alsace Lorraine
400
Limousin
200
Midi Pyrénnées
0 Prov, Alpes, C Azur
PUBLIC PRIVE
Rhône Alpes
Les GRUMES A SCIER proviennent de plusieurs types de forêts qui se reproduisent de 2 manières naturelles :
b) La dureté :
- Bois tendre : épicéas, sapins, pins sylvestre et maritime. - Bois mi - dur : douglas, mélèze.
- Bois dur : Pins laricio de Corse et de Calabre.
5
c) La provenance :
Les essences indigènes :
- Ce sont des arbres originaires d'une région, d'un pays, où ils poussent depuis toujours :
- Pins sylvestre, maritime, à crochets, cembro. - Sapin pectiné, épicéa commun, if, mélèze d'Europe.
Les essences exotiques ou introduites :
- Arbres originaires d'une autre région, d'un autre pays, qui se sont adaptés parfaitement.
- Douglas, épicéa de Sitka, pins noir d'Autriche, laricio de Corse, Weymouth, d'Alep, mélèze du Japon, ...
d) Le mode de traitement
- En futaie régulière : les arbres ont tous le même age, en plaine, collines et moyennes montagnes pour
essences exigeant de la lumière.
Exploitation : coupe rase
- En futaie jardinée ou irrégulière : tous les âges, en montagne, forêt de protection. Une futaie jardinée
ne contient que des essences d'ombre ou de demi - ombre (hêtre, sapin, épicéa), car leur semis peuvent se
développer à l'ombre des arbres adultes, ce qui n'est pas le cas des essences de lumière (pins, chênes)
Exploitation : à intervalles réguliers, il faut effectuer toute les différentes coupes : la coupe des arbres
murs, les éclaircies, les nettoiements sur l'ensemble de la parcelle.
2) Des différentes forêts feuillues qui sont classées selon :
a) Selon l'importance économique :
- Les essences principales : chênes rouvre et pédonculé, hêtre et frêne
- Les essences secondaires : charme, érables, bouleau, châtaignier.
- Les essences précieuses : érables, merisiers, orme, frêne, noyer, alisier.
b) Selon la dureté
Bois tendres : peupliers, aune, tilleul, Bois durs : charme, buis, sorbier
Bois mi-durs : Chênes, frêne, hêtre Bois Très durs : chêne vert.
- LE TAILLIS : CES FEUILLUS NE SE SCIENT PAS, car de trop petits diamètre car ils sont issus de
rejets de souches qui donneront du bois de chauffage ou pour les panneaux de particules, papier.
Ce régime est sans grand intérêt économique pour son propriétaire, puisque ces bois ont une faible
valeur. On transforme de plus en plus les taillis en TSF, futaie régulière feuillue, futaie résineuse par enrésinement.
- LE TAILLIS SOUS FUTAIE : TSF
Composé de deux niveaux de végétation : le taillis simple, l'étage dominé (régénération végétative) et la futaie :
l'étage dominant, issus de la régénération sexuée.
Importance : production de bois de chauffage dans le taillis, de bois d'oeuvre dans la futaie.
Le TSF a perdu de son intérêt par une dépréciation de l'arbre de futaie : croissance irrégulière = qualité
inférieure = cernes largeur irrégulière, fins (arbres serrés) et larges (arbres espacés après la coupe du taillis). De
plus sur les chênes, apparition de gourmands sur le tronc (petites branches = petits noeuds groupés sur les
planches) lorsqu'il est isolé brutalement (coupe du taillis = excès lumière.
Remède : transformer en futaie feuillue, ou en futaie résineuse : plantation artificielle
- LA FUTAIE : une futaie régulière (feuillus et résineux) est un peuplement d'âge uniforme : tous les
arbres ont le même âge mais pas forcément le même diamètre car certains poussent plus vite que d'autres.
Le contraire est une futaie irrégulière ou jardinée (terme employé pour les résineux), composé d'arbres
de tous les âges, de tous les diamètres qui poussent en montagne car avec la pente, les coupes rases ne sont pas
possibles à cause des risques d'érosion de la terre, et pour retenir la neige.
6
- Plus l'altitude et la latitude sont élevées, plus les cernes sont fins, car la saison de végétation est courte.
- Plus l'altitude et la latitude sont faibles, plus les cernes sont larges, car la saison de végétation est longue.
1) L'assimilation chlorophyllienne : la lumière est indispensable pour nourrir l’arbre pour transformer la
sève brute en sève élaborée.
Privées de lumière, les branchent meurent : c’est l’élagage naturel = bois sans noeud.
c) Les essences de demi lumière : ce sont le frêne, chênes vert et liège, ormes, aunes (ou aulnes)
blancs et glutineux, tilleuls, érables plane, sycomore et champêtre, charme et châtaignier.
Elles acceptent un léger couvert pendant leur jeunesse mais ne supporteraient pas les excès de
pleine lumière ou d'ombre complète.
d Les essences d'ombre : le hêtre, le sapin sont des essences qui produisent des semi vigoureux à
l'abri, à l'ombre des arbres adultes, ce qui permet le maintien des futaies jardinées en montagne, pour
éviter l'érosion des sols.
La plantation artificielle d'essence d'ombre en pleine lumière est très difficile : l'arbre végète de
longues années avant de démarrer. C’est pour cela qu’il n’y a pas de plantations de sapins à découvert.
7
DEUXIEME PARTIE : LA SCIERIE, ORGANISATION ET DEBITS
PARC
A GRUMES
Réception, La mise
Tri Stockage Cubage à longueur Ecorçage
ATELIER
DE
DÉBITAGE
PARC A DEBITS
TRAITEMENT
STOCKAGE des bois : EXPEDITION
des débits préservation, séchage
8
II) LE CYCLE DE TRANSFORMATION DU BOIS EN SCIERIE
Enlever l'écorce en billons après découpage ou en grande longueur avant découpage pour :
3: - prendre soin des lames,
ECORCAGE - pouvoir vendre les dosses sans écorce aux papeteries,
- éviter les attaques de champignons et d'insectes.
4 : SCIAGE DE Il a pour rôle de recevoir le billon et de le transformer en produits finis ou non (plots, poutres)
TETE : dosses, planches, plateaux, noyaux qui seront repris et terminés par des scies de reprise.
OU 1° DEBIT
Il a pour rôle de reprendre et terminer les 1° débits pour obtenir la cote manquante et les
5 : SCIAGE DE sections finales :
REPRISE - L'épaisseur pour une dosse, un noyau...
OU 2° DEBIT - La largeur pour une planche, un plateau ; et la reprise des dosses épaisses.
9: Traitement éventuel des bois : protection préventive contre les attaques d'insectes et de
TRAITEMENT champignons, surtout pour la charpente en résineux et anti-bleuissement pour les pins.
Stockage sur parc pour séchage naturel ou éventuellement séchage artificiel pour :
10 : - Obtenir un % d'humidité bas (8 à 12%) pour les emplois intérieurs du bois.
STOCKAGE – - Accélérer le temps de séchage.
SECHAGE - Permettre le rabotage des produits.
Corroyage, moulurage pour valoriser les sciages et obtenir :
11 : - De la charpente rabotée, calibrée 4 faces.
RABOTAGE - De la frisette, du parquet, des plinthes, bastings rainurés...
- Un prix de vente plus élevé au bois (plus value).
9
III) SCHEMA TYPE D’ORGANISATION DE LA SCIERIE DU LYCEE
1 2 3 4 5 6
10
Les plots
POSTE 4 : scie circulaire ébouteuse, permet d’obtenir :
La mise à longueur des produits flacheux
Longueur minimum 2 m pour les résineux 1 m pour les feuillus
- puis de 0,50 m en 0,50 pour les résineux
- longueur indifférente pour les feuillus (au LPR)
Mise à longueur des liteaux d'empilage à 1,10 m
b) Utilisation : le sciage en plot est surtout effectué sur les belles billes de pied
de qualité destinées aux menuisiers et aux ébénistes.
c) Défauts : les planches situées vers le milieu, sur une même planche se trouvent des qualités différentes :
noeuds et sans noeuds (présence de branches ou pas).
Ceci diminue la valeur marchande de la planche si on ne la déligne pas pour séparer les différents choix.
Le débit en plot n'est donc pas le meilleur mais le plus traditionnel.
Il est progressivement remplacé par le débit par retournement qui permet un meilleur rendement
financier pour les billes susceptibles de donner de la qualité "sans nœud" (0 et 1)
2) LE DEBIT LANDAIS :
1
a) Descriptif : débiter une grume par une série de traits de scies
parallèles des plateaux qui seront repris à la déligneuse pour obtenir
des chevrons, bastings, madriers...
Même inconvénient que pour le plot : les traits de scie ont une
forte hauteur, ce qui diminue la vitesse de sciage.
11
3) LE DEBIT PAR RETOURNEMENT
a) Utilité de ce débit
3
2
1 4
OU 2 3
12
4) LE DEBIT SUR QUARTELOT (OU NOYAU)
b) Principe :
• Sciage avec une scie de tête en épaisseurs variables avec ou
sans retournement
• Reprise avec une scie de second débit des quartelots
(appelé noyau), plateaux, et planches.
• Le choix de la machine de reprise (scie de tête ou
dédoubleur, ou déligneuse) dépend :
o Du poids du noyau (travail pénible manuellement),
o De la capacité de la machine (hauteur de coupe) ?
o De la mécanisation
Rôles : ce sont des débits plus rares, utilisés pour les merrains de chêne (tonneaux), avantages :
- Des sciages qui se déforment beaucoup moins au séchage : (feuillus et résineux).
- Des sciages maillés : le trait de scie est plus ou moins parallèle aux rayons ligneux ce qui donne la
maillure (rayons ligneux vus en coupe longitudinale) ce qui est très appréciée en menuiserie sur le chêne,
le hêtre, l'érable, l'orme et le platane.
Produits obtenus : à partir de 4 quartiers fendus, planches de merrain sciées pour fabriquer les tonneaux : chêne de
grande qualité sans défaut, à cernes fins.
13
TROISIEME PARTIE : LE MATERIEL
I : LE PARC A GRUMES
11) Rôles :
• Tri du bois d’œuvre et du bois d'industrie si cela n'a pas été fait en forêt.
• Tri éventuel des essences,
• Déchargement des camions, bois en grande ou petite longueur.
• Réception de la provenance des grumes, de l’essence, du volume unitaire et total, et n° de chaque grume.
2) CUBAGE
21) Rôles : calcul du volume des grumes en grande longueur ou en en billons (avant ou après découpage selon
l’importance de la scierie) pour
• Comparer le volume acheté, estimé; et le volume réellement livré.
• Connaître le volume bois d'oeuvre journalier, mensuel, annuel qui sera effectivement scié ce qui permet de
calculer les divers pourcentages de rendement (matière et par qualité) et le prix de revient.
• Prise des mesures, longueur et diamètre médian de la grume pour choisir les longueurs des billons et les
sections des pièces à scier avant de découper.
• Au bureau chercher le volume de chaque billon avec un barème de cubage ou informatiquement (Excel)
a) La longueur :
- C’est la plus petite distance entre les sections extrêmes limitant la grume.
- Elle se mesure avec un mètre à pointes, ou un décamètre, ou une cellule sur un poste de découpe automatisée.
- La longueur s’exprime en :
- Mètres et décimètres entiers pour les feuillus.
14
- Mètres et tiers de mètres pour le peuplier et le pin maritime.
- Mètres et demi mètres pour les autres résineux.
b) La circonférence ou le diamètre :
- La mesure s’effectue au milieu, perpendiculairement à l’axe de la grume.
- La circonférence se mesure avec une ficelle inextensible, un ruban forestier, un compas forestier (gros calibre à
coulisse) qui donne la lecture de la circonférence.
- Le diamètre se mesure avec le compas forestier en une opération, ou en deux mesures (prise du diamètre en croix
pour faire la moyenne lorsque le bois est ovale, méplat).
- Sur une chaîne de découpe automatisée, la prise du diamètre est effectuée par des cellules pendant l’avance du
bois : le diamètre et la longueur sont mesurés simultanément.
a) Une grume est considérée comme un cylindre (ce qu’elle n’est pas en réalité), qui aurait pour :
- Surface de base : la section droite médiane, et hauteur : la longueur de la grume.
b) Avec les barèmes de cubage qui utilisent les formules expliquées auparavant.
Le volume est donné par simple recherche de la page correspondant au diamètre ou la circonférence et de la
longueur
c) Précautions : il faut prendre le diamètre des arbres méplats en deux fois = diamètre en CROIX
: Pour les arbres à décroissance brutale, fourchus, il faut faire 2 billons = 2 mesures.
d) Solution informatique avec un tableur (Excel) : création d’un fichier dans lequel on a programmé la
formule de cubage. Il suffit de faire la saisie de la longueur et du diamètre pour connaître instantanément le volume
unitaire et le total.
d) Les scieries modernes de grande taille possédant une chaîne ou chariot de découpe automatisée utilisant
un cubeur par cellules, le cubage est immédiat à chaque passage des grumes.
15
3) DECOUPE – MISE A LONGUEUR
31) Rôles :
• Tri du bois d'oeuvre et du bois d'industrie si cela n'a pas été fait en forêt.
• Découpe, mise à longueur selon la forme, le diamètre, la qualité et les commandes (section des pièces à
obtenir). Les critères de découpe dépendent :
• Des débits à effectuer : longueur et diamètre
• De la qualité apparente de la grume par rapport à la qualité à obtenir,
• De la longueur de la grume : pas de perte,
• Des défauts de forme (courbure…), de structure,
• Pour les commandes sur liste, comptabiliser le nombre de pièces susceptibles d’être obtenues dans le
billon (sous réserve de défauts internes)
4) TRIAGE
41) Rôles :
• Triage des billons en fonction : essences, qualités, diamètres, longueurs, commandes, et priorités.
5) ECORCAGE
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6) DETECTION DES PARTICULES METALLIQUES
61) Rôles :
• Enlever les éclats et autres corps métalliques (des éclats d’obus, balles …) pour prendre soin des lames
(casse), surtout dans l'Est et le Nord de la France le long des frontières (guerres).
Il a pour rôle de recevoir le billon et de le transformer en produits finis ou non (plots, poutres) : dosses,
planches, plateaux, noyaux. Ils seront repris et terminés par des scies de reprise.
C’est la machine la plus ancienne (XIV° siècle en Allemagne); Il n’y avait qu’un outil (le fer) fixé au
milieu d’un cadre : c’était le haut fer.
Maintenant il possède plusieurs lames dans un cadre : c’est la scie alternative multiple ou châssis.
L’écartement entre les lames détermine l’épaisseur du produit
Le cadre est actionné par une bielle pour obtenir un mouvement alternatif de montée descente.
Les châssis sont utilisés en général pour les débits standards en résineux (pas pour le débit sur liste) et
pour les feuillus de qualité « emballage = palettes)
Même si la vitesse de sciage est faible (8 à 15 mètres par min), la productivité élevée de ces machines
est obtenue par le sciage complet de la grume en une passe et le nombre plus ou moins important de lames. Les
bois sont sciés bout à bout (contrairement au ruban qui ne scie qu’à 30 % du temps de travail : pas recul du chariot)
Autre avantage : le sciage est toujours droit, l’entretien et l’affûtage sont simples et rapides.
Historique : en 1799, le premier brevet de la scie circulaire est déposé par son inventeur, M.Albert, un
mécanicien de Paris qui a l’idée de monter sur un arbre horizontal plusieurs segments circulaires en tôle de fer.
Travail : la lame est centrée, positionnée sur un axe qui lui donne un mouvement de rotation.
- Elle est de moins en moins utilisée en premier débit pour les grumes de petits diamètres (lames de grands
diamètres difficiles à entretenir) et l’épaisseur du trait de scie était trop importante : 4 à 8 mm.
- La circulaire est utilisée à tous les stades des débits de reprise : délignage, refente et mise à longueur;
également en menuiserie.
17
4) LES SCIES A RUBAN
41) Historique : en 1808, l’Anglais Newberry invente la scie à ruban. Innovation extraordinaire : le
développement de la scie à ruban viendra des progrès de la sidérurgie qui permettront d’affiner les aciers. De
nombreux dépôts de brevets amélioreront la scie à ruban qui sera longue à se développer : plus de 70 ans.
42) Avantages : la scie à ruban est un outil souple qui permet de tirer le maximum de qualité du bois car
l’on peut changer d’épaisseur et de position à chaque trait de scie ce qui n’est pas possible avec les autres
machines. On peut effectuer tous les débits possibles
51) : c’est l’outil le plus moderne (début des années 1950) qui vient du Canada. Ce sont deux portes outils
coniques opposés de diamètre 600 à 800 mm équipés de couteaux (fers plats) plus ou moins nombreux pour
broyer la dosse et d’une circulaire ou secteurs circulaires pour la finition.
On obtient un noyau avec 2 faces calibrées.
52) Les canters associés à un twin ou à un quad ou à des circulaires
• Résultat obtenu : 1 noyau central, 4 planches latérales (2 x2) Les 2 dosses sont broyées
6) LE SLABBER
18
III) LE SCIAGE DE REPRISE OU SCIAGE DE SECOND DEBIT
Il a pour rôle de reprendre et terminer les premiers débits pour obtenir la cote manquante et les sections
finales : - L'épaisseur pour une dosse, un noyau...
- La largeur pour une planche, un plateau.
I) MACHINES UTILISEES
• Les dosses, les doubles ou triples produits (épaisseurs) peuvent être repris par :
o Un ruban dédoubleur vertical, horizontal ou incliné; un ruban à table, un twin, une scie circulaire.
• Les noyaux 2 faces ou équarris 4 faces après 1 ou 2 passages peuvent être repris par :
o Une refendeuse circulaire double arbre : technique la plus utilisée.
o Un canter associé à un twin ou à un quad ou à une déligneuse circulaires multilames monoarbre
ou double arbre.
o Un ruban à table (type clavis) : de moins en moins utilisé, pas assez rapide
o Une scie alternative multilames : de moins en moins utilisé
1) ROLES
Mise à longueur, équerrage des produits (autre appellation : éboutage) :
- Découpe des planches flacheuses.
- Mise à longueur par demi-mètre pour le résineux, et selon les normes ou commandes.
- Equerrage pour respecter et obtenir un label de qualité correspondant à un cahier des charges (qualité
CTBA ou sélection Vosges)
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2) MACHINES UTILISEES
• 21) Manuel : avec tronçonneuse à chaîne, circulaire portative ou scie circulaire monolame type pendulaire
ou pneumatique. pièce par pièce, bout par bout : pas rapide, petite scierie
• 23) Mécanisée, automatisée : chaîne transversale associée à un démêleur et un classeur avec box (case) :
o 2 circulaires opposées : technique utilisée dans les scieries de résineux de grandes tailles
o 1 : l’opérateur tire plus ou moins la planche selon son flache pour mettre à l’équerre le bout droit,
o 2 : déplacement latéral de la planche vers la gauche avec les rouleaux rouge,
o 3 : L’opérateur tire la planche et la positionne contre des butées qui déterminent la longueur.
o - Avec des circulaires escamotables positionnées sur un seul arbre tous les 50 cm réglables : travail plus
rapide en résineux et parfois feuillus
• 24) Automatisé pour la découpe qualitative optimisée de la frise (typa Cree Con, Paul…)
- Marquage des défauts avec craie fluo
- Découpe optimisée et automatisée
• 25) Chariot de découpage avec chaîne de tronçonneuse fixe pour les paquets. Technique utilisée dans les
scieries de résineux de tailles moyennes qui ne peuvent pas investir dans un trimmer
1) Matériel utilisé
• Tri manuel.
• Tri par longueur sur chaîne longitudinale. Tri automatisé par longueur et sections, détection des
dimensions par capteurs.
• Tri qualitatif par lecture, vision :
- D'une marque effectuée avec une craie.
- Par un scanner qui distingue les dimensions des nœuds et autres défauts.
2) Dans le résineux : le tri par longueur, largeur et épaisseur pour les débits standards et tri qualitatif visuel
peut s’effectuer avec :
Tri automatisé par box
Chaîne longitudinale de tri
Tapis de réception et de tri
3) Dans le feuillu : tri automatisé par longueur, largeur et épaisseur surtout pour la frise de chêne, le hêtre
et tri qualitatif visuel.
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VI) STOCKAGE - SECHAGE – COLISAGE- EXPEDITIONS
I) ROLES : Stockage sur parc pour séchage naturel ou éventuellement séchage artificiel pour
2) MACHINES UTILISEES
31) Il est encore très souvent pratiqué dans les scieries soit comme unique moyen de séchage, soit
combiné avec un procédé de séchage artificiel pour faire évaporer une partie de l'eau contenue dans le bois : c'est le
procédé le plus simple et le plus ancien.
Résultats : Le bois séché naturellement donne des débits "secs à l'air" qui contiennent environ
de 13 à 17 % d'humidité, selon les saisons et les régions (norme NF B 51.002).
a) Disposition, qualité des baguettes : le séchage du bois est obtenu par un apport de chaleur au
matériau, transmis par l'air qui passe sur la surface du bois. Les lattes, liteaux d'empilage favorisent sa
circulation entre les planches et ont une influence primordiale sur les déformations du bois.
Dans une même pile elles doivent être :
- Toutes de même épaisseur.
- Disposées exactement les unes au dessus des autres sur une même ligne verticale,
- Pour éviter des flèches importantes donc des déformations, respecter un écartement selon
l'épaisseur du bois.
- Les planches doivent être séparées les unes des autres pour faciliter le séchage.
- Elles doivent être fabriquées dans des bois sains (pas de piqûre), secs pour des bois secs; en bois
blanc ou en résineux pour éviter l'apparition de taches sur le bois à sécher (tanin avec de chêne). La largeur
des lattes doit être la plus faible possible ou avec un profil creux pour ne pas laisser de traces sur le bois.
b) Empilage :
- Empilage debout : ancienne méthode plus guère pratiquée, incompatible avec la productivité.
Il permettait un séchage par "gravité" rapide, pour les bois tendres très humides susceptibles d'être
attaqués par le champignon responsable du bleuissement (pins). Il fallait achever le séchage vertical par un
séchage horizontal pour éviter les déformations lorsque H % atteignait 30 % environ.
- Empilage horizontal : c'est le plus employé pour le séchage de toutes les essences. Dans un même
paquet, on met des pièces de même essence, épaisseur, longueur pour obtenir un séchage régulier.
c) Couverture des piles : lorsque le bois sèche, reste longtemps à l'air libre, il doit être protégé des
intempéries. Il ne doit pas être exposé :
- A la pluie, à la neige : attaques de champignons, pourritures.
21
- Aux rayons du soleil : fentes et déformations. Installer « toiture » débordant de la pile de bois.
Le séchage sous hangar est la meilleure solution :
- Pour du bois vert, il faut un toit mais pas de murs.
- Pour du bois ressuyé, le bois peut être dans un hangar fermé mais ventilé.
- Le bois sec doit être stocké dans un local fermé et chauffé avec de l'air sec.
33) La durée du séchage naturel varie pour une essence et une période donnée, avec le climat, la région
la période d'empilage. Le CTBA a effectué des contrôles de durée dont voici les résultats :
Pour passer de 80% à 15 % d’humidité, selon les saisons d’empilage, il faut :
- Chêne de 30 mm : de 6 semaines (juillet) à 6 mois (novembre)
- Peuplier de 27 mm : de 4 semaines à 5 mois
- Pin maritime de 27 mm : de 2 semaines à 4 mois
- La règle empirique selon laquelle cette durée est de 1 an par cm d'épaisseur pour les feuillus et 6 mois
pour les résineux est TOTALEMENT FAUSSE.
Lorsqu' un bois a atteint l'état sec à l'air, il est inutile de le laisser à l'air libre plus longtemps, car chaque
hiver il reprendra de l'humidité qu'il reperdra l'été suivant. Un bois de 27 mm d'épaisseur ayant séjourné 10 ans
sur un parc de séchage naturel ne sera donc pas plus sec que s'il n'y était resté qu’1 an.
- Et surtout : le bois séché naturellement n'est pas utilisable directement par les usines de
seconde transformation (ébénisterie, menuiserie, tournerie) car le % d'humidité est trop élevée.
Les scieries modernes qui veulent vendre des débits prêts à l'emploi (plus-value, transport) ne peuvent plus
utiliser ce mode de séchage. Il faut sécher le bois avec un autre procédé, où l'homme pourra contrôler :
- la température, l'humidité de l'air, la circulation de l'air, le suivi du taux d'humidité
- la progression du séchage, la vitesse de séchage : le séchage artificiel.
3) LE SECHAGE ARTIFICIEL
31) Buts : Un système de séchage artificiel doit être capable de créer et de maintenir une atmosphère
artificielle bien déterminée pour sécher du bois jusqu'à un pourcentage d'humidité qui varie de 8 à 16-20 %.
a) Règle et principe :
- La température (T°) et l'état hygrométrique (humide de l’air) varient du début à la fin du séchage.
- T° augmente, l’humidité de l’air diminue pour que le bois perde son eau progressivement
- Chauffage : radiateur, électricité : réglages avec effets immédiats.
- Humidification de l'air : injection d’eau ou de vapeur d eau pour introduire de l’air frais.
- Ventilation : 1 ou 2 sens de marche ; vitesse 0,5 à 6 m/ s.
b) Contrôles pendant le séchage :
- Température de la cellule T° - L'humidité de l'air appelée aussi humidité relative de l'air : Hr %
- L'humidité du bois H % ( au coeur ) - L'humidité d'équilibre du bois He (en surface)
- La vitesse de séchage (le gradient) selon l'essence à sécher donc selon la dureté du bois.
22
33) Raisons techniques justifiant le séchage artificiel :
- Réduire le temps de séchage.
- Posséder du bois sec prêt à l'emploi et éviter, limiter, contrôler les dégâts dus à la rétractibilité.
- Limiter les dégâts dus à la rétractabilité : jeux fentes.
- Alimenter l'industrie en toutes saisons
- Avec du bois humide, l'usinage et l'entraînement sont difficiles en menuiserie
- Le collage est difficile ou impossible sur des bois plus ou moins humides.
- Risques d'attaques des bois par des champignons au dessus de 20 - 22 % d'humidité.
- T° de 35 à 50 ° provoque la mort des champignons ce qui justifie également le séchage artificiel.
VII) TRAITEMENTS
I) ROLES Traitement des bois : protection préventive contre les attaques d'insectes et de
champignons, surtout pour la charpente en résineux et anti-bleuissement pour les pins.
2) MACHINES UTILISEES
• 21) Bac de traitement, badigeonnage - pulvérisation pour traitement de surface (classes 1 et 2).
• 22) Incorporé sur les chaînes de débits pour les pins avant empilage (la chaîne passe dans bac)
• 23) Autoclave pour traitement à coeur pour les bois soumis en permanence aux intempéries (classes 3 à 5).
• 24) Ces installations répondent aux normes de protection de l'environnement (bac de rétention).
• 25) La rétification (bois traité imputrescible, indéformable)
23
VIII) VALORISATION DES SCIAGES
I) PAR RABOTAGE
TECHNIQUE DE PLUS EN
12) Rôles : PLUS UTILISEES EN
• Corroyage, moulurage pour obtenir : SCIERIE POUR OBTENIR
o De la charpente rabotée, calibrée 4 faces. UNE VALEUR AJOUTEE AUX
o De la frisette, du parquet, des plinthes, bastings rainurés... SCIAGES REPONDANT
o Un prix de vente plus élevé du bois. AUSSI A UNE DEMANDE
DES CLIENTS
12) Machines utilisées :
La fabrication des palettes, des caisses. Activité de plus en plus importante : certaines scieries sont spécialisées
dans cette production
3) LES CHARPENTES
41) Ce sont des bois massifs séchés, rabotés puis collés par aboutage, panneautage, lamellation.
24
42) L’aboutage : pour obtenir des pièces plus longues
25
QUATRIEME PARTIE : METHODE ET DOCUMENTS DE TRAVAIL
Résineux
26
II) LE DECOUPAGE DES GRUMES : ETUDE DE DEBITS
27
a) Méthode mathématique b) 1ère méthode rapide c) 2ème méthode rapide
a) Méthode mathématique
C’est toujours un peu plus fort : la pièce sera flacheuse (212 x 1,414 = 318 mm)
12° Cas : Pour trouver une section rectangulaire, il est plus facile de mesurer, dessiner la section
les sections des pièces à obtenir en bout pour voir si c’est réalisable OU D’UTILISER UN LOGICIEL
D’OPTIMISATION.
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III) CUBAGE DES SCIAGES
11) Produits concernés : plancher, frise et frisette (ou lambris), volige (12, 15, 18 mm)…
12) La surface ou l’aire d’un plancher, d’un mur, d’un plafond se calcule avec la formule
suivante :
15) Attention : en scierie les dimensions des sciages ont des unités différentes ce qui complique les
calculs de cubage.
- Les épaisseurs s’expriment en millimètres (mm),
- Les largeurs s’expriment en mm et en centimètres (cm),
- Les longueurs s’expriment en cm ou en mètres (m).
- Pour un mur, il ne faut pas dire largeur mais hauteur car cette mesure est verticale. S = L x H
- De même, pour mesurer la surface d’une tranchée, la largeur s’appelle la profondeur. S = L x P
29
2) Calculs de surfaces cumulées
21) Produits concernés : réception des paquets de sciages qui sont toujours de différentes
épaisseurs, largeurs, longueurs pour fabriquer du plancher, frise et frisette (ou lambris), volige …
DEVELOPPEMENT
NOMBRE PIECES
LINEAIRES : ML
DANS 1 PAQUET
EN METRES : D
NOMBRE DE
PIECES : nbr
NOMBRE DE
LONGUEUR
EPAISSEUR
LARGEUR
SURFACE
VOLUME
METRES
PAQUET
en m3 : V
en mètres
en m2 : S
en mm
en mm
PRODUIT, QUALITE
CUBAGE AVEC
SECTION S x Ep
La x nbr
ET
LONGUEUR
L x nbr LxD
0,343
30
3) Calculsà partir de mètres linéaires
31) Produits concernés : essentiellement réception des paquets de lattes, liteaux destinés à la pose
des tuiles pour les toits… ; (27 x 27 ; 27 x 40 ; 40 x 60).
Souvent le client demande une longueur totale de liteaux (ex 2500 ml) et n’exige pas de longueur.
On peut également cuber de la même manière les chevrons (60 x 80 ; 80 x 100)
DEVELOPPEMENT
EN METRES
LONGUEUR
EPAISSEUR
LINEAIRES
LARGEUR
SURFACE
NOMBRE
VOLUME
METRES
en mètres
Méthode N° 1
en mm
en mm
en m2
en m3
PRODUIT, QUALITE
LINEAIRES
LARGEUR
SURFACE
NOMBRE
VOLUME
METRES
en mètres
Méthode N° 2
en mm
en mm
en m2
en m3
PRODUIT, QUALITE
31
4) Calculsà partir du développement
LINEAIRES
LARGEUR
SURFACE
NOMBRE
VOLUME
METRES
en mètres
en mm
en mm
en m2
en m3
PRODUIT, QUALITE
27 4 15 60 1,620
CUBAGE AVEC
DEVELOPPEMENT 34 3 12 36 1,224
41 4,50 10 45 1,845
32
5) Calculs de la charpenteà partir de la section
DEVELOPPEMENT
EN METRES
LONGUEUR
EPAISSEUR
LINEAIRES
LARGEUR
SURFACE
NOMBRE
VOLUME
METRES
en mètres
Méthode N° 1
en mm
en mm
en m2
en m3
PRODUIT, QUALITE
Ou en calculant le volume directement avec les mètres linéaires calculés pour chaque longueur.
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FICHE DE COMMANDE ET SCHEMA DE DEBITS
CLIENT :
RESPONSABLE et DATE
ESSENCE A
Qualité Epaisseur Largeur Longueur VOLUME
PRODUITS Nombre Stock Scié faire
CHOIX en mm en mm en mètres en m3
OBSERVATIONS
Conditionnement des paquets : largeur = 1.10 m ; hauteur = 0.50 m ; lattes tous les mètres
34
LPR FICHE DE CUBAGE CLIENT : RESPONSABLE et DATE
SAULXURES DES GRUMES
SECTION SCIERIE ET DES SCIAGES
03 29 24 51 62
DEVELOPPEMENT
EPAISSEUR
LONGUEUR
LONGUEUR
LINEAIRES
DIAMETRE
LARGEUR
SURFACE
en mètres
en mètres
EN METRES
NOMBRE
VOLUME
VOLUME
METRES
OBSERVATIONS
en mm
en mm
CHOIX
en m3
en m3
en m2
en cm
PRODUIT,
N° ESSENCES
QUALITE
DEBITS
1 CUBAGE AVEC
2 SECTION LONGUEUR
3
4
5
6
7
8
9
10
11 CUBAGE AVEC
12 DEVELOPPEMENT
13
14
15
16 CUBAGE AVEC
17 METRES LINEAIRES
18
19
20
21 Remarques sur la Qualité
VOLUME SCIAGES
22
23
VOLUME GRUMES
24
25
% DE RENDEMENT
TOTAL EN M3
VI) RECEPTION CUBAGE DES PLOTS
1 8 15
2 9 16
3 10 17
4 11 18
5 12 19
6 13 20
7 14 21
Qualité du bois
Epaisseur Développement en Surface Volume
N°
en mm cm en m² en m3
1
2
Volume plot
3
4
Volume grume
5
6
% rendement
7
CINQUIEME PARTIE : LES OUTILS DE COUPE
Les outils de coupe spécifiques utilisés en 1ère transformation du bois, en scierie sont :
- Les fers plats dentés de châssis alternatif : voir page 20,
- Les scies circulaires de même type qu’en menuiserie : seuls le pas, l’angle d’attaque et le
diamètre varient, ils sont plus grands,
- Les fers plats pour les broyeurs : de même type qu’en menuiserie mais plus épais, plus larges
et plus longs,
- Et les scies à ruban : outil d’entretien difficile et délicat, avec des opérations d’entretien
spécifiques, totalement différentes des rubans de menuiserie.
Il faut vraiment que tout soit parfait pour pouvoir scier des grumes 8 ou 16 heures de suite avec la même
lame. Dans le meilleur des cas il ne faut pas dépasser 8, à 9 heures car même si la coupe est toujours suffisante, la
corps de lame ne suit pas, et commence à se déformer.
Des temps de sciage excessifs provoquent souvent l’apparition de criques (cassures en fond de dent).
1) Définition : obtenir une pointe de dent plus large que le corps de lame, de l'outil, pour éviter les
échauffements (= sciage impossible) et les déviations.
L'avoyage est le terme général employé quelle que soit la méthode utilisée.
Tous les outils sont obligatoirement avoyés pour débiter des matières dures : bois, du fer, du granit, os…
2
2) Les principales techniques d'avoyage : VL1 = VL2
1 Par torsion. 2 Par écrasement. Voie totale
= voie latérale
3 Par stellitage 4 Par brasage de pastilles de carbure
5 Par fixation mécanique des dents.
6 Par fabrication : dent incorporée à l'outil de coupe.
4) Valeur de la voie
- Bois tendres Voie totale = Epaisseur lame + 0.8 à 1mm de chaque côté
- Bois mi-durs Voie totale = Epaisseur lame + 0.6 à 0.7 mm de chaque côté
- Bois durs Voie totale = Epaisseur lame + 0.4 à 0.6 mm de chaque côté
Un défaut de symétrie provoquera une déviation au sciage du coté qui possède le plus de voie.
mécanique des
Corps et dents
dents carbure
Ecrasement
Brasage de
pastilles de
monobloc
TECHNIQUE
Stellitage
de l'outil
Fixation
carbure
Torsion
OUTILS
Outils manuels : scie à
X
bûche, égoïne
Circulaire de mise à
X X X
longueur (ébouteuse)
Circulaire de déligneuse,
X X X
refendeuse
Ruban de menuiserie X
Ruban de scierie X X X
Fer de châssis (de scies
X X X
alternatives)
Fraise de menuiserie
X X X
(toupie, tenonneuse…)
Chaîne de tronçonneuse X X
Circulaire de mise à
X
longueur des grumes
3
IV) DESCRIPTIF DES DIFFERENTES TECHNIQUES D’AVOYAGE
Torsion
- Tordre alternativement une dent - Méthode simple Affûtage avec une
sur deux, à droite et à gauche. meule corindon.
- La valeur maxi de la torsion est - Mais état de surface
égale à la moitié de l’épaisseur de moyen
la lame
Ecrasement
La largeur de la pointe de dent est - Meilleure coupe, état de Affûtage avec une
augmentée, obtenue par le surface correct à la main, meule corindon.
refoulement à froid du métal de la excellent à la machine
face d’attaque sous l’action d’un
excentrique agissant sous une
enclume.
Dents fixées
mécaniquement - Méthode utilisée pour Meules en fonction
Les dents (ou plaquettes en conserver un diamètre de la nature de
menuiserie, mécanique) sont constant de l’outil l’outil : acier
fixées, par vis ou système de (menuiserie) spéciaux ou carbure.
ressort : il faut les démonter pour - Et lorsque l’outil est trop
les changer ou pour les affûter. grand, trop lourd à démonter
Dents avoyées à la
fabrication de l'outil Meules en fonction
La voie est obtenue lors de la Méthode qui n’est pas de la nature de
fabrication de la dent, de l’outil, effectuée dans l’entreprise. l’outil : acier
par le moulage qui lui donne la spéciaux ou carbure.
forme.