Convulsions Néonatales : Analyse 2018
Convulsions Néonatales : Analyse 2018
Convulsions Néonatales :
Aspects épidémio-cliniques,
étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
THESE
PRESENTEE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 06/06/2018
PAR
Mr. Badr DRAI
Né le 19 Décembre 1989 à Marrakech
MOTS-CLES
Convulsion – Réanimation – Hôpital – Nouveau-né – EEG – Pronostic - Traitement
JURY
M. M. BOURROUS PRESIDENT
Professeur de Pédiatrie
Mme. N. EL IDRISSI SLITINE RAPPORTEUR
Professeur agrégée de Pédiatrie
M. F.M.R. MAOULAININE
Professeur agrégé de Pédiatrie
M. N. RADA
Professeur agrégé de Pédiatrie JUGES
Mme. D. BASRAOUI
Professeur agrégée de Radiologie
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je
m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales d’une façon
contraire aux lois de l’humanité.
ADMINISTRATION
Professeurs Agrégés
Professeurs Assistants
A TOUTE MA FAMILLE
Et
A tous ceux dont l’oubli de la plume n’est pas celui du cœur
À Latifa Labhih
Nul mot ne saurait exprimer la profondeur de mes
sentiments et le respect que j’ai pour toi. Ta
connaissance pour moi est un don de Dieu. Tu m’as
toujours soutenue, comprise et réconfortée. Tu es et tu
resteras toujours ma source d’inspiration. Merci pour tes
encouragements. Merci pour tout. Puisse Dieu te
combler de bonheur, de santé et te procurer longue vie.
REMERCIEMEN
A Mon Maitre Et President De These
Professeur BOURROUS Mounir
Vous m’avez fait l’honneur d’accepter de présider le jury de ma
thèse. J’ai eu la chance et le privilège de travailler sous votre
direction, de profiter de votre culture scientifique, vos compétences
professionnelles incontestables ainsi que vos qualités humaines qui
vous valent l’admiration et le respect. Puissent des générations et
des générations avoir la chance de profiter de votre savoir qui n'a
d'égal que votre sagesse et votre bonté. Veuillez, cher maître
trouver dans ce modeste travail l’expression de ma haute
considération.
AS : Aqueduc de Sylvius.
GB : Globules blancs.
SD : Semaines de développement.
TDM : Tomodensitométrie.
VL : Ventricules latéraux.
V3 : 3ème ventricule
V4 : 4ème ventricule
PLAN
INTRODUCTION 01
MATERIELS ET METHODES 04
I. Les matériels 05
1. Le Type d’étude 05
2. Le Milieu d’étude 05
3. La Période d’étude 05
4. L’échantillon de l’étude 05
1. Le support de données 05
3. L’analyse statistique 06
RESULTATS 08
1. La Fréquence 09
2. L’Age 09
3. Le Sexe 10
4. L’origine géographique 10
5. Le niveau socio-économique 11
3. Le déroulement de la Grossesse 17
6. L’examen clinique 27
1. La mise en condition 46
2. Les anticonvulsivants 46
VII. Evolution 51
1. Le sexe 54
2. L’origine géographique 56
4. Le terme de naissance 60
8. L’aEEG 77
10. L’évolution 82
DISCUSSION 88
I. RAPPELS 89
2. Le sexe 108
2. L’accouchement 115
1. L’E.T.F 125
2. L’aEEG/EEG 128
3. T.D.M/IRM 132
3. L’évolution 174
CONCLUSION 177
RÉSUMÉ 179
ANNEXES 183
BIBLIOGRAPHIE 193
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
INTRODUCTION
1
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Les convulsions néonatales sont définies cliniquement comme des altérations anormales,
système nerveux, survenant dans les 28 premiers jours après la naissance d'un nouveau-né ou
La plus grande incidence de crises convulsives tout au long d’une durée de vie est
remarquée dans la période néonatale. Les crises néonatales affectent 1,5-3,5 pour 1000
Les convulsions sont un signe précoce de lésion cérébrale chez les nouveau-nés. Ces
crises sont dans la plupart des cas répétitives, ou associées à des crises électro-graphiquement
Malgré la résistance relative du cerveau immature aux lésions cérébrales induites par la
crise convulsive, Il y a de plus en plus de preuves que les crises néonatales nuisent au
· Pourquoi les résultats sont si divers chez les nouveau-nés dans les diverses études ?
de ces cas ?
· Peux-on établir un lien avec les facteurs de risques, susceptibles de prédire l'issue des
crises chez les nouveau-nés ? et qui serait utile pour planifier le suivi et l'assistance
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans cette perspective, notre travail vise ; à travers une étude rétrospective, à dévoiler les
étiologiques, et les modalités thérapeutiques au cours des convulsions néonatales, ainsi que les
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MATERIELS
& METHODES
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I. Les matériels :
1. Type de l’étude :
2. Le milieu d’étude :
Marrakech.
3. La période de l’étude :
Notre étude s’est déroulée sur une période de 3 ans, du 1/1/2014 au 31/12/2016.
4. L’échantillon de l’étude :
Tous les nouveau-nés ayant présenté une ou plusieurs épisodes de convulsion observées
hospitalisations.
Nous avons exclu tous les dossiers où le diagnostic de convulsion n’était pas décrit,
1. Le support de données :
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3. L’analyse statistique :
Nous avons intégré les données des variables recueillies dans le logiciel SPSS v.19.
Le test de Fisher et le test de Chi-deux (χ2) ont été utilisés pour comparer les variables
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RÉSULTATS
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1. La fréquence :
Dans notre étude la fréquence des convulsions néonatales était de 9 % parmi l’ensemble
des cas ayant été hospitalisés au service de néonatologie du CHU Mohamed VI au cours de la
période d’étude.
2. L’âge :
La moyenne d’âge des nouveau-nés à l'admission était de 4,75 jours, avec une médiane
de 3 jours, un écart-type de 5,4 jours et des extrêmes d’âges allant d’une heure de vie à 28
jours de vie. La tranche d’âge la plus fréquente est celle comprise entre 1 jour et 7 jours de
Tandis que la moyenne d’âge des nouveau-nés à l’apparition de la 1ère crise était de
3,15 jours, avec une médiane de 2 jours, un écart-type de 4,026, et des extrêmes d’âges allant
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
d’une heure de vie à 26 jours de vie. La tranche d’âge la plus fréquente était celle comprise entre
1 jour et 7 jours de vie avec un pourcentage de 89,9% de l’ensemble des cas (188 nouveau-nés).
3. Le sexe :
61% des nouveau-nés de notre série étaient de sexe masculin, soit 127 cas. Et 39% des
4. L’origine géographique :
Dans notre étude 118 cas étaient d’origine rurale soit 57 %, et 90 cas étaient d’origine
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5. Le niveau socio-économique :
Dans notre étude, le niveau socio-économique de 143 nouveau-nés était bas, soit 70%
des cas, 57 cas de niveau moyen, soit 28% des cas, et 5 cas d’un niveau socio-économique qui
Les familles de 55% des cas hospitalisés n’avaient pas d’assurance maladie, alors que
26,3% avaient une assurance RAMED, et 18,7% ont d’autres moyens de sécurité sociale.
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La moyenne d’âge des mamans des nouveau-nés était de 27 ans, avec des extrêmes
d’âge maternel de 17 ans et 49 ans, et un écart-type de 6,9. 150 mères avaient un âge inférieur
1.2. La gestité :
1 73 34,9%
2 51 24,4%
3 34 16,3%
≥4 49 23,4%
1.3. La Parité :
108 mères ont au moins deux enfants vivants (52,6%), avec un maximum de 9 enfants.
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1 84 40,2
2 52 24,9
3 30 14,4
≥4 41 19,6
L’anémie était l’affection la plus fréquente chez les mères dans notre série, retrouvée
chez 61 mères, soit 29,5%. L’hypertension artérielle gravidique était présente chez 7 mères, soit
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Tableau III : La répartition des cas selon les antécédents médicaux maternels.
Anémie 61 29,5%
Prééclampsie 5 2,4%
Éclampsie 1 0,5%
Autres Affections
3 1,5%
(HTA Préexistante, Diabète Préexistant, Asthme)
Chorioamniotite 1 0,5%
Rubéole 1 0,5%
A propos des incidents du perpartum, 35 mères avaient un liquide amniotique teinté, soit
16,7%, 18 mères avaient présenté une rupture de la poche des eaux d’une durée supérieure à 12
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Fer 33 15,8%
Antihypertenseur 2 1%
Amoxicilline 1 0,5%
Levothyroxine 1 0,5%
48 mères rapportaient la notion de tabagisme passif, soit 23% des mères. Et une seule
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4 Mères avaient accouché auparavant par césarienne, soit 1,9% des mères.
La recherche d’antécédents familiaux était positive pour 26 cas soit 12,4%, dont 6 avaient
Tableau VII : Les effectifs et les pourcentages des antécédents familiaux dans notre série.
Malformations 3 1,4%
Sœur Epileptique 2 1%
Diabète 1 0,5%
Leucinose 1 0,5%
16 nouveau-nés ont au moins un cas de décès dans la fratrie (7,7%), dont 3 décès par
asphyxie périnatale (1,4%), 1 décès par hémorragie néonatale (0,5%), 1 décès par tétanos
16
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Dans notre série, les grossesses de 116 mères ont été bien suivies (56%), alors que 92
Dans notre série, La moyenne des termes d’accouchement est de 39,4 S.A., la médiane
des termes est de 40 S.A., avec des extrêmes de 31 S.A. et 42,2 S.A., et un écart-type de 1,833.
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Prématuré 25 12%
Grand prématuré 2 1%
Dans notre étude, 132 cas sont nés par voie basse non instrumentale, soit 64% des cas.
47 cas par césarienne, soit 22% des cas. 14% de l’ensemble des accouchements étaient
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Le tableau IX résume les causes pour lesquelles un accouchement par césarienne a été
Tableau IX : Les effectifs et les pourcentages des causes de réalisation des césariennes.
Macrosomie 3 7,3%
Les gestes de réanimation néonatales à type de libération des voies aériennes, ventilation
et oxygénation, ont été réalisés chez 108 nouveau-nés, soit dans 51,7% des cas. Tandis que
l’intubation et le massage cardiaque externe n’étaient nécessaires que dans 24 cas, soit dans
4.2. Le cri :
La notion du cri immédiat est présente chez 63 nouveau-nés, soit dans 30,1% des cas
Un cri retardé est retrouvé chez 94 nouveau-nés, soit dans 45% des cas.
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Alors que dans 22 cas, le cri était absent, soit dans 10,5% des cas.
a. L’Apgar à 1 minute :
A une minutes, l’APGAR était <5 chez 48,4% des nouveaux nés. Tandis que 51,6%
d’entre eux sont nés avec un APGAR supérieur ou égale à 5. Le score d’Apgar variait de 1
b. L’Apgar à 5 minutes :
A 5minutes, l’APGAR était <5 chez 24% des nouveau-nés, alors que 76% d’entre
eux sont nés avec un APGAR supérieur ou égale à 5. Le score d’Apgar variait de 2 à 10
c. L’Apgar à 10 minutes :
Figure 11 : La répartition des cas par variabilité du score d’Apgar dans le temps.
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans notre étude, 162 nouveau-nés ont présenté plus d’une crise convulsive, soit 78,3%
des cas. Alors que 45 nouveau-nés n’ont présenté qu’une crise convulsive, soit dans 21,7% des
cas.
Nous avons retrouvé chez les cas ayant présenté plus d’une crise, une répétition des
convulsions au même endroit du corps dans 88,3% des cas de crises multiples (chez 143
nouveau-nés), et un changement du segment corporel critique dans 11,7 % des cas (chez 19
nouveau-nés).
La durée moyenne des crises rencontrées dans notre série est de 8 minutes, avec une
durée médiane de 6 minutes. Et un écart-type de 6,6. Les extrêmes durées de crises allaient de
15 secondes à 30 minutes.
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
5 à 10 minutes 72 34,4%
10 à 15 minutes 14 6,7%
85 nouveau-nés ont présenté des crises convulsives généralisées, soit 40,7% des cas.
39 nouveau-nés ont présenté des crises convulsives focalisées, soit 18,7% des cas.
Et 82 nouveau-nés ont présenté des convulsions subtiles, soit 39,2% des cas.
La généralisation secondaire était remarquée chez 13 nouveau-nés, soit 6,4% des cas.
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Généralisée 85 40,7%
Focale 39 18,7%
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
A propos des convulsions subtiles rencontrées dans notre série, la forme la plus
fréquente des convulsions subtiles est le mâchonnement, retrouvé chez 68 cas, soit dans 32,5%
des cas. Tandis que la forme la plus rare est le nystagmus, retrouvé chez deux nouveau-nés, soit
Mâchonnement 68 32,5%
Pédalage 54 25,8%
Boxage 40 19,1%
Apnées 13 6,2%
Hypersalivation 5 2,4%
Succion 4 1,9%
Nystagmus 2 0,9%
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chez 84 nouveau-nés, soit dans 40,1% des cas, la forme de convulsions subtiles la plus
fréquente au cours des associations était les mâchonnements, retrouvée chez 22 nouveau-nés,
Tableau XIII : La répartition des cas selon les types d’associations crises généralisées/focales
et convulsions subtiles.
Clonie Palpébrale 1 1 5 1 8
Fixité Du Regard 3 0 9 0 12
Mâchonnement 5 3 12 2 22
Succion 1 0 0 1 2
Pédalage 3 1 4 2 10
Boxage 1 2 3 4 10
Apnées 3 1 0 0 4
Hypersalivation 0 0 4 0 4
Nystagmus 1 0 0 0 1
Le tableau XIV résume l’ensemble des types de crises que nous avons rencontrés dans
notre étude :
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XIV : Les effectifs et les pourcentages des types de convulsions et des crises subtiles.
Figure 16 : Les pourcentages des signes cliniques associés aux crises convulsives.
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
6. L’examen clinique :
La moyenne du poids de naissance dans notre série de cas est de 3,072kg. La médiane
du poids de naissance est de 3,1kg, avec un écart-type de 0,6 et des extrêmes de poids de
< 2 kg 10 4,9%
6.2. La Taille :
avec une moyenne de 45,8 cm, une médiane de 49 cm, et un écart-type de 2,65 cm. 10% des
35 - < 40 2 1%
40 - < 45 99 47%
45 - < 50 83 40%
≥ 50 21 10%
(hydrocéphalie), avec une moyenne de 35,1 cm, une médiane de 35 cm et un écart-type de 2,2
cm. 60,2% d’entre eux avaient un périmètre crânien compris entre 35 et 39 cm.
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
<35 71 34%
35 – 39 129 62%
≥40 3 1%
6.4. La température :
Les températures corporelles des nouveau-nés inclus dans notre étude variaient entre
34°C et 40°C. La température moyenne est de 36,5°C, avec une médiane de la température de
Tableau XVIII : La répartition des nouveau-nés selon le les intervalles de température corporelle.
< 35 32 15%
> 38 30 14%
La valeur moyenne de la fréquence cardiaque dans notre série de cas est de 126
ischémique SARNAT 3 décédé par la suite /**chez un nouveau-né à terme avec encéphalopathie
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 17 : Les pourcentages des cas selon les intervalles des fréquences cardiaques.
Tableau XIX : La répartition des cas selon les intervalles des fréquences respiratoires.
< 40 43 21%
40 - 60 102 49%
>60 60 29%
6.7. La saturation en O2 :
Les taux de saturations en oxygène des nouveau-nés inclus dans notre étude variaient
entre 13% et 100%. La saturation moyenne est de 89%, avec une médiane de la température de
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La prise de la tension artérielle a été réalisé chez 191 nouveau-nés. L’interprétation des
valeurs recueillis a été faite en se référant aux intervalles de valeurs tensionnelles normales
Elevée 2 1%
Basse 2 1%
Supérieur à 3s 10 4,8%
Dans notre série, 152 nouveau-nés présentaient au moins une anomalie de l’examen
neurologique, soit 72,7% des cas, alors que l’examen ne s’est révélé normal que chez 57
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XXII : Les effectifs et les pourcentages des anomalies à l’examen neurologiques
Hypertonie Périphérique 2 1%
Attitude En Décortication 2 1%
Tableau XXIII : Les effectifs et les pourcentages des autres anomalies à l’examen des nouveau-
nés.
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Le signe clinique le plus fréquemment associé aux convulsions dans notre série de cas
était la détresse respiratoire néonatale, retrouvée chez 97 nouveau-nés, soit 46,4% des cas. Ces
cas de détresses respiratoires avaient une médiane de score de silvermann de 4/10ème et des
Figure 19 : La répartition des cas présentant une détresse respiratoire néonatales selon le score
de silvermann.
Ce bilan a été réalisé dans notre série chez 203 nouveau-nés, soit chez 97,1% des cas.
Les résultats ont été interprété en se référant aux intervalles de valeurs normales mentionnés
dans l’annexe 3 et 4.
a. L’hémoglobine :
132 cas présentaient un taux d’hémoglobine inférieur à la normale, soit dans 65% des
cas.
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
62 cas présentaient un taux d’hémoglobine normal, soit dans 30,5% des cas.
9 cas présentaient un taux d’hémoglobine supérieur à la normale, soit dans 4,5% des cas.
Normal 87 43%
Hyperleucocytose 47 23%
Leucopénie 69 34%
c. Les plaquettes :
129 nouveau-nés avaient un taux normal de plaquettes, soit 64% des cas.
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La CRP a été réalisé chez 197 nouveau-nés, et s’est révélé positive chez 71 cas,
soit 36% des cas qui présentaient un taux de CRP > 20mg/L.
1.3. La glycémie :
Dans notre étude, 164 nouveau-nés ont bénéficiés d’un dosage de la glycémie veineuse.
Les résultats ont été interprété en se référant aux intervalles de valeurs normales mentionnés
91 cas présentaient une glycémie normale, soit dans 55,5% des prélèvements réalisés.
62 cas présentaient une glycémie inférieure à la normale, soit dans 37,8% des
prélèvements réalisés.
11 cas présentaient une glycémie supérieure à la normale, soit dans 6,7% des
prélèvements réalisés.
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
1.4. La calcémie :
La Mesure était réalisée chez 173 nouveau-nés, soit dans 82,8% des cas. Les résultats
mentionnés dans le tableau XXV ont été interprété en se référant aux intervalles de valeurs
Normale 88 42,1%
Hypocalcémie 48 23%
Hypercalcémie 37 17,7%
1.5. La natrémie :
La Mesure était réalisée chez 176 nouveau-nés, soit 84,2% des cas, et les valeurs
recueillis ont été interprété en se référant aux intervalles de valeurs normales mentionnés dans
113 nouveau-nés avaient une natrémie normale, soit dans 54,1% de l’ensemble des cas.
44 nouveau-nés avaient une hyponatrémie, soit dans 21,1% de l’ensemble des cas.
19 nouveau-nés avaient une hypernatrémie, soit dans 9,1% de l’ensemble des cas.
La mesure de la créatininémie et de l’urémie a été réalisée chez 177 cas soit dans 84,7%
des cas, Les résultats ont été interprété en se référant aux intervalles de valeurs normales
Tableau XXVI : Les effectifs et les pourcentages des résultats de mesure de la fonction rénale.
Elevée 50 23,9%
Basse 3 1,4%
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La mesure était réalisée chez 117 nouveau-né, soit 56 % des cas, et Les résultats ont été
Tableau XXVII : Les effectifs et les pourcentages des résultats de mesure des enzymes
hépatiques.
Elevée 70 33,5%
Normale 45 21,5%
Basse 2 1%
1.8. La bilirubinémie :
Dans notre série de cas, la bilirubinémie a été réalisée chez 25 nouveau-nés, soit 11,9%
des cas.
Dans notre étude, 85 nouveau-nés ont bénéficié de ponctions lombaires, soit 40,7 % de
l’ensemble des cas (Tableau XXIX). Les résultats ont été interprété en se référant aux intervalles
La définition biologique de la méningite bactérienne a été validée chez 9 cas ; dont les
germes qui ont été identifiés sont détaillés dans le tableau XXXV (p : 50).
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XXIX : Les effectifs et les pourcentages des résultats des ponctions lombaires.
Normale 51 24,4%
Hématique 13 6,2%
Blanche 2 1%
1.10. L’hémoculture :
Tableau XXX : Les effectifs et les pourcentages des résultats des Hémocultures.
Négative 44 21%
Positive 50 24%
Escherichia Coli 2 1%
Enterobacter Cloacae 2 1%
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
L’ECBU a été réalisé chez 28 nouveau-nés ; soit chez 13,4% de l’ensemble des cas, dont :
3 nouveau-nés avec une hyperleucocyturie et une culture négative, soit 1,4% des cas.
2 nouveau-nés avec une culture positive à Klebsiella Pneumoniae, soit 0,9% des cas.
1 nouveau-né avec une culture positive à Escherichia Coli, soit 0,5% des cas.
Tableau XXXI : Les effectifs et les pourcentages des résultats des autres bilans.
Hyperkaliémie 14 6,7%
Leucinose 1 0,5%
1.13. La magnésémie :
notre étude.
Sur les 209 nouveau-nés inclus dans notre série, l’ETF était réalisée chez 82 cas, soit
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Normal 32 15,3%
Hydrocéphalie 9 4 ,3%
Ventriculite 5 2,4%
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
L’aEEG a été réalisé dans notre étude chez 103 nouveau-nés, soit 49,5% des cas.
26 nouveau-nés avaient un tracé type 1 convulsif, soit 12,4% de l’ensemble des cas.
29 nouveau-nés avaient un tracé type 2 convulsif, soit 13,9% de l’ensemble des cas .
22 nouveau-nés avaient un tracé type 3 convulsif, soit 10,5% de l’ensemble des cas.
La TDM a été réalisée dans notre étude chez 12 nouveau-nés, soit 5,7% des cas.
40
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Hydrocéphalie Tri-Ventriculaire 2 1%
Hémorragie Intra-Ventriculaire 2 1%
Normal 2 1%
Figure 24 : TDM Cérébrale : hypodensité des NGC d’origine toxique + hypodensité cortico-sous-
corticale diffuse
41
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
42
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
43
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans notre série de cas, l’IRM n’était réalisée que chez 3 nouveau-nés, soit 1,4% de
Tableau XXXIV : Les effectifs et les pourcentages des résultats de L'imagerie par résonance
magnétique.
Dans notre étude, la cause la plus fréquente des crises convulsives néonatales est
nombre de cas retrouvé dans notre série était de 99 cas, soit 47,3% de l’ensemble des nouveau-
nés inclus.
deuxième position des causes convulsives, et qui ont été retrouvées chez 48 nouveau-nés, soit
Dans 12,5% des cas (28 nouveau-nés), la cause des convulsions était inconnue.
44
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La cause infectieuse était retrouvée chez 13 nouveau-nés, soit dans 6,3% des cas ; dont
Tableau XXXV : Les effectifs et les pourcentages des germes responsables de méningite
bactérienne.
Pneumocoque 1 0,5%
45
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Les étiologies ayant été retenues dans notre série concernant les malformations
cérébrales sont l’agénésie du corps calleux (2 cas, 0,9%) et l’atrophie corticale (1 cas, 0,5%).
Dans notre étude, D’autres étiologies rares ont été retrouvées, résumées dans le tableau
suivant :
Tableau XXXVI : Les effectifs et les pourcentages des autres étiologies rares.
Tétanos Néonatal 2 1%
Hyperthermie 1 0,5%
Leucinose 1 0,5%
1. La mise en condition :
Les mesures de mise en condition dans notre étude étaient comme suivant :
Libération des voies aériennes : réalisée chez 189 cas, soit 90,4% des cas.
Prise de voie veineuse périphérique : réalisée chez 206 cas, soit 98,6% des cas.
2. Les anticonvulsivants :
Dans notre série de cas, les anticonvulsivants ont été administrés chez 205 nouveau-nés,
soit chez 98% des cas. Tandis que chez 4 nouveau-nés, aucun anticonvulsivant n’a été
46
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
dans notre série. L’administration de deux types d’anticonvulsivants de façon simultanée n’était
Tableau XXXVII: Les effectifs, les pourcentages et les doses d’Anticonvulsivant administrée en
première intention.
Anticonvulsivant
Dose Dose Dose
administrée en Effectifs Pourcentages
moyenne minimale maximale
première intention
Aucun 4 1,9% - - -
intention.
Midazolam 29 13,9%
Phénobarbital 24 11,5%
Valproate 9 4,3%
47
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Voie d’administration
Diazépam 60 6 0
Phénobarbital 0 104 61
Midazolam 0 30 0
Valproate 0 0 10
Dans notre série, l’arrêt des crises convulsives après l’administration d’une dose
d’anticonvulsivant a été remarqué chez 81 nouveau-nés, soit 38,8% de l’ensemble des cas.
d’anticonvulsivant a été remarqué chez 44 nouveau-nés, soit 21,1% de l’ensemble des cas.
d’anticonvulsivant a été remarquée chez 29nouveau-nés, soit 13,9% de l’ensemble des cas.
Alors que 50 nouveau-nés ont présentés un état de mal convulsif, soit 23,9% de
Tableau XL : Les effectifs des réponses aux anticonvulsivants administrés en première intention.
Une dose 29 53 0 0
2 14 31 0 0
3 5 25 0 0
48
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 30 : Les effectifs des réponses aux anticonvulsivants administrés en deuxième intention.
Tableau XLI : Les effectifs et les pourcentages des autres traitements instaurés chez les
Effectifs Pourcentages
Intubation 70 33,4%
Calcium 44 21%
Sodium 31 14,8%
Oxygénothérapie 17 8,1
Hypothermie 15 7,1%
Kayexalate 10 4,7%
Transfusion 9 4,3%
Photothérapie 5 2,3%
Dobutamine 1 0,5%
Furosémide 1 0,5%
49
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans notre série de cas, le décès était la complication la plus fréquente, avec un effectif
de 69 décès, soit 33% de l’ensemble des cas. Le tableau XLIII en résume les causes.
La moyenne d’âge des nouveau-nés décédés était de 14 jours, avec une médiane de 9
jours, des extrêmes d’âge de 1 jour à 60 jours et un écart-type de 13 jours. 51,5% des décès ont
survenus dans un délai inférieur ou égal à 9 jours de vie, avec des pic de fréquences à j2, j3 et j7
de vie.
67 nouveau-nés dans notre série ont développé au moins une complication (en dehors
Les complications hospitalières retrouvées chez les nouveau-nés inclus dans notre étude
sont dominés par les infections nosocomiales, avec un effectif de 54 nouveau-nés, soit 25,8% de
l’ensemble des cas, dont 21 cas qui ont décédé par la suite, soit 10% de l’ensemble des cas.
Tableau XLII : Les effectifs et les pourcentages des complications hospitalières rencontrées chez
les nouveau-nés.
Décès 69 33%
Pneumonie 7 3,3%
Septicémie 2 0,9%
Pneumo-médiastin 1 0,5%
50
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XLIII : Les effectifs et les pourcentages des causes de décès chez les nouveau-nés.
Hyperkaliémie 10 4,7%
Hémorragie Digestive 2 1%
VII. L’évolution :
1. La durée d’hospitalisation :
Dans notre étude, la moyenne de durée d’hospitalisation était de 12 jours, avec une
123 nouveau-nés ont été hospitalisés pour une durée inférieure ou égale à 10 jours, soit
2. La survie :
Dans notre série de cas, 139 nouveau-nés ont été déclarés sortants, avec un rendez-vous
51
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
3. Le développement psychomoteur :
Parmi les 139 nouveau-nés qui ont été déclarés sortants, 68 nouveau-nés ont été suivi
en consultation au sein du CHU Med VI, soit 49% des cas survivant et 32,5% de l’ensemble des
cas.
Tandis que 71 cas ont été perdus de vue, soit 34% de l’ensemble des cas, et 51% des cas
survivants.
Le développement psychomoteur était normal chez 46 cas ayant été suivi en consultation,
chez 22 nouveau-nés, soit 10,5% de l’ensemble des cas, et 15,8% des cas survivants.
52
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XLIV : Les effectifs et les pourcentages des résultats de l’examen neurologique à 6 mois.
Pourcentages par
Pourcentages par
rapports au
Examen Neurologique à 6mois Effectifs rapport à
nombre de cas
l’ensemble des cas
suivis
Tableau XLV : Les effectifs et les pourcentages des résultats de l’examen neurologique à 1 an.
53
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans notre étude, sur les 68 nouveau-nés suivis en consultation tout au long de la
période d’étude, 15 nouveau-nés ont développé une épilepsie, soit 7,2% de l’ensemble des cas,
1. Le sexe :
Il n’y avait pas de différence significative en termes de types de crises convulsives entre
Le sexe
54
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La différence des effectifs entre les deux sexes en termes d’étiologie est statistiquement
différent largement entre les deux sexes, mais cette différence reste statistiquement non
significative.
Tableau XLVII : La répartition des étiologies des convulsions selon le sexe des nouveau-nés.
Le Sexe
Hypocalcémie 8 6 0,785
Hypoglycémie 9 11 0,134
Dysnatrémie 7 6 0,608
Inconnue 18 9 0,488
L’effectif des décès des garçons était plus élevé que celui des filles, mais avec un
p>0,05 non significatif. De même, la prédominance des effectifs du sexe masculin concernant le
Tableau XLVIII : Les effectifs des cas selon le sexe et les formes d’évolution.
Le sexe
L’évolution
Masculin Féminin P
Survie 85 54
Evolution générale 0,81
Décès 41 28
Normal 26 20
Développement psychomoteur 0,577
Anormal 14 8
Oui 10 5
Développement d’une épilepsie 0,484
Non 30 23
55
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
2. L’origine géographique :
d’une relation entre les étiologies des convulsions et les origines géographiques chez les deux
sexes.
Tableau XLIX : Les effectifs des étiologies des convulsions en fonction du sexe et de l’origine
géographique.
Origine géographique
Les étiologies
Urbaine Rurale p
Dysnatrémie 5 8 0,706
Hypoglycémie 10 10 0,536
Inconnue 13 14 0,6
Hypocalcémie 6 8 0,961
ultérieure d’épilepsie pour les nouveau-nés ayant des crises convulsives néonatales.
Nous avions remarqué plus de décès dans le groupe des nouveau-nés d’origine rurale
que dans le groupe d’origine urbaine, mais cette différence était non significative. Ce qui est
56
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau L : Les effectifs des cas selon L’origine géographique, le sexe et les formes d’évolution.
Origine géographique
L’évolution
Urbaine Rurale P
Survie 66 73
Evolution générale 0,097
Décès 24 44
Normal 24 22
Développement psychomoteur 0,385
Anormal 9 13
Oui 6 9
Développement d’une épilepsie 0,454
Non 27 26
Tableau LI : Les effectifs des étiologies des convulsions en fonction de l’âge maternel.
< 20 ≥ 20 p
Dysnatrémie 3 10 0,089
Hypocalcémie 1 13 0,745
Hypoglycémie 0 20 0,125
Inconnue 2 25 0,677
57
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La différence des effectifs d’étiologies par rapport au nombre de parité chez les
Dans notre série, il y avait plus de cas d’encéphalopathie anoxo-ischémique chez les
nouveau-nés issus de mamans primipares, mais cette supériorité reste non significative.
Tableau LIII : Les effectifs des étiologies des convulsions par rapport à la parité.
La parité
Primipare Multipare p
Dysnatrémie 8 5 0,554
Hypoglycémie 8 12 0,199
Hypocalcémie 7 7 0,778
Inconnue 13 14 0,541
Il existe des différences de pourcentages pour tous les paramètres anténataux par
rapport aux types de convulsions, cependant, ces différences n’ont pas une valeur significative,
58
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LIV : Les pourcentages des paramètres anténataux par rapport aux types de
convulsions.
Type De La Crise
Prééclampsie 0% 1% 2% 0,469
Tableau LV : Les effectifs des incidents maternels de la grossesse par rapport à l’étiologie
Infection neuro-méningée
Antécédents/incidents
Oui Non p
59
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
4. Le terme de naissance :
Dans cette série, les nouveau-nés à terme faisaient plus de crises convulsives de tout
type par rapport aux nouveau-nés prématurés, mais la différence n’est pas statistiquement
significative.
Tableau LVI : Les pourcentages des types de convulsions selon le terme de naissance.
Terme de naissance
à terme par rapport aux prématurés, et également plus de troubles métaboliques chez les
nouveau-nés à terme par rapport aux prématurés, mais ces différences étaient non
significatives.
60
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LVII : Les effectifs des étiologies des convulsions en fonction du terme de naissance.
Terme de naissance
< 37 ≥ 37 p
Hémorragie intraventriculaire 1 7 1
SARNAT 3 4 20 0,573
L’encéphalopathie anoxo-ischémique 0,951
SARNAT 2 9 66 0,584
Dysnatrémie 0 13 0,159
Hypoglycémie 2 18 0,722
Hypocalcémie 4 10 0,06
Inconnue 5 22 0,311
L’analyse statistique des effectifs des formes d’évolution possible en fonction du terme
Tableau LVIII : Les effectifs des formes d’évolution en fonction du terme de naissance.
Terme de naissance
L'évolution
< 37 ≥ 37 P
Survie 15 124
Evolution générale 0,182
Décès 12 57
Normal 6 40
Développement psychomoteur 0,946
Anormal 3 19
Oui 3 12
Développement d’une épilepsie 0,381
Non 6 47
61
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Sur le plan statistique, il n’y a pas de relation significative entre l’utilisation instrumentale
Tableau LIX : La répartition des cas selon l’utilisation instrumentale au cours de l’accouchement
Focales 4 35 0,484
Généralisées 14 71 0,336
Statistiquement, il n’y a pas de relation significative entre les différentes étiologies des
Tableau LX : La répartition des cas selon l’utilisation instrumentale en fonction des étiologies.
Dysnatrémie 4 9 0,062
Hypoglycémie 1 19 0,238
Inconnue 3 23 0,744
Hypocalcémie 1 13 0,466
62
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La valeur p du test statistique à propos de tous les formes d’évolution possible est
supérieure à 0,05, donc on peut retenir l’hypothèse qui suggère qu’il n’y a pas de lien entre
Tableau LXI : Les effectifs des cas selon l’utilisation instrumentale au cours de l’accouchement et
Survie 23 114
Evolution générale 0,059
Décès 5 64
Normal 9 35
Développement psychomoteur 0,827
Anormal 4 18
Oui 2 13 0,481
Développement d’une épilepsie
Non 11 40
6.1. Le cri :
a. Le cri et les types de crises :
L’hypothèse du lien entre l’absence du cri et les convulsions subtiles est statistiquement
La notion d’absence de cri et la survenue des crises convulsives est une hypothèse qu’on
63
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXII : Les effectifs des cas selon le type des crises et les forme de cri.
b. Le cri et l’évolution :
possible du nouveau-né, qu’elle soit sur le plan du pronostic général ou sur le plan de
Le Cri
Survie 48 11
Evolution générale 0,039
Décès 15 10
Normal 19 2
Développement psychomoteur 0,028
Anormal 5 4
Oui 3 3
Développement d’une épilepsie 0,04
Non 21 3
64
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
par rapport aux nouveau-nés de sexe féminin, mais cette différence est non significative.
Tableau LXIV : La répartition des cas selon le sexe et la réalisation ou non des mesures de
réanimation.
Mesures de réanimation
Masculin 70 41
0,401
Féminin 38 29
La valeur p des types de crises par rapport à la nécessité ou non des mesures de
réanimation est inférieur à 0,05, ainsi on rejette l’hypothèse de lien entre les crises et les
mesures de réanimation.
Tableau LXV : Les effectifs des cas selon les types de crises et la réalisation des mesures de
réanimation.
Mesures de réanimation
Oui Non P
Focales 18 13 0,753
Généralisées 40 32 0,256
Subtiles 48 24 0,168
L’analyse statistique de ces deux variables rapporte une très forte corrélation, avec une
valeur p = 10-10.
65
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXVI : Les effectifs des cas selon les étiologies et la réalisation des mesures de
réanimation.
Mesure de réanimation
Oui Non p
Dysnatrémie 3 7 0,043
Hypoglycémie 4 12 0,002
inconnue 5 16 2.10-4
Hypocalcémie 4 5 0,313
L’effectif des décès chez les nouveau-nés ayant bénéficié de mesure de réanimation
postnatale est significativement plus élevé par rapport aux nouveau-nés qui n’en ont pas eu
des effectifs statistiquement signifiants, reliant ainsi les gestes de réanimations néonatales avec
66
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Mesure de réanimation
Survie 66 55
Evolution générale 0,018
Décès 41 15
Développement Normal 17 21
0,01
psychomoteur Anormal 16 4
a. L’Apgar à 5 minutes :
Sur le plan statistique, il n’y a pas de relation significative entre l’Apgar à 5 minutes, le
Tableau LXVIII : Les effectifs des cas selon le sexe, l’origine géographique et l’Apgar à 5 minutes.
L’Apgar à 5 minutes
Masculin 19 58
Le sexe 0,642
Féminin 11 41
URBAINE 11 41
Origine géographique 0,614
RURALE 19 57
La valeur p des types de crises par rapport au score d’Apgar à 5 minutes de vie est
supérieur à 0,05, ainsi on rejette l’hypothèse de lien entre le score à 5 minutes et les types des
crises.
67
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXIX : Les effectifs des cas selon les types de crises et l’Apgar à 5 minutes.
L’Apgar à 5 minutes
Focales 4 20 0,373
Généralisées 10 36 0,707
Subtiles 16 41 0,287
0,05, donc on peut retenir l’hypothèse qui suggère qu’il y a une association entre l’Apgar à 5
Tableau LXX : Les effectifs des cas selon les étiologies et l’Apgar à 5 minutes.
L’Apgar à 5 minutes
Etiologies 30 98 1.10-4
Dysnatrémie 3 2 0,04
Hypoglycémie 0 13 0,035
Inconnue 1 11 0,194
Hypocalcémie 0 5 0,207
Sur le plan statistique, il n’y a pas de relation significative entre l’Apgar à 5 minutes, et
On remarque qu’il y a plus de décès dans le groupe des nouveau-nés avec un d’Apgar< 5
à 5 minutes par rapport au deuxième groupe. Mais la valeur p > 0,05 est non significative.
68
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXXI : Les effectifs des cas selon l’Apgar à 5 minutes et l’évolution ultérieure.
L’Apgar à 5 minutes
L’évolution
< 5/10 ≥ 5 /10 p
Survie 15 67
Evolution générale 0,067
Décès 15 31
NORMAL 6 21
Développement psychomoteur 0,954
ANORMAL 3 11
Oui 3 9
Développement d’une épilepsie 0,762
Non 6 23
b. L’Apgar à 10 minutes :
0,05, donc on peut retenir l’hypothèse qui suggère qu’il y a une association entre l’Apgar à 10
Tableau LXXII : Les effectifs des cas selon les étiologies et l’Apgar à 10 minutes.
Apgar à 10 min
Dysnatrémie 1 4 0,702
Hypoglycémie 0 13 0,121
Inconnue 0 10 0,18
Hypocalcémie 0 5 0,353
69
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
On remarque qu’il y avait plus de décès dans le groupe des nouveau-nés avec un Apgar
< 5 à 10 minutes que dans le groupe avec un Apgar ≥ 5 à 10 minutes, avec une différence
significative (p=0,001).
Tableau LXXIII : Les effectifs des cas selon l’Apgar à 10 minutes et l’évolution ultérieure.
Apgar à 10 min
L’évolution
< 5/10 ≥ 5/10 P
Survie 5 74
Evolution générale 0,001
Décès 12 29
Normal 3 24
Développement psychomoteur 0,685
Anormal 1 13
Oui 2 10
Développement d’une épilepsie 0,337
Non 2 27
6.4. La saturation en O2 :
a. La saturation en O 2 et l’étiologie :
70
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXXIV : Les effectifs des cas selon les étiologies et la saturation en O 2 .
Saturation en O 2
L’encéphalopathie anoxo-ischémique
7 2 0 2 0,032
SARNAT 3
L’encéphalopathie anoxo-ischémique
30 6 2 2 0,82
SARNAT 2
Dysnatrémie 7 0 1 0 0,567
Hypoglycémie 9 0 0 0 0,427
Inconnue 15 2 1 0 0,83
Hypocalcémie 8 0 2 0 0,163
b. La saturation en O2 et L’évolution :
Tableau LXXV : Les effectifs des cas selon les étiologies et la saturation en O 2 .
Saturation en O 2
L’évolution
100-85 < 85 - ≥70 < 70 - ≥ 50 < 50 P
Survie 66 9 3 1
Evolution générale 0,056
Décès 22 5 4 3
Normal 29 3 0 0
Développement psychomoteur 0,298
Anormal 7 2 0 0
Oui 6 3 0 0
Développement d’une épilepsie 0,028
Non 30 2 0 0
71
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La nuance des pourcentages entre les types de crises dépendamment des méthodes
Tableau LXXVI : Les pourcentages des voies d’accouchement selon les types de convulsions.
Voies d’accouchement
Voie basse
Césarienne Forceps Ventouse P
Simple
Types de crises 63,7% 22,5% 5,9% 7,8% 0,893
crises est inférieure à 0,05, donc on peut retenir l’hypothèse qui suggère qu’il y a une
Tableau LXXVII : Les effectifs des cas selon les types de crises et leur variabilité segmentaire.
Focale 20 9 3.10-4
Subtile 59 6 0,419
Statistiquement, il n’y a pas de relation significative entre les différentes étiologies des
72
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXXVIII : Les effectifs des cas selon les étiologies et la variabilité des crises
segmentaires.
Dysnatrémie 10 0 0,234
Hypoglycémie 11 3 0,238
Inconnue 18 3 0,696
Hypocalcémie 10 1 0,778
Sur le plan statistique, il n’y a pas de relation significative entre les types de crises et la
Tableau LXXIX : Les effectifs des cas selon les types de crises et leur durée.
Focales 6 33 0,636
Généralisées 17 66 0,442
Subtiles 13 65 0,695
73
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
L’analyse statistique de ces deux variables rapporte l’existence d’une liaison significative
entre la durée des crises et l’étiologie sous- jacente, Les crises durent plus longtemps quand il
Tableau LXXX : Les effectifs des cas selon les étiologies de crises et leur durée.
Dysnatrémie 0 13 0,081
Hypoglycémie 3 16 0,792
Inconnue 3 22 0,404
Hypocalcémie 1 13 0,273
inférieure à 0,05, donc on peut retenir l’hypothèse qui suggère qu’il y a une association entre la
Il y avait plus de décès que de survivant quand la crise durait de plus de 15 minutes
(p≤5.10-5).
74
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXXXI : Les effectifs des cas selon la durée des crises et l’évolution.
Survie 14 121
Evolution Générale 5.10-5
Décès 22 43
Normal 7 38
Développement Psychomoteur 0,192
Anormal 1 21
Oui 0 15
Développement D’une Épilepsie 0,105
Non 8 44
Sur le plan statistique, il n’y a pas de relation significative entre les types de crises et les
étiologies sous-jacente.
Tableau LXXXII : Les effectifs des cas selon les types des crises et les étiologies de crises.
Dysnatrémie 2 8 3 0,302
Hypoglycémie 5 9 5 0,431
Inconnue 5 12 10 0,942
Hypocalcémie 4 3 7 0,274
75
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
On observait plus les convulsions tonico-cloniques dans les cas d’hypoglycémie, une
Crise tonico-clonique
Dysnatrémie 4 9 0,9
Hypoglycémie 10 9 0,047
Hypocalcémie 4 17 0,754
Inconnue 9 10 0,792
Devant une valeur p inférieure à 0,05 ; on peut retenir l’hypothèse de lien entre la
l’épilepsie.
Tableau LXXXIV : Les effectifs des crises tonico-cloniques selon les formes d’évolution.
Crise tonico-clonique
L’évolution
Oui Non p
Survie 39 98
Evolution générale 0,09
Décès 27 40
Normal 10 35
Développement psychomoteur 0,22
Anormal 8 14
Oui 7 8
Développement d’une épilepsie 0,049
Non 11 41
76
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXXXV : Les associations des formes de crises généralisées/ focales et des convulsions
subtiles.
8. L’aEEG :
a. L’aEEG convulsif :
L’analyse concernant les types de crises et les manifestations électriques aEEG a retrouvé
une corrélation entre les crises focales et le tracé type 2 (p significative), et n’a pas retrouvé de
Tableau LXXXVI : Les effectifs des types de crises selon les types convulsifs de l’EEG d’amplitude.
b. L’aEEG non-convulsif :
La valeur p de l’analyse statistique concernant les crises généralisées et les tracés type 2
non-convulsifs, est statistiquement significative ; témoignant d’un lien entre ces deux variables.
77
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau LXXXVII : Les effectifs des types de crises selon les types non-convulsifs de l’EEG
d’amplitude.
a. L’aEEG convulsif :
Statistiquement, il n’y a pas de relation significative entre les différentes étiologies des
Tableau LXXXVIII : Les effectifs des cas selon les types convulsifs de l’EEG d’amplitude et les
étiologies des crises.
Type 1 Type 2 Type 3
P P P
Convulsif Convulsif convulsif
L’encéphalopathie anoxo-
3 0,674 3 0,501 7 0,006
ischémique SARNAT 3
L’encéphalopathie anoxo-
6 0,257 12 0,199 6 0,59
ischémique SARNAT 2
78
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
b. L’aEEG non-convulsif :
Il y a une relation entre les anomalies de l’aEEG et les convulsions causées par
Tableau LXXXIX : Les effectifs des cas selon les types non-convulsifs de l’EEG d’amplitude et les
l’encéphalopathie anoxo-
0 0,078 0 0,308 1 0,013
ischémique SARNAT 3
l’encéphalopathie anoxo-
3 0,215 5 0,005 0 0,491
ischémique SARNAT 2
La différence entre les réponses des crises convulsives aux anticonvulsivants est
significative (p = 0,017).
(p=0,027).
79
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
répondaient aux anticonvulsivants de première ligne, mais cette réponse reste statistiquement
non significative.
Tableau XC : Les effectifs des réponses initiales aux anticonvulsivants selon les étiologies des
crises.
Arrêt de la crise
Oui Non p
Hypocalcémie 14 0 0,027
Hypoglycémie 17 3 0,298
Dysnatrémie 12 2 0,429
Inconnue 19 5 0,95
80
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XCI : Les effectifs des réponses au changement d’anticonvulsivant selon l’étiologie
sous-jacente.
Régression persistance p
Dysnatrémie 1 0 0,675
Hypoglycémie 4 0 0,389
inconnue 4 2 0,177
Hypocalcémie 0 1 0,015
convulsives. Dans les hypocalcémies le changement du traitement n’arrêtait pas les convulsions
81
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XCII : Les effectifs des réponses au changement d’anticonvulsivant selon le tracé d’aEEG
Type 1 2 0 0,678
Type 2 2 0 0,678
Type 3 0 0 -
10. L’évolution :
L’effectif des décès chez les nouveau-nés ayant un examen neurologique anormal est
significativement plus élevé par rapport aux nouveau-nés qui ont un examen neurologique
des effectifs statistiquement signifiants, reliant ainsi les anomalies de l’examen neurologique
néonatal avec les troubles de développement psychomoteur et l’apparition à long terme d’une
épilepsie.
Tableau XCIII : Les effectifs des formes d’évolution par rapport aux résultats des examens
neurologiques.
Examen neurologique
82
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
b. Détresse respiratoire
Le pourcentage des décès chez les nouveau-nés ayant présentés une détresse
respiratoire est significativement plus élevé par rapport aux nouveau-nés n’ayant pas de
détresse respiratoire.
Tableau XCIV : Les effectifs des formes d’évolution par rapport à la notion de la détresse
respiratoire néonatale.
Détresse respiratoire
83
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XCV : Les effectifs des aspects d’évolution générale selon l’étiologie sous-jacente.
Evolution générale
Dysnatrémie 11 2 0,159
Hypoglycémie 15 5 0,414
Inconnue 16 11 0,371
Hypocalcémie 9 5 0,834
Tableau XCVI : Les effectifs des aspects du Développement psychomoteur selon l’étiologie sous-
jacente.
Développement psychomoteur
Dysnatrémie 6 1 0,281
Hypoglycémie 7 0 0,053
Inconnue 10 0 0,018
Hypocalcémie 4 1 0,54
84
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
a. L’EEG d’amplitude :
Un tracé d’EEG d’amplitude type 3 convulsif est un facteur prédictif du risque accru
d’évolution défavorable.
favorable.
Tableau XCVII : Les effectifs des aspects de l’évolution générale selon les résultats d’aEEG.
Evolution générale
Survie Décès p
La différence des effectifs concernant les résultats de l’EEG d’amplitude par rapport au
Un tracé d’EEG d’amplitude type 3 convulsif est un facteur prédictif du risque élevé d’un
85
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau XCVIII : Les effectifs des aspects de développement psychomoteur selon les résultats
d’aEEG.
Développement psychomoteur
Normal Anormal P
Type 3 normal 0 0 0
La différence des effectifs concernant les résultats de l’EEG d’amplitude par rapport à
Un tracé d’EEG d’amplitude type 3 convulsif est un facteur prédictif du risque accru du
Tableau XCIX : Les effectifs de développement d’une épilepsie selon les résultats d’aEEG.
Oui Non p
Type 3 normal 0 0 0
86
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Ainsi, les résultats normaux de l’E.T.F sont en faveur d’un Développement psychomoteur normal,
même, les aspects anormaux d’E.T.F sont prédisposante à l’apparition ultérieure d’une épilepsie.
Tableau C : Les effectifs des formes d’évolution par rapport aux résultats des E.T.F.
Survie 27 36
Evolution générale 0,195
Décès 5 14
Normal 12 4
Développement psychomoteur 0,009
Anormal 3 9
Oui 0 7
Développement d’une épilepsie 0,001
Non 15 6
87
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
DISCUSSION
88
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
I. Rappels :
individu, lesquelles définissent notamment ses compétences d’apprentissage mais aussi ses
1.1. Embryogénèse :
de la plaque neurale se réorganise en un tube neural (cerveau et moelle épinière), les cellules des
crêtes neurales quittent le tube neural avant sa fermeture. Elles formeront l’essentiel du système
nerveux périphérique. Il existe, en outre, une polarité dorso-ventrale du tube neural qui se
traduit au niveau de la moelle épinière par une ségrégation des fonctions sensorielles et
89
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 33 : Un schéma simplifié de la fermeture du tube neural : Les plis neuraux se forment aux
extrémités latérales de la plaque neurale (A, flèches), s'élèvent (B, flèches) et convergent vers la
ligne médiane dorsale (C), et fusionnent à leurs extrémités dorsales pour former le tube neural
fermé (D). Les points de flexion ou de charnière se forment sur deux sites: le point charnière
médian (mhp) recouvrant la notochorde et les points charnière dorsolatérale appariés (dlhp) sur
les côtés latéraux des replis ; (cc) canal central; (ep) épiderme; (me) mésoderme; (nc)
notochorde; (ncp) plaque notochordale; (nec) crête neurale; (np) plaque neurale; (pe) épidermes
présomptifs; (sc) moelle épinière; (so) les somites [16].
Dès le 25ème jour, la partie rostrale du tube neural se segmente en trois renflements : le
vésicules cérébrales secondaires. Le tissu nerveux est formé au niveau de la couche prolifératrice
épendymaire qui borde le canal neural. Cette couche est à l'origine des cellules neuronales et
gliales qui sont formées pendant la 1ère moitié du développement embryonnaire, processus
90
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
et fœtales [15].
entre la 6ème et la 10ème semaine, avec une division segmentaire qui correspond à la formation
des somites du mésoblaste qui la borde. Les racines dorsales, sensitives, et ventrales, motrices,
émergent à chaque segment pour former un nerf rachidien (ou spinal). Cette organisation
segmentaire se complète par la formation des voies ascendantes et descendantes qui relient la
pour former les futurs hémisphères cérébraux. Dans la partie dorsale des vésicules, le pallium,
se différencie le cortex cérébral par migration radiaire et tangentielle des différents types
neuronaux qui le constituent. Cette différenciation cellulaire se déroule durant les deux premiers
trimestres de développement.
91
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Le myélencéphale est à l’origine des nerfs crâniens IX à XII. Dans sa partie caudale, il a
une structure qui rappelle la moelle épinière, avec la différenciation dans la partie dorsale des
relais nerveux pour les voies sensorielles. Dans sa partie rostrale, le myélencéphale s'évase
dorsalement pour former le toit du 4ème ventricule avec un plexus choroïde qui produit le liquide
céphalo-rachidien.
alaire contribue à la formation du cervelet par une expansion dorsale de la lèvre rhombique, et
les noyaux pontiques par une migration tangentielle ventrale. De plus cette lame, avec la lame
Figure 35 : Configuration externe du système nerveux central d’un embryon de 8 S.A [17]
mésencéphale contient des noyaux de nerfs crâniens efférents (III et IV) et des noyaux supra-
92
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Le diencéphale est un segment du tube neural qui entoure le troisième ventricule et relie
ventricule et l'épiphyse.
rapide de la zone proliférative dorso-latérale et la migration des neurones dans les couches
postérieurement, puis ventralement pour former les lobes cérébraux qui entourent l'insula et
(corps calleux).
semaine), et s’alimente par l’intermédiaire deux troncs principaux: l’artère carotide interne et
l’artère vertébrale. Les deux artères vertébrales convergent en une artère basilaire pour la
vascularisation du tronc cérébral et des artères spinales pour la moelle épinière. Le télencéphale
est vascularisé par 3 artères cérébrales issue du polygone de Willis, et qui couvre chacune un
territoire distinct. Le système veineux du cerveau est indépendant du système artériel. Il est
drainé dans un réseau de sinus formés dans un dédoublement de la paroi de la dure-mère qui
93
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
(VL : ventricules latéraux : V3 :3ème ventricule ; AS : aqueduc de Sylvius ; V4 : 4ème ventricule ; TQJ:
tubercules quadrijumeaux).
1.2. Neuronogenèse :
couche de cellules bipolaires (neurogliales), jointives, tendues entre deux membranes basales
distinctes (externe et interne), est à l’origine de la population à la fois neuronale et gliale (Figure
36).
Le potentiel mitotique du neuro-épithélium est immense mais limité dans le temps ; les
mitoses s’épuisent vers la 16e SD. (Un faisceau d’arguments laisse penser que quelques cellules
souches peuvent persister tout le long de la vie dans certains territoires du cerveau, comme
de la membrane basale externe (du côté des méninges), alors que la division cellulaire se produit
au contact de la membrane basale interne (du côté des cavités ventriculaires). Après la division
cellulaire, l’une des cellules filles se retire du cycle mitotique, alors que l’autre reste une cellule
générations de cellules indifférenciées. Les cellules qui quittent le cycle mitotique perdent leurs
94
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 36 : Corticogenèse : A/ Coupe d’un hémisphère cérébral. (V): cavité ventriculaire ; (ZG) :
zone germinative ; (ZI) : zone intermédiaire ; (PC) : plaque corticale ; (MBI) : membrane basale
interne ; (MBE) : membrane basale externe. B/ Migration neuronale radiaire [18].
La migration neuronale est un processus délicat qui peut être affecté par de nombreux
facteurs externes, comme la prise d’alcool, de drogues ou une irradiation. Ces facteurs sont
susceptibles d’entraîner ultérieurement des retards mentaux ou encore des épilepsies [15].
grossesse. Vers la huitième semaine, le manteau cérébral a un aspect embryonnaire, une zone
ventriculaire entourée d’une zone marginale. À partir de la neuvième semaine, la plaque corticale
devient identifiable. Les divers territoires du cerveau se déterminent dès ce stade (leur
taille du cerveau durant cette période reste relativement faible et l’absence des circonvolutions
lui donne un aspect lisse. Durant cette période, la taille des cavités ventriculaires est plus
95
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
commence au début de la période intra-utérine durant laquelle le cerveau passe d'un état
lissencéphalique (Figure 34-A) à un état gyrencéphalique (Figure 34-B). Ce passage met en jeu
un nombre important des structures cérébrales, des processus, des phases de croissance et des
contraintes qui sont responsables à la création d'une signature cérébrale [19], [20], [21], [22].
Aux 70ème jours, les structures des zones principales du cerveau sont bien distinctes et
c’est vers les 50ème jours que l'on peut commencer à reconnaître un fœtus humain de celui d'un
autre mammifère.
Pendant la période fœtale, le cortex cérébral se développe. Les sillons primaires sont
visibles dès la 16ème semaine de gestation. Vers le 5ème ou le 6ème mois, les circonvolutions et
les sillons se multiplient, la surface corticale devient de plus en plus plissée. Au 7eme mois,
environ 100 milliards de neurones sont présents et leur nombre ne variera que très peu après la
Plusieurs processus complexes entrent en jeu, donnant une forme très plissée à la
surface corticale. Nous distinguons alors selon les études de Régis., Welker et Rakic. ([23], [24]
La gyrogenèse : des petites régions corticales vont se différencier, croître plus au moins
rapidement de façon centrifuge en créant les fonds et les murs des sillons.
activement que d'autres, vont s'étendre par-dessus de ceux-ci, jusqu'à parfois de les
recouvrir complètement.
96
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La lobulation : Au cours de ce processus, toute une région du cortex s'étend dans une
même direction.
La croissance du cerveau dans la boite crânienne ainsi que les processus qui les
accompagnent vont déterminer une signature propre à chaque cerveau. C'est dans ce contexte
que plusieurs théories ont abordé la problématique de l'origine des plissements corticaux. Nous
97
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 37 : Origines des plissements corticaux selon l’Hypothèse Van-Essen : a) Migration des
neurones de la plaque corticale le long des cellules gliales radiales b) Les axones atteignent leurs
structures cibles. Des micro-forces de tensions et de compression entre ces axones rapprochent
les régions fortement interconnectées. c) l'apparition des plissements dirigés vers l'extérieur
(régions fortement connectées) et des plissements dirigés vers l’intérieur (régions faiblement
connectées). d) la migration des plissements corticaux induit un effet de cisaillement qui tend à
étirer l’axe radial (lignes en pointillés) [26].
Les deux argumentations de l'origine des plissements corticaux reposent sur des
processus plus au moins différents. Cependant, elles aboutissent aux mêmes résultats, c'est que
les processus responsables favorisent une organisation finale et stationnaire des structures
corticales faisant ainsi des caractéristiques cérébrales, des caractéristiques uniques et stables
98
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
synaptogenèse (favorisée par les stimulations diverses) se poursuit après la naissance avec la
myélinogenèse.
99
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
une définition opérationnelle standard d'entre eux fait défaut. Pratiquement toutes les études
ébranlés par les critères insuffisants ou incohérents de l’objet de l’enquête. Ce n’est pas
tellement un défaut des études, mais en raison de la nature des convulsions néonatales elle-
même, qui semblent défier les définitions universellement applicables et les critères de
quantification [13].
3.1. La terminologie :
toute la musculature du corps (La rousse) - ; souvent utilisé pour parler des crises néonatales,
semble inapproprié car il se limite aux crises qui ont des manifestations motrices.
Les crises sont suspectées devant des manifestations cliniques anormales répétées,
stéréotypées ou non, de durée plus ou moins longue. Elles peuvent être isolées ou survenir dans
Elles distinguent des crises néonatales d’origine « épileptique », des « crises non
les trémulations, les myoclonies du sommeil calme, l’hyperekplexia. Des arguments cliniques
peuvent orienter vers une origine épileptique ou non des crises, mais la confirmation de leur
100
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
décharge à l’EEG ; elles traduisent alors le plus souvent une encéphalopathie sévère et/ou des
lésions diffuses du cortex cérébral. Il n’y a pas de définition précise de l’état de mal néonatal.
sont continus ou intermittentes sans rétablissement intermédiaire pour une période de pendant
plus de 15 min chez le nouveau-né [28], plus de 30 minutes pour les enfants et plus de 60
Une crise d’épilepsie est une manifestation clinique résultant d’une décharge neuronale
définie l’épilepsie : « C’est une maladie chronique caractérisée par la répétition de crises
La vulnérabilité accrue aux crises du cerveau néonatal, par rapport au cerveau adulte, et
les mécanismes de la lésion cérébrale induite par la crise sont incomplètement compris.
N’empêche que des études cliniques très avancées ont parlés des principales caractéristiques
isoxazolepropionate (AMPA) atteignent leur pic vers 10 jours et les récepteurs kaïnate atteignent
progressivement les niveaux d'expression pareils à l’adulte au cours des 4 premières semaines
en particulier le réseau GABA B est retardée, ces récepteurs s'expriment lentement au cours des 3
R R
101
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
premières semaines postnatales, tandis que les récepteurs excitateurs sont déjà fonctionnels, ce
développement.
l'excitabilité, comme :
La grande proportion des sous-unités NR2B du récepteur NMDA par rapport aux sous-
Les récepteurs AMPA dépourvus de GluR2 sont exprimés dans le cerveau immature et
imperméables au calcium [7], rendant ainsi le seuil d’excitabilité neuronale moins négatif.
De plus, des études chez l'animal ont montré que l'activation du récepteur GABA A produit
des potentiels dépolarisants paradoxaux plutôt que des potentiels hyperpolarisants au début du
développement. L'explication réside dans le fait que le cotransporteur de chlorure adulte KCC2,
qui pompe le chlorure hors du neurone, est peu développé et laisse le cotransporteur de
chlorure NKCC1 fonctionner seul, entraînant un gradient de chlorure inverse, une accumulation
GABA A [8], tous cela reste spéculatif pour y en parler chez les humains.
En plus des neurones, les astrocytes régulent les concentrations ioniques et de glutamate
102
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
d'hyperpolarisation sont plus courtes pendant la phase postcritique dans le cerveau néonatal,
L’expression clinique des convulsions sont très variables. Depuis les premières
descriptions de Dreyfus-Brisac et al ([33] [34] [35), plusieurs classifications ont été proposées
Les crises dites typiques : elles sont habituellement faciles à identifier à condition que
l’enfant soit attentivement observé en effet ; elles peuvent être fugaces, très localisées [39].
Les crises cloniques multifocales, manifestées par des mouvements rythmiques lents de
manière erratique sont fréquentes. Les crises cloniques focales sont souvent liées à une
Les crises myocloniques sont soit focales, touchant les muscles fléchisseurs des membres
Les crises toniques sont le plus souvent focales, sous la forme d’une posture tonique
soutenue d’un membre avec déviation oculaire, asymétrie du tronc ou asymétrie du cou.
Les crises toniques généralisées se manifestent par une attitude en opisthotonos avec
respiratoires (apnée), oculaires (ouverture des yeux trop durable, clignements répétés,
103
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
érythrose) [39]
Ces convulsions sont les types de crises les plus fréquents aussi bien chez le nouveau-né
à terme que chez le prématuré [28]. Ces différents types de crises peuvent être isolées ou
associées et réaliser des états de mal. Comme chez l'enfant plus grand et I ‘adulte, la survenue
de crises stéréotypées du point de vue clinique et de l’EEG, dont la localisation est toujours la
même, permet d’orienter l‘imagerie à la recherche d’une lésion focalisée. C’est le cas par
exemple des crises symptomatiques d'un accident vasculaire cérébral ou d'une malformation
et/ou en cas des lésions diffuses du cortex cérébral et d’anomalies importantes à l’examen
neurologique. Leur sémiologie est similaire aux comportements moteurs réflexes automatiques :
accès ou postures toniques généralisées, myoclonies, pédalage, boxage. Elles peuvent avoir un
stimulation. Ces crises sont probablement générées par les structures sous corticales (centres
moteurs réflexes du tronc cérébral) et pourraient être interprétées comme une perte de contrôle
104
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
II. L’épidémiologie :
1. L’Incidence de la maladie :
Tableau CII : Les effectifs et les pourcentages des cas de convulsions néonatales selon les
études.
Nombre de
Nouveau-
nouveau- Durée
Les Auteurs Pays né avec Pourcentage
nés admis d'étude
convulsions
au service
Une surestimation et une sous-estimation des crises néonatales ont été rapportées avec
le changement de moyens de détection, une nuance très évidente lors de l'utilisation de critères
moyen de détection. Les indices de crises cliniques vont de 0,5% chez les nouveau-nés à terme à
22,2% chez les nouveau-nés prématurés ([9], [10], [51], [52]). Cette fourchette reflète à la fois la
variabilité en fonction des âges post-menstruels ainsi qu'une faible fiabilité inter-observateur
[53]. Les études hospitalières [54] incluent moins de nouveau-nés malades et rapporteront des
pourcentages inférieurs aux études cohortes des unités de soins intensifs néonataux à haut
105
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
risque. Les estimations basées sur des critères cliniques sans confirmation EEG comprennent les
"faux positifs", y compris les nouveau-nés présentant des troubles pathologiques normaux ou
non. En revanche, les nouveau-nés qui expriment des crises cliniques provenant de régions
Les crises peuvent être confondues avec d’autres manifestations paroxystiques, tel que :
Les banales trémulations du nouveau-né affamé, qui a peur ou qui a froid. Ces
Le myoclonus bénin du sommeil calme : peut s’observer dès la naissance et jusqu’à six
semaines de vie ; il n’est présent que dans le sommeil et comporte des myoclonies
l'anamnèse sont normaux ; les myoclonies peuvent être très abondantes et confondues
minutes, voire être létales. La manœuvre de Vigevano, qui consiste à fléchir le tronc,
permet d’arrêter ces accès toniques. Ces crises non épileptiques sont à distinguer des
indiqué que la surveillance vidéo-EEG prolongée était le « gold standard » pour identifier et
106
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
L’étude Lanska [10] Et l’étude Scher [54] illustrent comment ces modalités diagnostiques
modifient le reportage d'incidence. Une étude qui n'a documenté que des crises confirmées par
l'EEG a rapporté moins de la moitié de l'incidence des crises néonatales par rapport à une étude
Dans la série de Sheth Raj, qui s’est déroulée sur une période de 10 ans, 356 (8,6%) des
nouveau-nés ont eu des crises convulsives sur un total de 4165 nouveau-nés admis à l'unité de
Dans la série de Magda [50], 3659 nouveau-nés ont été admis dans l'unité de soins
intensifs néonatale, et 101 ont été diagnostiqués comme ayant des crises cliniques (2,7%).
Tableau CIII : Les incidences des convulsions néonatales selon les différentes études [47].
De ces études, l'incidence globale des saisies est d'environ 1 à 3 pour 1000 naissances
vivantes chez les nouveau-nés à terme. Chez les nouveau-nés prématurés, les estimations
varient considérablement, mais elles sont de l'ordre de 10 fois plus fréquentes que chez les
107
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans notre service, 9% de l’ensemble des nouveau-nés admis durant la période de l’étude
ont présentés au moins une crise convulsive, ce qui rejoint les données de la littérature.
2. Le sexe :
Nous avons constaté que la prédominance est masculine dans la plupart des séries, avec
un sex-ratio > à 1. Ainsi, elle est de 56 % dans l’étude de Tudehope [56], de 63 % dans la série
de Glass [44], 57% dans l’étude de Loman [55] et 58 % dans la série de Mwaniki [43].
L’étude Eghbalian [41] rapporte une prédominance féminine non-expliquée de 68% avec
un sex-ratio de 0,4.
Dans notre série, nous avons constaté une prédominance masculine de 61% avec un sex-
ratio de 1,5.
108
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
La plupart des crises néonatales se produisent très tôt dans la vie, près d'un tiers
survenant le premier jour et un autre tiers survenant au cours de la première semaine ([11] -
[44]). Le moment de l'apparition des crises est considéré tôt, si les crises commencent dans la
première semaine de la vie et tard si les crises commencent entre le 8ème et le 28ème jour de vie
[50].
Dans la série de Kone [49], 76,6% des convulsions sont survenues au cours des 3
premiers jours de vie avec une fréquence élevée du premier jour (50%).
Dans l’étude tudehope [56], 47% des cas ont présenté la première crise convulsive à j1 de
Alors que dans la série de Talebian [57], 59% des nouveau-nés ont eu des crises au cours
des trois premiers jours de leur vie, avec un âge moyen de 8,2 ± 9,4 jours.
L’ensemble des études intéressées aux convulsions néonatales s’accordent sur le point
de la relation entre le jour d’apparition des crises et les étiologies sous-jacentes [47] :
d’après cette série, plus tard chez les prématurés. Contrairement à Sheth [12], qui rapporte que
les crises signalées se sont manifestées plus tôt chez les nouveau-nés de terme <30 semaines
et> 36 semaines en gestation que chez les nouveau-nés 30 à 36 semaines. Cette différence
ischémique était l'étiologie prédominante chez les nouveau-nés à terme, provoquant ainsi des
crises précoces, soit dans les 48 premières heures de la vie [76]. D'autre part, chez les
clinique s'intensifie après 72 heures de vie, provoquant ainsi la manifestation ultérieure des
109
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans notre étude, l’apparition de la première crise convulsive survenait entre 1 jour et 7
jours de vie avec un pourcentage de 89,9% de l’ensemble des cas, ce qui est aussi rapporté par
Les facteurs de risque maternels associés aux convulsions néonatales sont généralement
Saliba et al [11] mettent en évidence l’âge maternel inférieur à 24 ans comme facteur de
Aux États-Unis, les études Freeman [62] et Holden [63] menées en collaboration sur la
base des données accumulées au début des années 1960, ont montré que l'âge maternel de plus
de 30 ans était prédictif des convulsions néonatales. Un certain nombre d'études plus récentes
ont montré des résultats similaires [64],[65]. Glass [44] ont analysé l’association entre les
que l’âge maternel > 40 ans est un facteur de risque significatif de survenue de convulsion.
En revanche, dans l’étude Gebremariam [61], il n'y avait pas d'association significative
Dans notre série de cas, 71,8% des mamans avaient un âge inférieur ou égal à 30 ans,
soit 150 mères, l’étude analytique n’a pas trouvé une relation significative entre l’âge maternel
1.2. La parité :
La série Dreyfus [35] a retrouvé un lien significatif entre la primiparité et la survenue des
convulsions néonatales.
110
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
L’étude américaine Glass [44] rapporte que la primiparité après l’âge de 40 ans est un
facteur de risque non négligeable de survenue des convulsions néonatales. Alors que L’étude
Gebremariam [61] n’a pas trouvé de lien significatif des convulsions avec la parité.
En revanche, Dans l’étude Tudehope [56], qui se basait sur des données obstétricales
comparatives pour les mères de 110 nouveau-nés avec des convulsions néonatales et 36082
significatif.
Selon la revue d’articles de Brown [67], Les convulsions secondaires à l’hypocalcémie sont
plus fréquentes chez les mères multipares de classe sociale inférieure, mais aucune influence de
ce type n'est observée chez les nouveau-nés présentant des convulsions consécutives à des
lésions cérébrales.
Dans notre étude, l’effectif des mamans multipares était supérieur de celui des
De nombreuses études ont évalué les facteurs maternels de survenue des crises
Glass [44] ont analysé l’association entre les caractéristiques maternelles et la survenue
Californie. Ils mettent en évidence le diabète gestationnel comme facteur de risque significatif.
Dans l’étude tudehope [56], l’analyse statistique a retrouvé que la Prééclampsie est un
L’étude Kohelet [66] rapporte une relation significative entre l’hypertension maternelle,
111
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
L’étude menée par Hall et al [60] a mis en évidence le diabète maternel comme un autre
facteur de risque. Le diabète est alors justifié dans cette étude comme occasionnant des
Alors que l’étude meshram [69] rapporte la présence d’un rapport significatif entre la
survenue des crises néonatales et le diabète préexistant ainsi que l’anémie chez la mère.
Dans notre étude, les mères des nouveau-nés inclus dans notre étude présentaient les
facteurs précédemment cités, avec des pourcentages variables. L’anémie constituait le facteur de
L’hypertension
HTAG / Diabète Diabète
Les auteurs artérielle Asthme Anémie
Prééclampsie préexistant gestationnel
préexistante
Sabzehei 3
- - - - -
[40] (2.9%)
Kone 7 1 1 1
- -
[49] (3,5%) (0,5%) (0,5%) (0,5%)
Tudehope 19
- - - - -
[56] (17.2%)
Hall 16 3 6 15
- -
[60] (2.8%) (0,5%) (1,1%) (2,7%)
Kohelet 55
- - - - -
[66] (4.0%)
Queudet 2 1 6
- - -
[68] (7.69%) (3%) (23%)
Meshram 79 84 115
- - -
[69] (37.6%) (39%) (54.8%)
5 1 1 4 1 61
Notre série
(2,4%) (0,5%) (0,5%) (1,9%) (0,5%) (29,5%)
112
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Hall [60] ont mis le point sur la relation significative entre l’infection herpétique génitale
et la survenue ultérieure des convulsions néonatales ; les résultats actuels en ce qui concerne
significativement associée aux crises convulsives néonatales. Le risque était le plus élevé chez
les nouveau-nés dont les mamans présentaient une Chorioamniotite, et plus faible mais
néanmoins significatif chez les nouveau-nés d'une infection autre que la Chorioamniotite.
Dans notre série de cas, la fièvre isolée était un facteur de risque associé aux convulsions
Tableau CVI : les formes d’infections maternelles selon les différentes études.
Infections maternelles
Les auteurs Infection génitale Infection urinaire Fièvre isolée Chorioamniotite Rubéole
11 (1,9%)
Hall [60] - - - -
(herpès)
113
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
directe. De plus, la nature de la question est problématique, ce qui explique la nuance des
Glass [44] ont analysé l’association entre les facteurs obstétricaux et la survenue de
convulsions néonatales précoces dans une cohorte d’enfants nés à plus de 36 SA en Californie,
et rapportent que les incidents tels que la procidence du cordon, l’hématome rétroplacentaire et
la rupture utérine ont une relation significative avec la survenue des crises néonatales.
étaient la rupture de la poche des eaux pour une durée supérieure à 12 heures et la notion du
changement de l’aspect normal du liquide amniotique. Cette étude a retrouvé que la notion
d’inhalation du liquide méconial et/ou les gestes d’aspiration de ce dernier ont une valeur
Comme dans notre série, la série Kone [49] met le point sur les caractéristiques d’un
groupe de nouveau-nés ayant présenté des crises convulsives néonatales ; sans avoir recours à
un groupe de comparaison, rapporte des pourcentages faibles d’incidents tels que la procidence
114
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Liquide amniotique teinté/ Rupture de la poche Cordon Hémorragie Hématome Procidence Présentation
Les auteurs
Méconial des eaux >12h Circulaire Perpartum rétro-placentaire du cordon siège
1
Sabzehei [40] - - - - - -
(0.98%)
Glass 181
- - - - -
[44] (8.2%)
Kone 51 13 5 8
- 15 (7,5%) -
[49] (25,4%) (6,5%) (2,5%) (4%)
Tudehope 22 22
- - - - -
[56] (20%) (20%)
Queudet 6 5 1
- - - -
[68] (22,2%) (18,5%) (1,6%)
Gebremariam 39 24
- - - - -
[61] (50%) (31%)
Lien 16 4
- - - - -
[71] (40%) (10%)
Minchom 2 3
- - - - -
[70] (3.7%) (5.6%)
18 5 3 1 2
Notre série 35 (16,7%) -
(8,6%) (2,4%) (1,4%) (0,5%) (1%)
2. L’accouchement :
Les taux des crises convulsives selon les catégories de nouveau-nés sont très variées
entre les études ; alors que des études comme Saliba [11], Ghanshyambhai [42], Kone [49] et
Holanda [73] rapportent une prédominance chez les nouveau-nés à terme, les études Lanska
[10] et Tudehope [56] ont retrouvées des résultats contraires, l’étude Ronen [9] ajoute que Les
crises cliniques néonatales se produisent 6 fois plus souvent chez les nouveau-nés prématurés
115
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Terme de naissance
Les auteurs
Grand Grossesse Dépassement de
Prématuré À terme
prématuré prolongée terme
(32-<37S.A) (37-41S.A)
(<32 S.A) (>41-42S.A) (> 42 S.A)
Ghanshyambhai
10 (6%) 162 (94%)
[42]
L’étude Sheth Raj [12] ; qui est une étude cohorte concernant 356 nouveau-nés admis
dans une unité de soins intensifs universitaires entre 1986 et 1995, rapporte qu’Il a une relation
parabolique entre le nombre des cas critiques et le terme de naissance, de sorte que les bébés
entre 30 et 36 semaines avaient un taux d’apparition de crises de 4,8% comparé aux taux de
11,9% et 14,1% pour les nouveau-nés de terme < à 30 S.A et > à 36 S.A respectivement (p
<0,001).
Dans notre étude les crises convulsives néonatales prédominaient chez les nouveau-nés à
116
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 39 : Diagramme des âges gestationnels et les taux de crises spécifiques dans l’étude de Sheth Raj
[12] - Au-dessus de chaque barre, le numérateur représente le nombre de nouveau-nés avec des saisies et
La variabilité des pourcentages des voies d’accouchement entre les études des
convulsions néonatales pose la question de relativité possible entre ces deux évènements,
non négligeable, ce qui s’ajoute au risque traumatique qui les accompagnent. N’empêche que les
autres voies gardent leur pourcentage de relation possible avec les convulsions. En d’autres
terme, le recours aux césariennes reste généralement imposé par les suspicions de souffrance
et La voie basse non instrumentale, qui expose dans certains cas aux risques infectieux.
La majorité des études concernant les convulsions néonatales ont des pourcentages de
naissance par voie basse non instrumentale prédominant sur les autres voies [11], [41], [44],
[60], [68], [70]. L’étude Gebremariam [61] fait l’exception avec un taux d’utilisation
117
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Notre étude rejoint la majorité des séries avec un pourcentage élevé d’accouchement par
voie basse non instrumentales, et une relation non significative aux convulsions néonatales.
Voie d’accouchement
Voie basse
Les auteurs Pays
Voie basse non instrumentale
Césarienne
instrumentale
Forceps Ventouse
U.S.A
Saliba [11] 97 (54,5%) 69 (38,7%) 11 (6,1%)
Iran
Eghbalian [41] 85 (60,3%) 56 (39,7%) - -
U.S.A
Glass [44] 1009 (45 ,6%) 1002 (45,3%) 203 (9,2%)
U.S.A
Sorokin [59] 28 (45,5%) 30 (48%) 4 (6,5%)
U.S.A
Hall [60] 327 (57,6%) 165 (29,4%) 76 (13%)
Ethiopie
Gebremariam [61] 25 (32%) 53 (68%)
France
Queudet [68] 11 (40,7%) 10 (37%) 6 (22,22%)
Inde
Meshram [69] 95(45.2%) 115 (54.8%) -
Grande
Minchom [70] 23 (42,6%) 12 (22.2%) 16 (29,6%) 3 (5,6%)
Bretagne
U.S.A
Lien [71] 10 (25%) 24 (60%) 2 (5%) 5 (12 ,5%)
Brasil
Leon [74] 19 (31,1%) 38 (62,3%) 4 (6,6%)
Maroc
Notre série 132 (63,2%) 47 (22,5%) 12 (5,7%) 16 (7,7%)
118
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau CX : Les effectifs des cas ayant bénéficié de mesures de réanimation selon les
différentes études.
Le recours aux gestes de réanimation à la naissance est une notion péjorative dans la
survenue des convulsions, voire dans le pronostic vital des nouveau-nés. Cette notion a fait le
sujet de question au cours de plusieurs études (Tableau CX), qui rapportent dans leurs majorités
des taux de gestes de réanimation aux alentours de 50%. À l’exception de quelques études [68],
Dans notre étude, 108 (60,7%) nouveau-nés avaient bénéficié de mesures de réanimation,
119
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau CXI : La répartition des nouveau-nés selon le score d’Apgar à 5 minute de vie d’après
L’étude Pisani [75] englobait 85 cas de crises néonatales, sur lesquels, 45 cas ont
présenté un score d’Apgar à 5 minutes ≤ à 7. Soit un pourcentage de 52,9%. L’étude Leon [74]
avait remarqué un taux plus élevé dépassant 60% des cas. Dans notre étude, 55 nouveau-nés
Tableau CXII : La durée des crises convulsives d’après les différentes études.
120
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
D’après les études Shellhaas [79] et Murray [80], Les crises convulsives à la période
néonatale surviennent souvent pendant une durée brève, généralement moins de 2 min, et se
La durée des crises néonatales est généralement brève (10 s à 1-2 min) et répétitive avec
une médiane de 8 min entre chaque crise. Des convulsions plus longues et un état de mal
épileptique se développent plus facilement à cet âge, mais l'état de mal épileptique du nouveau-
né n'est pas aussi grave que celui des nouveau-nés plus âgés et des enfants [86].
passage des nouveau-nés vers l’état de mal convulsif ; en d’autres termes, ils se posèrent tous la
question de l’existence ou non d’un temps critique supérieur ou égale à 30 minutes, une
Cependant, Kaminska [28] disait qu’il n’y a pas de définition précise de l’état de mal néonatal, et
qu’en pratique, on parle d’état de mal si les manifestations cliniques, EEG ou électrocliniques
durent ou sont récurrentes pendant plus de 15 minutes, une définition que Mizrahi [31] avait cité
auparavant.
121
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tranche
Type De Convulsion
Nombre des
Les Auteurs
de cas nouveau- Crise Crise Crise Crise Convulsions
nés Tonico-Clonique Tonique Clonique Myoclonique subtiles
30 27 6 39
Sabzehei [40] 102 mixte -
(29.4%) (26.4%) (5.9%) (38,2%)
48 47 83 23
Kone [49] 201 mixte -
(23,9%) 23,4%) (41,3%) (11,4%)
45 56 25 30
Tudehope [56] 156 mixte -
28,8%) (35,8%) (16%) (19%)
3 81 4 5
Gebremariam [61] 93 mixte -
(3%) (87%) (4%) (5%)
21 34 2 153
Meshram [69] 210 À terme -
(10%) (16%) (1%) (73%)
2 23 8 18
Parvin [72] 51 mixte -
(3.9%) (45,1%) (15,7%) (35,3%)
30 27 7 62
Holanda [73] 126 mixte -
28,8%) (26%) (6,7%) (59,6%)
27 20 4 59
Holanda [81] 110 mixte -
30,4%) (22,4%) (2,5%) (66,3%)
17 54 6 12
Tekgul [82] 89 À terme -
(19%) (61%) (7%) (13%)
43 21 15 15 18
Yildiz [84] 112 mixte
(38,4%) (18,7%) (13,4%) (13,4%) (16,1%)
66 26 12 19 82
Notre Série 205 mixte
(31,6%) (12,4%) (5,7%) (9,1%) (39,2%)
manières, et différents types de crises peuvent être observés chez le même bébé. Levene [83]
rapporte aussi les fréquences de divers types d'activité critique, résumé dans la figure 37. Chez
les bébés très prématurés et, dans une moindre mesure, chez les nouveau-nés à terme, les
anomalies mineures des mouvements peuvent être difficiles à identifier comme des crises
subtiles. Ceux-ci incluent les « lip smacking », les « Tongue thrusting », les mouvements de type
pédalage des membres inférieurs ou les mouvements de natation des bras. L'apnée peut être
une manifestation commune de crises subtiles. Théoriquement, tout mouvement stéréotypé peut
122
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 40 : Les modèles des crises chez le nouveau-né d’après Malcolm levene [83]
Par définition, toutes les crises néonatales sont d'origine épileptique, générées par des
épileptiques par Kellaway et Mizrahi [31], [87], [88] est un sujet de débat considérable :
Les crises focales cloniques ou toniques et certains types de saccades myocloniques sont
de véritables crises d'épilepsie documentées avec des changements d'EEG ictal et ils ont une
forte corrélation avec les lésions cérébrales focales et un résultat favorable à court terme [31],
[87], [88].
Alors que certaines crises subtiles, la posture tonique généralisée et certains symptômes
myocloniques peuvent être des crises non épileptiques. Ceux-ci montrent des similitudes
cliniques avec les comportements réflexes des nouveau-nés. Ils ne sont pas associés à des
décharges EEG critiques, et sont fréquemment corrélés à des processus cérébraux anormaux
diffus tels que l'encéphalopathie hypoxique-ischémique. Ils sont considérés comme des
123
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
5. L’examen neurologique :
s’intéressaient plus aux résultats de l’examen neurologique à la sortie ; rare sont les séries qui
Tableau CXIV : Les résultats de l’examen neurologique initial selon les différentes études.
L’étude Mwaniki [43] parle de 43% de cas ayant des anomalies de l’examen neurologique,
dont 25% de l’ensemble des cas présentaient un réflexe de succion faible, 10% de l’ensemble des
cas avaient une fontanelle antérieure tendue, et 7,7% des cas avaient une irritabilité manifeste.
Alors que l’étude Anand [78] rapporte un pourcentage d’anomalies neurologique inférieur
Pisani [75] ont trouvé un effectif d’anomalies neurologiques à l’admission plus élevé que
les deux études précédentes, avec un pourcentage de 57,7% de l’ensemble des cas.
Dans notre étude, les anomalies de l’examen neurologique étaient manifestes avec un
pourcentage de 72,2% des cas. Un pourcentage qui est très élevé par rapport aux autres études.
124
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
1. L’E.T.F :
Tableau CXV : Les résultats de l’échographie trans-fontanellaire selon les différentes études.
L’E.T.F, que ce soit en association avec la technique Doppler ou non, est une modalité
facilement disponible, il est la première technique d’exploration cérébrale caractérisée par son
innocuité, sa simplicité et son faible cout par rapport aux autres méthodes d’imagerie cérébrale
(figure 41-42). Ceci n’empêche qu’elle possède certaines limites dont la plus importante étant la
taille de la fontanelle qui, si elle est punctiforme ou fermée ne permet pas la réalisation de
péri-cérébraux (figure 42), sans oublier le caractère opérateur dépendant. Ce dernier peut
expliquer la grande nuance entre les résultats retrouvés dans la revue de littérature (tableau
CXV).
Cependant, l’E.T.F a une sensibilité faible, en particulier chez les bébés à terme avec une
lésion hypoxique-ischémique. De plus, les structures profondes (tronc cérébral, cervelet) ainsi
que les structures superficielles (ruban cortical) ne sont pas facilement visualisées par
125
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
L’E.T.F pourrait être utilisées pour dépister des lésions cérébrales macroscopiques mais
elles ne sont pas assez spécifiques et nécessitent souvent des études d'imagerie
supplémentaires [41].
Devant ces faits, L’E.T.F reste un moyen de diagnostic initial, permettant ainsi de
(E.T.F).
126
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 42 : Les coupes coronales et sagittales généralement réalisées au cours de l’E.T.F (en
L’échographie trans-fontanellaire est un geste de routine dans l'enquête sur les crises
néonatales. Il devrait être effectué le plus tôt possible après la première apparition de crises et
intraventriculaires, les accidents vasculaires cérébraux, les malformations et les infections [102].
Dans l’étude Berrada [194], réalisé en 2012 dans notre service, Les indicationsde l’ETF au
service étaient dominées par la souffrance néonatale dans 82 cas (64,1%), la prématurité,
suspicion d’infection cérébrale dans 83 cas (64,8%), et devant des convulsions néonatales dans
37 cas (28,9%). Pour ces derniers, l’échographie trans-fontanellaire était anormale chez 28
nouveau-nés, soit dans 75,6% des cas. Notre étude s’accorde avec, en rapportant un taux
127
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
2. L’aEEG/EEG :
L'activité EEG détectée au niveau du cuir chevelu est le résultat de potentiels post-
synaptiques provenant des cellules pyramidales corticales les plus proches de l'électrode. Ces
cellules reçoivent les signaux de cellules dans d'autres régions du cerveau avec des
Chaque canal EEG représente la différence de potentiel de tension entre les électrodes adjacentes
telle qu'elle est enregistrée sur le cuir chevelu. La fluctuation de tension (axe des y) par rapport
au temps (axe des abscisses) est représentée par les formes d'onde EEG.
L'aEEG représente le signal EEG traité à partir d'un ou deux canaux qui ont été filtrés et
rectifiés, puis affichés sur une échelle semi-logarithmique. Les basses (<2 Hz) et les hautes
fréquences (>15 Hz) du signal EEG sont atténuées, et une trace compressée dans le temps est
obtenue, de sorte que typiquement 6 cm d'enregistrement représentent une heure sur l'axe x
[92]. L'axe y affiche la différence de potentiel de tension entre les électrodes, en utilisant une
échelle semi-logarithmique de sorte que l'activité EEG à basse tension est améliorée, tout en
permettant une activité de tension plus élevée, comme celle observée pendant les crises. En
termes généraux, la marge inférieure de la trace aEEG reflète la « continuité » EEG et la marge
128
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 43 : Surveillance aEEG chez un nouveau-né montrant le placement des électrodes dans les positions
centrale et pariétale , et surveillance aEEG numérique 2 canaux montrant sur le moniteur les tracés EEG
brutes (panneaux supérieurs) et les tracés aEEG correspondantes (panneaux inférieurs) .
ce tracé aEEG montre un motif de fond normal représentant le sommeil [95].
électrique qui se traduit par une élévation à la fois des marges inférieures et supérieures de la
bande aEEG (figure 44), comme observé par Prior et al [96] et confirmé par d’autres auteurs
129
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
[93,94]. C’est ainsi que l’aEEG est parfois utilisé par les cliniciens pour le monitorage des
Plusieurs études ont utilisé l’aEEG pour la détection des convulsions en comparaison avec
l’EEG standard. Hellström-Westas [93] a montré que l’aEEG ne capte pas les crises convulsives de
durée inférieure à 30 secondes tandis que celles de plus de 30 secondes sont détectées avec une
bonne corrélation avec l’EEG. Toet et al [94] ont trouvé une sensibilité, une spécificité, des
valeurs prédictives de l’aEEG en corrélation avec ceux trouvées à partir d’un EEG standard
enregistré sur une durée de 30 minutes. Alors que Rennie ont trouvé une faible sensibilité de
Evans [99] dans une étude de 3 ans, ont retrouvé une sensibilité de l’aEEG de 80% et une
spécificité de 50%. Avec l’aEEG, ils avaient un sur-diagnostic des convulsions avec une
proportion de convulsions électriques de 63,6% pour l’aEEG, par rapport à 45,5% pour l’EEG
standard. Ils ont donc préconisé de confirmer les convulsions détectées à l’aEEG avec l’EEG
130
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 44 : Surveillance numérique aEEG à deux canaux montrant l'activité électrographiques des crises :
Les tracés aEEG (panneaux inférieurs) montrent un schéma en dents de scie typique de l'état de mal
épileptique, et les tracés EEG (panneaux supérieurs) montrent une activité rythmique répétitive
Les études Talebian [57], Pisani [75], Sheth [89], Kumar [90] et Ghanshyambhai [42],
55%, alors que l’étude Parvin [72] n’a retrouvée de preuves électrographiques que dans 43,1%
des cas.
rapportait que parmi 66 nouveau-nés chez qui les convulsions étaient suspectées cliniquement,
la confirmation a été faite chez 57, soit un taux de confirmation de 86,4%.La détection des
131
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
convulsions infra cliniques a été possible chez 12 nouveaux nés entre les 32 nouveau-nés sans
Dans notre étude, l’aEEG était réalisé chez 100 nouveau-nés, dont les résultats rejoignent
3. T.D.M/IRM :
Cependant, elle utilise des rayons X, et le rayonnement est considéré comme nocif, en particulier
chez les nouveau-nés. La TDM est généralement réalisée sans injection d'iode, sauf en cas de
thrombophlébite.
Le cerveau néonatal normal est caractérisé par une faible atténuation de la substance
blanche par rapport au cortex et aux ganglions de la base (figure 45). La TDM est sensible pour
la détection des hémorragies, des signes tardifs des lésions hypoxo-ischémiques et des AVC
(figure 46), ainsi que des complications des traumatismes à la naissance. En revanche, les
lésions de la substance blanche et la nécrose neuronale sont plus difficiles à identifier en TDM,
132
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
bien que la perte de contraste gris-blanc et la nécrose dite laminaire dans le cortex se
Figure 45 : Clichés TDM d'un nouveau-né prématuré (A) et d'un noveau-né à terme (B). À noter la faible
atténuation de la matière blanche par rapport au cortex et aux noyaux gris centraux, surtout chez les
prématurés [138].
Figure 46 : Clichés TDM chez 3 nouveau-nés différents : (A) Signal hyperdense d'hémorragie
intraventriculaire et parenchymateuse (B) Œdème cytotoxique bilatéral avec une faible atténuation du
cortex dans les zones frontale droite et fronto-pariétale gauche chez un nouveau-né présentant une lésion
133
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Les études et les revues de littératures se mettent tous d’accord sur le bienfait supérieur
de la TDM en urgence devant les crises convulsives, mais ils critiquent son caractère non-
anodin. Actuellement, la référence dans l’exploration cérébrale néonatale est l’IRM [102].
Hallberg [103] suggèrent que la tomodensitométrie (TDM) soit réservée aux situations
d'urgence où l'IRM n'est pas disponible et où l'hémorragie intracrânienne est une possibilité
réelle. La raison en est que l'exposition aux rayonnements due à la TDM est considérable et que
calcification).
L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est la « Gold Standard » dans l'examen du
cerveau du nouveau-né, et révèle la plupart des pathologies cérébrales [104] [105]. Combiné
avec l'imagerie de diffusion, il est également un excellent outil pour le diagnostic des accidents
L'IRM peut distinguer une pathologie sous-jacente telle qu'une lésion ischémique, AVC
47) [106].
qui se résument dans la mobilité et la non compliance des nouveau-né, ce qui retentit sur la
qualité des résultats et des images recueillis. En fonction de l’âge, de l’indication, du type
d’appareil et selon les centres, l’immobilité peut être obtenue soit par une sédation effectuée par
le radiopédiatre, soit par une anesthésie générale. Chez le tout-petit, la phase de sommeil post
134
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
135
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
V. Les étiologies :
Les crises néonatales sont une manifestation non spécifique de nombreux troubles
neurologiques et biochimiques. Le profil étiologique des crises néonatales a changé au cours des
Les facteurs qui ont contribué à ce changement peuvent être résumés comme suivant:
Les progrès dans les soins obstétricaux / périnataux qui ont modifié le spectre des
lésions cérébrales.
tomographie par émission de positons (PET), qui ont conduit à une reconnaissance accrue
une crise néonatale et, par conséquent, son incidence et sa réponse au traitement.
Bien qu'il existe plusieurs facteurs étiologiques pour les crises chez les nouveau-nés, peu
136
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
7 3 16 10 1 3 4 25 13
Infection neuro-méningée
(6,1%) (2.9%) (11.3%) (10%) (0,9%) (3%) (3.6%) (10%) (6,2%)
5 3
Ventriculite - - - - - - -
(4,3%) (1,4%)
8 7 11 11 15 19 2
Hémorragie intracrânienne - 10 (3.5%)
(7%) (6.9%) (7.8%) (11%) (17%) (17%) (1%)
Hémorragie 6 14 8
- - - - - -
intraventriculaire (5,2%) (13,4%) (3,8%)
1 13 2
AVC artériel ischémique - - - - - -
(0,8%) (15%) (1%)
9 2 5 5 4 5 3 2
Malformations cérébrales -
(10%) (1.4%) (5%) (4,8%) (5%) (4.5%) (1.1%) (1%)
6 2
Tétanos Néonatal - - - - - - -
(2.1%) (1%)
36 19 11 10 16
Inconnue 13 (14%) 25 (24.5%) - 26 (12,4%)
(25.5%) (18.2%) (12%) (8.9%) (5.3%)
1. L’encéphalopathie anoxo-ischémique :
d'événements débutant par des changements précoces dans le métabolisme cérébral, y compris
l'insuffisance énergétique primaire (en minutes) et secondaire (en heures). Perte de phosphates
cellulaires à haute énergie L'ATP entraîne une dépolarisation, une libération et une accumulation
137
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
conduisent à des événements intermédiaires qui comprennent un stress oxydatif avec formation
de radicaux libres, entraînant une mort cellulaire programmée (apoptose, nécroptose) [116].
Figure 48 : Diagramme illustrant les mécanismes de lésion cérébrale chez les nouveau-nés à
terme, indiquant un continuum nécrose-apoptose. Stress oxydatif et excitotoxicité par asphyxie
et / ou inflammation. La mort cellulaire immédiate est suivie d'une mort cellulaire programmée
sur plusieurs jours ou plusieurs semaines. L'évolution au cours du temps de la blessure et de la
réparation pourrait avoir des débuts pendant la période prénatale ou néonatale [116].
Dans diverses séries, l’EAI contribue à 40-60% des crises chez les nouveau-nés à terme.
Les convulsions diagnostiquées par l’EEG de routine ou par l'aEEG, surviennent chez 22 à 64%
Les crises survenant chez les nouveau-nés atteints d'EAI peuvent contribuer à un mauvais
considérés comme une priorité par le clinicien qui prend soin de ces nouveau-nés. Les crises
138
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
dues à l'EAI surviennent principalement au cours des premières 24h [48, 82, 108], et sont moins
susceptibles de survenir avant 6h, à moins qu'il n'y ait eu une agression prénatale. [112]
L'évolution de l'hypothermie thérapeutique en tant que norme de soins pour les nouveau-
nés atteints d'EAI est susceptible de modifier les manifestations cliniques de l'EAI. Une méta-
différence dans l'incidence des crises entre les groupes cohortes refroidies et non-refroidies
[113].
Dans l’étude Maoulainine et al [192], réalisé en 2017 dans notre service, 19 cas
d’asphyxie périnatale avaient bénéficié d’un protocole d’hypothermie réalisé avant 6 heures de
vie. En comparaisonavec un groupe témoin, le taux de convulsion était plus élevé chez les
nouveau-nés mis sous hypothermie.Cependant, cette alternative thérapeutique n’a pas démontré
une différence significative de survenue des crises entre les deux groupes, chose qui pouvait
témoigner de l’intérêt de son instauration devant tous les cas d’asphyxies périnatales.
Wusthoff [109] ont signalé un taux d'incidence des crises de 47% dans une série de
nouveau-nés atteints d’EAI traités par hypothermie, ce qui est comparable aux études
refroidissement du cerveau. Ceci a été confirmé par Low [114] qui ont démontré une réduction
significative de la charge des crises chez les nouveau-nés refroidis avec une EAI modérée. Le
refroidissement avec l'ajout de xénon semble réduire encore plus le fardeau des crises [115].
L'influence des stratégies neuro-protectrices est encore à l'étude et, avec des options nouvelles
de plus en plus étudiées, constitue une piste intéressante pour la poursuite des recherches.
Notre série de cas avait retrouvé 99 cas (47,4%) de convulsions néonatales survenant sur
139
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 49 : des clichés d’E.T.F coronale (A, C) et sagittale (B) et image d’IRM de suivi en
pondération T2 d'un nouveau-né prématuré qui souffrait d'une lésion hypoxo-ischémique
périnatale sévère. L'échogénicité de la substance blanche est significativement augmentée, la
différenciation cortico-médullaire augmentée (B) (flèche) et les VLs sont compressés (en forme
de fente) en raison de la lésion cérébrale / œdème étendue. L'image E.T.F focalisée de
l'hémisphère cérébral droit montre des hémorragies focales supplémentaires (C) (tête de flèche)
dans la matière blanche centrale. L'IRM de suivi (D) confirme l'étendue de la lésion de la
substance blanche avec des hémorragies intra-parenchymateuses focales en hyposignal T2,
ainsi que la progression de la ventriculomégalie due à la perte de volume global de la substance
blanche [139].
140
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Les troubles cérébro-vasculaires sont la deuxième cause fréquente des crises néonatales
[48, 82, 108], ces troubles englobent les AVC artériel périnatal, et la thrombose sino-veineuse
Des études populationnelles ont révélé une incidence de 20 à 63 pour 100 000
naissances vivantes. La cause de l'ischémie cérébrale focale et de l'infarctus peut être soit une
thrombose in situ dans le vaisseau artériel ou (plus généralement) une embolie en prevenance du
sagittal supérieur ou le sinus transversal (ou les deux). Les facteurs de risque d'infarctus
rupture prématurée des membranes, la Prééclampsie et le faible score d'Apgar à 1min [118,119].
Des études plus récentes ont démontré que le tabagisme maternel, la fièvre maternelle, le score
La série Tekgul [82] rapportait un pourcentage élevé (15%), comparé à l’étude Ronen [9]
141
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 50 : Cliché d’imagerie par résonance magnétique montrant un territoire d’AVC occipito-
pariétal associé à des changements de diffusion plus étendus du cortex dans l'hémisphère droit.
3. L’hémorragie intraventriculaire :
chez les nouveau-nés prématurés au cours des trois premiers jours de vie [108].
Dans une série Sheth [12] à propos de 356 nouveau-nés présentant des crises
néonatales, les hémorragies intracrâniennes ont été notées chez 16% des patients avec des
intraventriculaire était plus élevée chez les nouveau-nés de moins de 30 semaines de gestation.
Dans une autre série, où les crises étaient confirmées avec l'EEG, 45% des nouveau-nés
prématurés présentaient une hémorragie intraventriculaire sévère avec ou sans infarctus [122].
Ces crises sont plus susceptibles de se produire dans la dernière partie de la première semaine
142
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans notre série de cas, le taux de convulsions néonatales suite aux hémorragies
intraventriculaires était plus faible (3,8%) par rapport aux autres études (Holanda [73] 13,4% ;
importance clinique majeure et se résorbent souvent sans séquelles à long terme. Chez les
occasionnellement entraîner des convulsions, et ces crises ont tendance à survenir le deuxième
jour de la vie [108]. Ces nouveau-nés ont tendance à rester cliniquement bien entre les crises et
asymptomatiques [123]. Des hémorragies sous-durales plus importantes peuvent provoquer des
143
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 51: Clichés d’E.T.F (coupe coronale+para-sagitale) montrant une Lame d’hématome sous
144
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Les infections intracrâniennes sont présentes chez environ 5 à 10% des bébés avec des
crises néonatales [12,108]. Tekgul [82], ont rapporté une série de 116 nouveau-nés avec des
crises néonatales sur une période de trois ans, dans laquelle les infections ont contribué à 3%
des crises néonatales. Alors que les séries Eghbalian [41] Talebian [57] et Malik [85] ont
rapportés des taux encore plus élevé, 11.3%, 10%, et 10% des cas respectivement. Dans notre
série le taux des infections neuro-méningées est de 6,2 %, un taux qui concorde avec les
données de la littérature.
virale, particulièrement due au virus de l'herpès simplex, est également une cause bien connue.
Les organismes impliqués comprennent des bactéries telles que le streptocoque du groupe B et
E. coli, des virus (virus de l'herpès simplex et cytomégalovirus) ainsi que des infections
Figure 52: L'image de résonance magnétique pondérée en T1 montre des abcès localisés dans le « cavum
septum pellucidum » du et dans les parties inférieures du lobe temporal droit [103].
145
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
conduit à une diminution marquée des infections du système nerveux central conduisant à des
crises. Cependant, tous les nouveau-nés présentant des crises d'épilepsie doivent avoir une
ponction lombaire pour confirmer ou réfuter le diagnostic, compte tenu de la nature curable de
ces infections.
Tout type de malformation cérébrale peut être révélée par des crises néonatales, à
l'exception de Chiari II lorsqu'elle est isolé. Les malformations les plus souvent impliquées dans
les crises sont les malformations du développement cortical. L'agénésie du corps calleux est
résonance magnétique permet une évaluation précise du tissu cérébral et peut révéler les
pour ces troubles, qui sont de plus en plus reconnus comme causes de crises néonatales.
( figure 56). Ces troubles sont souvent associés à un mauvais pronostic neuro-développemental,
et un diagnostic précis est essentiel pour offrir un pronostic relativement fiable aux parents.
146
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 53 : clichés d’IRM cérébrale montrant une Hémimégalencéphalie, (A) coupe axial
pondérées en T1, (B) coupe axial pondérées en T2 : Notez l'élargissement de l'hémisphère
cérébral droit dans la région temporale et occipitale avec un schéma gyral cortical anormal avec
une faible différenciation entre le cortex et la substance blanche sur T1 [138].
Figure 54 : cliché TDM en coupes axiales: Malformation de Dandy Walker vraie: Dilatation
kystique du V4, agénésie vermienne élargissement de la FCP avec une importante hydrocéphalie
[140].
147
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Figure 55 : Clichés d’IRM (coupe axiale et coronale en T2) : Cortex épaissi sans circonvolution
Figure 56 : clichés de TDM en coupe axiale : Sillons corticaux petits et nombreux en bi-frontal et
pariétal [141].
148
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
cérébrales, la majorité de ces troubles sont maintenant considérés comme ayant une base
génétique, bien que des causes environnementales telles que l'infection in-utero ou l'ischémie
Les malformations cérébrales dans notre étude étaient rares (1%), ce qui rejoint les autres
études confrontées au cours de notre revue de la littérature (de 1 à 5% des cas) à l’exception de
l’étude Ronen [9] qui rapportait un pourcentage de 10% de convulsions sur malformations
cérébrales.
7. L’hypoglycémie :
L'hypoglycémie est une perturbation métabolique majeure souvent observée chez les
Dans la série rapportée par Tekgul [82], l'hypoglycémie était la cause de 3% des nouveau-
nés avec des crises néonatales. Ces auteurs rapportent que les convulsions provoquées par des
perturbations métaboliques transitoires ont diminué de 10 fois au cours des trois dernières
décennies et l'attribuent aux améliorations apportées dans le domaine des soins intensifs
néonatals. Alors que d’autres études comme Ronen [9], Talebian [57] et Holanda [73] parlent de
pourcentages dépassants les 10%. Notre étude rejoint ces derniers avec un pourcentage de 9,6%.
8. L’hypocalcémie/Hypomagnésémie :
Les effets du calcium diffèrent d'un site à l'autre, de même que sa relation avec le
magnésium. Le calcium sérique total se compose de trois parties: une liée à la protéine
149
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
plasmatique; une fraction dialysable ; et une fraction ionisée. C'est la fraction ionisée,
Comme l'estimation du calcium ionisé est rarement possible, il n'y a pas de concentration
totale absolue de calcium sérique à laquelle des convulsions surviennent toujours. La présence
ou l'absence de symptômes dépend de facteurs tels que la protéine sérique, le pH, le potassium
sérique, le magnésium sérique et l’intégrité des pompes ioniques. En cas d'asphyxie sévère, par
exemple, lorsque les pompes ioniques échouent, une hypocalcémie peut résulter de l'entrée du
L'hypocalcémie survient tôt (2-3 jours) ou tardivement (1-2 semaines) dans la période
néonatale. Une hypocalcémie précoce apparaît chez les nouveau-nés de faible poids de
naissance et chez les nouveau-nés de mères diabétiques. Environ 1% de tous les bébés avec des
crises sont considérés comme ayant une hypocalcémie comme cause principale.
L'hypocalcémie à début tardif est rare de nos jours, mais elle était courante lorsque des
préparations synthétiques riches en phosphate ou du lait de vache étaient utilisés pour nourrir
George [48,108]. L'Hypomagnésémie primaire en tant que cause des crises néonatales est très
rare et est souvent associée à une hypocalcémie. Les études Ronen [9], Talebian [57], Holanda
[73] et Tekgul [82], ont rapporté des cas rares d’Hypomagnésémie allant de 1 à 4,3% de
l’ensemble des nouveau-nés. Pour notre étude, la recherche de l’Hypomagnésémie fait défaut de
9. Les dysnatrémie :
Les perturbations métaboliques transitoires affectant le sodium sont fréquentes chez les
150
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
causer des crises. Celles-ci sont facilement identifiables et une gestion appropriée des fluides
assure une résolution rapide. Si elles sont graves et prolongées, elles peuvent entraîner des
lait maternel insuffisant, est signalée chez les nouveau-nés à terme, mais provoque rarement
des crises. L'hypernatrémie grave semble être plus répandue à la suite d'une sortie précoce de
l'hôpital avant que l'allaitement soit pleinement établi. Les crises survenant dans l'hypernatrémie
Dans les études Talebian [57], Holanda [73] et Tekgul [82], les hyper et hyponatrémie
représentaient 1 à 12% de l’ensemble des nouveau-nés inclus dans ces séries. Notre étude les
manifestent habituellement par une mauvaise alimentation, une léthargie, des convulsions et qui
sont souvent associés à des anomalies biochimiques, notamment: large trou d'anion, acidose,
Van Hove [128] classent les causes métaboliques des convulsions chez les nouveau-nés
151
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
antiépileptique [129-130]. Cette erreur innée du métabolisme peut produire des crises intra-
utérines ou l'apparition de crises dans les premiers jours après la naissance. Une étude récente a
céphalorachidien des nouveau-nés atteints. Le défaut moléculaire probable est une perturbation
neurotransmetteur inhibiteur du cerveau [131]. Cette hypothèse est encore soutenue par la
découverte de faibles niveaux de GABA et de niveaux élevés de glutamate dans le LCR chez ces
Les données cliniques suggèrent que le pronostic de ces enfants dépend de la durée des
mois de vie. Les enfants présentant des crises prolongées et répétitives ont présenté une
atrophie corticale, une myélinisation cérébrale déficiente et une déficience intellectuelle [130].
Les crises sont habituellement des crises cloniques multifocales. Le diagnostic est
152
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
surveillance EEG démontre classiquement une cessation des crises cliniques et une normalisation
poursuivi à raison de 50 mg à 100 mg deux fois par jour pour maintenir la cessation des
convulsions. Cependant, chez certains nouveau-nés, la réponse n'est pas immédiate. Par
conséquent, chez tout nouveau-né ayant des crises réfractaires au traitement médical, il est
Yildiz [84] et Malik [85] rapportent des pourcentages de cas de convulsions liés au déficit
en Pyridoxine de 1,8 et 1,7% respectivement. Alors que l’étude de Sabzehei [40] parle d’Erreurs
innés du métabolisme rencontré chez 1% des cas. Dans notre série, il n’y avait pas de cas
similaire diagnostiqué.
Elles sont liées à l’âge car elles débutent à j2 et j3 chez les nouveau-nés à terme et
autour de 40 semaines d’âge corrigé chez les prématurés. Elles surviennent en « ciel serein »
Les crises sont très stéréotypées, comportent une phase tonique souvent asymétrique,
parfois clonique, tantôt droite tantôt gauche. Les crises sont brèves (une à deux minutes) et
L’EEG intercritique est décrit comme normal, subnormal, avec des anomalies modérées,
rarement de type « théta pointu alternant », mais ne comportant jamais des aspects de pronostic
péjoratif. C’est le premier syndrome épileptique pour lequel un gène a pu être identifié : il s’agit
de gènes codant pour deux sous-unités d’un canal potassique qui a un rôle fonctionnel au
niveau cérébral en période néonatale : KCNQ2 (sur le chromosome 20q) et KCNQ3 (sur le
153
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Un nombre de crises néonatales familiales bénignes a été rapporté par l’étude Yildiz [84]
(4.5%), et la série de Glass [134] (3%). Notre étude n’a retrouvé aucun cas similaire.
Les crises bénignes idiopathiques néonatales sont caractérisées par l'apparition de crises
dans la dernière partie de la première semaine de la vie, chez des enfants par ailleurs en bonne
santé, sans antécédents familiaux de crises néonatales. Elles débutent autour de j5 (80 % des
cas) après un intervalle libre de tout événement pathologique. II s’agit de crises cloniques et/ou
apnéiques pouvant se répéter en état de mal, durant en moyenne 20 heures (trois heures à trois
jours). Les nouveau-nés présentent un état neurologique normal et un EEG inter-ictal normal.
La série de cas de Yildiz [84] a retrouvé un taux de 0,9% de cas de convulsions attribués à
cette étiologie. Alors que l’étude El-bouz [136] rapporte 5 cas de crises bénignes idiopathiques
néonatales, soit 3% de l’ensemble des cas. Notre étude n’a retrouvé aucun cas similaire.
Dans l’étude Yildiz [84], l’ictère était présent dans 3.6 % des cas. 4,6% a été rapporter par
l’étude de Malik [85], et 6% de l’ensemble des cas rencontrés dans la série de Najeeb [137]
étaient des convulsions par conséquent d’ictère nucléaire. Dans notre série, nous avons
l’encéphalopathie engendrée par l’ictère nucléaire peut être réduite par détection précoce,
Parmi les étiologies rares des convulsions néonatales, Il est connu depuis longtemps que
le sevrage des barbituriques peut provoquer des crises. L’étude de Schwanecke [142] a démontré
154
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
que ce sevrage peut provoquer un « jittery baby syndrome » grave et souvent prolongé chez les
nouveau-nés.
L'utilisation par la mère des substances suivantes peut induire des symptômes de sevrage
chez les bébés: les narcotiques (méthadone, héroïne et morphine), les sédatifs, les
transpire, éternue, baille, vomit et peut présenter un tonus musculaire accru [67].
Des convulsions peuvent survenir, associés ou non à des troubles métaboliques et une
utilisant le chloral au stade d’agitation et, dans les cas graves, en administrant la chlorpromazine
Cette forme d’étiologie a été mentionnée dans la série de Guido [76] (1%), la série de
répétitifs qui peuvent être difficiles à distinguer cliniquement des spasmes infantiles. Les crises
peuvent être isolées ou peuvent se produire en grappes. L'EEG intercritique montre un schéma
de suppression de salves persistantes avec une réponse électrodécale pendant la phase ictale.
traitement efficace de cette affection est très difficile, mais l'hormone adrénocorticotrope
155
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
essayés. Dans la série d'Ohtahara, un tiers des patients sont décédés en bas âge. Dans notre
Au total :
Figure 57 : pourcentage des étiologies des convulsions néonatales chez les nouveau-nés à terme
Les crises néonatales sont des urgences médicales qui doivent être évaluées et traitées
rapidement. La majorité des crises néonatales sont des réactions secondaires à une maladie
sous-jacente, pour lesquels une gamme variée de troubles doit être considérée, recherchée et
traitée. Le travail d'investigation devrait suivre une hiérarchie pour identifier les troubles qui
156
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Devant la première apparition des crises néonatales, tous les auteurs se mettent d’accord
et ventilation des nouveau-nés ayant une ventilation spontanée insuffisante, faisant des
convulsif rebelle).
enfants traités par des anticonvulsivants autres que le phénobarbital qui, pour beaucoup,
maintenir la circulation cérébrale dont l’autorégulation est perdue dans la majorité des
cas ;
réanimation n’est pas systématique, Kaminska A. [28] disent que ce transfert doit s’envisager en
157
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Quel que soit le type de l’anticonvulsivant, L’objectif de son administration est d’atteindre
obtenir une résolution rapide des crises convulsives cliniques sans entrainer d’effet secondaire
[146,147].
1.1. Le phénobarbital :
première intention pour les crises néonatales, et c'est le médicament le plus fréquemment
commercialisé au monde [148-151]. Ceci est probablement attribué aux données d'efficacité
Le phénobarbital est métabolisé par le CYP2C19, qui peut être déprimé par l'hypothermie
l'hypothermie [152 ,153], de sorte que son dosage peut ne pas nécessiter d'ajustement pour
hypotension) sont majorés par l’association aux benzodiazépines. De plus, des études menées
sur plusieurs animaux ont démontré que le phénobarbital, ainsi que d'autres anticonvulsivants,
induit l'apoptose dans les neurones des rongeurs. Cette apoptose implique le cortex,
Une dose de charge de 15-20 mg/kg doit être administrée par voie intraveineuse lente,
120 heures chez le nouveau-né et elle peut atteindre 400 heures dans la première semaine de
vie, en raison d'un métabolisme hépatique réduit et d’une faible excrétion urinaire, en particulier
158
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
chez le nouveau-né asphyxique. Un taux thérapeutique (20 à 30 mg/L) est obtenu dans la
première heure après injection de la dose de charge, et il se maintient pendant 24-48 heures,
mg/L. Si les Convulsions persistent malgré une barbitémie 40 mg/L, l’attitude visant à répéter
les administrations de phénobarbital pour atteindre une barbitémie à 100 mg/L n’est pas
l’Etat neurologique. L’adjonction d’un second médicament est alors préconisée. Et ils peuvent
Dans notre étude, le phénobarbital était utilisé en première intention pour arrêter les
crises convulsives.
1.2. La Phénytoïne :
sodiques sous forme inactive, bloquant ainsi la propagation des potentiels d’action.
Le métabolisme de la phénytoïne est complexe. Elle est oxydée au niveau hépatique par
semaine de vie, on peut observer des demi-vies allant de 6 à 194 heures. La fraction libre,
(fraction libre de 3 mg/ml). Elle est obtenue après une dose de charge de 20 mg/kg par voie
convulsions électrocliniques. En raison des difficultés d’administration, elle est plus souvent
utilisée en seconde intention, permettant le contrôle d’environ 30 % des crises persistant après
échec du phénobarbital.
159
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
néonatale est très limitée. Il semble donc difficile de recommander son utilisation en dehors d’un
protocole d’étude.
La Phénytoïne n’est pas disponible au Maroc, et donc non utilisée dans notre étude.
charge de 0,5 mg/kg par voie intraveineuse lente sur 3 minutes. Actuellement, le diazépam ne
devrait plus être utilisé sauf peut-être par voie intra-rectale pour le traitement en urgence des
crises prolongées (supérieures à cinq minutes), récurrentes ou mal tolérées chez un nouveau-né
non perfusé [28]. En effet, si son délai d’action est bref, son efficacité est transitoire en raison
d’une redistribution rapide, ce qui peut conduire à la répétition des doses. De plus, sa demi-vie
est très longue, pouvant atteindre 144 heures. Le risque d’accumulation est donc majeur. Des
effets indésirables à type d’hypoventilation, voire d’arrêt respiratoire sont décrits même aux
doses usuelles.
midazolam parait également avoir une bonne efficacité dans l’état de mal convulsif néonatal.
Cependant, ses complications ne sont pas négligeables, Il peut être responsable d’une
court terme. Bien que d'autres benzodiazépines soient associées à une dégénérescence
apoptotique dans des modèles animaux, le midazolam n'a pas été spécifiquement étudié, et peut
160
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
largement, de 0% à 100%, avec des données limitées par la petite taille de l'échantillon et
Dans notre série, le midazolam a été utilisé comme traitement de deuxième intention
élimination plus lente que le diazépam. Les effets secondaires (en particulier l’hypersécrétion
salivaire et bronchique) sont Egalement plus marqués. I1 est utilisé dans le traitement de l’état
Le clonazepam est administré à une posologie variable selon les auteurs, de 0,1 mg/kg
par 24 heures, 12 heures ou 6 heures par voie intraveineuse continue ou discontinue. Les
Le clonazepam n’est pas disponible dans la pharmacie du CHU et donc n’a pas été utilisé
1.4. La lidocaïne :
perfusion intraveineuse chez les nouveau-nés [160]. Bien que largement utilisé en Europe,
l'utilisation de la lidocaïne aux États-Unis est très limitée [161]. Le principal souci de son
utilisation est le risque d'arythmies cardiaques, dont l'incidence était initialement estimée à 4,8%
[162]. Un rapport plus récent a montré une incidence <2 et aussi faible que 0,4% lors de
l'adoption d'un régime à dose réduite. Cependant, il existe un consensus sur le fait que la
lidocaïne doit être évitée en présence d'un dysfonctionnement cardiaque ou d'un traitement par
161
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
intention dans de multiples petites études monocentriques dont l'efficacité était comprise entre
20% et 91% [157, 159, 164]. Dans notre étude, la lidocaïne n’était pas utilisée comme traitement.
Dans notre étude, la lidocaïne n’a pas été utilisée comme traitement anticonvulsivant.
1.5. Levetiracetam :
L’utilisation de levetiracetam dans les crises néonatales a été multipliée par dix au cours
de la dernière décennie [148]. Les raisons de son utilisation accrue sont probablement liées à sa
large marge de sécurité et à son efficacité rapportée chez les nourrissons et les enfants plus
parentérales et entérales [165]. Plusieurs petites études rétrospectives ont rapporté l'efficacité
(32% à 82%) du Levetiracetam principalement en tant que traitement de deuxième intention chez
les nouveau-nés à terme et chez les nouveau-nés prématurés; cependant, l'interprétation de ces
1.6. Le Valproate :
Les Etudes portant sur l’utilisation de l’acide valproïque dans le traitement des
convulsions néonatales sont peu nombreuses [10, 17]. Gal et al ont proposé l’administration de
heures (pour obtenir un taux sérique entre 40 et 100 mg/L) [17]. La surveillance de
thérapeutique de 40 à 100 mg/L). L’acide valproïque par voie intraveineuse a été proposé
comme alternative temporaire à la voie orale quand celle-ci est inutilisable. À la dose de 15 à 20
162
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Le valproate est généralement contre indiqué chez les nouveau-nés à cause de ses effets
Dans notre étude, le valproate a été utilisé en deuxième intention dans 4,3% des cas.
Un ensemble de molécules dont l’utilisation n’a été rapportée que de façon anecdotique.
Leur utilisation n’est pas recommandée chez le nouveau-né soit en raison de leur voie
d’administration (paraldéhyde).
étudiées au futur. Le topiramate est rapidement métabolisé chez les nouveau-nés. En raison de
leur métabolisme hépatique rapide, les nouveau-nés ont besoin de doses allant jusqu'à 30 à 40
mg / kg / jour, réparties trois fois par jour [161]. L'efficacité et la sécurité chez les nouveau-nés
n'ont pas été déterminées. N’empêche qu’il y a l'approbation de la Food and Drug Administration
(FDA) pour le topiramate chez les enfants âgés de 2 ans et plus. Le zonisamide est utilisé au
Japon depuis plus de 15 ans et a démontré sa sécurité dans cette population durant la période
néonatale.
crises néonatales. Le felbamate devrait être réservé aux crises rebelles, compte tenu de son
nouveau-né peut-être limitée, en raison de l'exigence d'une titration lente. La titration rapide de
2. Le choix d’anticonvulsivants :
simple d’apparence, mais difficile devant ses possibles conséquences. Résumé dans le rapport
163
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
première, deuxième et troisième ligne sur deux groupes de professionnels de santé, un groupe
antiépileptiques suivants :
en deuxième ligne (85,3% vs 78,1%) et benzodiazépines en troisième ligne (71,4% vs 69,4%). Les
neurologues étaient plus susceptibles de choisir l'acide valproïque (35,3%), le topiramate (26,5%)
et les benzodiazépines (21%) pour les crises réfractaires (définies comme des crises incessantes
après trois médicaments), alors que les néonatologistes préféraient la lidocaïne (25,4%) et les
Par ailleurs, cette multitude de choix d’anticonvulsivants conduit à une nuance de prise
en charge. Une problématique qui impose la mise en place d’algorithmes standardisés à suivre
devant les crises néonatales. Kaminska [28], Zimmermann [144] et Soul [172] ont rapporté un
(Annexes 10,11,12). Dans notre série de cas, les algorithmes Zimmermann [144] et kaminska
La totalité des études ont rapporté que l’anticonvulsivant de choix est le phénobarbital
[84,107,134,136,173,174], utilisé en première intention dans 89 à 100% des cas [134,136] avec
une efficacité variable entre 49 et 92%. Glass [134,173] rapportaient aussi l’utilisation de
Fosphénytoïne et du Levetiracetam en première intention dans 6-5% et 1-0,8% des cas. Dans
notre étude, le phénobarbital était le traitement en première intention dans 67,5% des cas, et
Yildiz [84], Glass [134], Garfinkel [107] et Lai ont rapporté l’association du phénobarbital
164
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
taux d’association de 26,7%, sans spécification des molécules associées au phénobarbital. Glass
[134] avaient un pourcentage de 52% d’association de 2 anticonvulsivants ou plus. Alors que les
études Garfinkel [107] et Lai [174] avaient trouver que l’association de deux anticonvulsivants a
Les doses thérapeutiques administrées chez les nouveau-nés sont des doses qui exigent
leur respect devant les risques précédemment cités, afin de ne pas nuire au développement
neurologique par les effets neurotoxiques des anticonvulsivants. La voie la plus rapide, et donc
la plus préférée est la voie parentérale, chose qui est rapporté par tous les auteurs. De même, la
Figure 58 : Les doses thérapeutiques des anticonvulsivants les plus utilisés (la phénytoïne ne
165
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
VII. L’évolution :
1. La mortalité néonatale :
Devant toute affection néonatale, l’ultime but de toute prise en charge est d’éviter le
décès du nouveau-né. Dans le cas des convulsions néonatales, le risque de mortalité ne réside
pas dans les crises eux même, mais dans le risque de complication de l’étiologie sous-jacente.
Chez des nouveau-nés ayant présenté des crises néonatales, Tekgul [42] rapportent un
taux de mortalité de 6,2 %. Alors que L’étude Magda a comparé le taux de mortalité dans l’unité
de soins intensive ou l’étude a été réalisé (8%), et le taux de mortalité chez les nouveau-nés
hospitalisés pour convulsions néonatale (25%). Le taux de ces derniers était trois fois plus élevé.
Le taux de mortalité néonatale chez cette catégorie de nouveau-né est variable entre 6 et
34% [42,100]. Selon Volpe [108], le taux a diminué de 40% à 20% pendant les dernières
décennies.
Dans l’étude prospective de Scher [54], la mortalité était plus élevée chez le prématuré
Dans notre étude, Le taux de mortalité chez les nouveau-nés ayant convulsé était
relativement élevé (33,5%) par rapport aux autres séries. Avec une prédominance chez les
166
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Tableau CXIX : Les taux de mortalités néonatales d’après les différents auteurs.
Les auteurs Taux de mortalité néonatale
2. Le pronostic neurologique :
Les résultats des nouveau-nés avec des crises néonatales ont changé au cours des
dernières années en raison de l'amélioration des soins prénatals, de meilleurs soins obstétricaux
et des soins néonatals intensifs [180]. Cependant, les crises néonatales restent un prédicteur
Bien que les taux de mortalité aient été réduits, il reste un taux élevé de morbidité,
l'épilepsie étant une complication fréquente des crises néonatales [180]. En outre, il peut être
associé à d'autres troubles neurologiques permanents tels que le retard mental et la paralysie
cérébrale [181]. L'apparition de l'épilepsie après les crises néonatales varie en fréquence comme
indiqué dans les études précédentes de 3,5 à 56% selon la sélection de l'échantillon [3,181].
167
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Développement neurologique
Les auteurs Nombre de cas suivi
Normal Anormal
Dans l’étude prospective Tekgul [82], portant sur l'ensemble des nouveau-nés admis en
observation clinique, ont été évalués au moins 12 mois plus tard. Dans cette étude hospitalière,
21% des cas présentaient une épilepsie post-néonatale, 46% une paralysie cérébrale et 48% un
retard de développement.
Dans une étude prospective de Pisani [182], portant sur des nouveau-nés prématurés, la
mortalité était de 34% et seulement 20% des nouveau-nés prématurés avaient un résultat
légère. L'épilepsie post-néonatale a été établie dans 18% des cas, la paralysie cérébrale dans 40%
des cas, et le retard de développement dans 36% des cas, chez les nouveau-nés atteints au cours
168
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Dans l’étude rétrospective de Lai [174], la mortalité était de 16%, et 60% des nouveau-nés
néonatale est apparue dans 23% des cas, la paralysie cérébrale dans 20% des cas, et le retard de
d’étude, Le développement psychomoteur était normal chez 46 cas, soit dans 67,7% des cas
suivis. Le développement neurologique à moyen et à long terme était anormal chez 22 nouveau-
nés, soit dans 32,3% des cas suivis. 15 nouveau-nés ont développé une épilepsie, soit 22,1% des
cas suivis, 3 cas d’infirmités motrices cérébrales ont été notés (4,5%) et un retard de
développement psychomoteur dans 25,7% des cas suivis (17 nouveau-nés) a été retrouvé.
Tableau CXXI : Les pathologies neurologiques à long terme d’après les différents auteurs.
169
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
dans la littérature :
Sorokin [59] ont comparé les paramètres démographiques et les facteurs perpartum de la
population avec convulsions néonatales versus une population témoin. Ils trouvent comme
le score d’Apgar < 1 à 3 minutes (p<0,001) et < 7 à 5 minutes (p<0,001). Concernant les
caractéristiques maternelles, aucun critère n’a été mis en évidence de façon significative.
Saliba et al [11] ont mené le même type d’étude et mettent en évidence la naissance par
césarienne (risque relatif (R.R) =2), l’hypotrophie (R.R=16) et l’âge maternel inférieur à 24 ans (le
risque était 1,6 fois plus élevé pour le groupe issu de mères de 18 à 24 ans) comme principaux
facteurs de risque.
Glass [44] ont analysé l’association entre les caractéristiques maternelles ou néonatales
36 SA. Ils mettent en évidence comme facteurs de risque significatifs de survenue de convulsion
: l’âge maternel > à 40 ans, la nulliparité, le diabète gestationnel, la fièvre, l’infection maternelle
et le terme dépassant 42 SA. Les mêmes auteurs disent que la plupart des études chez les
nouveau-nés à terme identifiaient des événements survenant en intrapartum, comme les signes
significativement associés à des crises néonatales, probablement liées à des lésions cérébrales
hypoxiques [44].
Dans l’étude de Kohelet [66], qui investiguait les facteurs de risque des convulsions chez
170
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
également été associé à des crises néonatales résultant du syndrome d'abstinence [48].
L’étude menée par Hall et al [60] a mis en évidence le diabète maternel (p<0,01) et la
Dans notre étude, nous avons analysé les potentiels facteurs de risque de survenue des
convulsions (p=0,021).
2. Le terme de naissance :
Dans l’étude de Holanda [73] Les crises subtiles ont prédominé chez les nouveau-nés à
terme (72,9%), alors que les crises cloniques ont été plus fréquente chez les nouveau-nés
prématurés (50%). L'analyse a montré une différence statistique significative pour les crises
subtiles étant moins fréquentes chez les nouveau-nés prématurés, et pour les crises cloniques
étant plus fréquentes chez les nouveau-nés prématurés. Ces résultats s’accordent avec d’autres
L’étude Guido [76] a trouvé que les crises focales prédominent chez les nouveau-nés à
terme, alors que la série de Tudehope [56] a mentionné que ce sont les crises myocloniques qui
Dans notre étude, les nouveau-nés à terme faisait plus de crises par rapport aux
nouveau-nés prématurés dans tous les types de crises, avec une différence non significative.
Les études des convulsions néonatales dans leur majorité s’accordent sur le point de la
relativité du terme de naissance et l’étiologie sous-jacente des crises [1]. Sheth en 1999 [12], a
171
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
déclaré que la distribution de l'étiologie des crises était fortement influencée par la gestation.
Les convulsions étaient plus susceptibles de résulter d'une infection du SNC ou d'une hémorragie
intraventriculaire chez les nouveau-nés prématurés; les nouveau-nés plus proches du terme
étaient plus susceptibles d'avoir des crises d'épilepsie à la suite d'une encéphalopathie
d'hémorragie péri-intraventriculaire.
la plus fréquente chez les prématurés de 32 à <37 S.A. et les nouveau-nés à terme. Alors que
l'hémorragie intracrânienne était plus fréquente chez les nouveau-nés extrêmement prématurés.
Les AVC ischémiques et les encéphalopathies épileptiques génétiques étaient plus fréquemment
diagnostiqués chez les nouveau-nés à terme, alors que les infections intracrâniennes étaient une
Dans l’étude Sheth [12], La plus grande incidence d'hémorragie intracrânienne (incluant
survenue principalement chez les grands prématurés précoces (p <0,001). Sheth [12] rapportait
aussi que L’encéphalopathie hypoxique-ischémique était trois fois plus susceptible d'être
associée à des crises chez les nouveau-nés proches du terme que chez les prématurés (p
<0,002). Dans cette série, la malformation congénitale du SNC est survenue chez 9% (32) des
nouveau-nés et s’est multipliée par trois à l'approche du terme (p <0,02). Les infections du SNC
ont été remarquées chez 9% (33) des nouveau-nés et étaient tout aussi susceptibles d'être
associées à des crises chez les prématurés que chez les nouveau-nés à terme (p=0,06).
Dans notre étude, l’effectif des encéphalopathies anoxo-ischémiques chez les nouveau-
nés à terme est largement plus élevé par rapport à celui des prématurés, mais cette différence
ne rejoint pas les données de la littérature, avec une prédominance statistiquement non
172
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Le taux de mortalité générale dans l'étude de Holanda [73] était similaire à celui observé
dans les années 1990, qui était d'environ 20%, et plus élevé chez les prématurés (p = 0,014).
L'odds ratio (O.R = 2,15) indique que le risque de décès chez le prématuré est deux fois plus
élevé que celui du nouveau-né à terme. Le taux de mortalité historiquement plus élevé chez les
prématurés est dû à la richesse des pathologies graves de prématurité et donc non liée à la
présence ou l'absence de crises néonatales. Le taux de mortalité est déterminé par la pathologie
grave sous-jacente associée à la prématurité, et non par les crises néonatales en tant que telles.
Dans l’étude de glass [173] Les nouveau-nés prématurés avec des crises néonatales
étaient plus susceptibles de décéder pendant l'hospitalisation que les nouveau-nés à terme avec
des convulsions (35% contre 15%, p <0,005), le même auteur rapportait un an avant dans une
étude similaire des pourcentages presque identiques (32% vs 15%, p=0.002) [134].
L’étude de Yildiz [84] a comparé les formes d’évolution vers un retard du développement
prématuré. Une comparaison qui a révélé une prédominance chez les nouveau-nés à terme, mais
été diagnostiquée chez 6 (17%) des 36 survivants prématurés et 6 (30%) des 20 survivants à
Dans notre étude, le taux de mortalité néonatale était plus élevé chez les nouveau-nés à
terme, mais sans valeur statistique significative. De même les résultats de l’évolution
neurologique à long terme montraient une prédominance chez les nouveau-nés à terme, avec
173
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
3. L’évolution :
mentionné par plusieurs études, mais sa relation avec les convulsions n’était pas spécifiquement
analysée, par défaut de concentration sur la cause qui l’exige, à savoir l’asphyxie périnatale.
infirmité motrice cérébrale (p=0.0001),22 nouveau-nés ont développé une épilepsie (p=0.001)
Par contre, l’étude Pisani [75] en 2012 n’a pas retrouvé de lien significatif entre le geste
Notre étude rejoint ces données de la littérature avec une prédominance significative de
survenue de mortalité néonatale chez les nouveau-nés réanimés (p=0,018). De même pour la
d’épilepsie (p=0,022).
neurologique chez les nouveau-nés est difficile à évaluer d'une étude à l'autre en raison des
incohérences dans l'expertise des examinateurs, des critères diagnostiques et du moment des
examens [181,184,185]. L’étude Anand [78] avait retrouvé que la normalité de l’examen
Dans notre étude, un examen neurologique anormal catégorise était associé à un risque
174
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Il existe une relation étroite entre les causes de la convulsion néonatale et la mortalité
néonatale. Dans l'étude Eghbalian [41], 12,8% (18 cas) des nouveau-nés sont décédés.
mortalité (valeur p= 0,003), rejoignant ainsi des études antérieures qui rapportaient les mêmes
résultats [61,186]. Par conséquent, il est possible de réduire le taux de mortalité et de morbidité
approprié de l'autre.
Certaines études ont suggéré que la cause des convulsions néonatales est le facteur le
plus important influençant les résultats. En particulier, l'asphyxie et l'hémorragie cérébrale sont
liées à un mauvais pronostic. Parmi les autres étiologies associées à un mauvais pronostic
central. Cependant, certaines études n'ont pas trouvé de relation statistique entre l'étiologie de
L’étude Tekgul [82] a rapporté que la relation statistique entre l'étiologie des crises
néonatales et le pronostic neurologique était très significative (p <0,001). Avec une dysgénésie
neurologique. L’étude Garfinkle rejoint cette étude par les mêmes conclusions (p=0,001).
Dans l’étude de Tudehope [56], les taux du handicap psychomoteur chez les survivants
variaient de 72% pour les convulsions dues à une hémorragie cérébroventriculaire et de 57% pour
crises du cinquième jour ». Mais dans cette étude, l’analyse statistique des données n’as pas été
réalisée.
L’étude Yildiz [84] rapportait aussi des effectifs significatifs entre l’asphyxie périnatale,
l’hémorragie intracrânienne, les troubles métabolique, ainsi que les étiologies inconnues ; et les
175
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
L’EEG ou l’EEG d’amplitude sont des outils très rentables dans toutes les étapes de suivi
des convulsions néonatales. Permettant non seulement un diagnostic électrique des convulsions
néonatales, mais aussi une vision ultérieure concernant le pronostic des nouveau-nés critiques.
Garfinkle rapporte que les résultats anormaux du monitorage EEG des nouveau-nés
hospitalisés pour des crises néonatales étaient prédictifs de l’évolution défavorable possible
Yildiz [84] avait retrouvé des résultats similaires plus détaillés : le degré de signification
de la relation entre les anomalies d’EEG et la survenue d’une infirmité motrice cérébrale et de
était de p=0,004. Dans notre étude, les résultats de l’aEEG étaient statistiquement significatifs,
176
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
CONCLUSION
177
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
évolutif.il identifie un certain nombre de facteurs de risque à prendre en considération dans les
- Bâtir et équiper les structures néonatales pour une prise en charge optimale, et pour pallier
le manque de place souvent responsable de retard de prise en charge, voire de décès des
nouveau-nés.
- Les moyens diagnostiques dont nous disposons sont encore insuffisants, il est donc utile
d’introduire les outils diagnostiques adéquats surtout concernant les maladies métaboliques
héréditaires.
- Certaines médications, pourtant peu coûteuses, ne sont pas disponibles sur le marché
- Il est recommandé de généraliser la mise en place des EEG, notamment les EEG d’amplitude
dans les unités de réanimation néonatale, car c’est un outil facile à interpréter, et qui
convulsé.
- Il est nécessaire d’établir un algorithme local, afin de généraliser les pratiques dans les
Enfin, cette étude monocentrique doit être généralisée à d’autres centres, afin de faire état des
178
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
RÉSUMÉS
179
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Résumé
Notre étude rétrospective a porté sur 209 cas de convulsions néonatales colligés dans le
service de néonatologie du CHU Mohammed VI de Marrakech, durant une période de 3 ans allant
de Janvier 2014 à Décembre 2016. Parmi les cas présentant des convulsions, 127 (61%) étaient
de sexe masculin, 27(13%) des nouveau-nés étaient des prématurés, 85 (40,7%) nouveau-nés
présentaient des crises généralisées, 39 (18,7%) des crises focales et 82 (39,2%) des crises
subtiles dont le mâchonnement était la forme la plus fréquente (32,5%). Parmi les 100
L’échographie trans-fontanellaire (E.T.F) était anormale chez 50 cas (61%) parmi les 82 E.T.F
réalisées. Les étiologies des crises convulsives étaient prédominées par l’encéphalopathie anoxo
ischémique, retrouvée chez 99 nouveau-nés (47,3%), les troubles métaboliques présentaient 30%
des causes, et dans 12,5% des cas l’étiologie des crises était inconnue. Les anticonvulsivants
utilisés en première intention étaient le phénobarbital (dans 67,5% des cas) et le diazépam (dans
31,6% des cas). 69 nouveau-nés étaient décédés au cours de l’hospitalisation. Sur les 68
nouveau-nés suivis en consultation pendant 1 an, 32,3% des cas avaient présenté des anomalies
du développement psychomoteur, alors que 22,1% avaient développé une épilepsie. La prise
(p=0,021). Le cri immédiat après la naissance était un facteur de bon pronostic vital (p=0,039)
neurologique (p=0,02). Les résultats de L’EEG d’amplitude étaient des facteurs prédictifs du
pronostic vital (p=0,001) et neurologique (p=0,005), ainsi que les résultats de l’échographie
trans-fontanellaire.
180
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Abstract
Our retrospective study focused on 209 cases of neonatal seizures collected in the
of 3 years from January 2014 to December 2016. Of the cases with seizures, 127 (61%) were
male, 27 (13%) newborns were premature, 85 (40.7%) newborns had generalized seizures, 39
(18.7%) focal seizures, and 82 (39.2%) subtle seizures, of which chewing was the most common
form (32.5%). Of the 100 electroencephalograms of amplitude (aEEG) performed, 77% were
cases. The etiologies of seizures were predominated by anoxic ischemic encephalopathy, found
in 99 neonates (47.3%), metabolic disorders accounted for 30% of causes, and in 12.5% of cases,
the etiology of seizures was unknown. The first-line anticonvulsants used were phenobarbital
(67.5%) and diazepam (31.6%). 69 newborns died during hospitalization. Of the 68 neonates
treated for 1 year, 32.3% had abnormal psychomotor development, while 22.1% developed
epilepsy. Drug intake during pregnancy significantly influenced neonatal seizures (p = 0.021).
Immediate cry after birth was a prognostic factor for survival (p = 0.039) and good neurologic
prognosis (p = 0.028). Neonatal resuscitation was a factor influencing the etiologies of seizures
encephalopathy SARNAT 3 was a factor of poor prognosis (p = 0.002) and neurological outcome
(p = 0.02). Amplitude EEG results were predictors of vital (p = 0.001) and neurological (p =
181
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
ﻣﻠﺨﺺ
ﺭﻛﺰﺕ ﺩﺭﺍﺳﺘﻨﺎ ﺍﻻﺳﺘﺮﺟﺎﻋﻴﺔ ﻋﻠﻰ 209ﺣﺎﻻﺕ ﻣﻦ ﺍﻟﻨﻮﺑﺎﺕ ﻟﺪﻯ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﺣﺬﻳﺘﻲ ﺍﻟﻮﻻﺩﺓ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻢ
ﺟﻤﻌﻬﺎ ﻓﻲ ﻗﺴﻢ ﺣﺪﻳﺜﻲ ﺍﻟﻮﻻﺩﺓ ﻓﻲ ﻣﺴﺘﺸﻔﻰ ﷴ ﺍﻟﺴﺎﺩﺱ ﺍﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﻓﻲ ﻣﺮﺍﻛﺶ ،ﺧﻼﻝ ﻓﺘﺮﺓ 3ﺳﻨﻮﺍﺕ ﻣﻦ
ﻳﻨﺎﻳﺮ 2014ﺇﻟﻰ ﺩﻳﺴﻤﺒﺮ .2016ﻣﻦ ﺑﻴﻦ ﺍﻟﺤﻼﺕ ﺍﻟﻤﺼﺎﺑﺔ ﺑﺎﻟﻨﻮﺑﺎﺕ ﺍﻟﺘﺸﻨﺠﻴﺔ ،ﻛﺎﻧﺖ (٪ 61) 127ﺣﺎﻟﺔ
ﻣﻨﻬﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﺬﻛﻮﺭ ,ﻭ 27ﺣﺎﻟﺔ ) (13%ﻣﻦ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﺍﻟﺨﺪﺝ 85 ،ﺣﺎﻟﺔ ﻣﻦ ﺣﺪﻳﺜﻲ ﺍﻟﻮﻻﺩﺓ ﻛﺎﻧﺖ ﻟﺪﻳﻬﻢ
ﻧﻮﺑﺎﺕ ﻣﻌﻤﻤﺔ ) ،(40.7%ﻭ 39ﺣﺎﻟﺔ ﻛﺎﻧﺖ ﻟﺪﻳﻬﻢ ﺗﺸﻨﺠﺎﺕ ﺑﺆﺭﻳﺔ) ،(18.7%ﻭ 82ﺣﺎﻟﺔ ) (39.2%ﻣﻦ
ﺣﺪﻳﺜﻲ ﺍﻟﻮﻻﺩﺓ ﻛﺎﻧﺖ ﻟﺪﻳﻬﻢ ﻧﻮﺑﺎﺕ ﺩﻗﻴﻘﺔ ،ﻛﺎﻥ ﺍﻟﻤﻀﻎ ﻣﻨﻬﺎ ﺍﻟﺸﻜﻞ ﺍﻷﻛﺜﺮ ﺷﻴﻮﻋﺎ ) .(٪ 32.5ﻭﻣﻦ ﺑﻴﻦ
100ﻣﺨﻄﻂ ﻛﻬﺮﺑﻲ ﻟﻠﺪﻣﺎﻍ ،ﻛﺎﻥ ٪77ﻣﻨﻬﺎ ﻣﺘﺸﻨ ًﺠﺎ .ﻛﺎﻥ ﺍﻟﺘﺼﻮﻳﺮ ﺑﺎﻟﻤﻮﺟﺎﺕ ﻓﻮﻕ ﺍﻟﺼﻮﺗﻴﺔ ﻟﻠﺪﻣﺎﻍ
ﻏﻴﺮ ﻁﺒﻴﻌﻲ ﻓﻲ 50ﺣﺎﻟﺔ ﻣﻦ ﺑﻴﻦ 82ﻓﺤﺺ ﺩﻣﺎﻏﻲ ﺑﺎﻟﺼﺪﻯ .ﺣﺪﻭﺙ ﺍﻟﻨﻮﺑﺎﺕ ﻟﺪﻯ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ﺣﺬﻳﺘﻲ
ﺍﻟﻮﻻﺩﺓ ﻛﺎﻥ ﻓﻲ ﺃﻏﻠﺐ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﺑﺴﺒﺐ ﺍﻻﻋﺘﻼﻝ ﺍﻟﺪﻣﺎﻏﻲ ﺍﻹﻗﻔﺎﺭﻱ )ﺍﻷﻧﻮﻛﺴﻲ( ،ﻭﺍﻟﺬﻱ ﺻﺎﺩﻓﻨﺎﻩ ﻋﻨﺪ 99
ﻣﻮﻟﻮﺩﺍ ً ﺣﺪﻳﺜﺎ ً ) ،(%47.3ﻭﻗﺪ ﺷﻜﻠﺖ ﺍﻻﺿﻄﺮﺍﺑﺎﺕ ﺍﻷﻳﻀﻴﺔ ٪30ﻣﻦ ﺍﻷﺳﺒﺎﺏ ،ﻭﻓﻲ ٪12.5ﻣﻦ
ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ،ﻛﺎﻧﺖ ﻣﺴﺒﺒﺎﺕ ﺍﻟﻨﻮﺑﺎﺕ ﻏﻴﺮ ﻣﻌﺮﻭﻓﺔ .ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻻﺧﺘﻼﺝ ﺍﻟﺘﻲ ﺍﺳﺘﺨﺪﻣﺖ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﺮﺣﻠﺔ ﺍﻷﻭﻟﻰ
ﻛﺎﻧﺖ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺸﻜﻞ ﺍﻟﺘﺎﻟﻲ :ﺍﻟﻔﻴﻨﻮﺑﺎﺭﺑﻴﺘﺎﻝ )ﻓﻲ ٪67.5ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ( ﻭﺍﻟﺪﻳﺎﺯﻳﺒﺎﻡ )ﻓﻲ ٪31.6ﻣﻦ
ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ( .ﺗﻮﻓﻲ 69ﻁﻔﻼ ﻣﻦ ﺣﺪﻳﺜﻲ ﺍﻟﻮﻻﺩﺓ ﺧﻼﻝ ﻣﻜﻮﺗﻬﻢ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ .ﻣﻦ ﺑﻴﻦ ﺍﻟﻮﻟﺪﺍﻥ ﺍﻟﺜﻤﺎﻧﻴﺔ
ﻭﺍﻟﺴﺘﻴﻦ ﺍﻟﺬﻳﻦ ﺗﻤﺖ ﻣﺘﺎﺑﻌﺘﻬﻢ ﻟﻤﺪﺓ ﻋﺎﻡ ﻭﺍﺣﺪ ،ﻛﺎﻥ ﻟﺪﻯ ٪32.3ﻣﻨﻬﻢ ﻧﻤﻮ ﻧﻔﺴﻲ ﻏﻴﺮ ﻋﺎﺩﻱ ،ﺑﻴﻨﻤﺎ ﺃﺻﻴﺐ
٪22.1ﻣﻨﻬﻢ ﺑﺎﻟﺼﺮﻉ .ﺗﻨﺎﻭﻝ ﺍﻷﺩﻭﻳﺔ ﺃﺛﻨﺎء ﺍﻟﺤﻤﻞ ﻳﺆﺛﺮ ﺑﺸﻜﻞ ﻛﺒﻴﺮ ﻋﻠﻰ ﻅﻬﻮﺭ ﻧﻮﺑﺎﺕ ﺣﺪﻳﺜﻲ ﺍﻟﻮﻻﺩﺓ
)ﻉ = .(0.021ﻛﺎﻥ ﺍﻟﺼﺮﺍﺥ ﺍﻟﻔﻮﺭﻱ ﺑﻌﺪ ﺍﻟﻮﻻﺩﺓ ﻋﺎﻣﻼ ﻣﻨﺒﺌﺎ ﺑﺎﺣﺘﻤﺎﻝ ﻋﻴﺶ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ ) = 0.039ﻉ(
ﻭ ﻣﻨﺒﺌﺎ ﺑﺎﺣﺘﻤﺎﻝ ﺍﻟﻨﻤﻮ ﺍﻟﻌﺼﺒﻲ ﺍﻟﺠﻴﺪ )ﻉ= .(0.028ﻛﺎﻥ ﺍﻹﻧﻌﺎﺵ ﺍﻟﻮﻟﻴﺪﻱ ﻋﺎﻣﻼً ﻣﺆﺛﺮﺍ ً ﻓﻲ ﻣﺴﺒﺒﺎﺕ
ﺍﻟﻨﻮﺑﺎﺕ ) ،(p = 10-10ﻭﻛﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﺍﺳﺘﺸﺮﺍﻑ ﺍﻟﺨﻄﺮ ﺍﻟﻤﻬﺪﺩ ﻟﻠﺤﻴﺎﺓ ) (p = 0.18ﻭﺍﻟﻨﺘﻴﺠﺔ ﺍﻟﻌﺼﺒﻴﺔ P P
ﺍﻟﻤﺮﺗﻘﺒﺔ ) .(p = 0.01ﺍﻻﻋﺘﻼﻝ ﺍﻟﺪﻣﺎﻏﻲ ﺍﻹﻗﻔﺎﺭﻱ ﻛﺎﻥ ﻋﺎﻣﻼ ﺍﺳﺘﺸﺮﺍﻓﻴﺎ ﻟﻠﻤﺂﻻﺕ ﺍﻟﻤﺤﺘﻤﻠﺔ ﺍﻟﻌﺎﻣﺔ ) = P
(0.002ﻭﺍﻟﺘﻄﻮﺭﺍﺕ ﺍﻟﻌﺼﺒﻴﺔ ﺍﻟﻤﺤﺘﻤﻠﺔ ) .(P = 0.02ﻭﻛﺎﻧﺖ ﻧﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻤﺨﻄﻂ ﺍﻟﻜﻬﺮﺑﻲ ﻟﻠﺪﻣﺎﻍ ﺗﻨﺒﺊ
ﺑﺎﺣﺘﻤﺎﻻﺕ ﺍﻟﻨﺠﺎﺓ ) (P = 0.001ﻭ ﺑﺎﻟﻤﺂﻻﺕ ﺍﻟﻌﺼﺒﻴﺔ ﺍﻟﻤﺮﺗﻘﺒﺔ ) ، (P = 0.005ﻭﻛﺬﻟﻚ ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﻣﻦ
ﺍﻟﺘﺼﻮﻳﺮ ﺑﺎﻟﻤﻮﺟﺎﺕ ﻓﻮﻕ ﺍﻟﺼﻮﺗﻴﺔ ﻛﺎﻧﺖ ﺗﺴﻤﺢ ﺑﺬﻟﻚ.
182
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
ANNEXES
183
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Annexe 1
Fiche d’exploitation : convulsions néonatales
*N° dossier : *J de vie à l’admission : *J de vie de la 1ére crise : *Sexe : M □ F □
*Origine : U □ R□ *NSE : bon □ moyen □ bas □ *Assurance sociale : oui □ non □ *Ramediste : oui □ non □
• Antécédents maternels :
*Age de la mère : ans *Gestité = …… *Parité = …… * Enfants vivants= ……
*Habitudes toxiques : RAS □ Tabagisme Passif □ Tabagisme Actif □ Alcoolisme □ Autres : ……………………………………
*Prise médicamenteuse : …………………………………………………………………………… RAS □
• ATCDs familiaux :
-Cas Similaires □ : …… Décès Dans La Fratrie □: ………… Causes :……………. Autres ATCDs : ………………………… RAS □
• Grossesse actuelle :
- Suivie □ non suivie □ -Terme : ..… S.A. A terme □ prématuré □ G.prématuré □ Dépassement T □G.prolongée □
- Méthode d’accouchement : VB □ Cs □ Forceps □ Ventouse □ (si Cs pour : …………………………………………………… )
-Post partum immédiat : mesures de réanimations □ Le Cri : ………. . APGAR : à M1= ..…… M5=…..… M10=…..…
184
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
*Poids de naissance : …………(…… P ) *Taille : ………(… P ) *Périmètre crânien : …………(… P ) *Temp : …………°C
*Etat hémodynamique (FC : TRC : TA : ) *Etat Respiratoire : FR : SAO 2 :
*Autres Signes Physiques : HPM □ SPM □ Marques De Traumatisme□ Bosse Séro-Sanguine □ Dysmorphie
□Malformations □ Précisions : ……………………………………………………………………………………………………………………………………..
*Urée/créat: N □ H □ L □ *ALAT/ASAT : N □ H □ L □
• Prise en charge :
• Etiologies :
185
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
*Durée d’hospitalisation : …………………. *Survie□ *Décès □ *si décès, à quel âge : ………… Cause :……………………..
*Complications :.…………………………………………………………………………………………………………………….
186
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
Annexe 3 [187]
Annexe 4 [188]
Annexe 5 [189]
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
188
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
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190
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
192
Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
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Convulsions néonatales : Aspects épidémio-cliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs
218
ﻗﺴﻢ اﻟﻄﺒﻴﺐ
� ﺍﻟﻌَ ِﻅﻳ ْﻡ ﺍﻗَ ِ
ﺳ ُﻡ ﺑﺎ ِ
� ﻓﻲ ِﻣﻬﻧَﺗِﻲ.
ﺃﺭﺍﻗﺏ ّ
َ ﺃﻥ
ﺽ ﻭﺍﻷﻟَﻡ ﻭﺍﻟﻘَﻠﻖ.
ﻭﺍﻟﻣﺭ ِ
َ ﻼﻙ
ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺇﻧﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻥ ﺍﻟ َﻬ ِ
ﺑَﺎﺫِﻻ ﻭ ْ
ﺳ ﱠﺭ ُﻫ ْﻡ.
ﺳﺗﺭ ﻋ َْﻭ َﺭﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃﻛﺗ َﻡ ِ
ﻛﺭﺍ َﻣﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃ ْ ﻭﺃﻥ ﺃَﺣﻔَﻅ ِﻟﻠﻧّ ِ
ﺎﺱ َ
ﺍﻟﺑﺭ ﻭﺍﻟﺗﻘﻭﻯ.
ﻳﻥ ﻋَﻠﻰ ِ ّ ﺍﻟﻣﻬﻧَ ِﺔ ﺍﻟ ُ
ﻁﺑّﻳّﺔ ُﻣﺗ َﻌﺎﻭﻧِ َ ﻓﻲ ِ
ﺍﻟﻣﺅﻣﻧﻳﻥ.
ِ ﻧَﻘﻳّﺔً ِﻣ ّﻣﺎ ﻳﺷﻳﻧ َﻬﺎ ﺗ َﺟﺎ َﻩ ﷲ َﻭ َﺭ ُ
ﺳﻭ ِﻟ ِﻪ َﻭ
ﺍﻟﺘﺸﻨﺠﺎﺕ ﺍﻟﻮﻟﻴﺪﻳﺔ
ﺍﻟﺠﻮﺍﻧﺐ ﺍﻟﻮﺑﺎﺋﻴﺔ ،ﺍﻟﻤﺴﺒﺒﺔ ،ﺍﻟﻌﻼﺟﻴﺔ ﻭﺍﻟﺘﻄﻮﺭﻳﺔ
ﺍﻷﻁﺮﻭﺣﺔ
ﻗﺪﻣﺖ ﻭﻧﻮﻗﺸﺖ ﻋﻼﻧﻴﺔ ﻳﻮﻡ 2018/06/06
ﻣﻦ ﻁﺮﻑ
ﺍﻟﺴﻴﺪ ﺑﺪﺭ ﺍﻟﺪﺭﻋﻲ
ﺍﻟﻤﺰﺩﺍﺩ ﻓﻲ 19ﺩﺟﻨﺒﺮ 1989ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ
ﻟﻨﻴﻞ ﺷﻬﺎﺩﺓ ﺍﻟﺪﻛﺘﻮﺭﺍﻩ ﻓﻲ ﺍﻟﻄﺐ
ﺍﻟﻛﻠﻣﺎﺕ ﺍﻷﺳﺎﺳﻳﺔ :
ﺍﻟﺗﺷﻧﺟﺎﺕ -ﺇﻧﻌﺎﺵ -ﻣﺳﺗﺷﻔﻰ -ﺣﺩﻳﺛﻲ ﺍﻟﻭﻻﺩﺓ – ﺍﻟﺗﺧﻁﻳﻁ ﺍﻟﻛﻬﺭﺑﺎﺋﻲ ﻟﻠﺩﻣﺎﻍ -ﺍﻟﺗﺷﺧﻳﺹ -
ﺍﻟﻌﻼﺝ
ﺍﻟﻠﺟﻧﺔ
ﺍﻟﺮﺋﻴﺲ ﻡ .ﺑﻮﺍﻟﺮﻭﺱ ﺍﻟﺴﻴﺪ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻓﻲ ﻁﺐ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ
ﺍﻟﻤﺸﺮﻓﺔ ﻥ .ﺍﻹﺩﺭﻳﺴﻲ ﺍﻟﺴﻠﻴﻄﻴﻦ ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ
ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻣﺑﺭﺯﺓ ﻓﻲ ﻁﺐ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ
ﻑ.ﻡ.ﺭ .ﻣﺎء ﺍﻟﻌﻴﻨﻴﻦ ﺍﻟﺴﻴﺪ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺒﺮﺯ ﻓﻲ ﻁﺐ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ
ﻥ .ﺭﺿﻰ ﺍﻟﺴﻴﺪ
ﺍﻟﺤﻜﺎﻡ ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺒﺮﺯ ﻓﻲ ﻁﺐ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ
ﺩ .ﺑﺼﺮﺍﻭﻱ ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ
ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻣﺒﺮﺯﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺤﺺ ﺑﺎﻷﺷﻌﺔ