0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
264 vues6 pages

Correction TD Analyse 2 SMA

Ce document contient la correction d'un TD d'analyse 2 portant sur l'intégration de Riemann. Il présente la résolution de deux exercices, le premier concerne l'intégrabilité de fonctions et le calcul d'intégrales, le second traite de la convergence d'une suite vers une intégrale définie.

Transféré par

Soufyane El Hachmi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
264 vues6 pages

Correction TD Analyse 2 SMA

Ce document contient la correction d'un TD d'analyse 2 portant sur l'intégration de Riemann. Il présente la résolution de deux exercices, le premier concerne l'intégrabilité de fonctions et le calcul d'intégrales, le second traite de la convergence d'une suite vers une intégrale définie.

Transféré par

Soufyane El Hachmi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Année 2019/2020

Faculté des Sciences Dhar El Mahraz, Fès Filière SMA, S2


Département de Mathématiques

Correction de TD N 2 d’Analyse 2

Exercice 1 :
1) i) On a la fonction f (x) = x2 est continue sur [0, 1]. Donc elle est Riemann intégrable. De
plus on a
n
R1 2 1 X k2
0
x dx = lim
n→+∞ n
k=1
n2
n
1X 2
= lim 3 k
n→+∞ n
k=1
1 n(n + 1)(2n + 1)
= lim 3
n→+∞ n 6
= 13
ii) De même la fonction ex est Riemann intégrable car elle est continue sur [0, 1]. Alors
n
R1 1X k
0
ex dx = lim en
n→+∞ n
k=1
n
1X 1 k
= lim (e n )
n→+∞ n
k=1
1
1 1 1 − (e n )n
= lim e n 1
n→+∞ n 1 − en
1 1 − e
= lim e n 1
n→+∞ 1−e n
1
n
1 − ex
= e − 1 (car lim
= −1)
x→0 x
2) On note σ = {x0 = 0 < x1 < · · · < xn = 1}. On a
s(f ) = sup s(f, σ) et S(f ) = inf S(f, σ),
σ σ

où
n−1
X n−1
X
s(f, σ) = inf f (x) · (xk+1 − xk ) et S(f, σ) = sup f (x) · (xk+1 − xk ).
x∈[xk ,xk+1 ]
k=0 k=0 x∈[xk ,xk+1 ]

Pour chaque k, 0 ≤ k ≤ n − 1, on note Ak = {f (x) / x ∈ [xk , xk+1 ]}. Montrons que


inf Ak = xk et sup Ak = 1.
Pour tout x ∈ [xk , xk+1 ], f (x) ≥ xk car f (x) = x ou f (x) = 1. Soit ε > 0. D’après la densité
de Q dans R, il existe un x0 ∈ Q tel que xk < x0 < min(xk + ε, xk+1 ). Donc
xk < f (x0 ) = x0 < xk + ε.
Par conséquent
inf Ak = xk
00
De même il existe un x ∈ [xk , xk+1 ] ∩ (R \ Q) (d’après la densite de R \ Q dans R). Donc
1 = f (x00 ) ∈ Ak . Comme 1 est un majorant (car ∀x ∈ [0, 1], f (x) ≤ 1), alors sup Ak = 1.
1
2

Finalement on a
n−1
X
S(f, σ) = 1 · (xk+1 − xk ) = 1 =⇒ S(f ) = 1,
k=0

et
n−1
X
s(f, σ) = xk · (xk+1 − xk ) = s(g, σ)
k=0
avec g(x) = x pour tout x ∈ [0, 1]. Alors
Z 1
1
s(f ) = s(g) = xdx = .
0 2
D’où s(f ) 6= S(f ) et f n’est pas Riemann intégrable.

Exercice 2 :
1) On a
n n
X 1 1X 1
Z 1
1 √
un = √ = q → √ dx = 3 − 1.
k=1
n2 + 2kn n k=1 1 + 2k 0 1 + 2x
n

2) En appliquant la règle de L’Hôpital on obtient


2
ch(x) − 1 − x2 sh(x) − x ch(x) − 1
lim 2
= lim = lim = 0.
x→0 x x→0 2x x→0 2
On considère la fonction ε(x) définie par
( 2
ch(x)−1− x2
ε(x) = x2
x 6= 0
0 x=0
Alors on a pour tout x,
x2
ch(x) = 1 + + x2 ε(x).
2
Il vient
1 1
un = ch( √n+1 ) + ch( √n+2 ) + · · · + ch( √12n ) − n
n
X 1
= (ch( √ ) − 1)
k=1 
n+k
n 
X 1 1 1 1
= + ε( √ ) .
k=1
2 n + k n + k n + k
n n
1
X 1 X 1 1
= 2 + ε( √ ).
k=1
n + k k=1
n + k n + k
Or
n n Z 1
1X 1 1X 1 1 1 ln(2)
= k
−→n→+∞ dx = .
2 k=1 k + n 2n k=1 1 + n 2 0 1+x 2
D’autre part, comme lim ε(x) = 0
x→0

∀ε > 0, ∃ηε > 0 / |x| < ηε ⇒ |ε(x)| < ε.


Or pour tout ηε > 0 ∃nε ∈ N / ∀n ≥ nε , 0 < √1 < ηε . Donc
n

1 1
0< √ < √ < ηε .
n+k n
3

1
Si n ≥ nε on aura |ε( √n+k ) < ε. Ainsi
n n
X 1 1 X 1 1
| ε( √ )| ≤ |ε( √ )|
k=1
n+k n+k k=1
n+k n+k
n
X 1
≤ ( )ε
k=1
n+k
n
X 1
Or un = est convergente (voir ci-dessus) et donc elle est bornée. Il existe donc
k=1
k+n
une constante M > 0 telle que pour tout n ≥ 1, |un | ≤ M . Donc
n
X 1 1
| ε( √ )| ≤ ε M.
k=1
n + k n + k
Alors
n
X 1 1
∀ε > 0 ∃n Mε ∈ N / ∀n ≥ n Mε | ε( √ )| < ε.
k=1
n + k n + k
Autrement dit
n
X 1 1
lim ε( √ ) = 0.
n→+∞
k=1
n + k n + k
D’où,
1 1 1 ln(2)
lim ch( √ ) + ch( √ ) + · · · + ch( √ ) − n = .
n→+∞ n+1 n+2 2n 2
Exercice 3 :
1) On a
Z 2
4
ln(x)dx = [x ln(x) − x]21 = 2 ln(2) − 1 = ln( ).
1 e
Donc
n n
4 1X k Y k+n 1
ln( ) = lim ln(1 + ) = lim ln(( ) n ).
e n→+∞ n
k=1
n n→+∞
k=1
n
Alors
4 (1 + n)(2 + n) · · · 2n 1 (2n)! 1
= lim ( ) n = lim ( )n .
e n→+∞ nn n→+∞ n! nn
1
2) On a un = √1n (11 22 · · · nn ) n2 . Alors
n
X
ln(un ) = − ln(n)
2
+ 1
n2
k ln(k)
k=1
n n
X kk 1X k
= − ln(n)
2
+ 1
n
ln( ) + 2 k ln(n) ( car ln(k) = ln( ) + ln(n))
k=1
n n n k=1 n
n
1
X k k n(n + 1) ln(n)
= n
ln( ) + 2
ln(n) −
k=1
n n 2n 2
n
Xk k ln(n)
= n1 ln( ) + .
k=1
n n 2n
Or
n 1 1
x2 −1
Z Z
1Xk k x
lim ln( ) = x ln(x)dx = ln(x)]10 − dx = .
n→+∞ n n n 0 2 0 2 4
k=1
−1
Donc lim un = e 4
n→+∞
4

Exercice 4 :
1) i) On a pour tout t ∈ [0, 1],
π
arcsin(t) π
| nt
≤ 2nt = e−nt .
1+e e 2
Alors Z 1
arcsin(t) π π
| nt
dt| ≤ (1 − e−n ) ≤ .
0 1+e 2n 2n
Donc Z 1
arcsin(t)
lim dt = 0.
n→+∞ 0 1 + ent
ii) D’après la première formule de la moyenne il existe cx ∈ [x, 2x] tel que
Z 2x Z 2x
arctan(t) 1
dt = arctan(cx ) dt = arctan(cx ) ln(2).
x t x t
Z 2x
arctan(t) π
Comme cx → +∞ quand x → +∞, alors lim dt = ln(2).
x→+∞ x t 2
iii) Pour tout t ∈ [0, x] on a
1 1 1
√ ≤√ ≤√ .
2x t+x x
Donc Z x
1 x
Z Z x
1 1 1 t 1 1 1
√ = 2√ tdt ≤ 2 √ dt ≤ 2 √ tdt = √ .
2 2x x 2x 0 x 0 t+x x x 0 2 x
Par conséquent
1 x
Z
t
lim 2 √ dt = 0.
x→+∞ x 0 t+x
Exercice 5 :

1) On rappelle qu’une suite numérique est convergence si et seulement si elle de Cauchy.


Pour m ≥ n, Z m Z m
1 −t2 1 −t2
|Im − In | = e dt = 2
te dt
n t n t
La fonction f (t) = t12 est de classe C 1 sur [n, m], positive et décroissante [n, m] et la fonction
2
g(t) = te−t est continue sur [n, m]. Alors selon la deuxième formule de la moyenne, il existe
c ∈ [n, m], tel Z m Z c
1 −t2 1 2 1 1 2
2
te dt = 2 te−t dt = 2 [− e−t ]cn .
n t n n n 2
Donc
1 2 2 1 2 2 2 1
|Im − In | = 2 | − e−c + e−n | ≤ 2 (|e−c | + |e−n |) ≤ 2 = 2 .
2n 2n 2n n
On en déduit que In est une suite de Cauchy et donc elle converge.

2) On a d’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz


Z 1 Z 1 Z 1
argsht −argsht
− argsht argsht 1 1
1= e 2 e 2 dt ≤ ( (e 2 ) dt) ( (e 2 )2 dt) 2 .
2 2

0 0 0
Donc Z 1 Z 1 2
argsht 1 −argsht 1
2 2 2
1 = 1 ≤ ( (e 2 ) dt) 2 ( (e 2 ) dt) 2 .
0 0
Alors Z 1 Z 1
1 ≤ ( (e argsht
)dt)( (e−argsht )dt).
0 0
5

Exercice 6 :

En effectuant le changement de variable x = nt on obtient


Z 1
arctan(1 + nx )
Z 1
n n arctan(1 + t)
In = dt = dx.
0 1 + n2 t2 0 1 + x2
Donc d’après la 1ère formule de la moyenne, il existe un cn ∈ [0, 1] tel que
Z 1
cn 1 π cn
In = arctan(1 + ) 2
dx = arctan(1 + ).
n 0 1+x 4 n
c n
Comme 0 ≤ cnn ≤ n1 , alors lim = 0. D’où
n→+∞ n

π π2
lim In = arctan(1) = .
n→+∞ 4 16
Exercice 7 :

1) On a pour tout x ∈ R,
R −2x
f (−x) = − x1 −x argsh(t)
t
dt
1 2x argsh(−u)
R
= x x −u
du ( on effectue le changement u = −t)
1 2x argsh(u)
R
= x x u
du (argsh est impaire)
= f (x).
2) Pour tout t ∈ [x, 2x], on a
argsh(x) ≤ argsh(t) ≤ argsh(2x).
Donc

argsh(x) argsh(t) argsh(2x)


≤ ≤ .
t t t
Par suite,
argsh(x) argsh(2x)
ln(2) ≤ f (x) ≤ ln(2).
x x
Or

r
1
argsh(x) = ln(x + x2 + 1) = ln(x) + ln(1 + 1 + 2 ).
x
Donc q
argsh(x) ln(x) ln(1 + 1 + x12 )
= + .
x x x
argsh(x) argsh(2x)
Par suite lim = 0, et aussi lim = 0. D’où lim f (x) = 0.
x→+∞ x x→+∞ x x→+∞

t3
3) Pour tout t ≥ 0, soient f (t) = t − argsh(t) et g(t) = argsh(t) − t + 6
. On a f 0 (t) =
1
1 − √1+t2 ≥ 0. Donc f (t) ≥ f (0) = 0.
−1
t2
D’autre part, g 0 (t) = (1 + t2 ) 2 −1+ 2
. Or
−1 t 3 1
(1 + t) 2 =1− + .
2 8 (1 + c) 52
Donc
−1 t2 3 1
(1 + t2 ) 2 =1− + .
2 8 (1 + c) 25
Par suite g 0 (t) ≥ 0 et g(t) ≥ g(0) = 0.
6

On déduit de ce qui précède que


t2 argsh(t)
∀t > 0, 1 − ≤ ≤ 1.
6 t
t3 2x
4) D’après la question précédente si x > 0, alors x1 [t − 18 ]x ≤ f (x) ≤ x1 [t]2x
x = 1. Donc
7
1 − x2 ≤ f (x) ≤ 1.
18
On en déduit que lim+ f (x) = 1. Comme f est paire, alors
x→0

lim f (x) = 1.
x→0

La fonction f est donc prolongeable au point 0 en une fonction continue. On pose f (0) = 1.
f (x) − 1 f (x) − 1
Comme − 18 7
x ≤ f (x)−1
x
≤ 0, alors lim+ = 0. f étant paire, alors lim = 0.
x→0 x x→0 x
D’où, f 0 (0) = 0.
5) On a
R 2x R 2x argsh(t) 0
f 0 (x) = − x12 x argsh(t) t
dt + 1
(
x x t
dt)
1 1 argsh(2x) argsh(x)
= − x f (x) + x (2 2x − x
)
1 argsh(2x)−argsh(x)
= − x f (x) + x2
.
Donc
argsh(2x) − argsh(x)
xf 0 (x) + f (x) = .
x

Vous aimerez peut-être aussi