Hallux Valgus
Hallux Valgus
Depuis plus d’un siècle et demi, la chirurgie de l’hallux valgus a considérablement stimulé l’intérêt des
chirurgiens qui s’y sont intéressés. Un certain nombre de techniques, d’abord célèbres, ont été rejetées.
D’autres, plus récentes, attendent l’épreuve du temps pour valider leurs résultats. D’une manière
générale, certains gestes sont communs à différentes techniques et, à l’évidence, il n’en existe pas qui
soient universels et capables de traiter tous les hallux valgus. Il paraît donc essentiel, avant de poser
l’indication chirurgicale et de choisir le ou les gestes thérapeutiques, de caractériser parfaitement le type
de déformation. Les principales voies d’abord, y compris les plus récentes, doivent être connues. Il reste
toujours classique de distinguer, parmi les techniques chirurgicales, celles dites radicales, réséquant tout
ou partie de l’articulation, de celles dites conservatrices, parmi lesquelles on individualise celles agissant
uniquement sur les parties molles, des ostéotomies, phalangiennes, métatarsiennes ou cunéennes. La
prise en charge postopératoire doit également être évoquée. Devant cette multitude de choix techniques,
il faut penser à associer les gestes quand ils sont complémentaires et poser les indications non seulement
en fonction des impératifs radiocliniques, mais également de la motivation et des désirs des patients, ce
qui est certainement l’une des difficultés les plus grandes de cette chirurgie.
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■ Voies d’abord
Outre les voies classiques, médiale et latérale, habituellement
utilisées, les approches arthroscopiques ou percutanées doivent
être citées.
B Voies percutanées
Figure 1. Voie d’abord médiale (A, B). 1. Articulation métatarso-
Les voies percutanées ont été décrites dans la question
phalangienne.
relative aux ostéotomies métatarsiennes réalisées par cette
1 3
2
ment transversal lié à l’action des tendons des muscles longs métatarsienne de manière à optimiser le résultat fonctionnel
extenseur et fléchisseur du gros orteil qui agissent comme une (chaussage aussi satisfaisant que possible) et esthétique. En
corde d’arc métatarsophalangien. Comme dans la chirurgie revanche, cette technique doit être fortement discutée s’il existe
conservatrice, l’on tend si possible vers un canon carré de une ankylose des articulations talocrurale ou interphalangienne
l’avant-pied, en réduisant le volume et l’épaisseur de la tête de l’hallux.
Artholyse latérale
C’est un temps majeur qui, en général, préside à tout autre
geste, pour lever le verrou fibreux latéral de la déformation.
Dans certaines techniques percutanées en particulier, elle n’est
pratiquée qu’après les gestes osseux qu’elle pourrait contrarier
(voir la question spécifique [5] ) en empêchant l’ostéoclasie
nécessaire.
Selon les auteurs, elle est plus ou moins étendue, mais elle
comporte au moins la section du faisceau transverse du muscle
adducteur sur le sésamoïde latéral et la portion inférolatérale de
la capsule et du ligament suspenseur du sésamoïde latéral
(Fig. 10). On peut y associer la section de l’expansion pour la
base de P1 de l’adducteur (faisceau oblique), voire, dans la
technique de Isham-Reverdin, la désinsertion sur le sésamoïde
Figure 8. Fixation de l’arthrodèse. latéral du chef latéral du muscle court fléchisseur. Dans ce cas,
A. Par une vis (aspects face et profil à 5 semaines). le ligament suspenseur est respecté : on ne cherche absolument
B. Par deux vis. pas un recentrage, mais une répartition différente des forces
dynamiques de tractions par une sorte « d’asymétrie » dans la
cicatrisation de cette arthrolyse avec un transfert préférentiel
vers le sésamoïde médial.
Interventions conservatrices respectant Elle peut être pratiquée très simplement par la voie latérale
l’articulation métatarsophalangienne (MP) décrite précédemment. Toutefois, la tendance actuelle étant de
limiter les incisions par souci du respect de l’environnement
Ces interventions comportent toujours deux temps : une osseux, il est tout à fait possible de la réaliser par la voie
arthrolyse latérale, en général réalisée initialement même si médiale en passant au-dessus de la tête pour accéder au ligament
A B
Figure 13. Particularité de l’ostéotomie phalangienne dans la techni-
que du biseau (A, B).
A B
Figure 17. Ostéotomie de Isham-Reverdin (A, B).
Figure 18. Aspect préopératoire (A) et résultat à 4 ans (B à D) d’une procédure de Isham-Reverdin.
voie médiale classique prolongée en l’arrière vers la base de M1. tomies unicorticales, et ainsi plus de facilité dans la fixation,
Cette voie permet, après le dégagement sous-périosté, l’exposi- d’autres, un plus grand pouvoir de correction dans les ostéoto-
tion de la métaphyse basale. On distingue : les ostéotomies mies bicorticales.
d’ouverture médiale avec greffon [21], celles en chevron de la Il faut quand même garder à l’esprit que les complications
base [22], l’ostéotomie en croissant proximal, les planes- des ostéotomies proximales sont plus fréquentes que celles des
obliques [23], ou celles de fermeture développées par Loison ostéotomies distales, en particulier les déplacements secondaires
(1901) [24], puis Balacescu (1903) [25] (Fig. 19). Ces dernières, en flexion dorsale avec elevatus du métatarsien, compte tenu de
préconisées par les Nancéens [26] ont servi de base aux techni- l’application du poids du corps perpendiculairement à l’axe de
ques percutanées, développées depuis peu [11]. Elles peuvent être cet os. Ainsi, le taux de métatarsalgies de transfert peut-il être
combinées à une ostéotomie phalangienne distale de type Akin, important (28 % pour Mann [28], 23 % pour Trnka [29]). On note
comme l’ont décrit par exemple Delagoutte et Mainard [26]. Le
aussi des hypo- ou des hypercorrections liées au grand déplace-
chevron de la base est une ostéotomie très stable : l’orientation
ment parfois difficile à contrôler. Le choix d’une ostéotomie de
des traits reste la même, transférée à la base. Les forces d’appui
la base métatarsienne est donc essentiellement guidé par
permettent la compression du foyer. La correction du varus se
fait par translation latérale du segment distal. La fixation est l’importance du metatarsus varus qu’elle corrige remarquable-
faite par un vissage de distal en proximal et de plantaire en ment bien et le choix de la technique dépend plus des habitu-
dorsal, perpendiculaire au trait inférieur [27]. des de l’opérateur et de la fiabilité de l’ostéosynthèse.
L’ostéotomie en croissant proximal consiste en un trait semi- Ostéotomie bipolaire métatarsienne. Du fait de la modifi-
circulaire dorsoplantaire au niveau de la base métatarsienne ; cation de l’orientation de la surface articulaire distale qu’elles
elle est fixée par un vissage compressif, éventuellement associé induisent, les ostéotomies de la base doivent assez souvent être
à un brochage inter-M1-M2 transversal durant 6 semaines, ou à combinées à un geste distal susceptible d’annuler le DM2AA [4],
une miniplaque, mise à la face plantaire du métatarsien. Le qui assure la fiabilité du résultat à long terme. On parle donc
varus métatarsien est alors corrigé par rotation latérale. Contrai- de geste bipolaire, qui combine une ostéotomie de fermeture
rement au chevron proximal, cette ostéotomie est plus instable médiale distale, de type Baker, à une ostéotomie basale. Elle est
et son ostéosynthèse doit être particulièrement performante. connue en France sous le nom d’ostéotomie de Schnepp [30] qui
Ces nombreuses techniques ont leurs partisans et leurs utilisait une ouverture médiale de la base par encastrement du
détracteurs. Certains trouvent plus de stabilité dans les ostéo- greffon prélevé distalement (Fig. 20) après avoir libéré la sangle
A B
C
Figure 21. Ostéotomie de Ludloff.
d’argile, prescrits dès la cicatrisation cutanée après la • le rééquilibrage des axes IMA et HVA, par libération des
3e semaine, y contribuent grandement, de même que la balnéo- parties molles, suffit généralement à corriger parfaitement la
thérapie ou les bains écossais. déformation ;
• dans ces cas, si l’avant-pied est égyptien, il reste classique de
tendre vers un canon carré, en raccourcissant non seulement
■ Indications dans M1, mais aussi dans la première phalange.
L’apparition d’une incongruence articulaire est souvent
associée à un HVA plus élevé, restant néanmoins inférieur à 40°,
Principes de la démarche
ce qui fait passer dans la catégorie suivante. Dans ce cas, tout
Le chirurgien ne doit donc pas être l’otage d’une technique reste à peu près possible (la technique de Mac Bride conserve ses
unique et préférentielle. Le choix des gestes doit être, sinon indications), mais le Isham-Reverdin doit être abandonné.
simple, du moins logique dans sa démarche et un certain
nombre de « clés » ouvrent les portes du raisonnement
Hallux valgus modéré
chirurgical.
La déformation est déjà plus importante : valgus phalangien
Mesure de la modification des axes osseux compris entre 20° et 40°, metatarsus varus inférieur à 20°, début
Avant tout, il faut effectuer la mesure de la modification des de pronation de l’orteil qui présente souvent un défaut d’appui
axes osseux : pulpaire. Peuvent s’y associer un début de retentissement sur les
• en premier lieu, le caractère congénital ou non et la rayons latéraux ou sur les petits orteils. Ceux-ci doivent être
congruence articulaire. Plus que sa valeur numérique prêtant analysés et intégrés dans le tableau : dans un certain nombre de
toujours sujet à controverse, c’est finalement la présence ou cas, ils prennent leur origine dans une brièveté de la chaîne
non d’un angle DMAA (et mieux DM2AA) pathologique ; postérieure qu’il faut savoir traiter soit médicalement, soit
• le metatarsus varus (IMA) ; chirurgicalement, ce qui sort du cadre de cette question, en
• le valgus de la première phalange (HVA) qui, d’une certaine notant bien que l’abaissement de la tête de M1 protège la
manière, reflète la gravité de la déformation : mineure palette métatarsienne, une fois le traitement de l’hallux valgus
inférieure à 20°, modérée entre 20° et 40°, sévère au-delà de réalisé. Dans d’autres cas, au contraire, des gestes latéraux
40°, voire grave après 60°. osseux sont associés à ceux réalisés sur le premier rayon.
La réductibilité clinique n’est souvent que partielle, la gêne
Réductibilité clinique des déformations fonctionnelle et les douleurs poussent la patiente à réclamer
D’autres paramètres interviennent telle la présence d’une l’intervention. Les gestes isolés sur les parties molles n’ont pas
arthrose métatarsophalangienne du premier rayon (MTP1), leur place et, dans les gestes osseux métatarsiens, le choix se fait
l’index métatarsien, l’aspect (orientation, mobilité) de l’articu- entre un geste distal type chevron, ou diaphysaire type Scarf,
lation sus-jacente cunéométatarsienne, le terrain (âge, motiva- même si certains restent fidèles à une ostéotomie proximale.
tions du patient, contexte socioprofessionnel et sportif, tares, Il faut bien apprécier la mobilité préopératoire et ne jamais
etc.), sans oublier le morphotype du pied ou de l’arrière-pied. hésiter à raccourcir M1 (avec modération), ce qui est gage de
Le traitement chirurgical de l’hallux valgus dépend donc de mobilité et préservation du capital cartilagineux de la tête : c’est
plusieurs facteurs incluant la difficulté et la douleur au chaus- là un enseignement majeur de Barouk. Il faut bien entendu
sage, la sévérité de la déformation, la congruence de la première tenir compte de la formule métatarsienne et de l’index métatar-
articulation métatarsophalangienne et la présence ou non d’une sien pour ne pas déséquilibrer totalement cet avant-pied. Il faut
arthrose [...]. toujours associer au raccourcissement un abaissement qui le com-
Seuls les résultats de l’examen clinique minutieux associé à pense. Tout est affaire d’équilibre subtil entre ces deux compo-
l’analyse radiologique ainsi que l’expérience du chirurgien santes, et il est certain que la présence de métatarsalgies
permettent de bien poser l’indication opératoire et de choisir la statiques associées fait discuter l’indication d’une réharmonisa-
technique adaptée. Même si le traitement univoque de l’hallux
tion de la parabole métatarsienne, qu’elle qu’en soit la
valgus n’existe pas, notre expérience et l’analyse de la littérature
technique.
nous permettent de proposer l’arbre décisionnel suivant
(Fig. 26) dont les clés principales sont la congruence articulaire,
la valeur conjuguée des angles intermétatarsiens (IMA) et de Hallux valgus sévère à grave
valgus phalangien (HVA), l’état des articulations cunéométatar-
sienne et métatarsophalangienne. Le valgus phalangien est compris entre 40° et 60°, voire
supérieur à 60° (formes graves) et le metatarsus varus est lui-
même important, supérieur à 20° ; la pronation phalangienne
En fonction de la gravité de la déformation peut être majeure. La réductibilité clinique est partielle ou nulle
et, bien souvent, ce sont les conséquences de l’hallux valgus qui
Une autre façon de raisonner est d’apprécier la gravité de la
déformation. poussent le patient vers la chirurgie, plus que la déformation
elle-même, à laquelle bien souvent il s’est adapté : ainsi
métatarsalgies, syndrome d’un rayon douloureux (souvent M2),
Hallux valgus mineur
ou d’un espace encore appelé syndrome de Morton, griffes
Il s’agit souvent d’une femme jeune et la douleur et l’aspect d’orteils deviennent les motifs principaux de la consultation.
esthétique sont au premier plan. La déformation est donc S’il s’agit d’une personne très âgée ayant peu d’activité dans
mineure avec un HVA très peu augmenté, c’est-à-dire supérieur sa vie courante, on peut se contenter d’un geste moins parfait :
à 10°, mais restant inférieur à 20°. Elle est souvent parfaitement réduction du volume de la tête, libération des parties molles,
souple et réductible. Dans l’immense majorité des cas, elle est
ostéotomie percutanée fixée de Akin, qui assurent, certes, un
congruente et, comme précisé dans le tableau, le choix théra-
geste incomplet, mais susceptible de donner toute satisfaction,
peutique est assez simple puisque tout est possible y compris la
associé à des conseils de chaussage. C’est paradoxalement dans
chirurgie percutanée « académique » type Isham-Reverdin, sous
réserve de la présence d’autres critères pour cette indication très ces cas que la chirurgie percutanée non fixée obtient ses
spécifique (IMA < 16°, dorsiflexion MTp > 90° [5, 45]). meilleurs résultats.
Il faut savoir que : Chez un patient plus jeune de moins de 75 ans, il convient
• la réduction du volume de la tête métatarsienne est insuffi- de faire beaucoup plus : dans ces cas, les gestes étendus à la base
sante à traiter la cause, et serait donc temporaire dans ses ou bipolaires sont indispensables, car les gestes diaphysaires et
effets : il faut donc la proscrire isolément ; encore plus distaux sont totalement insuffisants pour résoudre
Chevron
(soustraction
médiale)
DMAA+
Scarf
IMA < 15°
(difficile > 20°)
10° < HVA < 40°
Isham-
Reverdin
(seulement si IMA < 16°
Congruent et HVA < 30°)
Chevron
Distal
DMAA-
IMA < 15° Scarf
10° < HVA < 40°
Akin +
Mac Bride
ou
autre geste
parties
molles
Chevron
Distal
IMA < 15°
HVA < 40°
Scarf
Proximal
Base
15° < IMA < 20°
Hallux valgus Incongruent
HVA 40 - 60°
Scarf
Proximal
Base
IMA > 20°
HVA > 60°
Arthrodèse
Hypermobilité ± Arthrodèse
arthrose cunéométatarsienne M1
cunéométatarsienne M1 + Akin
Weil M1
Mobilité > 50 %
Chéilectomie + chevron
Arthrosique
Figure 26. Arbre décisionnel. Traitement de l’hallux valgus. IMA : metatarsus varus ; HVA : valgus de la première phalange ; DMAA : angle articulaire distal
métatarsien.
le problème. Il faut aussi savoir proposer une arthrodèse en latéraux, des petits orteils rend de grands services en simplifiant
première intention dans les cas de déformations extrêmes, la prise en charge et les suites opératoires.
même en l’absence d’arthrose, car la fiabilité de ses résultats, à
moyen terme, surpasse ceux de techniques conservatrices qui
trouvent souvent leurs limites dans ces cas. ■ Conclusion
Dans ces cas, le retentissement de l’hallux valgus sur les
rayons latéraux et les petits orteils est souvent important et doit Le traitement curatif de l’hallux valgus, qui reste toujours, et
être intégré dans le planning chirurgical. C’est d’ailleurs dans de loin, le premier motif de consultation en pathologie de
ces pieds complexes que la chirurgie percutanée des rayons l’avant-pied ne peut être que chirurgical. Il n’est pas forcément
très « technique », toute la difficulté résidant dans le choix des [16] Groulier P. L’hallux valgus et ses complications. In: Cahiers d’ensei-
indications thérapeutiques, largement enrichi par l’expérience. gnement de la SOFCOT n°54. Paris: Expansion Scientifique Française;
Aucune technique n’est confirmée comme idéale [46] et les trois 1996.
types d’intervention (ostéotomies distale ou proximale, arthro- [17] Benichou M. Traitement chirurgical de l’hallux valgus par mini-abord.
dèse) doivent toujours permettre de faire face à toutes les Maîtrise Orthop 2006(n°159).
situations [47]. Chacune a ses avantages et inconvénients. Il est [18] Austin DW, Leventen EO. A new osteotomy for hallux valgus: a
certain que la qualité du résultat final à long terme dépend horizontally directed “V” displacement osteotomy of the metatarsal
avant tout de la bonne indication opératoire et de l’adéquation head for hallux valgus and primus varus. Clin Orthop Relat Res 1981;
entre une analyse des causes et les lésions anatomopathologi- 157:25-30.
ques de la déformation, et une exécution technique rigoureuse [19] Diebold PF. Ostéotomie distale épiphyso-métaphysaire en chevron
qui associe, dans la grande majorité des cas, une arthrolyse et dans l’hallux valgus. Med Chir Pied 1994;10:102-7.
[20] Isham S. The Reverdin-Isham procedure for the correction of hallux
un ou plusieurs gestes osseux, sans entrer dans la querelle
valgus – a distal metatarsal osteotomy procedure. Clin Podiatr Med
entretenue parfois par les défenseurs inconditionnels de telle ou
Surg 1991;8:81-94.
telle technique.
[21] Trethowan J. Hallux valgus. In: Choyce CC, editor. A system of surgery.
Parmi le grand choix de procédures, il reste essentiel de New York: Hoeber PG; 1923. p. 1046-9.
maîtriser celles qui offrent une fiabilité dans la correction, au [22] Valtin B. Les ostéotomies en chevron de la base du premier métatarsien.
prix de la morbidité la plus faible, certaines études montrant Méd Chir Pied 1994;10:91-8.
qu’après chirurgie de l’hallux valgus, l’augmentation de l’indice [23] Lelièvre JF. Correction du metatarsus important de l’adulte par une
de qualité de vie et les résultats fonctionnels semblent plus en ostéotomie plane oblique proximale du premier métatarsien. Méd Chir
rapport avec l’action positive sur la douleur, la restauration du Pied 1994;10:99-101.
chaussage qu’avec le résultat radiologique final [48]. [24] Loison M. Note sur le traitement chirurgical de l’hallux valgus d’après
Il faut penser à associer plusieurs gestes quand ils sont l’étude radiographique de la déformation. Bull Soc Chir Paris 1901;
complémentaires et poser son indication en fonction non 27:528-31.
seulement des impératifs radiocliniques, mais également de la [25] Balacescu J. Un cas d’hallux valgus symétrique. Rev Chir 1903;7:
motivation et des désirs des patients. C’est certainement l’une 128-35.
des difficultés les plus grandes de cette chirurgie, dont les [26] Mainard D, Goudot B, Wallerich JP, Delagoutte JP. Les échecs de
résultats sont mérités, non seulement par la qualité du geste l’ostéotomie bifocale métatarsienne et phalangienne du premier rayon
chirurgical, mais également par l’effort que fait le chirurgien dans le traitement de l’hallux valgus. Méd Chir Pied 1994;10:
pour s’adapter finalement au cas particulier que représente 235-8.
chaque patient. [27] Sammarco VJ. Surgical correction of moderate and severe hallux
valgus. Proximal metatarsal osteotomy with distal soft-tissue correc-
.
[43] Radl R, Kastner N, Aigner C, Portugaller H, Schreyer H, Windhager R. [46] Leemrijse T, Valtin B, Besse JL. La chirurgie de l’hallux valgus en
Venous thrombosis after hallux valgus surgery. J Bone Joint Surg Am 2005. Chirurgie conventionnelle, mini-invasive ou percutanée? Uni-
2003;85:1204-8. ou bilatérale? Hospitalisation ou ambulatoire? Rev Chir Orthop 2008;
[44] Dupont-Zacot E, Bergmann JF, Durieux P. Étude des prescriptions des 94:111-27.
HBPM pour la prévention du risque thromboembolique veineux. [47] Sammarco VJ. Surgical correction of moderate and severe hallux
Rapport d’étude pour la CNAM (professions indépendantes), novem- valgus. Proximal metatarsal osteotomy with distal soft-tissue correc-
bre 1999. tion and arthrodesis of the metatarsophalangeal joint. J Bone Joint Surg
[45] Bauer T, de Lavigne C, Biau D, De Prado M, Isham S, Laffenêtre O. Am 2007;89:2520-31.
Percutaneous hallux valgus surgery: a prospective multicenter study of [48] Saro C, Jensen I, Lindgren U, Felländer-Tsai L. Quality-of-life outcome
189 cases. Orthop Clin N Am 2009;40:505-14. after hallux valgus surgery. Qual Life Res 2007;16:731-8.
O. Laffenêtre (olaffenetre@[Link]).
G. Solofomalala.
C. de Lavigne.
T. Bauer.
Service d’orthopédie, CHU Pellegrin, place Amélie-Rabat-Léon, 33000 Bordeaux, France.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Laffenêtre O., Solofomalala G., de Lavigne C., Bauer T. Hallux valgus : techniques chirurgicales. EMC
(Elsevier Masson SAS, Paris), Techniques chirurgicales - Orthopédie-Traumatologie, 44-930, 2010.