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RECOMMANDATIONS
T 1-87 ET T 1-89
DE :
LA COMMISSION CENTRALE DES MARCHES
RECOMMANDATION AUX
MAITRES D’OUVRAGE
PUBLICS A PROPOS DE LA
GESTION ET DE L’ASSURANCE
DE LA QUALITE LORS DE LA
PASSATION ET DE
LVEXECUTION DES MARCHES
DE TRAVAUX
CCM/T/T 1-87 : recommandation n° T 1-87
relative a la gestion et l'assurance de la quali-
t6 lors de la passation et de l'exécution des
marchés de travaux proposée par le Groupe
Permanent d'Etude des Marchés de Travaux
(GPEM/T) adoptée le 15 octobre 1987 par la
section technique de la Commission centrale
des marchés.
NOR: ECOM8830227V
INTRODUCTION
1. La présente recommandation, qui s'apolique
a la procédure d'appel d'ottres (ouvert ou restreint) ou
du marché négocié, s'adresse aux maitres d’ouvrago
avertis et motivés désireux de développer la pratique
de la gestion et de 'assurance de la qualité et
capables d'y jouer leur rdle. Il leur est conseillé d’en
commencer lapplication lors d’opérations de
moyennes ou grandes importances.
1.4. La qualité ne peut étre obtenue que si tous les
intervenants ont regu une formation professionnelle
générale suffisante. La qualité d'une réalisation est le
résultat de la mise en couvre d'un systéme de gestion
de la qualité a toutes les étapes du processus : établis-
sement du programme, conception du projet, consulta
tion des entreprises, exécution. Dans ce qui suit, on
traite des interventions du maitre de rouvrage agissant
directement ou par truchement du maitre d'ceuvre lors
de la consultation et de l'exécution. Cela ne retire rien
de leur importance aux étapes antérieures.
1.2. De la valeur des hommes chargés de gérer la
qualité, quill s'agisse du maitre de louvrage, du maitre
d'euvre, de 'entreprise, dépend essentiellement la
qualité des ouvrages. A Iheure actuelle, trés peu de
techniciens sont formés & la gestion moderne de la
qualité. La formation a la gestion de la qualité est une
part essentielle des actions a entreprendre.
1.3, Le comportement du maitre de louvrage se révale
parfois trés défavorable a lobtention de la qualité par
les entreprises
- traiter & des prix infériours au seuil de rémunération
raisonnable;
- modifier le projet inconsidérément;
- prendre du retard dans lattribution des marchés;
- ne pas respecter les délais de mandatement contrac-
tuols.
Il est néfaste également de ne pas sanctionner les man-
quements des entreprises a la qualité : retards, mauvai-
se exécution. Le comportement du maitre d'ceuvre peut
étre amélioré par la mise en oeuvre dans leur sein de la
gestion de la qualité. On ne reviendra pas sur ces
Points dans le cours de la recommandation.
Par contre, le maitre de louvrage peut encourager les
efforts des entreprises pour gérer la qualité en infor-
mant celtes-ci des dispositions quill prend pour éviter
de tomber dans les mauvais comportements ci-dessus
énumérés : par exemple, les dispositions prises pour
assuter un financement régulier et assurer le début des
travaux a une date fixée pour traiter rapidement les
demandes d'acomptes pour assurer letficacité et l'uni-cité de sa représentation en face de l'entrepreneur;
Vindication qu'il prend engagement de ne pas modifier
le projet. II peut méme communiquer son propre Plan
Qualité. 1! devrait aussi ménager un délai de prépara
tion suffisant. Ces dispositions devraient étre signalées
dans le Dossier de Consultation des Entreprises (DCE).
1.4. La recherche de la qualité dans le batiment et le
génie civil a toujours existe.
Elle reposait sur la compétence des maitres ouvriers et
‘compagnons, la supervision plus ou moins poussée du
maitre d'ceuvre, un régime légal de responsabilité et,
depuis 1928, sur le contréle technique.
Le mouvement actuel pour la gestion de la qualité dans
le BTP qui prend son origine dans les pratiques de
Tindustrie, a pour objet d’améliorer un systeme qui exis-
te et non de s'y substituer ou de s'y plaquer. Faire autre-
ment serait ala fois dispendieux et iréaliste
Ce mouvement a déja produit la recommandation C2.81
du Groupe de Coordination des Controles de la Qualité
(GCCQ) et du Groupe Permanent d'Etude des Marchés
de Travaux (GPEMT) qui concerne essentiellement les
matériaux et les produits.
1.5. Les termes de base relatifs aux concepts de la
Qualité tels quis s‘appliquent aux produits ot aux ser-
vices sont donnés dans la norme NF X 50-120. Le
recueil Gérer et assurer la qualité, édition AFNOR,
Tegroupe des normes sur les systémes qualité qui peu-
vent étre utilisées a des fins de gestion interme et & des
fins dassurance exteme de la qualité (modéles dassu-
rance NF X 50-131, NF X 60-132, NF X 60-133),
En outre, la recommandation introduit le Schéma
Directeur de la Qualité pour une opération (SDQ) qui se
trouve définie par le texte méme.
RECOMMANDATION
2. Le maitre de Pouvrage doit signaler a son
maitre d'ceuvre, dés quill lui confie sa mission, son désir
de prendre en compte dans le jugement des offres la
valeur de la gestion de la qualité de lentreprise et de
assurance de la qualité donnée par celle-ci.
3. Vintérét du maitre de Pouvrage & ia gestion
de la qualité par entreprise et & assurance de la qua~
lité s'exprime lors de la consultation (en laissant la qua-
lité du projet & la phase de conception) a travers le
RPAO.
C’est dans ce document que l'on précisera les rensei-
gnements que l'on demande & entrepreneur de fournir
Sur Son organisation de la qualité et les critéres de juge-
ment des offres faisant intervenir cette organisation.
3.4. Renseignements deman
entrepreneur.
‘On demandera a celui-ci de présenter
3.4.1, Au stade de 'appel de candidatures (4)
a) Les actions générales de gestion de qualité menées
par lentreprise : actions de formation professionnelle et
de formation a la gestion de la qualité dans et hors
entreprise, fonctionnement de cercles de qualité, etc.
b) Un extrait du manuel qualité (5) qui permette de
juger de aptitude de lentreprise a gérer la qualité.
Cc) Atitre d'information, les rapports daudit de son orga-
nisation de gestion de la qualité quil a pu faire établic
TToutefois, entrepreneur sera seul juge pour satisfaire &
cette demande. Jusqu’a présent, il n'existe pas de sys-
téme de certification de la qualité des auditeurs ni des
divers organismes qui interviennent comme conseils en
gestion de la qualité ou évaluateurs de cette gestion,
mais cela est susceptible d'évoluer rapidement.
3.1.2, Au stade de la remise des offres
Le Pian Qualité (PQ) est un document qui se précise au
cours de la période de préparation et de l'exécution;
lors de la remise des offtes, on demandera que soit pré-
senté le schéma organisationnel du PO.
Ce schéma devrait reposer sur I'idée que le contréle
interne est le fait des exécutants eux-mémes (depuis
Vouvrier jusqu’au directeur de chantier) le nom des res-
ponsables du chantier et des chargés du controle
externe (contrdle par un service de l'entreprise indé-
pendant du chantier), étant communiqué pendant la
période de préparation ou pendant I'exécution,
Le Plan Qualité devra ainsi indiquer comment est orga-
nisée la liaison qualité avec les sous-traltants, vis-&-vis,
desquels lentrepreneur se trouve dans la méme posi-
tion que le maitre de louvrage vis-a-vis des entreprises
principales
Ine sera pas demandé de préciser le coat de lassu-
rance de la qualité pour l'opération. Le maitre de
ouvrage doit éviter de faire apparaitre un nouveau
poste de dépense. II doit également éviter que s'installe
habitude du recours & des experts ou organismes spé-
cialisés en assurance de la qualité, habitude qui irait &
encontre d'un des buts recherchés : la formation des
personnels des entreprises a la gestion de la qualité
Par contre, les actions de formation limitées au cas,
d'une formation déterminée sont évidemment béné-
fiques.
3.2, Critéres de jugement des offres faisant intervenir
organisation de la qualité.
Le RPAO doit affirmer que la qualité de sa gestion de la
qualité et les espoirs qu'on peut avoir diobtenir Vassu-
rance de la qualité seront un des critéres de choix de
Ventreprise. Certains grands maitres d’ouvrage ont
acquis de 'expérience dans revaluation de ce critére.
Mais il est difficile pour instant de préciser & usage de
maitres d'ouvrage moins expérimentés la maniére de
procéder @ l'appréciation des documents présentés en
réponse au RPAO. Llusage fournira des données & par-tir desquelles on pourra rédiger des instructions sur ce
point (6).
Il faudra rejeter les offres ot le schéma de PQ, qui a ce
stade n'est pas un document opérationnel, ne serait pas
suffisamment substantie! pour quill soit possible d’en
apprécier la valeur. Le schema présenté est contractuel.
Puisqu'l n'est pas demandé de chittrer le coft du PQ,
le cout de celui-ci ne sera pas un critére d'appréciation.
4. Aprés signature du contrat pendant la période
de préparation, le maitre de l'ouvrage, le maitre
dioouvte et le contrdleur technique, sil y en a, un éta-
blissent en concertation avec la (cu tes) entreprise(s) et
silly a lieu leurs sous-traitants et leurs fournisseurs le
Schéma Directeur de la Qualité (SDQ) pour ropération.
Ce schéma directeur comporte
4.4, Le (ou les) schéma(s) de PQ de lentreprise ou des
entreprises mis au point. Cette mise au point ne saurait
entrainer un bouleversement des PQ car le PQ refléte la
personnalité des entreprises et ne peut leur étre impose.
4.2. Vorganisation du contréle extérieur (7) assuré pour
le maltre de Vouvrage par
- soit le maitre d'ceuvre qui se voit alors confier un mis
sion plus étendue, comportant selon des modalités &
définir (8) la surveillance des opérations;
- soit du bureau de contrdle qui se verrait également
cconfier une mission plus étendue (8);
- soit un organisme ad hos.
(On admet que le controle extérieur verra son intensité
dépendre de la valeur de la gestion de la qualité des
entreprises, et notamment de leur PQ, et aussi, bien
entendu, de la taille et de la complexité de operation et,
de la sécurité requise de louvrage termine.
C'est au maitre de l'ouvrage (assisté de son maitre
G'cauvre et le cas échéant de son contréleur technique)
quil revient d'apprécier intensité nécessaire (9).
4,3. Le recensement des points critiques et des points
darrét
Dans le cas de la plupart des chantiers, il n’est pas réa-
liste de demander que toutes les spéoifications fassent
objet d'une vérification notée : cela deviendrait vite un
formalisme sans contenu. On doit donc se préoccuper
de noter les points véritablement les plus importants
par les risques de manquement et les conséquences,
Parmi ces points critiques, certains sont assez impor-
tants pour devenir des points d'arrét : ce sont les points
au-dela desquels le chantier ne doit pas se poursuivre
sans l'aval exprés du contréle externe ou du controle
extérieur suivant le cas.
Il est clair que le nombre de ces points darrét ne doit
pas excéder quelques unites. II convient aussi de régler
(dans le CCAP) les conséquences sur les délais et les
prix d'un retard d'intervention du contrdle extérieur.
II se peut que la liste des points critiques et des points
diarrét figure au PQ. A partir de la ou ex nihilo, Ia liste
des points devant faire 'objet de vérifications notées et
la liste des points d'arrét sont établies par discussion
entre le maitre de l'ouvrage assisté de son maitre
d'ceuvre et du contréle technique (s'il y en a un) et
entrepreneur (9).
Dans le cas d'un contréle extérieur, le SDQ devrait indi-
quer le délai diintervention et, autant que possible, le
deélai pour émettre d'éventuelles remarques,
4.4, Les dispositions acceptées pour démontrer la
qualité des matériaux et produits qui entreront dans les
ouvrages.
I convient de tenir compte de tout ce qui existe déja
dans le CCTG comme spécifications, références aux
normes, obligations d'essais, et aussi comme recours
aux certilications diverses frangaises ou étrangares.
Le SOQ doit, sur ce point, étre basé sur lidée que la
meilleure (et souvent la seule) maniere d'assurer la
conformité d'un produit avec les spécifications réside
dans adoption d'une certification basée sur le controle
interne, le contréle externe et le contréle exterieur des
fournisseurs. Chaque fois que cela apparait possible, la
procédure de réception qualitative doit étre abandon-
née au profit d'une telle certification.
4.5. Si, dans le cas dentreprises générales ou d'entre-
prises groupées, le PQ propose des dispositions rela-
tives & assurance de la qualité qui s'appliquent aux
interfaces entre 'entreprise et ses sous-traitants ou
entre les diverses entreprises groupées, le SDQ,
lorsque opération est confiée & des entreprises sépa-
rées, doit organiser les interfaces.
Ceci appartient a la coordination des entreprises qui
dans ce cas revient au maitre d'couvre (assisté le cas
échéant par un bureau de coordination), mais revét un
aspect particulier dans la préoccupation d'une bonne
gestion de la qualité.
Les interfaces apparaissent comme le lou de fréquents
manques de qualité que la coordination cherche &
résoudre pendant la période de préparation puis pen-
dant lexécution, au cours des réunions de chantier
convient
4.5.1. de veiller, par modification au besoin des PQ
particuliers de chaque entreprise, a ce quill n'y ait pas
de difficuté a linterface, notamment que des relations
soient organisées entre les chargés de la qualité au
niveau externe au chantier comme sur le chantier, sans
oublier de s‘assurer que la coordination ordinaire fonc-
tionne bien;
4.5.2, de spécilier au chargé du controle extérieur ce
que sera son intervention aux interfaces, telle que
acceptation du travail d'une entreprise avant interven-
tion d'une autre.4.5.3. de déterminer les points critiques en considé.
rant leur importance pour les relations d'interface.
Il faut éviter Ia encore lirréalisme et ne pas tomber dans
un détail excessit (9)
4.6. Le Schéma Directeur de fa Qualité devra indiquer
de quelle maniére le mailre de Youvrage et le maltre
d'couvre rempliront leurs obligations techniques au
cours de lexécution du marché : personne habilitée,
adresses, délais de réponse, etc.
4.7. Crest le maltre d'ceuvre, assisté, le cas échéant du
contréleur technique, qui veille & la bonne application
du SOQ
Note finale
La mise en couvre des dispositions qui précédent ne
produira tout son effet qu'avec la pratique et, plus enco-
re, la formation de tous les intervenants,
(4) Dans fo cas G'appol dotfres ouvert ou d'un marché négo-
ld, les renseignements a et c & présenter par lentreprise
seront a remettre au stade de la remise des offres.
(6) Pour tacilter la présentation de ces documents par entre
prise, il est demandé aux organismes professionnels détabli
des documents ou cadres types accompagnés de guides
pour leur utilisation,
(6) Les mattres d’ouvrage expérimentés (EDF, SNCF, etc.)
pourraient étre priés de conseiller les autres,
(7) Le contréle extérieur porte sur le fonctionnement des
Contréles internes et externes, intérieurs & lentreprise, et com-
porte des vérifications par sondage de la qualité des
ouvrages réalisés.
(8) Un document type établi par la CCM et ordre des archi
tectes ou le SYNTEC, le CICF et le COPREC serait le bienve:
nu
(9) Le GPEMT établira avec les maitres d’ouvrage et les pro:
fessions intéressées un guide pour \'établissement des SDQ
{y compris le recensement de points critiques) par les meitres
douvrage.
ETABLISSEMENT DU SCHEMA.
DIRECTEUR DE LA QUALITE
(SDQ)
RECOMMANDATION AUX
MAITRES D’?OUVRAGE PUBLICS
DE BATIMENT
Avis relatif a la recommandation n° T 1-89,
proposée par le Groupe Permanent d'Etude
des Marchés de Travaux (GPEM/T) et adopté
le 6 décembre 1989 par la section technique
de la commission centrale des marché,
publiée au BOCC RF du 27 mars 1990.
NOR : ECOM 9030024
PREAMBULE,
Pt - La recommandation T 87 (a) aux maitres
douvrages publics propos de la gestion et de lassu-
rance de la qualité, lors de la passation et de rexécu-
tion des marchés de travaux, a introduit le Schéma
Directeur de la Qualité pour une opération (SOQ), sché-
ma destiné & rapprocher et harmoniser les systémes de
qualité des divers intervenants dans 'exécution des tra-
vaux, c'est-&-dire encore a intégrer les dispositions indi-
Viduelles de gestion de la qualité.
Alors que cette recommandation demandait aux orga-
nismes protessionnels d’établir des documents types
avec guides pour faciliter établissement des manuels
qualité et des plans qualité, elle demandait au GPEM/T
d'établir, avec les mares d'ouvrage et les professions,
intéressées, un guide pour létablissement des SDQ. it
en résulte la présente recommandation
P.2 - Découtant de la recommandation T 87, la
présente recommandation ne la répéte pas et l'utilisa-
teur est prié de se replacer en tant que de besoin dans
son cadre.
P.3 - La recommandation T 87 est destinée
aux maitres d’ouvrage de batiment comme de
génie civil. La présente recommandation T 1-89 a été
établie dans la considération des ouvrages du bati-
ment. Elle comprend
- un préambule;
- la recommandation proprement dite;
- un guide pour létablissement du SDQ;
- deux exemples de points critiques et de points d'arrétDeux ans aprés la diffusion de la recommandation T 87,
certaines considérations générales apparaissent
nécessaires :
P.4 - Il faut tout d’abord rappeler que pratiquer la
gestion “moderne” de la qualité (c'est-a-dire, entre
autres, avoir son manuel qualité et des plans qualité
d'opérations) ne doit pas étre ressenti comme la répon-
se une contrainte venue de l'extérieur, mais comme
une démarche volontaire et profitable, Tout acteur a
trois raisons au moins de se préoccuper spontanément
de la gestion de la qualité
- tout d’abord, s'il prend les mesures systématiques
nécessaires pour éviter les erreurs, s'il “gere" bien sa
qualité, il economise le temps de ses collaborateurs et i
6vite les gachis de matiére - donc, il fait son métier &
moindre coat. La bonne gestion de la qualité n'est pas
une charge’
- ensuite, il livre un produit (que ce soit une étude, un
ouvrage, un service ou autre chose) de qualité et
s'épargne ainsi les contestations (ou le contentieux)
avec son client,
~ enfin, il peut prouver & son client qui le lui demanderait
quetfectivement il gére bien sa qualité : il peut l'assu-
rer de la qualité de sa production.
P.5 - Dautre part le client, c'est-a-dire ici le maitre
ouvrage (et aussi l'entrepreneur général, qui a assez
largement une position de client'vis-a-vis de ses sous-
traitants), demande la preuve que les contractants
erent bien leur qualité, en d'autres termes, demande
que lui en soit donnée l'assurance (c'est ce que veut
dire : fournir assurance qualité) pour trois raisons au
moins
* Les deux premiéres, c'est quill est agréable de tra-
vailler avec un contractant, quill soil architecte, entre-
preneur, sous-traitant, fournisseur, qui gare correcte
ment sa qualité, parce que
- il aura un meilleur rapport qualité/prix, ce qui est &
evidence a I'avantage du client;
- il créera moins de problémes a son client par des mal-
fagons, des retards, etc.;
* la troisieme, c'est que si le contractant a su créer la
confiance dans la qualité de son travail, c’est-a-cire
donner ‘assurance qualité, le client pourra alléger les
contréles habituellement pratiqués.
P.6 - Ce schéma directeur fait application des
4 principes suivants
© Comme cela a été affirmé dans la T 1-87, la “gestion
moderne de la qualité” doit se greffer harmoniausement
sur la pratique traditionnelle de la gestion de la qualité
dans 'exécution des travaux.
* Dans sa forme, la présente recommandation se rétere
principalement au cas oi le maitre d’ouvrage traite
avec plusieurs entreprises. Mais dans son esprit, elle
s'applique a tous les cas dallotissement de travaux. El,
mutatis mutandis, elle doit aussi inspirer les relations
entre 'entreprise générale et ses sous-traitants,
‘+ L’établissement du SDQ ne doit pas aboutir a établir
ou bouleverser les plans qualité (PQ) des entreprises.
Ceux-ci ne devraient se trouver modifiés que dans le
souci de bien gérer les interfaces.
* Enfin, 'établissement du SDQ ne doit pas étre la
cause d'un alourdissement des contréles, en particulier
du contréle extérieur. On doit respecter l'esprit ‘nouvel-
le gestion de la qualité”. C'est le souci (démontré) des
divers intervenants de bien gérer la qualité, la présenta-
tion des mesures intérieures qu'lls prennent et leur
application qui doit assurer la qualité des ouvrages et
en fournir assurance au client. Et les contréles exté-
rieurs sur ouvrage doivent s'en trouver allégés.
P.7 - Le vocabulaire utilisé dans ce qui suit est,
comme signalé dans la recommandation T 87, celui
donné dans la norme NF X 50-120, & quoi s’ajoutent les
termes suivants
PAQ (Plan d’Assurance Qualité) : extrait du Pian
Qualité des entreprises communiqué au maitre c’ouvra-
ge pour fournir assurance de qualité.
Contréle intérieur : c'est le contréle effectué par
Ventreprise elle-méme. On y distingue le contrdle inter-
ne effectué par les exécutants eux-mémes, quels que
soient leur rang et leur hiérarchie, et le contrdle externe
exerce par un organe ad hoc de lentreprise, n'ayant
as de responsabilité dans 'exécution,
Le contréle extérieur est exercé pour le maitre
douvrage par ui-méme, par le maitre d'oouvre ou par
une personne ou un organisme étranger & lentreprise
RECOMMANDATION
introduction
Une opération de construction fait intervenir plusieurs
acteurs qui sont indépendants jusqu’a ce que leurs
contrats respectifs avec le maitre d'ouvrage les atta-
chent a la réalisation d’une opération de construction.
La gestion de la qualité, dans cette opération, exige
que les dispositions que les divers acteurs ont prépa-
rées pour eux-mémes soient rassembiées et coordon-
es et connues de tous les acteurs. C’est a cette fin
qu’est établi un Schéma Directeur de la Qualité (SDQ)
pour lopération. II doit étre d'un maniement commode
pour chacun et cela peut entrainer des répétitions, afin
qu'un chapitre soit complet sans que 'on ait A se repor-
ter a dlautres.
La présente recommandation décrit la consistance du
SDO et son mode d'établissement. A fa suite, un guide
donne des conseils pour son établissement.R.A - Processus d’établissement du SDQ
R.1.4 + Le SOQ, dont la rédaction est commencée pen-
dant la période de mise au point du marché, est établi
durant la période de préparation que tout maitre
douvrage doit savoir réserver entre la notification des
marchés et ia date fixée pour le début des travaux
R.A.2 - Le maitre douvrage a fait connaitre dans les
DCE (Documents ou Dossiers de Consultation des
Entreprises) ou sinon des que les titulaires des marchés
ont été connus, qui est chargé de I’établissement du
SDQ. Ce sera le plus souvent le maitre dceuvre ou le
controleur technique (voir G.1 ci-aprés), et la personne
physique qui en a la charge sera identiiée
R.A.3 - Le chargé du SDQ réunit les intervenants dans
exécution : maitre d’ceuvre, contréleur technique,
entreprises titulaires et, le cas échéant, les sous-trai-
tants et les fournisseurs de composants.
Lors d'une réunion de prise de contact, il annonce, si
cela ra pas été fait dans les DCE, sil y aura un contréle
extérieur et qui en sera chargé. Les dispositions tech-
niques contenues dans les contrats de chacun seront
communiquées et autant que de besoin commentées,
A cette réunion également sera discuté le calendrier
d'établissement du SDQ qui s'achéve nécessairement &
lafin de la période de préparation.
Le chargé du SDQ assurera ensuite les contacts, les
réunions, les échanges de documents.
Sont parties a ces réunions et travaux, la maitrise
d'ceuvre avec la participation réelle de tous ses consti-
tuants, le contrdle technique, le controleur extérieur s'il
est distinct des deux précédents, les entrepreneurs et
sily a lieu leurs sous-traitants et ceux des fournisseurs
qui fournissent des composants (c'est-&-dire qui partici-
pent a la definition des ouvrages).
Dans le cas d'une entreprise générale ou d'un groupe-
ment dentreprises, il pourra étre convenu que lentre-
reneur général ou le mandataire du groupement pré:
parent avec leurs sous-traitants ou leurs cotraitants la
partie du SDQ qui les concerne.
R.A.4 = Mais en tout cas, c'est le chargé du SDQ qui
rédige le schéma et le diffuse & tous les participants.
RR.1.5 = Il se produit, surtout pour les chantiers de
quelque importance et de quelque durée, que les dis-
positions initialement arrétées du SDQ se trouvent
remises en cause en cours d'exécution : changement
de personne, aléas du chantier, changement de tech-
niques en résultant, modifications du projet, etc
Dans ce cas, le chargé du SDQ jugera s'il doit réunir &
nouveau les intervenants et il sera procédé a la mise &
jour du SDQ dans le méme esprit ol fut rédigé Initial.
Suivi du SDQ
R.A.6 - Enfin, le chargé du SDQ en assurera le suivi
comparant au cours des rendez-vous de chantier la
réalisation aux prévisions, et informera le maitre
douvrage ou qui a été délégué a cet effet afin quill en
soit tié les conséquences.
R.2- Consistance du SDQ
Comme il est dit ci-dessus, le SOQ rassemble tous les
documents de la gestion de la qualité qui doivent étre
connus des intervenants aprés quiils aient été adaptés
pour en assurer la cohérence et complétés. En consé-
quence, comme indiqué dans la T 87, le SDQ comporte
R.2.1a = Les extraits des PO des entreprises tels que
déduits des schémas organisationnels des PQ remis
lots de 'appel dioftres. Ces PQ ont été mis au point
durant la période de préparation, en tenant compte
notamment des points R.2.2, R.2.3, R2.4, R.2.5 clapres
et également des extraits des PQ des autres interve-
ants dans lopération qui en sont pourvus,
Un des buts du rapprochement de ces extraits de PO
est de montrer lour cohérence.
R.2.1b - La procédure de circulation et, s'il y a lieu,
d'approbation par le maitre d'ceuvre des documents qui
seront établis en cours de chantier (détails d’exécution
notamment) et la procédure de circulation et d'exploita-
tion d'éventuels aménagements du projet
R.2.2 - Les documents qui gouvernent les interfaces
2a = Les documents concernant I'interface réelle,
crest-a-dire
- Ie rolevé des dispositions concernant linterface qui se
trouvent dans les documents généraux CCTG et DTU,
~ les dessins d'exécution relatifs l'interface tirés des
DCE ou présentés par les divers intervenants, notam-
ment sous forme de plans de synthése.
R.2.2b - Lo rolevé des dispositions qui définissent les
relations entre tous les intervenants (et pas seulement
les entreprises), c'est-a-dire les interfaces organisa-
tionnelles.
R.2.3 - La liste des points critiques et des points
darrét,
R.2.4 - organisation du contréle extérieur
R.2.4.1 = Qui en est chargé : organisme, personne
physique, coordonnées ?
R.2.4.2 - Quelles sont les instructions du controleur
extérieur (résultant de son contrat) ? Quelles sont ses
consignes diintervention aux points darrét ?2.4.3 - Quelles sont les consignes données pour
que le contrOleur extérieur soit informé des passages
aux points critiques et aux points d'arrét ?
R.2.5 - Le rappel des dispositions du marché ou des
PQ, ou les dispositions ad hoc adoptées pour prouver
la qualité des produits
Laltitude adoptée a 'égard des certifications euro-
péennes en provenance de certificateurs non agréés et
étrangeres, si elle n’est pas définie dans les DCE.
R.2.6 « Le relevé des dispositions communes concer-
nant le chantier.
R.2.7 - Les indications sur la maniére dont le maitre
d'ouvrage et le maitre d'ceuvre rempliront leurs obliga~
tions techniques.
GUIDE POUR L’
TABLISSEMENT DU SDQ
G.1 - Qui établit le SQ et comment 7
G.1.4 - Le SDQ étant le groupement et adaptation des
documents qualité des divers intervenants, tous liés au
maitre d’ouvrage par un contrat, I'établissement du
SDQ se fait naturellement sous lautorité du maitre
d'ouvrage par quelqu'un qui) délégue a cet effet. Ce
peut étre le maitre d’ceuvre ou le contréleur technique,
En effet, le maltre d’ceuvre a, dans le cas d'entreprises
indépendantes (marchés par corps d'état séparés), la
charge de la coordination et le contréleur technique
aura le plus souvent la charge du contréle extériaur et
est, de ce fait, trés impliqué dans la surveillance du res-
pect des plans qualité des divers intervenants. II n'y @
‘aucun intérét a introduire un nouveau partenaire comme
chargé du SDQ et ily a'inconvénient de réparpillement
des responsabilités et des honoraires supplémentaires.
G.1.2 + Si le maitre diouvrage n’a pas fait connaitre
dans les DCE qui est chargé de l'établissement du SDQ,
C'est das le marché notifié signé quill devta le faire
G.1.3 = Dans le cas de lentreprise générale, il y a lieu
'établir un SDQ car il faut définir les interfaces entre
Ventreprise générale et ses sous-traitants d'une part,
entre celles-ci, le maitre d'ceuvre et ie contréleur exté-
rieur, d'autre part
G.2 - La procédure de circulation et d’appro-
bation des documents
I convient de recenser les natures de ces documents
- détails et calculs dexécution non établis avant la fin
de la période de préparation;
- approbation du choix de matériaux, de solutions tech-
niques;
- indication de modifications demandées par le maitre
Glouvrage ou acceptées par lui, etc.
Pour chaque nature, on donnera ou rappellera l'auteur
et les destinataire (avec précision : personnes, coor-
données), les approbations nécessaires : qui est habili-
16 & donner ces approbations (personne, coordonnées).
Les obligations de delais devraient avoir été fixées
dans le marché, sinon elles seront précisées ici.
interface matérielle est définie par la géométrie, état
physique et chimique d'un ouvrage exéouté en premier.
Ceux-ci sont précisés par les documents techniques
généraux : DTU, fascicules du CCTG, ov particuliers du
projet figurant au dossier de consultation (dessins,
CCTP) ou fours par les entreprises pendant la période
de préparation (les documents qui ne seraient pas four
nis pendant cette période donnent lieu a réouverture
ponetuelle de la procédure d'établissement du SQ, &
ia diligence du chargé de SDQ (ct. .15.)
On releve au SDQ toutes ces dispositions, interface par
interface, afin de vérifier leur cohérence et provoquer
les mises au point nécessaires au besoin par les des-
sins de synthése,
Ce qui précéde est ou devrait étre classique
La gestion de la qualité y ajoute la considération des
points critiques et des points d’arrét qui devront étre
relevés dans le SDQ (cf. G.5), ainsi que les consignes
des contréles en ces points.
G.4 - Les dispositions du SDQ concernant
interfaces organisationnelles
6.4.1 - La période de préparation voit la mise au point
des divers PQ nécessitée par leur articulation réci-
proque et par leur integration dans le SOQ
Létablissement du SDQ ne doit pas entrainer de boule-
versements des PQ, pas plus ceux de la maitrise
d'ceuvre que ceux des entreprises,
Mais il ne sera pas inutile d'annexer au SDQ les extraits
des PQ que les entreprises ont 6té appelées a fournir
lors de la mise au point du marché avant signature et
au cours de la période de préparation et qui devraient
décrire rorganisation du contrdle interne et celle du
contrdle extere (s'il y en a un) comme aussi les PQ do
la maitvise douvrage et méme de ia mattrise d'ouvrage.
Cela dit, 'attention se concentrera sur les interfaces. lly
a diverses natures dinterlaces
- celles entre les divers éléments de la maitrise d'ceuvre
entre eux et avec le contrdle;
- celle entre les précédents et les entreprises;
- enfin celles entre entreprises.
‘Toutes ces interfaces présentent un aspect d'organisa-
tion de la circulation de T'information au sens large et de
raccord des gestions de la qualité : on les appellera
interfaces organisationnelles.G.4,2 - La mise au point des interfaces organisation-
relies, c'est d'abord ordonner la production et la circu-
lation du papier. Cela fait objet du point G.2 ci-dessus.
G.4.3 « On peut prétendre que lobjet de organisation
de Interface entre entreprises est de rétablir la conti-
nuité de la gestion de la qualité comme elle serait dans
une firme unique.
Pour les interfaces entre entreprises, cela se traduira
dans le SDQ par ies indications suivantes
- le calendrier détaillé des études d'exécution et des
travaux;
- les points critiques (ou d'arrét) de la premiére entrepri-
se auxquels la seconde entreprise sera conviée, par
exemple la vétification de exactitude des réservations
avant coulage du béton;
les dates pour I'achévement douvrages de la premié-
re qui conditionne fe début des travaux de la seconde.
Ges dates devront étre contirmées ou moditiées le
moment venu.
Le SDQ devra prévoir que n jours avant cette date, les
responsables du contidle interne, c'est-a-cire en fait les
exécutants qui se sont déja rencontrés pendant la pério-
de de préparation, prennent contact entre eux avant
Tachevement des ouvrages de la premigre entreprise. Et
de méme les responsables du controle externe.
La satisfaction des conditions de linterface réelle sera
ainsi reconnue “dans la foulée" et enchainement des
travaux sera sans lacune. En cas de contestation, c'est
le mattre d'ceuvre, assisté du bureau de contréle et du
contréle extériour, qui arbitre - ce qui se fait traditionnel-
lement au cours d'une réunion de chante.
Le contrdle extérieur et le contrdle interne doivent avoir
pour objectit que fa transition entre entreprises se fasse
sans heurt et sans avoir besoin de recourir & cet arbitrage.
En régle générale, cette transition sera un point critique
pour la premiére entreprise, et si la chose le mérite, un
point d'arrét, avec intervention du contrdle extérieur. Le
maitre d’ceuvre sera parfois amené a prononcer
Tacceptation de louvrage (ou la réception si les termes
des marchés prévoient des réceptions fractionnées)
Dans ce cas, cela sera rappelé au SDQ.
Les PQ des diverses entreprises devront incorporer les
divers points mentionnés ci-dessus. On peut noter que
deux entreprises dotées chacune d'un "Plan Qualité" doi-
vent s'ajuster sans probléme a linterface, limitant ainsi la
tache, lors de I'établissement du SDQ, a un simple
constat des dispositions adéquates des deux PQ,
En tout cas, la bonne organisation des interfaces requiert que
le temps Y nécessaire soit procure, cesté-die une période
de préparation de durée sufisante et que toutes les enire-
prises soient connues temps. On peut réaliser des
uvrages en ne désignant es entreprises qui fur et & mesu-
re, mais lest alors (ice) assurer la quali.
G.4.4 - Lintertace entre maitrise d'ceuvre et entre-
prises comprend notamment
+ la circulation du papier et les approbations du maitre
d'oeuvre demandées par les documents du marché (cf
G2),
+ Forganisation du suivi du chantier; celle peut étre men-
tionnée au SDQ (rendez-vous de chantior : dates, person-
nes priées dy assister forme de ces CR, de ces RV, délais):
= documents @ présenter par lentrepreneur : carnet de
chantier, par exemple;
- procédure dinvitation aux points critiques et aux
points darrét et relations entre le maitre dicouvre et le
contidle exteme (sil y en a un).
Ii est possible et méme recommandable que la plupart
des points aient figuré dans les DPM (Documents
Particuliers du Marché), En tout cas, ils seront rappelés
ou précisés au SDQ.
G.4,5 - Les interfaces avec le controle extérieur font
objet du point G.6.
G.5 - Suivi des opérations - points critiques -
points d’arrét
G.S.1 - Dans les chapitres précédents, les notions de
Points critiques et points d'arrét ont été utilisées. 1
convient qu’elles soient définies et aussi situées par
rapport au suivi classique des travaux
Sur les relevés de suivi, sous telle forme qu'on voudra
fiche, carnet ad hoc, mention au caret de chantier,
sont consignées les opérations courantes de suivi de la
qualité et sont soulignés les passages aux points ci
tiques et points d'arrét, de méme que les conditions
d'exécution : température, intempéries diverses,
reprises du bétonnage, et.
Les points critiques sont les points ou il revét une
importance que l'exécution pointe la vérification formel-
le d'une conformité, d'une exactitude ou d'une qualité.
Le controle externe, comme extérieur, peut verifier, de
fagon inopinée et sporadique, que ces pointages ont
été faits correctement, dans esprit, comme dit, de véri-
fier la bonne marche du contidle interne et de provo-
quer amelioration de la gestion interne de la qualité
plus que de contréler directement exactitude des
ouvrages
Dans un esprit plus formel, ces deux contrdleurs peu-
vent étre invités au controle des points critiques, sans
qu'il y ait obligation pour eux de s’exécuter. Ces
contréles sont parfois appelés actions de surveillance
(par exemple par EDF),
Les points d'arrét sont des points de passage oi 'exé-
cutant doit obtenir le quitus du contrOle externe et/ou de
extériour parce qu'll est essentie! qu'un constat contra-
dictoire ait lieu.
G.5.2 - Comment déterminer les points critiques et
points d'arrét qui doivent étre reportés, siils ne le sont
déja, dans les PQ des entreprises et 6tre relevés au.
'SDQ. Et tout d'abord leur nombre.Pour éviter que le pointage des points critiques par les
exécutants ne soit un simulacre, il faut que leur nombre
soit limité ; par équipe, zér0 ou un, ou un tres petit
nombre chaque jour.
Les points d’arrét doivent étre en nombre beaucoup
plus réduit encore - en moyenne un par semaine et par
entreprise pour fixer les idées. Le SDQ fera ressortir qui
ala charge de donner le quitus du point d'arrét
G.5.3 - La liste des points critiques et d'arrét a retenir,
outre ceux qui seraient mentionnés au marché, doit
résulter d'un accord entre les parties intéressées
maitre d'oeuvre, contrdleur externe et extérieur, entre:
prises au cours de I'établissement du SDQ pendant la
période de préparation. Elle sera évidemment gouver-
née par expérionce.
Comme points critiques, on trouvera entre autres les
points qui ont de importance pour la suite des travaux
el/ou pour interface avec d'autres entreprises, ou qui
sont connus pour donner souvent lieu a des
mécomptes.
Les points d'arrét sont fixés 14 oi il est nécessaire de
s'assurer de la conformité des ouvrages partiels qui
sont essentiels pour la qualité de l'ensemble, 18 oti
exécutant n’est pas qualifié pour faire les constats, [a
entin ou il ne sera pas possible ensuite de constater
exécution correcte,
Sont annexés un exemple de liste de points critiques et
points d'arrét pour le batiment, et un autre pour ouvrages,
d'art qui peut étre utilisé mutatis mutandis pour les.
ouvrages de batiment qui s'apparentent au génie civil
G.6 - Vorganisation du contréle extérieur
Avant tout, il faut noter que, dans une opération ob est
pratiquée la gestion de la qualité, le contréle extérieur a
une double nature
Dans le cadre de la gestion de la qualité, il consiste &
verifier lapplication des dispositions interes prises par
lentreprise et aussi par les autres participants pour gérer
leur qualité, C'est-a-dire, en résumant, & vérifier que les
PQ sont bien respectés, avec notamment la désignation
des responsables qualité, le formalisme du suivi interne,
le passage cortect aux points critiques et points darrét
Mais le contréle extérieur continuera d'effectuer des
contréles réels, s'attachant notamment @ déceler les
imperfections systématiques dues 4 des défauts de la
méthode d’exécution et participant activement au
controle aux points d'arrét.
Ainsi, siintéressant a la réalité du controle intérieur, aux
points critiques et aux points d'arrét, 8 la correction des
fautes systématiques, il devra entre autres vérifier la
véracité des dires des uns et des autres, le sérieux des
petites croix sur les feuilles de pointage et des véritica-
tions faites par d'autres aux points de passage, c'est
dire exercer des verifications techniques, y compris par
prélevements et sondages.
Et on en déduit que, entre ce controle et celui du
controleur technique, il y aura nécessairement des
recouvrements, D’ot la proposition suivante
sily a dans l'opération un controleur technique, c'est &
lui que devrait étre confiée la mission du contréle exté-
rieur. Par contre, sil n'y en a pas, alors la mission peut
@tre confiée au maitre d'ceuvre, ou un organisme ad
hoc. De tels organismes n’existent pas en France et il
n'est peut-8tre pas recommandable que se crée un
nouvel intervenant dans nos opérations déja souvent si
confuses. Mais il en existe, croyons-nous, en RFA et au
Royaume-Uni, Ce sont souvent des organismes profes-
sionnels garants du sérieux de leurs troupes. II faut ici
penser aux cas de petites constructions de Ml, sans
maitre d'couvre ni controleur technique. Le NHBC bri-
tannique se situe en réponse a ce cas,
Cette situation de controle extérieur est un supplément
aux missions classiques de maitrise d'ceuvre et de
contréleur [Link] T 1-87 demandait a la CCM
d’étudier des contrats types pour cette extension;
quelques jalons ont été posés dans ce sens favorable
ment accueilis)
|. Relativement au contrdle extérieur, le SDQ devra donc
faire apparaitre les points
- dire qui le fait: rorganisme et la personne physique en
charge:
= donner un extrait du PQ de cet organisme donnant
entre autres organisation interne du controleur : hiérar-
hie, pouvoir de signature;
~ rappeler le fait quiil a le droit d’opérer la vérification
des documents de suivi et de procéder a des visites
inopinées;
~ et quil intervient systématiquernent aux points d'arrét;
~ rappeler les conditions dans lesquelles il est avisé;
- tappeler les dispositions de son contrat avec le maitre
doouvrage relatives au délai de son intervention,
Les conséquences des constatations du controleur
‘ex{érieur n’ont pas a étre évoquées au SDQ, car cela a
do étre traité dans les contrats du maitre d'ouvrage
avec le contrdleur extérieur et avec les entreprises (si le
ccontrdleur extériour est, en fait, le maitre d’ouvrage ou
son émanation directe, il devrait avoir établi des régles
du jeu internes et ce sont celles-ci qui devraient étre
communiquées aux entreprises et figurer au SDQ)
Quoi quill en soit, si 2 un point d'arrét le controleur exté-
rieur relave une non-conformité, c'est au maitre douvra-
ge ou a son délégué, le maitre d'couvre, immédiatement
alerté par le contréleur, de régler le probleme sans
qu'on puisse a 'avance établir aucune régle générale.
De mame, les conséquences sur les réglements ot les
délais de ces arréts ne peuvent étre régiées que selon
le contrat, et le SDQ n'est pas concerné.
Et cest dans les PQ quil convient de régler comment
seront traités, sur le plan technique, les cas od l'onconstate des détauts répétitifs dus a une erreur de
méthode.
(On notera enfin que sous bénétice de ce qui est propo-
sé pour les interfaces au chapitre 2, ce n’est pas au
contréleur extérieur de définir le PQ des intervenants,
Mais la proportion reflétée dans les SDQ de contréle
réel et de contrdle organisationnel tiendra compte de la
qualité des preuves de la bonne gestion de ces interve-
nants, en d'autres termes de I'assurance de qualité
quils ont pu fourir et, a foccasion, des certifications
Quils offriront a 'appui : audits ou certificats d'orga-
nismes ad hoc.
G.7 - Comment est assurée Ia qualité des pro-
duits
G.7.1 - Lorsque l'exécution doit se faire selon une tech-
nologie tracitionnelle, la qualité des matériaux est défi
nie par la référence faite dans le marché aux DTU et au
CCTG qui contiennent la référence aux normes fran-
gaises ou aux normes européennes CEN transorites en
NF. Le SDQ se bornera a rappeler les prescriptions des
documents techniques généraux ou des documents du
marché.
Si le marché a spécifié la présentation d'une marque
frangaise ou d'une certification de qualification du pro-
duit. il y a lieu de se conformer & cette prescription qui
sera elle aussi rappelée au SDQ. Sinon, le SDQ préci
seta comment sera apportée la prouve de la qualité
convenable du produit, ce qui peut étre fait
= par une marque de qualité ou de conformité ou une
cottification (si elle existe) quoique non exigée au mar-
che,
~ par des essais fats par 'entrepreneur,
- par des PV d'essais suivant la norme, présentés par le
fournisseur,
- par fafirmation par le fournisseur de la conformité & la
norme : si le produit est défectueux, il y a non seulement
on-respect du contrat par entrepreneur mais tromperie
sur la qualité de la marchandise du fait du fournisseur.
Dans ce deuxiéme cas, c'est-a-dire si le marché est
muet, le SDQ doit préciser comment on entendra prou-
ver la qualité
10
Le point devra d'ailleurs normalement avoir 6 traité
dans le (ou les) PQ et il ne s’agira alors que d'une
confirmation. Sinan, ce sera un ajout a faire aux PQ.
G.7.2 « En batiment, lorsque 'exécution se fait selon
une technologie non traditionnelie, c'est-a-dire pour
laquelle il n'existe pas de DTU ni de norme, la qualité
des produits proprement de batiment est spécifiée
dans lAvis Technique et la preuve de la conformité &
ces spécifications peut étre apportée par une certifica-
tion de suivi et marquage délivrée par le CSTB ou par
tun des autres moyens énumérés au 7.1. ci-contre. Il en
est de méme mutatis mutandis pour les produits de
genie civil utlisés et leurs agréments ministérels,
G.7.3 « Dans notre cas des marchés publics, les
maitres d'ouvrage et entrepreneurs ne peuvent écarter
les matériaux et produits qui montrent des pertor-
mances équivalentes & celles requises ou qui sont
pourvus de certificats étrangers de conformité & des
ormnes étrangeres reconnues équivalentes.
Il est trop tot pour dire comment se fera application
pratique, mais il semble clair que le mattre d’ouvrage
peut accepter de son plein gré 'équivalence et la men-
tionnera au SDQ, si elle ne figure pas déja dans les
DPM,
En batiment, sil s'agit de produits innovants, !équiva-
lence entre agréments nationaux est régiée aujourd'hui
par la confirmation des agréments techniques de
TUEA\c = demain 'agrément européen sera la preuve
valable dans toute la CEE de l'aptitude a 'emploi
G.7.4 - Le cas des marchés dont les spécifications
sont performancielles n'est pas traité ici. Mais on peut
signaler qu'un descriptit performanciel doit s'accompa-
gner de énoncé du mode de preuve des perfor-
mances et que, dans ce cas, le probleme de la qualité
des ouvrages et des composants est réglé par les
DPM.
Pour la qualité des matériaux, le cas n'est pas different
du cas du descripti traditionnel
G.7.5 - Par ailleurs, il a 616 noté dans l'introduction que
les fournisseurs de composants devraient étre invites A
V'élaboration du SOQANNEXES
EXEMPLES DE LISTE DE POINTS CRITIQUES (PC) ET DE POINTS D’ARRET (PA)
OPERATION DE CONSTRUCTION DE LOGEMENTS COLLECTIFS
PC PA
Réception de tous matériaux et fournitures (1)
Fondations superticielles :
- vétification de la conformité du fond de foulle avec les prévisions du projet (rappelées au SDQ)
- vérification du positionnement correct des armatures x
Fondations profondes :
- pieux d'essais, si prévus : exécutions, résultats - x
pieux battus : prendre note de la conformité du battage avec les prévisions du SOQ x ou x
~fondations forées : verification de la conformité du fond de fouille aux prévisions du projet x
- résultats satisfaisants de essai acoustique des pieux moulés, x
verification du positionnement des armatures dans les fondations profondes x
Intertace fondations-structure :
- verification de la bonne réalisation du béton des propreté en fond de rigole x @)
- verification de la cote des tétes de pieux a la cote, x @)
Structure porteuse :
= vériication de I'exactitude des implantations et tracés x
- BA verification de l'exactitude des coftrages réservations (état, position, verticalité) x
- vérification de l'exactitude du positionnement des armatures (dans les 3 dimensions)
* ouvrage courant x
* ouvrage délicat ou exceptionnel x
- résultats satisfaisants des cubes envoyés au labo x
- examen du nettoyage des coftrages x
=relevé de la température de Fair - indication des adjuvants. @)
Magonnerie +
- vétitication de la réalisation du coupe-capillarité des murs. x
- vérification de exactitude des tracés (bleu). x
verification de la bonne exécution : verticalité, planéité, épaisseur des joints,
Interface béton-magonnerie/menuiserie :
- vérification du respect des tolérances sur les baies “ x
- vérification du respect des tolérances sur des fixations en attente de facades x
Menuiserie :
= Vérification de Vexécution correcte des joints avec le gros cauvre. x
- verification des précautions de protection. x
Interface magonnerie/étanchéité +
- véritication état des supports avant pose a'étancheité x
Etanchéité
= relevé de la température extérieure @)
Interface magonnerie/toiture
- vérification des arases, cote, planéité x
Toiture :
- bonne exécution pour la premire fois d'un point singulier (relevés, noues, etc.) x
- bonne exécution pour la premiere fois du positionnement de lisolant, du pare-vapeur x
Interface maconnerie/installation :
- verification des réservations x
Installation +
- verification du respect des prescriptions principales des DTU... x
= résultats des essais avant mise en service x
1 Mentions dans le carnet de suivi de la qualité reconnue.
2 Pour les deux entreprises ou équipes.
3- Mention au carnet,
"1CHANTIER DE CONSTRUCTION D’UN OUVRAGE D’ART
Exemple de points critiques et de points d’arrét pour OA type PS-DA PS-DP
PC PA
0. Matériaux, Fournitures, Composants
NB : la non-conformité est un critere de refus
a) Béton
1. verification de la formule x
2. épreuve de la convenance x
8, conditions différentes de l'étude ou de la convenance (formule et bétonnage, °C) x
b) Aciers (BA et BP)
1. identification x
¢) Composants (corniches, joints, etc.)
1. identitication x
1- Implantation géométrique de Pouvrage, des fouilles x
Fondations
a) Fondations superficielles
1. conformité des fonds de fouille x
2. position des armatures x
b) Fondations profondes
1. fondations battues (métal) : non conformité/étude x
2. pieux forés :
non conformité de cote foration x
betonnage du pieu x
W1-- Elévations
1. implantation x
2. verification cotfrage et armatures x
3. bétonnage - x
IV - Mise en place des systémes d’appui
1. véritication des bossages x
2. identification des systémes d'appui x
3. mise en place définitve des systémes d'appui x
V- Tablier
1. verification des appuis des ouvrages provisoires x
a) tablier en BA
1. vérfication des coffrages et des armatures . x
2, épreuve de contrdle de béton frais - x
3, prélevements d'éprouvettes de béton x
4. traitement de surface du tablier (cure et texture) en fonction de I'étancheéité x
b) Tablier en BP
vérification du cottrage et des armatures et des systémes de précontrainte . x
épreuve de contidle de béton frais,
prélévements d'éprowvettes de béton
traitement de surface du tablier (cure et texture en fonction de 'étanchéité
verification des épreuves de béton avant mise en précontrainte
mise en précontrainte (anomalie sur un élément) x
verifications avant injaction x
injection (anomalie d'injection) x
VI- Etanchéité
1. téception du support par entreprise d'étancheité x
Vi - Equipements (garde-corps, joints, barriéres)
1. identification des composants. x
2. réception des supports. x
VIII - Epreuves. x
eNogRens
12
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