TD Mathématiques
TD Mathématiques
L3 — 2021
Jérôme Dubois
[email protected]
3 Probabilités élémentaires 19
3.1 Expérience aléatoire et notion de probabilité . . . . . . . . . . . . 19
3.2 Exemples de calcul de probabilité d’un événement . . . . . . . . 20
4 Sujets d’examens 24
4.1 Examen 1ère session 2019 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.2 Examen 2d session 2019 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.3 Examen 1ère session 2020 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.4 Examen 2d session 2020 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
1
1 Questions de proportionnalité
1.1 Fonctions linéaires
Une fonction définie sur un ensemble I ⊂ R est un procédé qui à tout réel
x ∈ I fait correspondre un unique y = f (x). On note
f : I → R, x 7→ y = f (x).
f (x) = ax
2
1. Si v 6= 0, alors l’équation ux + vy = w est équivalente à y = − uv x + wv
et on retrouve dans ce cas la forme de l’équation d’une droite y = ax + b
non parallèle à l’axe des ordonnées. On observera que sa pente vaut − uv .
2. Si v = 0, alors u 6= 0 et l’équation ux + vy = w est équivalente à x = w u.
On retrouve ici l’équation d’une droite parallèle à l’axe des ordonnées et
passant par le point de coordonnées (w/u, 0).
Méthode pratique
3
Exemple : Le système à deux équations et deux inconnues suivant :
x1 + x2 = 0
(D)
2x1 − x2 = 0
est représenté géométriquement par deux droites vectorielles dans le plan R2 , voir
Fig. (1)
x2
2
2x1 − x2 = 0
b
x1
−1 1 2
−2 x1 + x2 = 0
Le système (D) admet pour unique solution (0, 0), point d’intersection des deux
droites.
Une question naturelle peut se poser : étant donnée une droite d’équation
ax + by = c, avec a, b, c des nombres entiers, cette droite contient-elle des points
dont les deux coordonnées sont des entiers. La réponse nécessite de faire un peu
d’arithmétique que nous rappelons ci-dessous.
1. Rappelons le théorème d’arithmétique suivant :
Théorème : Soient a, b ∈ Z deux entiers non tous les deux nuls. Notons 1
d = pgcd(a, b). Soit c ∈ Z. L’équation (dite diophantienne) ax + by = c admet
une solution x, y ∈ Z si, et seulement si, d divise c.
Remarque : Si l’on interprète le théorème d’un autre point de vue on se rend
compte qu’il permet de déterminer les points à coordonnées entières sur la
droite du plan d’équation ax + by = c.
2. Solution de l’équation homogène ax + by = 0.
L’équation ax + by = 0 admet une infinité de solutions données par :
b a
x = ℓ ; y = −ℓ ℓ ∈ Z
d d
1. Le pgcd(a, b) de a et b est le plus grand diviseur commun des entiers a et b. Lorsque ces
deux nombres n’ont pas de facteurs premiers communs, alors pgcd(a, b) = 1 et ont dit que a
et b sont premiers entre eux.
4
3. Solution de l’équation ax + by = c.
Si d divise c, alors l’équation ax + by = c possède une infinité de solutions
données par :
b a
x = xp + ℓ ; y = yp − ℓ ℓ ∈ Z,
d d
où (xp , yp ) est une solution particulière de ax + by = c (obtenue par exemple
en appliquant le théorème de Bézout).
4. Interprétation géométrique. On se place dans le plan R2 . Un point (x, y) ∈ R2
est dit point entier si ses coordonnées x, y sont entières. Associons à a, b, c ∈ Z
la droite
D(a, b, c) = {(ξ, ζ) ∈ R2 | aξ + bζ = c} ⊂ R2 .
L’ensemble des solutions (x, y) ∈ Z2 de l’équation diophantienne ax + by = c
s’identifie à l’ensemble des points entiers de la droite D(a, b, c).
b b
3 b b b b b b
2x − 2y = 1
b b
2 b b b b b b
b b
1 b b b b b b
x + 2y = 2
b b b b b b b b
−2 −1 1 2 3 4 5
b b
−1 b b b b b b
x + 2y = 0
b b
−2 b b b b b b
1.3 Proportionnalité
Dans son livre Nombre, mesure et continu, Jean Dhombres explique que l’“une des
premières démarches de nature mathématique est certainement celle de comparer entre
elles des choses de même espèce, de faire des rapports au sens courant du terme, donc
de vouloir mesurer des grandeurs.”
On notera qu’une théorie des proportions est développée par Euclide dans ces
Eléments vers 300 av. J.C.
a c
On appelle proportion l’égalité de deux rapports 2 = avec a, b, c, d des
b d
nombres réels tels que b 6= 0, d 6= 0. Notons que deux nombres déterminent
2. Observons qu’une fraction n’est pas à proprement parler un simple rapport mais une
5
un rapport, parler de proportionnalité c’est chercher à comparer deux rapports
entre eux, donc au moins quatre nombres.
Exemples :
1. Le périmètre d’un carré est proportionnel à la longueur de son côté et le
coefficient de proportionnalité est égal à 4.
2. Le périmètre d’un cercle est proportionnel à son rayon et le coefficient de
proportionnalité est égal à 2π.
Une droite du plan peut être définie par une infinité d’équations différentes
de la forme ax + by + c = 0. Deux équations ax + by + c = 0 et a′ x + b′ y + c′ = 0
définissent la même droite si, et seulement si les triplets (a, b, c) et (a′ , b′ , c′ )
sont proportionnels c’est-à-dire si, et seulement si (lorsque les rapports sont
bien définis),
a′ b′ c′
= = .
a b c
6
Théorème 1 (Thalès) Soit ABC un triangle quelconque.
(a) Si on se donne deux points B ′ et C ′ sur les droites (AB) et (AC) de sorte
que la droite (B ′ C ′ ) soit parallèle à la droite (BC), alors on a les égalités
suivantes :
AB ′ AC ′ B′C ′
= = .
AB AC BC
(b) Réciproquement, supposons donnés des points B ′ et C ′ appartenant respec-
tivement aux segments [AB] et [AC]. Si l’égalité algébrique :
AB ′ AC ′
=
AB AC
est vraie, alors les droites (BC) et (B ′ C ′ ) sont parallèles.
C′
B′
C
B
Remarques
(a) Le théorème de Thalès installe une équivalence entre deux notions l’une
géométrique, le parallélisme, et l’autre numérique, la proportionnalité : les
longueurs des côtés du triangle ABC sont proportionnelles, respectivement,
à celles des côtés du triangle AB ′ C ′ . C’est en particulier du théorème
de Thalès que découle la caractérisation de la proportionnalité, comme
représentée graphiquement, dans un repère, par une droite passant par
l’origine de ce repère.
(b) Sous l’hypothèse du Théorème de Thalès, on dispose également d’autres
égalités. Ainsi en tire-t-on :
B′B C ′ C AB AB ′ AB ′ AC ′
= , = , ′ = ′ ,...
AB AC AC AC B B
′ CC
(c) Le théorème de Thalès fournit encore des égalités dans les configurations
suivantes. Soient D1 , D2 et D3 trois droites parallèles coupant deux droites
∆ et ∆′ respectivement en A et A′ pour D1 , en B et B ′ pour D2 et en C
et C ′ pour D3 , voir Fig. 4.
On a alors les égalités suivantes :
AB A′ B ′ AB A′ B ′
= ′ ′, = ′ ′ , etc . . .
AC A C BC BC
7
A
A
B C B
C’
B’
B′ C′ A’
A ′ C
(d) Le théorème de Thalès, dans son sens direct (première assertion du Théo-
rème 1), permet de déduire certaines proportions dès que l’on connaı̂t un
certain parallélisme. Toujours le sens direct (et non la réciproque) permet
également par contraposée, de démontrer que les droites (ou segments)
concernés ne sont pas parallèles quand il n’y a pas l’égalité de certains rap-
ports. Sa réciproque permet en outre de déduire un parallélisme dès que
l’on connaı̂t l’égalité de certains rapports.
L K
F G
8
(a) Utilisons la réciproque du Théorème de Thalès pour démontrer que les
droites (LK) et (F G) sont parallèles. Observons que
EL 6 5 5 EK
= = = = ,
EG 4, 8 4 4 EF
ce qui permet de conclure grâce à la réciproque du Théorème de Thalès
que (LK) et (F G) sont parallèles.
Calculons LK. On a
EK 5
LK = F G · = 6, 4 · = 8.
EF 4
(b) Les points E, G, I d’une part et E, F, J d’autre part sont alignés dans le
même ordre. Les droites (GI) et (F J) sont sécantes en E. On a
EG 4, 8 8 EF 4 5
= = et = = ,
EI 10, 2 7 EJ 9, 6 12
ceci montre que EG EI
6= EF
EJ
. Par conséquent, les droites (IJ) et (F G) ne
sont pas parallèles en contraposant le Théorème de Thalès.
C′
B′
Comme les droites (BC) et (B ′ C ′ ) sont parallèles, les deux triangles ABC et
AB ′ C ′ ont les mêmes angles, ils ne sont cependant pas isométriques. Néanmoins,
le théorème de Thalès assure que :
AB ′ AC ′ B′C ′
= = .
AB AC BC
Les critères de similitude usuels montrent que, dès que deux triangles ont les
mêmes triplets d’angle, on retrouve ces égalités, et que, inversement, si ces
égalités sont vraies, les deux triangles considérés ont les mêmes triplets d’angles.
On dit que ABC et DEF sont deux triangles semblables sommet à sommet
si on a les égalités suivantes : Ab = D,
b B b=E b et C b = Fb .
9
Soit ABC est un triangle rectangle en C. On note respectivement α et β les
angles en A et B dans ce triangle. Comme la somme des angles d’un triangle est
égale à π, on a α + β = π/2, les angles α et β sont donc aigus. De plus, d’après
la propriété de caractérisation des similitudes pour les triangles rectangles, si
A′ B ′ C ′ est un triangle rectangle en C ′ tel que C\ \ alors ABC
′ A′ B ′ = α = CAB,
B
C′
β
α
′
A β
B′
α
A C
AC A′ C ′ BC B′C ′ BC B′C ′
= ′ ′, = ′ ′ et = ′ ′.
AB A B BA BA AC AC
Ces trois quantités ne dépendent donc que de l’angle α et la connaissance de
celui-ci suffit à les déterminer grâce aux valeurs des fonctions trigonométriques :
AC côté adjacent
cos(α) = = , (1)
AB hypoténuse
BC côté opposé
sin(α) = = , (2)
AB hypoténuse
AC côté opposé
tan(α) = = . (3)
AB côté adjacent
sin(α)
Observons qu’en particulier tan(α) = cos(α)
.
10
(b) Les angles α et β étant supplémentaires et puisque le côté adjacent à α est
le côté opposé à β et vice-versa, on a
π
cos(α) = sin(β) = sin −α ,
2
et π
sin(α) = cos(β) = cos −α .
2
Ainsi,
1 1
tan(α) = = π
.
tan(β) tan 2 − α
(c) Valeurs remarquables des fonctions trigonométriques.
angle cos sin tan
0 √1 0 √0
π/6 = 30◦ √3/2 √1/2 3/2
π/4 = 45◦ 2/2 √2/2 √1
π/3 = 60◦ 1/2 3/2 3
π/2 = 90◦ 0 1 non défini
(d) Pour connaitre la mesure d’un angle connaissant la valeur de l’une des fonc-
tions trigonométrique, on peut utiliser une calculatrice.
Solution :
11
(a) Pour calculer la vitesse moyenne il est nécessaire de convertir 3h09min en
heures. Sachant que 1h est égale à 60min, on a 3h09 = 3,15 h. La vitesse
347
moyenne du train est ≃ 110, 16 km/h.
3, 15
(b) On modélise les trajets des deux trains par deux équations permettant de
calculer la distance entre le train et Paris. La distance du premier train,
partant de Paris, avec Paris vaut d1 = 102 × t où t désigne le temps de
parcours. La distance du deuxième train, en direction de Paris, avec Paris
vaut d2 = 347 − 123 × t où t désigne le temps de parcours. Les deux trains
se croisent lorsque d1 = d2 c’est-à-dire lorsque 102 × t = 347 − 123 × t d’où
l’on déduit que t doit vérifier l’équation :
225 × t = 347,
347
c’est-à-dire : t = ≃ 1, 542.
225
347
Par conséquent, les trains se croisent à la distance 102 × ≃ 157, 31 km
225
et 1,542 h après leur départ soit à 9h33.
(c) La différence avec le cas précédent tient au fait que les deux trains ne
partent pas à la même heure. On commence donc par calculer la durée
5 1
entre les deux départs, elle vaut 1h05 soit 1 + 60 = 1 + 12 = 1, 0833 h.
On note t le temps de parcours du premier train, avec cette notation, la
distance du premier train, partant de Paris, avec Paris vaut
d1 = 96 × t.
12
(c) Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcourt aller-retour ?
(c) On fait encore une fois de même que précédemment, on calcule la durée
totale du parcourt aller-retour, cette quantité vaut :
ℓ ℓ 9ℓ
+ = ,
16 20 80
de plus la distance totale du parcourt est 3ℓ. Par conséquent la vitesse
moyenne (en km/h) sur le parcourt aller vaut :
3ℓ 80
v3 = 9ℓ
= ≃ 26, 6 km/h.
80
3
13
(a) Le débit Q1 du robinet d’eau chaude, exprimé en l/s, du robinet d’eau
chaude se calcule grâce à la formule :
V 150 3×5 5
Q1 = = = = ≃ 0, 132 l/s à 10−3 l/s près.
T1 1140 2 × 3 × 19 38
(b) De même on calcule le débit Q2 du robinet d’eau froide, exprimé en l/s,
l’aide de la formule :
V 150 3×5 5
Q2 = = = 3 = ≃ 0, 208 l/s à 10−3 l/s près.
T2 720 2 × 32 24
(c) Le débit total des deux robinets utilisés simultanément est
5 5 155
Q = Q1 + Q2 = + = ≃ 0, 34 l/s.
38 24 456
Le temps nécessaire pour remplir la baignoire est donc :
V 150 150 × 456
T = = 155 = ≃ 441, 3s ≃ 7min21s.
T 456
155
Un autre exemple : Un bassin est alimenté par deux fontaines ayant chacune
un débit constant. Utilisée seule la première fontaine remplit le bassin en 9
heures. La seconde, utilisée seule, le remplit en 7 heures.
(a) Combien de temps faut-il pour remplir le bassin en utilisant simultanément
les deux fontaines ?
(b) Si on laisse couler la première fontaine pendant 4 heures et la seconde
pendant 3 heures, la quantité d’eau recueillie dans le bassin est de 550
litres.
i. Quelle est la capacité totale du bassin ?
ii. Calculer en litres par heure, le débit de chacune des deux fontaines.
Solution :
(a) On sait que la première fontaine remplit 1/9 de la capacité totale du bassin
en 1 heure. Pendant la même durée de 1 heure, la seconde remplit 1/7 de la
capacité totale du bassin. Si on utilise les deux fontaines en même temps,
alors en 1 heure, elles remplissent
1 1 16
+ = du bassin.
9 7 63
63
Pour remplir la totalité du bassin, il faut donc 16
heures. Exprimons cette
quantité en heures, minutes et secondes :
63
≃ 3, 9375h = 3h56min15s.
16
(b) i. Soit V le volume total du bassin que l’on exprimera en litres. Le débit
de la première fontaine est V /9 litres/heure. Le débit de la seconde V /7
litres/heure. Par hypothèse, on a
V V
4× +3× = 550.
9 7
Ce qui donne :
V V 55
550 = 4 × +3× = V.
9 7 63
En conclusion,
63
V = 550 × = 630 litres.
55
14
ii. Le débit de la première fontaine est donc : 630
9
= 70 litres/heure. Le
débit de la seconde est : 630
7
= 90 litres/heure.
Exemple :
(a) On bénéficie d’une réduction de 7% sur le prix d’un article à 107e, quel
est le prix de l’article après réduction ?
(b) Un article coûte 143e et va subir une hausse de 12%. Quel est le prix
final de l’article ?
(c) On bénéficie d’une réduction de 6% sur le prix d’un article à 123e, sur
le solde on bénéficie d’une seconde réduction de 4%. Quel est le prix de
l’article après réductions et quel est le taux global de réduction ?
Solution :
(a) Le prix est 107 × 0, 93 = 99, 51e.
(b) Le prix est 143 × 1, 12 = 160, 16e.
(c) Le taux global de réduction n’est pas 6%+4%=10% ! Le prix après
réductions successives est (P × 0, 94) × 0, 96 = P × 0, 9024 soit une
réduction de 9,76%. Le prix final est donc : 123 × 0, 9024 = 110, 9952e.
15
2 Eléments de statistiques descriptives
La statistique a pour objet de traiter, d’analyser et d’interpréter des données
afin de répondre à une foule de questions.
Exemple n°1 : on peut s’intéresser aux notes obtenues lors d’un examen d’un
groupe de 15 étudiants : 10, 12, 13, 8, 7, 15, 6, 7, 20, 12, 11, 8, 2, 7, 10. La
population est ici l’ensemble des étudiants, un individu est l’un des étudiants
du groupe et le caractère est la note obtenue. On note souvent la série statis-
tique sous la forme d’une suite : (xi )i=1,...,15 où xi représente la note du i-ème
étudiant : x1 = 10, x2 = 12, . . ., x15 = 10.
N
1 X
M= · xi .
N i=1
16
Exemple n°3 : on reprend les notes obtenues lors d’un examen d’un
groupe de 15 étudiants : 10, 12, 13, 8, 7, 15, 6, 7, 20, 12, 11, 8, 2, 7,
10. La moyenne se calcule par la formule :
10 + 12 + 13 + 8 + 7 + 15 + 6 + 7 + 20 + 12 + 11 + 8 + 2 + 7 + 10
M= = 9, 87.
15
Exemple n°4 : Un examen est composé de trois épreuve ayant des cœf-
ficients différents : la première épreuve a pour cœfficient 4, la deuxième
épreuve a pour cœfficient 2, la troisième épreuve a pour cœfficient 6. Si
les notes obtenues aux épreuves sont respectivement 12, 7 et 14, alors la
moyenne est égale à
4 × 12 + 2 × 7 + 6 × 14
M= = 12, 2.
4+2+6
x1 6 x2 6 . . . 6 xN −1 6 xN .
17
Exemple n°1 : on reprend les notes obtenues lors d’un examen d’un
groupe de 15 étudiants : 10, 12, 13, 8, 7, 15, 6, 7, 20, 12, 11, 8, 2, 7,
10. On ordonne les valeurs par ordre croissant :
2 6 6 6 7 6 7 6 7 6 8 6 8 6 10 6 10 6 11 6 12 6 12 6 13 6 15 6 20.
Exemple n°2 : on reprend les notes obtenues lors d’un examen d’un
groupe de 14 étudiants : 12, 13, 8, 7, 15, 6, 7, 20, 12, 11, 8, 2, 7, 10.
On ordonne les valeurs par ordre croissant :
2 6 6 6 7 6 7 6 7 6 8 6 8 6 10 6 11 6 12 6 12 6 13 6 15 6 20.
M = f1 · x1 + . . . + fN · xN .
18
3 Probabilités élémentaires
3.1 Expérience aléatoire et notion de probabilité
Une expérience est dite aléatoire lorsque son résultat n’est pas connu à
l’avance avec certitude. Un événement est un ensemble de résultats possibles.
On parle d’événement élémentaire lorsqu’il n’y a qu’un résultat possible.
A un événement donné E est associé son contraire, souvent noté E, qui est
l’événement qui se réalise lorsque l’événement E ne se réalise pas.
Quand une expérience aléatoire est répétée un très grand nombre de fois,
la fréquence relative d’apparition d’un événement aléatoire se rapproche d’une
valeur particulière appelée probabilité de cet événement. La probabilité d’un
événement représente les chances qu’il se réalise.
Exemple n°1 : Dans le lancer du dé à six faces, la probabilité d’obtenir 1 est de
1/6.
Exemple n°2 : Considérons un sac contenant 10 billes de trois couleurs différentes.
On suppose qu’il y a 2 billes blanches, 3 billes rouges et 5 billes noires. La
probabilité de l’événement “tirer une bille blanche” est 2/10 = 0,2, la probabi-
lité de l’événement “tirer une bille rouge” est 3/10 = 0,3 et la probabilité de
l’événement “tirer une bille noire” est 5/10 = 0,5.
19
E et de celle de son contraire E est égale à 1. Ainsi, la probabilité de
l’événement contraire E est égale à p(E) = 1 − p(E).
Solution :
(a) A chaque question, en répondant au hasard, il y a une chance sur
trois de donner la bonne réponse. Etant donné que les questions sont
indépendantes les unes des autres, la probabilité est le produit des pro-
babilités de chacun des événements. Ainsi, la probabilité que toutes
les réponses soient justes en répondant au hasard est :
1 1 1 1 1 1
× × × = 4 = .
3 3 3 3 3 81
20
De la même manière, on note HH pour dire que deux jours successifs sont
humides et HS pour dire qu’un jour humide succède à un jour sec. On a
par hypothèse p(HH) = 23 et p(HH) + p(HS) = 1. Donc p(HS) = 13 .
Si on suppose qu’aujourd’hui il fait sec et qu’après-demain il fera humide,
il n’y a que deux possibilités sur les trois jours : SSH et SHH. On a :
5 1 5
p(SSH) = p(SS) × p(SH) = × = .
6 6 36
1 2 2 1
p(SHH) = p(SH) × p(HH) = × = = .
6 3 18 9
Au final, la probabilité que le temps soit humide après-demain sachant
que le temps est sec aujourd’hui est :
5 1 9 1
p(SSH) + p(SHH) = + = = .
36 9 36 4
3. On lance simultanément deux dés cubiques dont les faces sont numérotées
de 1 à 6. A l’issue du lancer on calcule la somme des deux numéros ob-
tenus. La probabilité d’obtenir un résultat pair est-elle égale à celle d’ob-
tenir un nombre impair ?
21
Solution : On note N le nombre total de billes dans le sac. On sait que
le nombre de billes noires est N − 11 et la probabilité de tirer une bille
noire est p = N N
−11
= 1 − 11
N . Si cette probabilité vaut p = 0, 3125, alors
11
= 1 − 0, 3125 = 0, 6875,
N
d’où
11
N= = 16.
0, 6875
5. On lance un dé pipé à six faces numérotées 1 à 6. La probabilité d’obtenir
une face numérotée i est proportionnelle à i :
p(2) p(3) p(4) p(5) p(6)
p(1) = = = = = .
2 3 4 5 6
Quelle est la probabilité d’obtenir un multiple de 3 ?
de plus
p(1) + p(2) + p(3) + p(4) + p(5) + p(6) = 1.
Il en résulte que
1 = p + 2p + 3p + 4p + 5p + 6p = 21p,
1
de sorte que p = 21 .
Les seuls multiples de 3 sont 3 et 6, la probabilité d’obtenir un multiple
de 3 est donc :
9 3
p(3) + p(6) = 3p + 6p = 9p = = .
21 7
6. On lance trois fois de suite une pièce de monnaie truquée. On suppose
que la probabilité d’obtenir “face” est p(F ) = 0, 45. Quelle est la pro-
babilité d’obtenir au moins une fois “face” lors d’un lancer trois fois de
suite ?
L’événement E obtenir au moins une fois “face” lors des trois lancers
successif a pour événement contraire E obtenir trois fois de suite “pile”.
Calculons p(E), on a
Par conséquent,
22
7. On lance un dé équilibré à six faces. Est-il plus avantageux de parier pour
qu’au moins un 6 sorte sur une série de 4 lancers d’un seul dé ou bien
pour qu’au moins un double 6 sorte sur une série de 24 lancers de deux
dés ?
3524
p(F ) = 1 − p(F ) = 1 − ≃ 0, 4914.
3624
Il est donc plus avantageux de parier sur le premier jeu plutôt que sur le
second.
23
4 Sujets d’examens
4.1 Examen 1ère session 2019
Exercice n°1
Un bassin est alimenté par deux fontaines ayant chacune un débit constant.
Utilisée seule la première fontaine remplit le bassin en 8 heures. Utilisée seule,
la seconde le remplit en 10 heures.
1. Combien de temps (exprimé en heures, minutes, secondes) faut-il pour
remplir le bassin en utilisant simultanément les deux fontaines ?
2. Si on laisse couler la première fontaine pendant 5 heures et la seconde
pendant 3 heures, la quantité d’eau recueillie dans le bassin est de 1850
litres.
(a) Calculer, en litres, la capacité totale du bassin.
(b) Calculer, en litres par heure, le débit de chacune des deux fontaines.
Solution
1. En une heure, la première fontaine permet de remplir 1/8 du bassin et
la seconde fontaine permet de remplir 1/10 du bassin. Par conséquent en
une heure, les deux fontaines permettent de remplir
1 1 18 9
+ = = du bassin.
8 10 80 40
Par conséquent, il faut donc 40/9 ≃ 4, 444 heures pour remplir la totalité
du bassin en utilisant simultanément les deux fontaines.
On convertit 4, 444 heures en heures, minutes, secondes sachant que 1
heure vaut 60 minutes et que 1 minute vaut 60 secondes : 4, 444 heures
valent 4 heures, 26 minutes et 38 secondes (en effet 0, 444h = 0, 444 · 60 =
26, 64min = 26min38sec).
2. Si on laisse couler la première fontaine pendant 5 heures et la seconde
pendant 3 heures, la quantité d’eau recueillie dans le bassin est de 1850
litres.
(a) Soit V le volume total du bassin que l’on exprimera en litres. Le débit
de la première fontaine est V /8 litres/heure. Le débit de la seconde
V /10 litres/heure. Par hypothèse, on a
V V
5× +3× = 1850.
8 10
Ce qui donne :
V V 74 37
1850 = 5 × +3× = V = V.
8 10 80 40
En conclusion,
40
V = 1850 × = 2000 litres.
37
24
(b) Le débit de la première fontaine est donc 2000/8 = 250 litres/heure
et le débit de la seconde fontaine est 2000/10 = 200 litres/heure.
Exercice n°2
L’expérience aléatoire que l’on considère dans cet exercice consiste à lancer
quatre fois de suite une pièce de monnaie truquée.
On suppose que la probabilité d’obtenir “face” avec cette pièce truquée est
p(F ) = 3/10.
1. Quelle est la probabilité d’obtenir “pile” avec cette pièce truquée ?
2. Définir l’événement contraire de l’événement “obtenir au moins une fois
“face” lors d’une série de lancers quatre fois de suite”.
3. Quelle est la probabilité d’obtenir au moins une fois “face” lors d’une
série de lancers quatre fois de suite ?
Solution
1. L’événement P obtenir “pile” est l’événement contraire de F obtenir
“face”. Ainsi :
3 7
p(P ) = p(F ) = 1 − p(F ) = 1 − = .
10 10
2. L’événement contraire de l’événement “obtenir au moins une fois “face”
lors d’une série de lancers quatre fois de suite” est l’événement “ne pas
obtenir au moins une fois “face” lors d’une série de lancers quatre fois
de suite”, autrement dit il s’agit de l’événement “obtenir “pile” lors de
chacun des lancers quatre fois de suite”.
En conclusion, l’événement contraire de l’événement “obtenir au moins
une fois “face” lors d’une série de lancers quatre fois de suite” est l’événement
“obtenir “pile” quatre fois de suite”.
3. Notons E l’événement “obtenir “pile” quatre fois de suite”, puisque les
lancers sont indépendants les uns des autres, on a
74
p(E) = p(P )4 = ≃ 0, 2401.
104
En conséquence, la probabilité d’obtenir au moins une fois “face” lors
d’une série de lancers quatre fois de suite vaut :
25
4.2 Examen 2d session 2019
Exercice n°1
Un cycliste parcours un même trajet aller-retour sans s’arrêter. Sa vitesse en
montée est de 20 km/h, celle en descente est de 35 km/h. L’aller se compose de
deux descentes de même longueur séparées par une montée dont la longueur est
deux fois plus courte que celle de la descente.
1. Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcours aller ?
2. Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcours retour ?
3. Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcours aller-retour ?
26
Exercice n°2
Un sac contient des billes indiscernables au toucher : 16 billes sont rouges et les
autres noires. On tire une bille au hasard. La probabilité de tirer une bille noire
vaut 0,2.
1. Combien le sac contient-il de billes ?
2. Calculer la probabilité de tirer une bille rouge.
Exercice n°3
On considère la série statistique (xi )i=1,...,16 suivante :
2 6 3 6 5 6 5 6 5 6 5 6 8 6 9 6 9 6 10 6 12 6 12 6 12 6 18 6 23 6 23.
27
3. Par définition la médiane d’une série statistique est un nombre m tel que
la moitié (au moins) des valeurs du caractère sont inférieures ou égales
à m et la moitié (au moins) des valeurs du caractère sont supérieures ou
égales à m.
Ici le nombre de valeurs de la série statistique étant 16 = 2 × 8, on sait
que la médiane m de la série statistique est la moyenne des 8ème et 9ème
valeurs de la série classée par ordre croissant. Dans notre cas ces deux
valeurs sont toutes les deux égales à 9, donc la médiane m vaut 9.
Une urne contient des boules indiscernables au toucher : 14 boules sont rouges
et les autres noires. On tire une boule au hasard et on fait l’hypothèse que la
probabilité de tirer une boule noire vaut 0,3.
1. Combien le sac contient-il de boules ?
2. Calculer la probabilité de tirer une boule rouge.
3. Combien de boules noires doit-on ajouter au minimum dans l’urne avant
le tirage pour que la probabilité d’obtenir une boule noire à l’issue d’un
tirage soit supérieure ou égale à 0,4 ?
Exercice n°3 — Problème issu des annales du concours de professeur des écoles.
28
est inférieure de 6 km à celle parcourue quotidiennement lors de la descente. Le
batelier met au total un jour de plus pour remonter que pour descendre. On
considère qu’il descend à vitesse constante et qu’il remonte à vitesse constante.
1. Exprimer en fonction de n, la distance (exprimée en kilomètres) parcou-
rue quotidiennement pendant la descente puis la distance (exprimée en
kilomètres) parcourue quotidiennement pendant la remontée.
120 120
2. A l’aide de la question précédente, démontrer que = − 6.
n+1 n
3. Déduire de la question précédente que 120n = (120 − 6n) · (n + 1) puis
que n · (n + 1) = 20.
4. En déduire la, ou les valeurs possibles, pour n puis interpréter ce résultat.
1. Un prix subit une baisse de 30% puis le nouveau prix subit une hausse
de 50%. Calculer le pourcentage de hausse du prix final par rapport au
prix initial.
Application numérique : donner le prix final, si l’on suppose que le prix
initial était de 59e.
2. Arthur a acheté un article bénéficiant d’une réduction de 30% et a ainsi
économisé 48e. Calculer le prix initial de l’article acheté par Arthur.
3. Un randonneur marche pendant 12 km à 6 km/h puis il marche pendant
12 km à 4 km/h. Calculer sa vitesse moyenne sur toute la distance de sa
randonnée.
Une urne contient des boules indiscernables au toucher : 10 boules sont rouges
et les autres noires. On tire une boule au hasard et on fait l’hypothèse que la
probabilité de tirer une boule noire vaut 0,25.
1. Calculer la probabilité de tirer une boule rouge.
2. Combien le sac contient-il de boules ?
3. Combien de boules rouges doit-on ajouter au minimum dans l’urne avant
le tirage pour que la probabilité d’obtenir une boule noire à l’issue d’un
tirage au hasard d’une boule soit inférieure ou égale à 0,1 ?
29
Exercice n°3 — Problème issu des annales du concours de professeur des écoles.
30