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TD Mathématiques

Ce document présente divers sujets liés aux mathématiques, notamment la proportionnalité, les statistiques descriptives, les probabilités élémentaires et des sujets d'examens. Il contient de nombreuses informations sur ces thèmes mathématiques.

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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Mathématiques pluridisciplinaires

L3 — 2021
Jérôme Dubois
[email protected]

Table des matières


1 Questions de proportionnalité 2
1.1 Fonctions linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Equations de droite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Proportionnalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Quelques situations de proportionnalité . . . . . . . . . . . . . . 6

2 Eléments de statistiques descriptives 16


2.1 Effectifs, fréquence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.2 Moyenne et médiane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3 Probabilités élémentaires 19
3.1 Expérience aléatoire et notion de probabilité . . . . . . . . . . . . 19
3.2 Exemples de calcul de probabilité d’un événement . . . . . . . . 20

4 Sujets d’examens 24
4.1 Examen 1ère session 2019 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.2 Examen 2d session 2019 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.3 Examen 1ère session 2020 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.4 Examen 2d session 2020 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

1
1 Questions de proportionnalité
1.1 Fonctions linéaires
Une fonction définie sur un ensemble I ⊂ R est un procédé qui à tout réel
x ∈ I fait correspondre un unique y = f (x). On note

f : I → R, x 7→ y = f (x).

La courbe représentant la fonction f est l’ensemble des points du plan de


coordonnées (x, f (x)).
On dit que la fonction f est linéaire lorsqu’elle s’écrit :

f (x) = ax

pour un certain réel a. La représentation graphique de la fonction y = f (x) = ax


est une droite passant par l’origine. Le réel a s’appelle la pente de la droite
d’équation y = ax.
Observons que :
1. Si a = 0, alors y = f (x) = ax = 0, donc le graphe est confondu avec l’axe
des abscisses.
2. Si a > 0, alors la fonction f (x) = ax est croissante.
3. Si a < 0, alors la fonction f (x) = ax est décroissante.

1.2 Equations de droite


Rappelons qu’une droite du plan est entièrement définie par deux points
distincts. Notons d une droite représentée dans le plan rapporté à un repère
orthonormé (O, x, y).
1. Si d est parallèle avec l’axe des ordonnées (O, y), alors tous les points de
d ont la même abscisse. Il existe un nombre β tel que x = β. Le point
M = (x, y) appartient à la droite d si, et seulement si, x = β (et y est
quelconque). Lorsque β = 0, la droite d est confondue avec l’axe des
ordonnées.
2. Si d est parallèle avec l’axe des abscisses (O, x), alors tous les points de d
ont la même ordonnée. Il existe donc un nombre réel α tel que y = α. Le
point M = (x, y) appartient à la droite d si, et seulement si, y = α (et x
est quelconque). Lorsque α = 0, la droite d est confondue avec l’axe des
abscisses.
3. Si d n’est parallèle à aucun des deux axes, alors il existe deux réels a, b
non nuls tels que le point M = (x, y) appartient à la droite d si, et seule-
ment si, y = ax+ b. L’équation y = ax+ b est l’équation de la droite d. Le
nombre a s’appelle le coefficient directeur de la droite d et le coefficient
b est le coefficient constante c’est-à-dire l’ordonnée à l’origine.

On retiendra que l’équation générale d’une droite est une expression de la


forme : ux + vy = w où u, v, w sont trois nombres réels avec u, v non si-
multanément nuls. On rencontre aussi l’équation d’une droite sous la forme :
ax + by + c = 0 avec a, b, c des nombres réels.

2
1. Si v 6= 0, alors l’équation ux + vy = w est équivalente à y = − uv x + wv
et on retrouve dans ce cas la forme de l’équation d’une droite y = ax + b
non parallèle à l’axe des ordonnées. On observera que sa pente vaut − uv .
2. Si v = 0, alors u 6= 0 et l’équation ux + vy = w est équivalente à x = w u.
On retrouve ici l’équation d’une droite parallèle à l’axe des ordonnées et
passant par le point de coordonnées (w/u, 0).

Méthode pratique

1. Tracer la droite d’équation donnée. Par exemple pour la droite d’équation


y = ax + b, avec a 6= 0, il suffit de tracer la droite passant par les points
de coordonnées (0, b) et (1, a + b) ou (−b/a, 0)
2. Trouver l’équation d’une droite passant par deux points donnés.
3. Trouver l’équation d’une droite de pente donnée passant par un point
donné.

Droites parallèles, droites sécantes

Deux droites d et d′ d’équations respectives y = ax + b et y = a′ x + b′


sont parallèles si, et seulement si, elles ont la même pente c’est-à-dire si, et
seulement si, a = a′ . Dans le cas contraire,
 les droites sont
 sécantes et leur point
b − b′ b − b′
d’intersection a pour coordonnées ,a +b .
a′ − a a′ − a
Exemples :
1. Les droites d’équations x + 2y = 3 et 2x + 4y = 6 sont-elles parallèles ou
sécantes ? Dans le cas où elles sont sécantes préciser les coordonnées du
point d’intersection.
2. Les droites d’équations x + 2y = 3 et x + 4y = 5 sont-elles parallèles ou
sécantes ? Dans le cas où elles sont sécantes préciser les coordonnées du
point d’intersection.
3. Les droites d’équations 3x + 2y = 3 et 2x + y = 1 sont-elles parallèles ou
sécantes ? Dans le cas où elles sont sécantes préciser les coordonnées du
point d’intersection.

Résolution graphique d’un système d’équations linéaires

La résolution d’un système de deux équations (linéaires) à deux inconnues


(x, y) : 
u1 x + v1 y = w1
u2 x + v2 y = w2
revient à se demander si les droites d’équations u1 x+v1 y = w1 et u2 x+v2 y = w2
sont (ou non) sécantes.
Le système possède une unique solution (a, b) si, et seulement si, les droites
d’équations u1 x + v1 y = w1 et u2 x + v2 y = w2 sont sécantes au point de co-
ordonnées (a, b). Dans le cas contraire les droites sont parallèles. La résolution
d’un tel système peut donc se faire de manière graphique en représentant les
deux droites dans le plan.

3
Exemple : Le système à deux équations et deux inconnues suivant :

x1 + x2 = 0
(D)
2x1 − x2 = 0

est représenté géométriquement par deux droites vectorielles dans le plan R2 , voir
Fig. (1)
x2

2
2x1 − x2 = 0

b
x1
−1 1 2

−2 x1 + x2 = 0

Figure 1 – Représentation graphique du système (D).

Le système (D) admet pour unique solution (0, 0), point d’intersection des deux
droites.

Points entiers appartenants à une droite donnée

Une question naturelle peut se poser : étant donnée une droite d’équation
ax + by = c, avec a, b, c des nombres entiers, cette droite contient-elle des points
dont les deux coordonnées sont des entiers. La réponse nécessite de faire un peu
d’arithmétique que nous rappelons ci-dessous.
1. Rappelons le théorème d’arithmétique suivant :
Théorème : Soient a, b ∈ Z deux entiers non tous les deux nuls. Notons 1
d = pgcd(a, b). Soit c ∈ Z. L’équation (dite diophantienne) ax + by = c admet
une solution x, y ∈ Z si, et seulement si, d divise c.
Remarque : Si l’on interprète le théorème d’un autre point de vue on se rend
compte qu’il permet de déterminer les points à coordonnées entières sur la
droite du plan d’équation ax + by = c.
2. Solution de l’équation homogène ax + by = 0.
L’équation ax + by = 0 admet une infinité de solutions données par :
b a
x = ℓ ; y = −ℓ ℓ ∈ Z
d d

1. Le pgcd(a, b) de a et b est le plus grand diviseur commun des entiers a et b. Lorsque ces
deux nombres n’ont pas de facteurs premiers communs, alors pgcd(a, b) = 1 et ont dit que a
et b sont premiers entre eux.

4
3. Solution de l’équation ax + by = c.
Si d divise c, alors l’équation ax + by = c possède une infinité de solutions
données par :
b a
x = xp + ℓ ; y = yp − ℓ ℓ ∈ Z,
d d
où (xp , yp ) est une solution particulière de ax + by = c (obtenue par exemple
en appliquant le théorème de Bézout).
4. Interprétation géométrique. On se place dans le plan R2 . Un point (x, y) ∈ R2
est dit point entier si ses coordonnées x, y sont entières. Associons à a, b, c ∈ Z
la droite
D(a, b, c) = {(ξ, ζ) ∈ R2 | aξ + bζ = c} ⊂ R2 .
L’ensemble des solutions (x, y) ∈ Z2 de l’équation diophantienne ax + by = c
s’identifie à l’ensemble des points entiers de la droite D(a, b, c).

b b
3 b b b b b b

2x − 2y = 1
b b
2 b b b b b b

b b
1 b b b b b b

x + 2y = 2
b b b b b b b b

−2 −1 1 2 3 4 5
b b
−1 b b b b b b

x + 2y = 0
b b
−2 b b b b b b

Figure 2 – Points à coordonnées entières

D’après le corollaire précédent et ses conséquences, deux cas seulement sont


possibles : soit la droite D(a, b, c) ne contient aucun point entier (c’est le cas
de la droite D(2, −2, 1) de la Fig. 2) ; soit la droite D(a, b, c) contient une
infinité de points entiers (c’est le cas des droites D(1, 2, 0) et D(1, 2, 2) de la
Fig. 2).

1.3 Proportionnalité
Dans son livre Nombre, mesure et continu, Jean Dhombres explique que l’“une des
premières démarches de nature mathématique est certainement celle de comparer entre
elles des choses de même espèce, de faire des rapports au sens courant du terme, donc
de vouloir mesurer des grandeurs.”
On notera qu’une théorie des proportions est développée par Euclide dans ces
Eléments vers 300 av. J.C.
a c
On appelle proportion l’égalité de deux rapports 2 = avec a, b, c, d des
b d
nombres réels tels que b 6= 0, d 6= 0. Notons que deux nombres déterminent
2. Observons qu’une fraction n’est pas à proprement parler un simple rapport mais une

5
un rapport, parler de proportionnalité c’est chercher à comparer deux rapports
entre eux, donc au moins quatre nombres.

Exemples :
1. Le périmètre d’un carré est proportionnel à la longueur de son côté et le
coefficient de proportionnalité est égal à 4.
2. Le périmètre d’un cercle est proportionnel à son rayon et le coefficient de
proportionnalité est égal à 2π.

Propriété fondamentale : Pour que les quatre nombres non nuls a, b, c, d


a c
forment la même proportion = , il faut et il suffit que ad = bc.
b d
On retiendra que les égalités
a c a b d c b d
= ; = ; = ; =
b d c d b a a c
sont équivalentes à la seule égalité ad = bc.

Transformations d’une proportion : on a les égalités suivantes


a c a+c a−c
= = = ,
b d b+d b−d
a b a+b a−b
= = = .
c d c+d c−d
Ces égalités se démontrent à partir de l’égalité ad = bc.

Interprétation via les fonctions linéaires : Deux suites de nombres réels


(non nuls) (x1 , x2 , . . . , xn ) et (y1 , y2 , . . . , yn ) sont proportionnelles s’il existe une
quantité k ∈ R∗ telle que : yi = kxi pour tout i = 1, . . . , n.
Le coefficient k s’appelle le coefficient de proportionnalité et on a k = xyii
pour tout i = 1, . . . , n.
Les deux suites (x1 , x2 , . . . , xn ) et (y1 , y2 , . . . , yn ) sont reliées par la fonction
linéaire f : x 7→ kx. On a effectivement yi = f (xi ) quel que soit i = 1, . . . , n.

Une droite du plan peut être définie par une infinité d’équations différentes
de la forme ax + by + c = 0. Deux équations ax + by + c = 0 et a′ x + b′ y + c′ = 0
définissent la même droite si, et seulement si les triplets (a, b, c) et (a′ , b′ , c′ )
sont proportionnels c’est-à-dire si, et seulement si (lorsque les rapports sont
bien définis),
a′ b′ c′
= = .
a b c

1.4 Quelques situations de proportionnalité


1. Proportionnalité en géométrie : le théorème de Thalès.
famille de rapports tous égaux. Une fraction est donc une classe d’équivalence de rapports.
1 2 5
On a ainsi : = = = . . ..
2 4 10

6
Théorème 1 (Thalès) Soit ABC un triangle quelconque.
(a) Si on se donne deux points B ′ et C ′ sur les droites (AB) et (AC) de sorte
que la droite (B ′ C ′ ) soit parallèle à la droite (BC), alors on a les égalités
suivantes :
AB ′ AC ′ B′C ′
= = .
AB AC BC
(b) Réciproquement, supposons donnés des points B ′ et C ′ appartenant respec-
tivement aux segments [AB] et [AC]. Si l’égalité algébrique :

AB ′ AC ′
=
AB AC
est vraie, alors les droites (BC) et (B ′ C ′ ) sont parallèles.

C′
B′

C
B

Figure 3 – Illustration du Théorème de Thalès

Remarques
(a) Le théorème de Thalès installe une équivalence entre deux notions l’une
géométrique, le parallélisme, et l’autre numérique, la proportionnalité : les
longueurs des côtés du triangle ABC sont proportionnelles, respectivement,
à celles des côtés du triangle AB ′ C ′ . C’est en particulier du théorème
de Thalès que découle la caractérisation de la proportionnalité, comme
représentée graphiquement, dans un repère, par une droite passant par
l’origine de ce repère.
(b) Sous l’hypothèse du Théorème de Thalès, on dispose également d’autres
égalités. Ainsi en tire-t-on :

B′B C ′ C AB AB ′ AB ′ AC ′
= , = , ′ = ′ ,...
AB AC AC AC B B
′ CC
(c) Le théorème de Thalès fournit encore des égalités dans les configurations
suivantes. Soient D1 , D2 et D3 trois droites parallèles coupant deux droites
∆ et ∆′ respectivement en A et A′ pour D1 , en B et B ′ pour D2 et en C
et C ′ pour D3 , voir Fig. 4.
On a alors les égalités suivantes :

AB A′ B ′ AB A′ B ′
= ′ ′, = ′ ′ , etc . . .
AC A C BC BC

7
A
A
B C B
C’
B’
B′ C′ A’
A ′ C

Figure 4 – Application du Théorème de Thalès

(d) Le théorème de Thalès, dans son sens direct (première assertion du Théo-
rème 1), permet de déduire certaines proportions dès que l’on connaı̂t un
certain parallélisme. Toujours le sens direct (et non la réciproque) permet
également par contraposée, de démontrer que les droites (ou segments)
concernés ne sont pas parallèles quand il n’y a pas l’égalité de certains rap-
ports. Sa réciproque permet en outre de déduire un parallélisme dès que
l’on connaı̂t l’égalité de certains rapports.

Exemple : On se place dans la situation géométrique décrite par la Fig. 5 :


les points L, E, G sont alignés, comme les points F, E, K. On suppose que
LE = 6cm, KE = 5cm, EF = 4cm, EG = 4, 8cm et F G = 6, 4cm.

L K

F G

Figure 5 – Situation géométrique

(a) Démontrer que les droites (LK) et (F G) sont parallèles. En déduire la


longueur du segment [LK].
(b) Soit I le point de la demi-droite [EG) tel que EI = 10, 2cm et J le point
de la demi-droite [EF ) tel que EJ = 9, 6cm. Les droites (IJ) et (F G)
sont-elles parallèles ?
Solution :

8
(a) Utilisons la réciproque du Théorème de Thalès pour démontrer que les
droites (LK) et (F G) sont parallèles. Observons que
EL 6 5 5 EK
= = = = ,
EG 4, 8 4 4 EF
ce qui permet de conclure grâce à la réciproque du Théorème de Thalès
que (LK) et (F G) sont parallèles.
Calculons LK. On a
EK 5
LK = F G · = 6, 4 · = 8.
EF 4
(b) Les points E, G, I d’une part et E, F, J d’autre part sont alignés dans le
même ordre. Les droites (GI) et (F J) sont sécantes en E. On a
EG 4, 8 8 EF 4 5
= = et = = ,
EI 10, 2 7 EJ 9, 6 12
ceci montre que EG EI
6= EF
EJ
. Par conséquent, les droites (IJ) et (F G) ne
sont pas parallèles en contraposant le Théorème de Thalès.

2. Proportionnalité et fonctions trigonométriques.


On sait que la seule donnée des longueurs des trois côtés permet de connaı̂tre
complètement un triangle d’après les critères d’isométrie des triangles. On sait
aussi que la connaissance de deux angles et d’un côté entre ceux-ci, ou bien
deux côtés et de l’angle entre eux détermine complètement le triangle. Se pose
alors naturellement la question de savoir ce qu’il en est si l’on connaı̂t les
trois angles d’un triangle. Une réponse partielle, est donnée par le théorème
de Thalès. Soit en effet ABC un triangle, et soit (B ′ C ′ ) une droite parallèle à
(BC) avec B ′ ∈ (AB) et C ′ ∈ (AC), cf. Fig. 6.

C′
B′

Figure 6 – Théorème de Thalès et triangles semblables

Comme les droites (BC) et (B ′ C ′ ) sont parallèles, les deux triangles ABC et
AB ′ C ′ ont les mêmes angles, ils ne sont cependant pas isométriques. Néanmoins,
le théorème de Thalès assure que :
AB ′ AC ′ B′C ′
= = .
AB AC BC
Les critères de similitude usuels montrent que, dès que deux triangles ont les
mêmes triplets d’angle, on retrouve ces égalités, et que, inversement, si ces
égalités sont vraies, les deux triangles considérés ont les mêmes triplets d’angles.
On dit que ABC et DEF sont deux triangles semblables sommet à sommet
si on a les égalités suivantes : Ab = D,
b B b=E b et C b = Fb .

9
Soit ABC est un triangle rectangle en C. On note respectivement α et β les
angles en A et B dans ce triangle. Comme la somme des angles d’un triangle est
égale à π, on a α + β = π/2, les angles α et β sont donc aigus. De plus, d’après
la propriété de caractérisation des similitudes pour les triangles rectangles, si
A′ B ′ C ′ est un triangle rectangle en C ′ tel que C\ \ alors ABC
′ A′ B ′ = α = CAB,

et A′ B ′ C ′ sont semblables sommet à sommet. Observons que sur la Fig. 7, les

B
C′
β

α

A β
B′

α
A C

Figure 7 – Définition des fonctions trigonométriques

triangles ABC et A′ B ′ C ′ sont semblables sommet à sommet, on a donc en


particulier les égalités :

AC A′ C ′ BC B′C ′ BC B′C ′
= ′ ′, = ′ ′ et = ′ ′.
AB A B BA BA AC AC
Ces trois quantités ne dépendent donc que de l’angle α et la connaissance de
celui-ci suffit à les déterminer grâce aux valeurs des fonctions trigonométriques :
AC côté adjacent
cos(α) = = , (1)
AB hypoténuse
BC côté opposé
sin(α) = = , (2)
AB hypoténuse
AC côté opposé
tan(α) = = . (3)
AB côté adjacent
sin(α)
Observons qu’en particulier tan(α) = cos(α)
.

Propriétés remarquables des fonctions trigonométriques


(a) Grâce au Théorème de Pythagore, quel que soit α, on a :

cos2 (α) + sin2 (α) = 1. (4)

10
(b) Les angles α et β étant supplémentaires et puisque le côté adjacent à α est
le côté opposé à β et vice-versa, on a
π 
cos(α) = sin(β) = sin −α ,
2
et π 
sin(α) = cos(β) = cos −α .
2
Ainsi,
1 1
tan(α) = = π
.
tan(β) tan 2 − α
(c) Valeurs remarquables des fonctions trigonométriques.
angle cos sin tan
0 √1 0 √0
π/6 = 30◦ √3/2 √1/2 3/2
π/4 = 45◦ 2/2 √2/2 √1
π/3 = 60◦ 1/2 3/2 3
π/2 = 90◦ 0 1 non défini
(d) Pour connaitre la mesure d’un angle connaissant la valeur de l’une des fonc-
tions trigonométrique, on peut utiliser une calculatrice.

3. Echelle d’un plan. La notion d’échelle exprime une relation de proportionna-


lité existant entre les distances repérées sur un plan ou une carte et les distances
1
réelles. Si 1 cm sur la carte représente 2 km alors l’échelle de la carte est 200000
car 2 km = 200000 cm. Le coefficient qui permet d’obtenir la distance réelle à
partir de celle de la carte est 200000 c’est-à-dire il faudra multiplier par 200000
la distance précisée sur la carte pour obtenir la distance réelle. Au contraire,
si l’on connait la distance réelle, pour obtenir la distance sur la carte il faudra
diviser par 200000.

4. Vitesse moyenne. La distance parcourue par un objet se déplaçant à la vi-


tesse moyenne de v km/h est proportionnelle à sa durée de parcours : si t est
le temps de parcours mesuré en heures, alors la distance, mesurée en km, par-
courue est d = v · t.

Problème de train : La distance qui sépare Paris de Clermont-Ferrand en train


est 347 km.
(a) Sachant qu’un train met 3h09 pour parcourir le trajet Paris–Clermont-
Ferrand, quelle est la vitesse moyenne de ce train ?
(b) Un train partant de Paris en direction de Clermont-Ferrand à 8h00 roule
à la vitesse moyenne de 102 km/h, un autre train partant de Clermont-
Ferrand en direction de Paris également à 8h00 roule à la vitesse moyenne
de 123 km/h. A quelle heure et à quelle distance de Paris les deux trains
vont-ils se croiser ?
(c) Un train partant de Paris en direction de Clermont-Ferrand à 8h07 roule à
la vitesse moyenne de 96 km/h, un autre train partant de Clermont-Ferrand
en direction de Paris à 9h12 roule à la vitesse moyenne de 115 km/h. A
quelle heure et à quelle distance de Paris les deux trains vont-ils se croiser ?

Solution :

11
(a) Pour calculer la vitesse moyenne il est nécessaire de convertir 3h09min en
heures. Sachant que 1h est égale à 60min, on a 3h09 = 3,15 h. La vitesse
347
moyenne du train est ≃ 110, 16 km/h.
3, 15
(b) On modélise les trajets des deux trains par deux équations permettant de
calculer la distance entre le train et Paris. La distance du premier train,
partant de Paris, avec Paris vaut d1 = 102 × t où t désigne le temps de
parcours. La distance du deuxième train, en direction de Paris, avec Paris
vaut d2 = 347 − 123 × t où t désigne le temps de parcours. Les deux trains
se croisent lorsque d1 = d2 c’est-à-dire lorsque 102 × t = 347 − 123 × t d’où
l’on déduit que t doit vérifier l’équation :

225 × t = 347,
347
c’est-à-dire : t = ≃ 1, 542.
225
347
Par conséquent, les trains se croisent à la distance 102 × ≃ 157, 31 km
225
et 1,542 h après leur départ soit à 9h33.
(c) La différence avec le cas précédent tient au fait que les deux trains ne
partent pas à la même heure. On commence donc par calculer la durée
5 1
entre les deux départs, elle vaut 1h05 soit 1 + 60 = 1 + 12 = 1, 0833 h.
On note t le temps de parcours du premier train, avec cette notation, la
distance du premier train, partant de Paris, avec Paris vaut

d1 = 96 × t.

La distance du deuxième train, en direction de Paris, avec Paris vaut


  
1
d2 = 347 − 115 × t − 1 +
12

puisque ce dernier part avec un “retard” de 1h05.


Les deux trains se croisent lorsque d1 = d2 c’est-à-dire lorsque
  
1
96 × t = 347 − 115 × t − 1 + ,
12

cette équation est équivalente à


 
1 347 × 12 + 115 × 13 5659
211 × t = 347 + 115 × 1 + = = ,
12 12 12
5659
donc t = 12×211 ≃ 2, 235.
Par conséquent, les trains se croisent à la distance
5659
96 × ≃ 214, 56 km
12 × 211
de Paris et 2h14 après le départ du premier train soit à 10h21.

Un autre exemple : Un cycliste parcourt un même trajet aller-retour sans


s’arrêter. Sa vitesse en montée est de 20 km/h, celle en descente est de 40
km/h. L’aller se compose d’une montée et d’une descente dont la longueur est
deux fois plus courte que celle de la montée.
(a) Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcourt aller ?
(b) Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcourt retour ?

12
(c) Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcourt aller-retour ?

Solution : On désigne par ℓ la longueur de la montée de l’aller. D’après les


hypothèses, ℓ/2 est donc la longueur de la descente de l’aller.
(a) La longueur de l’aller vaut donc ℓ + 2ℓ = 3ℓ2
. Calculons la durée (exprimée
en heures) t du parcourt aller. Comme la vitesse est de 20 km/h en montée
et 40 km/h en descente, on a

ℓ 5ℓ ℓ
t= + 2 = = .
20 40 80 16
Par conséquent la vitesse moyenne (en km/h) sur le parcourt aller vaut :
3ℓ
2 48
v1 = ℓ
= = 24 km/h.
16
2

(b) On fait de même que précédemment, on calcule la durée du parcourt retour,


cette quantité vaut :

2 ℓ ℓ
+ = .
20 40 20
Par conséquent la vitesse moyenne (en km/h) sur le parcourt aller vaut :
3ℓ
2 60
v2 = ℓ
= = 30 km/h.
20
2

(c) On fait encore une fois de même que précédemment, on calcule la durée
totale du parcourt aller-retour, cette quantité vaut :
ℓ ℓ 9ℓ
+ = ,
16 20 80
de plus la distance totale du parcourt est 3ℓ. Par conséquent la vitesse
moyenne (en km/h) sur le parcourt aller vaut :
3ℓ 80
v3 = 9ℓ
= ≃ 26, 6 km/h.
80
3

5. Débit. Le débit permet de mesurer un volume (ou une quantité de matière)


par unité de temps. Autrement dit, si Q désigne le débit d’une rivière, mesuré
en m3 /s, et si t est la durée considérée, mesurée en secondes, alors le volume
d’eau, mesuré en m3 , est égal à v = Q · t.

Problème de baignoire : Considérons une baignoire de 150 l alimentée par deux


robinets indépendants, l’un fournissant l’eau chaude et l’autre l’eau froide.
Supposons que si l’on ouvre que le robinet d’eau chaude, la baignoire vide
se remplisse en 19 minutes, alors que 12 minutes suffisent pour la remplir en
ouvrant seulement le robinet d’eau froide.
(a) Calculer le débit, en l/s, du robinet d’eau chaude.
(b) Calculer le débit, en l/s, du robinet d’eau froide.
(c) Combien faudra-t-il de temps pour remplir cette baignoire vide si l’on fait
couler simultanément les deux robinets ?

Solution : On note V = 150 l le volume total de la baignoire. La durée de rem-


plissage de la baignoire à l’aide du robinet d’eau chaude est de T1 = 19 min =
19 × 60 = 1140 s, la durée de remplissage de la baignoire à l’aide du robinet
d’eau froide est de T2 = 12 min = 12 × 60 = 720 s

13
(a) Le débit Q1 du robinet d’eau chaude, exprimé en l/s, du robinet d’eau
chaude se calcule grâce à la formule :
V 150 3×5 5
Q1 = = = = ≃ 0, 132 l/s à 10−3 l/s près.
T1 1140 2 × 3 × 19 38
(b) De même on calcule le débit Q2 du robinet d’eau froide, exprimé en l/s,
l’aide de la formule :
V 150 3×5 5
Q2 = = = 3 = ≃ 0, 208 l/s à 10−3 l/s près.
T2 720 2 × 32 24
(c) Le débit total des deux robinets utilisés simultanément est
5 5 155
Q = Q1 + Q2 = + = ≃ 0, 34 l/s.
38 24 456
Le temps nécessaire pour remplir la baignoire est donc :
V 150 150 × 456
T = = 155 = ≃ 441, 3s ≃ 7min21s.
T 456
155

Un autre exemple : Un bassin est alimenté par deux fontaines ayant chacune
un débit constant. Utilisée seule la première fontaine remplit le bassin en 9
heures. La seconde, utilisée seule, le remplit en 7 heures.
(a) Combien de temps faut-il pour remplir le bassin en utilisant simultanément
les deux fontaines ?
(b) Si on laisse couler la première fontaine pendant 4 heures et la seconde
pendant 3 heures, la quantité d’eau recueillie dans le bassin est de 550
litres.
i. Quelle est la capacité totale du bassin ?
ii. Calculer en litres par heure, le débit de chacune des deux fontaines.

Solution :
(a) On sait que la première fontaine remplit 1/9 de la capacité totale du bassin
en 1 heure. Pendant la même durée de 1 heure, la seconde remplit 1/7 de la
capacité totale du bassin. Si on utilise les deux fontaines en même temps,
alors en 1 heure, elles remplissent
1 1 16
+ = du bassin.
9 7 63
63
Pour remplir la totalité du bassin, il faut donc 16
heures. Exprimons cette
quantité en heures, minutes et secondes :
63
≃ 3, 9375h = 3h56min15s.
16
(b) i. Soit V le volume total du bassin que l’on exprimera en litres. Le débit
de la première fontaine est V /9 litres/heure. Le débit de la seconde V /7
litres/heure. Par hypothèse, on a
V V
4× +3× = 550.
9 7
Ce qui donne :
V V 55
550 = 4 × +3× = V.
9 7 63
En conclusion,
63
V = 550 × = 630 litres.
55

14
ii. Le débit de la première fontaine est donc : 630
9
= 70 litres/heure. Le
débit de la seconde est : 630
7
= 90 litres/heure.

6. Problème de double proportionnalité.


Il arrive souvent que l’on utilise simultanément deux proportions pour tra-
duire une situation donnée. On parle alors de double proportionnalité. Voici
un exemple.
Exemple : Le baril de pétrole vaut 52$ le baril. On se demande que vaut le prix
d’un litre de pétrole en euros sachant que qu’un baril de pétrole vaut 170 litres
et que 1$ vaut 0,811e.
Solution : on regroupe les données sous la forme de deux proportions :
— Comme 1$ vaut 0,811e, 52$ valent 52 × 0, 811 = 42, 172e.
— Le baril de pétrole vaut 52$ soit 42, 172e, ainsi 170 litres de pétrole valent
42, 172e.
42, 172
— Il reste à diviser par 170 : 1 litre de pétrole vaut = 0, 248e.
170
7. Pourcentages. Dire qu’un nombre a vaut t% du nombre b signifie que :
t
a= · b,
100
autrement dit que les rapports ab et 100
t
sont les mêmes.

— Variations en pourcentage : On retiendra qu’augmenter un nombre de t%


t
c’est le multiplier par 1+ 100 ; diminuer un nombre de t% c’est le multiplier
t
par 1 − 100 .

Exemple :
(a) On bénéficie d’une réduction de 7% sur le prix d’un article à 107e, quel
est le prix de l’article après réduction ?
(b) Un article coûte 143e et va subir une hausse de 12%. Quel est le prix
final de l’article ?
(c) On bénéficie d’une réduction de 6% sur le prix d’un article à 123e, sur
le solde on bénéficie d’une seconde réduction de 4%. Quel est le prix de
l’article après réductions et quel est le taux global de réduction ?
Solution :
(a) Le prix est 107 × 0, 93 = 99, 51e.
(b) Le prix est 143 × 1, 12 = 160, 16e.
(c) Le taux global de réduction n’est pas 6%+4%=10% ! Le prix après
réductions successives est (P × 0, 94) × 0, 96 = P × 0, 9024 soit une
réduction de 9,76%. Le prix final est donc : 123 × 0, 9024 = 110, 9952e.

— Taux d’évolution : Une quantité Q(x) varie de t% lorsqu’on a l’égalité :


t Q(finale) − Q(initiale)
= .
100 Q(initiale)
Lorque t est positif, il s’agit d’une augmentation, si au contraire t est
négatif, il s’agit d’une diminution.
Exemple : si le prix du litre d’essence passe de 1,45e à 1,53e, alors le taux
d’évolution est positif et vaut
1, 53 − 1, 45
≃ 5, 52%.
1, 45

15
2 Eléments de statistiques descriptives
La statistique a pour objet de traiter, d’analyser et d’interpréter des données
afin de répondre à une foule de questions.

2.1 Effectifs, fréquence


En statistique, on appelle population l’ensemble qui fait l’objet de l’étude.
Un individu est un élément de cette population. On parle de caractère ou de
variable la propriété de la population étudiée.

Exemple n°1 : on peut s’intéresser aux notes obtenues lors d’un examen d’un
groupe de 15 étudiants : 10, 12, 13, 8, 7, 15, 6, 7, 20, 12, 11, 8, 2, 7, 10. La
population est ici l’ensemble des étudiants, un individu est l’un des étudiants
du groupe et le caractère est la note obtenue. On note souvent la série statis-
tique sous la forme d’une suite : (xi )i=1,...,15 où xi représente la note du i-ème
étudiant : x1 = 10, x2 = 12, . . ., x15 = 10.

Exemple n°2 : on peut s’intéresser à la répartition des groupes sanguins de la


population française. Ici le caractère n’est pas une quantité numérique mais un
élément de l’ensemble {A, B, O, AB}.

L’effectif représente le nombre d’éléments de la population, la fréquence


d’un caractère donné est le nombre d’individus ayant ce caractère donné. Dans
l’exemple n°1, la fréquence de la note 7 est 3, celui des notes 8, 10 et 12 est 2,
la fréquence des autres notes est 1. Souvent on exprime aussi la fréquence en
pourcentage, c’est-à-dire sous la forme du rapport du nombre d’individus ayant
le caractère donné par le nombre total d’individus de la population considérée.
Deux valeurs d’une série statistique numérique (xi )i=1,...,n sont particulières :
le maximum des valeurs de l’effectif noté max {xi | i = 1, . . . , n} et le minimum
des valeurs de l’effectif noté min {xi | i = 1, . . . , n}. Dans l’exemple n°1, le maxi-
mum est 20, le minimum est 2.
Le mode d’une série statistique est la valeur de la variable dont la fréquence
est la plus grande. Dans l’exemple n°1, le mode est égal à 7. Dans l’exemple n°2,
le mode est le groupe sanguin A.

2.2 Moyenne et médiane


1. La moyenne. La moyenne d’une série statistique (quantitative) est le
quotient de la somme de toutes les valeurs par l’effectif total. Ainsi, la
moyenne est le mode théorique que prendrait le caractère pour chaque
individu de la population de telle sorte que la somme totale des valeurs
soit la même.
La moyenne de la série statistique (xi )i=1,...,N se calcule par la formule :

N
1 X
M= · xi .
N i=1

16
Exemple n°3 : on reprend les notes obtenues lors d’un examen d’un
groupe de 15 étudiants : 10, 12, 13, 8, 7, 15, 6, 7, 20, 12, 11, 8, 2, 7,
10. La moyenne se calcule par la formule :
10 + 12 + 13 + 8 + 7 + 15 + 6 + 7 + 20 + 12 + 11 + 8 + 2 + 7 + 10
M= = 9, 87.
15

Parfois on a besoin de pondérer les valeurs d’une série statistique, par


exemple le cœfficient de l’épreuve pour laquelle on a la note xi . On parle
alors de moyenne pondérée. Soit la série statistique (xi )i=1,...,N dans la-
quelle la valeur xi est affectée du poids pi , la moyenne pondérée se calcule
par la formule :
N
1 X
M = PN · pi · xi .
i=1 pi i=1

Exemple n°4 : Un examen est composé de trois épreuve ayant des cœf-
ficients différents : la première épreuve a pour cœfficient 4, la deuxième
épreuve a pour cœfficient 2, la troisième épreuve a pour cœfficient 6. Si
les notes obtenues aux épreuves sont respectivement 12, 7 et 14, alors la
moyenne est égale à
4 × 12 + 2 × 7 + 6 × 14
M= = 12, 2.
4+2+6

2. La médiane. La médiane d’une série statistique (quantitative) est un


nombre m tel que la moitié (au moins) des valeurs du caractère sont
inférieures ou égales à m et la moitié (au moins) des valeurs du caractère
sont supérieures ou égales à m. La médiane consiste donc à partager la
population en deux populations de même effectif : un groupe dans lequel
les valeurs prises par le caractère sont inférieures ou égales à m et un
groupe dans lequel les valeurs prises par le caractère sont supérieures ou
égales à m. On observera qu’il y a donc une ambiguı̈té dans la définition
de la médiane, cette dernière pouvant prendre plusieurs valeurs possibles
si la série statistique considérée possède un nombre pair d’individu.

En pratique pour déterminer la médiane d’une population (xi )i=1,...,N on


commence par écrire les valeurs des individus par ordre croissant :

x1 6 x2 6 . . . 6 xN −1 6 xN .

Deux cas se présentent :


(a) Si l’effectif N est un nombre impair de la forme 2k−1, alors la médiane
m est égale à la valeur xk c’est-à-dire la kième valeur de la série
ordonné.
(b) Si l’effectif N est un nombre pair de la forme 2k, alors toutes les
valeurs comprises entre xk et xk+1 partage la population en deux
populations de même effectif. Par convention, la médiane est alors
x +x
m = k 2 k+1 .

17
Exemple n°1 : on reprend les notes obtenues lors d’un examen d’un
groupe de 15 étudiants : 10, 12, 13, 8, 7, 15, 6, 7, 20, 12, 11, 8, 2, 7,
10. On ordonne les valeurs par ordre croissant :

2 6 6 6 7 6 7 6 7 6 8 6 8 6 10 6 10 6 11 6 12 6 12 6 13 6 15 6 20.

L’effectif étant composé de 15 = 2 × 8 − 1 individus, la médiane est la


valeur du 8ième élément de la liste des valeurs classées par ordre crois-
sant, c’est donc : 10.

Exemple n°2 : on reprend les notes obtenues lors d’un examen d’un
groupe de 14 étudiants : 12, 13, 8, 7, 15, 6, 7, 20, 12, 11, 8, 2, 7, 10.
On ordonne les valeurs par ordre croissant :

2 6 6 6 7 6 7 6 7 6 8 6 8 6 10 6 11 6 12 6 12 6 13 6 15 6 20.

L’effectif étant composé de 14 = 2 × 7 individus, la médiane est la


moyenne des valeurs des 7ième et 8ième éléments de la liste des valeurs
8 + 10
classées par ordre croissant, c’est donc : = 9.
2
3. Propriétés de la moyenne et calcul.
(a) Linéarité de la moyenne.
i. Si on augmente (ou diminue) chaque valeur du caractère d’un
même nombre a, alors la moyenne est augmentée (ou diminuée)
de a.
ii. Si on multiplie (ou divise) chaque valeur du caractère d’un même
nombre non nul b, alors la moyenne est multipliée (ou divisée)
par b.
(b) Calcul de la moyenne en utilisant les fréquences. Considérons la série
statistique (xi )i=1,...,N et supposons que la fréquence associée à chaque
modalité xi est fi = nNi . La moyenne est égale à

M = f1 · x1 + . . . + fN · xN .

(c) Utilisation des moyenne partielles. Si on partage la série statistique


(xi )i=1,...,N en deux sous-séries d’effectifs N1 et N2 (avec N = N1 +
N2 ) dont les moyennes valent M1 et M2 , alors la moyenne de la série
initiale vaut
N1 · M 1 + N2 · M 2
M= .
N

18
3 Probabilités élémentaires
3.1 Expérience aléatoire et notion de probabilité
Une expérience est dite aléatoire lorsque son résultat n’est pas connu à
l’avance avec certitude. Un événement est un ensemble de résultats possibles.
On parle d’événement élémentaire lorsqu’il n’y a qu’un résultat possible.

Exemple n°1 : Si on lance un dé à six faces numérotées : 1, 2, 3, 4, 5, 6, alors les


résultats possibles d’un lancer sont : 1, 2, 3, 4, 5, 6. On peut définir l’événement
“obtenir un nombre pair”. Cet événement est composé de trois résultats pos-
sibles : 2,4,6.

A un événement donné E est associé son contraire, souvent noté E, qui est
l’événement qui se réalise lorsque l’événement E ne se réalise pas.

Exemple n°1 : l’événement contraire de l’événement “obtenir 1” est l’événement


“obtenir 2,3,4,5,6”. l’événement contraire de l’événement “obtenir un nombre
pair” est l’événement “obtenir un nombre impair”.

Un événement est impossible lorsqu’il ne peut pas se produire. Deux événements


sont incompatibles s’ils ne peuvent se réaliser en même temps.

Exemple n°1 : l’événement “obtenir 1” et l’événement “obtenir un nombre pair”


sont incompatibles.

Quand une expérience aléatoire est répétée un très grand nombre de fois,
la fréquence relative d’apparition d’un événement aléatoire se rapproche d’une
valeur particulière appelée probabilité de cet événement. La probabilité d’un
événement représente les chances qu’il se réalise.

Exemple n°1 : Dans le lancer du dé à six faces, la probabilité d’obtenir 1 est de
1/6.
Exemple n°2 : Considérons un sac contenant 10 billes de trois couleurs différentes.
On suppose qu’il y a 2 billes blanches, 3 billes rouges et 5 billes noires. La
probabilité de l’événement “tirer une bille blanche” est 2/10 = 0,2, la probabi-
lité de l’événement “tirer une bille rouge” est 3/10 = 0,3 et la probabilité de
l’événement “tirer une bille noire” est 5/10 = 0,5.

Propriétés des probabilités


1. La probabilité d’un événement E est un nombre entre 0 et 1. On note
p(E) cette probabilité.
2. La somme des probabilités des événements élémentaires est égale à 1.
3. Lorsque les résultats d’un expérience aléatoire ont la même probabilité,
alors la probabilité d’un événement élémentaire est :
nombre de résultats favorables
.
nombre de résultats possibles
4. Lorsque deux événements E et F sont incompatibles, alors p(E ∪ F ) =
p(E) + p(F ). En particulier la somme de la probabilité d’un événement

19
E et de celle de son contraire E est égale à 1. Ainsi, la probabilité de
l’événement contraire E est égale à p(E) = 1 − p(E).

Exemple n°1 : Dans le lancer du dé à six faces, la probabilité d’“obtenir un


nombre pair” est égale à 3/6 = 0, 5.

Exemple n°2 : Considérons un sac contenant 10 billes de trois couleurs différentes.


On suppose qu’il y a 2 billes blanches, 3 billes rouges et 5 billes noires. No-
tons p(N ) la probabilité d’obtenir une boule noire et p(R) celle d’obtenir une
boule rouge. La probabilité de ne pas obtenir une boule blanche est égale à
p(N ∪ R) = p(N ) + p(R) = 0, 5 + 0, 3 = 0, 8.

3.2 Exemples de calcul de probabilité d’un événement


1. On suppose qu’un QCM comporte quatre questions. A chacune de ces
questions, il y a trois choix possibles dont il y n’y a qu’une seule bonne
réponse. Si l’on répond au hasard à chaque question :
(a) Quelle est la probabilité que toutes les réponses soient justes ?
(b) Quelle est la probabilité que toutes les réponses soient fausses ?

Solution :
(a) A chaque question, en répondant au hasard, il y a une chance sur
trois de donner la bonne réponse. Etant donné que les questions sont
indépendantes les unes des autres, la probabilité est le produit des pro-
babilités de chacun des événements. Ainsi, la probabilité que toutes
les réponses soient justes en répondant au hasard est :
1 1 1 1 1 1
× × × = 4 = .
3 3 3 3 3 81

(b) A chaque question, en répondant au hasard, il y a deux chances sur


trois de donner une mauvaise réponse. Comme précédemment, la pro-
babilité que toutes les réponses soient fausses en répondant au hasard
est :
2 2 2 2 24 16
× × × = 4 = .
3 3 3 3 3 81
2. On utilise une modèle extrêmement simplifié pour prévoir le temps en
se limitant à deux cas possibles : “le temps est sec” et “le temps est
humide”. On sait que si le temps est sec un jour, alors il sera sec le len-
demain avec la probabilité 5/6. Si le temps est humide un jour, alors il
sera humide le lendemain avec la probabilité 2/3. Aujourd’hui le temps
est sec. Quelle est la probabilité que le temps soir humide après-demain ?

Solution : On note S pour l’événement “le temps est sec” et H pour


“le temps est humide”. On prend la notation suivante SH pour dire que
le temps est sec un jour et humide le lendemain et la notation SS pour
dire que le temps est sec un jour et sec le lendemain. On a par hypothèse
p(SS) = 56 . De plus, p(SS)+p(SH) = 1, de sorte que p(SH) = 1− 65 = 61 .

20
De la même manière, on note HH pour dire que deux jours successifs sont
humides et HS pour dire qu’un jour humide succède à un jour sec. On a
par hypothèse p(HH) = 23 et p(HH) + p(HS) = 1. Donc p(HS) = 13 .
Si on suppose qu’aujourd’hui il fait sec et qu’après-demain il fera humide,
il n’y a que deux possibilités sur les trois jours : SSH et SHH. On a :
5 1 5
p(SSH) = p(SS) × p(SH) = × = .
6 6 36
1 2 2 1
p(SHH) = p(SH) × p(HH) = × = = .
6 3 18 9
Au final, la probabilité que le temps soit humide après-demain sachant
que le temps est sec aujourd’hui est :
5 1 9 1
p(SSH) + p(SHH) = + = = .
36 9 36 4
3. On lance simultanément deux dés cubiques dont les faces sont numérotées
de 1 à 6. A l’issue du lancer on calcule la somme des deux numéros ob-
tenus. La probabilité d’obtenir un résultat pair est-elle égale à celle d’ob-
tenir un nombre impair ?

Solution : On commence par énumérer les possibilités d’obtenir une


somme donnée avec deux dés. Les sommes possibles sont les nombres
entre 2 et 12 :
— 1 possibilité d’obtenir 2 : (1,1) ;
— 2 possibilités d’obtenir 3 : (1,2), (2,1) ;
— 3 possibilités d’obtenir 4 : (2,2), (3,1), (1,3) ;
— 4 possibilités d’obtenir 5 : (1,4), (2,3), (3,2), (4,1) ;
— 5 possibilités d’obtenir 6 : (1,5), (2,4), (3,3), (4,2), (5,1) ;
— 6 possibilités d’obtenir 7 : (1,6), (2,5), (3,4), (4,3), (5,2), (6,1) ;
— 5 possibilités d’obtenir 8 : (2,6), (3,5), (4,4), (5,3), (6,2) ;
— 4 possibilités d’obtenir 9 : (3,6), (4,5), (5,4), (6,3) ;
— 3 possibilités d’obtenir 10 : (4,6), (5,5), (6,4) ;
— 2 possibilités d’obtenir 11 : (5,6), (6,5) ;
— 1 possibilité d’obtenir 12 : (6,6).
Il y a au total 36 possibilités.
Calculons la probabilité d’obtenir un résultat pair, elle vaut
1 3 5 5 3 1 18 1
p(2)+p(4)+p(6)+p(8)+p(10)+p(12) = + + + + + = = .
36 36 36 36 36 36 36 2
Calculons la probabilité d’obtenir un résultat impair, elle vaut
2 4 6 4 2 18 1
p(3) + p(5) + p(7) + p(9) + p(11) = + + + + = = .
36 36 36 36 36 36 2
4. Un sac contient des billes indiscernables au toucher : 11 billes sont rouges
et les autres noires. On tire une bille au hasard. La probabilité de tirer
une bille noire vaut 0,3125. Combien le sac contient-il de billes ?

21
Solution : On note N le nombre total de billes dans le sac. On sait que
le nombre de billes noires est N − 11 et la probabilité de tirer une bille
noire est p = N N
−11
= 1 − 11
N . Si cette probabilité vaut p = 0, 3125, alors

11
= 1 − 0, 3125 = 0, 6875,
N
d’où
11
N= = 16.
0, 6875
5. On lance un dé pipé à six faces numérotées 1 à 6. La probabilité d’obtenir
une face numérotée i est proportionnelle à i :
p(2) p(3) p(4) p(5) p(6)
p(1) = = = = = .
2 3 4 5 6
Quelle est la probabilité d’obtenir un multiple de 3 ?

Solution : On commence par écrire les différentes probabilités en fonction


de p = p(1) :

p(2) = 2p, p(3) = 3p, p(4) = 4p, p(5) = 5p, p(6) = 6p

de plus
p(1) + p(2) + p(3) + p(4) + p(5) + p(6) = 1.
Il en résulte que

1 = p + 2p + 3p + 4p + 5p + 6p = 21p,
1
de sorte que p = 21 .
Les seuls multiples de 3 sont 3 et 6, la probabilité d’obtenir un multiple
de 3 est donc :
9 3
p(3) + p(6) = 3p + 6p = 9p = = .
21 7
6. On lance trois fois de suite une pièce de monnaie truquée. On suppose
que la probabilité d’obtenir “face” est p(F ) = 0, 45. Quelle est la pro-
babilité d’obtenir au moins une fois “face” lors d’un lancer trois fois de
suite ?

Solution : On note p(P ) la probabilité d’obtenir “pile”. On a

p(P ) = 1 − p(F ) = 0, 55.

L’événement E obtenir au moins une fois “face” lors des trois lancers
successif a pour événement contraire E obtenir trois fois de suite “pile”.
Calculons p(E), on a

p(E) = p(P ) × p(P ) × p(P ) = 0, 553 = 0, 166375.

Par conséquent,

p(E) = 1 − p(E) = 1 − 0, 166375 = 0, 833625.

22
7. On lance un dé équilibré à six faces. Est-il plus avantageux de parier pour
qu’au moins un 6 sorte sur une série de 4 lancers d’un seul dé ou bien
pour qu’au moins un double 6 sorte sur une série de 24 lancers de deux
dés ?

Solution : La probabilité de ne pas obtenir un 6 lors d’un tirage est


p = 56 . Par conséquent, la probabilité p(E) de ne pas obtenir de 6 lors
d’une série de 4 lancers est :
54
p(E) = p4 = .
64
Par conséquent, la probabilité d’apparition d’au moins un 6 lors de 4
lancers est :
54
p(E) = 1 − p(E) = 1 − 4 ≃ 0, 5177.
6
En lançant deux dés, on a 36 couples possibles, dont 35 sans double 6.
La probabilité p(F ) de ne pas obtenir de double 6 en lançant deux dés
24 fois est :
3524
p(F ) = 24 ≃ 0, 5086.
36
Par conséquent, la probabilité d’apparition d’au moins un double 6 en
lançant deux dés 24 fois vaut :

3524
p(F ) = 1 − p(F ) = 1 − ≃ 0, 4914.
3624
Il est donc plus avantageux de parier sur le premier jeu plutôt que sur le
second.

23
4 Sujets d’examens
4.1 Examen 1ère session 2019
Exercice n°1
Un bassin est alimenté par deux fontaines ayant chacune un débit constant.
Utilisée seule la première fontaine remplit le bassin en 8 heures. Utilisée seule,
la seconde le remplit en 10 heures.
1. Combien de temps (exprimé en heures, minutes, secondes) faut-il pour
remplir le bassin en utilisant simultanément les deux fontaines ?
2. Si on laisse couler la première fontaine pendant 5 heures et la seconde
pendant 3 heures, la quantité d’eau recueillie dans le bassin est de 1850
litres.
(a) Calculer, en litres, la capacité totale du bassin.
(b) Calculer, en litres par heure, le débit de chacune des deux fontaines.

Solution
1. En une heure, la première fontaine permet de remplir 1/8 du bassin et
la seconde fontaine permet de remplir 1/10 du bassin. Par conséquent en
une heure, les deux fontaines permettent de remplir
1 1 18 9
+ = = du bassin.
8 10 80 40
Par conséquent, il faut donc 40/9 ≃ 4, 444 heures pour remplir la totalité
du bassin en utilisant simultanément les deux fontaines.
On convertit 4, 444 heures en heures, minutes, secondes sachant que 1
heure vaut 60 minutes et que 1 minute vaut 60 secondes : 4, 444 heures
valent 4 heures, 26 minutes et 38 secondes (en effet 0, 444h = 0, 444 · 60 =
26, 64min = 26min38sec).
2. Si on laisse couler la première fontaine pendant 5 heures et la seconde
pendant 3 heures, la quantité d’eau recueillie dans le bassin est de 1850
litres.
(a) Soit V le volume total du bassin que l’on exprimera en litres. Le débit
de la première fontaine est V /8 litres/heure. Le débit de la seconde
V /10 litres/heure. Par hypothèse, on a

V V
5× +3× = 1850.
8 10
Ce qui donne :
V V 74 37
1850 = 5 × +3× = V = V.
8 10 80 40
En conclusion,
40
V = 1850 × = 2000 litres.
37

24
(b) Le débit de la première fontaine est donc 2000/8 = 250 litres/heure
et le débit de la seconde fontaine est 2000/10 = 200 litres/heure.

Exercice n°2
L’expérience aléatoire que l’on considère dans cet exercice consiste à lancer
quatre fois de suite une pièce de monnaie truquée.

On suppose que la probabilité d’obtenir “face” avec cette pièce truquée est
p(F ) = 3/10.
1. Quelle est la probabilité d’obtenir “pile” avec cette pièce truquée ?
2. Définir l’événement contraire de l’événement “obtenir au moins une fois
“face” lors d’une série de lancers quatre fois de suite”.
3. Quelle est la probabilité d’obtenir au moins une fois “face” lors d’une
série de lancers quatre fois de suite ?

Solution
1. L’événement P obtenir “pile” est l’événement contraire de F obtenir
“face”. Ainsi :
3 7
p(P ) = p(F ) = 1 − p(F ) = 1 − = .
10 10
2. L’événement contraire de l’événement “obtenir au moins une fois “face”
lors d’une série de lancers quatre fois de suite” est l’événement “ne pas
obtenir au moins une fois “face” lors d’une série de lancers quatre fois
de suite”, autrement dit il s’agit de l’événement “obtenir “pile” lors de
chacun des lancers quatre fois de suite”.
En conclusion, l’événement contraire de l’événement “obtenir au moins
une fois “face” lors d’une série de lancers quatre fois de suite” est l’événement
“obtenir “pile” quatre fois de suite”.
3. Notons E l’événement “obtenir “pile” quatre fois de suite”, puisque les
lancers sont indépendants les uns des autres, on a

74
p(E) = p(P )4 = ≃ 0, 2401.
104
En conséquence, la probabilité d’obtenir au moins une fois “face” lors
d’une série de lancers quatre fois de suite vaut :

p(E) = 1 − p(E) = 1 − 0, 2401 = 0, 7599.

25
4.2 Examen 2d session 2019
Exercice n°1
Un cycliste parcours un même trajet aller-retour sans s’arrêter. Sa vitesse en
montée est de 20 km/h, celle en descente est de 35 km/h. L’aller se compose de
deux descentes de même longueur séparées par une montée dont la longueur est
deux fois plus courte que celle de la descente.
1. Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcours aller ?
2. Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcours retour ?
3. Quelle est la vitesse moyenne du cycliste sur son parcours aller-retour ?

Solution Exercice n°1


On désigne par d la longueur de la montée du trajet aller du cycliste. Par
hypothèse les deux descentes sont de même longueur 2d. La longueur totale du
parcours aller (et retour) est égale à 5d.
Rappelons qu’une vitesse moyenne V est le rapport d’une distance D par un
temps T : V = D D
T . On a donc en particulier T = V .
1. Calculons le temps t1 du trajet aller du cycliste en fonction de d. On a
2d d 2d 4d d 4 × 4d + 7 × d 23d
t1 = + + = + = = .
35 20 35 35 20 4×5×7 140
Par conséquent la vitesse moyenne v1 du cycliste sur son parcours aller
vaut :
5d 5d 5 × 140 700
v1 = = 23d = = ≃ 30, 4 km/h.
t1 140
23 23
2. Calculons le temps t2 du trajet retour du cycliste en fonction de d. Comme
le trajet retour est composé de deux montées de longueur 2d séparées par
une descente de longueur d, on a
2d d 2d d d 7d + d 8d
t2 = + + = + = = .
20 35 20 5 35 35 35
Par conséquent la vitesse moyenne v2 du cycliste sur son parcours aller
vaut :
5d 5d 5 × 35 175
v2 = = 8d = = ≃ 21, 9 km/h.
t2 35
8 8
3. Encore une fois, calculons le temps t du trajet aller-retour du cycliste.
On a :
23d 8d 23d + 32d 55d
t = t1 + t2 = + = = .
140 35 140 140
Par conséquent, la vitesse moyenne v du cycliste sur son parcours aller-
retour (qui est de longueur 10d) vaut :

10d 10d 10 × 140


v= = 55d = ≃ 25, 5 km/h.
t 140
55

26
Exercice n°2
Un sac contient des billes indiscernables au toucher : 16 billes sont rouges et les
autres noires. On tire une bille au hasard. La probabilité de tirer une bille noire
vaut 0,2.
1. Combien le sac contient-il de billes ?
2. Calculer la probabilité de tirer une bille rouge.

Solution Exercice n°2

1. Notons n le nombre de billes noires. Le sac contient au total 16 + n billes.


On sait que la probabilité p(N ) de tirer une bille noire vaut 0,2, de sorte
que
2 n
= 0, 2 = p(N ) = .
10 16 + n
Par conséquent, on a 2 × (16 + n) = 10 × n, d’où 8n = 32 et donc n = 4.
2. Le nombre total de billes dans le sac est 16 + n = 16 + 4 = 20. La
probabilité p(R) de tirer une bille rouge vaut par conséquent :
16
p(R) = = 0, 8.
20

Exercice n°3
On considère la série statistique (xi )i=1,...,16 suivante :

2, 23, 5, 18, 12, 5, 9, 10, 8, 9, 5, 12, 23, 5, 12, 3.

1. Calculer la fréquence de la valeur 5, la fréquence de la valeur 12 et la


fréquence de la valeur 10 dans la série statistique précédente.
2. Calculer la moyenne de la série statistique précédente.
3. Calculer la médiane de la série statistique précédente.

Solution Exercice n°3


Classons par ordre croissant les éléments de la série statistique :

2 6 3 6 5 6 5 6 5 6 5 6 8 6 9 6 9 6 10 6 12 6 12 6 12 6 18 6 23 6 23.

1. En utilisant la liste classée des éléments de la série statistique on obtient


facilement que :
4
— la fréquence de la valeur 5 vaut 16 = 1/4,
— la fréquence de la valeur 12 vaut 3/16,
— la fréquence de la valeur 10 vaut 1/16.
2. La moyenne de la série statistique est par définition égale à somme des va-
leurs de la série divisée par le nombre d’éléments de la série. La moyenne
M est égale à :
2 + 3 + 4 × 5 + 8 + 2 × 9 + 10 + 3 × 12 + 18 + 2 × 23
M= ≃ 10, 06.
16

27
3. Par définition la médiane d’une série statistique est un nombre m tel que
la moitié (au moins) des valeurs du caractère sont inférieures ou égales
à m et la moitié (au moins) des valeurs du caractère sont supérieures ou
égales à m.
Ici le nombre de valeurs de la série statistique étant 16 = 2 × 8, on sait
que la médiane m de la série statistique est la moyenne des 8ème et 9ème
valeurs de la série classée par ordre croissant. Dans notre cas ces deux
valeurs sont toutes les deux égales à 9, donc la médiane m vaut 9.

4.3 Examen 1ère session 2020


Exercice n°1 — Proportions et pourcentages

Questions diverses issues des annales du concours de professeur des écoles.

1. Un rectangle a une largeur et une longueur qui mesurent respectivement


6 cm et 9 cm. On réduit la largeur de 20% et la longueur de 10%. Calculer
les longueurs du rectangle réduit puis calculer le pourcentage de réduction
de l’aire du rectangle.
2. La masse d’un ourson baisse de 30% pendant l’hiver puis elle augmente
de 30% au printemps. Finalement, à la fin du printemps, l’ourson a-t-il
retrouvé la masse qu’il avait en début d’hiver ? Justifier soigneusement
votre réponse.
3. Si un prix augmente de 5 % chaque année, peut-on affirmer que ce prix
aura doublé en 15 ans ? Justifier soigneusement votre réponse.

Exercice n°3 — Probabilités

Problème issu des annales du concours de professeur des écoles.

Une urne contient des boules indiscernables au toucher : 14 boules sont rouges
et les autres noires. On tire une boule au hasard et on fait l’hypothèse que la
probabilité de tirer une boule noire vaut 0,3.
1. Combien le sac contient-il de boules ?
2. Calculer la probabilité de tirer une boule rouge.
3. Combien de boules noires doit-on ajouter au minimum dans l’urne avant
le tirage pour que la probabilité d’obtenir une boule noire à l’issue d’un
tirage soit supérieure ou égale à 0,4 ?

Exercice n°3 — Problème issu des annales du concours de professeur des écoles.

Un batelier descend une rivière de 120 km en un certain nombre de jours n,


puis il la remonte. La distance parcourue quotidiennement lors de la remontée

28
est inférieure de 6 km à celle parcourue quotidiennement lors de la descente. Le
batelier met au total un jour de plus pour remonter que pour descendre. On
considère qu’il descend à vitesse constante et qu’il remonte à vitesse constante.
1. Exprimer en fonction de n, la distance (exprimée en kilomètres) parcou-
rue quotidiennement pendant la descente puis la distance (exprimée en
kilomètres) parcourue quotidiennement pendant la remontée.
120 120
2. A l’aide de la question précédente, démontrer que = − 6.
n+1 n
3. Déduire de la question précédente que 120n = (120 − 6n) · (n + 1) puis
que n · (n + 1) = 20.
4. En déduire la, ou les valeurs possibles, pour n puis interpréter ce résultat.

4.4 Examen 2d session 2020


Exercice n°1 — Proportions et pourcentages

Questions diverses issues des annales du concours de professeur des écoles.

1. Un prix subit une baisse de 30% puis le nouveau prix subit une hausse
de 50%. Calculer le pourcentage de hausse du prix final par rapport au
prix initial.
Application numérique : donner le prix final, si l’on suppose que le prix
initial était de 59e.
2. Arthur a acheté un article bénéficiant d’une réduction de 30% et a ainsi
économisé 48e. Calculer le prix initial de l’article acheté par Arthur.
3. Un randonneur marche pendant 12 km à 6 km/h puis il marche pendant
12 km à 4 km/h. Calculer sa vitesse moyenne sur toute la distance de sa
randonnée.

Exercice n°3 — Probabilités

Problème issu des annales du concours de professeur des écoles.

Une urne contient des boules indiscernables au toucher : 10 boules sont rouges
et les autres noires. On tire une boule au hasard et on fait l’hypothèse que la
probabilité de tirer une boule noire vaut 0,25.
1. Calculer la probabilité de tirer une boule rouge.
2. Combien le sac contient-il de boules ?
3. Combien de boules rouges doit-on ajouter au minimum dans l’urne avant
le tirage pour que la probabilité d’obtenir une boule noire à l’issue d’un
tirage au hasard d’une boule soit inférieure ou égale à 0,1 ?

29
Exercice n°3 — Problème issu des annales du concours de professeur des écoles.

Pour s’entraı̂ner, un cycliste effectue un parcours aller-retour entre deux villes


A et B distantes de 45 km. Il part de la ville A à 9h30 et on considère qu’à
l’aller, il roule à une vitesse constante de 30 km/h. Après un repos d’une heure,
il repart de la ville B et cette fois-ci rejoint la ville A à la vitesse constante de
50 km/h.
1. A quelle heure le cycliste arrive-t-il à la ville B ?
2. Représenter graphiquement la distance entre le cycliste et la ville A sur
l’intégralité du parcours. On placera en abscisse l’heure de la journée et
en ordonnée la distance entre le cycliste et la ville A exprimée en km.
3. A quelle heure le cycliste est-il de retour à la ville A ? Donner le résultat
en heures et minutes.

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