Instruction sur la signalisation routière
Instruction sur la signalisation routière
INTERMINISTERIELLE
SUR LA
SIGNALISATION ROUTIERE
PREMIERE PARTIE
GENERALITES
Avertissement : la présente version consolidée intègre des modifications introduites par un arrêté
dont la publication est en cours. Elles sont signalées en bleu dans le corps du texte.
Première Partie :
GENERALITES
Article ler
Sont abrogées les dispositions de l'Instruction interministérielle sur la signalisation routière du 22 octobre 1963,
modifiée, qui figurent sous les titres suivants :
Préambule.
Première partie : « Prescriptions générales ».
Deuxième partie : « Signalisation de danger ».
Quatrième partie : « Signalisation de prescription absolue ».
Sixième partie : « Signaux lumineux de circulation ».
Article 2.
Sont approuvées les dispositions du livre 1 de l'Instruction interministérielle sur la signalisation routière qui figurent
sous les titres suivants :
Première partie : « généralités »
Deuxième partie : «signaux de danger».
Quatrième partie : «signaux de prescription».
Sixième partie : «signaux lumineux de circulation».
Article 3.
Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Bien conçue et réalisée, elle réduit les causes d'accident et facilite la circulation. Insuffisante, trop
abondante ou impropre, elle est facteur de gêne et d'insécurité.
1. L'uniformité implique l'interdiction d'utiliser, sur toutes les voiries, des signaux non
réglementaires.
2. L'homogénéité exige que, dans des conditions identiques, l'usager rencontre des signaux
de même valeur et de même portée, implantés suivant les mêmes règles.
4. La continuité des directions signalées, assurée sur les routes importantes par la
coordination effectuée à l'échelon de l'Administration Centrale, doit être recherchée sur
toutes les autres routes en réalisant localement entre services les liaisons nécessaires.
Le but de la présente instruction est, compte tenu de ces principes, de fixer la nature des signaux,
ainsi que les conditions et les règles de leur implantation.
Ses prescriptions sont applicables à toutes les catégories de routes ouvertes à la circulation
publique quelle que soit l'autorité administrative chargée de leur gestion.
La signalisation n'a et ne saurait avoir le caractère d'une garantie assurée par la puissance
publique aux usagers de la route contre les aléas et les dangers de la circulation. Ces usagers
circulent toujours à leurs risques et périls.
La présente instruction représente l'idéal vers lequel on doit tendre. Toutefois, la signalisation
effectivement mise en place peut être moins dense pour des raisons d'ordre pratique (faible
circulation, nécessité d'éviter la multiplication des panneaux, choix de la meilleure affectation des
crédits). La responsabilité de l'Administration ne saurait être mise en jeu en pareil cas.
Le ministre chargé de la voirie nationale et le ministre de l'intérieur fixent par arrêté conjoint publié
au Journal officiel de la République française (arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation
Le droit de placer en vue du public, par tous les moyens appropriés, des indications ou signaux
concernant, à un titre quelconque, la circulation n'appartient qu'aux autorités chargées des
services de la voirie (article L.411-6 du code de la route).
La présente instruction complète l’arrêté du 24 novembre 1967 précité et précise les règles à
suivre, tant pour l'implantation que pour la nature des signaux à adopter. Elle s'impose dans les
conditions qu'elle édicte à tous ceux qui sont à un titre quelconque habilités à mettre en place la
signalisation routière, sur les voies ouvertes à la circulation publique.
On distingue :
- la signalisation par panneaux ;
- la signalisation par feux ;
- la signalisation par marquage des chaussées ;
- la signalisation par balisage ;
- la signalisation par bornage.
Type C - Panneaux d'indications utiles pour la conduite des véhicules (cf. 5ème partie de la
présente instruction).
Type CE - Panneaux d'indication d'installations pouvant être utiles aux usagers de la route
(cf 5ème partie de la présente instruction).
Type G - Panneaux de position des passages à niveau (cf. 2ème partie de la présente instruction).
Type H - Panneaux de signalisation d’intérêt local (cf. 5ème partie de la présente instruction).
Dans la conception et l'implantation de la signalisation routière, on ne doit jamais perdre de vue les
conditions de sa perception par l'usager qui se déplace souvent à grande vitesse et dont l'attention
est sollicitée par les exigences de la conduite.
Pour être utile, la signalisation doit être efficace, ce qui implique le respect des trois principes
suivants :
A.- Principe de valorisation.
L'inflation des signaux nuit à leur efficacité. Il ne faut donc en placer que s'ils sont jugés utiles1
B. - Principe de concentration.
Lorsqu'il est indispensable que plusieurs signaux soient vus en même temps ou à peu près en
même temps, on doit les implanter de façon que l'usager puisse les percevoir d'un seul coup d'œil,
de nuit comme de jour.
Il y a intérêt à grouper deux signaux sur un même support lorsque les deux indications se
rapportant au même point se complètent l'une l'autre (par exemple passage à niveau et cassis, ou
encore feux de circulation et passage de piétons).
C. - Principe de lisibilité.
On doit donc réduire et simplifier les indications au maximum et le cas échéant répartir les signaux
sur plusieurs supports échelonnés.
Des expériences ont montré que l'observateur moyen ne peut d'un seul coup d'œil percevoir et
comprendre plus de deux symboles. Pour les inscriptions, des indications sont données plus loin.
1 L'expérience prouve qu'il y a intérêt à inspecter périodiquement la signalisation de jour comme de nuit, avec un « œil
neuf » pour faire disparaître les panneaux superflus ou remédier aux insuffisances éventuelles.
Pour s'assurer des garanties de divers ordres et en particulier pour obtenir la conformité aux
normes réglementaires des signaux, produits ou dispositifs de signalisation routière, des arrêtés du
ministre chargé des transports déterminent ceux qui sont soumis à homologation et les conditions
dans lesquelles celle-ci est accordée.
Tous les autres matériels de signalisation non soumis à homologation doivent avoir reçu un avis
favorable à l'emploi. Les conditions dans lesquelles sont émis ces avis sont fixées par le ministre
chargé des transports.
b) panneaux relatifs aux intersections et notifiant les régimes de priorité : triangulaire, carrée
(panneaux placés sur pointe) et octogonale.
Toutefois certains panneaux de direction comportent en outre une pointe de flèche dirigée vers la
droite ou vers la gauche (Type D).
Les angles des balises et panneaux polygonaux sont remplacés par des arrondis afin d'éviter les
accidents du fait de heurt par un piéton.
Par exception, l'arrondi n'est pas obligatoire pour les panneaux rectangulaires ou octogonaux
placés sur les accotements interdits aux piétons et sur les voies rapides interdites aux piétons.
Cette dispense ne s'applique pas aux triangles.
Sur les routes où la signalisation est portée par des portiques, des consoles ou des tympans
d'ouvrages d'art on peut faire figurer une représentation du signal dans un registre rectangulaire.
Le fond de ce registre est de couleur grise non rétroréfléchissante.
Les couleurs utilisées en signalisation sont : le noir, le bleu, le vert, le jaune, le rouge, le gris, le
blanc, le marron et l'orange.
Toutes les couleurs sont rétroréfléchissantes à l'exception du noir et du gris. Toutefois la couleur
grise des panneaux de type SR, obtenue par un tramé de points noirs sur un fond blanc
rétroréfléchissant, est par construction rétroréfléchissante.
1) Pour les panneaux de type A, AB, B, C, CE, il existe sept gammes de dimensions définies dans
le tableau ci-dessous :
Exceptionnelle 1500
Supérieure 1200
Le panneau CE3b n'a pas de dimension prédéfinie. Les panneaux B30, B51, C3, C14, C25a,
C25b, Dp1 et Dp2 ont des dimensions spécifiques qui sont définies dans le tableau ci-après :
C3 600 x 800
Les panneaux de la grande gamme sont normalement employés sur les routes à plus de
deux voies et sur certaines routes nationales à deux voies désignées à cet effet par décision du
ministre chargé des transports.
Les panneaux de la petite gamme sont utilisés quand il y a des difficultés pour l'implantation de
panneaux de la gamme normale (rangée d'arbres près de la chaussée, route de montagne,
accotements réduits, en tunnels, trottoirs étroits, etc.).
Lorsqu'on veut particulièrement appeler l'attention sur un signal (généralement de danger), on peut
adopter pour celui-ci une dimension de la classe supérieure à celle normalement utilisée sur la
même route. On ne doit recourir à cette faculté qu'exceptionnellement.
On peut également adopter des panneaux d'une dimension de classe supérieure pour les
panneaux de réglementation du stationnement par zone (cf. article 55-1et 68-20 de la quatrième
partie de la présente instruction).
La signalisation destinée aux seuls cyclistes peut être de la petite dimension, voire, en
agglomération, de la dimension miniature.
2) Les dimensions des panneaux D, Da, E, EB, H et KD dépendent des inscriptions qu'ils portent.
Ces dimensions sont choisies parmi celles données dans le tableau ci-dessous :
Longueur en mm
250 x x x x x x
300 x x x x x x x
Hauteur en mm
400 x x x x x x x x x
500 o x x x x x x x x
600 o x x x x x x x
750 o x x x x x x
900 o x x x x x
1200 o x x x x
x : dimensions utilisables ;
o : dimensions réservées aux panneaux de forme rectangulaire
Pour les longueurs supérieures à 3500 mm et pour les hauteurs supérieures à 1300 mm, les
dimensions augmentent avec un pas de 100 mm.
mmHauteur en Longueur en mm
120 x x x x x
250 x x x
3) Les dimensions des panneaux Dv sont les suivantes : 200 x 200 mm pour le Dv11,
300 x 200 mm pour le Dv21c, Dv43c, Dv43d. Pour les panneaux Dv12, Dv21a, Dv21b,
Dv43a, Dv43b et Dv 61 les dimensions en mm sont choisies parmi les suivantes :
Les dimensions des panneaux Dv42a et Dv42b sont choisies parmi les valeurs suivantes en mm :
LONGUEUR
800 1000 1300 1600
80 X
100 X X
HAUTEUR
120 X X X
150 X X X X
200 X X X X
250 X X X X
300 X X X X
A- Mode d’implantation
Les panneaux sont fixés sur support, mât, support de la signalisation lumineuse ou de l’éclairage
public, haut-mât, potence, portique, ou exceptionnellement sur tympan d'ouvrage, mur ou façade
sous réserve du droit des tiers (Cf. article 8 paragraphe h).
Lorsque le support est accolé à un mur, il peut être peint de la même couleur que celui-ci.
Les supports des panneaux de la signalisation temporaire sont traités à l’article 122 paragraphe A.4.
En signalisation temporaire, les panneaux peuvent également être portés par les véhicules.
Les supports d’accotements sont choisis parmi les supports métalliques standards suivants:
− section rectangulaire ou carrée (dimensions extérieures en millimètres) : 40 x 27 - 40 x 40 -
80 x 40 - 80 x 80.
− section circulaire (diamètre extérieur en millimètres) : 48,3 – 60,3 – 76.
Le moment maximal admissible pour chacun de ces supports est de 570 daN.m. Au-delà de cette
valeur, ces supports devront, en rase campagne, être isolés en fonction de leur implantation
latérale (cf. article 8 paragraphe h).
Les mâts, pour les panneaux de direction interchangeables, implantés à 2,30 mètres, ont une
section circulaire, sur la partie utile de fixation, de diamètre 76 – 89 – 114 – 140 ou 168 mm.
Les grands panneaux d’accotement peuvent être fixés sur des supports profilés de dimensions
hors tout extérieures en millimètres de : 57 x 95 - 70 x 117 – 87 x 145 – 107 x 178 – 131 x 220.
Dès que le moment maximal du panneau d’accotement dépasse la valeur de 28 000 daN.m,
le support du panneau est calculé comme un support de panneau dégageant le gabarit et placé
sur ce genre de support à la hauteur normale de 1 mètre. En deçà de cette valeur, les supports,
quel que soit leur genre, sont calculés comme des supports d’accotement.
La couleur des supports suit les indications prévues pour l’envers des panneaux et panonceaux
(cf. article 10).
Lorsqu'un signal est implanté sur un trottoir muni d'un revêtement, les fondations sont arasées au
niveau du trottoir.
Les signaux peuvent être placés sur accotement, sur terre-plein central et au-dessus de la
chaussée.
La réaction intuitive d'un usager circulant sur une chaussée et apercevant un signal placé sur le
bord ou au-dessus de celle-ci, face avant dirigée vers lui, est de penser que ce signal lui est
destiné.
Cette constatation conduit à formuler un principe général pour l'implantation d'un signal : il doit être
parfaitement visible par ceux à qui il est destiné et par ceux-là seulement. Toutefois, dans la
pratique, il est souvent impossible de satisfaire complètement à la deuxième condition ; lorsqu'il en
est ainsi, des précautions particulières sont à prendre pour éviter toute ambiguïté.
Les règles essentielles à appliquer pour éviter toute confusion et assurer une bonne
compréhension sont les suivantes :
a) La partie vue d'un signal doit être dirigée face à la direction suivie par l'usager (axe de la route).
En particulier, la face avant des panneaux doit être sensiblement perpendiculaire à cette direction.
On doit s'efforcer de régler l'implantation de telle façon que le reflet des feux sur la surface du
panneau ne soit pas gênant pour l'usager. Cette gêne est ressentie quand le faisceau des feux est
strictement perpendiculaire à la surface du panneau.
Ce phénomène peut se produire avec les panneaux rétroréfléchissants et avec les caissons
lumineux placés sur le bord ou au-dessus de la chaussée.
Il peut être évité si, à partir du point où le panneau commence à être lisible, le plan de sa face
avant forme avec le faisceau des projecteurs (ou mieux l'axe de vision) un angle toujours différent
de 90° (angle non compris entre 88° et 92°).
Ainsi sur accotements, en général, le plan du panneau est vertical et légèrement tourné vers
l'extérieur de la route. Sur portique le plan des registres est placé dans le plan du profil en travers.
Toutefois, pour les portiques placés au bas de pentes marquées, le registre est au contraire
légèrement incliné vers le haut.
b) Les signaux sont normalement implantés du côté droit de la chaussée dans le sens de la
circulation.
Cette prescription ne vise ni les balises, ni les panneaux de direction, en général placés au
carrefour du côté de la route signalée.
Elle ne concerne pas non plus les signaux dont la signification est liée au côté de la chaussée sur
lequel ils sont implantés (signaux d'interdiction ou de réglementation du stationnement ou de
c) Sur les autoroutes et sur les routes à plus de deux voies à chaussées séparées par un
terre-plein central, les panneaux de signalisation d'interdiction placés à la droite de la route sont
répétés de l'autre côté de la chaussée ou sur un portique au-dessus des voies.
Sur ces mêmes routes et autoroutes, les autres panneaux de signalisation placés à la droite de la
route peuvent également être répétés de l'autre côté de la chaussée lorsque les conditions sont
telles qu'ils risquent de ne pas être aperçus à temps par les conducteurs auxquels ils s'adressent.
d) Dans le même cas, on peut aussi placer le signal ou le répéter au-dessus de la chaussée. Il doit
alors être soit éclairé soit rétroréfléchissant (cf. art. 13).
e) Dans le cas des chaussées ou tronçons de chaussée unidirectionnels, lorsque le signal placé à
droite n'est pas visible dans des conditions satisfaisantes, on peut se contenter du signal placé à
gauche s'il s'agit d'un panneau de type B2a, B2c ou d'un panneau B14 placé dans les conditions
indiquées à l'article 9-1, paragraphe B.3.a, ci-après.
Il est possible de mettre en place des panneaux C24a indiquant les conditions particulières de
circulation par voie sur la route suivie (cf. art. 72-3).
On peut également porter les indications nécessaires sur des panneaux placés au-dessus de la
chaussée.
Lorsque ces panneaux sont complétés par une flèche verticale dont la pointe est dirigée vers le
bas, les indications qu'ils donnent ne sont valables que pour la voie qu'ils surplombent (cf. article
9-1, paragraphe B.3.d).
Dans le cas où on impose une limitation de vitesse sur une voie de décélération, on peut
exceptionnellement signaler cette prescription par un panneau B14 complété par un panonceau
directionnel M3a placé sur accotement conformément aux indications données par l'article 9-1,
paragraphe B.3.a, ci-après.
Des indications complémentaires concernant le choix des panneaux à implanter sur les têtes
d'îlots sont données à l'article 65 de la 4ème partie de la présente instruction.
g) La signalisation destinée aux seuls cyclistes doit, si possible, être posée de telle sorte qu’il ne
puisse y avoir aucune confusion avec la signalisation destinée aux autres véhicules. Si cela ne
peut être évité, cette signalisation est complétée par un panonceau de catégorie M4d1.
Dans le cas de pistes cyclables à sens unique, la signalisation destinée aux seuls cyclistes est
En rase campagne, les panneaux sont placés en dehors de la zone située en bord de chaussée et
traitée de telle façon que les usagers puissent y engager une manœuvre de redirection ou de
freinage dite « zone de récupération », ou leur support au minimum à 2 m du bord voisin de la
chaussée, à moins que des circonstances particulières s'y opposent (accotements étroits,
présence d'une plantation, d'une piste cyclable, d'une voie ferrée, etc.).
En agglomération les panneaux sont implantés de façon que le support gêne le moins possible la
circulation des piétons.
Le support d'un signal peut aussi être implanté sur une propriété riveraine ou ancré à une façade
après accord du propriétaire ou par application si cela est possible du décret-loi du 30 octobre
1935 (J.O. du 31 octobre 1935, page 11493 et rectificatif 50 du 16 novembre 1935, page 12138) et
du décret 57180 du 16 février 1957 (J.O. du 19 février 1957, page 1958).
Les panneaux ne doivent pas être implantés sur un îlot matérialisé uniquement par un marquage
au sol.
i) Les feux de balisage et d’alerte ont pour objet d’attirer l’attention des conducteurs sur le signal
auquel ils sont associés. Ils ne modifient en rien les règles de priorité, qu'elles soient ou non
concrétisées par des panneaux (cf. article 13-1).
La hauteur des panneaux au-dessus du sol s'entend toujours sauf indication contraire, de la
hauteur du bord inférieur du panneau ou du panonceau associé (mais non d'un cartouche
éventuel) par rapport au niveau de l'accotement (ou du trottoir). La hauteur des panneaux de
signalisation temporaire est traitée à l’article 122 paragraphe A.5.
a) En rase campagne
La hauteur réglementaire est fixée en principe à 1 m (si plusieurs panneaux sont placés sur le
même support, cette hauteur est celle du panneau inférieur), hauteur assurant généralement la
meilleure visibilité des panneaux frappés par les feux des véhicules.
b) En agglomération
Dans les agglomérations bénéficiant d'un éclairage public, les panneaux peuvent être placés à une
hauteur allant jusqu'à 2,30 m pour tenir compte notamment des véhicules qui peuvent les
masquer, ainsi que de la nécessité de ne gêner qu'au minimum la circulation des piétons.
A. Implantation
Les panonceaux sont placés sous le panneau qu’ils complètent, à l’exception des panonceaux de
type M10 qui sont placés au-dessus.
Tous les panonceaux doivent être placés de sorte que leur grand côté soit placé horizontalement
sauf en ce qui concerne les panonceaux M3 et M8 qui peuvent être utilisés verticalement.
Dans tous les cas le panonceau est placé sur le même support et dans le même plan que le
panneau auquel il est associé.
Si deux panneaux doivent être complétés par un ou plusieurs panonceaux et si, en application du
principe de concentration énoncé à l'article 4 de la présente instruction, ces panneaux doivent être
groupés, il est préférable de les implanter dans le même plan mais sur des supports séparés.
Toutefois si, pour raison d'encombrement, deux panneaux doivent être implantés sur le même
support, on appliquera les dispositions suivantes :
- si un seul panneau comporte un panonceau, le panneau et le panonceau sont placés
au-dessus du second panneau ;
- si les deux panneaux comportent au moins un panonceau chacun, chaque panneau doit
être associé à son ou ses panonceaux sauf quand un panneau de danger est associé à un
panneau de prescription ; dans ce cas il est inutile de répéter le même panonceau sous
chaque panneau. Le ou les panonceaux communs sont placés sous le panneau de
prescription lui-même placé sous le panneau de danger.
B. Utilisation
Le panonceau est utilisé chaque fois qu'il est nécessaire de donner une ou des informations
supplémentaires à celles du panneau.
2e alinéa supprimé
1) Le panonceau M1 peut être utilisé en complément des panneaux de type A, AB, B, C et CE.
Le panonceau KM1 peut être utilisé en complément des panneaux de type AK, du KD8 et du
KD10.
2) Le panonceau M2 peut être utilisé en complément des panneaux de type A, AB, B, C et CE.
La distance portée sur le panonceau M2 est arrondie comme indiqué au paragraphe 1 ci-dessus.
Si la signalisation avancée est faite par des panneaux répétés en application de l'article 25
paragraphe C (deuxième partie de la présente instruction), seul le plus rapproché de la section
dangereuse ou de la zone réglementée porte le panonceau M2 ou le panonceau KM2 .
b) Pour indiquer l'accès à une voie ou piste réservée le panneau d'obligation est complété par un
panonceau M3b qui comporte suivant la disposition des lieux une flèche qui peut être soit oblique,
pointe dirigée vers le bas, soit horizontale, soit verticale et éventuellement complétée par une
indication de distance.
c) Pour orienter les usagers, certains panneaux de type C peuvent être également complétés par
un panonceau à flèche horizontale unique ou à flèche oblique, pointe dirigée vers le bas, ou à
flèche verticale.
d) Pour informer les usagers de ce qu'un panneau placé au-dessus de la chaussée ne s'adresse
qu'à ceux d'entre eux qui utilisent une certaine voie on utilise le panonceau M3d.
5) Les panonceaux M5 relatifs au STOP sont utilisé dans les conditions définies à l'article 42-2
paragraphe F, 3ème partie de la présente instruction et à l'article 35, paragraphe C, 2ème partie de la
présente instruction.
6) Les panonceaux complémentaires M6 ne peuvent être associés qu'à des panneaux de type B6
ou C1.
Leur signification et leurs modalités d'emploi sont données dans les articles 55, 55-1, 55-2, 55-3 de
la quatrième partie de la présente instruction et dans l'article 70 de la 5 ème partie de la présente
instruction.
7) Le panonceau schéma M7 est utilisé dans les conditions définies à l'article 42-5 de la 3ème partie
de la présente instruction.
8) Les panonceaux d'application M8 ne peuvent être associés qu'à des panneaux de type B6a et
B6d.
Leur signification et leurs modalités d'emploi sont données aux articles 55 et 55-3 de la 4èmepartie
9) Le panonceau d'indications diverses M9 est utilisé chaque fois qu'il y a lieu de préciser la nature
exacte du danger ou de la prescription ou de l’indication.
En signalisation temporaire, c'est un panonceau d'indications diverses KM9 qui peut, le cas
échéant, être associé aux panneaux de danger AK4, AK5, AK14 ou AK22 (cf. art. 122, paragraphe
A 1, point f, de la 8ème partie de la présente instruction).
10) Les panonceaux M10a et M10b ne peuvent être exclusivement employés qu’avec les
panneaux C107 et C207. Le panonceau M10z ne peut être exclusivement employé qu’avec les
panneaux C1a, C1b, C1c, CE3a, CE4a, CE4b, CE4c, CE5b, CE6a, CE6b, CE19, CE20a, CE20b,
CE21 et C111.
11) Le panonceau M11a ne peut être exclusivement employé qu’avec le panneau C107. Le
panonceau M11b ne peut être exclusivement employé qu'avec le panneau B54.
C. Formes et couleurs
Les panonceaux sont de forme rectangulaire. Ils ne comportent pas de listel. Le fond des
panonceaux de type M est de couleur blanche ; celui des panonceaux de type KM est jaune.
D. Dimensions
Les dimensions des panonceaux varient en fonction du panneau qu’il complète. Les dimensions
sont les suivantes :
150 mm X X
200 mm X X
250 mm X X
300 mm X X
350 mm X X X
400 mm X
500 mm X X X
600 mm X X
700 mm X
A. Dispositions générales
Les balises sont des dispositifs implantés pour guider les usagers ou leur signaler un risque
particulier, ponctuel ou linéaire, sur un itinéraire traité de façon homogène.
B. Balise J1
Les balises J1 ont pour objet de matérialiser le tracé extérieur des virages dans les sections non
équipées en balises J6. Il n'y a pas lieu de les multiplier inconsidérément. Elles sont réservées aux
virages qui peuvent ne pas apparaître clairement aux automobilistes.
Lorsqu'elle est fixée sur une barrière de sécurité latérale, la hauteur du corps de la balise J1 est de
550 mm.
Dans les sections fréquemment enneigées, la partie de la balise située au dessus de la bande
rétroréfléchissante peut être de couleur rouge (cf. article 41-2). La balise est alors dénommée
J1bis et ses règles d'implantation sont identiques à celles de la J1.
Les balises J1 sont implantées sur l'accotement extérieur du virage en limite extérieure de la zone
de récupération. Lorsque cette disposition n'est pas applicable, elles sont implantées en bordure
de la plateforme à environ 0,50 m de l'arête extérieure de celle-ci.
Lorsqu'un virage est doté d'une barrière de sécurité latérale, les balises J1 peuvent être
implantées devant ou derrière la barrière ou sur celle-ci au moyen d'un dispositif de fixation non
agressif.
Une balise J1 est implantée sensiblement dans le prolongement de l'axe des voies que peut suivre
un conducteur abordant la courbe.
L'espacement entre deux balises consécutives est d'autant plus réduit que le rayon de la courbe
est faible, tout en restant supérieur à 8 m. Quatre balises au moins se trouvent simultanément
dans le champ visuel. En aucun point de la route, on ne doit avoir l'impression que celle-ci passe
entre deux balises.
Deux ou trois balises sont posées avant l'entrée et après la sortie de la courbe.
C. Balise J3
Les balises J4 ont pour objet de compléter (J4 multichevrons) ou de remplacer (J4 monochevron)
les balises J1, lorsque le renforcement de l'alerte est nécessaire. Elles doivent être utilisées avec
discernement, sous peine de dévaloriser les autres dispositifs. Elles sont réservées aux virages
particulièrement difficiles ou singuliers sur un même itinéraire.
La balise J4 multichevrons est rectangulaire, de grand côté horizontal, portant une série de
chevrons blancs sur fond bleu. Sauf contrainte d'implantation, la balise est constituée de
3 chevrons.
La hauteur des balises J4 est de 400, 600, 800 ou 1000 mm. Elle est à adapter en fonction du type
de route sur laquelle elle est utilisée.
On ne doit ni superposer bord à bord deux balises J4, ni placer en prolongement l'une de l'autre
deux balises J4 de sens opposés, car on détruit ainsi l'effet directionnel.
E. Balise J5
La balise J5 a pour objet de signaler le contournement par la droite d'un îlot séparateur en saillie
annoncé par une ligne continue. Elle ne porte pas valeur d’obligation comme la ligne continue mais
elle améliore la perception éloignée de l'îlot, de jour comme de nuit.
La balise J5 est carrée. Son décor est constitué d'une flèche blanche coudée vers le bas à droite,
sur un fond bleu. Elle est rétroréfléchissante. Ses dimensions sont identiques à celles des
panneaux carrés définies à l'article 5-3 et sont à adapter de la même façon en fonction du type de
route sur laquelle elle est utilisée.
La hauteur d'implantation de la balise J5 est à adapter afin d'assurer à chaque sens de circulation
une bonne visibilité dans l'intersection. Elle est implantée sur le nez d'îlot.
F. Balise J6
Les balises J6 ont pour objet d'assurer un guidage latéral continu sur un itinéraire, en complément
du marquage.
La balise J6 est de forme trapézoïdale ; la hauteur hors sol de sa petite base verticale est de 1000
mm et sa largeur de 150 mm. Elle comporte, sur une ou deux faces, une bande noire oblique à
30°, de 200 mm de haut, dont la pente est dirigée vers la chaussée. Cette bande comprend un
dispositif rétroréfléchissant blanc de classe 2 ou catadioptrique, rectangulaire, mesurant 80 mm de
large et 120 mm de haut.
En cas de présence de barrière de sécurité latérale, les balises J6 peuvent être implantées
derrière la barrière ou sur celle-ci au moyen d'un dispositif de fixation non agressif pour les
personnes.
G. Balise J7
La balise J7 est une manche à air qui a pour objet de mettre en évidence la force et la direction
d'un vent susceptible de surprendre l'usager d'une route.
La balise J7 se compose d'un tronc de cône en étoffe ou en produit souple, portant des bandes
perpendiculaires à son axe, alternativement blanches et rouges.
Ses dimensions sont déterminées par la distance à partir de laquelle elle est vue. On admet que si
D est cette distance, la longueur de la balise est D/200, son grand diamètre D/600 et son petit
diamètre D/1000.
La balise est fixée au sommet d'un mât. Elle pend le long du mât en cas d'absence de vent. Elle se
redresse quand le vent est notable et quelle que soit sa direction.
H. Balises J10
Les balises J10 ont pour objet d'indiquer aux usagers la distance restant à parcourir avant
d'atteindre un passage à niveau.
Elles sont rectangulaires, de hauteur 1000 mm et de largeur 200 mm. Elles sont munies de une à
trois bandes rouges obliques de 70 mm de large. L'espacement entre deux bandes est de 60 mm.
La pente descendante de ces bandes est orientée vers l'axe de la chaussée.
Elles sont de couleur rouge et blanche, rétroréfléchissantes sur une hauteur de 700 mm mesurée
à partir du sommet.
La première balise est fixée sur le support du panneau A7 ou A8 et comporte trois bandes rouges ;
les deux autres, implantées aux deux tiers et au tiers de la distance séparant le panneau A7 ou A8
du passage à niveau comportent respectivement deux et une seule bande rouge.
Pour les passages à niveau situés en agglomération, l'implantation de ces balises est facultative.
I. Balises J11
Les balises souples J11 rendues solidaires du sol ont pour objet de renforcer le marquage
permanent longitudinal continu sur des points singuliers. Elles peuvent être utilisées dans les cas
suivants :
- annonce d'obstacle ;
- guidage, canalisation de trafic ;
- dissuasion, empêchement de manœuvre dangereuse ;
- emploi ponctuel en agglomération, dans la perspective d'un aménagement définitif de voirie.
Elle est de couleur blanche et comporte deux bandes blanches rétroréfléchissantes de 100 mm de
hauteur, espacées de 50 à 100 mm et placées dans les deux tiers supérieurs de la balise. Ces
bandes ne doivent pas se prolonger sur la face non visible des balises si, la nuit, elles risquent de
donner une indication dangereuse aux usagers circulant en sens inverse.
Les balises J11 sont en général implantées à environ 0,50 mètre au-delà de la ligne continue,
exceptionnellement sur cette ligne continue, mais en aucun cas sur la partie circulée de la
chaussée.
J. Balises J12
Les balises souples J12 rendues solidaires du sol ont pour objet de renforcer le marquage
permanent longitudinal continu exclusivement dans la signalisation des divergents.
La balise J12 se présente sous forme d'un profil fermé ou d'une lame plane ou cintrée. Sa hauteur
normale est comprise entre 700 et 850 mm ; exceptionnellement, elle peut être abaissée jusqu'à
500 mm en agglomération. Sa largeur apparente est comprise entre 150 et 200 mm.
Elle est de couleur verte et comporte deux bandes blanches rétroréfléchissantes de 100 mm de
hauteur, espacées de 50 à 100 mm et placées dans les deux tiers supérieurs de la balise. Ces
bandes ne doivent pas se prolonger sur la face non visible des balises si, la nuit, elles risquent de
donner une indication dangereuse aux usagers circulant en sens inverse.
Les balises J12 sont en général implantées à environ 0,50 mètre au-delà de la ligne continue,
exceptionnellement sur cette ligne continue, mais en aucun cas sur la partie circulée de la
chaussée.
K. Balise J13
− certaines installations liées au fonctionnement des passages à niveau lorsque celles-ci sont
situées en bordure de chaussée et peuvent être une cause d'accidents. L'implantation de la
balise J13 est toutefois à exclure pour les passages à niveau situés dans une courbe afin
d'éviter la confusion avec un balisage de virage.
La balise J13 est de forme trapézoïdale ; sa hauteur hors sol est de 1200 mm et sa largeur de
250 mm. Elle comporte, sur une ou deux faces, une alternance de bandes obliques bleues et
blanches à 30° dont la pente est dirigée vers la chaussée. Ces bandes sont constituées d'un
revêtement rétroréfléchissant de classe 2 ; leur largeur et leur hauteur sont de 200 mm. La bande
bleue située en pied de balise est de forme trapézoïdale.
La signalisation par balise J13 est mise en place pour chaque obstacle, qu'il s'agisse d'un obstacle
seul ou de deux obstacles situés de part et d'autre de la chaussée. Elle doit être perceptible pour
les deux sens de circulation. Elle peut être réalisée de la manière suivante :
- pour les obstacles de longueur inférieure à 3 m, une seule balise J13 comportant des bandes
sur les deux faces est implantée avant la première extrémité rencontrée de l'obstacle.
Si l'obstacle masque la perception de la balise pour l'un des sens de circulation, deux balises
sont implantées comme dans le cas précédent.
La balise J13 est implantée à environ 0,50 m avant ou après l'ouvrage et à son aplomb gauche
dans le sens de circulation.
L'implantation de quatre balises est recommandée, sauf lorsque l'emprise ferrée est très réduite,
par exemple dans le cas des lignes à voie unique.
Les balises J14a et J14b ont pour objet de réaliser le balisage des divergents.
La balise J14a est constituée d'un élément unique en forme de demi-cercle. Elle est implantée sur
la zone peinte en hachures matérialisant le divergent. En cas de difficultés d'implantation, elle peut
être remplacée ou complétée par des balises J12.
M. Balises lumineuses
Le cas échéant, elles doivent être éclairées de façon non éblouissante (en jaune de préférence) et
ne pas constituer un obstacle.
L’envers des panneaux et panonceaux ne doit pas appeler l’attention, exception faite des
panneaux comportant une signalisation sur chaque face.
Les couleurs de l’envers, du bord tombé et du contre listel de fabrication des panneaux et
panonceaux doivent être neutres et ne pas reprendre celles utilisées en signalisation routière.
A.- Généralités.
Les inscriptions sur les panneaux sont composées en caractères droits de type L1, L2 ou L5, ou
en caractères italiques de type L4 dont les modèles figurent en annexe.
Les accents, trémas, cédilles doivent figurer sur les lettres minuscules et majuscules. Il n'y a pas
de point sur les I et J majuscules.
Les symboles d'unités utilisés sont les suivants : t (tonne), km (kilomètre), m (mètre), h (heure),
min (minute), € (euro).
Lorsque sur les panneaux, panonceaux et symboles, figure un nombre décimal, le chiffre des
unités est séparé du chiffre des décimales par une virgule.
Les inscriptions sur les panneaux sont composées, dans la majorité des cas, de caractères
majuscules droits de type L1 pour les panneaux à fond clair et de type L2 pour les panneaux à
fond foncé.
Les inscriptions sur les panonceaux sont réalisées à l’aide de caractères de type L1.
Les caractères italiques de type L4 sont utilisés pour des inscriptions secondaires ou
complémentaires sur les panneaux de type D et EB, pour les inscriptions sur les panneaux C14,
C23, C60, C61, C62, C63, C65, CE3b, CE50, E31, E32, E33, E34, E35, H31, H32 et type SR.
Les caractères de type L5 sont utilisés pour les inscriptions sur les panneaux d'animation de type
H10, sur les panneaux de balisage des itinéraires touristiques de type H20 et sur les panneaux
E36 de localisation d'une région administrative ou d'un département.
Pour chaque type de caractère, la dimension est définie par la hauteur de la majuscule.
Les différentes gammes de hauteur de caractères (en mm) sont les suivantes : 400, 320, 250, 200,
160, 125, 100, 80, 62,5, 50, 40, 30 et 20 mm.
Lorsqu’une indication principale en caractères droits (de type L1 ou de type L2) est suivie d’une
indication secondaire (précision de quartier), celle-ci figure en caractères italiques de type L4 d’une
hauteur inférieure d’une gamme.
Elle est donnée pour chaque type de panneau dans les parties correspondantes de la présente
instruction.
Pour une bonne lisibilité des panneaux de type D, E, EB, H et SR, la hauteur des caractères est
fonction de la vitesse d'approche des véhicules.
Les caractères utilisés sur les panneaux à message variable sont ceux du type L11 et L12 tels que
décrits en annexe.
Chaque caractère L11 est inscrit dans une matrice rectangulaire qui comporte au minimum
cinq points de large sur sept points de haut.
Chaque caractère L12 est inscrit dans une matrice rectangulaire comportant au minimum
16 segments, à l’exception des chiffres qui peuvent être inscrits dans une matrice d’au moins
7 segments.
La nuit, la signalisation et le balisage font partie des rares repères et indications dont peuvent
disposer les usagers. Ils doivent donc être parfaitement visibles et présenter sensiblement le
même aspect que de jour.
La lisibilité de la route telle que la perçoit l'usager la nuit est essentielle à la sécurité routière et doit
faire l'objet d'une analyse attentive en prenant garde, en particulier, à l'homogénéité et à la
cohérence tant ponctuellement que le long d'un itinéraire.
Pour les marques routières et les plots, il convient de se reporter aux articles 113-3 et 118-5.
Les dispositifs rétroréfléchissants à utiliser pour pallier l'absence de balises sont décrits aux
articles 27, 29, 118-5 et 132.C.
Les dispositifs à prévoir sur les véhicules de chantier sont traités à l'article 122.C.
Les panneaux et panonceaux de signalisation doivent être visibles et garder le même aspect de
nuit comme de jour. Sauf dispositions contraires précisées dans les articles de la présente
instruction, ils sont tous rétroréfléchissants ou éventuellement dans certaines conditions définies
ci-dessous, éclairés.
Les revêtements rétroréfléchissants doivent avoir fait l'objet, soit d'une homologation, soit d'une
autorisation d'emploi à titre expérimental. La rétroréflectorisation porte sur toute la surface des
panneaux et panonceaux à l'exception des parties noires.
Le niveau global de service offert la nuit par les panneaux et panonceaux est lié à leur luminance
(donc à la quantité de lumière envoyée vers le véhicule). Un minimum absolu de niveau de service
peut être défini pour chaque type de réseau ; il est plus élevé sur une route importante ou en
agglomération à cause de la circulation ou des contraintes de l'environnement, que sur une voie
ordinaire de rase campagne.
Par souci de cohérence et d'efficacité, les panneaux vus en même temps ont avantage à avoir des
luminances équivalentes pour l'automobiliste concerné : ainsi par exemple, il ne faut pas mélanger
un panneau avec un revêtement rétroréfléchissant de classe 1 dans le même champ de vision,
avec un panneau ayant un revêtement rétroréfléchissant de classe 2 ou un panneau éclairé. Cette
règle n’est pas appliquée pour les panneaux de type Dv dont les revêtements sont toujours de la
même classe quel que soit leur environnement. En effet ces panneaux ne sont lus que par une
certaine catégorie d’usagers et la différence n’est pas gênante.
En rase campagne, il est obligatoire pour tous les panneaux et panonceaux implantés à plus de
deux mètres de hauteur, obligatoire pour tous les panneaux et panonceaux implantés sur
autoroutes et sur routes à grande circulation, quelle que soit leur hauteur.
En agglomération, il est obligatoire pour les panneaux de type AB ainsi que pour tous les
panneaux implantés dans les sections où la vitesse est relevée à 70 km/h.
Cette technologie a un coefficient de rétroréflexion trois fois supérieure à la classe 1, ce qui permet
une détection beaucoup plus efficace et augmente la distance de lisibilité de 15 à 20 p. 100 à l'état
neuf. La comparaison au bout de cinq ou dix ans montre un avantage encore plus important pour
la classe 2.
Cette classe de revêtement correspond au niveau de service minimal sur les réseaux en rase
campagne et en agglomération où la classe 2 n'est pas obligatoire.
Les panneaux de type Dv comportent exclusivement des revêtements de la classe 1 quel que soit
le milieu où ils sont implantés.
Ces panneaux sont constitués d'un caisson contenant une source lumineuse et d'une face vue par
les usagers portant le décor du panneau. Cette face est translucide et rétroréfléchissante.
L'emploi de cette technologie est mise en œuvre dans les mêmes conditions que pour la
signalisation permanente.
Un revêtement rétroréfléchissant de la classe 1 est, après sept ans, aussi performant qu'un produit
de la classe T après trois ans. Un revêtement de la classe 2 gardera, au bout de dix ans d'âge,
environ deux fois plus de pouvoir réflecteur qu'un revêtement rétroréfléchissant de la classe 1
neuf.
Le choix d'une technologie doit donc, d'un point de vue économique, tenir compte à la fois du coût
de l'investissement initial, des frais d'entretien et éventuellement du coût de remplacement.
Pour les panneaux éclairés, seules les prescriptions techniques à inclure dans les appels d'offre
permettent d'obtenir le niveau de service souhaité.
Les articles 24, 42-7, 48, 69-2, 76-2, 79-2, 122 et 129 ci-après donnent des indications spécifiques
à chaque catégorie de panneaux et panonceaux.
Ces feux ne doivent être employés qu'exceptionnellement pour alerter l'usager et attirer son
attention sur la signalisation des dangers qui ne pourraient pas être signalés par des moyens plus
courants (taille des panneaux, rétroréflexion, renforcement de la signalisation...). Ils ne doivent
jamais être utilisés sans signal associé.
B. - Les feux de balisage et d'alerte R1 peuvent être utilisés pour compléter la signalisation
permanente de danger, la signalisation avancée des régimes de priorité ou la balise J4.
On installe un seul feu à la partie supérieure d'un panneau triangulaire ou de la balise J4
(cf article 9-2 paragraphe D). Ces feux sont équipés d'un écran de contraste de couleur noire ou
sombre, de forme carrée.
En agglomération, le miroir doit être considéré comme un palliatif et n'être utilisé que si les travaux
nécessaires à l'amélioration de la visibilité ne peuvent être réalisés.
Il peut alors être utilisé sous réserve que les conditions suivantes soient remplies :
- mise en place d'un régime de priorité avec obligation d'arrêt « Stop » sur la branche du
carrefour où les conditions de visibilité ont entraîné l'utilité du miroir ;
- distance entre la ligne d'arrêt et le miroir inférieure à 15 m ;
- trafic essentiellement local sur la route où est implanté le « Stop » précité ;
- limitation de vitesse sur la route prioritaire inférieure ou égale à 60 km/h ;
- implantation à plus de 2,30 m.
- carré s'il s'agit d'un miroir rond ; le côté du carré a une longueur égale à une fois et demie le
diamètre du miroir ;
- rectangulaire (ou carré) s'il s'agit d'un miroir rectangulaire (ou carré) les côtés du fond ont une
longueur égale à une fois et demie celle du miroir.
Le fond ainsi défini doit être rayé noir et blanc, chaque raie mesurant 5 cm de largeur. Il n'est pas
utilisé de miroir plan.
L'emploi de signaux d'autres types ou modèles que ceux qui sont définis dans la présente
instruction est interdit.
Des essais de signalisation non prévus par la présente instruction peuvent être conduits avec
l'accord et sous le contrôle de la délégation à la sécurité et à la circulation routières.
b) Les panneaux de danger sont placés par les services de voirie sans intervention d'un arrêté
réglementaire de l'autorité compétente.
c) Les panneaux d’indication énumérés dans le point 1 de l’article 69-3, les panneaux relatifs aux
intersections et aux régimes de priorité, les panneaux de prescription et les panneaux concernant
les limites d'agglomération ainsi que les signaux lumineux réglant la circulation ne peuvent être
placés sur un tronçon de route que si l'autorité compétente a édicté, par décision réglementaire,
une prescription de circulation et défini son champ d'application.
e) En cas d'urgence, les services gestionnaires des voies, les services de police et de
gendarmerie peuvent, sans attendre la décision réglementaire correspondante, placer des signaux
de danger, de prescription ou des signaux lumineux de circulation destinés à interdire ou régler
temporairement la circulation.
Ces signaux et dispositifs doivent être enlevés dès que la situation est redevenue normale.
Celui-ci doit exiger l'enlèvement dans les 24 heures qui suivent la fin de la manifestation (cf. article
118-7 de la 7ème partie de la présente instruction).
Une circulaire interministérielle fixe les conditions dans lesquelles doivent être réparties les
charges financières afférentes à la fourniture, la pose, l'entretien, l'exploitation, le remplacement et
éventuellement la suppression des dispositifs de signalisation.
Sur la voirie départementale et communale, des dons de signaux réglementaires peuvent être
acceptés.
Le nom du donateur ne peut être mentionné que s'il s'agit d'une association sans but lucratif. Il ne
peut être porté que sur l'envers des panneaux à l'exclusion de toute mention publicitaire (cf. article
10, paragraphe 3, ci-dessus).
L'acceptation par une collectivité locale de signaux faisant ou ayant fait l'objet de dons implique
leur entretien et leur conservation par cette collectivité sans que leur réparation éventuelle puisse
avoir pour conséquence de faire disparaître les noms des donateurs s'ils ont imposé ces
inscriptions comme condition du don consenti. Par contre, le jour où le signal hors d'usage est
remplacé aux frais de la collectivité, ces inscriptions n'ont plus de raison d'être et elles ne doivent
pas être reproduites sur le nouveau signal.
L'attention des ingénieurs et des municipalités est particulièrement appelée sur la nécessité
d'assurer l'entretien des signaux et de leurs supports.
Le nettoyage est particulièrement utile aux endroits spécialement exposés aux intempéries ou à un
trafic intense et pondéreux.
Il importe de tenir dégagés les abords des signaux, et notamment en rase campagne, de faire
faucher régulièrement les herbes et d'élaguer les branches qui risquent de les cacher.
Lorsqu'un panneau vient à être déplacé temporairement pour une cause quelconque, il doit être
rétabli le plus tôt possible à son emplacement primitif.
S'il faut procéder à l'enlèvement des panneaux pour les remettre en état ils doivent être remplacés
par des panneaux provisoires.
A) Les signaux constituent des ouvrages de la route et, à ce titre, sont protégés par les lois et
règlements sur la voirie au même titre que la voie publique elle-même, et en particulier par les
textes suivants :
Lorsqu’un dispositif publicitaire est une cause de danger par la réduction de visibilité qu’il crée, par
ses dimensions, son aspect ou son libellé, l’Administration a le droit de le faire disparaître, soit par
injonction à l’afficheur, au propriétaire du terrain ou à celui pour le compte de qui la publicité a été
réalisée, soit d’office.
Les présentes dispositions, tant en ce qui concerne les modalités de mise en place de la
signalisation que les conditions d'utilisation des technologies préconisées, sont exécutoires au fur
et à mesure du remplacement des signaux, dans un délai maximal de dix ans à compter de la date
de publication de l'arrêté correspondant, sauf prescription particulière.
Les panneaux et panonceaux relatifs au stationnement à durée limitée fixée à 1h30 et contrôlé par
disque : M6c-ancien, B6b3-ancien, B6b5-ancien, B50c-ancien, B50e-ancien et C1b-ancien pourront
être utilisés jusqu’au 31 décembre 2011 au plus tard.
UNITES
(tonnes, kilomètres, mètres, minutes, heures, euros)
PANONCEAUX
M1 - panonceaux de distance
EXEMPLES DE PANONCEAUX M1
M2 - panonceaux d'étendue
EXEMPLES DE PANONCEAUX M2
EXEMPLES DE PANONCEAUX M3
EXEMPLES DE PANONCEAUX M4
M6 - panonceaux complémentaires
aux panneaux de stationnement et d'arrêts
M7 - panonceaux schémas
M8 - PANONCEAUX D'APPLICATION
DES PRESCRIPTIONS CONCERNANT
LES PANNEAUX DE STATIONNEMENT ET D'ARRÊTS
EXEMPLES DE PANONCEAUX M9
BALISE J1
BALISE J3
BALISE J4
BALISE J6
BALISE J7
BALISE J11
BALISE J12
BALISE J13
BALISE J14b